La femme, 1 mai 1910, Mai
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elle doit se fiancer demain à Michel Lambert.Eranz mit une main sur -son coeur qui galopait comme un cheval fougueux, tout son corps tremblait la fièvre.Sa mère le prit à la taille, 'essaya de le consoler avec des mots bereeurs, comme elle faisait quand, enfant, 11 avait un gros chagrin.Et puis, elle lui dit que cette gueuse était indigne de lui, qu\u2019elle ne l\u2019avait jamais aimé.Il écoutait et nie paraissait pas 'entendre.Mais une fois à la maison, sa douleur déborda.Il se jeta sur son dit, et pleura, pleura .Le lendemain, il sortit, revêtu de ses habite de fête.Il marchait à grands pas, suivant le cours de la rivière qui dévalait en torrent de la montagne proche.'Soudain, il entendit des pas derrière lui.Il se retourna, reconnut sa mère.Elle se jeta à son cou, 'suppliante : \u2014Mon Franz chéri, où vas-tu?Il se dégagea de ses bras : \u2014Laissez-moi, maman, je vais où je dois aller.Il s\u2019échappa, précipita, sa course, laissant la vieille Grédel en arrière.Il arriva au village >au moment où Litebeth, en robe blanche, s\u2019engageait, au bras de son père, sur le pont branlant jeté par-dessus le torrent, et dénommé 6 LA FBMME \u201cpont d\u2019amour\u201d, parce qu\u2019une ancienne coutume oblige les jeunes filles à le traverser le jour des fiançailles.En 'apercevant celui qu\u2019elle avait trahi, Lisbeth recula; son père demeurait à côté d\u2019elle, pétrifié! \u2014Lisbeth, dit l\u2019amoureux, dont la voix tremblait, il est faux, n\u2019est-ce pas, que 'tu ne m\u2019aimes plus et que tu en préfères un autre ?.Oui, j e le vois bien, on m\u2019a trompé, puisque tu portes encore au doigt cette bague que je t\u2019ai donnée.\u2022\u2014La voici, dit Lisbeth, je te la renids.Elle lui tendait le bijou ; il le refusa : -\u2022\u2014Non, nom, je n\u2019en vieux pas.C\u2019est toi que je veux, avec i\u2019-aimOuir que tu m\u2019as juré.\u2014Trop tard! Je suis promise à un autre.Eeprenids ta bague ! Elle ta jeta aux pieds de Frauz, mais elle rebondit et tomba dans le torrent.\u2014Viens la reprendre avec moi ! s\u2019écria-t-il.Il se précipita sur Lisbeth, et tous deux roulèrent dans le torrent.On creusa leur tombe près de oe pont d\u2019amour si fatal, et, depuis, chaque jour du bon Dieu, la pitoyable Grédel vient y jeter des fleurs.\u201d JACQUES YVEL.Réflextion d'une Vieille Epingle C\u2019est la brutalité d\u2019un ouvrier qui m\u2019a tirée de la cachette où je reposais depuis une cinquantaine d\u2019années, dans le crin emmêlé d\u2019un vieux mateiat; et pour le punir je l\u2019ai cruellement déchiré, mais quand il mlattim à lui, sans se douter que je l\u2019avais blessé par malice, il voulut bien constater que je n\u2019étais pas une épingle vulgaire, mais une antiquité dont la tête caractéristique valait un parchemin.Je ne 'le dis pas pour me vanter, car enfin j\u2019avais .perdu un peu de ma grâce première, je n\u2019étais plus très droite, et ma pointe qui savait encore se défendre, était jodimemt tachée de rouille.Le premier moment de stupeur passé, je songeai .presqu\u2019à remercier celui qui avait voulu se faire mon bourreau.Une femme m\u2019avait recueillie sur le meuble où l\u2019on m\u2019avait jetée et semblait fort intéressée par mon air vénérable, eie aurait bien voulu savoir depuis combien d\u2019années j\u2019étais ainsi lemfemiée, et de quelles scènes antérieures mes prunelles d\u2019acier gardait le souvenir.Si je déteste la violence, je suis sensible à la sympathie, ét je nue gardai bien de meurtrir la petite main de ma nouvelle propriétaire, elle me déposa doucement dans urne coupe de verre pour me reprendre à soin premier moment de liberté, me laissant ainsi examiner les gens et les choses.'Certes, le temps avait marché depuis que je dormais douillettement dans cette invraisemblable