Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La femme
Éditeur :
  • Montréal :Maison Letendre, Fils & cie,1908-1912
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La femme, 1910-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Maison Letendre, Fils à.Cia.BON MARCHE Ravua mensuelle offerte a tous les clients du No.24 MONTREAL, MARS 1910 2èm Année m r \u2022/ : ?-sm l' ¦ \u2018f-1:.immâ mm Wm?m WMM mm ¦ Mmmm mmm '¦risjk'- ¦;ÿ:mïm£ \u2019 /\t\u2022 =e >ï\\.: : ';/¦\t\u2022 Vv.mw-m t®î fl ;\\ 0S®i Sa#*.! ?! \" \u2022 ÿtf S' ¦ ïimm ' HHj§ ïSS® cSÜ ikü» >===1-\u201c=^.¦ :émmà mm.si * 7 v üül ÏÏMï* fl ! iSS® Ml;lv ~v-?££ -h»\u2019 LA ROMANESQUE.Ele avait déjà des peines de coeur à seize ans, et maintenant qu\u2019elle en a trente ce n\u2019est plus qu\u2019un soupir, qu\u2019un rêve, qu\u2019um nuage mélancolique! A force de parer .vn idéal, il est devenu une espèce de chasse précieuse où bientôt il faudra déposer comme des reliques saintes, les rares souvenirs de jeuinessse.Au fait, vous l'a connaissez.Elle s\u2019appelle Ghislaine, maintenant; au baptême c\u2019est le nom de Louise qu\u2019elle a reçu, mais la vie à laquelle aile était destinée ne lui permit plus bientôt de porter un nom aussi simplet.Elle s\u2019appela Ghislaine.C\u2019est moyennageux, c\u2019est langoureux, c\u2019est héroïque, c\u2019est parfait ! Elle me fait ses confidences, comme a vous du reste, chaque fois que je la rencontre depuis au moins dix ans.L\u2019abord, elle rêva d\u2019un idéal brun comme le héros de je ne sais plus quel Feudlllet, brun, avec des yeux qui \u201cvont chercher le coeur et qui le prennent\u201d, des cheveux \u201cen boucles soyeuses\u201d, des mains \u201clongues et fines révélant Ta race\u201d, etc.C\u2019est au couvent qu\u2019elle faisait ce rêve, après les jours de congé où elle avait lu en cachette quelques \u201cbeaux livres\u201d prêtés par une amie.Or, aux vacances suivantes, -l\u2019idéal bran lui apparut un jour qu\u2019elle -magasinait avec sa tante.Il était commis de nouveauté et s\u2019appelait Raoul.Raoul ! jusqu\u2019au nom rêvé qu\u2019il possédait.Et Ghislaine \u2014 Louise, rougissait, soupirait, minaudait, cependant que le beau Hao;ul mesurait du ruban en faisant de l\u2019oeil à une caissière blonde, placée en face de lui.Dès cet instant, Ghislaine .connut toutes les tortures de la jalousie.Et céla dura jusqu\u2019à ce que, ayant lu d\u2019autres livres, .un idéal nouveau se dessina en l\u2019imagination de la romanesque enfant.Elle crut -encore le rencontrer dans la personne d\u2019un -étudiant de trente ans aux ongles -sales à la -cravate en bataille, qui récitait, avec des yeux chavirés, des vers de son cru où l\u2019amour rimait avec.toujours et le coeur avec bonheur comme de raison.\u201cJ\u2019aime un poète\u201d, ma chère! Et de longs soupirs s\u2019échappaient -de sa poitrine.Un jour, le poète fila à la campagne, où son père, un brave paysan, le rappelait, fatigué de payer des cours depuis six -ans, sans qu\u2019un seul -examen fut encore passé avec succès.Ghislaine s\u2019en fut villégiaturer dans les parages de son idéal -et le vit, un chapeau de grosse paille sut la tête, un foulard à carreaux autour du cou, qui revenait, uu seau dans chaque main, de traire les vaches paternelles.Comme ses lectures favorites n\u2019étaient point les pastorales, -son rêve ne changea pas de cours, mais il se brisa.Et elle écrivit -à ses amies des lettres navrées et navrantes où il était question de coeurs meurtris, d\u2019illusions perdues, et tutti quanti.Un beau jour, enfin, voilà que ses parents voulurent la marier, -elfe était d\u2019âge et un parti convenable se présentait sous forme du fils aîné d\u2019un -épicier riche et qui -devait continuer de faire marcher la besogne, une fois le bonhomme retiré d\u2019affaires.Mademoiselle s\u2019indigna d\u2019abord, puis s\u2019imagina qu\u2019elle se sacrifiait au bonheur de ses parents ainsi que la veille ell-e l\u2019avait lu dans île feuilleton de la \u201cPresse\u201d, où l\u2019on parlait d\u2019une jeune fille belle -et noble comme elle.Et elle consentit héroïquement- au sacrifice.Que de soupirs, que de langueurs, que de poses abandonnées ! durant ces tristes fiançailles.Mariée, elle fut heureuse, -elle l\u2019est probablement -encore, mais elle ne l\u2019a-voueraiit pas pour un empire, il est de bien meilleur ton de parler de \u201csa vie brisée, de ses aspirations refoulées\u201d et le reste.Elle a toujours son idéal.La dernière fois -qu\u2019elle m\u2019eu -a parlé, c\u2019était un jeune noble espagnol.Mais en realite Louise est fidèle à son épicier de mari.C\u2019es-t Ghislaine qui rêve en Espagne. LA FEMME 7 ^ La pauvre Eugénie îj Comme je montais chez mes vieux amis Boissonnot, une darne descendait ne me laissant voir dans la pénombre de l\u2019escalier, qu\u2019une silhouette penchée, un bout de profil mélancolique, un geste affaibli et découragé de la main pesant sur la rampe, tandis qu\u2019à mon oreille parvenait le bruit étouffé d\u2019un long soupir, suivi d\u2019un autre, et d\u2019un autre encore.\u2014Vous l\u2019avez rencontrée?me demanda M.Boissonnot que je trouvai arpentant à grands pas son vestibule qu\u2019il transforme volontiers en promenoir les jours où il pleut, et où ses nerfs surexcités ont besoin d\u2019une détente.\u2014Qui cela?La plaintive élégie, en longs habits de deuil déclama-t-il.Non, au fait elle avait, je crois, une robe bleue ou verte! Mais, sur elle, toutes les couleurs semblent tourner au noir, tous les vêtements font l\u2019effet de draperies funèbres, et les plumes de son chapeau prennent l\u2019aspect de saules pleureurs.Où que vous la rencontriez, en toute circonstance, à une noce comme à un enterrement, vous lui verrez cette mine éplorée, vous l\u2019entendrez se plaindre de quelqu\u2019un ou gémir sur quelquechose.Il n\u2019y a pas la pareille pour découvrir partout un fond d\u2019amertume, pour extraire de tout un souoi, pour distiller savamment l\u2019ennui, pour faire mousser le découragement et la tristesse, les épan-dre autour de soi, s\u2019y noyer, y noyer les autres.A voir son empressement à rechercher, son habileté à découvrir le côté fâcheux des choses, rien que côté-là, son plaisir à s\u2019y arrêter, son incapacité à saisir et à goûter les joies de la vie, à s\u2019en créer au besoin, on se demande si, au bout du compte, l\u2019existence, telle qu\u2019elle l\u2019envisage, ne répond pas à son idéal particulier, n\u2019est pas la seule qui lui convienne et si pour elle le bonheur ne consiste pas à se proclamer la plus infortunée des créatures ! \u2014Cette pauvre Eugénie a bien ses ennuis, insinua la bonne Mme Boissonnot.\u2014Aussi peu qu\u2019on en puisse avoir en ce monde._ \u2014Certaines natures ressentent plus vivement que les autres.