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Titre :
La femme
Éditeur :
  • Montréal :Maison Letendre, Fils & cie,1908-1912
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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La femme, 1909-10, Collections de BAnQ.

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[" Revu» mensuelle offerte a tous les clients du \u201c BON MARCHE Maison Letendre, Fils à.Cle, 2ème Année MONTREAL, OCT.1909 No.19 5\t\u2022 ¦ ' ¦ \u2022 Éf mm .wm S'v\"' /\u2022// \\ V/ üf® IJ N ulle part ailleurs qu\u2019à M ILLE F LEU RS on trouvera dans les chapeaux, autant d\u2019élégance de cachet et de fraîcheur.On y offre le choix le plus varié et le plus fashionable du tout Montréal.JïLittc\u2019 527 RUE STE-CATHERINE EST Montréal. 1 z I i i i i i 4 Z 4 4 1 Z Z 4 2 I i i i J£ JE I 1 i 1 1 5 i J2 l ft t£>; é> r MOUTON DE PERSE MOUTON DE PERSE UHMIttt NOTRE SPECIALITE «¦gHEMBaBnBBHnsHnaaHBHBi wm.i/ifo.¦ m Si vous avez l\u2019intention d\u2019avoir un Manteau de Fourrure pour cet hiver.Ne manquez pas de visiter nos salons.Il n\u2019en coûte rien pour voir et cotnparer, et vous serez toujours les bienvenues, même si vous n\u2019avez pas l\u2019intention d\u2019acheter.NOS PRIX SONT RAISONNABLES et nos FOURRURES GARANTIES Dëmandez aussi nos Prix pour Réparages Déménag e m e n t ÿpFggg?PARADIS#?VINCENT flj -&CJE.Wi 3te CATHERINE TMCATHE NATIONAL TRANCAIi DEMON TIGNV I IVI F3 R I M e: R I E PARADIS, VINCENT & CIE 281 RUE VISITATION DANS TROIS MOIS 820 R.ITE BEAUDH.Y MEUBLES, TAPIS, PRELARTS, POELES, ETC.Nous sollicitons votre visite, vous trouverez chez nous, à des prix modérés tout ce dont vous avez besoin.Nous tenons un assortiment varié pour répondre au plus exigeant.Examinez nos marchandises et comparez nos prix.St.Denis Furniture H.MOQUIN Propriétaire 128, ST-DENIS, MONTREAL.à côté de Chas.Desjardins & Oie AVIS AUX DAMES ET AUX JEUNES FILLES Dans ces jours de grande chaleur venez vous asseoir à notre Foutaiue au Soda, y goûter une bonne glace servie proprement par un homme d'expé ience, vous pourrez de cette façon jeter un coup d\u2019œil plus à votre aise sur ce qui peut vous plaire, et vous être utile.PARFUMS, SAVONS, POUDRE et tout Articles de Toilette propres à la femme.Nous a vous transformé notre établissement en une pharmacie moderne et chic de sorte que nous sommes en mesure de remplir vos ordonnances avec soin et promptitude encore plus qu\u2019auparavant.Une chose en plus, par message téléphonique nous envoyons chercher à domicile les ordonnances et les y reporter une fois remplies.Une visite est respectueusement sollicitée.S.MOISAN, Pharmacien ANGLE S T-LAURENT ET SHERBROOKE Tel.Bell Est 4739 OPTICIEN Diplômé du collège d'optique de Philadelphie, Instructeur d'optique au collège de Pharmacie de Montréal.Opticien à l\u2019Hotel-Dieu 207 Ste-Catherine Est, Montreal, et\u201citate\u201c?SËl.bâh A 1 Hotel-Dieu, lundi, mardi, jeudi et ventredi, 9-3oà n a.m.u bureau 1 à 5 p.m . Revue mensuelle off >rte a tousles clients du \u201cBON MARCHE Maison Letendre, Fils Sl Cle, 2ms Année MONTREAL, OCT.1909 No.19 Qu\u2019est-ce que l& bonheur Quand je dépouille ma nombreuse correspondance, quand je lis ces lettres pleines 'd'abandon, où mes lectrices m\u2019ouvrent leur coeur et épanchent devant moi leurs pensées les piius intimes, j\u2019éprouve une sensation de tristesse très pénible.Ce qui ressort de cetite lecture à travers les âmes, c\u2019est la détresse générale, le besoin de rencontrer un coeur ami qui écoute et qui compatisse ; plusieurs même de mes correspondantes ne me demandent pas de réponses, ni particulières ni dans tes colonnes de \u201cLa Femme\u201d.\u201cNe me répondez pas, disent-elles, laissez-moi seulement vous conter ma souffrance; la pensée que vous lirez ces tristes lignes avec sympathie, que vous comprendrez ces peines intimes, que mon entourage ne soupçonne \u2022même pas, est pour moi un apaisement.\u201d \u2022 Certes, -leur apel n'est pas lancé en vain, et je tiens à envoyer ici à toutes ces correspondantes inconnues l\u2019expression très sincère de mon affectueuse compassion.Mais ce serait mal les aimer que de se borner à les plaindre; mon rôle est de les consoler efficacement en atténuant l\u2019acuité de leur douleur, et c\u2019est en m\u2019efforçant d\u2019atteindre ce but que je leur prouverai plus réellement l\u2019intérêt qu\u2019elles m\u2019inspirent.Ce que je voudrais obtenir de toutes ces âmes souffrantes, de tous ces coeurs endoloris, c\u2019est une considération forte qui leur fasse oublier leur chagrin.C\u2019est une conception fausse de la vie, celle qui nous pousse à at tear dre le bonheur, à compter sur lui et à le considérer comme un facteur indispensable de notre existence.Le bonheur absolu n\u2019existe pas, et ne peut pas exister pour l\u2019être humain.Il faut à chacun de nous, des déceptions, des angoisses, des craintes, des regrets.C\u2019est une loi générale qui ne souffre pas d\u2019exception; et, si, parfois un être favorisé semble, pour un temps, se dérober à cette règle commune, bien vite le sort cruel vient lui faire payer tout l\u2019arriéré qui semblait évité.Nous souffrons tous, nous devons tous souffrir, voilà la grande vérité devant laquelle nous devons incliner la tête, la vérité dure que nous devons accepter avec soumission.Dès lors, puisque nous sommes condamnés à souffrir, voyons si notre lot e9t trop chargé.Regardons autour de nous, écoutons de .toutes parts ces cris de détresse, ces larm.es de désespoir et comparons.Je ne dis .pas, certes, que le mal d\u2019autrui peut consoler le vôtre, non.J\u2019espère même que la peine de votre prochain retentit douloureusement en vous ; mais, enfin, quand yous songez que nous avons été tous destinés à souffrir, vous pouvez interroger les consciences et voir si vous méritiez plus de ménagements que tous ces infortunés qui gémissent.Voyez donc, cette veuve inconsolable, ces orphelins à qui des parents indignes n\u2019ont pas même laissé un nom honorable; voyez toutes ces infirmités qui mettent tant d\u2019êtres en dehors de l\u2019humanité, voyez ceux qui manquent de vêtements, de feu, de pain.Songez à ces misères obscures qui fanent .les visages encore jeunes, qui rident les fronts, songez à ceux dont les plaies font détourner les yëux sans émouvoir la compassion.Et ceux qui n\u2019ont jamais vu la lumière du jour! ceux qui n\u2019entendent pas! ceux qu\u2019une difformité rends craintifs et humiliés.N\u2019est-ce pas là une misère cruelle?Il y en a une autre plus profonde encore, c\u2019est la misère morale de tant d\u2019êtres vers qui les consolations ne vont pas, qui sont privés de la lumière de la conscience, qui n\u2019ont pas compris, qui n\u2019ont pas accepté la loi de la douleur et qui se butent aveuglement com tre une règle qui ne peut fléchir.Lorsque vous aurez considéré toutes ces douleurs immenses, toutes oes détresses, la vôtre vous semblera peut-être moins cruelle et peut-être aussi que vous essaierez d\u2019oublier votre chagrin propre, pour porter un adoucissement à celui de vos semblables.Vous aurez alors trouvé pour vous-même la consolation ta plus efficace, celle qui ne trompe pas, par cela même qu\u2019on ne l\u2019a -pas cherchée.CATHERINE.HISTOIRE VRAIE La triste histoire que, lettre à lettre on vient d\u2019achever de me conter ! Laissez-moi vous la redire, simplement, telle que l\u2019héroine me l\u2019a confiée ; peut-être, de vos âmes, un peu de pitié s\u2019en viendra jusqu\u2019à l\u2019âme meurtrie de l\u2019Inconnue.Toute petite, à l\u2019âge où les enfants font leur plus gros chagrin d\u2019un jouet brisé, d\u2019une partie de plaisir remise, !