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Titre :
La femme
Éditeur :
  • Montréal :Maison Letendre, Fils & cie,1908-1912
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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La femme, 1910-09, Collections de BAnQ.

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[" Maison Letendre, Fils & Cia BON MARCHE Revue mensuelle offerte a tous les clients du No.30 MONTREAL, SEPT.1910 3ème Année ÆwÈ I agita wmsgrLjA Mm WmÆ'.¦¦mm .i .(cfu/uO \u2022W gm?- SgER *JF7r,; ifyy/L mis ^ : \u2022\u2022 mm ^ r'i a ^ 'Hfr, X&k est un tissu qui tient le premier rang comme ïdéstî en doublures à robes.IJ II dure deux fois autant que la soie et coûte le quart du prix de cette dernière.OEMflHDEZ H VOIR L\u2019ETIQUETTE et n\u2019acceptes rien de ce que l\u2019on vous recommande comme tout aussi bon MESDAMES ET MESDEMOISELLES, Lorsque voüs désirez un excellent breuvage froid, bien aromatisé, une crème parfaite, de délicieux bonbons, venez vous asseoir à notre Fontaine au Soda.Dans nul autre endroit vous ne pourrez être mieux ni plus promptement servies.Nous avons aussi à votre disposition : PARFUMS, SAVONS, POUDRE et tout Articles de Toilette propres à la femme.Articles photographiques de choix : Cameras, Films, Papiers à Imprimer et tous autres accessoires.Détail à 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des robes de soie et des boucles d\u2019oreilles en perle n\u2019en était pas plus fière.On la voyait sourire à tout le monde et faire la causette aussi amicalement avec la plus pauvre qu\u2019avec le plus cossue de ses compagnes.Par malheur, il n\u2019en était pas ainsi de la mère de Louise.Elle ne parlait à personne que du haut de ses écus, mêlant à tout propos dans la conversation le nom de quelques grandes dames de la ville avec qui elle posait pour être en intimes relations.Souvent elle morigénait sa fille de ce qu\u2019elle appelait son manque de dignité.Louise ne faisait point d\u2019observations, mais au fond de son bon coeur elle souffrait un peu du rigorisme de sa mère et se disait avec justesse que le plus ou moins de fortune des gens ne doit pas influer sur leur caractère, qu\u2019il est bien ennuyeux d\u2019être riche si, pour cela, il faut se priver du plaisir de voir des amies de son âge.Comme bien on pense, les prétendants ne manquaient pas à la plus charmante jeune fille de St-B.qui se trouvait en même temps l\u2019héritière du notaire.La jeune fille pourtant, ne se laissait pas courtiser, non pas que son coeur fut réfractaire à l\u2019amour, mais elle savait qu\u2019aucun des garçons du village ne serait agréé par ses parents qui rêvaient pour elle un brillant parti de la ville.Alors, sagement, elle s\u2019abstenait d\u2019encourager ceux qui lui faisaient des avances.Du reste, elle n\u2019en souffrait guère, n\u2019étant par nature ni romanesque, ni rêveuse, ni exaltée.Puis, l\u2019on avait tant parlé devant elle du parti de la ville que, maintenant, elle y croyait et l\u2019attendait aussi.Parfois même, elle s\u2019était sur- prise à souhaiter tout bas qu\u2019il eut les yeux noirs de Luc, le neveu de monsieur le Curé, une belle jeunesse, s\u2019il en fut, mais plus pauvre que Job et \u201cindépendante\u201d.Toutes les jeunes filles de St-B.souriaient à Luc, quand il passait pour aller au bureau de Poste, chercher les lettres de son oncle.Lui, souriait aussi, mais nulle ne pouvait dire que, pour elle, son sourire se fut fait plus tendre.Seulement quelqu\u2019un d\u2019observateur \u2014 il s\u2019en trouve dans tous les villages \u2014 avait remarqué que le dimanche, les yeux de Luc devenaient extraordinairement brillants en se posant sur la figure jolie de la fille du notaire.Le banc de celui-ci dans l\u2019église était placé juste vis-là-vis le banc de M.le Curé.Deux années passèrent néanmoins, au cours desquelles on murmura tout bas que Luç aimait \u201cpeut-être\u201d, la jolie héritière.Celle-ci ne sut rien de ces propos ; s\u2019il en eut été autre-.ment, qui sait si n\u2019aurait point pris corps l\u2019imprécise vision d\u2019yeux noirs qu\u2019elle avait au fond du coeur.Le mari de la ville ne se présentait toujours pas, soit que la renommée n\u2019ait point porté à bonne adresse le nom de Louise et le chiffre de sa dot, soit qu\u2019il y eut à la ville disette de b illants partis ; ça se voit parfois de nos jours et ça se voyait plus souvent encore au temps où se passe ce récit, il y a quelque quarante ans.Un jour, le beau Luc fut pris d\u2019un goût subit d\u2019aventures, et sans adieux à personne quitta le village pour s\u2019en aller chercher de l\u2019or en Californie.