\u2014Ceux qui ont ces natures-là sentent plus profondément que les autres aussi et, en général, ne laissent pas échapper au dehors un flot de confidences déplacées et d\u2019inutiles lamentations.Il y a des gens que cela soulage.\u2014Leur mal n\u2019est pas bien grave, pour être guéri par un remède aussi anodin.Anodin pour eux, j\u2019entends, mais pas pour ceux aux dépens de qui ils l\u2019appliquent.M.Boissonnot montra d\u2019un geste éloquent la porte du salon.\u2014\u2018Croiriez-vous que cette maudite femme nous a tenus là trois heures d\u2019horloge à l\u2019écouter, \u2014 je ne dirai pas jacasser comme une pie, c\u2019eut été supportable encore ! \u2014 mais hululer comme une chouette ! pour nous détailler, à nous, qui en nos quatre-vingts ans avons passé par bien des grandes douleurs et les avons côtoyées toutes, ce qu\u2019elle appelle, ce qu\u2019eliè ose appeler ses malheurs.\u2014Vous lui avez adressé en guise de condoléances.\u2014Mes félicitations.\u201cMa chère enfant, lui ai-je dit, à voir l\u2019importance que vous attachez à ces menus incidents et accidents de l\u2019existence quotidienne, je constate avec plaisir que vous avez été épargnée par les catastrophes dont la plupart d\u2019entre nous sont victimes, et je vous souhaite sincèrement la continuation de cet état privilégié.\u201d Là-dessus, elle a poussé un cri : \u201cComment ! Vous avez le coeur assez dur pour ne pas me plaindre!\u201d et elle est partie, étouffant d\u2019indignation, comme une jolie femme dont on discuterait la beauté ou un banquier qui verrait sa solvabilité mise en doute.Et, de fait, je lui portais un préjudice sérieux.Je nuisais à sa situation, à sa pose, à son chic.Je la faisais déchoir de son rang d\u2019illustre malheureuse.Je contrecarrais son ambition qui 'est celle de tant de femmes : occuper tout le monde d\u2019elle.M.Boissonnot était en plain accès d\u2019ironisme philosophique : \u2014Les hommes aussi aiment à ce qu\u2019on s\u2019occupe d\u2019eux, mais \u2014 notez la différence \u2014\u2022 à condition que ce soit pour les approuver, les 'admirer, les considérer ou les suivre, \u201cpour être épatés\u201d ou au moins, tenu en respect; s\u2019ils ne peuvent faire dire d\u2019eux, \u201cquel esprit supérieur, quel charmant caractère\u201d pour obtenir qu\u2019on dise: \u201cen voilà un qui a su se débrouiller !\u201d, ou : \u201cil ne ferait pas bon s\u2019attaquer à ce gaillard là!\u201d Les femmes ont la vanité plus modeste.Quand elles sont férues de cette manie d\u2019attirer l\u2019attention, elles n\u2019exigent pas même que cette attention soit bien veil! anJte.Qu\u2019on .les remarque, certaines n\u2019en demandent pas davantage; pour les critiquer ou se moquer d\u2019elles, si elles n\u2019ont pas à espérer mieux; qu\u2019on les montre au doigt, plutôt que de les laisser passer inaperçues! Jugez si, dans ces conditions, celles qui ne sont pas en mesure d\u2019aspirer aux hommages, se rejetteront volontiers sur les sympathies! si, ne pouvant s\u2019imposer par leur beauté, leur esprit, leur argent, elles seront aises de vous accabler de leur infortune, d\u2019user de vos bons sentiments, d\u2019abuser de votre patience; de se jucher sur le petit piédestal que votre charité leur dressera; de se créer une petite spécialité, une petite situation, dans* le monde où elles n\u2019avaient aucun moyen de se distinguer; à défaut d\u2019autre épi- thète de voir accoler à leur nom ce qualificatif \u201cla pauvre une telle\u201d.On a dit souvent que les malheureux n\u2019avaient pas d\u2019amis.Ce n\u2019est tout à fait vrai que quand le malheur est fier, discret, résigné.Le public ne va pas rechercher et mesurer les souffrances muettes.Seules, les manifestations extérieures frappent sa sensibilité grossière.Celui qui criera le plus fort sera celui qu\u2019on croira devoir plaindre; celui qui vous prendra pour confident, celui auquel, sans plus examiner, on accordera créance et on donnera raison sur tous les points.Les pleureuses mondaines ont, d\u2019ailleurs, le tact de choisir le thème de leurs lamentations.Bien dont l\u2019auditeur puisse s\u2019effaroucher.Pas d\u2019appels directs et gênants à sa bourse, pas d\u2019intervention personnelle sollicitée de sa part.Qu\u2019il écoute, qu\u2019il s\u2019attendrisse, qu\u2019il laisse s\u2019épancher oe coeur toujours débordant, et le but visé sera atteint.Prenons pour exemple \u201cla pauvre Eugénie\u201d, un des types accomplis de l\u2019espèce.Quel secours a-t-elle jamais reçu, demandé, ou pu espérer de nous?Aucun.C\u2019est donc pour le seul plaisi:) que, depuis une trentaine d\u2019années, elle nous assassine de ses jérémiades, roulant invariablement sur les deux mêmes sujets; ce qu\u2019il y a de mieux toujours, ne pouvant gêner personne, et ne s\u2019épuisant jamais' les états d\u2019âmes, et les dissentiments de famille.Sapristi ! Elle a commencé de bonne heure! Nous avons connu d\u2019abord \u201cla pauvre petite Eugénie\u201d, une'gamine revenant invariablement de pension les yeux rouges, avec d\u2019interminables histoires d\u2019injustices subies de la part des maîtresses, de mauvais tours joués par les camarades, de déjeuners qui lui faisaient mal à l\u2019estomac, de courants d\u2019air dans la classe ne soufflant que sur elle, de leçons et problèmes inventés spécialement pour lui casser la tête.Puis ce fut \u201ccette pauvre Mlle Eugénie\u201d, incomprise de ses parents., malmenée par ses frères et soeurs, poursuivie dans le monde parla malveillance et la malchance, ne se mariant pas assez vite; désespérée à l\u2019idée qu\u2019elle resterait sûrement pour- compte et, l\u2019épouseur enfin venu nous avons vu \u201cla pauvre Mme Eugénie\u2019 verser des larmes encore plus abondantes à cette étonnante découverte qu\u2019aucun homme n\u2019est sans défaut, aucune union sans concession et sans support mutuel.Après quoi, elle a pleuré de découragement parce qu\u2019il fallait apprendre à tenir son ménage, et de tristesse parce qu\u2019ele habitait la campagne, et d\u2019effroi quand les circonstances ont amené son ménage à la ville; geignant entre temps sur l\u2019autoritarisme de son beau-père, les manies de sa belle-mère, les caractères, habitudes, ou afflictions diverses du reste de la famille, la cherté de la vie, les défauts des domestiques; sanglotant, dès leur naissance, sur le berceau de ses fils qui lui feraient un 8 LA FEMME jour la vie dure, et de ses filles exposées à des tribulations pareilles aux siennes; le tout sans préjudice des grandes crises occasionnées par les maladies d\u2019enfants, les difficultés de carrière, les petits accrocs à la bourse, les soucis d\u2019avenir, et les erreurs, les manquements, les impatiences qu\u2019en