\u2019héroïne de ce récit connut le vide que crée soudain la disparition d\u2019une maman douce aux caresse de laquelle on était habituée et croyait avoir des droits éternels.Longtemps, à sa mémoire d\u2019enfant, la petite orpheline conserva .le souvenir de la morte; l\u2019imagination remplaçant, par un pieux travail, les traits que chaque jour, le temps effaçait davantage.Puis, un soir, sans comprendre, elle vit une femme s\u2019instaler à la place chérie ; elle dut répondre \u201cmaman\u201d à une question banale qu\u2019on lui adressait et le lendemain, une petite amie, naïvement cruelle, lui apprit qu\u2019elle avait une belle-mère.Cette bêlle-mère était une de ces femmes au coeur étroit, qui prennent l\u2019amour du père et repoussent le devoir de tendresse à remplir envers de jeunes êtres, parfois difficiles et ombrageux, comme si toutes les jalousies de la défunte ressucitaient en eux, ¦mais qu\u2019une caresse dompterait et gagnerait.Le pensionnat, avec ses au- 6 LA FEMME très tristesses, fut le refuge de d\u2019orpheline, elle y vécut plusieurs années, accumulant les forces d\u2019affection qu\u2019elle ne pouvait dépenser, dont personne ne voulait, comme si elle eut été responsable, d\u2019être l\u2019enfant d\u2019une autre qui était monte.Je ne sais point ce que fut sa vie, en rentrant dans le monde.L\u2019inconnue amie, semble-t-il, était pressée de me confier la phase de joie, l\u2019aube lumineuse d\u2019amour.Le roman de bonheur fut court, elle me le conte en quelques mots.Nous nous aimions beaucoup.Puis, l\u2019ambition nous vint, nous désirâmes, sinon la richesse, du moins l\u2019aisance, pour l\u2019enfant que nous attendions, avec tant de joie: nous résolûmes de partir pour le Canada.\u201d Alors commence un de ces drames dont l\u2019expatriement est parfois le sujet : En pleine mer, loin die tout ami, ne comprenant pas un des -mots dits autour elle, elle vit le compagnon cher frappé d\u2019une de ces maladies terribles qui emportent en quelques heures.La mort à bord! Il faut avoir entendu la sinistre phrase pour en comprendre toute l\u2019horreur.Malgré la discrétion du docteur, des infirmiers, l\u2019éloignement de l\u2019hôpital, la nouvelle est bientôt connue, et les plus sceptiques sont impressionnés en songeant à ce cadavre caché comme un objet d\u2019épouvante, et qui continue, pour quelques heures encore, son voyage vers le but d\u2019espérance.Le suprême déchirement ne fut point épargné à la jeune femme.Le temps réglementaire écoulé, la grande hélice cessa de battre l\u2019eau \u2014 et c\u2019est presqu\u2019un silence dans un paquebot, où vivent cependant près d\u2019un millier de personnes, quand ce bruit de bête vivante se tait et lentement le paquet sombre, glisse entre deux vagues.Parce qu\u2019on est écrasée de douleur, la vie ne s\u2019arrête pas, elle nous emporte, indifférente, vers d\u2019autres joies ou d\u2019autres souffrances.Notre pauvre amie arriva au terme de son voyage, se rattachant à l\u2019existence par la pensée des nouveaux devoirs qui allaient lui incomber et qu\u2019elle envisageait avec courage.Le mignon bébé, s\u2019il raviva le souvenir des heures terribles passées sur le paquebot, opéra néanmoins ce miracle d\u2019apaisement dont la venue de ces petits ange's est souvent accompagnée.Pendant quelques jours, la jeune maman crut avoir échappée à la fatalité qui la poursuivait depuis si longtemps; jusqu\u2019au jour où le béhé, laissa échapper la vie dans un léger soupir.Je ne saurais trouver une phrase plus poignante pour peindre son désespoir, que celle-ci, lue à travers îles larmes : \u201cQuand on eut emporté mon petit ange, je compris que je demeurais seule encore une fois : j e restai stupide, écrasée.Dites-moi, pourquoi je vis?.A LA TENDRESSE D\u2019UNE MERE Je n\u2019ai point discuté votre pieux désir.Comme si votre .souvenir devait plus tard se refuser à admettre la profondeur de l\u2019épreuve, vous m\u2019avez demandé de la fixer avec des mots écrits.Le récit, tout simple, je l\u2019ai écrit, ainsi que vous l\u2019avez vécu, avec le coeur ; aceptez-le, venant de l\u2019amie, reconnaissante de la confiance que vous lui témoignez.MAGALI.La Mode.Une jaquette est indispensable à la toilette et îles femmes maintenant portent des \u201ccomplets\u201d tout comme ces messieurs.La jaquette-habit est plus difficile à porter que la jaquette d\u2019été en toile ou en tussor.Autant que les boutons d\u2019étoffe, les boutons de nacre et de corozo sont en vogue; j\u2019en ai vu cette semaine, un emploi très ingénieux; imaginez une série de petits boutons de nacre un peu plus gros que des pièces de cinquante centimes, très rapprochés les uns des autres, ou se touchant presque.De grosses ganses de fines serges comme la robe étaient cousues en ligne horizontale, mais elles n\u2019arrivaient pas jusqu\u2019aux boutons que leur relief eut écrasés, elles en étaient éloignées d\u2019un centimètre et demi, et cet espace était rempli par une boutonnière simulée faite en gros cordonnet; pour réussir une garniture aussi compliquée avec la netteté qui convient aux costumes tailleur, il faut une main habile ; ce ne sont pas des garnitures quion puisse entreprendre à la maison.On fait pour les périodes de demi-deuil des costumes tailleur de soie noire qui ont beaucoup de cachet ; ce sont des costumes courts, robes princesse et jaquette longues, aussi simples, aussi dépourvus d\u2019ornements que s'ils étaient en serge ou en lainage; d\u2019autres sont en taffetas brillant ou en très belle toile de soie; je ne.sais si cette vogue des costumes de soie s\u2019affirmera pour l\u2019automne; je ne m\u2019imagine pas ces robes-là en soie de couleur, elle n\u2019auront pas l\u2019élégance sobre des robes noires, id sera difficile de leur éviter un aspect endimanché.LES DRAPERIES.Plus bizarres .que jolies, elles aussi elles sont du moins très variées: voici les tuniques plissées de chaque côté d\u2019un tablier; les plis dégringolent en échelles.Les draperies \u201cen laveuse\u201d ont leur heure de succès.Elles sont comme retournées sur elles-mêmes pour former une espèce de revers qu\u2019on recouvre d\u2019une autre étoffe; ces revers sont en tissu rayé ou quadrillé si la robe est unie, en étoffe unie si la robe est à dispositions; on les fait souvent d\u2019une autre teinte que la robe, ou simplement d\u2019une autre étoffe, en satin ou en taffetas sur du voile ou du cachemire.Il n\u2019est pas tout à fait exact d\u2019appeler \u201crobes à taille longue\u201d, celles qui sont faites de plusieurs parties ou de plusieurs \u201cétages\u201d.Qu\u2019elles s\u2019inspirent des justaucorps moyen-âgeux, ou qu\u2019elles aient des devants de jaquettes libres ou incrustés, elles marquent la taille à sa place normale et sont