\u201cJe reviendrai quand je serai riche ou ne reviendrai jamais\u201d, dit-il à son oncle en partant.Ce fut un deuil parmi la jeunesse de St-B.que causa l\u2019absence de Luc, non pas qu\u2019il mit beaucoup d\u2019entrain dans les \u201cveillées\u201d ou qu\u2019il fut grand danseur ou grand causeur, mais il était fort et doux et charitable, et l\u2019on aimait le voir tendre, la main à tous ceux qui se trouvaient en quelque embarras, on aimait recevoir son salut fier et souriant quand il traversait le village pour se rendre au bureau de Poste.Louise fut plus chagrine encore que les autres de ce départ, si chagrine que sa mère s\u2019en aperçut, et la croyant souffrante, l\u2019emmena à la ville pour la distraire, mais Louise ne se distrayait point.Un soir, après le retour de la ville, le brillant parti si longtemps espéré, vint enfin.Il était frêle, blond, avec des yeux bleus pâles et il parlait d\u2019une petite voix flutée.Louise le détesta.En vain, sa mère lui fit entendre toutes sortes de représentations, la jeune fille n\u2019avait qu\u2019une réponse : \u201cJe n\u2019épouserai jamais ce petit homme, je ne pourrai jamais l\u2019aimer.\u201d Puis elle fermait les yeux pour revoir en esprit \u2014 et avec son coeur \u2014 la démarche cadencée et superbe du grand Luc.C\u2019était une obsession.Pourquoi aussi l\u2019autre n\u2019avait-il pas le port élevé et les yeux noirs.Des jours passèrent sans que Louise perdit un atome de ce souvenir puis; au bout de longtemps, un soir, elle comprit enfin, soudainement, qu\u2019il n\u2019y avait au monde que les deux seuls yeux noirs de Luc qu\u2019elle aurait pu aimer.Et Luc était parti.Ce soir-là, en cachette, Louise pleura, mais le lendemain elle parut sereine ainsi qu\u2019on l\u2019avait vue toujours et nul n\u2019apprit son secret.Dix ans passèrent, puis dix ans et encore dix ans.Les beaux yeux noirs ne reparurent jamais dans l\u2019unique rue de St-B.mais un jour le curé remit à Louise une petite bague d\u2019or en la priant de la garder en souvenir de son neveu mort des fièvres là-bas.\u201cPriez pour lui,\u201d ajouta le vieux prêtre, \u201cil n\u2019a pas été heureux ici-bas, sa vie a été manquée.\u201d \u201cComme la mienne\u201d murmura Louise.C\u2019était la première fois que tombait de ses lèvres, le triste aveu, et depuis lors, sa figure d\u2019où la beauté s\u2019en est allée avec la jeunesse, s\u2019éclaire pourtant d\u2019un beau rayon quand son oeil contemple l\u2019anneau du mort qu\u2019elle porte à son doigt.A son regret se mêle la douceur étrange de savoir qu\u2019 \u201cil\u201d l\u2019a aimée.JOSEPHTE. 4 LA FEMME g LE PETIT VOYOU 4 C\u2019était un petit loqueteux \u2014 seize ans à peine \u2014 qui s\u2019en allait cahin-caha par les routes et couchait la nuit dans les fossés.Les chiens aboyaient sur son passage, les hommes lui montraient le poing, les femmes lui jetaient des pierres.Lui, l\u2019âme pleine de quiétude, souriait.Il était plus riche que les riches : le ciel avec tous ses rayons et tous les parfums des champs étaient à lui; à lui aussi l\u2019air pur, les ruisseaux serpentant dans les prairies et l\u2019espérance, cette fée du printemps, qu\u2019il enfermait dans son coeur comme en un coffre-fort.Il était heureux.Quand il avait faim, il chantait.Les gens l\u2019appelaient: le petit voyou.Or, il arriva un jour qu\u2019une puissance étrangère déclara la guerre à la France.Les enfants des bourgeois restèrent bien tranquillement dans leurs foyers, dorlottés par leurs mamans.Le petit voyou, qui n\u2019avait ni foyer, ni maman, se fit mousse.On l\u2019embarqua sur un grand navire et on l\u2019emmena très loin, vers l\u2019Orient, dans un pays où les villes étaient devenues citadelles et où les balles perdues avaient pris dans le ciel la place des oiseaux.On lui mit une baïonnette au côté et dans la main un chassepot, et, un matin que la fusillade avait devancé le chant du coq, on l\u2019envoya à la bataille entre deux grognards en shakos à plume.Ah! si vous l\u2019aviez vu sous l\u2019uniforme, redressant son pauvre petit corps maigrelet pour avoir l\u2019air d\u2019un homme, et sacrant comme un grena-dier! Le premier coup de fusil lui fit peur.Le second le fit rire.Un obus entra dans le ventre d\u2019un cheval et l\u2019éclaboussa de sang.Il cria:\tVive l\u2019Empereur! Quand sonna la charge, il était le premier à côté des tambours et, pendant que les hommes tombaient, il battait des mains et chantait à tue-tête la Marseillaise.Tout à coup, au dessus de lui, un vacarme effroyable passa.Il s\u2019arrêta, interdit, fit ouf! regarda en l\u2019air et vit un gros nuage noir remplir le ciel.C\u2019était un canon qu\u2019on venait de hisser sur la proche colline.Les lignes françaises faiblissaient: ce canon-Hà venait à la rescousse et sa grosse voix pleine de colère, martelant l\u2019écho, soufflant la tempête, avait l\u2019air de crier: Halte-là!.Et la fusillade crépitait! A droite, à gauche, le champ était couvert de morts et de blessés.Les survivants se glissaient en rampant de sillons en sillons.\u2014Couche-toi, le gosse! commanda un vieux sergent.Mais lui, immobile, frémissant, seul debout, regardait le canon ! Ah ! oui, se coucher, il y pensait bien !.