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Titre :
La seigneurie
La Seigneurie est un hebdomadaire d'information municipale et régionale publié à Boucherville depuis 1965. [...]

Dans son premier numéro, la direction explique que sa vocation est d'être le canal d'information de la population de Boucherville et de ses environs.

À l'époque de la fondation du journal, Boucherville connaît de profonds changements et voit ses abords se transformer avec le développement du réseau autoroutier et du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine. De nombreuses questions se posent alors : qu'adviendra-t-il des îles de Boucherville? Que deviendront les rives de la ville, habituées de voir pousser les cheminées d'industries polluantes? Plus globalement, quel futur imaginer pour la ville de Boucherville et ses alentours?

Autant de questions qui justifient la création d'un journal d'information comme La Seigneurie, qui en viendra à couvrir aussi les actualités des municipalités de Varennes et de Verchères ainsi que celles de la MRC de Lajemmerais.

Source :

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 64.

Éditeur :
  • Boucherville :Les Publications Charles Desmarteau Inc.,1965-2018
Contenu spécifique :
C'est la Saint-Jean
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La seigneurie, 1969-06-15, Collections de BAnQ.

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r — 4 X I i \ UN 24 JUIN AU RYTHME DU QUEBEC **************************** PO r .wfe 7.C'EST LA SAINT-JEAN, (mardi le 24 juin) ( 2 - C'EST LÀ SAINT-JEAN, (mardi le 24 juin) Tl LE QUEBEC, cette aventure démesurée .' au-Pêre, Sainte-Luce, Anse Pleureuse, coin au Banc, Pic à l’Aurore, Gros Morne, Ile Bonaven-ture.Le premier morceau de pain.Le premier enfant mis au monde.Le premier mort mis en terre.Lp première parole écrite.C’était en 1534: “Au nom de Dieu et du roy de France”.Une croix plantée à Gaspé par Jacques-Cartier.La vocation de l’écrl- ture commencée dans la sauvagerie de l’air.Et puis nous avons été livrés au temps.Le temps a suivi son cours.Tour à tour secoués ou endormis par le temps.Comme des billots qui descendent les rivières.Nous coulions.Une défaite sur le coeur.Un chapelet entre les doigts, pareils aux morts.Ruminant le songe de Lazare.Mais voici que le songe accède à la parole, la parole faite chair.La possession du monde.La terre à saisir et à nommer.Quatre siècles et demi de racines.L’arbre, nonplus souterrain.Mais avoué dans la lumière.Debout.Face au monde.L’Arbre de la Connaissance.Non pas au centre du Jardin.Ces douces limbes prénatales.Hors du paradis.En pleine terre maudite.A l’heure de la naissance.Porte ouverte sur la terre ronde et totale.Le droit de l’adulte d’être et de faire.Son coeur d’homme à prendre et à dire.Son oeuvre d’homme à bâtir et â proclamer.“Au pays de Québec rien ne change”.Un jour la vérité fut ainsi.Immobile et paysanne.Sous la neige, ou l’été.Mais nulle belle au bois dormant ne peut passer impunément l’épreuve du sommeil.L’amende â percevoir sur tant de songe et de peine.Lève-toi et marche.Le trésor accumulé craque et se déchire.L’héritage â réclamer aux douanes é* trangêres.Ce fleuve est salé comme la mer.Les marées battent sur des grèves pleines de varech.Lèvent rayonne ici â dix lieues à la ronde.Cette aventure est démesurée.Qui peut la dire?Il faudrait hurler, les mains en porte-voix.Les deux rives lorsqu’elles se rapprochent sont noires d’arbres drus.Ceci n’est pas â l’échelle humaine.L'homme n’a que faire ici.Celui qui parlera le fera sauvagement.D’une voix de terre et d’eau mêlées.Pêle-mêle, pays de vent et de mer.Rive-nord.Rive-sud.Ka-mouraska, Saint-Vallier, Cap à l’Aigle, Saint-Jean-Port-Joli, Ile aux Lièvres, Rlmouskl, Sainte- Cette province est un pays.Dans un pays.Québec coeur originel.L'amande la plus dure et la plus profonde.Le noyau du temps premier.Tout autour neuf autres provinces forment la coque de ce fruit encore amer qui a nom Canada.La création du monde a eu lieu sur le rocher de Québec.Face au fleuve, Adam et Eve s’appelaient Louis Hébert et Marie R oil et.La première maison.La première terre remuée.La première gerbe de blé récoltée.Des oiseaux de mer par milliers s’incrustent sur ce rocher.S’envolent.Tournoient.Cris rauques sur l’odeur de mer.Fous de Bassan, grèbes, cormorans, goélands.Sous le vent le rocher semble se secouer.Pareil â une bête rude attaquée par des essaims superbes et fantasques.Sur le ciel.* ENSEIGNEMENT MODERNE * ENSEIGNEMENT POLYVALENT EDUCATION Environ cent mille lacs.Des rivières â force de fleuve.Des forêts enchevêtrées de fardo-ches.La hache à la main en guise de canne.Les pistes sont celles des caribous.Les moustiques vous fument sur le corps tels votre propre respiration.Les brûlés à perte de vue.Les repoussls de bouleaux sur la mousse verte.Les longs courants de mousse que l’on tire du sol.Comme des guirlandes aux fines racines de sable.Cueillette des bleuets.La savane comble de fruits bleus.Cette buée d’argent sur les baies fraîches.Ceci se passait au temps de mon enfance.Maintenant le règne des bouleaux est menacé.Charlevoix est piqué de , bouleaux morts.Tristes petits arbres d’ossements blancs sur le vert de la forêt., i T 4- A# a * ; Z I ÎSiïK: V Jïf'fi/li 1 *1 Sfc: / :'•: e / 4.1 / 5 / J Les lacs sont calmes.Del’eau au creux d’une main.Le lac Edouard.On défendait aux enfants de s’approcher du lac.