légèrement cambrées sur les côtés ; si nous les appelons robes à taille longue, c\u2019est, je crois, à cause de l\u2019analogie qu\u2019elles gardent avec les robes de petites filles dont le corsage est beaucoup plus long que la jupe.Si le justaucorps est plat, sans coutures aparentes, on le couvre de broderies et de soutaches; il s\u2019appuie généralement sur la jupe plissée dont il cache le haut, et cele-ci est arrangée de telle sorte, si bien repassée, aplatie, que ses plis ne s\u2019ouvrent pas; ils s'effeuillent .légèrement quand on marche.Mais ce justaucorps simplet ne convient qu\u2019aux bustes jeunes et parfaitement proportionnés, sans trop d\u2019embonpoint, comme sans maigreur.Pour les femmes moins jeunes, on modifie les lignes du justaucorps et c\u2019est dans ce cas qu\u2019on remploie avec avantage l\u2019idée des jaquettes incrustées don» nous parlions tout à l\u2019heure; la jaquette n\u2019existant que sur les côtés laisse voir le panneau princesse du devant de la robe.De toute nécessité, .la ceinture doit être invisible sur les côtés; elle s\u2019insinue dans les broderies, glisse parmi les entredeux, les guipures.On ne l\u2019aperçoit à gauche, à droite que lorsqu\u2019il \u2019s\u2019agit de lier les deux pans de ces étranges jaquettes qu\u2019on a délibérément amputées de leurs pans latéraux.Ces ceintures se meuvent sur les drapés les phrs fantaisistes.Nous avons maintenant les \u201cplis filtre à papier\u201d, .montrant leurs tuyaux d\u2019orgue aplatis et zigzaguant.Nous ne percevons plus ainsi de la beauté féminine que sa quintessence divine.Nous avons encore les \u201cplis de paniers\u201d, mais las paniers tournent et se croisent derrière; nous avons surtout las \u201cdraperies laveuses\u201d, le dernier engouement de la saison.La sur-jupe relevée et nouée à mi-jambe, accuse ce retroussis-lavandière par un revers d\u2019étoffe ou de couleur différentes: retroussis de satin noir sur des robes de drap, retroussis écossais \u2014 ceux-là très accentués, à l\u2019image des.Highlanders \u2014 sur une jupe de ton um!i. LA FEMME 7 Nous admirons encore les \u201crobes à étages\u2019\u2019 et toute la série des draperies à l\u2019Italienne se croisant, se joignant, disparaissant, reparaissant pour s\u2019effacer encore.Les chapeaux, enfin, s\u2019assagissent.Ils se décident à ne plus évoquer les objets d\u2019utilité ménagère: marmite, entonnoir, bassine et abat-jour.On porte le grand chapeau à larges bords, mais ces bords doivent être invisibles, parce qu\u2019ils sont violemment retroussés.Comme garniture : les fleurs, mais des fleurs en lingerie ! Hélas ! liserons en serge, lys en reps et pensées en toile nationale.Quelques Tagalls se parent de feuillages en mousseline, ou des pois irréguliers dessinent d\u2019inquiétantes taches sur le derme délicat des roses.Vraiment, si las fleurs artificielles sont atteintes des maladies cryptoga-miques, l'agriculture est bien malade! Les seules couleurs permises pour les \u201cformes\u201d sont le blanc, ie noir, le bleu-nuit.Le grand chic conseille même des fleurs toutes blanches sur des pailles d\u2019Italie noires, ou inversement.C\u2019est le triomphe du jeu de damas.LADY SMART.Un fonctionnaire de onze ans.\u2014 Etre fonctionnaire à onze ans, et toucher de bons apointement, quelle aubaine à notre époque ! Cela vient de se réaliser pour un boy anglais, nommé Anthony Lowther, que S.M.Edouard VII, roi d\u2019Angleterre, prit dernièrement comme page.Ces fonctions rapportent au jeune garçon 6,000 francs par an).Et il a moins de travail qu\u2019un attaché au ministère de l\u2019Agriculture ! Edouard VII ne requiert ses services que six fois par an.Un magnifique carrosse vient alors 1e chercher à l\u2019écdle et l\u2019y ramène quand la cérémonie où il figurait est terminée.Le jeune Anthony jouit, en dehors de ses appointements élevés, d\u2019un privilège dont il est particulièrement satisfait.Il a droit, à son école, de par ses fonctions royales, à six semaines de vacances supplémentaires.Et il est honoré partout en raison de ses mérites ! Un ivrogne proteste contre son arrestation, pendant qu\u2019un agent le conduit au violon : \u2014Le gouvernement a-t-il, oui ou non, besoin d\u2019argent?Pour lors.en poussant à la consommation d\u2019alcool, j\u2019I\u2019y en fais gagner et vous êtes un antipatriote en m\u2019chopant! Le patriotisme est une fièvre sublime qui dans ses accès triomphe de la nature.A messieurs nos époux j Supposons, messieurs, que vous soyez à la place de votre femme et que, pour quelque temps, elle se mette à la vôtre.Que feriez-vous alors ?Aimeriez-vous qu\u2019elle fit partie d\u2019une demi-douzaine de cercles ou clubs, qu\u2019elle s\u2019absentât six soirs par semaine jusqu\u2019à minuit pendant que vous restiez seul à la maison à dorloter un enfant rechigné et malade ?Seriez-vous bien aise de la voir revenir au logis, au petit jour, titubant et à demi-ivre, ayant à peine assez de jugement pour trouver le trou de la serrure ?Maintenant, supposons qu'elle prenne l\u2019argent que vous destiniez à payer les comptes de l\u2019épicier, du boucher ou d\u2019autres, pour Je parier sur les courses aux chevaux, ou bien dans les salles de billards, dans les buvettes, dans les théâtres de troisième classe, tandis que vous auriez à peine de quoi vous vêtir, que vous seriez toujours sans le sou et que jamais vous n\u2019auriez une petite pièce de monnaie blanche dont vous pourriez disposer à votre gré ; comment aimeriez-vous cela ?Il n\u2019y aurait rien de surprenant si vous murmuriez contre votre sort et que vous souhaiteriez de vous revoir dans votre petite chambrette de jeune fille où vous étiez si heureuse et inconsciente des vicissitudes de la vie, n\u2019est-ce pas ?Supposons que vous ayez besoin d\u2019un chapeau neuf, \u2014 une femme a quelquefois besoin d\u2019un chapeau neuf ! \u2014 et que pour cela on vous reproche votre peu d\u2019économie et votre extravagance, dites, cela ne vous ferait-il pas mal au cœur ?Et si vous êtes femme, vous en aurez, du cœur.Puis en revanche, votre maître et seigneur ne se reprocherait pas, lui, l\u2019argent qu\u2019il dépenserait pour des cigares, des promenades en voiture, et autres petits luxe très agréables sinon toujours permis.Supposons encore que vous êtes à la place de votre femme et qu\u2019elle soit à la vôtre, jouiriez-vous de voir votre mari prodiguer des attentions, des prévenances, des galanteries à d\u2019autres femmes, tandis que vous seriez à la cuisine, près d\u2019un feu ardent, à préparer le souper et à laver les pots et les casseroles ?Dites-moi, aimeriez-vous la voir revenir de la ville quand vous souffrez d\u2019un violent mal de tête, fermant avec fracas les portes sur son passage et, le repas n\u2019étant pas tout à fait cuit, maugréant et tempêtant contre votre migraine?Puis, déclarer que le souper n\u2019est pas mangeable, justement parce que vous avez eu le soin de prendre un \u201cbon lunch\u201d dans un grand restaurant, le midi, et que vous aurez dépensé pour ce lunch deux ou trois fois plus que ce que vous avez donné à votre femme pour la préparation du repas du soir.Supposons que votre femme est à votre place et que vous êtes à la