\u2014Boum! répéta le monstre.Et ce fut merveilleux ! La terre trembla, une odeur de soufre emplit la plaine.Alors l\u2019enfant n\u2019y tint plus!.Il se revoyait, tout petit, un soir de 14 juillet, sur une quelconque place publique, courant à travers les pétards, tirant les fusées, se grisant de poudre, de bruit, d\u2019éclairs.Etaient-elles assez jolies les petites fusées qui s\u2019épanouissaient en gerbes d\u2019or ou en bouquet de marguerites !.Il aurait fait des folies pour elles !.Et les bombes, les bombes minuscules, qui pesaient lourd dans ses bras, comme elles éclataient fort, en crachant une gerbe de feu! \u2014Boum ! fit-il en gonflant ses joues et en sautant de joie.Mais de fusées et de bombes comme celles qui partaient là-haut, jamais encore il n\u2019en avait vu ! Etourdi, titubant, il jeta son shako en l\u2019air, trépigna, cria: bravo! et il tendit ses petites mains vers le canon comme s\u2019il avait voulu le posséder, jouer avec lui.Justement le hasard du combat l\u2019avait conduit au pied de la colline.Pour l\u2019escalader, il dut s\u2019aider des pieds et des mains.En cinq minutes, il arriva sur le faîte.Il était temps.Autour de la pièce que l\u2019ennemi mitraillait, plus un homme n\u2019était debout.Mais le nuage épais flottait toujours, rendant invisible le désastre, et le monstre fumait, la gueule rougie, béante, semblant attendre qu\u2019on vint lui dire de parler encore.Il y avait un obus à terre.Le gamin le ramassa et le glissa dans la culasse.Le coup partit avec un fracas magnifique.Une trombe de feu surgit, enveloppa l\u2019enfant, lui lécha les mains, le figure, l\u2019éblouit, l\u2019enivra, le fit hurler.Il ramassa un second obus et partit d\u2019un grand éclat de rire.Puis un troisième,, puis dix, puis vingt, et tous ceux qui se trouvaient là, épars dans le sang et dans la boue, eurent leur tour, et ce fut un spectacle éblouissant, la colline semblant devenue volcan, l\u2019enfant diable, et le ciel fournaise.Cela durait depuis une heure, quand une main se posa sur l\u2019épaule de l\u2019enfant, qui se détourna, saisi.Devant lui, il y avait un homme galonné d\u2019or, portant le tricorne et la croix d\u2019honneur.\u2014Tu es seul, gamin?\u2014Seul,, mon général, \u2014 balbutia-t-il en joignant déjà les' mains pour demander pardon.\u2014Depuis longtemps?\u2014Peut-être.\u2014Sais-tu ce que tu viens de faire?dit l\u2019homme que l\u2019émotion étranglait.Et brusquement, il arrachait sa croix et l\u2019épinglait sur la poitrine de l\u2019enfant échevelé, noir, roussi, qui avait l\u2019air d\u2019un fauve et pleurait à chaudes larmes, bêtement, sans savoir pourquoi.\u2014Tu viens de gagner la bataille !\u2014 ajouta le général.Et il embrassa le petit voyou.E.-G.PERRIER.g» On ne doit jamais douter d\u2019iamour Comment une statue ressemblante assura le bonheur de deux fiancés que tout séparait.\u2014Ah ! cousine, plaignez-moi de ne pouvoir aimer librement celle dont je voudrais tant faire la compagne de ma vie ! \u2014Pourquoi donc, Raoul?N\u2019est-elle pas digne des sentiments qu\u2019elle vous a inspirés ?\u2014Elle en est parfaitement digne ; cependant ma mère ne donnera jamais son consentement à ce mariage.Elle a même voulu jusqu\u2019à présent ignorer le nom de Mlle Sylvie Lioran dont je vous parle.\u2014Elle s\u2019appelle donc Sylvie, comme votre mère ?Etrange coïncidence ! Mais enfin, pourquoi Mme de Val-creux s\u2019oppose-t-elle à votre union avec cette jeune fille?\u2014Hélas ! bien des choses nous séparent.Mlle Lioran, à qui je fus présenté dans une soirée de l\u2019hiver dernier, quoique parfaitement respectable, n\u2019est pas de notre monde.Orpheline sans fortune, née d\u2019un père artiste, elle s\u2019est aussi adonnée à la peinture.En compagnie d\u2019une vieille parente, elle vit de la vente de ses oeuvres.Ce sont là de bonnes raisons, sans doute, pour que ma mère ne cède point.Mais, de mon côté, je ne pourrai jamais me résoudre à épouser une femme vers laquelle je ne me sentirais pas irrésistiblement entraîné.-Avez-vous déclaré à votre mère vos idées à ce sujet?\u2014Oui ; mais elle nourrit l\u2019espoir de me voir un jour ou l\u2019autre oublier celle à qui je pense toujours.\u201d Tandis que Raoul de Valcreux parlait, Mlle Adrienne de Quinson, sa vieille cousine, qui était en même temps la meilleure amie de sa mère, réfléchissait.Charmante femme, mais un peu romanesque, elle connaissait depuis quelque temps cette tendre idylle.Elle savait toute la grâce, le talent et l\u2019honnêteté courageuse et fière de Mlle Lioran.A vrai dire, elle était aussi séduite.\u2014Voulez-vous, lui dit-elle avec un bon sourire, me laisser libre d\u2019agir à ma guise.Nous verrons si l\u2019on peut vraiment favoriser vos voeux.\u2014Je vous obéis, les yeux fermés.\u2014Eh bien donc, pour commencer, je vous demanderai de me présenter Mlle Lioran. RA FBMMB 5 \u2014Aujourd\u2019hui même, fit Raouh C\u2019est précisément le jour de sa parente.Voulez-vous à quatre heures?