La seigneurie, 28 février 1966, lundi 28 février 1966
i; mm 655-5866 655-8971 Assurances générales Jean-Guy Blouin 1 ) Bureau ouvert jusqu’à 10 h.le soir » COURTIER D'ASSURANCES m c Avec cette agence Le service fait la différence 17 de la Broquerle, Boucherville .v.Rédacteurs demandés A plein temps ou à temps partiel, pour VOTRE JOURNAL i •Jk Téléphonez a: Charles Desmarteau, 6 55-0505 (le jour) ou 6 55-5296 (le soir) BOUCHERVILLE, SEMAINE DU 28 FEVRIER AU 5 MARS 1966 - VOL.2 - NO 9 $ I 4 UNE DÉMISSION AU INNOVATION ?M CONSEIL DE VILLE » À % ¦ L’échevin M.'Edouard CH ICOI-NE, dont la démission était connue de tous, mais jusqu'à mardi f dernier non encore acceptée par le Conseil, accordera à LA SEIGNEURIE un long entre-I tien pour justifier son geste.Votre journal sera fidèle à reproduire exactement dans Ile prochain numéro les faits entourant ce malheureux incident.Nous félicitons cependant M.Chicoine pour avoir manifesté L'HÔTEL DE VILLE : L’échevin M.J.-ROLLAND VALU ERES désire aviser toute la population de Boucherville qu’à compter du 5 mars prochain, il recevra à son bureau de l’hôtel de ville, de 9 h.30 a.m.à midi, tous les citoyens qui désirent se mieux renseigner sur l’administration municipale.Ceux qui ne pourront s’y^.dre [pourront cependant composer le numéro 655-1371 exten- si*'V.# , pii am Fs M, ' i $ m ren- 1 un courage peu ordinaire par ce geste et lui souhaitons une tranquillité méritée au milieu dec siens.m vÿ'1 Dimanche, le 27 février dernier, plus de 400 convives assistaient au La Barre 500, à Ville Jacques- :H: :% Halifax deux jours auparavant: “Le véritable rôle du Canada français et ses aspirations".M traita également de la politique générale de son Parti.:% OUVERTURE DE LA PISCINE sion 48 ou 655-5220, 1e soir.BIENVENUE A TOUS! tr NOUVELLE DE DERNIERE HEURE Mlle Petra Burka, jeune Canadienne de Toronto, mais d'origine tchèque, sera l'artiste invitée du Club de Patinage Artistique de Boucherville au grand gala sur patins qui se tiendra à l'aréna local samedi le 16 avril prochain.Membre du Toronto Cricket, Skating and Curling Club, Mlle Burka est championne canadienne de Patinage artistique.MARDI, LE 1er MARS do 1667-1967 1 I m ?i COMMISSION I no .d du TRICENTENAIRE I I & La Commission du Tricentenaire de Boucherville doit procéder sous peu au remplacement de deux commissaires qui se sont retirés de la commission.) Avant de combler cés vacancy's les membres de la commission désireraient connaître le nom de toute personne désireuse de travailler avec eux et accueilleraient toute suggestion, tant de la part des organismes que de la part des individus.Veuillez adresser la correspondance à : 4, rue Bachand, Boucherville, P.Q.ou appeler à : 655-1967 Nous remercions â l’avance ceux qui feront l’effort de nous désigner ces candidats possibles.fl , X LA CHAMBRE DE COMMERCE PRESENTE SON MEMOIRE AUX AUTORITES MUNICIPALES '¦s.J— r.lu/l.IuA,/ r MUSTANG THUNDERBIRD FALCON FAIRLANE • FORD A LA SORTIE DU PONT-TUNNEL CAMIONS ON PAIE MOINS CHER • VENTE • LOCATION e SERVICE iïïfflîl SERVICE HORS PAIR tel.655-1301 chez BOUCHERVILLE 2, BOUL.MARIE-VICTOR IN, I I > 2 - LA SEIGNEURIE, semaine du 28 fév.au 5 mars 1966 > / ^yPlaJi d la mode vous - - conquiert J ame, quan ¦/1 L’élégance chez nous Félicitations aux dirigeantes du Cercle d’Economie Domestique de Boucherville.Pour la première fois, un défilé de modes printanières et estivales de la maison Dupuis Frères était organisé au profit du Cercle.Environ 400 dames de Boucherville et des alentours assistaient