famille, chacun, tour à tour, se laisse aller à commettre ou se résigne à supporter de la part des autres, dont les femmes et 'les mères se rendent en général le plus rarement coupables doivent par contre, le plus souvent, subir l\u2019assaut et réparer les conséquences.Sont-là les malheurs de la vie?Non! Les inconvénients seulement, et ce qui m\u2019exaspère le plus en l\u2019espèce c\u2019est de voir ainsi profaner ces larmes si saintes et si touchantes quand elles coulent pour une douleur vraie.Du reste, des ennuis, des inconvénients, on doit en prendre son parti, en rire si l\u2019on peut, ne pas eu pleurer, du moins.C\u2019est notre lot à tous, c\u2019est le plus léger tribut que l\u2019on puisse payer à la destinée et qui a été imposé à la \u201cpauvre Eugénie\u201d aux pauvres X, Y et Z comme à boutes, comme è celles qui paraissent, voire qui s\u2019estiment, les heureuses de ce monde ! M.Boissonnot s\u2019était à deôii tourné vers sa femme, et une émotion détendait son vieux visage malicieux: \u2014Celles-là, celles qui ne sont jamais plaintes, qui n\u2019ont jamais occupé personne de leurs petits misères, trop occupées qu\u2019elles étaient des petites misères d\u2019autrui ; celles qui ont traversé avec un vaillant sourire la maladie, le labeur, les déceptions, .soucieuses seulement d\u2019alléger le fardeau des leurs, à plus forte raison incapables d\u2019y ajouter le poids de leur personnalité propre, celles-là sont l\u2019immense majorité il faut le reconnaître, les vraies femmes capables de comprendre et de remplir leur mission.Supporter l\u2019inévitable ! Beau mérite! Et comment ferait-on autrement! Le supporter bravement, noblement, gaiement, être le courage et la joie des siens à travers les plus rudes tribulations, voilà le rôle de la femme, sa grandeur, voilà par où.elle nous est supérieure généralement, ce qui fait de cet être faible notre soutien et notre force.Je pour-\u2019 rais citer une femme sans fortune, délicate de santé et d\u2019âme, qui a eu son lot de peines et de tracas, avec une demi-douzaine d\u2019enfants pas faciles à élever avec un mari pas toujours commode, qui ne s\u2019est jamais plainte ni d\u2019eux, ni mênm à^eux, qtii ne s\u2019est même jamais trouvée à plaindre, ayant conscience de remplir son devoir et sa destinée.Le regard de M.Boissonnot rencontra les yeux bleus de sa femme, ces yyux bleus si doux, si indulgents, qui brillaient, un peu humides.Et, acheva-t-il, après cinquante ans de cette rude vie, je ne la plaindrai pas encore.Elle a droit à mieux qu\u2019à la pitié: à l\u2019admiration et à la tendresse, et je ne puis que souhaiter à toutes de l\u2019imiter, pour leur bonheur et pour le nôtre.Aline RAYMOND.Nos Domestiques 5 * OYYYYYYYYyYYYYYYYYYYYY-i'YY'i i?A PROPOS DE CERTIFICATS.Madame, je viens vous prier de vouloir bien me donner des renseignements sur la nommée Unetelle, que vous avez eue à votre service?La maîtresse de maison à qui s\u2019adresse pareille question en est toujours désagréablement impressionnée.Comme la nommée Unetelle était ornée de plus de défauts que de qualités, et qu\u2019elle a dû la congédier, elle ne sait comment répondre à l\u2019indiscrète question.Elle cherche à se tirer d\u2019affaire par des phrases évasives, indique les qualités, les défauts, mais la quêteuse de renseignements est tenace, elle procède par questions directes: Unetelle est-elle propre, est-elle honnête, a-t-elle bon caractère, etc?Comment vous en tirez-vous, mesdames?Presque toujours par la tangente, en dissimulant du mieux que vous pouvez, \u2014car l\u2019esprit de solidarité n\u2019existe pas entre les maîtres,\u2014les tares de votre ancienne domestique, et c\u2019est ainsi que nous maintenons dans la circulation, que nous nous repassons à tour de rôlp, des serviteurs indignes et parfois dangereux ! Ah! je sais bien que la vérité est parfois dangereuse à dire ! Il y a plus d\u2019un exemple de maîtres poursuivis en diffamation en raison de renseignements donnés sur un ancien domestique.Juridiquement, nous avons le droit de fournir des renseignements exacts et complets, mais à la condition d\u2019être de bonne foi, sans parti pris, et que ces renseignements soient donnés à titre confidentiel.Une maîtresse de maison qui avait, par lettre, d\u2019une façon cependant bien anodine, fait certaines restrictions sur le compte d\u2019une ex-cuisinière, avait été condamnée par la Cour à des dommages-intérêts.Sur appel, le Tribunal statua de la façon suivante: \u201cAttendu que le jugement dont est appel ne relève à la charge de l\u2019appelante ni dol, ni fraude, ni imprudence, ni faute meme légère, que ce jugement n\u2019est pas fondé ; mais en réalité, attendu que, sollicitée par une dame Y.de la renseigner sur la demoiselle Z., 1 appelante, la dame X., a adressé à cette dame une lettre produite aux débats par l\u2019intimée, qui sera enregistrée en même temps que le présent jugement et qui contient le passage suivant: : \u201cJ\u2019ai eu, eu effet, Julie Z.à mon \u201cservice pendant près de deux ans, elle \u201cest complaisante d\u2019humeur et facile, \u201celle connaît bien son service; mais elle \u201cdemande à être surveillée.\u201d \u201cAttendu que ces renseignements, principalement favorables, présentent un caractère de bonne foi et de sincérité exclusif de toute faute, que la recommandation finale relative à la surveillance est un avis donné conscieusenrent, sans intention de nuire, autant dans l\u2019intérêt de la postulante que de la domestique ; \u201cAttendu, au surplus, que la lettre précitée, renfermant de véritables confidences à l\u2019adresse d\u2019une tierce personne qui les avait provoquées, ne pouvait pas être produite par l\u2019intimée et servir de base à son action.\u201d En résumé, quand nous donnons des renseignements, soit verbalement, soit par lettre, nous devons toujours préciser que c\u2019est à titre confidentiel.E't il est hors de conteste que si, à la suite d\u2019un mauvais renseignement donné, nous étions traduit en justice par le domestique, nous aurions toujours recours et garantie contre la personne qui aurait trahi la confidence faite.Ainsi, dans l\u2019espèce que je viens d\u2019indiquer, la dame X.avait incontestablement recours contre la destinataire de la lettre.En ce qui concerne les certificats, nous ne sommes absolument tenus qu\u2019à .indiquer la date d\u2019entrée et celle de sortie.MYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYK C Chantecler et la Mode ] Sï vW AAAAAAAAAA AAAAAAAAAAAA H La mode est au Chantealer.Ou en a mis partout.Au bout des manches d'ombrelles et des cannes, de fines têtes de coq orêtées de rose; dans les cravates de ces messieurs et dans les épingles qui les ornent \u2014 un petit cbamte-cler en rubis; dans les