\u2014Bien certainement.A l\u2019heure dite, l\u2019équipage de Mme de Valcreux les déposait avenue du Roule, devant un vaste immeuble de l\u2019autre côté duquel se dressait un élégant pavillon dont l\u2019unique étage formait un immense atelier d\u2019artiste.Très simplement Mlle Rioran et sa parente recevaient dans l\u2019atelier transformé en salon d\u2019été.Après les présentations d\u2019usage, Mlle de Quinson trouva pour exprimer l\u2019admiration sincère que lui inspirait le beau talent de Mlle Rioran, quelques paroles heureuses et délicates.Mais, vers le fond de la pièce, une statue représentant une jeune patricienne romaine avait vivement éveillé sa curiosité.Elle s\u2019en approcha et l\u2019examina longuement, tout en suivant le cours de la conversation.Res traits de cette statue offraient des analogies frappantes avec ceux d\u2019une peinture de grandeur naturelle accrochée dans le salon de Mme de Valcreux et qui représentait celle-ci à l\u2019âge de dix-sept ans.Or, Adrienne savait qu\u2019avant d\u2019épouser M.de Valcreux, sa cousine avait été demandée en mariage par un sculpteur d\u2019un grand talent.Elle n\u2019avait pas été indifférente au culte respectueux et discret, dont elle était l\u2019objet de sa part, et volontiers elle eût consenti à unir sa destinée à la sienne.Mais le mariage n\u2019avait pas eu lieu, M.de Valcreux ayant été préféré parla famille.Celui-ci était mort assez jeune, et Mme de Valcreux avait vécu depuis dans un cercle assez restreint d\u2019anciennes relations.En retrouvant dans ce marbre la saisissante image de sa cousine au printemps de sa vie, une idée subite traversa le cerveau de Mlle de Quinson.Si c\u2019était elle, dont il eût voulu fixer dans la blancheur du marbre la forme impérissable?Et puis, ce prénom, Sylvie, que portaient les deux femmes, n\u2019y avait-il pas là plus qu\u2019une simple coïncidence ?Re résultat de ces réflexions fut que, dans une seconde visite qu\u2019A-drienne fit seule à l\u2019atelier de Sylvie, elle eut avec elle un entretien qui démontra la parfaite exactitude de ses conjectures.Ra jeune artiste n\u2019avait jamais connu sa mère, qui était morte en lui donnant le jour.Dès qu\u2019elle avait eu la force et l\u2019intelligence suffisantes, son père l\u2019avait initiée à tout les secrets de son art; si bien que lorsque, âgée de seize ans, elle devint orpheline, les ressources qu\u2019elle put tirer de son talent naissant, jointes au produit de la vente de l\u2019atelier paternel, lui permirent de vivre sans trop de privations, sous la sauvegarde d\u2019une parente dévouée, qui fut pour elle une seconde mère, pleine de tendresse et de sollicitude.Quant à la cause qui l\u2019avait si fort intriguée, Mlle de Quinson apprit de la bouche même de sa nouvelle amie que c\u2019était le portrait d\u2019une jeune fille que son père à elle avait aimée avant son mariage et dont, à son lit de mort, il lui avait fait promettre de ne jamais se séparer.Ainsi tout le passé ressuscitait aux yeux de Mlle de Quinson.Il lui sembla que c\u2019était mieux que le hasard qui mettait l'un en face de l\u2019autre les enfants comme jadis l\u2019avaient été les parents.A partir de ce moment, elle eut son plan, à la réalisation duquel elle résolut de consacrer tout ce qu\u2019il y avait en elle de finesse et de diplomatie féminines.Re premier jour de l\u2019exposition des oeuvres de Mlle Rioran, passant, comme par hasard, en voiture avec sa cousine devant la galerie où elles étaient réunies, elle sur persuader Mme de Valcreux d\u2019y faire une courte halte pour jeter, dit-elle, un coup d\u2019oeil sur toute une collection de petits chefs-d\u2019oeuvre exécutés par une jeune artiste de vingt à vingt-deux ans, et dont les gens bien informés disaient des merveilles.Au milieu de la salle, bien posée sur un élégant piédestal, se dressait la statue en marbre d\u2019une jeune Romaine.Au pied de ce marbre étaient gravés un nom: Albert Rioran, et une date: 1861.Par un témoignage de respect filial et pour rapeler aussi un nom justement honoré, Mlle Rioran avait placé ses oeuvres sous la protection de l\u2019oeuvre paternelle.Ce fut le premier objet qui attira l\u2019attention de Mme de Valcreux.Et à la vue de ce blanc visage, image fidèle de celui qui avait été la parure et l\u2019ornement de sa jeunesse, à la vue de ce nom et de cette date qui lui rappelaient }es plus doux souvenirs de sa vie, elle pâlit, chancela et dut, pour ne pas tomber, s\u2019appuyer au bras de son aimable guide.\u2014\u201cAlbert Rioran,\u201d murmura-t-elle.\u201cEt cette exposition, c\u2019est celle de sa fille.une jeune artiste.la même sans doute qui m\u2019a demandé.