mardi, le 22 février dernier à cette magnifique soirée.Un succès retentissant! Pourquoi les femmes goûtent-elles ces défilés de modes ?Il semble qu’en plus d’être une saine distraction, la mode a toujours influencé la femme.Que porterons-nous à l’occasion d’un mariage prochain, de nos ^ vacances au bord de la mer ou en montagne, ou tout simplement sur la rue?Eh bien voilà, Dupuis nous l’a suggéré.De magnifiques ensembles en coton et/ou en tissus synthétiques nous ont ravies.Des importations européennes de Paris, de la Côte d’Azur et autres étaient superbes.Ce printemps, une ligne simple dans le vêtement, cependant, les robes se porteront un peu plus courtes (pour celles qui le désirent).Les coloris chanteront les teintes pas-telles, le marine et le blanc.Qu’y a-t-il à tirer de ces soirées pour une dame qui confectionne ses vêtements?Beaucoup, ce sera une idée pour le collet, H les boutons, deux couleurs qui se marient bien et quoi encore., Toutes ces robes, ces deux- ^ pièces, ces vêtements sport nous font rêver, nous font pen- ; B ser à préparer notre garde-robe I ffi du printemps et de l’été.Une ¦ chose qu’on note précisément en ¦ ces occasions, j’ai pris quelques 1 # livres cet hiver, manque d’exer- g cices.Eh bien, au lendemain de : .-%, m cette soirée débutait le carême.N’est-ce pas une chance magnifique pour se priver et arriver à Pâques et porter un ensemble qui vous sied à merveille?Une fois de plus, bravo aux dames organisatrices de cette charmante soirée et espérons que ce ne soit pas là le premier et dernier défilé de modes, car les Bouchervilloises l’ont bien apprécié.$ 4 E .;- # 9 m.'h» m - r ' 00 , *F m3 % \s h^38 ¦§& ll I RS ; I i I i "l m 9 ?F i U g .,J a 4» N» I I - , & * ' n ¦ i Nicole C.Roch it Mardi le 22 février, le Cercle ; .^ d’Economie Domestique de Bou- kèsèmam cherville présentait son défilé - pijflH de modes printemps-été, corn-mandité par la maison Dupuis Frères.Plusieurs importations euro- [%%%' péennes nous arrivant de la Cô- 5?|f ' ' te d’Azur, de la Suisse nous fu- 0ÿ.rent présentées.On peut dire que la mode est très souple cette année, beaucoup de ligne àm A et toujours, la ligne classique favorisant le costume, la ro be et le manteau.Il semble que les teintes pastelles sont très à la vogue, soulignons en parti- j8§p culier le port du blanc et du ggg marine.Les vêtements sport de plus en plus attrayants permettront si'j à la femme moderne de se vê- ;t a tir de façon adéquate et élégan- A te pour pratiquer ses sports fa- fi.* voris.Pour une soirée sur le AA patio, la mode invitera la fem- K# me mondaine à recevoir ses in-vitês, vêtue d’une façon très élé- 3% gante: la robe de patio.En résumé, la soirée fut une ü$$j réussite.Beaucoup d’idées et de suggestions nous sont apportées ï§m au cours de ces veillées.Pour mB nous couturières, sachons en profiter.Le Cercle d’Economie ayant remporté un franc succès avec ce premier défilé, nous espérons que l’expérience se répétera dans l’avenir.Je tiens personnellement à féliciter le Cercle d’Economie Domestique et les organisatrices de cette soirée.Le Chic dans Boucherville I MSI v 0' 3% B-IpSH I iiP J i ' .K':) * r- * * & ¦ Se I A r .m y ' ' I * ¦ 5# ' nntl effi- 5 LA CASTRATION : La castration signifie l'ablation des organes servant à la % i —*™ teucenn —, si.01 montmun — iouchhviui % Chez les mâles canins, cinq à sept mois est l'âge recomman dable et sept mois à un an pour les félins.X; CT PATDirirc cnriAl Pour les femelles, il faut considérer le facteur race.Sur les# HALL X; travaille pour le bien-être de ton animal.