retraite, où la.distraction d\u2019unie jeune fille m\u2019avait laissé chbeiir min jour, il avait marché telle- ment vite que je ne reconnaissais ni le mobilier, ni les habits, ni les visages ; et ce me fut un soulagement d\u2019apercevoir au loin, par la fenêtre, un peu de nteige blanchie, sans laquelle je me serais cru dams un autre monde.Le soir,- je fus autrement ahurie; j\u2019entendis un bruit sec, comme la détente d\u2019im arme à feu, et un flot de lumière aussi brillante que 1e soleil inonda la chambre.Quel rival pour le luminaire de jadis, la chandelle fumeuse dans le quinquet de cuivre ! Mais il parait que cette clarté ne se donne pas pour rien, des petits cartons imprimés qui Voisinaient fraternellement avec la coupe qui m\u2019avait donné asile, chuchotaient des chiffres éloquents entremêlés de mots cabalistiques d\u2019une langue qui m\u2019était 'totalement inconnue.Gaz, électricité, téléphone, télégraphie sans fil, chemin de fer, tramway, aéroplane; vos aïeules ouvriraient de grands yeux, comme je le fais devant toutes les merveilles qu'au m\u2019énumère, mais je crois qu\u2019ils garderaient de la défiance envers une époque si prodigue de nouveautés.Il se pourrait que dans leur naïveté elles y voient les maléfices du matin qu\u2019elles craignaient de toute la sincérité 'de leurs âmes peu compliquées, et dont vous, mesdames, vous oubliez l\u2019existence, en prenant tout ce que la vie offre de luxe rt de douceurs et en mettant de côté tous les devoirs qui vous gênent.De mon temps, il leslt permis à une épingle, qui 'pourrait être votre grand\u2019 mère de dire ce qu\u2019elïe penlse, il me semble que tout était mieux.Les modes d\u2019alors vous paraîtraient, j\u2019-en suis sûre, grotesques.Mais est-il prouvé qu\u2019elles étaient plus ridicules que celles qui vous sont chères?ét l\u2019imagie de votre bisaïeule, si elle descendait de son cadre, jetterait sur votre propre toilette un ooulp d\u2019oeil aussi ironique que le vôtre.Le bon sens des grand\u2019imères n\u2019ad-m ettrait pas qu\u2019une robe se démode avant \u2019la fin de la saison, non pais qu\u2019elles fussent ennemies d\u2019une mise soignée, elles ne marchandaient pas sur le prix de la soie épaisse, aux cassures \u2018brillantes qui constituait leur unique parure avec la vraie dentelle que vous retrouvez dans les coffres avec une joie enfantine.Si vous étudiez leur allure et leur attitude, vous les trouverez -bien guindées, mais elles seraient à leur tour scandalisées de ne pouvoir distinguer chez vous les jeunes filles des jeunes femmes -et ee!Bes-ei des autres, et je me demande quel effet leur apparition 'produirait sur une réunion de leurs descendantes installées autour du tapis vert.L\u2019épingle, fatiguée, se tuf sans se douter que ses réflexions avaient été surprises et que la femme moderne connaîtrait l'opinion sévère d\u2019une sagesse presque centenaire.Fouir copie conforme, 1\tGINEVFA jlYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYIfc jî Sa première Dent ^ m WnAAAAAAAAAAAAAAAAAA\t(P Sa première dent fut un événement.On se mettait au jour pour mieux voir, et les grands-parents braquaient leur binocle sur ce petit point blanc ; et moi, le cou tendu, je démontrais, j\u2019expliquais, je prouvais.Et du coup je courus à la cave chercher dans le bon coin une bouteille-de choix.La dent de mon fils ! On parla de sa carrière pendant le dîner, et au dessert grand-maman chanta son 'couplet.Après cette dent, il en vint d\u2019autres, et, avec elles, les larmes et les douleurs ; mais, aussi, lorsqu\u2019il fut armé de toutes pièces, comme il mondait fièrement son morceau de pain, comme il attaquait rigoureusement sa côtelette, pour faire tomme papa.Tomme papal vous -souveniez-vous combien ces deux mots1 réchauffent le coeur, et que de méfaits ils font pardonner ?Mon -grand bonheur, est-ce aussi le vôtre?