“Vos cheveux couleur de chevreuil, vos corps de faons”.Les chasseurs pourraient s’y méprendre.Les brûlots, les mouches noires sont lâches sur nous.En milliers d’aiguilles.C’est un orignal qui fait ce bruit?Traverse le lac â la nage.Comme s’il creusait un miroir.Le chevreuil! Le chevreuil est dans l’avoine! Quel bond prodigieux! Le voici hors de notre portée.A l’abri des épi-nettes noires.Sainte-Catherine, Chaque fin d’été ramenait un ours brun.Sortant de la forêt.Rôdant du cô- Nous partageons la fierté de la jeunesse canadienne-fronçai se qui est intimement liée aux importantes réalisations du Québec dans les domaines de l'éducation, des arts, de la culture, du sport, du tourisme et de l’industrie â travers le monde.En cette fête nationale de la nous présentons nos hommages à toute la population canadienne-française et lui offrons nos meilleurs voeux- 4- 4" Québec, terre d’avenir Assurons à chaque enfant une formation équilibrée qui lui permettra de progresser au rythme qui convient le mieux a ses aptitudes et à sa personnalité.LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DE CHAMBLY murs.Les hautes demeures se divisent en cases de location.On vend des souvenirs.Le port regorge de bateaux.Tourbillons de mouettes.Vaste ouverture de l’eau.La mer commencée.Rabats et cornettes.Cette ville est en étages et en couvents.Sucre et sirop de la Beauce, Miel de Salnt-Pierre-les-Bec-quets.Champignons de Waterloo.Cidre de Salnt-Hllalre.Canards du lac BrÔme.Dindons de Val-cartler.La vraie géographie s’apprend à table, lorsqu’on rompt le pain.té des champs.Lorsque l’avoine dorée devenait couleur de pain mûr.Les enfants ont vu les pistes énormes sur le sable du petit bols des fraises.Les jeux sont effacés.Les châteaux de sable démolis.Les enfants sombrement enchantés.Comme si dans la nuit un animal fabuleux était sorti des steppes de la Comtesse de Ségur* née Rostopchlne.Pour réclamer son dû en terre canadienne.versalre de taille.c’est une alliée rétive qu’il faut harnacher .comme la Manicouagan.Un grand barrage.du béton .des hommes.la Manicouagan, c’est une machine gigantesque où l’on fabrique des lendemains.C’est du béton mat d’où l’on tire la lumière.Ces hommes qui s’écorchent en songeant â sa campagne absente sont les mêmes qui dupont d’une goélette ou d’un pétrolier crèvent la vague du grand fleuve.Les marins, â la nuque et aux mains rouges; de leurs épaules blanches, ils hâlent les filets pleins.Ils parcourent les côtes ravitaillant les hameaux, acheminant le minerai vers les hauts Il s’étend jusqu’à l’Arctique, le Québec.Des rivières paisibles, des torrents déchathés, un grand fleuve le sillonnant.Partout des étangs petits, discrets, groupés pour se protéger ou Immenses, encombrants, remplissent le Québec de milliers d’images â chaque minute.Le sol du Québec est truffé de lacs innombrables, de montagnes escarpées, de vallées et de plaines Jolies comme des a-quareUes.Tout ça, il a fallu le vaincre comme le souligne le paysan "le mettre â sa main”.En raquette, en train, en camion, en autoneige, l’homme le transforme.Il l’exploite ce territoire dont les frontières se cachent tou- Sainte-Foy.Nom de victoire amère.Là où s’étend maintenant la ville.La nouvelle cité universitaire.Vivait un petit bols du temps de mon enfance.Tout un été de vacances.Un ruisseau.Des couleuvres vertes.Un choeur de reinettes.Des fraises en bordure des champs.Des vergers.Des pommes succédant aux pommes.Les vertes, les blanches, les pommes-pêches, les fameuses.Quatre maisons cossues en briques blanches.Chacun avec son jardin et son verger.La route s’appelait: l’avenue des Quatre Bourgeois.C’était la campagne.Boucherville, Varennes, Ver-chères, Contrecoeur, Saint-Antoine Tilly, Sorel, Saint-Jean-surRichelieu.vieux villages duré- ve le boulevard Dorchester et ses glme français.Belles maisons de pierres aux allures de manoirs.Des ormes, arbres civilisés entre tous, des érables, une rivière aimable.Un paysage apprivoisé.Un âge mûr et rassurant.gratte-ciel fiers et beaux! Calme des petites rues de Westmount: Mount Stephen, Oliver, Kensington.Les Hommes, les Idées, la politique, le commerce, les affaires, les arts et la vie quotidienne s’affirment, se confrontent.Au rythme du néon.Clignotant dans la ville Immense.De Jour comme la nuit.fourneaux.Les marins, Ils emportent les Images que les mouet-L’Isolement, la solitude! Il est tes ont cueillis par les yeux des si vaste ce Québec.Et pourtant, 11 fallait rapprocher ces solitudes afin de les éliminer.Le Jours au-delà de l'horizon.Jolies filles.Le hockey sur glace, le plus rapide, le plus rude.La drave, saut périlleux sans filet, sur des rivières de haute crue.Vingt-cinq mille oies blanches se posent au camp Tourmente.Reprennent le ciel.Formations parfal- “Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage”."Comme le dit un vieil adage, rien n'est plus beau que son pays”.Et si le dernier contredit le premier, la contradiction est directement lm- Pays de l'eau.De la force tumultueuse de l’eau.L'eau sauvage harnachée.Comme un équipage fougueux.L’eau orgueullleu-se qu’on apprivoise et domine.Centrale hydro-électrique de la Gabelle.Barrage de Beauhar-nois.Manlcouagan.Le plus grand chantier du monde.La plus forte mainmise de l’homme sur l’énergie de l’eau.nord.les montagnes.le lien, Félix Leclerc a traité des problèmes à la fols avec réalisme Québec.Cette ville où mes parents sont nés.Cette ville où mes ancêtres se sont faits et défaits.La ville est habitée.Dessus.Dessous.La ville est tes.Passent au-dessus de Québec.Qui n" a Jamais entendu, dans la nuit, ce lointain, rauque jappement, massif, sourd, quasi Irréel dominant tout le ciel d'automne, n'a Jamais éprouvé l’étrange sensation de l'enveloppement physique du rêve.Echappé au-dessus du monde.et fantaisie.Mon Québec.c’est une con- putable à la beauté de notre Québec.La forêt, elle s* étend del’Hudson à la Baie des Chaleurs, de l’Ungava â la Gatineau.Ce fut jadis la barrière que les coureurs de bols devaient franchir - aujourd’hui - c’est le réservoir de la pulpe.Les journaux du monde (Suite à la Page 4 ) trée de miroirs.de la montagne de Nomlninque, je vols quatre-vingt-sept miroirs.quatre-vingt-sept lacs qui réfléchissent les nuages.Mon pays.c’est l’eau.