écharpes, dans les gants, etc.Le chapeau Chante-cler en paille rouge-Chantecler garni d\u2019une aigrette Chantecler est donc ce qu\u2019il y a de plus nouveau.Le voici: il est eu fine paille de ce rouge brilaiüt, couleur un peu de betterave auquel le chef d\u2019oeuvre de Rostand a donné son nom.Très releA'é sur Je côté gauche et immense il descend, à droite, jusqu\u2019au dessous de l\u2019oreille.Une touffe de roses maintient le rélevé, et une plume duvetée blanche s\u2019enroule autour de la calotte.Comme originalité, c\u2019est on ne peut mieux réussi.Mais nous u\u2019oserions conseiller aux femmes sérieuses et éprisôs de writable élégance d\u2019adopter cette coiffure.Nous ne la signalons que comme nouveauté.Il y a parmi les importations nouvelles, à Montréal, des formes \u201cOhante-cler\u201d en paille de nuances plus sobres que ce rouge qui sont pourtant des plus seyantes.Celles-ci sans doute auront toute la faveur des élégantes Montréalaises.JOSEPHTE. La FEMME 9 ****«& *k*fc ***«&» jKk*fc $ Le déjeuner de Mademoiselle Annette |l g\tfc ïüt*WHlMlfW«lFWWWW1Wr Le métropolitain s\u2019arrêta 'brusquement, il y eut une double poussée, quelques j urons des hommes, un cri étouffé, une femme tomba sur le quai.C\u2019était une de cas petites vieilles insignifiantes et ternes, une vraie petite vieille de Baudelaire.Il ne lui manquait rien, ni le dos un peu voûté, ni le sac de soie 'brodé d\u2019oiseaux fantastiques, ni l\u2019air heureux et doux, ni oes yeux, .'Cas yeux divins de petite fille Qui s\u2019étonne et qui rit à tout oe qui reluit.Honteuse de -se voir à terre, elle cherchait 'à se relever.Des gens la regardaient, quelques-uns souriaient.Un grand jeune 'homme s\u2019approcha d\u2019elle: \u2014Me permettez-vous de vous aider, Madame?Puis, sans attendre une réponse de la vieille, effarée, passant son bras sous le mantelet de soie brodée de jais, il l\u2019avait remise sur ses pieds.Elle leva la tête vers il\u2019obli'geanl, quand une double exclamation leur échappa : \u2014Mon petit Gérard ! \u2014Mademoiselle ! U y eut une courte hésitation, fausse honte timidité; mais ils se ressaisirent tous deux, et le jeune homme se courbant, la petite vieille se haussant sur la pointe de ses bottines de satin noir, ils s\u2019embrassèrent comme deux vieux amis.Mlle Annette avait été, vingt ans auparavant, l\u2019institutrice de Gérard S)d-vère.Tout heureuse, elle serrait les mains de 'son ancien élève dans les siennes, de toutes petites mains gantées de filoselle noire.\u2014Oh! mon bon petit Gérard, que je suis heureuse de vous revoir; laissez-moi vous regarder.Le beau, l\u2019élégant Gérard courbait sa haute taille et montrait à son institutrice, dans l\u2019écanfoment du col de fourrure, des yeux jeunes, de jolies dente, une moustache rousse très soignée; seulement, dans le sourire, les paupières se tiraient aux tempes, et formaient un réseau de rides fines et le front se dégarnissait déjà, et s\u2019élargissait sous le chapeau dernière mode.Mais Mlle Annette ne voyait que l\u2019élégante attitude et Je sourire juvénile.\u2014Mon petit Gérard, répétait-elle ,que devenez-vous ?\u2014\u2018Ma foi, Mademoiselle, j\u2019ai en une grande chance de vous rencontrer, je pars après-demain en Russie, pour deux ou trois ans.Toute la joie de la petite vieille tomba sur ce mot: \u2014Moi qui voulais vous avoir un jour à déjeuner chez moi, à Bois-Codombes.\u2014A déjeuner !.Au fait, pourquoi pas demain, dit Gérard.Je vous ferai mes adieux, voulez-vous?'Si elle voulait ?.Elle lui prenait les mains et les serrait contre sa poitrine.-\u2014Mon 'bon ami, mon cher petit, c\u2019est entendu.Le train arrivait, haletant, sifflant, et Gérard y monta.Une fois dans le wagon, l\u2019impulsif eut un brusque geste de contrariété.\u2014Et si Bredfoirt vient me chercher demain.j\u2019ai été sot de promettre.'Puis la silhouette menue et falote repassant devant ses yeux: \u2014J e refuserai Bredlord.pauvre vieille ! -\u2014'Gomme vous vous levez de bonne heure, Mademoiselle Annette ! C\u2019était le lendemain matin, par un jour gris et terne.Mademoiselle Annette, qui ouvrait sa fenêtre, sourit à la questionneuse, une gentille jeune fenune dont la cuisine donnait de l\u2019autre côté de la cour, en face de celle de l\u2019institutrice.\u2014C\u2019est que, voyez-vous, Madame Gharbonnet, j\u2019ai un invité à déjeuner, un ancien élève à moi, Gérard Sylvère.Il part demain pour la Russie.Alors, il vient me dire au revoir.Les deux fenêtres se refermèrent.Mlle Annette mit une mantille sur sa tête, une rotonde sur ses épaules, et s\u2019en alla faire ses provisions.Quel festin de sardanapaJe elle préparait à l\u2019enfant bien-aimé : du homard en boîte, un petit poulet, de la salade et 'des petits pois conservés; puis un gâteau, quelques pommies, deux oranges.Elle remonta péniblement les deux étages, et presque sur le palier, songea: \u2014Si je lui faisais une crème.Aussitôt, de son pas un peu sautillant, elle redescendit chez la fruitière: \u2014Vite, Madame, il me faut des oeufs, du lait.Pensez, j\u2019ai nn invité.Puis oe fut l\u2019arrangement à l\u2019infini du petit appartement et du couvert.\u2022\u2014Allons, Pussy, descendez de suite de sur ce fauteuil, il est pour Gérard, vilain, chat.jSJy mettez pas la tnaoe de vos pattes.Ah! mon Dieu, voilà le feu qui s\u2019éteint ! par un froid pareil ! Et Mlle Annette se trémousse, va, vient, fait mille tours dans les trois pièces exiguës qui constituent son logement.U faut s\u2019habiller pour paraître bien belle à ce cher garçon.Son plus beau bonnet, une barbe de dentelle, une broche.la voilà prête.U est onze heures et demie.Le poulet rôtit doucement, le couvert est mis.Mlle Annette vien s\u2019asseoir près du feu, ses deux petites mains dans les poches de son tablier de soie noire.\u2014Je n\u2019ai pas indiqué l\u2019heure des trains à ce cher enfant.Bah ! il a dû se renseigner à la gare.Il arrivera à midi sept, sans doute.Et, comme elle n\u2019ose rien faire, de peur de se distraire de son poulet, qui rôtit, elle reste inactive et songe.On a dit que lorsqu\u2019on attendait des gens retardataires, on occupait son temps à en dire du mal.Pauvre chère mademoiselle Annette ! c\u2019est juste le contraire qu\u2019elle fait.Elle songe à l\u2019heureux temps où son fils Gérard avait de grandes boucles et des cols de fille.U était si doux, si caressant; pas nuq'-en de le gronder; il avait une façon si ingénue, si franche d'avouer ses torts, et ses réparties avaient une telle naïveté ! La bonne demoiselle rit toute seule en se souvenant d\u2019un jour où il avait déclaré que Adam avait eu deux 'enfants : Caïn et Adèle.Et puis aussi quand 'il disait: \u201cU y a trois genres: le genre masculin, le genre féminin, et le genre humain !