% To commerate Ireland’s glor- X: Cependant il ne faut pas oublier que cette chirurgie se pratique# ious Saint, the Ladies Guild of X a tout.âge supérieur sans grave danger pour l'animal à moins de# Holy Cross parish, on March # maladie connexe.La seule conséquence est que l'animal est porté# 19th, at 8.30 p.m.are planning # a engraisser davantage si c'est fait après la première chaleur.C'est# a gala evening of dancing and •#.préférable de le faire avant cette chaleur.# entertainment.Brother Plunk- # , J.B.CHAGNON, M.V.ett of Laflesh, has kindly cons- •SW:W:%Ww:Wx;:vffl:xW>:""WS^ .ented to bring his famous Irish :tXXXttX-X-XX-X*XXWX*X^XX;X*X^XTOX^raXWXraWX^WXX*:* step-dancers.The well known # :¥ Three Dukes Combo will be # — there to provide continuous # dancing from 8.30 to 12.30 a.m.>:j Refreshments will be served >;• and there are numerous door % prizes.# ¥: , , .,alortA# Teen-agers and adults are X ijidoit posséder une experience complete etre bilingue, aierre:.; welcome Tickets may be oh-# LOGEMENT A LOUER.BONNE DEMANDEE x Xet vendeur accompli.— Semaine de 5 jours, doit fournir.;, tamed from Mrs.Clifton at;.;.jjjdes références.Veuillez sf|j^eNr V0S aPPlications à | 655"°854’ | 3 pièces, sous-sol, Il 4'Bouchervine.d' | COME ONE - COME ALL | 2 entrées privées, % $45 chauffé .xvx.:x\x.x.;.x\.x::'^ rue de St-Pierre U._ .% Tél: 655-5467 I Lalande & Tétreault | -.INGÉNIEURS-CONSEILS X Tel.OIL.5-1667 Station #: Tel.OL.5-1652 Résidence X HNi i, RENÉ AUTO SERVICE INC.STATION IDE SERVICE Remorquage — Tune-Uip — Graissage .levage .:j:j: Rue 'Marie-Viotorin, ,BOUCHERVILLE :::j I COMMIS DE FERRONNERIE LES PETITES ANNONCES g a; i I Pour famille de .Varennes, 3 enfants $ semaine de 5 jours Tel: 652-2588 i 614.1CUL.MARIE-VICTORIR S 655-0821 | ¦—wu«.m & ____________________ I ¦ I l " ' Sous cette nouvelle rubrique, il vous sera possible de faire paraître des petites annonces.8 Tarif: $3.00 %: LES RECETTES SEIGNEURIALES" I % Génie sanitaire — Municipal Éqouts — Aqueduc r i 671-6165-6-7 861-8772 1 «JEAN - JACQUES 8 BATTERIES - PNEUS - TOWING # MECANIQUE :# 2 bout.Deslauriers, suite 500 Saint-Lambert GATEAU A LA CREME DE GRAND'MERE BOUTIQUE MÀRIE-LUCE % Couturière — Réparations générales Spécialité : couvre-lits traversins LA PARTICIPATION DES 8 % EXPOSANTS PRIVES A 8 8 L’EXPO 67 A ATTEINT S - : -i S LES $45 MILLIONS #.Boucherville Le contribution des compagnies XXXXXXXX::: canadiennes à l’Expo ’67 est de 8 1 1 ri rt (î* /t C w\ 1111 nn r* •** / #767, Pierre-Richer “Coin Jean-Manneau" _________ v canadiennes à l’Expo ’67 l’ordre de $45 millions.%: ., JV.- Sur les 863 sociétés qui, d’une MME J.-C.JODOIN I i æ'â &rs?I individuel alors que 793 autres gâteau au raisin garnis de crème fouettée.On peut le pré- % se sont intégrées dans des parer la veille pour qu’il se tranche bien.On le sert avec #: X groupes ou associations qui cons- ::: une sauce à la vanille, chaude.%: I rafe I $8 IBEiliœ! H™ 8 ÎKWatéSîSS I i sut I | m i- * «- X; tâtions sur l’emplacement de % .T»l OL 5.1050 ¥: l’Exposition universelle.¥: shopping center i«.va.9 i«u Le pavillon industriel du Qué- V: x x : : : x : x : : : : x : : : x x : : x : : :xx : : : : x : x : x : : x : : : : x x : x x x :xxx x X bec, érigé par les industries de la province, coûtera $1,800,000.