â nous.Il ne reste plus qu’à la nommber cette ville, ouvertement.Cette ville sur un cap.Cette ville du Nouveau Monde.La haute ville.La basse ville.La province secrète.Homogène.Sûre de son Identité.Qui rêve derrière ses jalousies.Prend son temps.Flâne de par les rues étroites.Par les soirs d’été.Lâche la beauté de ses filles â pleines grappes.Tout le long de la terrasse Duffer in, Rue Saint-Louis, rue de la Fabrique, Esplanade, rue des Grisons, rue des Glacis, ruelle du Trésor, Côte à Coton, côte de la Négresse, quartier latin, rue Dauphine, Jardin du Fort, Jardin du Gouverneur, rue sous le Cap, le carrée ou se trouvais lefoyer.Petit Champlain.Peu à peu la La bourgade était.entourée d’une vieille ville déménage ses quar- triple palissade”.Cette ville tiers de noblesse.Toute une po- s’appela Ville-Marie.La messe pulatlon flottante campe dans les L’eau elle est puissante.Elle Inonde, elle pousse, elle bouil- Asbestos.Noranda.Bourla-maque.Gagnon.Arvida.Mataga- lonne, elle arrache.C'est un ad-ml.La nuit de la terre est ou- Un jour cette ville s’est appelée Hochelaga: François-Xavier Carneau raconte: "Une cinquantaine d’habitations en bols longues de cinquante pas et larges de douze â quinze.Chaque maison dont les faces étalent d’écorces adroitement cousues ensemble contenaient plusieurs pièces distribuées autour d’une sal- r verte.Le coeur noir de la terre livre ses trésors.Amiante, cuivre, or, zinc, fer.L’ombre est lourde.La lampe du mineur éclaire â peine • l’étendue des gisements.Le cheminement patient du jeune maître des lieux.Réclamant sa part entière.LA BONNE CUISINE EST L’APANAGE DES CANADIENS-FRANÇAIS .¦¦ ¦ g Prendre cette province en flagrant délit d’existence.L’appréhender.Lui rendre justice.Lui donner la parole.Tâche de poète.Honneur de vivant.y fut dite â la lueur des lucioles.4 àieemtien d& k.v/.St-Jean-Baptiste i % % 5§3 j g k, 'Æ POUR CETTE FÊTE'PATRONALE DES CANADIENS-FRANÇAIS Nous offrons à tous nos concitoyens, nos meilleurs voeux et une participation heureuse aux différentes activités qui se dérouleront alors.' Le Président et les commissaires.LA COMMISSION SCOLAIRE DE BOUCHERVILLE 666 le Laboureur.655-1327 i a Restaurant des gourmets 655-0434 V V Boucherville 1 4 - C'EST LA SAINT-JEAN, (mardi le 24 fuln) 1 '.'4SI E LE QUÉBEC, MON QUÉBEC! (SUITE) f -J 1 4 S 4 lij s'impriment sur du papier de la Maurlcle, les belles du monde se parent des fourrures qu’on piège sous les branches du Saguenay.Nous des maisons de bols rond que les années ont transformées en coquettes fermes blanches.L’agriculture, l’Industrie laitière, l'élevage: des facettes de notre économie qui se renouvellent sans cesse.Les fermes, elles alimentent les grandes villes.Les villa-gepls, Ils tiennent la main des citadins.Notre sous-sol.ce qui repose Invisible sous pieds.comme coffre-fort fermé.nous y avons mis la pelle.le pic.la foreuse.pour en tirer des richesses Inouïes.Nos mains couvertes de rouille, nos fronts ruisselants d’efforts, nos yeux cuisants d’obscurité.c’est le rythme des mines, c’est le rythme du mineral "Va donc peindre ta face!" se dit â lui-même le pauvre paillasse.Pourtant, le ihlneur du Québec n’a pas à la peindre, lui, sa face.Chaque jour elle porte les vestiges d’un labeur utile et qui, quotidiennement, nent moins ardus grâce â la technologie & au génie des Québécois.cro-clrcults.C’est elle qui déplace les populations, qui enfante leur confort.C’est elle qui trépigne, qui crache la fumée, qui crée l’étincelle.C’est elle l’Industrie qui voisine les villes.qui plante des ponts sur les océans.c’est elle qui dit â l'univers: “Je sais quoi faire de mes dix doigts”.Nos poètes nous étonnent! Qui aurait pu deviner que le fer, le marbre et l’acier auraient pu cacher des sentiments Imprégnés d’une telle jeunesse.Enfin! Autres preuves que ce Québec est un pays de contrastes! De l’Industrie naquit la ville.jeu de blocs colorés.où la moitié du Québec vit coude â coude.joue â joue.La ville.c’est ma maison multipliée à cent mille exemplaires.bien alignés le long des rubans de Macadam.La ville .c’est un coeur Immense qui dirige la cadance de tous ses atomes.Une ville lorsqu’on y atterrit c’est un collier de diamants.Une ville du Qué-tec, c'est un morceau de sol.où ça bouge.Gai, gai, gaL.le citadin.J’ai une ville, deux ville;, trois villes à démolir, â rebâtir plus grandes, plus hautes.Gai, gai, gai, la citadine.Il faut partir, arrêter, courir, redémarrer.Il faut sourire, chanter, aimer.Gai, gai, gai, les citadins.Il y a du pain sur la planche.Pousse donc les charpentes vers le ciel, borde les rues de tilleuls, polit les bancs des écoles.Denis quelque temps â la radio, â la télévision, on entend K Ht K * f 2' ?K 8, sommes tous Issue I ' ïitoBni ¦18s aunMrÆSsgh ! ri ¦8: L’élégante Grande Salle, Place des Arts, à Montréal.La vie culturelle.des chansons qui parlent éloquemment de Montréal, la Grancr ville.Mais la grand»ville, au Québec, c'est aussi Trois-Rivières, Québec, Sherbrooke, Chicoutimi C’est partout où peu après l’aube, le pouls d’un pays en plein essor se fait plus rapide.Puis vient le soir alors que la cadence devient plus romantique.Tous les domaines de l'activité culturelle connaissent, depuis quelques années, au Québec, un prodigieux essor, grâce à l’initiative privée appuyée par une politique de subventions gouvernementales: Le Québec a confié au ministère des Affaires culturelles le soin d’aider les organismes et les personnes qui se consacrent au développement des arts et de créer les institutions nécessaires à la conservation et à la diffusion de la culture.Il est la seule province du Canada à posséder un tel ministère.C’est probablement par le talent musical de ses citoyens que le Québec s’est d’abord fait connaître sur le plan culturel.Depuis longtemps, de nombreux pays étrangers apprécient les chanteurs et musiciens québécois.La Place des arts est devenue à Montréal un endroit de prédilection pour les mélomanes, tout comme le Camp musical du Mont Orford, dans les Cantons de l’Est.Bientôt, la ville de Québec aura aussi sa Place des Arts.Cette évolution rapide est liée à la croissance des grands orchestres sim-phoniques, à l’association des Jeunesses musicales et à l’existence, depuis 1942, d’une école gouvernementale (la seule au Canada) : le Conservatoire de musique.En 1954, le Gouvernement créait également le Conservatoire d’art dramatique.Aujourd’hui, le Québec compte six écoles de musique et d’art dramatique, à Montréal, Québec, Trois-Rivières et Val-d’Or.Près