La femme, 1 septembre 1909, Septembre
[" Revue mensuelle offerte a tous les clients du \u201c BON MARCHE Maison Letendre, Fils éc Cle 2ème Année MONTRÉAL, SEPT.1909 No.18 SG HUI mm 9ÊÊÊÊÈ wWmmÊ !\u201cy 4 Bgfcr>:lÿ jfiggijg ««MM ÉMÉS ,';}.VV y nrp: W$m J \u2022 ' kmM SSi üüi Wmm -\u2022isfe: m&m rSm Iwr- -¦C ^Wn'nPili.MP En F a mi I le ! JUCU 527 RUE STE-CATHERINE EST Montréal.Madame, Nous avons l\u2019honneur de vous inviter à venir visiter L\u2019Exposition des Modes d\u2019Automne qui aura lieu cette semaine Nous exposerons les modèles les plus exquis et les créations les plus récentes des maitres de l\u2019art des principaux centres de la mode.Vous verrez à \u201c Mille Fleurs\u2019\u2019 des merveilles d\u2019élégance et de bon goût Delle BERTRAND, Directrice._________________________________________________________________1 / - :r- >'* i ¦**;-'ïy\\ *.m\u2014 Exposition de Modes d\u2019Automne 1909- Visitez nos rayons I durant les ?\u2022 grande fêtes du ?Retour à Montréal ! Septembre et les Fêtes du \u201cRetour à Montréal\u201d Tout le monde se prépare activement dans toutes les parties de la ville afin de recevoir convenablement leurs parents et amis.Le \u201c Bon Marché \u201d de son côté ne reste pas inactif et tient le premier rang lorsqu\u2019il s\u2019agit de nouveautés de haute marque et de prix absolument modérés.Quels changements, nos concitoyens partis depuis 25 ans et plus, ne trouveront-ils pas quand ils visiteront nos immenses rayons, remplis de fines nouveautés, comparés au modeste et petit magasin d\u2019alors ?Saison d'automne 1909 GRANDE EXPOSITION DE MODES,\t, COMMENÇANT\tj LUNDI, LE 13 SEPTEMBRE,! pour se continuer les jours suivants.\t$ Invitation cordiale aux Dames di venir examiner ces chef ! d\u2019œuvre des grandes faiseuses de\tJ PARIS, LONDRES et NEW-YORK.\t5 Hautes nouveautés en Confections pour Dames Robes Princesse en Panama.Voile, uni ou de fantaisie, avtc ceinture directoire, garni s boutons de satin, noir, marine, écru, brun, vert, prix\t.\t.\t$16.50, $25.00 à $50x0 Nouvelle importation de blouses en point de Bruxelles, dentelle \u201c Pattinberg \u201d, Tulle, Point d\u2019esprit, écru, noir, blanc, garnies de passementerie, médaillons, entre-deux dentelle, ornements, manches gigot, boutonnées en avant ou en arrière, toutts sont doublées desoie pour convenir, nos prix varient depuis .$3-50 à $18.00 Elégants Costumes en drap de belle qualité, manteau 38 pcs.de long doublé en satin.rayé, garnis de boutons recouverts la jupe est à onze lès, valeur exceptionnelle, prix du \u201cbon Marché\" .$18-00 Nouveautés en tissus à Costumes Superbe Drap, \u201cTraverse\u201d pour Robes, Jupes et Costumes d\u2019Automne, largeuts variant de 42 à 54 pouces de large Prix .60, 75, 00, $1.00, à $2 00 Nouveau drap chiffon.V*i itien et de Sédon (broad cloth) avec rayures larges ou étroites, 50, 52, et 54 pouces de large, nos prix .\t.\t.\t$1.25, $1.50, $1 75 tt $2.00- Drap chiflon uni, très lustré, 50 pcs de large, assortiment complu de couleurs à la mode, .$1.25, $1.50 $1.75, et $2 00 Visitez souvent nos rayons car tous les jours plusieurs jolies nouveautés y sont étalées.LETENDRE, FILS & 567,RUE STE-CATHERINE EST Encore du Nouveau ! 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mal m\u2019en a pris comme vous allez le constater.\u2014Comment ?il n\u2019y avait pas de siège vide ?® ., \u2014Au contraire, il y en avait même plusieurs.mais, attendez que je vous raconte mon aventure En face de moi il y avait une banquette de libre ; j\u2019y déposai mon livre, mon en-tout-cas et mon manteau de voyage.Notez bien ce détail car il va avoir son importance.Voilà qu\u2019à Trois-Rivières un monsieur entre et au lieu d\u2019aller s\u2019asseoir sur une des autres banquettes inoccupées, il vient précisément se mettre en face de moi, et range dans un coin mon livre,etc., avec un sang-froid sans pareil.Le monsieur me fait un beau salut comme si nous étions de vieilles connaissances, mais je vous piie de croire qu\u2019il en a été pour ses frais.Alors, il se mit à ouvrir un journal et à me regarder par dessus tout en faisant semblant de le lire,.Cela accentua mon mécon-tement, je me dis que si cet individu avait choisi de préférence à tout autre ce siège en face de moi, c\u2019était sans doute parce qu\u2019il nourrissait des projets, hostiles à mon égard.L\u2019idée me vint qu\u2019il voulait sans doute me voler, car vous savez qu\u2019en ces jours de fêtes, il y a autant de pickpockets que d\u2019honnêtes gens.Ayant eu l\u2019imprudence d\u2019ô-ter mes gants, on voyait mes bagues ; je retournai les pierres en dedans, je cachai ma chaîne de montre, je fis disparaître mon petit sac à main, en m\u2019asseyant dessus, et ce n\u2019était pas précisément doux, je vous prie de le croire.Comme le train s\u2019arrêtait à chaque station, j\u2019eus un instant l\u2019idée de changer de char, mais par amour, propre, je ne voulus pas avoir l\u2019air d\u2019être effrayée, et je restai.