était d\u2019assister au petit lever de mon chéri.Je savais son heure.J\u2019é-oartais doucement les rideaux de son berceau et j\u2019attendais en le regardant.Le plus souvent, je le trouvais étendu en diagonale, perdu dans le chaos des draps 'et des couvertures, les jambes en l\u2019air, les bras croisés au-dessus de sa tête ; souvent sa petite main potelée serrait encore le joujou qui l\u2019avait endormi la veille, et de sa bouche entr-ou-verte s\u2019échappait le murmure régulier de sa douce respiration.La chaleur du dodo avait donné à ses joues -les tons d\u2019une pêche bien mure.Sa peau était tiède et la transpiration de la nuit faisait briller son front de petites perles imperceptibles.Bientôt sa main faisait un mouvement, son pied repoussait la couverture, tout son corps se remuait, il se -frottait un oeil, étendait ses bras, puis son regard, sous sa paupière à pein-e soulevée, se fixait sur moi.Il me souriait en murmurant tout bas, si bas que je retenais ma respiration pour saisir toutes les nuances de sa petite musique: \u2014Bonzou, -petit -pé.\u2014Bonjour, mon petit homme, tu as donc -bien dormi ?Nous nous tendions les bras et nous nous embrassions comme de vieux camarades.Alors ,1a causerie commençait.Il causait comme les alouettes chantent au soleil du matin.C\u2019était des histoires interminables.Il me racontait ses rêves, en demandant après chaque phrase sa \u201cbonne petite panade avec beaucoup de beurre dedans\u201d.Et quand cette bonne panade arrivait .fumante, quel éclat de rire, quelle joie, comme il s\u2019élançait vers elle en se.pendant à ses rideaux ; son oeil brillait avec une larme au -coin et le gazouillement reoomm'ençadt. LA FEMME D\u2019autres fois i!l 'venait me surprendre dans mon flit, je faisais semblant de dormir et il me tirait la barbe en me criant dans l\u2019oreille.Je feignais une grande frayeur et je jurais de me venger.De là, combats dans l\u2019édredon, retranchements derrière l\u2019oreiller, etc.En signe de victoire je le chatouillais, alors il frissonnait en laissant échapper cet édat de rire franc et involontaire des enfants heureux.Il enfouissait sa tête dans ses deux épaules comme une tortue qui se retire dans sa coque, et me menaçait de son pied dodu et rose.La peau de son talon était si fine, que la joue d\u2019une jeune fille en eût été fière.De combien de baisers je couvrais oes chers pétons quand, le soir, au coin du feu je faisais dhauiffer sa longue' chemise ide nuit ! On m\u2019avait interdit de 1e déshabiller, sons prétexte que je compliquais les noeuds au lieu de les défaire.Tout cela était charmant, mais quand il fallait sévir et arrêter court la gaminerie qui 'allait trop loin, il baissait lentement les paupières, tandis que ses narines soulevées, ses petites lèvres tremblantes, il essayait de retenir sous ses grands cils une grosse larme brillante.Quel 'Courage ne faut-il pas pour ne pas calmer par un baiser cet orage qui va éclater, pour ne pas consoler ce petit coeur qui se gonfle, pour ne pas sécher cette larme qui déborde et va devenir torrent ?L\u2019expression d\u2019un enfant est alors si touchante, il ya tant de douleur dans une larme chaude qui tombe lentement, tant de douleur dans ce petit visage qui se contracte, dans cette poitrine chérie qui se soulève ! Tout cela est bien loin.Les 'années se sont écoulées sans parvenir à effacer oes souvenirs aimés; et maintenant que mon 'bébé a trente ans et de grandes moustaches, lorsqu\u2019il me tend sa large main en me disant de sa voix de basse : \u2014Bonjour, mon père.Il me semble que l\u2019écho me répète dans le lointain ces mots chéris d\u2019autrefois : \u2014\u201cBonzou, petit pé.