\u201d Mme de Valcreux n\u2019acheva point.Sa cousine venait de lui présenter Mlle Rioran et soudain son coeur battit à se rompre.Trait pour trais, la jeune fille rapelait son père au même âge.C\u2019était l\u2019image vivante d\u2019Albert Rioran, qui ressuscitait.C\u2019était la chère idyle muette, depuis si longtemps ensevelie, qui repassait lentement devant les yeux de Mme de Valcreux, et sans qu\u2019elle pût la fuir ou la repousser.Re passé revenait à elle avec tant de précision qu\u2019il se confondait avec le présent.Etait-elle Mme de Valcreux, était-elle plus jeune de trente ans?le temps d\u2019un éclair parmi tous ces visiteurs devant cette jeune fille qui lui faisait l\u2019effet d\u2019une apparition.Mme de Valcreux crut l\u2019oublier.Elle eut à peine à dominer son émotion.\u2014Mademoiselle, je vous félicite, je vous félicite de tout mon coeur, dit-elle enfin.Voulez-vous me permettre d\u2019aller un jour visiter vos oeuvres dans votre atelier?Toute troublée, elle aussi, et comme si elle avait eu l\u2019intuition de l\u2019avenir, Mlle Rioran acquiesça, tandis qu\u2019a-près un salut affectueux, Mme de Valcreux regagnait sa voiture, \u2014Adrienne, fit-elle, dès la portière refermée et sans cacher ses larmes, c\u2019est Dieu, sans doute, qui veut réunir ces deux enfants; je vous permets de demander pour mon fils la main de Mlle Rioran POUR UNE ROSE Re capitaine Favrol jeta brusquement la lettre qu'il tenait a la main .-Au diable les emguies ! cnt-u, ceue-ci est trop compliquée et je renonce a la deviner.Puis d\u2019un geste de mauvaise humeur, il prit un journal où il essaya de s\u2019absorber; mais, au bout de quelques minutes, u n laissa tomber à terre et revint à la missive dédaignée.\u2014C\u2019est pour moi, cependant !.Elle m\u2019est bien adressée !.Sortant une fois encore de l'enveloppe la feuille de papier qui laissa échapper un pénétrant parfum de violette, il relut: \u201cM\u2019avez-vous oubliée?Sept ans de silence et de séparation auront-ils effacé en vous tout souvenir du passé?.Si vous avez la mémoire du coeur, je serais bien heureuse de vous revoir et vous retrouveriez en moi, \u201cUne vieille et fidèle amie.\u201d Suivait une adresse compliquée, qui ne rappelait au capitaine Favrol aucun souvenir d\u2019amour ou d\u2019amitié.Rien ! Pas un indice pour le guider.Nerveusement il se leva et arpenta sa chambre.Qu\u2019avait-elle été dans sa vie,'cette femme à laquelle aucun lien ne le rattachait ?Re capitaine s\u2019assit devant son bureau, ouvrit un des tiroirs et en sortit un coffret, dont le contenu composé de lettres se renversa sur la table.Il remuait toutes ces paperasses, comparant les écritures ; mais, aucune de ces fines pattes de mouches ne ressemblait à ces grands caractères hardis et fermes qui depuis le matin dansaient devant ses yeux.Tout le passé de son coeur était là cependant, dans les feuillets déjà jaunis 1 6 LA FEMME Au cours de son existence militaire, écoulée presque toute sur la terre africaine, le jeu\\pe officier n\u2019avait jamais eu d\u2019affection sérieuse, jamais de ce$ désillusions cruelles, qui vous laissent au fond du coeur la sensation d\u2019une brûlûre.Brusquemment il remit dans le coffret les lettres éparses devant lui et laissant ouverte celle de l\u2019inconnue il prit sa plume et lui écrivit : A mon amie en Domino.Mon amie?Oui! Vieille?Je n\u2019en crois rien.Car l\u2019amitié que vous dites si vieille Si nous comptons et votre âge et le mien.Peut tout au plus exister de la veille.Les jours heureux d\u2019autrefois, aujourd\u2019hui, Points lumineux survivent à nos songes, Le souvenir, on vit, on meurt de lui; Les j°urs vécus ne sont point des mensonges Peuplant le rêve : Et pour un coeur trop fier, Amour d\u2019antan est un amour d\u2019hier.Cette amitié que vous dites si vieille, Si nous comptons et votre âge et le mien, Pourrait bien être un amour de la veille.Mon amie?Oui! Vieille?Je n\u2019en crois rien ! La réponse ne se fit pas attendre, deux jours plus tard, elle arriva: Vous m\u2019avez oubliée ! Dans les charmantes choses que vous me dites d\u2019une façon si charmante, rien ne m\u2019indique que vous m\u2019ayez reconnue.Ai-je été votre amie?Amie bien éphémère, amie d\u2019un beau jour, où le soleil illuminait de ses rayons dorés des rêves et des espoirs si vite envolés ! Adieu ! Ne m\u2019écrivez plus, à moins qu\u2019un souvenir ne vous fasse lever le masque.De votre Amie en Domino.Après l\u2019avoir lue, le capitaine mit fiévreusement la lettre dans sa poche.Quoi?.Il n\u2019allait pas deviner?Un instinct secret pourtant lui disait que tout son avenir, son bonheur étaient dans ces lignes ; allait-il donc les laisser échapper ! Des larmes de rage impuissante lui montaient aux yeux.Ce mot de l\u2019énigme, qui donc allait le lui souffler?Rien! Toujours rien! Il se laissa tomber sur un siège, la tête entre ses mains et longtemps il resta absorbé, figé dans son angoisse, la pensée errante et fatiguée de l\u2019effort ; et voilà que, soudain, comme un éclair un nom jaillit dans son esprit: \u2014Jeanne ! Sept ans !.Une amie.C\u2019était elle !.Le capitaine Favrol se précipita vers son secrétaire et y prit un écrin : sur le velours bleu, au lieu de bijou, reposait une rose desséchée, fanée, décolorée.Le jeune officier