\u2014Comment laisse-t-on monter en première classe de pareille gens ! s\u2019écria Madame Latour.\u2014Il n\u2019avait pas l\u2019air commun du tout, ma tante, et à première vue, on ne se serait jamais douté du bandit que c\u2019était.Il est grand, élancé, il a l\u2019air distingué.Il était élégamment habillé d\u2019un complot gris foncé, et j\u2019ai même remarqué qu\u2019il avait la main très petite.Il était fort bien chaussé.\u2014Mais alors, ce n\u2019est pas un malfaiteur ?\u2014Croyez-vous, ma chère tante, que ces gens-là se promènent toujours en habit de travail ?il y en a qui sont très bien \u2022 ils n'en sont que plus dangereux, car on ne se méfie pas d\u2019eux, et le mien était de cette catégorie-là.\u2022\u2014C\u2019est très drôle, dit M.Latour d\u2019un air songeur.\u2014Vous croyez, eh ! bien moi, je ne l\u2019ai pas trouvé drôle du tout.Figurez-vous qu\u2019en arrivant à Montréal et avant même que le train soit bien arrêté, mon voleur descend.\u2014Oh ! ton voleur ! Il ne t\u2019a rien pris.\u2014Ce n\u2019est pas de sa faute, c\u2019est grâce à mon sang-froid que j\u2019ai pu éviter ce malheur.Mon voleur dis-je, s\u2019est tenu près du débarca dère, et là, m\u2019a tendu la main quand mon tour est venu de descendre.Moi, dans mon trouble, j\u2019ai accepté son aide.Dire que ma main à moi a effleuré celle d\u2019un voleur !.Horreur !.\u2014Ce que tu nous, racontes là semble bien extraordinaire.Mais laissons ton soi-disant voleur et occupons-nous des gens qui nous intéressent.Je ne dois pas oublier de te dire qu\u2019il faut te faire belle pour demain, car, le neveu de l\u2019associé de ton oncle, M.Raoul Thibodeau vient dîner avec nous.C\u2019est un parti fort avantageux, tu sais, et avec cela joli garçon, ce qui ne gâte rien.XXX Le lendemain, Francine tout à fait reposée de son voyage, causait avec sa tante.\u2014Vous ne savez pas, chère tante j\u2019ai rêvé i toute la nuit de mon voleur.\u2014Vraiment et.est-ce qu\u2019il t\u2019assassinait ?\u2014Non, au contraire.Il me tendait la main et ma main dans la sienne, j\u2019entreprenais avec lui un grand voyage.Je n\u2019en avais plus peur du tout.Mme Latour souriait malicieusement : \u2014Tu sais, petite, M.Thibodeau, est au salon avec ton oncle.Viens que je te présente.Quelle ne fut pas la stupéfaction de Francine lorsqu\u2019en entrant au salon, elle reconnut le monsieur du trahi ; elle ne put retenir une exclamation et s\u2019écria : \u2014Tiens, mon vol.\u2014Oui, mademoiselle, dit M.Thibodeau, votre voleur qui est con- 6 fus de toutes les tribulations qju\u2019il vous a données et qui vous en fait de bien humbles excuses.Mais je croyais que vous me connaissiez, car je vous ai été présenté, il y a quelques années dans un bal.Et je confesse qu\u2019en vous voyant, je n\u2019ai pu résister à la tentation d\u2019aller m\u2019asseoir en face de vous afin de renouveler une aussi agréable connaissance, me pardonnez-vous ?\u2014De tout mon cœur.Mais votre physionomie ne m\u2019est en effet pas inconnu ; si j\u2019avais eu assez de courage pour vpus regarder en' face, il est probable que je vous aurais reconnu tout de suite.Un mois après, le rêve de Francine devenait une réalité ; elle avait le bonheur de mettre sa main dans celle de son \u201cvoleur\u201d pour entreprendre avec lui le voyage de la vie.Elle- songe que si ces fêtes du Détour à Montréal doivent faire encore d\u2019autres heureux, les organi sateurs doivent être encouragés et félicités.CATHERINE.LE BAISER Amante rieuse Qui veux tout savoir, Peux-tu sérieuse, M'écouter ce soir ?Le baiser, ma chère, C\u2019est la fleur du cœur, La fleur printanière Qui porte bonheur.De son doux pétale, Vase d\u2019Orient, Un parfum s\u2019exhale, Pur et ravissant, Qui donne l\u2019ivresse Des troublants frissons, La grande caresse Des folles moissons.Sur vos lèvres, femmes, On la voit fleurir, Et nos pauvres âmes Veulent s\u2019y nourrir.C\u2019est le pain de vie, L\u2019éternel rayon, C\u2019est la rose, amie, De tout papillon ! Henri SALOMON.Concours du\tconservatoire.