\u2019 Extrait de GUSTAVE DUO Z.jïyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyk jî\tCuisine JAMBON A LA POELE Coupez en tranches minces une livre de jambon cm, faitesde frire d'ans une poêle, avec un peu ide beurre et sur un feu vif.Lorsque ces tranches ouït belle couleur des deux côtés, dreæez4es en couronne sur un plaît; mettez un peu de vin blanc on unie cuillerée de vinaigre dams le juis qui reste dans la poêle, faites prendre quelques bouffions, et versez sur les tranches et servez iferès chaud.Quelques oeufs frits à la poêle peuvent accompagner ce mets appétissant.NAVETS AU ROUX Tourner dés navets comme des oeufs de pigeon; faire blanchir pendant un quart d\u2019hleure à Peau bouilante, 'égoutter, faire un roux de belle couleur, avec un quart de beurre, une ouillérée de farine; mouffiteT avec 'deux verres d\u2019eau bouillante, ou mieux de bouillon; ajoutez poivre, isél, une branche de parsrl ôt ciboule, gros comme urne noix de sucre.Faire cuire les navets 'trois quarts dfeu-re, dégraissez ét servez; que la sauce soit réduite.NAVETS A LA SAUCE BLANCHE Les navets étant blanchis et préparés comme les précédents, faire une sauce blanchie ordinaire.Laissez bouillir trois quarts d\u2019heure les navets dedans ; sauter souvient pour que la sauce se tourne pais en huile; au monxenit de servir, ajouter une cuillerée de .moutarde au feu de liaison.Ne pas laisser tourner la sauce.LES PROPRIETES DU CELERI Le céleri est employé pour guérir les engelures.On fait bouillir quelques feuilles dans de l\u2019eau et l\u2019on \u2019baigne le membre malade dans cette eau.Le céleri guérit les rhumatismes, paraît-il.On le coupe 'en morceaux, on les met à bouffiir, jusqu\u2019à ce qu\u2019ils deviennent mous et l\u2019on boit ceitbe eau.Le remède est 'simple 'ét facile.Exposition de chapeaux l\u2019été cette semaine à Milite Fleurs.ROTIES AU LAIT 2 tasses de lait, 2 cnil, à table de beurre 2 1-2 cnil, à table de farine, 1-2 cuill.à thé de sel, can froide, 6 tranches de pain rôti.Ajouter eau froide à la farine, jusqu\u2019à consistence de crème, mettre dans le lait bouffi atnt.Les chapeaux de la maison Mille Fleurs sont très élégants et ne .coûtent pais cher.COLLE DE PATE Voici la façon la plus simple de faire une 'bonne colle de pâte : Délayez de la farine dans de l\u2019éau, placez le mélange sur le feu et remuez jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait acquis une très épaisse consistance.Inutile de rien ajouter; on laisse simplement refroidir et la colle est prête pour l\u2019iepiplod.* * * La maison MiËe Pleurs occupe maintenant un vaste magasin angle Ste.Catherine et St.Hubert.Un professeur interroge un jeune cancre sur la grammaire.-\u2014\u201cAimer\u201d, quel temps est-ce?L\u2019élève, d\u2019un air malin : \u2014Maman dit que riest du temps perdu.Jolis chapeaux garnis pour $5.00 cette semaine à Mile Fleurs.Potaches nouveau style : A .son fils, qui n\u2019a .pu obtenir le moindre prix, un père demande: \u2014Mon fils, quand on n\u2019a pas un seul prix, sais-tu ce que cela prouve ?¦\u2014'(Ma prouve qu\u2019on est vertueux, car la vertu n\u2019a pas de prix ! * * * Voyez les ravissants chapeaux de la maison Mille Fleurs, ils se vendent bon marché.UN BON DESSERT demande de bons ingrédients Vous ne réussirez jamais à faire un bon dessert avec des essences inferieures.Les Essences Culinaires JONAS doivent leur vogue sans cesse croissante, aux choix rigoureux des matières premières, à leur parfaite distillation et à leur qualité supérieure invariable.Exigez toujours les Essences JONAS HENRI JONAS & OIE 3 8 0 et 3 0 1 RUE SAINT - PAUL Il lisifait fsir li ki Im ! m Poitrine parfaite pai le» Poudre».Orientées les seules qui assurent en 3 mois le développement des formes chez la femme et guérissent 1» dyspepsie et la maladie du foie.Prix : U ne boile avee notice, $l.oo; 6 boites, ?$5.00, Expédié.-francc .