de 800 élèves y reçoivent gratuitement la formation sous la direction de grands maîtres.Le théâtre présente, lui aussi, une étonnante vitalité.Pas moins de quinze compagnies permanentes présentent régulièrement des spectacles.Le grand répertoire, le théâtre léger comme celui d’avant-garde attirent un public enthousiaste et nombreux.Plusieurs compagnies sillonnent le Québec; les théâtres offrent aux villégiateurs des spectacles de qualité, tandis qu’une centaine de compagnies d’amateurs utilisent le théâtre comme loisir culturel.Le Québec possède 35 maisons d’édition qui publient environ 300 volumes chaque année.Par des concours littéraires, des subventions aux éditeurs et aux écrivains, des expositions de livres, le Gouvernement cherche à faciliter la création d’oeuvres littéraires et à promouvoir leur diffusion.Grâce à la politique d’aide aux artistes, les arts plastiques sont, eux aussi, très vigoureux au Québec.Les peintres, les premiers, ont annoncé, dans les années quarante, la transformation culturelle du Québec.Depuis, les sculpteurs se sont aussi affirmés et, plus récemment, les graveurs.Désormais, tous ces artistes ont conquis leur place dans la société québécoise : ils peuvent vivre de leur art et la qualité de leur production place le Québec dans le grand courant international de l’art contemporain.devlen- Un pays de géants! Une terre fertile de progrès façonnée par des esprits, des mains et des coeurs.Il les connaît bien lui, Vigneault, ces ces mains et ces coeurs.C’est à eux qu’il confie “tout ce monde â rendre heureux’’.Cette "jeunesse prête â bâtir”, c’est selon lui, selon nous tous, la promesse de l'avenir.De l’eau, du sol, de la forêt, du sous-sol.on a bâtit l’industrie.Une maltrisse d’acier.l’Industrie.Nerveuse.flère.saccadée.C’est elle qui façonne la turbine.qui caresse les ml- Je voudrais, pour demain, dans mes bras déjà lourds,prendre mes frères et mes soeurs du monde des hommes; en une immense grappe.m’enivrer d’amitié, les crever sur mon coeur.Mes pantoufles pleines devin, je me roulerai dans l’herbe humide pour que le soleil brûlant n’y colle adossé.Alors la face vers le ciel, je crierai au racté géant qui le crayonne de blanc “Il fait bon vivre ici’’.\ \ §• HgB ¦s II Hommages et remerciements à nos compatriotes î if U Il il il il il ¦¦ ü 24 JUIN 24 JUIN RESTAURANT CHEZ MARCEL s |i< B 7- SAINT-JEAN-SAPTISTE SAINT-JEAN-BAPTISTE "4 Bar-B-Q Steaks Pizza [A KJm BANQUE DE MONTREAL VARENNES BOUCHERVILLE 512 FORT ST-LOUIS pour livraison 576 St-Charles,Boucherville 655-8936 655-7371 652 - 2491 MÀRIE-VICTORIN I C'EST LA SAINT-JE AN, (mardi le 24 juin) - 5 © Q & Québec # # « f % ^ Vheure du % % & * * 24 juin NOUS TENONS À RENDRE HOMMAGE À TOUS LES QUÉBÉCOIS EN CETTE CIRCONSTANCE PARTICULIÈRE * * * * * * * » * & * * * ï^^y.A îv k ; * * * * £vv.lüfi & * * £ © 4 * © Æ m mx,: * % À CETTE OCCASION, NOUS DÉSIRONS EN SOULIGNER TOUTE L’IMPORTANCE * » * * «• * # PAR L’ANNONCE DE NOTRE # I GRANDE VENTE ESTIVALE ! * * * DE 50% D’ESCOMPTE * * * SUR TOUS NOS TISSUS EN MAGASIN DÉBUTANT LE VENDREDI, 20 JUIN * * * & * & * * * 4* Cette vente a pour but de faire place à notre collection d'automne, vu l’espace restreint dont nous disposons.* * TISSUS FRANCE-HÉLÈNE INC.* * * « LE CENTRE DE COUTURE LE PLUS COMPLET DE LA RIVE-SUD PLACE BOUCHERVILLE ****************************************************** * © 655-9175 0 j wBÊmm m ' __________________________________________________________________ Mills .I .« ™s.=, ,-rj.OUVREZ l OEIL SUR LES "SS" :ZZTy7,emE: Super Spéciaux 200 PA8MI \»^ PHARMACIE BOUCHERVILLE 655-1321 i 9b ILS SONT PLUS DE a®, Jw 121 DE MU Y VOUS LES RECONNAITREZ # .ILS PORTENT L’ETIQUETTE ROUGE OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO h MODESS SILK AND SILVER Rég.si.95—special $1.69 $1.79 $1.98 MELLO MILD Rég.B$2E00 —cspî§hal T $1.19 LADY CLAIROL INNOCENT BLONDE PRODUITS HYGIÉNIQUES À PRIX COUPÉS PRODUITS PHARMACEUTIQUES À PRIX COUPÉS FLUSH-A-BVE S Jml PRODUITS POUR LA COIFFURE CRÈME TONER Rég.$255 — SPECIAL CLAIROL Boîte de 48 W':- „ 2- BLONDE DE CLAIROL Rég.$2.50 —SPECIAL NATURALLY Rég.$1.96 SPÉCIAL 0jjHj0 wJIÊki W rt/’fifwi.«rrS£SïL^^£^H L'OREAL DE PARIS > ' MODELING CINDERELLA MELLO-MIST FRENCH FORMULA CLAIROL BRECK AQUANÉT CAPILO SHAMPOOING CRÈME EUGÈNE CRÈME EUGÈNE IVORIN FIXATIF $1.39 Boîte de Rég.$2.39 — • SPECIAL rnWSS&l' 694 200 comprimés a.Rég.$1.79 — SPECIAL $1.14 $1.69 ULTRA BLEU Rég.$2.25 — SPECIAL FLUSH-A-BYE ASPIRIN m TEINTURE , Rég.$1.95 — SPECIAL PERMANENTE DE L'OREAL -n Rég.$3.00 — SPÉCIAL $2.49 VaporisantCapillaire,(13on.) a».Rég.$2.00 — SPÉCIAL $1.19 Vaporisant Capillaire.(14 on.) a.Rég.$2.00 — SPÉCIAL $1.19 $1.98 \ $1.49 Modess $1.69 Boîte de 48 Rég.$2.59 — SPECIAL 14 onces , Rég.$159 — SPECIAL Format familial Rég.$155 — SPECIAL $1.09 LISTERINE ASPIRIN Rég.$2.25 — SPÉCIAL $1.79 (Tvpe Professionnel) EN MÉTAL POUR CHEVEUX Rég.$1.98 — SPECIAL | MANIÈRE BIEN FEMININE V DE S'EPILER CREST 99* wm.PHILLIPS .¦rs* 200 co Rég.$1.44 $1.19 y CIAL LAIT DE MAGNESIE RASOIR Format régulier Rég.75 — SPECIAL DESERT FLOWER Rég^sS-spécial DESERT FLOWER wKSfi spécial NIVÉA NOXÉMA NOXÉMA NOXÉMA $1.49 I .59* CREST m j „ — TUBE 2 onces $kf - Rég.$155 - SPECIAL ° LIQUIDE 4 onces Rég.$155 T- SPECIAL ;.990 PHILLIPS , LAIT DE MAGNESIE Rég.$156 °—SPÉCIAL $1.09 Grand Format, Rég.$1.19 — SPÉCIAL.750 m Vaporisant Capillaire, (14 on.) 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souviens! 5 1 i y Même si en 1969 le Québec est résolument de villes et de villages prospères, il exerce sur les tou-_ j# « .ristes une attraction plus que justifiée.Le lac St-J.