\u2014 Chant, femmes.Un monsieur.\u2014Quelle jolie voix?Et comme elle sait faire filer la note !.Une dame.\u2014A.qui le dites-vous, monsieur !.(Avec un soupir.) Je suis sa couturière ! LA FEMME La Mode.\t| LES ETOFFES NOUVELLES Parmi les étoffes nouvelles employées pour les blouses blanches, le crépon a \u2014 nous l\u2019avons dit -\u2022 beaucoup de succès ; on ne le 'repasse pas ; son gaufrage résisterait mal à l\u2019action combinée du fer et de* la chaleur ; on le lave soigneusement, sans le tordre, et on l\u2019étire quand il est sec.On le garnit surtout de broderies au plu-metis.Des pois régulièrement espacés, tantôt de la même grosseur, tantôt dégradés, les plus gros massés vers le milieu du devant, sont d\u2019une exécution facile ; des fleurs, des étoiles1 découpées dans de la laize brodée s\u2019appliquent ou s\u2019incrustent à même l\u2019étoffe.On fait des broderies au plumetis un peu lourdes qui s\u2019associent joliment au crépon, mais il faut les repasser après le lavage, sans écraser l\u2019étoffe qui les avoisine.Ce crépon existe, en couleurs claires, en rose, en bleu, en mauve ; on assure qu\u2019il est bon teint.On fait aussi des blouses de tulle lavable de même forme que les blouses de crépon ; on les choisit à mailles carrées, ou en tulle fantaisie, en laize de A'Mlenciennes à pois ou à rayures, mais il faut se garder d\u2019employer le tulle en biais par ce qu\u2019il se tiraillerait à l\u2019usage.CHAPEAUX EMPANACHES Pour nos chapeaux, nous avons sauté brusquement du chapeau à fleurs au chapeau empanaché ! On ne voit que plumes superbes, aigrettes orgueilleuses, panaches triomphants.Pour remplacer les aigrettes fort dispendieuses, on fait des plumets en héron, légers et flous, qui imitent assez bien la magnificence de l\u2019aigrette.En plus simple, encore le panache de plumes de coq de toutes teintes, et enfin l\u2019aigrette d\u2019épis de blé, qui fait une modeste concurrence à la glorieuse aigrette.Toujours des toaes, du velours noir et des pailles d\u2019Italie.C\u2019est un assortiment joli et dont on se lasse guère.Les formes contil nuent à être grandes, la plupart relevées de côté ; on les garnit en avant, à droite, d\u2019un large bouquet de fleurs ou d\u2019un nœud plat ou, en arrière, à gauche d\u2019une aigrette ou d\u2019un bouquet de plumes.Notons l\u2019apparition prochaine des chapeaux relevés derrière.LE FOULARD TRIOMPHE Vous ai-je dit la vogue du foulard ?de ce foulard exquis, si léger et si souple, dont l\u2019étoile ne peut disparaître longtemps du ciel de notre élégance ?Nous le retrouvons toujours avec un nouveau plaisir, nous lui faisons toujours fête.Comme les autres tissus, il participe à notre amour pour les couleurs vives.En bleu, en rouge, en vert, il fait fureur, pastillé de larges confettis ou pékiné de rayures vermicellées.C\u2019est avec ces tissus souples et diaphanes que se manifeste la faveur nouvelle des fronces à la jupe.Si, avec les robes de toile et de shantung, nous restons fidèles à la robe princesse, il ne saurait en être question avec les toilettes légères, et coûte que coûte il nous faut admettre les fronces.Les nuances pour les costumes d\u2019automne seront très variées.La nuance parme, qui nous avait plu tout d\u2019abord, à tel point qu\u2019uné réunion printanière élégante ressemblait à un vaste champ de violettes, commence à nous lasser.Maintenant nous voulons d\u2019autres coloris : pivoine, framboise, vieux rose, vieux rouge, citron, abricot, tilleul, praline, réséda vieux bleu, ardoise, pervenche, etc.nous composent de délicieux costumes pour la saison qui s\u2019avance.Jamais la mode n\u2019a été aussi éclectique ; loin de nous imposer un oit deux modèles uniformes, elle nous décourage par la variété de ses créations.Dans les grandes maisons, chaque jour voit éclore un modèle nouveau, rien ne nous fixe, rien ne précise l\u2019orientation de la mode à venir.On sent qu\u2019on est dans une période de transition, que notre silhouette va se transformer, que demain nous réserve des surprises, et en attendant on porte un peu de tout.LADY SMART.Au club, à un grand industriel : \u2014Où irez-vous villégiaturer cet été ?\u2014A la montagne.\u2014Tiens, ordinairement vous allez à la mer.