\t'par U poste sur récep- aoü du prix- Dépôt général pour la Puissance X-\tBEBtJ A TOT.42.jt.UE Ste Catherin»-Est, MpNTRtAi.Guérlaon daa yeux «ans médicaments opération ni denl.ar Nos \u2019\u2019Verrai Toric\u201d'nou-veau style AORDRK sont garantis pour bien VOIR, de LOIN et de y Rite, tracer coudre, lire et écrire.Consultes le meilleur de Montréal.A L\u2019INSTITUT D\u2019OPTIQUE LE SPECULATE BEiOIIER 144, Ste-Catherlne Eaten i Ave Hotel de Ville.Montréal L\u2019SXAMEN DBS YBUX GRATIS Spéolatlté: Yeux artificiels AV IS\u2014 Catte annonce rapportée Tant 10c par dollar enr tout achat en lunetterie.H recherche lu Cos dMNcllej, déaoepérha.N'aehetw jamais des \u2019\u2019PBOLESS\u201d ni anx ma-(\u2022¦4aa\"A-taaMa>M\u201del nuuiu àoosyesm. LA FEMME | FLEUR-DE-PECHER I ^hfwib {Nouvelle') Le Japon est un pays de coutumes singulières ou charmantes.Parmi ces dernières, il faut signaler les fêtes données chaque année à l\u2019occasion de la floraison du pêcher.Réjouissances populaires, représentations qui donnent l\u2019impression d\u2019un théâtre de marionnettes, concerts de guitares, festin de thé et de gâteaux de riz, prières à l\u2019Esprit sintoïste et sacrifices â Bouddha, rien n\u2019y manque.L\u2019an dernier, à Tokio, par un de ces soirs lourds où d\u2019innombrables lanternes de couleur dessinent dans la nuit leurs girandoles, Allan, marin d\u2019un croiseur français mouillé dans la rade, se promenait en une voiture menée par un cljin.On arriva devant une maison de thé, aux murs tout blancs.\u2014Il fait soif! se déclara le matelot.Et il ordonna, d\u2019un geste, au cljin de s\u2019arrêter.Allan pénétra dans la maison de thé et se fit servir par une mousmé un breuvage sentant le jasmin.A côté de lui, des Japonais et des Japonaises allongées sur des nattes buvaient, en se donnant de l\u2019air avec leur éventail à ressort, et mangeaient des bonbons poivrés.D\u2019autres fumaient dans des pipettes un tabac aromatique, pareil à des cheveux d\u2019or.Et Allan se disait : \u2014Je donnerais bien vingt sous pour un pichet de cidre, suivi d\u2019un petit verre de calvados ! Devant lui, tout à coup, il vit un sourire menu, comme serait un sourire de poupée.C \u2019était une enfant de quinze ans, au visage passé à la craie, aux lèvres carminées, aux lobes d\u2019oreilles dorés, à la coiffure monumentale.Elle lui offrait des souris blanches apprivoisées qui grimpaient le long de ses bras ou couraient dans sa nuque, et des cigales vivantes chantant dans des cages en carton.Allan connaissait quelques mots de jajDonais.\u2014Comment t\u2019appelles-tu ?demanda-t-il à la Nipponne.Elle répondit : \u2014Fleur-de-Pêcher.\u2014Alors, c\u2019est ta fête aujourd hui.Qu\u2019est-ce qu\u2019on peut t\u2019offrir?Elle fit signe qu\u2019elle avait faim.Allan lui commanda un rej)as de grand jour : des piments au sucre; puis du riz arrosé d\u2019une espèce de caviar liquide, épais comme du cambouis; puis un hachis de crevettes; enfin des prunes au vinaigre, La petite vendeuse se délectait.Le marin s\u2019amusait à la voir s\u2019enfoncer dans l\u2019estomac toutes les choses à l\u2019aide d\u2019une paire de baguettes en bois.\u2014Elle en a une santé ! murmura-t-il Quand elle eut fini, il paya, laissa quelque monnaie à la mignonne marchande et se leva pour s\u2019en aller.L\u2019heure de rentrer à bord approchait.Et le voilà en marche sur le chemin qui conduit à la rade.Allan fredonna un vieux refrain breton qui le fait rêver au pays, au départ prochain pour la France.O Eh I voici qu\u2019il pleut.sur la route, les piétons pressent le pas, et les Nipponnes s\u2019abritent tant bien que mal sous leurs ombrelles én papier.La vélocité des djins s\u2019accroit en raison directe de la violence croissante de l\u2019averse.\u2014 Cré nom ! se dit Allan, c\u2019est dommage que je n\u2019aie pas emporté le riflard du bateau ! Soies Lavables J / 4 Sont employées partout par les personnes artistiques, teintes de couleurs fermes par des teintures Asiatiques de près de 400 couleurs.Et tout à coup, il se sent à couvert.En même temps, un pas menu trottine à côté de lui \u2014Tiens ! Fleur-de-Pêcher ! s\u2019excla-le mathurin.Elle tient ouvert au-dessus de lui un gigantesque parapluie en carton jaune orné de chauves-souris peintes à l\u2019encre de Chine.