la regarda longuement ; un flot de souvenirs lui montait au coeur : il revoyait dans ces pétales flétris, la rose rouge, fraîche, odorante, il revoyait surtout, la jeune fille qui la lui avait donnée par une belle journée de fête.Sept ans ! A ce moment, il était lieutenant en garnison à Versailles, amis et connaissances s\u2019étaient mis en tête de le marier; et dans un rallye-paper donné par le régiment l\u2019avaient fait se rencontrer avec Mlle Jeanne de Sen-neville.De suite en la voyant, le jeune officier avait été c°nquis par l\u2019éclat de ses grands yeux bruns et lorsqu\u2019à la fin du rallye il lui avait offert le bras pour se rendre au buffet, il avait tressailli d\u2019émotion en sentant sur son bras la pression de celui de la jeune fille.Et il l\u2019évoquait toute blanche dans ses vêtements légers, telle une radieuse déesse d\u2019amour et de jeunesse: un grand chapeau fleuri était posé sur ces cheveux dorés et trois roses rouges à demi écloses attachées à son corsage.Consciente de l\u2019émoi qu\u2019elle provoquait, devinant les projets d\u2019union, at- roses.PENSEES Un homme qui n\u2019a de probité que parce qu\u2019il croit aux peines éternelles ressemble fort à celui qui ne vole pas de peur d\u2019être pendu.Ch.d\u2019Outrepont.Les âmes se fortifient en raison même des souffrances.et notre consolation, c\u2019est de penser que pour les nations, le martyre est aussi la rédemption.tirée elle aussi vers le grand jeune homme au visage un peu austère et mélancolique, Jeanne se fit plus séduisante ; et tout à coup, une des roses de son corsage ayant roulé à terre, elle repousssa la main du lieutenant qui la lui avait ramassée.\u2014Non, gardez, je vous la donne.Comme un trésor, il avait enfermé la fleur parfumée dans son dolman sentant qu\u2019à cette minute son avenir était fixé à tout jamais.Mais, en plein rêve de bonheur; quelques jours plus tard, un ordre, peu de chose, lui apportait court est sec un terrible réveil ; il était envoyé en Afrique à la conquête de la Tunisie.Il partit sans avoir revu Jeanne.Des mois plus tard, aux confins du désert il avait appris le mariage de la jeune fille; et plus tard encore, son rapide veuvage ; mais à la rude vie des camps et des batailles, l\u2019idylle printanière s\u2019était effacée: Sept ans s\u2019étaient écoulés, Favrol était devenu capitaine, il avait traversé des villes lointaines, parcouru le désert, lutté pour l\u2019honneur et la gloire ; enfin, il était rentré en France et ce souvenir d\u2019amour, dont les cendres refroidies dormaient avec la rose fanée, se réveillait soudain, ardent, jeune et plein de désirs.Devant la corolle de la fleur séchée, il écrivit: JACQUES D\u2019ARCY.La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie à rendre l\u2019autre misérable.C.Duster.Quand on rit d\u2019un obstacle il est presque vaincu.C.Bonjour.Une vieille expérience a prouvé que l\u2019exemplé fait d\u2019en haut descend dans toutes les classes, et y porte le bien ou le mal.Et pourtant ce n\u2019est plus qu\u2019une rose fanée ! Le temps devait jeter comme un voile l\u2019oubli,' Les amours d\u2019autrefois de par la destinée, Presqu\u2019éteints n\u2019auraient plus, souvenir affaibli Des peines et des plaisirs d\u2019une époque galante, Que le don de charmer l\u2019ennui d\u2019un fou rêveur.Grâce aux pétales secs d\u2019une rose odorante L\u2019oubli n\u2019est plus venu, ni l\u2019ingrate froideur.La rose est tous les ans plus vieille d\u2019une année, Mais l\u2019amour aussi jeune est vivant dans le coeur, Et pourtant ce n\u2019est plus qu\u2019une rose fanée ! Elle en a respiré les premières senteurs Mes lèvres ont repris dès cette matinée Les doux baisers qu\u2019espiègle elle donnait aux fleurs Depuis que j\u2019ai près de moi cette folle rose, Elle m\u2019a retracé l\u2019éphémère bonheur Que j\u2019avais cru tenir au jour qu\u2019elle est éclose Et dans mon âme, enfin, chanta l\u2019amour vainqueur La rose est tous les ans plus vieille d\u2019une année, -Mais l\u2019amour aussi jeune est vivant dans le coeur, Et pourtant ce n\u2019est plus qu\u2019une rose fanée ! Ils ¦ se sont revus, ils se sont aimés et ils se sont mariés à la saison des /.Clare tie.A.Grub. L,A FEMME r r Conseils aux mattresses de maison J LES CONFITURES.Tarte aux groseilles.Nous vous recommanderons tout particulièrement, une tarte d\u2019un goût un peu spécial, peut-être, mais qui est presque toujours très appréciée : c\u2019est la tarte aux groseilles.Pour la faire, vous garnissez largement votre pâte de petites groseilles rouges et blanches, préalablement égrappées et lavées, que vous recouvrez de cinq grandes cuillerées à bouche de sucre en poudre ; vous faites bien cuire le tout ensemble et, la cuisson terminée, vous couvrez la tarte d\u2019un épais jus de framboises; ce jus doit être comme une gelée ; il demande à être fortement sucré pour combattre l\u2019acidité de la groseille; il se prépare également en jetant les