\u2014Oui, mais j\u2019ai vu trop de grèves cette année je veux changer un peu ! LA FEMME Enterré Vivant\tj Impressions d\u2019un cataleptique.Ce matin, là huit heures ayant sonné à la pendule de marbre rose, j\u2019essayai de me lever ; à ma grande surprise, je restai figé dans une immobilité complète ; l\u2019air me semblait de plomb et mes paupières scellées, l\u2019une contre l\u2019autre.Je me crus atteint de paralysie et je tentai d\u2019appeler ; aucun son ne sortit de mes lèvres, étonné de ce phénomène, je me dis que sans doute j\u2019étais sous l\u2019influence d\u2019un cauchemar qui m\u2019avait tourmenté toute la nuit, et je résolus d\u2019attendre, patiemment, mon réveil.Vers neuf heures, la porte de ma chambre s\u2019ouvrit après quelques coups discrets auxquels il m\u2019avait été impossible de répondre.Je reconnus la voix de ma bonne.\u2014Monsieur, dit-elle, ne venez-vous pas déjeuner ce matin ?Comme je ne répondais pas, elle s\u2019enhardit, je la devinais près de mon lit.\u2014Monsieur ! Monsieur ! Etes-vous malade ! de grâce, Monsieur, répondez-moi.Il y avait de la terreur dans cette voix ; je commençais à m\u2019inquiéter moi-même, le rêve se prolongeait étrangement.La pauvre fille, bouleversée, reprit : \u2014Monsieur, Monsieur, m\u2019entendez-vous ?Comme je restais obstinément, immobile, elle se décida à me secouer un peu ; j\u2019avais conscience de ce fait, bien que je n\u2019en éprouvais pas la sensation.\u2014Monsieur ! Monsieur ! Soudain, elle resula, terrifiée.\u2014Ciel, il est mort !.Cette fois, une angoisse terrible me saisit, un soupçon épouvantable venait de m\u2019effleurer.Serais-je en catalepsie ?Le silence, de nouveau, régnait autour de moi.Le soleil, en venant baiser mes paupières toujours fermées, mettait sur mes yeux comme un voile épais de gaze rose.Neuf heures et demie, puis dix heures avaient sonné ; j\u2019entendis bientôt des pas dans l\u2019antichambre.-\u2014Par ici, docteur ; disait la domestique.Ma poitrine me parut soulagée d\u2019un grand poids.Evidemment, ce médecin allait s\u2019apercevoir de mon état et me donner les soins nécessaires.Il me découvrit tout d\u2019abord et m\u2019ausculta : \u2014Je n\u2019entends point les battements du cœur, dit-il.Puis se redressant : \u2014Donnez-moi un miroir.Il approcha la glace de mes lèvres, elles restèrent sans souffle.\u2014Il est mort, dit l\u2019esculape.A ce moment, un nouveau bruit de pas précipités parvint à mon oreille, je devinai Simone, une amie pour laquelle j\u2019avais une grande affection.Elle se précipita sur moi, et, sans dégoût, elle posa sa bouche sur la mienne : ¦ \u2014Roger !.mon Roger !.C\u2019est moi, Simone, ta petite amie qui te parle !.L\u2019accent désespéré de cette voix me bouleversa, je fis, pour lui répondre, des efforts surhumains, malgré tout, je restais silencieux.Le docteur dit, en s\u2019adressant à la jeune fille : \u2014Voyons, mademoiselle, aussi grande que soit votre douleur, il faut en prendre votre parti, Monsieur Roger Descombes est mort ; c\u2019est le sort commun.Simone protesta : \u2014Mais non ! ce n\u2019est pas possible, il n\u2019est pas mort.\u2014Hélas ! le fait brutal est là.\u2014Cela ne se peut pas ; il était hier si plein de vie et de santé.\u2014C\u2019est peu de chose que nous ; philosopha l\u2019homme de la science.\u2014Mais regardez donc, Monsieur! ses joues sont rosées, ses lèvres sont fraîches, il n\u2019est pas défiguré.\u2014Possible, Mademoiselle ! la décomposition à cette époque, par ces temps froids, est quelquefois plusieurs jours à se manifester.Plus le docteur voulait la convaincre de mon décès, plus Simone repoussait cette idée.Je suivais avec une atroce curiosité les phases de ce duel horrible, de l\u2019issue duquel dépendait ma vie.Chère petite femme ! elle ne pouvait se résigner à accepter l\u2019idée de mon trépas ; elle se leurrait d\u2019un vague espoir.Elle m\u2019avait ressaisi : \u2014Roger !.mais dis leur donc que tu n\u2019es pas mort !.L\u2019épouvante m\u2019empoignait, je sentais la folie me gagner ; la perspective d\u2019une mort effroyable me retournait le cerveau ; et j\u2019étais là impuissant immobile et sans voix.J\u2019essayais de crier l\u2019horrible vérité ; les sons s\u2019étranglèrent dans ma gorge contractée.Simone se cramponnait à moi désespérément ; puis, elle reprenait : \u2014Je vous dis qu\u2019il n\u2019est pas mort,, moi ! je ne veux pas qiit'on l\u2019enterre.