\u2014Ce qu'elles vont être détrempées, tout à l'heure, les chauves-souries ! pense Allan, railleur.Mais il cesse de rire soudain.Une gratitude presque attendrie lui vient pour cette gamine qui s'est essoufflée à courir après lui, â le rattraper pour lui éviter une rincée désagréable.Il est touché.et flatté dans son orgueil d homme, ce brave Allan.Ca a donc bon cœur pour les Européens ces petites Japonaises ?Celle ci a eu peur qu\u2019il s\u2019enrhume, sans doute, et qu\u2019il aille converser avec les esprit sépulcreux du pays des acines.\u2014 Merci ! lui dit-il, gentille, gentille Fleur-de-Pêcher !.Elle sourit, joyeuse, et ses yenx de chatte brillent de contentement.On arrive bientôt à la rade.Le croiseur est là, dormant sur ses ancres.L\u2019heure d y remonter est venue.\u2014Adieu ! dit Allan.Et il tend à la petite Nipponne une belle pièce d'argent : une Semeuse de quarante sous, toute brillante, au millésime de l'année.Mais elle refuse d\u2019un geste attristé et digne.Sur son front poli et rond comme un oeuf d\u2019autruche passe un nuage.Ensuite, un nouveau sourire, enjôleur, met subitement une éclaircie dans la désolation de cette figure de poupée.Allan a compris.- Il se baisse et embrasse la Japonaise.\u2014 Darobo l (Voleur !) mumura-t-elle avec une mine qu\u2019elle s'efforce, en vain, de rendre offensée.Il récidive et \u201cdorobe\u201d de nouveau.Cette fois, elle ne dit plus rien.Elle est heureuse d\u2019être ainsi payée de sa peine, Et elle rit en silence, envoyant le matelot regagner son navire.Depuis ce jour, Allan a refait le tour du monde, comme le marquis de Corneville.Comme lui encore il a aimé passagèrement Italiennes, Cir-cassiennes, Algériennes, Et de chacune, Ou blonde ou brune.Etait épris.Mais souvent encore il pense à cette idylle à peine esquissée, un soir du printemps, près de la mer japonaise.Il revoit la lueur assoupie des petits yeux de chatte frôleuse.Il entend la voix frêle de la marchande de souris blanches.Et il se rappelle la saveur neuve du baiser d\u2019adieu donné à gentille \u201cFleur de-Pêcher\u2019\u2019.Georges Spitzmugler. BIPHOSPHATE DE CHAUX DES FRERES MA RISTES Le meilleur remôde centre les maladies de poitrine, surtout la CONSOMPTION 40 ans de succès s NOMBREUSES GUI RISONS C© r«môd© n\u2019agit pas à la manière des alcools : il opère doucement graduellement et sûrement.St-Viucent-de-Paul (Ile Jésus), le 18 Nov.1909 Mou Très Révérend Frère, Depuis plusieurs aunées, j\u2019obtiens un réel succès eu faisant prendre le Biphosphate de Chaux des Frères Maristes à mes convalescents de Fièvre Typhoïde et même durant la période aiguë de cette maladie.Le Biphosphate de Chaux des Frères Maristes est, à mon avis, le meilleur reconstituent du système osseux.Il agit très bien contre le ramollissement et la carie des os, et durant le temps de l*ossiflcation des fractures.Donné aux enfants, à l\u2019époque de la seconde dentition, il leur assure de nouvelles dents, saines et bien constituées.1 ou tes les personnes maladives et les entants faibles auxquels j\u2019ai ordonné le Biphosphate de Chaux des Frères Maristes, s'en sont bien trouvés sous tous les rapports.Vous ferez, Mon Très Révérend Frère, une œuvre humanitaire très excellente en faisant connaître à nos pauvres malades un remède si solitaire.Votre tout dévoué, Dr.O.CLERMONT, Médecin Chirurgien, Ex-Interne de l'Hôpital Notre-Dame de Montréal.11.00 la pinte, 60 cts la demi-pinte, au sirop 75cts la bouteille.En vente chez les Frères Maristes, 214 rue Panet.riontréal.et ehez les principaux pharmaciens.
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