sienne, aimeriez-vous l\u2019entendre jurer chaque fois que quelquechose ne va pas au gré de ses désirs ?A lire le journal tout le temps qu\u2019elle passe à la maison, ou encore, à lui voir jeter ses collets, ses bas, ses mouchoirs, etc., aux \u201cquatre vents du ciel\u201d pour chercher une paire de gants bien en vue sur votre bureau comme si vous priez le Ciel pour ne pas le trouver ?Que penseriez-vous d\u2019avoir à accrocher deux paletots et une demi-douzaine de chapeaux quatre ou cinq fois par jour, pendant les trois cent-soixante-cinq jours que dure l\u2019année, sans compter le nombre de parapluies, cannes, vieilles chaussures à ramasser pendant le même espace de temps ?Supposons encore une fois que vous soyez à notre place.Ne seriez-vous pas heureux de savoir que l\u2019on apprécie les efforts que vous faites pour embellir la maison et le mal que vous vous donnez dans la confection de ces mille petits riens qui servent à l\u2019égayer et à la rendre plus agréable ?N\u2019aimeriez-vous pas quelquefois à vous entendre répéter les noms si chers, les sentiments si doux que l\u2019on éprouvait jadis pour vous durant les temps déjà loin mais plus heureux de vos amours.Ne souhaiteriez-vous pas que l\u2019affection que vous vous portiez alors dure encore et demeure toujours aussi vivace dans vos cœurs ?Bien que vous fussiez déjà de \u201cvieux mariées,\u201d ne vous serait-il pas infiniment charmant vous sentir aimé et de pouvoir vous dire que vous occupez encore la première place dans, le cœur de votre compagnon comme aux beaux jours de la lune de miel ?Ne seriez-vous pas heureux de pouvoir vous persuader que le feu de vos premières amours brûle toujours au foyer sacré de votre toit pour ne s\u2019éteindre que le jour où la Mort, cette impitoyable Faucheuse, moissonnera l\u2019un de vous deux pour l\u2019autre monde ?Messieurs nos maris, pensez quelque fois à ces choses et vous aurez plus de considération pour la compagne qui partage avec patience votre bon comme votre mauvais sort.YOUNG.ESTHER. 8 LA FEMME I\tDe la Politesse\tj Ne tutoyez jamais vos amis.Le tutoiement engendre la familiarité ; la familiarité amène les querelles; les querelles enfantent la haine.L\u2019amitié est impossible entre un grand et un petit, fort difficile entre un jeune homme et une jeune femme.Entre deux jolies femmes, c\u2019est une fiction poétique.Trà gli amici mi-guardi, Iddio; che dé nemici me guardere ben\u2019io\u201d, dit un poète italien dont Voltaire rend ainsi la pensée: \u201cMon Dieu, délivrez-moi de mes amis; je me charge de mes ennemis.\u201d Soyez sincère avec vos amis, mais mettez-y beaucoup de circonspection.Dites-leur toujours la vérité, mais pas toute la vérité.Le duc de X.répétait à qui voulait l\u2019entendre qu\u2019il ne savait pas lire.Un de ses amis lui dit un jour qu\u2019il était un ignorant: M.le duc le fit jeter à la porte par ses domestiques; et il fit bien.Ne vous familiarisez avec votre ami que jusqu\u2019au point où il se familiarisera avec vous, et ne dépassez pas cette limite.Auguste alla dîner chez un citoyen romain qui se vantait d\u2019être son ami et qui, en conséquence, lui donna un repas sans cérémonie.En sortant de table l\u2019empereur ne se plaignit pas, mais il dit à son hôte: \u201cPar Jupiter, je ne savais pas que nous fussions si familiers.\u201d Si vous croyez que vous avez des amis véritables, attendez, pour les juger, que l\u2019adversité vous ait frappé.Il n\u2019y a pas de plus douce, de plus innocente erreur que celle de croire à l\u2019amitié.Si vous obligez vos amis, faites-le de bonne grâce car : \u201cc\u2019est enchérir sur le don que d\u2019épargner à un homme l\u2019humiliation de demander\u201d, disait le prince de Conti.Un homme de lettres rencontre un jour dans la rue un individu qui l\u2019aborde en lui disant: \u201cBonjour, mon cher ami, comment te portes-tu?\u2014 Bien, mon cher ami, comment te nommes-tu?\u201d lui répond l\u2019homme -de lettres.N\u2019oubliez pas, surtout, que rien n\u2019est plus impertinent que de donner des conseils aux amis qui ne vous en demandent pas.Au ministère des besognes inutiles.\u2014Je venais au sujet d\u2019une demande d\u2019emploi.\u2014Aucune chance, cher monsieur, nous îles réservons tous pour nos futurs candidats qui seront blackboulés aux prochaines élections.AUX JEUNES GENS f ?-\tf Dans une convention tenue à Londres, Lord Lvtton, s\u2019est justement récrié contre l\u2019un des grands maux du siècle : La répugnance que manifeste la jeunesse pour île mariage, mal commun un peu à tous les pays.Selon (lui, pour guérir le mal dans sa racine, il faut s\u2019adresser aux parents.Le père doit enseigner de bonne heure à son fils que la société n\u2019est basée que sur la famille, et qu\u2019elle subit nécessairement le contre-coup de la débilité de odle-ci.Combien de jeunes gens abandonneraient promptement les vains plaisirs où, peu à peu, leur énergie vitale se brise par lambeaux, s,\u2019ils connaissaient le bonheur, les douces joies, la charmante paix de la vie de famille.Combien de jeunes filles préféreraient les paisibles délices du foyer aux trompeurs amusements du siècle, si une mère leur avait révélé que /la vocation de la femme est d'aimer, et que seule la famille peut remplir son coeur.Le distingué conférencier a ensuite blâmé et attaqué en face la coutume, trop générale chez les jeunes gens, de ne se marier que quand ils ont un salaire élevé, ou de fortes épargnes, et chez la jeune fille, de n\u2019accepter un jeune homme que s\u2019il peut la faire vivre dans un luxe voisin de l\u2019opulence.Est-ce là comprendre ce qu\u2019est la famille?IJ incombe aux parents d\u2019opposer une digue à ce nouveau courant d\u2019idées, qui menace la société dans ses bases.La convention a déclaré que vingt-deux ans pour un jeune homme, et dix-sept à dix-huit ans pour une jeune fiil\u2019le, c\u2019était l\u2019âge convenable pour entrer dans il\u2019état du mariage.Nous terminons ce rapport, qui n\u2019est pas sans devoir intéresser de près les Canadiens-français, en citant cette parole de Lacordaire: \u201cLa famille n\u2019est peut-être pas le lieu des dévouements héroïques; elle est cependant le principe des vertus qui éclatent sur le théâtre du monde, semblables à ces sources obscures d\u2019où sortent les grands fleuves et dont les eaux vont accroître l\u2019Océan.\u201d MUSCADIN.Devant le conseil de révision.\u2014Vous vous dites impropre au service?\u2014Oui, monsieur Je major, et la preuve, c\u2019est que je n\u2019ai pu rester nulle part comme domestique.L\u2019esprit du boulevard.\u2014Que veut-il faire le citoyen Pataud avec ses menées syndicalistes au foyer de la danse?\u2014Oh c\u2019est bien simple : de la bouillie pour les rats.POUR LES MERES Les enfants entêtés.Dans une revue de Brunswick, Mme Elisabeth Boehm-Lamgar dédie aux mères de famille une méthode nouvelle pour la cure des enfants entêtés.\u201cOn m\u2019avait amené un poupon de quatorze mois qui devait grandir à la campagne pour se fortifier.J\u2019étais la seule personne qu\u2019il connut; il s\u2019attacha passionnément à moi.Mais dès le premier jour il révéla une terrible opiniâtreté.Pendant le repas, je laisse tomber ma serviette.Je lui dis de la ramasser; il ne bouge pas.Je le raisonne, je le caresse, je le gronde, je le menace: rien.Il tombe de sommeil sans céder; je dois le coucher avant de l\u2019avoir vaincu.