\u2014Voyons, Mademoiselle ; je comprends votre chagrin, mais.La chère enfant s\u2019emportait : \u2014Mais touchez-le !.Touchez, le donc !.Vous voyez bien qu\u2019il est encore chaud ! .\u2022\u2014Je n\u2019en disconviens pas ; la mort remontant à quelques heures à peine.Affolée, des sanglots plein la voix, Simone répétait comme un refrain : \u2014Je ne veux pas qu\u2019on l\u2019enterre.Pour toute réponse le docteur ajouta : \u2014Donnez-moi de quoi écrire, que je-rédige le permis d\u2019inhumer.Puis, s\u2019étant levé, une fois accompli ce léger travail, il dit en manière d\u2019adieu : \u2014Il faut prévenir la famille.La porte s\u2019était refermée sur le médecin, Simone revint vers moi: \u2014Roger !.Roger !.Je t\u2019en prie.je t\u2019en supplie !.Réponds-moi !.Elle m\u2019embrassait sur les lèvres, sur le front, sur les joues, à la naissance des cheveux.\u2014Roger !.mon Roger !.J\u2019étais sans famille, ayant tout jeune, perdu mes parents, il ne vint donc personne bouleverser mes paperasses ; j\u2019avais institué Simone, ma légataire universelle ; elle resta près de moi, et, bien que connaissant mes dispositions à son égard, respecta mes affaires ; elle lie s\u2019assit devant mon bureau que pour pleurer.Vers le soir, quelques amis vinrent me voir, tous s\u2019accordèrent à constater mon décès, et, après quelques phrases banales de consolation, se retirèrent.La conviction de Simone n\u2019en fut pas ébranlée ; elle laissa des voisins procéder à ma toilette funèbre, puisque cela était nécessaire ; ne voulant pas disait-elle, se faire la complice d\u2019un crime.J\u2019étais à présent étendu sur un lit funéraire ; on avait fermé les persiennes de ma chambre ; près de moi, sur la table de nuit, brûlait une bougie sans cesse renouvelée.Simonne ne m\u2019avait pasi quitté ; je la devinais assise à mon chevet; j\u2019entendais distinctement le bruit de sa respiration et de ses sanglots ; de temps à autre, elle se levait et venait vers moi.\u2014Roger !.Mais réveille-toi donc ! ils vont t\u2019enterrer vivant ! Elle se penchait sur ma poitrine, épiant une palpitation.et mon cœur restait sans vie ! elle soulevait avec ses doigts mes paupières alourdies.et mes yeux restaient sans regard !.Toute la nuit se passa pour elle, et pour moi, en d\u2019incalculables ab-goisses.Au matin, un demi-jour tamis-sant à travèrs les persiennes, éclaira! la chambre d\u2019une lueur lugubre. â la femme Une mauvaise odeur régnait dans la pièce, la bonne s\u2019étant obstinée à brûler du phénol et du papierd\u2019Arménie, pour soi-disant, éloigner les mouches, bien que nous fûmes au mois de février.Un bruit de heurt sonore, vers onze heures, attira mon attention.Mon épouvante redoubla : deux hommes au pas lourd, à peine assourdi par l\u2019épais tapis d\u2019Orient, venaient, près de moi, de déposer un cercueil.Simone de nouveau s\u2019emporta : \u2014Je ne veux pas qu\u2019on le mettre là dedans ! Je vous dis qu\u2019il n\u2019est qu\u2019endormi.-\u2014Hum ! fit l\u2019un des hommes, c\u2019est possible, mais il ne se réveillera jamais.\u2014Il est mort et bien mort ! fit l\u2019autre, rien qu\u2019à l\u2019odeur que l\u2019on sent ici : ça ne fait pas l\u2019ombre d\u2019un doute.Il faisait allusion à cette odeur indéfinissable qui emplissait la pièce : phénol et encens, mêlés aux émanations de la bougie.La domestique avait entraîné Simone pour qu\u2019elle n\u2019assistât point à ma mise en bière.Les deux hommes m\u2019empoignèrent par les extrémités et me déposèrent dans le cercueil, après m\u2019avoir enveloppé dans un linceul, C\u2019est alors que j\u2019éprouvai la plus horrible sensation de ma vie ; il me sembla que j\u2019allais éclater tellement je fis d\u2019effort pour crier.Le cercueil enlevé par les robustes gaillards, fut déposé, par eux, sur deux chaises rapprochées l\u2019une de l\u2019autre, en sens inverse.J\u2019entendis leur pas s\u2019éloigner.L\u2019air me semblait maintenant plus lourd encore, je pensai étouffer.Des pas de nouveau retentirent, mais' comme lointains, bien que tout près de moi, assourdis par l\u2019isolement de la bière.De sourds gémissements se faisaient entendre, la voix de Simone se lamentait, sourdement, comme une voix de ventriloque facétieux.