#: ., „ ::: «semble farine, poudre & pâte et sel.Défaire % 2.AjoidTgr^JlCcnt 1 tassede cassonade, ensuite,les X Les hommes d’affaires vien- ¥: .oeufs, un à la fois, mêlant bien après chaque addition.A dront de toutes les parties du #: 3- Ajouter la vanille au lait.A X monde en 1967 et auront l’oc- X 4.Au melange beurre-sucre ajouter les ingredients secs les .;.A casion de se rencontrer au Pa- alternant avec le lait aromatisé, mêlant bien apres chaque .;.lais des affaires, une réalisation 8 addition.Incorporer V/4 tasse de raisins.A des banques à charte du Cana- ÿ 5.Retirer les gâteaux des moules et faire refroidir a fond.% X da.Là ils pourront être Infor-# 6.Fouetter la crème et y incorporer 1 c.à soupe de sucre ÿ, iX més des avantages qu’un voya- % granulé, la vanille et les raisins.j:f A ge à travers le Canada repré- 7.Etendre entre les rangs du gâteau et couvrir le gâteau, j.v sauterait pour y établir des A Refroidir toute une nuit.Servir avec une sauce chaude A •A contacts intéressants sous les $ à la vanille.X auspices de l’Expo 67.X; 1.Fondre le beurre dans une poêle.X j;| L’Hon.Robert Winters, mi- # 2.Retirer du feu, ajouter les autres ingrédients, mêlant bien.nistre du Commerce, déclarait 3.Laisser mijoter, remuant sans arrêt, environ 5 minutes A récemment à la Chambre des A ou jusqu’à ce que le sucre soit dissous.A A Communes que, “dans le milieu A SAUCE A LA VANILLE A international des affaires, on A ,/2 ta,fe de beurre est assure que l’Expo 67 donne- % , tasse de sucre .ra au Canada une place qu il y2 tasse de crème légère .;.n’a jamais encore occupée sur j c.à thé de vanille.A la carte du monde.AX:XXXXX:.X.XXXXXXXXXXXXXAXXXXXXXXXXXXX:AXAX.I.¦ - X :*XvXvX*X-:AX-X:X,W)X;XArXvXA!v^^”bX->X-X-XX-X-XvX-XvX-X-X-:v.v.-.*ÿ t: i# Heurs pour toutes occasions Flowers for ail occasions J* Fleurs t cl eg r a pliiécs dans le monde entier Plantes de maison — llau\e Flowers (1 gâteau étagé de 8") $ LIVRAISON SUR LA RI VL SUD HT MONTRÉAL DELIVERY ON Till.SOUTH SHORE AND MONTREAL VA tasse (1 demiard) de crème à fouetter V2 tasse de raisins hachés finement 1 cuillerée à soupe de sucre granulé 1 cuillerée à thé de vanille.Beurrer trois moules à gâteau de 8”.Préchauffer le four ÿ CENTRE O'ACHATS BOUCHERVILLE i I ¦ ^ 31 655-1348 nanti B ! 0 HUILE A CHAUFFAGE U C H E MATÉRIAUX DE CONS I RUCTION R DENIS RACICOT INC.* I LA SEIGNEURIE, semaine du 28 fév.au 5 mars 1966 - 15 A LA RECHERCHE DU TEMPS PASSÉ.Extrait de: VOYAGES, MIRAGES de Jean Bruchési (à suivre la semaine prochaine) Chapitre: j?——-il/ ' / ; 3o wJ Les êtes de Boucherville !§g§§ Miracle pp.13 à 35 L’automobile a fait lentement mourir le petit cheval.L’asphalte ou le bitume ont recouvert les chemins, supprimant du même coup la poussière.La ligne droite et la vitesse ont aboli les distances.Au lendemain de la première Grande Guerre, il était à, prévoir que le bateau à vapeur, dans le voisinage de la métropole tout au moins, ne rendrait bientôt plus aucun service.Avec son équipage d’une dizaine d’hommes, commandé par un capitaine dont la casquette et la veste bleues s’ornaient de parements dorés, le “Boucherville” n’est plus qu’un souvenir.Mais, il y a cinquante ans, il y a trente ans même, c’était un élément essentiel de la vie d’un village nu’il me suffit aujourd’hui de traverser pour sentir renaître mes impressions des 'beaux étés de jadis, pour y retrouver ce quelque chose d’elle-même que notre enfance, écrit Chateaubriand, “laisse aux lieux embellis par elle, comme une fleur communique son parfum aux obiets qu’elle a touchés”.s m ?4 ¦•j/.y B % de la I §22 ±1 r Wwtm survie 1-4 Y.?RUE DU BORD DE L'EAU.BOUCHERVILLE.P.Q.236 (suite de la semaine dernière) mm - :v JS K " VvV.