framboises dans un sirop de sucre et en le passant à la passoire fine.; mettre pour le sirop les 3-4 d\u2019un verre d\u2019eau et douze cuillerées au moins de sucre granulé.Si les tartes précédentes peuvent être mangées tièdes, celle-ci est bien préférable tout à fait froide; elle est même exquise le lendemain.Tarte aux fraises.Mesdames, pour la tarte aux fraises, vous ferez toujours cuire la pâte seule, en la recouvrant d\u2019un papier beurré qui aura la forme exacte de la tarte et sur lequel vous mettrez, soit des grains de riz, soit des haricots, soit des petits cailloux afin d\u2019empêcher la pâte de gonfler et de se fendiller; lorsqu\u2019elle sera cuite et refroidie, vous disposerez les fraises crues sur la pâte (employer de préférence la fraise des quatre saisons) et vous verserez dessus un épais sirop de sucre dans lequel vous aurez fait cuire, ou des fraises, ou des groseilles ou des framboises, ou encore ces trois fruits réunis par parties égales, ce qui donnera à votre tarte un parfum et un goût délicieux.Passer ce sirop avant de le mettre sur la tarte.La confiture, gelée de groseilles ou de fram- UN BON DESSERT demande de bons ingrédients Vous ne réussirez jamais à faire un bon dessert avec des essences inferieures.Les Essences Culinaires JONAS doivent leur vogue sans cesse croissante , aux choix rigoureux des matières premières, â leur parfaite distillation et à leur qualité supérieure invariable.Exigez toujourslesEssencesJONAS HENRI JONAS & OIE 8 8 9 et 3 9 1 BUE SAINT - PAUL boises, délayée dans un peu d\u2019eau et qu\u2019on fera bouillir, peut très bien remplacer le sirop fait avec des fruits frais.Les rares personnes qui préfèrent les tartes faites avec les fruits cuits séparément procéderont toujours comme il vient d\u2019être dit pour la tarte aux fraises, et garniront la pâte, qui aura été cuite à part, de marmelade non passée ; ou de fruits cuits dans un sirop de sucre, et passés ; mais pour notre part, nous n\u2019hésitons pas à déclarer ce procédé très inférieur à l\u2019autre pour les tartes aux cerises, aux prunes, aux abricots ou aux pommes.Confiture de mirabelles.Prendre des mirabelles bien mûres; retirer les noyaux avec soin afin de ne pas trop les ouvrir, les fruits devant rester aussi entiers que possible.Peser une demi-livre de sucre par livre de fruits.Faire cuire le sucre au cassé; jeter les fruits dedans et laisser cuire une demi-heure environ.On s\u2019assurera de la cuisson en mettant un peu de jus sur une assiette, quand il se ride en refroidissant, les confitures sont cuites.Au moment de retirer la bassine du feu, ajouter un peu de vanille en poudre.Marmelade de prunes de Reine-Claude Prendre 6 livres de Reine-Claude bien mûres et bien saines, et 4 livres de sucre.Oter les noyaux et mettre les fruits à mesure dans une passoire ; les écraser avec un pilon en bois au-dessus d\u2019une terrine qui en reçoit la pulpe, mettre cette pulpe dans la bassine que l\u2019on pose sur le feu afin d\u2019en enlever l\u2019humidité et la remuer avec la spatule ou l\u2019écumoire.Cela fait, ajouter le sucre cuit au petit cassé; faire prendre corps avec la marmelade en remuant avec la spatule jusqu\u2019à ce qu\u2019elle ait pris la consistance d\u2019une gelée.Retirer et verser dans des pots.EE COFFRET Ma mère, pour ses jours de deuil et de souci, Garde, dans un tiroir secret de sa commode, Un petit coffre en fer rouillé, de vieille mode, Bt ne me l\u2019a /'ait voir que deux fois jusqu\u2019ici.Comme un cercueil, la boîte est funèbre et massive, Bt contient les cheveux de ses parents défunts, Dans des sachets jaunis aux pénétrants parfums, Qu\u2019elle vient quelquefois baiser le soir, pensivel ! Quand sont mortes mes soeurs blondes, on l\u2019a rouvert Pour y mettre des pleurs et deux boucles frisées, Hélas! nous ne gardions d\u2019elles, chaînes brisées, Que ces deux anneaux d\u2019or dans ce coffret de fer.Bt toi, puisque ton front vers le tombeau se penche, O mère, quand viendra l\u2019inévitable jour Où j\u2019irai dans la boîte enfermer à mon tour Un peu de tes cheveux, que la mèche soit blanche!.GEORGES RODENBACH.La meilleure éducation à donner aux jeunes gens et aux vieillards eux-mêmes, ce n\u2019est pas de les reprendre, mais de se conduire à la vue de tous, pendant sa vie entière, d\u2019après les principes que l\u2019on voudrait enseigner aux autres en les apprenant.Platon.Guéridon des yeux »an« médicaments, opé-ration nidouleur.Nos \"Verres Toflc\u201dnou veau style A ORDRE «ont garantis pour bien VOIR, de LOIN et de PRÈS, tracer, coudre, lire et écrire.Consultez le meilleur de Montréal A L\u2019INSTITUT D\u2019OPTIQUE LE SPECULATE BE10M1ER 144, Ste-Cetherlne Est.coin Ave Hotel de Ville, Montréal L'EXAMEN DBS YRUX GRATI8 Spécialité: Ye.ux artlflolela AV 18\u2014Cette annonce rapportée vaut 16c.par dollar aur tout achat en lunetterie.U recherche las Ces difficiles, déaeapéréa, N\u2019achetez jamais des \u201cPEDLERS\u201d ni aux ma* ratio* \"A-tout-fait»\"si vous Unes âvos y sets.ARIETTE.Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville ; Quelle est cette langueur.Qui pénètre mon coeur?O doux bruit de la pluie, Par terre et sur les toits! Pour un coeur qui s\u2019ennuie, Oh! le chant de la pluie! Il pleure sans raison Dans ce coeur qui s\u2019écoeure! Quoi! Nulle trahison?Ce deuil est sans raison.C\u2019est bien la pire peine De ne savoir pourquoi, Sans amour et sans haine, Mon coeur a tant de peine.PAUL VERLAINE.Voyez les ravissants chapeaux de la maison Mille Fleurs. L\u2019AVEU La Rose effeuillée.Je montais l\u2019escalier, d\u2019où ta tête penchée Me semblait une étoile au sommet d\u2019une tour, Une rose en tes doigts pliait, et, détachée, Tombait en pleurs soyeux dans la pâleur du jour, Comme un muet aveu d\u2019amour, Comme une caresse arrachée.LA FEMME Mille Fleurs pour les chapeaux élégants.Les pétales avaient glissé dans mes cheveux, Sur mes bras et sur mes habits soudain de fête ; Je montais l\u2019escalier comme pour ta conquête, Mes pieds élus croyaient escalader les deux.Les pétales avaient glissé dans mes cheveux.Ces parfums venaient-ils des fleurs ou de ta tête?Ton sourire d\u2019en haut appelait mon délire; Quand je fus près de toi la rose n\u2019était plus, \u2014Les pétales avaient glissé dans mes cheveux,\u2014 Toi seule tu restais, toi la tige! Et je crus, \u2014Tant ces fleurs me semblaient toi-même et ton sourire,\u2014 Que la rose n\u2019était plus parmi mes cheveux, Que j\u2019étais seulement fleuri de ton sourire.Bonheur est partout ! Il est dans la famille auprès du feu qui chante, Dans l\u2019amour dont on vit, dans l\u2019art qui nous enchante, Dans le souvenir triste et doux, dans la gaité, Dans le simple devoir, simplement accepté.La Bruyère.N\u2019oubliez pas de visiter la belle Exposition de chapeaux à Mille Fleurs.JULES BOIS Les plus jolis chapeaux sont à Mille Fleurs cette année.TOUTES LES DAMES soucieuses de leur SANTE et de leur ELEGANCE doivent porter La Ceinture Corselet Maillot LE GRAND SUCCES DE PARIS Confort idéal pour l\u2019Eté.Dispense du Corset.Assure l\u2019élégance des formes.Prévient ou fait disparaître l\u2019embonpoint.LÉGÈRE, 80X7PLE, HYGIÉNIQUE ALLEZ DE SUITE CHEZ A.CLAVERIE 970 RUE ST-DENIS,\tPrès Rachel Tous les jours de 2 h.à 5 h.p.m.(mercredi excepté).Nos DENTS sont très belles, naturelles garanties.\t.162 rue St-Denis, Institut Dentaire Franco- Américain (Incorporé).\t.Montréal Soies Lavables L Sont employées partout par les personnes LVy*V.artistiques, teintes de couleurs fer mes par des teintures Asiatiques de près de 400 couleurs.GRAINS DE SAGESSE Le premier sentiment vis-à-vis d\u2019une œuvre quelconque doit être une présom-tion favorable.E.Deschankl * * * Il y a deux sortes de chose difficiles les hautes, faites pour les héros et les hommes de génie; les contournées, pour lesquelles des habiles suffisent.En art, ces derniers se font toujours illusion.PENSÉES.La quantité n\u2019est pas plu» la force qu\u2019un buisson n\u2019est qu'un chêne.Pour être fort il faut être un.L\u2019éparpillement vient d\u2019une faiblesse et de l\u2019incapacité de se résumer.* * * Les femmes sont toujours nerveuses, malades, mourantes, et finalement elles nous enterrent.A.Tournier N Les plus ravissants chapeaux de la saison nouvelle.200 modèles exposés.SALON DE MODES Angle Ste- Catherine et St-Hubert BEAUTÉ IDÉALE Un buste bien développé fait ressortir la finesse de la taille.Les incomparables \u201cPilules Persanes\u201d de Tewfiik Haziz de Téhéran (Perse) développent la poitrine, raffermissent les cljairs, effacent le creux des épaules, remédiant ainsi aux caprices de la nature.Pleinement Satisfaite $1.00 la BOITE \u201c Je me suis désolée pendant trois ans de n\u2019avoir pas réussi à développer ma taille.J\u2019ai pris sans résultat des fortifiants sans nombre.Aujourd'hui le prodige est accompli grâce à vos PILULES PERSANES C'est l\u2019embellisseur idéal ! renee-marguerite 0 BOITES pour $5.00 Société des réduits Persans Dôp.A.Boite Postale 1031.Montréal, Canada ALEXANDRE BERGEVIN Vous prie respectueusement de faire une visite à son nouveau magasin No 417 RIE STE CATHERINE EST.près SI Christophe Vous pouvez être assuré, à l\u2019a vance, que vous serez servi avec attention et courtoisie.SPÉCIALITÉ : Papeterie,i fournitures de bureau, articles religieux, de fantaisie et de toilette, parfums, tapisseries, etc.TEL.BELL EST 578 AU BON MARCHE Etalages spéciaux de hautes nouveautés d\u2019Automne dans tous nos rayons.Il nous fait plaisir d\u2019annoncer à nos nombreux olients que nos assortiments de marchandises d\u2019Automne et d\u2019Hiver sont au grand complet.Nous n\u2019avans pas l\u2019espace voulu ici pour énumérer une à une ces jolies nouveautés de notre dernière importation, nous n\u2019en mentionnons que quelques unes des principales.Nous invitons les dames à venir examiner ces nouveautés ; 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