- Roger !.Je ne te reverrai donc plus jamais.Elle enveloppait de ses bras le cercueil hermétiquement clos, et continuait de m\u2019appeler douloureusement, comme dans un rêve.Je n\u2019avais pas perdu la notion du temps ; j\u2019entendais toujours la pendule sonner avec une régularité parfaite.Vers deux heures, je perçus un nouveau bruit de pas, lourd et cadencé.Le cercueil, de nouveau empoigné, fut descendu dans une salle du premier étag'e ; un brouhaha de voix m\u2019indiqua qu\u2019un public assez nombreux y était réuni ; un bruit discret éveillait parfois le silence de mon horrible prison, sans doute déposait-on sur elle, des fleurs et des couronnes.On me ressaisit bientôt pour me déposer en un nouvel endroit que je jugeais être le corbillard.Je ne m\u2019étais point trompé ; peu après, le véhicule s\u2019ébranlait et le clergé psalmodiait de lugubres litanies.Nouvel arrêt, nouveau transport à bras d\u2019hommes : j\u2019étais dans l\u2019église.La cérémonie me parut d\u2019une longueur inouie, je n\u2019en perdais pas un détail ; pas un détail ; pas une invocation, pas un répons ne m\u2019échappait : \u2014\u201cRequiem dabo tibi dixit Do-minus\u201d.\u2014\u201cInte, Domine, speravi.\u201d La voix nasillarde des chantres s\u2019élevait avec des intonations diaboliques ; dans mon affolement je me croyais déjà transporté dans les antichambres de l\u2019enfer.\u2014\u201cExpecto, Domine, donee, ve-niat immulatio mea.\u201d Le Dante n\u2019avait pas imaginé supplice pareil.\u2014\u201cDies irae, dies ilia.\u201d Je me sentais devenir fou ; \u2014\u201cConfutatis, maledictis.\u201d Les assistants, par intervalles, se levaient, s\u2019agenouillaient, se rasseyaient avec bruit, je percevais nettement le heurt des chaises et des prie-dieu.\u2014\u201cBeati mortui qui in Domino moriuntur\u201d Puis, la cérémonie ayant pris fin, je fus de nouveau empoigné et véhiculé vers le cimetière, toujours suivi d\u2019une foule de gens et accompagné de chants lithurgiques.Oh avait posé le cercueil sur le sol, le prêtre y jeta quelques pelletées de terre.\t.\u201cTu es poussière et tu retourneras en poussière.\u201d Puis je fus descendu dans le caveau de ma famille où reposaient déjà mes parents.C\u2019est alors que commença pour moi la plus effroyable des tortures, tout espoir de secours était perdu pour moi.J\u2019envisageais avec effroi l\u2019heure du réveil physique ; car, je le sentais bien, bientôt je me réveillerais !.\u2014\u201cDe profondis.\u201d Ce fut tout, le corbillard, en redescendant, fit crier le sable des allées ; j\u2019étais seul de nouveau dans un instant peut-être on allait resceller la pierre tombale.Tout à coup, près de moi, une voix bien connue, mais voilée de sanglots, s\u2019éleva : \u2014Roger !.mon pauvre Roger.Un dernier espoir de salut se présentait à moi je sentais qu\u2019a-près, tout serait fini, bien fini, que je serais voué à l\u2019effroyable mort.Je n\u2019aurais même pas la liberté de l\u2019agonie ! Alors, faisant appel à toute ma volonté, à toute mon énergie, à tout mon désir de vivre, je poussai un cri rauque, un cri d\u2019épouvante et d\u2019indicible frayeur.Un autre cri me répondit : \u2022\u2014Roger !.Ah ! mon Roger ! Puis, une voix que l\u2019émotion faisait trembler, dit : \u2014Avez-vous entendu ?.Je savais bien qu\u2019il n\u2019était pas mort.Alors des exclamations s\u2019élevèrent ; des cris de stupeur, des appels !.Mon cercueil fut ramené au jour, ouvert avec fracas, et le soleil, le bon soleil, vint se jouer sur mon front.Simone s\u2019était précipitée sur ma poitrine ; elle me serrait dans ses bras, follement, les yeux remplis de douces larmes.\u2014Je savais bien qu\u2019il n\u2019était pas mort ! On me débarassa du linceul.Un médecin mandé en toute hâte me donna les premiers soins et, peu après j\u2019étais, en voiture, reconduit à mon domicile.Je fus longtemps à me remettre de ces terribles émotions ; Simone me soigna avec un dévouement de sœur de charité.Je lui devais la vie ; je l\u2019épousai au printemps ; quand mes forces furent tout à fait revenues.ANDRE.Les boîtes aux lettre de Saint-Pétersbourg.Si l\u2019on en croit le \u201cJournal de Saint-Pétersbourg\u201d, on aurait retiré des boîtes aux lettres de la capitale russe, pendant le seul mois de mai, 332 cartes-postales, 170 cartes-postales, 170 lettres et 772 paquets ne portant aucune adres-se.Cela nous rappelle cette vieille histoire belge.Un paysan met à la poste une lettre ainsi adressée: \u201cA mon fils, \u201cBruxelles.\u201d La lettre reste en souffrance au bureau central.Un jour, une jeune homme se présente et demande: \u2014N\u2019avez-vous pas reçu une lettre de mon père, pour moi ?Et l\u2019employé lui donne la lettre sans hésitation.En effet, c\u2019était bien pour lui.En cour d\u2019assises.Le président.