„ tourne vers l avenir, nous avons cru où- voUS brûiez de ie savoir, a PiuS de vingt mmes de.iar- * T ge, de quelque point que vous vous placiez.La rive opposée à la vôtre, même par temps clair, se voit à portun et offrir Ct nos lecteurs des extraits Ses habitants des premières heures, venus en partie J JJ des vieilles paroisses du comté de Charlevoix, des rives du Saguenay ou du comté de Kamouraska, sur la rive / , 7 * ___ J „ TJ_________ T)^ i,f * sud du fleuve, goûtèrent à la vie rude des périodes de (tu Savoureux petit livre ae XJ erttoe L OtVlUj colonisation et d’adaptation.Mon père fut de ceux-là.Nous voilà donc, par le souvenir, en route pour # - R., une coquette petite ville où déjà, vers 1900, s’af- La vie des Canadiens-Franfais au déut collège des Frères Maristes, l’hôpital St-Michel, des J • \ 1 )) banques, de grands hôtels, des industries etc.Notre aU SieCie propriété est vaste; elle fait face à l’hôtel de ville où, plus tard, s’ajoutera le Palais de Justice.La Cour supérieure y aura ses assises à époques assez rapprochées.Deux banques, de gros magasins généraux, un bureau de poste moderne ont apporté dès le début, vie et croissance à notre chère cité.Dans les petits tableaux qui vont suivre, nous nous efforcerons de brosser l’image de ce que furent leurs travaux, leurs réjouissances, leurs luttes de tous les jours contre d’impitoyables éléments, leur inébranlable confiance en la Providence, leur compassion pour leurs compatriotes dans le malheur, chez ces pionniers indomptables.Issus, pour la plupart, d’une humble bourgeoisie rurale, ou fils de cultivateurs, ces vigoureux Canadiens français apportaient dans cette région à peine née, la farouche détermination de^vivre et de se perpétuer.Dans son admirable livre, monsieur le Chanoine Groulx, en exaltant “La Revanche des Berceaux” affirme que les nôtres, par leur obstination, leur entêtement farouche à se river au pays colonisé par leurs aïeux, à se dire chez eux, ont sauvé la race de l’abdication et de l’assimilation.Oui, nos pères ont su, au prix d’énormes sacrifices et d’une vie sans reproches garder l’hefita-ge.laissé par les anciens en ce Nouveau-Monde, que des mains étrangères ont toujours rêvé de dompter et de faire leur.Si ceux de ma génération ont été à la hauteur de .leur providentiel destin, que dire des pères de ces découvreurs de notre petite patrie?Il est certaines vertus qui n’ont pas le privilège dû spontané.Ce qui a fait la force des habitants du lac St-Jean, les heuteüses dispositions qui ont présidé à la fondation de leur patrimoine, c’est cet ensemble de qualités maîtresses héritées des colons du Saguenay.L’existence rustre, le mode d’être de leurs parents avaient préparé les nôtres aux mille sacrifices attachés à la colonisation.“Ces gens sont d’une race qui ne sait pas mourir.C’est pourquoi il faut rester dans la province où nos pères sont restés et vivre comme ils ont vécu.Au pays du Québec, rien né doit mourir et rien ne doit changer.” ft t : : F ; ÏIÀ.m #8 à *XV%ê^4 Hommage vjv l au > Canada français Denis Racicot ç Inc.fQuébec, terre de progrès") H K ) i,\ S s h *£r J r-*^ : ESSO SAVARIA sgp ' 'l l , % 534 Marie-Victorin BOUCHERVILLE C'EST LA SAINT-JEAN, (mardi le 24 juin).9 fijiiiiiiniiiiiiiiMiiniiiiiimiNHiiiiMiiiiiitiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiitiiiiMiiiiiiiniiiiiiiMiiiHiiiiiiiimimiiiiiiiiiiini .miiiiiwiniu.iiniimiwy LeS apostrophes, les quolibets tombent drus de leurs lèvres au passage d’un villageois.La façade du magasin de campagne c’est la tribune où sont plaidées et jugées toutes les causes, où s’élabore le procès des mille incidents de la vie rurale.Voyagez-vous en autobus avec arrêts prolongés à certains postes déterminés?Comme au magasin de Dominique et de Pierre, en l’an 19., vous trouverez les petits-fils de la jeunesse de jadis, désireux de tout savoir.Débordants de vigueur, délurés, curieux, bavards, gais et prodigues de leur temps, tels sont encore les villageois de notre belle province.A l’intérieur, le même type d’homme: jovial, fin, sagace, railleur en sourdine, même si vous le jugez un peu bonasse.Toute l’âme française des aïeux, intacte et fière.Cette aimable disposition à prendre la vie par le bon côté durera-t-elle longtemps encore?Qui saurait l’affirmer.Nous traversons un âge difficile.Où s’approvisionnaient ces marchands de campagne, vers 1900?Tous les deux ou trois mois, la longue file des voyageurs de commerce apparaissait, leur mallette de cuir, bourrée des listes de tout ce que les marchands en gros de la vieille capitale savaient leur offrir: marchandises sèches, épicerie, ferronnerie, papeterie, vaisselle, médicaments, etc.L’arrière-magasin recevait les huiles, les mélasses en tonnes ou en barriques.Plusieurs de ces maisons de gros sont devenues centenaires.Les Rioux, Tanguay, Cassidys, Renaud, Marquis, Kirouac sont toujours là et de la Terrasse Duffe-rin, par une plongée vers la basse-ville, nous voyons renaître ces belles époques de notre enfance.1 Ë 1 S I LE MARCHAND DE CAMPAGNE i = LES JEUX DES JEUNES 1 Ë Ë y y i I 5niiiiiiitiiiiii|iiiiii[iiiiiiiiiiiii[iiiiiiiiiiiii[]Miiiiiiiiiiniiiiiii|ii.iin!iMiiiiiiii[iiiiiiiiiiiiitiiiiiiii|iiMaiiiiiiiiiiiiuiiiiiii ËiiiiiiiiiniiiiiiiiiiioiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiuiimiNiiiiDiiiHiiiiiiiniiiiiil Pierre Boileau est fils de marchand.Il a le métier du père dans le sang.Son magasin, ouvert à tous les coins du ciel, connaît un va-et-vient incessant.De l’aube au crépuscule, tinte sans arrêt la petite cloche attachée au-dessus de la porte d’entrée.Pendant que son Paul et son épouse surveillent les clients, un commis rhesure, pèse, enveloppe, ficelle.Derrière son comptoir, le gros propriétaire, discute, blague, bourre sa pipe, chantonne, échange des bonjours et des au-revoirs.De temps en temps, il jette un regard intéressé sur la caisse enregistreuse où s’empilent les dollars et la menue monnaie.Pierre a son groupe d’amis qui, tous les jours, se réunissent autour du gros poêle de fonte pour discourir sur la politique ou sur la récolte probable.Le marchand est “bleu”, son père l’était, son grand-père de même.Il est donc de toute évidence, qu’advenant l’entrée en scène d’un libéral, la controverse sera plus animée, parfois orageuse, avec des allures de batailles, de fers qui se croisent.Loin de nuire à son commerce,, ces joutes politiques donnent à ce magasin garni de pièces d’étoffes, d’outils, de caisses, de barils, d’objets les plus disparates, une attirance singulière.La