\u201cAprès plusieurs expériences pareilles, je prends le parti d\u2019éviter des combats qui, se terminant toujours par ma défaite, avilissent mon autorité; je compte sur l\u2019effet de l\u2019âge et de l\u2019éducation.Mais à trois ans mon élève, affectueux d'ailleurs, est plus têtu que jamais.\u201cL\u2019idée me vient alors de m'entendre avec le médecin.A la prochaine crise, je fais venir mon docteur qui ausculte l\u2019enfant, déclare qu\u2019il a la rate échauffée et prescrit des rafraîchissants.Je couche le prétendu malade; je lui applique des cataplasmes bien froids, et je ferme les volets.On parle bas en entrant dans la chambre, on marche sur la pointe des pieds; le malade est tenu au silence, il déjeune d\u2019un petit pain.\u201cL\u2019effet est admirable et dure quatorze jours.A la crise suivante, même traitement, dont l\u2019effet se prolonge tout un mois.Ainsi die suite.\u201cLes accès deviennent de plus en plus rares.A six ans, l\u2019enfant n\u2019en a plus; au moment de se fâcher, il devient rouge, mais sa colère, n\u2019éclate pas ; il se réfugie dans mes bras et se met à pleurer; je le caresse, il se calme et il obéit.\u201cC\u2019est aujourd\u2019hui un jeune homme d\u2019une énergie tranquille et maître de lui-même.Je ne saurais trop conseiller aux mères de traiter l\u2019entêtement comme une maladie\u201d.Mémoire de l\u2019estomac.\u2014Paulette est allée montrer son prix à sa tante.Celle-ci, pour récompense, lui a offert un gâteau affreusement rassis.Comme toujours, au moment de partir, sa mère lui dit tout bas : \u2014Va remercier ta tante de t\u2019avoir donné un gâteau.\u2014Oh! non, répond l\u2019enfant, j\u2019aurais peur qu\u2019elle m\u2019en donne un autre. LA FEMME 9 Un mariage d\u2019argent \u2014Si tu ne l\u2019aimes pas, pourquoi l\u2019épouses-tu?\u2014Parce qu\u2019il a cet mille livres de rentes.\u2014Alors, tu te vends, Sibyle ?\u2014Que veux-tu, Léna, c'est la vie.\u2014Et ton flirt, le pauvre Gontran?\u2014Je ne lui ai rien promis.Ce n\u2019est qu\u2019un flirt.Et puis.on se retrouve, n'est-ce pas?Le mariage, c\u2019est la liberté !.Les palmiers de la jardinière avaient un peu remué, comme au souffle d\u2019une baie subitement ouverte, et Alexandre Bernard parut.C\u2019était le futur de Sy-byle.Avait-il entendu le dialogue des jeunes filles?Léna l\u2019a toujours pensé, mais rien ne le décelait dans ses gestes ni sur son visage.Les deux rites du mariage accomplis, mairie et église, sans parler de la séance de contrat chez le notaire, Sibyle avait été ramenée par sa grand\u2019-mère à l'hôtel Bernard, parc Monceau, transformé en résidence princière, encombré de présents de noces et monté d\u2019une domesticité complète.Elle y entra comme dans un rêve.Sa chambre à coucher était celle d\u2019une fée et jamais lit, autel d\u2019amour ne fut plus voluptueusement paré pour le sacrifice à la Vénus conjugale.Il l\u2019y avait conduite par la main jusqu'au seuil, et, la laissant là, s\u2019était retiré discrètement, sans mot dire.Cinq minutes après, à une petite \u2022toux sous la portière, elle répondit par un : \u201cEntrez\u201d très brave.Alexandre était en costume de voyage.Elle se dressa, béante, dans les dentelles.\u2014Oui, fit-il, c\u2019est très simple, vous désiriez ma fortune, vous l\u2019avez.Mon seul regret est qu\u2019elle ne soit pas encore, et telle quelle, au taux de votre beauté.J\u2019espère un jour y atteindre, e;t c\u2019est dans ce but que je pars.Adieu, madame, et dormez bien.La stupeur avait immobilisé Sibyle.Elle demeurait écrasée sous les courtines comme par la chute du ciel de lit.\u201cJe croyais que vous m\u2019aimiez\u201d, jeta-t-elle, trouvant ainsi d\u2019instinct la seule réplique oportune et qui pût arrêter le fugitif, déjà à la porte.Elle l\u2019y arrêta, en effet.Il revint à elle, et, d\u2019une voix' que l\u2019émotion rendait comme solennelle dans la tendresse, il s\u2019exprima en ces termes : \u2014Je ne rétracte rien de mon premier aveu.Je reste fidèle à mon.serment.Je vous aime aujourd\u2019hui autant qu\u2019hier et que demain.Ma vie est à jamais nouée à la vôtre.Tout est dit, tout est fait, tout est irrévocable, mais vous ne m\u2019aimez pas.Non seulement je.le sais, mais je le sens, car la nature ne trempe pas.Dans ces conditions, il serait du dernier des lâches d\u2019user des droits que la loi seule me confère et que je ne puis tenir, étant honnête homme, que de l\u2019amour, ou plutôt de la réciprocité de désirs qu\u2019il déorète.Vous possédez du pauvre Alexandre Bernard tout ce qui, de lui, vous tentait: ;!e millionnaire.L\u2019époux était de trop dans le marché; je le retire.Le seul lésé, je pense, dans l\u2019affaire, c\u2019est moi, puisque je vous aime.\u2014Ah! monsieur.l\u2019affaire.le marché.quels mots !.Et comment me traitez-vous donc?Si je ne vous aime pas, est-ce ma faute?.J\u2019étais pauvre, et vous le saviez.\u2014Sibyle, lui dit-il doucement, je vous aurais épousée riche, mais j\u2019eusse tout.de même attendu.-\u2014Quoi ?\u2014D\u2019être aimé.Et sur ce mot, qui posait si nettement ce problème, il lui baisa la main et regagna la porte.\u2014Où alez-vous?lui cria-t-elle.\u2014Je ne sais pas.\u2014Où vous écrire?\u2014Chez mon notaire.Alors, au bruit de l\u2019automobile qui remportait loin d\u2019elle, Mlle d\u2019Ender-sac se trouva seule, libre.Le phénomène social auquel les femmes s\u2019habituent le plus vite, c\u2019est la fortune.Pendant les premiers temps de cette béatitude, Sibyle s\u2019en donna à coeur joie.Mais un jour vint où Sibyle avoua à son amie Léna qu\u2019elle s\u2019ennuyait à périr.Elle ne savait elle-même ce qu\u2019elle avait, mais les jours et les nuits lui étaient interminables.Oui, l\u2019adage avait raison, qui dit que la richesse donne tout, excepté le bonheur.D\u2019ailleurs, elle n\u2019avait aucune nouvelle de son mari et ne savait pas où il pouvait être.\u2014Si tu t\u2019en préoccupes, fit Léna, demande-le à son notaire.\u2014C'est déjà fait, mais il y a un mot d\u2019ordre, évidemment, car il a feint de l\u2019ignorer.\u2014Ecris-lui.\u2014La première, jamais ! Pardonne-t-on de telles injures?Il sautait aux yeux qu\u2019elle ne pensait plus qu\u2019à lui.La confidente ne s\u2019y méprit point, étant du sexe, et, pour s\u2019en assurer, elle eut l\u2019idée de lui parler de son flirt.\u2014Sais-tu qui j\u2019ai rencontré, hier, à ta porte ?Gontran !.