\u2014Accusé, vous êtes prévenu de.\u2014Pardon, m\u2019sieu le président, si j\u2019avais été prévenu, je ne serais pas ici ! LA FEMME 9 Le soin des Vêtements Pour être convenablement mise une femme devra, au moins deux fois la semaine, consacrer quelques minutes à un examen minutieux de sa garde-robe et en retirer les vêtements salis par la poussière, les taches, etc.On s\u2019appliquera encore à sortir de l\u2019ombre la robe, le corsage démodés dont le matériel est bon encore et auxquels on fera subir une transformation nouvelle par le moyen de garnitures dernier goût.Nous insisterons sur la nécessité d\u2019aérer les corsages de laine ou de soie, dès qu\u2019on les aura enlevés, en les mettant à l\u2019envers sur le dos d\u2019une chaise près d\u2019une fenêtre ouverte ; les \u201cprotecteurs\u201d seront de temps en temps, bien lavés, puis remplacés entièrement lorsqu\u2019il s\u2019agira de mettre le vêtement de côté.On conseille de capitonner les manches des corsages légers avec du papier de soie afin de conserver leur forme arrondie.Les blouses d\u2019été dont on ne se sert plus devraient être déposées l\u2019une sur l\u2019autre, très légèrement et dans toute leur longueur.Une boîte de bois de deux pieds de longueur sur trois de largeur, recouverte de crétonne serait à cet effet un réceptacle des plus commodes.Le soin à apporter à la chaussure est encore très important et c\u2019est par là d\u2019abord que commence la femme qui veut être bien mise.On devra voir à ce que les talons usés ou héformés soient remis à neuf.Un peu de vaseline et d\u2019huile appliquée sur un soulier humide lui rendra sa souplesse première ; l\u2019étoffe laineuse suffira pour en enlever la poussière, le bon vernis pour lui' rendre son éclat disparu.Viennent les gants, ce complément obligé de la toilette et sans lesquels la robe la plus riche manquerait totalement son effet.Dès qu\u2019il y aura lieu, on recoudra les gants avec du fil de même couleur ; il faudra encore se servir du même procédé pour les boutons qui ne tiennent pas ferme.On peut facilement raccomoder le gant de Suède avec une étroite bande de Taffetas d\u2019Angleterre qu\u2019on applique sur la partie déchirée ou enlevée.Soigneusement exécuté, un peu d\u2019encre sur les doigts défraichis les remettra sinon à neuf, du moins convenable pour la sortie.La meilleure manière d\u2019enlever ses gants est de les tirer à l\u2019envers et les laisser ainsi à l\u2019air pendant quelques minutes.S\u2019il n\u2019est pas possible de nettoyer les gants à la maison on devra les mettre le plus tôt possible entre les mains d\u2019un homme du métier.Les gants devraient être déposés dans une boîte oblongue qu\u2019on aura eu le soin de parfumer légèrement.Les jupes et les jupons de soie devraient être secoués, puis parfaitement brossés.En cas de tache ou de souillure quelconque, on devra tenir dans un endroit sûr un peu de benzine, se gardant toutefois d\u2019exposer le liquide à l\u2019air du dehors ou de le tenir à proximité du feu.Les jupes seront mises sur des crochets sans qu\u2019elles soient pressées les unes près des autres.Les toilettes délicates de texture devraient être déposées dans un long sac de mousseline ; de même pour les manteaux de soirée, les sorties de bal, etc., et toujours dans une armoire dont la tablette supérieure est réservée pour les chapeaux.Il est bon de la recouvrir de mousseline blanche en ayant soin d\u2019en conserver assez pour couvrir les chapeaux en entier.Quelques personnes les font reposer sur un coussinet qui s\u2019adapte parfaitement au fond.Pour ôter la poussière sur les chapeaux après la sortie, on devra se servir d\u2019une brosse légère exclusivement1 em-que l\u2019épingle reste là où elle a d\u2019a-ployée à cet effet.Il est préférable bord été posée.L\u2019usage et l\u2019abus des voilettes a toujours été un sujet extrêmement intéressant pour les dames et malgré que les oculistes les aient condamnées en bloc, elles sont de mise avec la plus simple comme avec la plus riche toilette.Cet accessoire étant quelque peu dispendieux, il convient de le bien traiter.Aussi, dès qu\u2019on l\u2019enlève, il faut, après l\u2019avoir tiré également dans toute sa largeur, l\u2019enrouler doucement.Les voilettes de chiffon devront être pressées avec un fer chaud pour en enlever les plis formés par l\u2019humidité etc., celles de chiffon blanc seront plongées dans l\u2019eau tiède additionnée d\u2019un peu d\u2019eau de savon blanc.Pressez avant que ce ne soit parfaitement sec.Une déchirure dans la voilette noire ou blanche peut être reprisée avec succès avec de la soie ( fil de soie ) même couleur.Les coffres de cèdre peuvent sembler un luxe, mais enfin il n\u2019y a rien de plus propice pour conserveries habits d\u2019hiver.Us mettent une odeur délicieuse et sont absolument inaccessibles aux mites.Amie du Journal \u201cLA FEMME.