verve, les bous tours, le don d’acteur et de chanteur servent à souhait M.B.L’allant et le venant de sa nombreuse clientèle arrondit chaque jour sa fortune et la considération attachée à son nom dépasse les limites de sa ville.De loin, l’on vient apprendre cet art difficile de s’enrichir honnêtement et gaiement.Quelles étaient les distraction des jeunes au début de ce siècle?Ils étaient peu coûteux, simples, sans réels dangers.Comme toutes les familles avaient, à l’arrière de leur maison, de larges espaces de terre libre, les enfants d’alors pouvaient s’ébattre en toute liberté.Les jeux de cache-cache, la balançoire, les tourniquets, les cerceaux, les cordes à danser et pour les garçons plus rudes, la lutte, la construction de petits poulaillers, les courses, les jeux de billes etc.Le soir, les adolescents jouaient aux cartes, aux dames ou au parchési.Les dominos les passionnaient également.Les prés couverts d’une épaisse couche de neige, voyaient toujours des groupes de jeunes, raquettes aux pieds, se livrant à des courses exténuantes; la traîné sauvage, cette longue traîne qui pouvait porter six à huit enfants et que les pentes raides invitaient à d’excitantes glissades.Dès la mi-octobre, le lac, sur une largeur d’un mille ou deux, offrait une glace lisse, résistante et propre au patinage.Toutefois, elle cachait souvent des pièges mortels.Le vent aidant, de longues crevasses, quasi invisibles, la divisaient dangereusement.Je sais le cas d’une jeune fille accompagnée de son amoureux qui un soir, malgré les clartés de la lune, faillit se noyer; ses patins ayant piqué du nez dans une crevasse, elle entraîna dans sa chute, son compagnon et tous deux étendus sur un ilôt de glace, eurent.bien de la peine à regagner le rivage.Cherchant à remonter la berge mais dans le sens contraire, ils ne à cette loi.Ils étaient d’une probité si remarquable.furent sauvés que par miracle.La jeune soeur qui avait Nulle tricherie, nul ressort invisible n aurait effleure une imagination en mal de gros profits.Une autre visite périodique, c’était celle de l’Inspecteur du Gouvernement, affecté à la vérification des poids et mesures.Notre petite balance à plateaux de cuivre servait de “test” pour nos poids contre ceux de l’Etat.Nos marchands d’alors se soumettaient gaiement été témoin du drame, pleurait.Elle ne l’oubliera jamais, dit-elle.XXX Dominiqune Lafleur, son voisin, a un établissement grand comme un mouchoir de poche.Il lui faudra donc s’ingénier à compenser cette exiguïté en mettant à profit la hauteur de sa pièce.Du plancher au plafond, le débrouillard petit marchand va aligner, sur une même étagère, papeterie, fioles, étoffes, chaussures, menus articles, bref un méli-mélo asêez cocasse.Un client vient-il à douter qu’on puisse découvrir ce qu’il désire, vite Dominique pirouette sur ses talons et, 1 l’air entendu, la démarche dégagée, va droit au but pour en rapporter une boîte de plumes à écrire, un ; rouleau de fil, des cartes postales, de la dentelle, que sais-je encore.Sur le pQrron, les flâneurs, le dos appuyé aux pancartes louant tel ou tel médicament en vogue, devisent au sujet de tout et de rien.Pour eux, le temps n’a aucune valeur monétaire.Ils ignorent la fièvre des grands centres "où tous se bousculent, montre à la main.Certains marchands consentaient à faire crédit pour des raisons de maladie ou de malheur; toujours, ils .étaient assurés de n’avoir nul besoin de la loi pour que nees lointaines, c est 1 absence d inutiles dépenses, le compatriote dans le besoin fit honneur à ses obliga- c’est le refus de grever un budget par l’acquisition de jouets coûteux.La fausse ambition de faire comme le voisin plus fortuné, n’effleurait même pas l’esprit des familles anciennes, habituées à l’économie.Equilibre toujours! Modération en tout! Ce qui ressort de la vie simple des gens de ces an- tions morales, dès que possible.Ainsi vivaient nos pères, dans l’harmonie et la paix.#.ê %, I m % 1 Hommages à toute la population canadienne-française : w ii S 1 ?il y èf™ ¦QUÉBEC* 1 I HOMMAGES À MES COMPATRIOTES CANADIENS-FRANCAIS V ?¦ I t A Jean-Guy Blouin 17 de la Broquerie BOUCHERVILLE 4 r Nous sommes fiers de signaler à tous nos compatriotes canadiens-français l'essor économique du Québec qui porte à travers tout le Canada le témoignage de la présence française.Veuillez accepter nos meilleurs voeux.Vive la St-Jean Sans rien renier de ses origines françaises, i l'artisanat du Québec a su, avec le temps, et j compte tenu de l’évolution des techniques et du *4 goût, se forger un style typiquement canadien- A français.Nous nous devons de poursuivre cette “ 1 f\ LS MANUFACTURES LTEE.M.Tapis Meubles 68 DE Gentllly O.Longueuil FACTORIES LTD.( Les pionniers de la vente à rabais au Canada s : : TOUS LES MAGASINS SERONT FERMÉS MARDI, 24 JUIN % ; M I MB mm > '.Ill' 10 - C’EST LA SAINT-JEAN, (mardi le 24 |uln) gjiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiinMiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiiiiiiis ] HIHflfl aiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiuMiiiiiiiiiuJiliiiiiiiiiiHiiimiiiiiiHiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiMitiiiiiiiiiiiiini 1 R.qui ne gâtait pas ses habitants, avait un petit | théâtre de la dimension d’un mouchoir de poche.On g déroulait sur son minuscule écran, des films fixés en | noir sur blanc.Mais n’advint-il pas qu’un jour, la ville = fut en émoi.L’image, de fixe, était devenue mouvante.5 5 LE GRAMOPHONE j L’AUTOMOBILE — LE THÉÂTRE 5 LE COÛT DE LA VIE § S 5 EiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiciiiiiiiiiiiiiniiiiMiiiiiitiiiiiMiiiiiiniiiiiiiiiiiitiiiiiimiiHuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiiiiiifiNiiniiiiiiE lilgiiÉÉ toute machine que le progrès de la science nous appor- f^g» tait, à cette époque reculée.Le rideau s’écarta et une ravissante jeune fille vê- Avec la modique somme de $2.00, une famille Le gramophone primitif, tout le monde le sait, n’é- tue d’une longue et ample robe bleu pâle, se tenait age- moyenne de sept ou huit membres, pouvait trouver sa tait qu’une boîte de dix à douze pouces; elle était mu-, nouillée sur un prie-Dieu, les yeux levés vers le ciel, subsistance pour une semaine.Je ne puis résister à la nie d’un mécanisme faisant mouvoir un cylindre sur Soudâin, un ange aux ailes déployées marcha vers elle, station de dresser un tableau comparatif des prix œluîcUes"chapons6deM^utrt lîmuïque du^jour ^s^^petites^^euraien^en^ence.