\u2014Quel Gontran?releva Sibyle.Et Léna fut fixée; elle aimait son mari, la .malheureuse, malgré l\u2019injure, à cause de l'injure peut-être.Et si la jeune fille s\u2019était cachée, la nuit, dans la chambre nuptiale honteuse, elle aurait entendue la vierge veuve sangloter sur la couche déserte et appeler son Alexandre, car elle lui avait écrit, bal et bien, et il n\u2019avait pas répondu.Ce fut lie lendemain que Sibyle retourna délibérément chez sa grand\u2019-mère.Elle y reprit sa chambre, ses robes modestes et son train de demoi-sell'le pauvre.Elle s\u2019était ouverte du prétexte de soigner la vieille dame, parvenue aux confins de sa vie, et qui bientôt s\u2019éteignit entre ses bras.Mais, la morte ensevelie, elle resta dans l\u2019appartement familiall, au milieu des choses aimées depuis l\u2019enfance.Hélas ! elle y cherchait la Sibyle d\u2019autrefois, la conquérante \u201cd\u2019attaque\u201d, prosélyte des idées modernistes sur l\u2019égalité rivale des sexes, la capitaliste peureuse de l\u2019amour que son miroir encadré de mousseline blanche ne lui reflétait plus.Un jour, elle reçut du notaire un billet où il la priait de vouloir bien se trouver \u201cchez elle\u201d pour affaire d\u2019importance.Elle lui manda aussitôt que, décidée à ne plus remettre le pied à l\u2019hôtel Bernard, elle l\u2019attendrait \u201cchez elle\u201d, en effet, soit au logis grand-maternél, jusqu\u2019à la tombée du jour.Mais il ne vint pas.Alors, anxieuse, elle alla au rendez-vous.Ah ! mon Dieu ! lui était-il arrivé quelque chose ?Rien de changé.Tout est dans l\u2019ordre ordinaire, objets et gens.Elle entre, elle monte, elle traverse les salles personne.Que se passe-t-il donc?Voici la porte de la chambre à coucher, sous les lourdes tentures qui la drapent.Elle les écarte.Un homme est là, devant le lit conjugal, à genoux, comme en prière.\u2014Alexandre, je t'aime! Ils sont aux bras l\u2019un de l\u2019autre, enlacés, éperdus, heureux comme au paradis.\u2014Pardon, pardon.Je serai ton éternelle servante.\u2014'Mon éternelle femme, Sibyle.EMILE.Nous ne sommes pas nés pour nous mais pour la patrie.CICERON.Dieu prend soin du monde, \u2014 à nous de prendre soin de la patrie.BACON.Abgarus avait amené à Rome des bêtes prises dans les différentes contrées du monde alors connu et les lâcha dans le cirque en présence d\u2019Auguste.Chaque bête courut aussitôt à l\u2019endroit de l\u2019enceinte où l\u2019on avait déposé une parcelle de terre apportée de son sol natal.L\u2019historien JOSEPHE.Pieuse naïveté.\u2014 Bonne maman trouve Loéotte en train d\u2019envoyer des baisers dans l\u2019espace.\u2014A qui envoie-tu ces baisers, petite chérie?\u2014Au bon Dieu, bonne maman; puisqu\u2019il est partout. 10 LA FEMME Pour envisager J a vie en toute conscience avec les devoirs sérieux qu\u2019elle impose, et faire vaillamment son devoir en toutes circonstances, i'1 faut une certaine préparation et cette préparation, c\u2019est une éducation rationnelle de l\u2019enfance d\u2019abord de la jeunesse ensuite.Je veux encore aujourd\u2019hui dire un mot sur la manière d\u2019élever nos filles, il ne se passe pas de jours que nous n\u2019ayons l\u2019occasion de regretter l\u2019absence de sens pratique qui préside ordinairement à leur éducation.L\u2019éducation première a une importance indiscutable, et c\u2019est d\u2019elle que dépendra le bonheur de plusieurs générations.Je dis bien, plusieurs, car dans la vie, on est toujours solidaires les uns des autres, et en armant une créature humaine pour la lutte difficile de la vie, on n\u2019a pas uniquement en vue son propre bonheur, mais encore celui de beaucoup d\u2019autres qui seront appelés à vivre autour d\u2019elle.Je pense qu\u2019il est très important de laisser chez l\u2019enfant et plus tard chez la jeune fille, l\u2019intelligence s\u2019épanouir graduellement, le jugement s\u2019exercer afin de lui constituter peu à peu une individualité.C\u2019est une tâche délicate et il faut agir avec tact et prudence: Essayer d\u2019abord de se mettre au niveau de la jeune âme que l\u2019on forme, la suivre pas à pas, la soutenir, la diriger mais sans jamais l\u2019opprimer.Et ici je me permets une remarque sur certaines lacunes de l\u2019éducation dans les couvents: je trouve qu\u2019on ne laisse pas aux jeunes filles une liberté de pensée et d\u2019action suffisante.On les contraint à une infinité de petites pratiques inutiles, agaçantes et souvent ridicules, et pour dire le fond de ma pensée, on ne s\u2019occupe pas assez de connaître véritablement l\u2019esprit et l\u2019âme de ces enfants.Eh bien, il est absolument interdit au couvent, dé parler de ce qu\u2019on appelle le Monde avec un M majuscule: ceci comprend les sorties, les amusements, les connaissances masculines, le mariage ! Ah ! cela surtout ! C\u2019est un grand tort, et pour être défendues, ces conversations n\u2019en sont pas moins générales ; mais elles sq, font à la dérobée, avec un grand mystère qui y ajoute précisément le grain de piment nuisible.Pourquoi ne pas permettre aux enfants de dire, entre elles et devant les religieuses, qui ne s\u2019en effaroucheraient pas, toutes leurs petites idées sur tout.\t> Il est entendu que pour former une enfant, il faut absolument la connaître et avoir sa confiance ; or, on ne la connaît que si elle se laisse connaître, et elle ne se laisse connaître que si elle a la certitude de n\u2019être jamais rebutée.Une équité parfaite, une fermeté douce, une bienveillance infatigable, un espnit large et judicieux, sont les principaux agents qui attirent la confiance de l\u2019enfant et l\u2019amènent à ouvrir sa pensée intime à ses éducateurs.Et quand vous aurez gagné sa confiance, vous pourrez semer à l\u2019aise la bonne semence dans son esprit avide de savoir, et dans son coeur .si sensible aux moindres impressions.Au contraire: exagérez la sévérité, ayez une sévérité étroite et qu\u2019elle juge ridicule, et c\u2019est fini de votre influence ! On se cachera de vous ; vos avis, même les meilleurs, ne seront pas reçus avec confiance, et vous aurez, involontairement mais sûrement, contribué à développer chez cette petite femme l\u2019esprit de dissimulation qu\u2019elle porte en germe.Dans nos malheurs ou dans nos joies, notre personnalité est pour beaucoup : nous faisons en quelque sorte notre vie, alors n\u2019importe-t-il pas grandement que nous soyons préparées à la faire sérieuse, bonne et utile.Avec les jeunes filles, cherchons 'donc à affermir .leur raison, à former leur jugement, apprenons-leur à penser, à s\u2019assimiler par la réflexion, les choses apprises, et je suis prête à admettre que c\u2019est encore au couvent qu\u2019on y travaille plus sérieusement.Personne plus que moi ne sait apprécier le dévouement et la capacité des religieuses; je leur voudrais seulement un peu moins d\u2019esprit de routine, une plus grande largeur de vues, plus de respect de la liberté individiiuelle, et surtout, je voudrais qu\u2019elles se pénétrassent de cette vérité : c\u2019est que leurs enfants sont de futures femmes du monde, de futures mères, et qu\u2019elles doivent être élevées en vue de cette vocation et non comme de petites novices.L\u2019enfant est devenue jeune fille et voilà le rôle de la mère qui s\u2019accentue.Il s\u2019agit de compléter cette éducation et de faire de cette enfant, une vraie femme qui saura se diriger seule, dès qu\u2019il le faudra.J\u2019ai déjà eu l\u2019occasion de parler de la formation domestique et ménagère que l\u2019on doit donner à oes futures maîtresses de maison.Aujourd\u2019hui, j\u2019aborderai la question par un autre côté; et je m\u2019élèverai contre cette habitude déplorable et si répandue, d\u2019élever les jeunes filles dans le luxe et l\u2019oisiveté.Entre la sortie du pensionnat et le mariage, leur vie s\u2019écoule