\u201d Cher mignon ! \u2014'Ding ! ding ! fait la pendule.Midi, il va arriver.Elle s'approche de la fenêtre.Au bout de quelques instants, elle entend un coup de sifflet (sa maison est proche de la gare).Puis la rue s\u2019emplit 'd\u2019un flot de monde.Le flot s\u2019écoule; pas de Gérard.-\u2014Pauvre petit ! il doit être si occupé ! Il a manqué son train, oe sera pour midi trente-cinq.Elle reprend sa rêverie.Dire qu\u2019il y a vingt ans de cela! A la mort de madame Sylvère, Gérard a été mis au collège.Iis se sont perdus de vue, quoi d\u2019étonmant.Elle ne le revoyait que de loin, aux enterrements et au bout de l\u2019an de la famille Sylvère.La dernière fois, c\u2019était à la moût du grand-père, il y a cinq ans.Voilà le 'train de midi trente-cinq.Cette fois il est là, c\u2019est sûr.Justement on sonne; un coup bref.C\u2019est bien la façon de ce cher Gérard, si résolu, si décidé.Uon, c est le vérificateur du gaz.Ce vérificateur n\u2019a rien de particulièrement désagréable, au contraire.Il a une bonne figure rougeaude .et une façon vraiment aimible de dire: \u2014Bonjour, madame.Pourtant, Mille Annette lui eu veuit très fort de sa propre méprise.Pourquoi a-t-il donné ce coup de sonnette si décidé.Et puis, cet homme ne s\u2019avise-t-il pas de fermer le compteur, et, par conséquent, d\u2019éteindre la rôtissoire pour mettre avec componction de l\u2019eau dans un tuyau.Presque toute l\u2019eau, d\u2019ailleurs s\u2019écoule par un autre tuyau.Le gazier se met à rire.\u2014Ah ! tu rts, toi, mon bonhomme, bougonne Mlle Annette.L\u2019homme inscrit maintenant sur le registre.Il a l\u2019air heureux de vivre.U sourit au poulet, il sourit même 'à Mlle Annette, malgré son air peu engageant.Enfin, le voilà parti.Grand Dieu! il est une heure.Les petits pois se dessèchent.Et Gérard qui n\u2019arive pas ! Mlle Annette a repris sa place auprès du feu, mais ses rêveries sont beaucoup moins couleur de rose. 10 LA FEMME D\u2019abord, il s\u2019est mis à pleuvoir.De grosses larmes s\u2019écrasent aux carreaux, de la salle, à manger, des carreaux si bien esuyés ce matin et que la pluie va ressaiir.Puis il est tard, une heure un quart.Mlle Annette, qui déjeune ordinairement à midi sonnant, a d\u2019ét/rahges crampes d\u2019estomac.Elle s\u2019ennuie d\u2019attendre.Chaque fois qu\u2019on monte l\u2019escalier, elle prête l\u2019oreille, 'elle rougit, son coeur bat comme celui d\u2019une jeune fille à son premier rendez-vous d\u2019amour.Elle se met à parler tout haut, et pour se forcer à rire, elle va s\u2019accouder à la cheminée, devant la glace: \u2014Anne, ma soeur Annie, ne voyez-vous .rien venir?C\u2019était un de ses succès de jadis auprès de Gérard.Quand on avait été bien sage, on rangeait les cahiers, et le petit homme réclamait une histoire: Cendriïlon, le Chat Botté, et surtout ce terrible Barbe-Bleue.\u2014Anne, ma soeur Anne !.Non sans une certain© amertume An-nette se prend à songer que oe fut là l\u2019image de sa vie: attendre le bonheur qui ne voulut pas venir.\u2014Anne, ma soeur Anne !.Encore la sonnette.Ali ! cette fois s\u2019est lui.Non, c\u2019est im petit télégraphiste.Elle déea-ohète la dépêche.\u201cImposable venir.Recommencerons cela à mon retour.Affectueux regrets.\u201cGERARD.\u201d Alors, avec un tremblement dans ses vieilles mains, elle glisse une piécette dans la main du bambin, et revient au coin de son feu avec deux grosses larmes au bond ide ses paupières usées.A son retour, dans deux ou trois ans ! il n\u2019a donc pas vu combien elle est vieille! C\u2019est fini, elle ne le reverra plus ici-bas, ce petit Gérard qu\u2019elle a tant aimé ! Et pendant que le poulet se paye de rôtir, je vous en réponds, et que les petits pois deviennent durs et secs, Mlle Annette met au feu l\u2019horrible dépêche.Le papier bleu noircit un peu, fume, et soudain.poum! s\u2019allume par en dessous.Les mots flamboient un instant: \u201cimposible.mon retour.regrets .Gérard.\u201d Puis il ne reste plus qu\u2019un petit tas de cendres dont l\u2019incandescence brûle encore un peu les yeux meurtris et le vieux visage où sèchent deux grosses larmes.Geneviève DUHAMELET.|\tNids Déserts\t§ I Au détour du sentier, c\u2019était une maisonnette de rêve toute blanche et menue comme un castel de poupée.Un bosquet de sapins formait cadre à sa joliesse, tandis que deux lilas feuillus versaient l\u2019ombre à ses fenêtres sans persiennes.Le seuil, fleuri de mousse, semblait sourire et chanter la bienvenue.\u201cGite d\u2019amoureux ou de poètes\u201d) murmurait le voyageur qui passait par là.Poètes, ils l\u2019étaient vraiment les deux êtres qui s\u2019aimaient par delà ces mousses et ces fleurs.Coeurs tout neufs vibrant de toute la poésie contenue dans leur jeunesse, leur «amour et les splendeurs de cette nature que Dieu leur offrait en speotacle.II En ce lieu charmant, je fis halte un jour de mai que les sapins prodiguaient à la brise leurs fortes senteurs, que les lilas étaient pleins de fleurs et de nids.Une jeune femme aux yeux bleus tout remplis de sourires m\u2019accueillit.Dans une berce! onnette rustique, un rose bébé gazouillait pendant que, d\u2019un bloc de bois luisant, son jeune papa lui façonnait de naifs joujoux.Seuls, pour décorer l\u2019humble logis, de gros bouquets de lilas, mais quelle grâce, dans cette profusion de fleurs simples ! Je me reposai quelques heures sous ce toit béni, me saturant un peu du bonheur ambiant.Puis, sonna l\u2019instant de mon départ et j\u2019emportai en souvenir de mes hôtes, un brin de la mousse qui fleurissait leur seuil.III L\u2019an d\u2019après j\u2019y revins au temps de mai.Les sapins répandaient encore sur la campagne les mêmes vivifiants parfums; les lilas estompaient de demi-deuil le vert sombre de leurs frondaisons, où, de nouveau, chantaient des nids.Joj'euse, comme à l\u2019autre printemps, je franchis le seuil qui semblait encore sourire et chanter la bienvenue.Hélas! comment le malheur avait-il pénétré en eet asile de l\u2019amour heureux ?.Je ne sais, mais air cours du dernier hiver, la Mort avait pris le rose bébé, et maintenant, frêle et blonde, la petite maman agonisait.Plus de sourire dans les yeux bleus mais une résignation très douce quand ils se posaient sur le berceau désert, plus triste en s\u2019arrêtant sur le jeune compagnon de route qui serait seul demain.Pourtant je les trouvai soumis, ces pauvres.Us avaient la Foi qui commande les sublimes sacrifices.\u201cParfois nous pleurons un peu\u201d, disait la voix mourante, \u201cmais nous avons tort, là.Dieu nous a donné bien large vraiment notre part de terrestre bonheur.Cette maison, ees arbres, notre amour pour le fils que je vais bientôt revoir.\u201d Et, me désignant le jeune homme: \u201cCe sera lui, le plus malheureux! Il m\u2019aimait tant! Mais il est chrétien aussi et l\u2019épreuve ne le verra point faiblir.Je le connais.