-' y &v «< !s Jusau’à la mi-juin, comme après le premier septembre, en r V ce temps-là, je menais donc la , vie normale d’un écolier; mais k ’-S;' /" d’un écolier dont le coeur bat- \ .&$.'¦ .ÿ (Müaa i " ¦ 6®y >V i % VÎ tait au rythme du printemps, I plus sensible peut-être que son camarade de la ville aux multiples signes qui annonçaient la - -venue de l’été, ou, les vacan- J H ces achevées, à ceux qui accom- g , BPPSWjW navnaient la progression de l’au- g - ’ BMliafcfciH tomne.Et il y avait, au début Æwv comme à la fin.cette impression PHLl ¦IrTT’i r i de quasi-solitude, à certains mo- Âi % mm s£ petit bonhomme de sept ou de i y dix ans.Car la plupart des familles qui occupaient des mai- L , .«ons d'été & Bouchervwe ne, y installaient pas avant la mi-jum.m ;-ra ¦W ®y:-\ BÉfâSâ£3a flaw :i] ¦ l’insonfietult/édii., frois-ÏUvlêrei BTWfoige et Rue 5te-Famüle, Boucherville, P.Q.(Canada) If IE.prenait soin d'allumer un cierge aux premiers signes de l'orage, m'avait appris, sous ce rapport du moins, à ne pas avoir peur.Plus que des paroles, la sérénité de son visage me donnait alors la certitude d'être à l'abri de tout danger.Je préfère cependant me rappeler, à la suite du poète Louis Mercier, .l’heure, après la pluie, où [l’on sent Monter l’odeur féconde et [chaude de la terre, ou, encore, ces moments de silence total où, en plein jour, j'avais l'impression que la vie s'était retirée de Boucherville, comme si une fée avait endormi tout à coup le village entier.Mais je ne croyais déjà plus aux fées, même si je me voyais volontiers partir à la recherche d’un trésor.Et le trésor, paraît-il.se t-ouvait enfoui nulle part ailleurs que dans le sous-sol de notre maison! J’entrepris donc, avec deux ou trois camarades, des travaux d’excavation qui durèrent l’espace d’un matin .L’expérience, toutefois, ‘ne fut nas complètement perdue, car elle me permit de toucher du doigt, en quelque sorte, la solidité des fondations.En vérité, notre maison remontait pour le moins à 1760.Les murs, faits de gros cailloux noirs et de mor-tie- blanc, avaient près de deux pieds d’épaisseur, étaient percés de nombreuses fenêtres à oetits carreaux.Avec sa toiture aiguë et ses lucarnes, flanquée, à chaque bout, de cheminées à deux gaines, plus longue que nrofonde.c’était une habitation d’allure normande, faite pour durer.Elle n’était pas la seule du genre, dans le village, du moins pas la seule à rappeler l’ancien régime.Car Boucherville a une longue histoire qui commence en 1668.l’année même où le Père Marquette v baptisa une Algonquine.où Marguerite Bourgeoys y ouvrit la première école.En juillet et en août, ce n'était pas la même chose.Assez éloigné de Montréal pour ne rien perdre de son atmosphère campagnarde, mais suffisamment proche de la mtéropole pour faciliter les déplacements, même quotidiens, de ceux qui y avaient affaire, Boucherville était sans contredit l'un des endroits de villégiature à la mode.L'air qu'on y respirait était vif et sain.On y trouvait de l'espace, du calme et de la verdure.Les arbres y abondaient, comme aujourd'hui encore, notamment des ormes vénérables en bordure du Saint-Laurent et de la rue principale.L'horizon n'était pas celui qu'on a en face de la mer ou du haut d'une montagne; il n'était cependant pas étroit, même si des îles verdoyantes, peu boisées — les îles Percées qui désignèrent d'abord la seigneurie de Boucherville — dissimulaient la rive nord du fleuve, au-delà desquelles quand venait la nuit, Montréal et ses faubourgs brillaient de tous leurs feux.Chateaubriand raconte qu'étant jeune, à Combourg, il voyait avec un