frivole, vide et inutile.Elles n\u2019ont aucune idée de la valeur de l\u2019argent, elles s\u2019habituent à le gaspiller et elles ne savent comment utiliser leur dix doigts! Presque toutes les mères constatent cet état de choses, beaucoup en gémissent, très peu essaient de réagir.Ne voient-elles pas que le bonheur futur de leur fille est gravement compromis par cette absurde conduite?Pourquoi, je vous le demande, la jeune fille comme le jeune homme, ne songerait-elle pas à orienter son existence vers un but sérieux?La femme a, aussi bien que l'homme, le devoir de travailler et de se rendre utile.Elle a toujours une mission à remplir; hélas, elle ne la remplit pas toujours ! à qui la faute, sinon aux mères qui ont laissé s\u2019enraciner des habitudes de paresse, de luxe et de mollesse ?Une jeune fille de coeur et de bonne volonté peut trouver une infinité de moyens de s\u2019occuper d\u2019une manière utile et sérieuse.Il en coûte quelques efforts d\u2019activité et d\u2019énergie pour rompre avec les anciens préjugés, qui ne veulent pas qu\u2019une jeune fille, ayant une certaine aisance, ait d\u2019autres occupations que quelques arts d\u2019agrément ou les menus soins du ménage.Mais dans les circonstances actuelles fl devient de plus en plus indispensable que toute femme ait une vocation sérieuse qui lui permette de compter sur elle-même dans la vie.Que savez-vous de l\u2019avenir?Combien des jeunes filles, élevées richement, très bien mariées, deviennent veuves, sans ressources et avec une famille à élever.Ne pensez-vous pas qu\u2019une jeune fille sérieuse, habituée à travailler et à faire toujours ce qu\u2019elle doit faire, une jeune fille dont l\u2019activité, l\u2019énergie et l\u2019initiative ont été développées se tirera mieux d\u2019affaire que celle qui a toujours compté sur les autres pour la diriger et la servir?Et si vous ajoutez à ses chances, un talent intellectuel ou manuel qu\u2019on lui a fait cultiver quand elle en avait le loisir, la voici en état de gagner sa vie ou tout au moins d\u2019amélioner sensiblement sa position.Elle aura sur d\u2019autres femmes obligées de travailler, l\u2019immense avantage d\u2019appartenir à un niveau social assez élevé pour apporter dans l\u2019accomplissement de sa tâche une intelligence et un sérieux bientôt appréciés par ceux qui remploient.Toutes les formes du travail honnête ont une noblesse : enseignons-le à nos filles ; ne leur permettons pas de gaspiller plusieurs années de leur existence en distractions si énervantes et si souvent dangereuses.Formons leur volonté et leur conscience, donnons-leur des habitudes de vie sérieuse et nos petits-fils seront des hommes! DANIELLE AUBRY. LA FEMME 11 Conseils de la Ménagère j Voul-ez-vous remettre à neuf des dentelles noires légèrement roussies et ramollies?Teintez-les dans un café très fort, Laissezdes sécher puis plon-gez-lles dans de la bière brune, et repassez encore humides.Le meilleur moyen d\u2019enlever les taches d\u2019huile et de graisse faites sur les tissus 'de laine ou de soie, consiste à frotter la tache des deux côtés de l\u2019étoffe avec un linge propre imbibé de benzine ou, à défaut, de térébenthine rectifiée, puis de couvrir la tache de terre de pipe.Au bout de quelques heures la tache aura disparu.Pour enlever les taches graisseuses sur le velouns, il suffit de les humecter avec de la benzine ou de l\u2019essence minérale.Les taches de bougie s\u2019enlèvent instantanément, .sans laisser de traces, en appliquant dessus une tranche de pain grillée toute chaude.Pour laver les foulards de soie.\u2014 Nettoyez d\u2019abord las foulards en les passant dans un savonnage à froid, puis rincez-les et essuyez-les.Faites ensuite bouillir du son dans de l\u2019eau \u2014 une poignée de son par foulard \u2014 et filtrez cette décoction à travers un linge.Laissez-y tremper quelque temps les foulards; puis, prenez-les, suspendez-les et, enfin, ayez bien soin de les repasser légèrement pendant qu\u2019ils sont encore humides.Sans nounou!\u2014 Marie, toute petite, entend un chien aboyer plaintivement.\u2014Pourquoi qu\u2019il aboie, ce chien, papa?\u2014Probablement pour demander sa soupe, ma chérie.\u2014Mais qu\u2019est-ce qrrelle fait sa nounou ! Chacun son gout.\u2014 Zézette, pourquoi as-tu croqué tous les bonbons, et n\u2019as-tu donné que les devises à François?\u2014Maman, c\u2019est parce qu\u2019il aime beaucoup lire, lui ! î Le carnet de la cuisinière ! ! .».^ Cervelles de mouton frites.\u2014 Faites cuire les cervelles 'dans un court bouillon d\u2019eau vinaigrée, salée, poivrée, aromatisée de thym, laurier, avec persil, oignons, etc., égoutez-fes et trempez-les ensuite dans une pâte à frire.Placez-les alors dans la friture bien chaude.Portez isur table avec accompagnement de sauce, tomates, avec sauce piquante (dans une saucière) ou simplement avec citrons coupés en quartiers.Il faut une cervelle par personne.Potage excellent.\u2014 Prenez trois oignons de moyenne grosseur et ooupez-le,s en quatre, mettezdes bouillir dans une chopine d\u2019eau.Faites-les cuire jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient tendre, environ une, demi-heure.Mêlez une cuillerée à dessert de farine dans un peu de lait pour l\u2019épaissir ; ajoutez ensuite un morceau de beurre de la grosseur d\u2019une noix et environ une tasse à café de bon lait, du sel et du poivre.Faites bouillir tout de suite.Prenez des tranches de pain et beurrez4.es bien coupez-les en petits carrés et mettez-les dans un bol ; versez dans l'a soupe bouillante.Froid, c\u2019est excefflent.Caramels au chocolat.\u2014 Râpez trois tablettes de chocolat ; mettez dans une casserole en cuivre deux verres (à boire) remplis de sucre en poudre, deux mêmes verres de crème douce, une cuillérée à bouche de miel, de là vanille en poudre et le chocolat .râpé; mettez la casserole sur le feu, et tra-vai.lez son contenu pendant une demi-heure, sans quitter le feu; versez le tout sur un marbre qui a été légèrement huilé ; découpez aussitôt, avec un caramel, également et légèrement huilé.Fromage au miel.\u2014 Une exquise manière de manger le fromage à la crème consiste à le mélanger avec du miel liquide ; on fouette de manière à rendre le mélange très intime et l\u2019on ajoute une petite quantité de bon kirsch.On incorpore plus ou moins le fromage à la crème selon qu\u2019on aime le fromage plus ou moins sucré.A VOUS Courageux petit homme.\u2014Dans une réunion de la Bonne Presse, à Angers, M.René Bazin, l\u2019éminent académicien, a cité ce trait admirable d\u2019un écolier de Maine-et-Loire : \"Après l\u2019enlèvement du Christ de l\u2019école, les enfants revinrent le lendemain, tous avec un crucifix sur leur poitrine.L\u2019instituteur leur enjoignit de faire disparaître l\u2019emblème religieux, en leur permettant de le porter dissimulé sous leurs habits.Tous s\u2019y résignèrent, sauf un seul.Le maître le renvoya chez lui avec une punition de 50 lignes.L\u2019enfant revint avec les 50 lignes écrites, mais aussi avec le christ toujours apparent sur la poitrine.Le maître le renvoya de nouveau avec une pénitence double L\u2019enfant rapporta les 100 lignes, toujours avec son crucifix à la même place.L\u2019instituteur continua o\u2019augmenter le pensum de 50 lignes jusqu\u2019à 500.Le petit écolier persévéra dans son énergique attitude, et, de guerre lasse, le maître cessa de sévir.L\u2019enfant put ainsi conserver son Dieu sur sa poitrine.Il avait bien mérité cet honneur.