\u201d Et devant ce courage, et devant cette détresse, je t\u2019ai béni ô ma Religion, toi qui fais les héros!.Quand, des lilas s\u2019effeuillèrent les derniers thyrses violets, Lucile, la blonde enfant, reposait dans la mort.IV .Hier, je suis retournée à la maisonnette de rêve, au détour du sentier, là-bas.La chaux neuve qui la faisait blanche s\u2019est effritée et, sous l\u2019action des giboulées hivernales, a pris des tons d\u2019argent vieilli.Aux fenêtres, sans persiennes on a cloué des planches qui font songer à de tristes mains voilant des yeux en pleurs.Il m\u2019a semblé, dans les sapins, que le vent clamait des plaintes.Les deux lilas feuillus ont été arrachés.J\u2019ai vu le trou béant où leurs racines avaient plongé.Epars, sur la jetée, les nids qui chantaient naguère parmi les /fleurs, gisaient maintenant déserts et lamentables comme le gîté où s\u2019aimèrent les poètes, comme la rustique bercelonnette où la mort, un jour d\u2019hiver, vint prendre le rose bébé !.COLETTE.AMOURS TERRESTRES.Nos yeux se sont croisés et non-s nous sommes plu.Née au siècle où je vis et passant où je passe, Dans le double infini du temps et de l\u2019espace.Tu ne me recherchais point, tu ne m\u2019as point élu; Moi pour te joindre toi, le jour qu\u2019il a fallu, Dans le monde éternel je n\u2019avais point ta trace, J\u2019ignorais ta naissance et le lieu de ta race : Le sort a donc tout fait, nous n\u2019avons rien voulu.Les terrestres amours ne sont qu\u2019une aventure; Ton époux à venir et ma femme future Soupirent vainement, et nous pleurons loin d\u2019eux; C\u2019est lui que tu pressens en moi, qui lui ressemble, Ce qui m\u2019attire en toi, c\u2019est elle, et tous les deux Nous croyons nous aimer en les cherchant ensemble.(Les Vaines Tendresses.) SULLY PRUDHOMME. LA FEMME 11 | Coutumes Nuptiales Les coutumes nuptiales sont bien différentes suivant les pays, et il n\u2019y a guère qu\u2019en France, en Angleterre et aux Etats-Unis qu\u2019elles soient à peu de chose près analogues.Disons cependant que dans les pays où règne la race anglo-saxonne, il est deux coutumes dont l\u2019origine est très reculée, et qui accompagnent invariablement tons les mariages.La première consiste à jeter sur les nouveaux mariés du riz à pleines poignées, en signe de bonheur et d\u2019abondance ; la seconde, dont on ne comprend pas bien la signification consiste à attacher avec une ficelle une vieille chaussure écaillée aux ressorts de derrière de la voiture qui contient le couple nouvellement uni.Dans les contrées teilles que il\u2019Espa-gne, le Portugal, et celles où les habitants sont d\u2019origine espagnole, dans l\u2019Amérique du Sud, par exemple, les préparatifs d\u2019un mariage sont accompagnés de coutumes qui nous semblent être d\u2019un autre âge.Invariablement, les jeunes gens ne se sont jamais rencontrés qn\u2019en se aroi-san't dans la crue, où ils ont pu échanger des oeillades .assassines.C\u2019est de la rue aussi que l\u2019amoureux déclare sa flamme à sa dulcinée, gracieusement appuyée sur le balcon de sa fenêtre, 'en employant toute une mimique très amusante pour ceux à qui il est donné de surveiller leur petit manège.Le jeune homme est-il accueilli par les parents ?Alors seulement, il pourra faire sa cour.Au Mexique, cependant, cette cour devra se faire à l\u2019extérieur même de l\u2019immeuble, derrière les barreaux et les volets des fenêtres, où la se-nona prête une oreille attentive aux douces paroles d\u2019amour de celui qu\u2019il lui est impossible de voir.C\u2019est au jeune fiancé mexicain que r vient le soin de se procurer le trousseau de la future et rien n\u2019est plus drôle que de le voir dans les grands magasins, muni des mesures de la jeune tille et mesurant avec beaucoup d\u2019exactitude et un grand sérieux les divers objets du trousseau.On croit, 'en générai, que la capture et l\u2019enlèvement de l\u2019épouse n\u2019existent plus de nos jours.C\u2019est une erreur car tous deux sont encore pratiqués, soit en réalité, soit comme partie de la cérémonie nuptiale en Australie, chez les Malais dans i\u2019Indousban, en Asie centrale et en .Sibérie; chez les Esquimaux, les Peaux-Rouges, les Aborigènes du Brésil, au Chili, dans les îles du Pacifique, parmi les Arabes et les Ciircassiens, et jusqu\u2019à ces derniers temps même dans beaucoup de pays d\u2019Europe et certaines parties de l\u2019Irlande, cette coutume existe encore mais la capture et l\u2019enlèvement ne sont que simulés, comme souvenirs des cérémonies nuptiales de jadis.Dans le pays de Galles, lorsqu\u2019une huile très parfumée, .et dès lors le jeune homme qu\u2019il ne lui déplairait pas de devenir sa femme elle se contente de se couvrir les cheveux, à profusion, d\u2019une huile très parfumée, et dîs loris le jeune homme est considéré comme étant son fiancé.George Sand raconte quelque part que, dans 'Certaines provinces de France, les parents de la jeune fille s\u2019enferment hermétiquement chez eux, refusant l\u2019accès de leur maison aux amis du futur.Ceux-ci esayent par tous les moyens d\u2019>antrer.Des coups de feu sont tirés en d\u2019air, de grands heurts ébranlent les portes.Il règne une grande confusion, qui ne cesse que .lorsque le père finit par céder, quand le groupe d\u2019amis lui annonce qu\u2019il lui amène un mari pour sa fille.L\u2019accès 'de la maison lui est donné, mais une lutte analogue à la première a lieu 'à l\u2019intérieur pour obtenir \u201cpossession du foyer\u201d.Le futur, naturellement, demeure victorieux, .en arrivant à ses fins, et l\u2019on procède au mariage.Une coutume oie tous points semblable à celle qu\u2019a décrit George ©and a également lieu dans certaines parties du pays de Galles, avec cette seule différence que le père et sa fille parviennent à s\u2019enfuir: c\u2019est sur la route (alors qu\u2019a lieu la capture de la fiancée par le futur et ses atois.Fous retrouvons .les mêmes usages chez les habitants de la Forêt-Noire.Le jour de ses noces, on orne la tête de la mariée d\u2019une immense couronne, couverte de petites boules de verres de couleurs, pareilles à celles qu\u2019on suspend aux arbres de Noël, auxquelles on joint aussi de petits morceaux de miroir.Nous retrouvons une couronne analogue .en Norvège, la \u201ccouronne virginale\u201d, qui doit toujours orner la tête de la mariée.Si ses moyens ne lui permettent pas d\u2019en acheter une, .c\u2019est l\u2019église qui la lui fournit.Aux Indes, et principalement aux environs de Singapour, la poursuite de la fiancée se fait an oan-ot; elle fuit toute seule dans une barque, et le futur doit la capturer en la suivant dans une autre.Si la contrée est dépourvue de lac et de rivière, la poursuite de la fiancée se fait sur terre, à la course à pied.Chez les Kirghiz, la jeune fille monte à cheval, armée d\u2019un fouet solide dont élle frappera cruellement tous ceux qui voudront Rapprocher, à l\u2019exception de l\u2019élu de son choix.Les marchés au mariage existent encore dans certaines parties de la Chine, et les pourparlers sont faits entre les parents des deux jeunes gens.Le jour du mariage, tandis que les amies de la fiancée la vêtent de ses plus 'beaux atours, elles ne cessent de pleurer et de sangloter.A Sumatra, le futur apporte chez les parents de la jeune fille une forte bar lance.Dans 'l\u2019un des plateaux on place les présents de ceux-ci et dans l\u2019autre ceux du prétendu.