^Le bel présente.La majoration est en moyenne de 6%.J’ai etc.Un large cornet captait ces sons et ces mots, les ange blanc remua les lèvres.La Vierge fit un signe de dit six; elle grimpe parfois à huit et même dix.amplifiait et donnait à chacun de nous, médusés, cons- la tête.La salle s’éclaira.Le rideau était tombé.Toutes ternés, abasourdis, “La Voix de mon Maître”.comprirent qu’il s’agissait de l’Annonciation.eIESeIp55 ï»sÉ: sg- b »£¦ ortophomques, stereophomques, etc.La technique mo- ^ fois>Jes sons de la télévision, nous grimpions la Cô- Sucre blanc: la livre 0.05” derne ne semble pas avoir dit son dernier mot ici., te-du-Palais à Québec.Un passant ahuri et exalté, nous Sucre brun: la livre 0.04 ” Après l’apparition du phonographe, ce fut l’entrée iança au passage: Une autre grande découverte! La gep yvre en scène de la petite automobile Ford.Une carrosserie nouvelle fut si brusque que nous restâmes cloués sur ' ^ Jivre premier gramophone.Et chacun de dire.Ce diable cosmonaute sur la lune.Pommes de terré d’homme en a de la chance.Plus de chevaux, plus de Aujourd’hui que la télévision est installée dans tous longues et dures sorties, par les grands froids.L’auto ies foyers et qu’elle ramène l’immensité des mondes à oui dévorait l’espace fut vite munie de chaufferettes, notre petit écran, je revois le visage calme et sérieux Cette mécanique avait ses caprices, ses sautes d’hu- de mon cher papa, déjà enthousiasme par le geme créa- gelasse selle, docile, égal a lux-meme mais 1 auto ne ta P ^ semble que le talent inventeur des humains ne à avoir le pas sur la bête de somme.connaît plus de barrière.Chanceux celui qui vivra as- Nous pourrions allonger à volonté cette éloquente " liste.Si on la taxe de fausse, je dirai que non.Cette nomenclature des prix du début du siècle ne compor- leur application dans, a vie pub, que et pnvee.“Mais nous, nous ne serons plus là, mon frère”.des denrées au début du siècle, et de ceux de l’heure d Voici donc ce tableau comparatif.1965 1900 ” et plus 99 99 0.10 0.08 0.04 ” 0.10 0.04” 0.26 » 0.18 1 0.04” 0.22 0.50 le sac de 100 livres 6.50 le sac et plu^.I 1 0.04 la pinte 0.25 la pinte 0.10 ” 0.27 les 26 onces 0.28 les 28 onces 0.54 les 5 livres 0.08 les 2 livres 1.50 le 100 livres N sez longtemps pour être témoin d’autres spectaculaires découvertes scientifiques et de Boisvert Auto P.E.la quincaillerie, du vêtement.Tout a quintuplé en soixante ans./ Lé* Et ceci se passe de commentaires.Comme nos parents étaient propriétaires d’un magasin général, nous avons été à même d’entendre, der-' rière les comptoirs de notre établissement commercial les prix des provisions de bouche, viandes, lait, beurre, pain, thé etc.%- N Ltée » 5?* rend hommage à tous les Canadiens-français en leur souhaitant une heureuse fête patronale de la ?m Saint-jean-Baptiste jÉt' m LU "Un 24 juin au rythme du Québec” f A V J 4?1 1 f k BOUCHERVILLE - 655-1301^* La Banque Provinciale du Canada Boucherville Varennes L\ 526 Marie-Victorin 655- 1341 652-2531 J 2146 Marie-Victorin C'EST LA SAINT-JEAN, (mardi le 24 juin) - 11 d’achats,, les impersonnels étalages de nos gros magasins.g.lllllllr]|llllllllllinillllllllMI[]IMIIIIMIIIHIIMIIIIIIIinillllllllll|[]|IMIIIIIIIIUIII!IIIIMIIHIIIIMIIIIIIHIIIIIIIIIII!nilllllllll2 i y = yiiiiiiHiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiMiiiiiiimiiiiiiiiiiimimiiiiiiiaiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiimiiiiiniimiiiy 1 I I ! 1 LE “PEDLER” LA MODE Parmi tant de souvenirs heureux de notre enfance, les vendeurs ambulants, les “pedlers” comme on les appelait alors, constituent une fresque vivante et colorée que le recul des années ne pourra jamais faire oublier.i -iiimiiiiniiiiiiiiMiiniiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiHMiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiniiiiimiiiitiiiiiiiiiî = = iRien de plus capricieux que la mode.Rien de plus .ni.mot.niiiiiiiiiiiiaiiiiuiiiiiiciiiiiiil tyrannique.Si nous n’emboîtons pas le pas, si tel vêtement nous paraît ridicule, excentrique, tant pis pour aux cheveux très noirs, leur descendant sur les épau-n0us.les en longues mèches bouclées?Qui étaient ces Quand j’ouvre l’un des albums de portraits de mon "pcdlers", des Syriens, des romanichels, des bohé- très courts, excepte un toupet long et frise lui torn- panier au dos, bâton à la main?ba~nt sur le front.Le corsage de ses robes moulait le Pour nous, les jeunes, l’arrivée du colporteur re-bliste et il portait le collet russe.La manche gigot, une présentait alors un monde fantastique fait de toutes les jupe cloche balayant le plancher et une mante ample, surprises possibles.Grimpés sur de hautes chaises, voilà le portrait de nos grand’mères.Ces jupes étaient faisant cercle autour du visiteur, nos têtes brunes et bordées de gallon-chenille afin d’éviter la poussière, blondes se penchaient avec convoitise sur ces jouets Les chaussures de ces dames étaient faites de cuir e*la bourse de nos mamans n arrivait pas à sa- noir ou de suède gris.Elles étaient boutonnées pointues ^^ur iTgrlndeSle de la s%tm%er, notre et hautes, le talon moyen.Les hommes portaient sur homme soulevait, en un geste savant, la couverture semaine, la botte sauvage et le dimanche, des bottines multicolore qui dérobait aux yeux des curieux, les lacées à semelles épaisses.précieux trésors de sa corbeille.Il y avait de tout dans Les chapeaux d’été ressemblaient à de grosses cor- ces magasins ambulants: de la dentelle, du fil, des beilles de fruits; belles cerises rouges, fraises ou mi- épingles et des aiguilles, des boutons, des coupons de gnonnettes.soie ou d’indienne