plaisir indicible, de la fenêtre de son donjon, "le retour de la saison des tempêtes".La maison de mes parents n'avait pas de donjon.Mais il m'est arrivé souvent de content- 0 pier, de la fenêtre de ma cham-| bre, plus exactement d'une des 1 lucarnes en accent circonflexe I de l'étage supérieur, le specta-I de du fleuve agité, parcouru de I moutons blancs, et celui des I gros arbres que le vent cour I bait, brisait parfois.Et je dis I bien le spectacle, car les tempê-I tes de vent, à Boucherville, corn-I me celles qui s'abattent sur I Québec, étaient remarquables.I Pour peu que la foudre fût de I la partie, les grondements du I tonnerre et l'Intensité des éclairs me fascinaient .sans m'effrayer.Car ma mère, qui Dès les premiers jours de septembre, le haut du village, dont les “gens de la ville”, comme on disait, avaient fait une sorte de réserve, était à peu près désert.Je ne me revois pas, sans frissonner encore, revenant de la noste certains soirs d’automne.La nuit tombait vite en octobre, et j’avais beau me presser, le retour à la maison n’en finissait plus.Mais là où mon coeur battait le chamade, c’était devant la maison des Saint-D.habitée par un célibataire et sa eoeur que personne ne fréquentait, qui, le jour, se montraient à neine et que mon imagination transformait en êtres mystérieux.-. mars 1966 t JZa Me province ?: EBH^tiarsassHs* 6 s m Vwrteet ¦ I hew ! milium.-&Æ 6 11 sâ redto-TV I i ' y T € il ! If v; S M.Télévision G.CLÉMENT ET FILS ENR.g ••• Françoise-Lolsel, WL ! "i •‘V y \ * m : ¦ .S 642, s / a BOUCHERVILLE 655-8751 m •mi K P 8 //.n W 6 : ,3-'Æ.ff ' I f*.® ftvBmtàmtUU * f If \f*%: » SmSiiüpJ g rf F i m g i PAUL PICHCT S NOWiAu sieoe social S I I Menus ::: I.I ft “iM,, A I A 0OUCMIRVILUI (eiwitôt en construction • ÿ'wverture prévue pour mars tMéjji; m m N Poêle» - Réfrigérateur» Lessiveuses - Sécheuse» I * 1 f tl a#1 : • • Jy On ’’W* ® re —- •«i»uti»n*ci- 1 % :•:• Voici, rassemblés sur une seule photo, des dessins et des maquettes de quelques-uns des Les Filles d’Isabelle de Bou- principaux pavillons industriels de l’Expo 67.Dans 1 ordre habituel, ce sont, en haut, le Drawings and models of six of the principal Les Loisirs Pierre Boucher Canadian Industrial pavilions at Expo 67 arc Inc.organisent pour samedi le featured in this picture.From left to right in 19 mars 1966 une danse costu-the top row are — the point pavilion of mée.L'entrée $3.00 par couple Canadian Paeific-Cominco and that of the comprend la danse et le goûter Telephone Association of Canada.In the servi après la soirée, centre, those of Air Canada and the Steel Industries: and in the bottom row, those of the Canadian Pulp and Paper Association and Canadian National.deTartes “meTcredT le"z3^mars pavilion conjoint du Canadien Pacifique et prix de présence et en bas, celui de 1 Association des fabri- cants de pâtes et de papier et celui du Canadien National.Michel Dufresne, publicitaire Honoré Sénécal, président mk Sir- 5?W FUTURS «MARIES! ?y « i .m z Va ; ; : El Til ü r ' W: isrisitfi 4 i ! ** - N i;?S -Æ LÛSmTTÎ i SPECIAL J.Jrr u> t \ ' 1 m PIECES» if ir MEUBLEES r# minmm V\-5 comprenant ri V IT- k •CUISINE • SALON • CHAMBRE plus GRATIS • POELE •REFRIGERATEUR VOTRE CHOIX DE 3 MOBILIERS ' :ii ¦til rv: T i (, f [• Visitez nos 3 planchers (plus de 6,000 pi.carrés) de meubles de qualité PAUL |.677-69641 I GALERIE du MEUBLE 1396 Chemin Chambly • FACE AU CENTRE D’ACHATS JACQUES-CARTIER # QUINTAL OUVERT TOUS LES JOURS JUSQU’A lOh.P.M.:
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