-Quand ces derniers arrivent à peser plus lourd que les autres, il -est agréé.En Tunisie, ainsi qu\u2019au Maroc, les unions sont aménagées -par des parents qui agissent comme intermédiaire entre les deux parties.Le je,une homme ne peut voir le visage de son épouse qu\u2019a-près la cérémonie.La femme, pour qu\u2019elle puisse plaire à son mari, doit être très -corpulente, et à cet effet, il n\u2019est pas mare de voir des jeunes filles se mettre, avant le mariage, à un régime qui les fait engraisser outre mesure.Une dernière coutume nuptiale bien curieuse et qui a lieu en Syrie : Au moment où les parents de la nouvelle mariée la conduisent au domicile de son époux, celui-ci, grimpé sur le faîte d\u2019une maison avec toute une provision de pommes, les lance dans la foule, et s\u2019il parvient à atteindre la jeune femme avec l\u2019un de ces projectiles, c\u2019est là un signe certain que l\u2019union sera heureu- UN BON DESSERT demande de bons ingrédients Vous ne réussirez jamais à faire un bon dessert avec des essences inferieures.Les Essesoss Culinaires JONAS doivent leur vogue saus cesse croissante, aux choix rigoureux des matières premières, à leur parfaite distillation et à leur qualité supérieure invariable.Exigez toujours les Essences JONAS.HENRI JONAS & OIE 3 8 9 et 3 9 1 RUE SAINT - PAUL -5» « HÉ©®! Care sure etsars doa/ear des cors /noffensive ot garante Ex VENTE PARTOUT Franco par/aposté sur réception du prix 25 t./U LAURENCE PMî\" CainS^fNiS-ünlaria^^/^ Guèflaert d38 yeux sans méileamesits, opération uldouleur.Nos \"Yfcpras T©ri«M nouveau style A ÜRDR& sont garantis pour bleu VOIR, d« LOIN et de PRÈS, tracer, coudre, lire et écrire.Consulte*le meilleur de M ©ntréal.A L\u2019INSTITUT D\u2019OPTIQUE LE SPECIëLlSTE BESOSIER 144, Ste-Cetherlne Est.coi « Ave Hotel de Ville, Montréal L\u2019EXAMEN DES YEUX GRATIS Spécialité: Yeux artificiels \" ^AV IS\u2014Cette annonce rapportée vaut lBc par dollar sur tout achat en lunetterie.Il recherche les Cas difficiles, désespérés, N\u2019achetez jamais des \u201cPEDLERS\u201d ni aux magasins * \u2018 A-tout-lalre\u2019 \u2019si vous te: «a à vos yeux. 12 LA FEMME I Les Bouquets des pauvres § Les petites filles des rues Qui vivent en vendant des fleurs, Me sont bien souvent apparues Comme un symbole de douleurs.Dans leur pauvreté poétique, Ces messagères du printemps Drapent d\u2019un haillon fantastique Leurs maigres membres grelottants; Et leurs petites mains frileuses Composent pourtant les bouquets Dont se parent nos amoureuses, Pour les bals légers et coquets.Petites filles inquiètes Qui mourez de faim et de froid En vendant des fleurs pour nos fêtes, N\u2019êtes-vous pas mes soeurs à moi?Pendant que j\u2019écris pour ma dame De fins sonnets capricieux, Un autre possède son âme Et baise, en riant, ses beaux yeux.Mais elle, dure autant que belle, Lit mes sonnets et prend vos fleurs, Sans plus soupçonner que pour elle Nous avons tant versé de pleurs, Et que, durant les nuits sans lune, Nous avons le désir, souvent, D\u2019aller noyer notre infortune Dans le fleuve immense et mouvant.Ce qui n\u2019empêclie pas, pauvrettes, Qu\u2019on nous verra demain matin, En dépit des douleurs secrètes, Reprendre l\u2019ouvrage incertain, Et pour la foule ingrate et vile, Et pour la dame aux yeux pervers, Composer d\u2019une main habile Vous vos bouquets et moi mes vers.PAUL BOURGET.Les dix commandements de la femme Carmen Sylva, reine de Roumanie, a écrit : 1.\tTu ne dois pas provoquer la première querelle, mais si elle est inévitable soutiens la bravement.'Sortir victorieuse de la première querelle, télèvera pour l\u2019avenir dans l\u2019esprit de ton mari.2.\tTu ne dois pas oublier que tu as épausé un homme et non un demi dieu.Pardonne-lui donc ses faiblesses.3.\tTu ne dois pas parler toujours argent à ton mari.Au contraire, tâche d\u2019économiser sur ce qu\u2019il te donne.4.\tSi tu crois ton mari sans coeur souviens toi qu\u2019il a un estomac.Par de bons petits repas bien préparés et bien servis, tu parviendras à la fin à toucher son coeur.5.\tDe temps en temps laisse lui le dernier mot, ü en sera content et cela ne te fera pas de mal.6.\tTu liras les journaux qt revues, non pas seulement les faits et divers scandales.Ton mari sera agréablement surpris de voir qu\u2019il peut causer science et même politique avec sa femme.7.\tTu ne dois pas être rude ni agressive dans les disputes que tu pourrais avoir avec ton mari.Tu dois toujours le considérer comme ton supérieur.8.\tDe temps en temps, admets que ton mari en sait plus long que toi, que somme toute, tu n\u2019es pas infaillible.9.\tSi ton mari est un homme intelligent et impeccable, sois son amie.S\u2019il ne l\u2019est pas, sois à la fois son amie et son conseiller.10.\tTu dois toujours avoir le plus grand respect pour les parents de ton mari, surtout sa mère.Souviens-toi qu\u2019elle l\u2019a soigné et aimé bien longtemps avant toi.En Bobines Retient le té moignage de Supériorité du monde entier depuis au-delà de soixante ans.Pensez a ce que cela veut dire Trop forte pour se rompre w favorite modistes r Berceuse Cruelle n La cloche tinte l\u2019angeluis du soir; les roses agonisantes ont penché leurs jolies têtes.Dans le ciel sombre, lentement, l\u2019étoile s\u2019allume, et, à travers les rameaux desséchés, la brise chante une berceuse pour les pauvres feuilles qui vont mourir.Dans ce oalme triste d\u2019une nuit d\u2019octobre, je rêve à une berceuse aussi mais infiniment cruelle, montée jusqu\u2019à mes lèvres, pour s\u2019achever, déjà, dans un sanglot.Je me ressouviens mon Dieu, des chers petits anges prêtés pour un jour, que, le soir venu, vous avez doucement repris de mes bras, de tes yeux navrés, ô mon ami, quand, au retour du vaste champ où dorment nos gais, nous 'avons prié, près du berceau vide et silencieux, l\u2019âme abattue, mais résignée.J\u2019envie le bonheur des petites mamans penchées sur le nid de dentelles où repose leur premier-né, et je leman.de à Dieu qu\u2019elles ignorent, toujours, 'l\u2019angoisse des bras