canadienne, des foulards, des bre- Les sous-vêtements féminins étaient confectionnés des chaussettes, des ceintures pour ces messieurs, des pipes de plâtre, des chemisettes pour les ' bébés, des chaînes de montres, des breloques et que sais-je encore?D’où venaient ces petits hommes au teint basané, Où ces marchands ambulants s’approvisionnaient-ils pour pouvoir offrir de la camelote chaque fois renouvelée?Les profits perçus étaient-ils suffisants pour permettre au pauvre hère, porteur de ces lourds paniers, une vie décente?Pouvaient-ils se payer trois repas par jour et un gîte, si simple fût-il?Avaient-ils une famille, une épouse, des enfants?Mystère! Jamais, nous qui, pendant quinze ans, avons accueilli avec bienveillance, ces gueux de la grande route, n’avons réussi à percer le sortilège de leur vie intime.Ils avaient, à n’en pas douter, comme tous les humains, des épreuves à dissimuler, des croix à porter, des -ambitions déçues, des rêves anéantis.Ma mère qui avait l’âme sensible, ne se permit jamais la moindre indiscrétion à leur sujet.Elle écoutait avec sympathie les bribes de phrases qui accusaient une souffrance cachée, un malheur passé.Son bon sourire était un baume pour l’exilé, car nous persistons à croire que tous ces gens n’étaient pas nés chez nous.Les marques d’intérêt qu’on pouvait leur témoigner leur étaient très précieuses.Ceux qui ont eu la chance de traverser les vieux pays donnant sur la Méditerranée, ont été souvent saisis là de la similitude des traits, de l’identité de la forme de vié notés jadis chez nos vagabonds de la route.Ils ont réalisé combien étaient simples leurs moeurs, combien accueillant leur bonjour.Sans une pudeur bien compréhensible, ils se seraient allés à les questionner afin de découvrir si le type de Zagreb ou de Smyrn'e, tel petit commerçant de la Grande-Rue de Damas, n’avaient pas eu parmi leurs ancêtres, d’infatigables voyageurs “au long cours”.Nos constatations faisaient foi de tout! de gros coton solide “shirting”, garnis de broderies Ils exigeaient de longues séances de repassage au fer rougi sur le poêle.L’empesage était de rigueur.Les n avait Ies belles del’époque, des colliers en tabliers des petites étaient exiges sur leur robe de verroterie, des broches ou “épinglettes”, des peignes costume.L’hiver, nous portions de petits “jupons pi- de fantaisie en corne.Bruns ou dorés, ceux-ci compté-qués”, tout comme dans la chanson.De chaudes cami- feraient les coiffures, tenant en place les lourdes et soles de flanelle blanche ou rouge confectionnées à longues chevelures de 1900.Les fillettes n’étaient pas la maison, nous protégeaient du froid excessif d’alors, oubliées.Qui de nous n’a pas porté un peigne rond, orgueil et souci des mamans.Les casser?Un malheur! Nos bas tricotés par la mère, étaient de grosse laine filée chez nous.Mitaines, bonnets de laine complétaient le vêtement des enfants .„ .sciure de bois, (brin de scie) des miroirs, des pistolets Ces messieurs étaient vêtus de grosse étoffé ^ du & "capes", des flûtes, des “ruine-babines", (l’on retrou-pays.Le paletot ou lourd capot de chat était serre a la Ve ici la gaieté humoristique de nos ancêtres) des ca-taille par la ceinture fléchée et l’indispensable tuque nifs, des clochettes pour les attelages de chiens, de plaine le coiffait.Dans l’une de ses admirables pein- Bref, sa vente bâclée, le vendeur ambulant recoutures du temps, Edmond Massicotte illustre bien le vrait son panier et, le sourire aux lèvres, dégustait un vêtement masculin d’anciens canadiens, de retour de thé fort qu’invariablement, toutes les ménagères lui la Messe de Minuit.servaient avec une tartine ou un biscuit.Son Quand aujourd’hui, nous nous voyons vêtues de départ était ponctué de bruyants mercis et robes très courtes, de lingerie de nylon ou de dacron, de promesses de futures visites.Dommage que ces romanichels soient disparus du tableau de notre vie de tous les jours.Ils constituaient une part de cette poésie, de ces rêves dorés qui peuplèrent nos jeunes années.Ils ont été dévorés par le grand com-S’il plaisait un jour à ces messieurs de la haute merce, la moderne industrie, les centres couture, à ces maisons à noms retentissants ,qui font la pluie et le beau temps, de nous ramener à l’époque de mon aïeule pour emprunter à sa garde-robe quelqu’une des excentricités de jadis, crinolines, jupes cloches, corsets étau, hautes bottines boutonnées, nous jetterions les hauts cris.Et pourtant, c’est ainsi que nos mères offraient à l’église, en voyage, en visite, leur grâce et leur jeunesse à l’admiration de leurs parents et amis.C’est ainsi qu’elles se mariaient.Pauvre petite Renée qui se mariera sans doute, sous peu! Je ne la vois pas du tout vêtue comme ma grand’mère, à vingt ans._____;____________ Pour les marmots, et les fillettes toujours, des petits jouets de bois, de plomb, des poupées au corps en Distributeur exclusif L'Agence de Distribution Populaire Enrg.1130 est De La Gauchetière, Montréal Téléphone: 523-1600 I S\ Québec, t?terre ** d’entreprises de bas de chiffon; quand il est devenu de bon ton de se ballader nu-tête, de pénétrer ainsi jusque dans nos églises, je mesure du doigt l’écart fantastique posé entre la mode en 1900 et celle d’aujourd’hui.ü m i fr n j i i.:v 1 ! Québec, terre de transformations $ Hommages et remerciemeits à nos compatriotes ¦ 4- 24 JUIN y i T .! I ?¦ I SAINT-JEAN-BAPTISTE r jji'na'iiiiiâ: 3# $U- : ¦jgfXr ?" ÿ'f- • / / -A- cLÉTOURNEAU inc.LAMOTHE CONSTRUCTION Liée.24, rue Lévis 674-4939 Longueuil 100 Marie-Vlctorin; Boucherville > % 12- C'EST LA SAINT.JEAN, (mardi le 24 fuin) k % iti- 7?¦tSEiaal : ,,T ** ^* •• ^-w .* .-h - y"» -# / _/ Eî *^ > :M wL *- * , ' v P -pm I I : ES •I ; il ¦ m t I'll-.if SE i ¦ \ .- ; ^ "u ; % V ¦ E.% .x « ' ; Ta i v .I ! I ¦ m -¦ * 4 .¦ .: 1 i, .4 *n::.I fp.! WY ü ¦ EB .i IS » 0 * ¦ 1} ; : .¦ r J 4 S' .¦ I I / .Il 4e Un pays à bâtir I « s«.g % Courtier en immeubles 17, rue de Montbrun, BOUCHERVILLE 655 -0505 CHARLES DESMARTEAU ' : n 8 , 'c - r
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