\u201d Placement pratique.\u2014Mon petit frère demande deux sous a maman.\u2014Qu\u2019as-tu fait de ceux que tu a-vais hier?\u2014Je les ai donnés à une vieille femme.\u2014C\u2019est bien, mon enfant.Tiens voilà! .Mais pourquoi t\u2019intéresses-tu tant que cela à cette vieille femme?\u2014C\u2019es\u2019t parce qu\u2019elle vend des sucres d\u2019orge.Guérison des y»- ux sans médicaments, opération ni douleur Nos \"Verres Tone\u201d nouveau style A < >K DR L sont garantis pour bien VOIR, de LOIN et de PRÈS, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal.A L\u2019INSTITUT D\u2019OPTIQUE LE SPECIALISTE B IDHiER 1 A4, Ste-Cstherine Est coin Ave Hotel de Ville.Montréal L\u2019EXAMEN DES YEUX GRATIS Spécialité: Yeux artificiels A V xs Cette annonce rapportée vaut 16c par iollar «ur tout achat en lunetterie.Il rt-cherche les Cas difficiles, désespérés.N\u2019achetez jam*is des \u201cPEDLERS\u201dui aux magasins* A- out-filre\u2019 \u2019si vous tenez & vos yeux -LES____ Essences Culinaires de Jonas sont recommandée* pat* les chefs le3 plus célèbres elles sont en usage dans les piincipaux hôtels et restaurant s del\u2019Atlantiquo au Pad-fiqu 12 LA FEMME .\u2014 | Une jeune fille doit-elle épouser un honr f |me d\u2019une condition inférieure à la sienne| La jeune fille se fait malheureusement trop de fois, un idéal du mari qu\u2019elle veut épouser.Les avantages extérieurs sont bien peu de chose, comparés à une âme vaillante et généreuse, et à une noble intelligence.On est bien vite blasée sur une belle figure d\u2019homme, et les compliments spirituels d\u2019un homme à la mode pèsent pour peu de chose dans la balance du bonheur, si ils ne sont accompagnés d\u2019autres qualités solides.J\u2019ai vu une petite sotte refuser devenir la femme d\u2019un honnête homme, parce qu\u2019il était un peu gauche dans un salon et qu\u2019il choisissait mal ses cravates! Comme si elle n\u2019aurait pu choisir elle-même plus tard cet objet de toilette masculine, et, même réformer les manières défectuerrses de son mari.Quelques jeunes filles souhaitent d\u2019être l\u2019élue d\u2019un homme dont l\u2019intelligence supérieure leur soit une cause d\u2019admiration constante J\u2019accorderai qu\u2019elles sont délicieusement femmes, puisqu\u2019elles aimeraient à trouver dans leur mari, non un être à dominer, à annihiler, mais un protecteur si haut placé dans leu esprit, qu\u2019il leur fut doux de se laisser guider par lui et de faire de sa volonté leur volonté.Toutefois, je leur dirai qu\u2019une haute intellectualité, le génie même, si beaux que soient ces dons, ne sont pas toujours une garantie de bonheur conjugal.L\u2019histoire de la plupart des grands hommes est là pour le prouver.Croyez-en mon expérience, les qualités qui peuvent assurer une existence heureuse dans le mariage sont, chez un homme, la loyauté, la droiture, l\u2019honnêteté et la dél'catesse.Voilà le type dont il faut rêver et cet homme-là se trouve dans toutes les classes de la société.Je sais bien, hélas! que beaucoup de jeunes filles, autant que leurs parents, se laissent déterminer pour leur choix par la haute position sociale ou financière du prétendant.Elles ont tort.Ce sont des préjugés que ceux qui se bercent sur des raisons aussi puériles que celles-là.Certains mariages, par contre, sent être une déchéance et qui, au contraire, sont un bienfait pour la société qu\u2019ils régénèrent par un sang nouveau.On va peut-être se méprendre sur mes sentiments.Je ne conseille nullement à une jeune fille d\u2019épouser un homme dont l\u2019éducation soit inférieure à la sienne.Elle aurait à souffrir de la vie commune, \u2014 fine, distinguée, sensible -il lui fallait subir les rudesses d\u2019un mari trop frustre.Mais quand un homme, grâce à son intelligence, est sorti du milieu vulgaire où la destinée l\u2019avait fait naître, quand il s\u2019est \u201crefondu\u201d par les fréquen- tations des gens bien élevés, quand il possède ce qu\u2019on appelle l\u2019acquis il est tout à fait digne de la main d\u2019une jeune fille quelle qu\u2019elle soit.Et les parents s\u2019ils ont du bon sens et du jugement ne sauront trop encourager ces alliances pour-leurs filles.Quelle est la plus haute faculté de l\u2019âme?Est-ce que ce n\u2019est pas le génie?Non, c\u2019est la bonté.Victor HUGO.LES BAISERS -Je veux vous chanter, ô baisers, divers, Sourires des coeurs, sourires des âmes; Que ne puis-je., hélas! mettre dans mes vers Vos tendres frissons et toutes vos flammes! -Hésitants baisers, ¦ baisers ingénus, Des lèvres d'enfants riant aux chimères; Sous les petits bras potelés et nus, Baisers si câlins des douces grand'mères ! -Je ne chante pas les baisers maudits, Baisers de Judas, traîtres et farouches; Je ne chante pas les faux Paradis Les baisers menteurs des menteuses bouches.-Mais je chanterai le chaste baiser Que la Vierge pose à la Croix divine, Jo gnant ses doigts fins d\u2019un geste apaisé, Avec un soupir que le Ciel devine! Et les clairs baisers, furtifs et charmants, Des joyeux vingt ans, frémissants et roses, Les ivres baisers des pâles amants, Dans l\u2019orgueil royal des apothéoses! -Puis je pleurerai les noirs lendemains, Parmi le déclin des caresses vagues, Les baisers d\u2019adieu sur les tristes mains, Sur les tristes mains dont glissent les bagues! LA SOIE, En & Retient le té moignage de Supériorité du monde entier depuis au-delà de soixante ans.Pensez a ce que cela veut dire ! en bobines favorite des modistes se rompre -J>ï?OS£; ¦»¦ /\u2022> FtEURS FRAICHES Eu quantités illimitées reçues tous les jours Tributs Floraux de toutes sortes Bd.G-ERNAEY 108 Ste-Catherine Est, TEL.EST 8204\tMONTREAL Di Biosfait poar is kn Im ! ^Poitrine parfaite pat les Poudrea.Orientales les seules qui assurent en 3 mois le développement des formes chez la femme et guérissent la dyspepsie et la maladie du foie.Prix : Une boice-avec .^notice, $i.oo; é.boîtes, J $5.00.Expédié.Trance .\t.\tpar la poste sur récep- àon du prix.Dépôt général pour la Puissance L A.BEBU A -P.T-.42.rue Ste Catherine-Est, Montréal Tel.Up.Town 4152 Mad.ASSELIN 260 Ste-Catherine Ouest Entre B leur y et St- Alexandre SALONS DE TOILETTE POUR DARflES Coiffures de la Mode actuelle, Postiches en tous genres Ondulations Marcel, Massage, Vibrassage, Shampooing, Manicure, Spécialité d\u2019ouvrages en cheveux et accessoirs de toilette.Peignes, Perruques, Barrettes, Transformations, Epingles, Toupets, Bandeaux, Tresses, Lotions, Pompadours, Parfumeries 4ÊHg Académie de Danse = Nationale = 270 mONTSHU, coin Ste-GatMe Instructeur; Prof.LAÇASSE gradué des meilleures Académies de New-York, 1 2 ans d\u2019expérience ei de succès.Le programme de dauses de société le plus co mplet euseigué par les méthodes les plus parfaites.OUVERT LE JOUR ET LE SOIR Daus les cours de l\u2019après-midi, les dames et 1rs demoiselles sont l'objet d'une atteutiou toute spéciale.Le
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