\u201d | La source d\u2019eau vive\tj Trois voyageurs se recontrèrent près d\u2019une source d\u2019eau vive, sur la pierre de laquelle le ciseau du sculpteur avait gravé ces mots : RESSEMBLE A CETTE SOURCE.Ils étanchèrent leur soif et lurent l\u2019inscription.\u2014Moi, dit le premier, j\u2019y vois un avis : et à son air die compétence, à sa ceinture de cuir, à son embonpoint, l\u2019on pouvait facilement reconnaître un de ces marchands importants qui ont pour dieu, pour loi, pour principe :\tl\u2019ar- gent.Cette source, continua-t-il, qui commence petite, mais qui dans sa route, grossit toujours pour devenir une rivière peut-être, semble nous dire : Sois actif, industrieux, ne t\u2019arrête jam i is, tu prospéreras.-Oh ! vous vous trompez, dit le second voyageur, homme au soir de la vie, ne parlant que sur l\u2019expérience de ses quatre-vingts ans.\u2014Je vois, moi un conseil plus haut : cette fontaine qui donne à tous sans jamais rien demander, nous montre à faire le bien pour le bien, sans espoir de récompense ; car ici-bas, tout n\u2019est qu\u2019ingrati-tude, celui qui donne, doit donner pour Dieu et non pour obtenir un merci.Les deux hommes se turent et regardèrent le troisième voyageur, adolescent, aux cheveux blonds, qui, pour la première fois, avait quitté sa mère.\u2014Eh bien, ami, dirent-ils, à votre tour, parlez ! Celui-ci baissa les yeux et rougit beaucoup.La modestie, la candeur illuminaient cette belle figure, si franche, si sympathique.\u2014Mon opinion sera bien faible après celle d\u2019hommes sages, dit-il.Moi, je crois voir dans cette devise un autre enseignement : qu\u2019importeraient le mouvement, la profondeur et la limpidité de cette eau si, en parcourant la forêt, elle s\u2019était souillée de quelque impureté ! En nous invitant à lui ressembler, cette source fait appel à notre esprit et à notre cœur.Elle nous engage à traverser la vie sans jamais flétrir notre âme, à refléter comme elle les mignonnes fleurs des champs et l\u2019azur du beau ciel.FERREOLA. 10 LA FEMME \u20ac>?» Conseils de la Ménagère ft4444 4444»4»44444»444 44444444»4«444»»t>4»4444444»444»4ff |\tJ ! Le carnet de la cuisinière !\tI 04444444444444444444444444444440444444444444444444444 paration fait un excellent dessert.Elle peut servir en outre à garnir des tartes et des tartelettes faites avec de la pâte feuilletée.Voulez-vous un petit secret pour conserver votre lait pendant l\u2019été sans qu\u2019il aigrisse.\t6 Faire bouillir le lait est peut-être un moyen de le conserver, mais il lui ôte sa saveur.En voici un autre qui n\u2019a aucun inconvénient, tout en étant plus sûr : On enferme le lait dans une bouteille bien bouchée, que l\u2019on entoure d\u2019un linge mouillé.Ainsi préparé, le lait peut se_ conserver deux et même trois jours dans les plus grandes chaleurs.REMEDES CONTRE LES INSOMNIES.\u2014 Un ou deux bains d\u2019eau tiède suffisent assez souvent pour fane cesser l\u2019insomnie accidentelle.On peut aussi employer, en se couchant, une tasse d\u2019infusion de laitue, en notant que l\u2019usage de^ ce dernier moyen ne doit pas etre prolongé au delà du besoin.Ne jamais employer les narcotiques, quelle qu\u2019en soit la dose, sans 1 a-vis du médecin.MOYEN D\u2019ENLEVER LES TACHES DE ROUILLE SUR L\u2019ACIER NICKELE.\u2014Frottez d\u2019abord la partie atteinte avec un peu de cendre mouillée, puis achevez avec du pétrole.S\u2019il y a beaucoup de rouille et si elle est ancienne, laisser l\u2019objet tremper dans du pétrole pendant quelques heures.Mot d\u2019enfant : \u2014Est-ce vrai, maman, demande Bébé, que la terre tourne autour du soleil ?\u2014Mais oui, mon chéri.Et Bébé, après un moment de profonde réflexion : \u2014Mais quand il n\u2019y a pas de soleil ?Guérison des yeux sans médicaments opération n?douleur Nos \"Verres Tone nouveau style A ORDRE sont garantis, pour bien.veau style ^0IR d
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