chéris, déliés, autour des cous d'amis une su-prême caresse.O, mères fortunées, serrez bien étroitement vos chérubins, ils ont des ailes plus puissantes que l\u2019étreinte maternel,le; et, des yeux, pareils à ceux que vous baisez follement, se sont dlos, un soir, pour ne plus 9e rouvrir.Vous qui passez, rieuses et fié res, un petit enfant dans les bras, songez à celles qui n\u2019ont plus d\u2019amour blond, qui se sont déchirées aux épines du chemin, là où vous avez foulé des roses.Penchez, jusqu\u2019à leurs épaules meurtries, le corps fraîche à leurs lèvres assoiffées; laissez mignon de votre bébé, tendez sa joue ses boucles soyeuses caresser des yeux remplis de larmes.Soyez plus reconnaissantes envers Celui qui garde vos anges, parce qu\u2019il est des mères sans enfant, des femmes jeunes aussi qui pleurent déjà sur une tombe blanche.Dans la griserie de votre bonheur, sou venez-vous des mères en deuil, que tourmentent plus font ce soir le vent qui gémit, la brise qui berce tristement, l\u2019agonie des feuilles et des fleurs.MICHELLE.Note de la Rédaction, \u2014 La jeune mère, autour Je cette berceuse, esrt morte, il n\u2019y a pas un mois, dans me paroisse près de Québec.Elle est allée retrouver les deux fils premiers nés, mais elle laisse, avec son mari désolé, deux autres petits enfants.Elle avait 25 ans. FLEURS FRAICHES Eu quantités illimitées reçues tous les jours Tributs Floraux de toutes sortes Bd.GBRNAEY 108 Ste-Cafherlne Est, TEL.EST 6204\tMONTREAL notice.k Mil pint le Bni Sese ! ^ Poitrine parfaite paï les Poudrea- Orientales les sentes qui assurent en 3 mois ie développement des formes chez la .femme et guérissent la dyspepsie et la maladie du foie.Prix : Une boite.avec $i.oo; 6.boîtes, j.oo.Expédié.efrancc par la poste sur récep-ion du prix.Dépôt général pour la Puissance x*.a.42, rue Ste Catherine-Est, Montréal TEL.BELL MAIN 762 MARCHAND FRERES .INGENIEURS.ELECTRICIENS REPARAGE DE MOTEURS ET DYNAMOS.107 LAG AU CH ETI ERE OUEST Académie de Danse = Nationale = 270 mONTCHUn, coin St6-GatiieiiQ6 Instructeur ; Prof.LAÇASSE gradué des meilleures Académies de New-York, 1 2 ans d\u2019expérienc* et de succès.Le programme de danses de société le plus complet enseigné par les méthodes les plus parfaites.OUVERT LE JOUR ET LE SOIR Dans les cours de l\u2019après-midi, les dames et les demoiselles sont l'objet dluue attentiou toute spéciale.Les parents peuvent accompagner leurs demoiselles à ces ours.Toi.Boil Est 4523 FERRONNERIE ET QUINCAILLERIE Huiles, Peintures, Burlaps, etc.Articles de Cuisine et de Ménage.Nous sollicitons votre visite.Vous trouverez chez o us, à des prix modérés tout ce dont vous pouvez avoir esoin.Nous tenons un assortiment varié pour répondre tous les goûts.Avant d\u2019acheter, venez examiner nos marchandises et comparez nos prix.Un escompte de 5°/0 sera alloué sur tout achat en présen-tant cette annonce.Téléphone, Est 6725 THEO.AQUIN ^ S O, Ste-Catherlne Eüst,\tMontréal Voyez à ce que le nom CROMPTON Soit sur vos Corsets, il signifie ajustement parfait, dernier style et qualités insurpassées, ::\t::\t::\t:: 33 ans de succès ::\t::\t::\t:: DEMANDEZ.LE VELVETEEN \u201cSunbeam \u201d BEAUTÉ IDE À L E Uu buste bien développé fait ressortir la finesse de la taille.Les incomparables \u201cPilules Persanes\u201d de Tewfiik Haziz de Téhéran (Perse) développent la poitrine, raffermissent les chairs, effacent le creux des épaules, remédiant ainsi aux caprices de la nature.Pleinement Satisfaite $1.00 la BOITE \u201c Je me suis désolée pendant trois ans de n\u2019avoir pas réussi à développer ma taille.J\u2019ai pris sans résultat des fortifiants sans nombre.Aujourd'hui le prodige est accompli grâce à vos PILULES PERSANES C'est l\u2019embellisseur idéal ! \u201d renee-marguerite 6 BOITES pour $5.00 Société des Produits Persans Dép.A.Boite Postale 1031.Montréal, Canada. Montréal, Mars 1910 Madame Lundi 14 Mars prochain et les jours suivants notre aura lieu EXPOSITION DE MODES DU PRINTEMPS Nous exposerons de très chics chapeaux importés de Paris, Londres et New-York, aussi un assortiment complet de garnitures exquises en fait de plumes, bandeaux, fleurs mirais, etc.Nous espérons, Madame, être honorés de votre présence, JUIU STE-CATHERINE EST 527 RUE ÉV\\i\\\\i\\Ÿivv Frs.Martineau USTENSILES DE CUISINE TAPISSERIE, ETC.: 723 RUE STE-CATHERINE EST SUCCURSALE 417 Une CENTRE, -\t- Pointe St-Oharlea '-'yyy Gant Perrin Le gant Perrin répond à toutes les EXIGENCES.Il est INCOMPARABLE par sa COUPE et son ELEGANCE.Etant le MEIL- LEUR A L\u2019USAGE il est INCONTESTABLEMENT le MOINS CHER.GOURDEAÜ Coiffeur pour Dames.Manufacturier en Cheveux Teinturier en Cheveux Application de Teinture Lavable \u201c EGYPTIAN WATER \u201d Succès assuré en toutes nuances.APPLICATION.Pour Dames .\t.$3.501 La Boite Pour Hommes .\t.$2.00|\t$'.00 \u2014 Travail de Peignure .\u2014 420-422 RUE SAINT-DENIS TEL.MAIN 6417.\tEntre Ontario et Sherbrooke La Manufacture de Corset E.T.mettra sous peu sur le marché un Corset directoirele Jeanne D\u2019Arc, avec lequel le marchand détailleur donnera comme prime l\u2019hymne de Jeanne D\u2019Arc, le tout au prix de $i.oo.Ce Corset qui est de coupe supérieure est fabriqué en coutil très fin.Demandez-le avec prime.Hanufacture de Corset E.T.SALLE A MANGER F(epas à 15 cts./VLenu de 1ère Classe Melle Coté 576 RUE STE-CATHERINE EST En Face du Bon Marché Rappelez-vous qu\u2019avec l\u2019hiver nous arrive la saison des incendies.Pourquoi alors ne pas bénéficier des assurances en cas de sinistre ?JOSEPH COURTOIS 303 HUI3 VISITATION -TEL.EST 985- Visitez notre Département de i___i ivj es e: f=?e: POUR LES MODELES LES PLUS RECEN î S '\"SOULIERS n CHAUSSURES Elégantes, Solides et Durables Voyez toujours la maison Populaire de l\u2019Est.O.P.de Montig'ny Etablie en 1886 ST\u2019S Ste-Catherine Est a\t\tDemandez Partout \t\tLE Coton Blanc \t\t \u201cNIAGARA\u201d\t\t ©\tc\tET L\u2019Indienne Spécial P.P.M.& CO.Deux Tissus Supérieurs Valeur Reconnue P.P.Martin&Cie MONTREAL.r\u2014^ l_A DE jouissant d\u2019une Réputation Universelle pour la fabrication DE Vêtements de Pluie La 1$humteUe\t*\t** de Repousse la pluie, comme un dos de Canard repousse l\u2019eau.s / /\u2018¦-.fï .0 * \u2022 \"K : S'CÜ !t\\\tÏ:T, Mouton de Perse.Vison.\u2014\u2014^ McComber & Cummings Catalogue sur demande.\t373 RUEZ ST\"PAUL.Nous voulons vous convaincre que nulle part ailleurs, vous ne trouverez P Elégance, le Confort et ce cachet d\u2019individualité qui caractérisent chacun de nos articles en fourrures.Nous Insistons spécialement sur ces deux lignes, ou nous défions toute comparaison.Choix varié, derniers goûts, qualité et fini irréprochables, à des prix étonnants.PARADIS, VINCENT A CI 3 2 0 RU BEAU DRY "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.