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Titre :
La femme
Éditeur :
  • Montréal :Maison Letendre, Fils & cie,1908-1912
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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La femme, 1910-12, Collections de BAnQ.

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[" 5$» Revue mensuelle offerte a tous les clients du \u201c BON MARCHE \u201d, Maison Letendre, Fils & Cie.Sème Année\tMONTRÉAL, DEC.1910\tNo.33 DORS.VOICI NOEL et n\u2019acceptez rien de ce que l\u2019on vous recommande- comme tout aussi bon premier rang comme \u201c Idéal \u201d en doublures à robes Çjj II dure deux fois autant que la soie et coûte le quart du prix de cette dernière.DEMANDEZ A VOIR L\u2019ETIQUETTE Spécialité: MA.NT K AUX de DAMES sur ORDRE 698 RUE ST-DENIS, près Roy, Fourrures CHAPELIER et MANCHON NIER réparées MONTRÉAL LA RH ARM AC IE CHIC AU CENTRE DES BEAUX QUARTIERS La PHARMACIE MOISAN est reconnue comme la pharmacie chic du centre de la ville.Le site est admirable, le sendee distingué et les produits ultra selects.LES CAPSULES ANTI-CHILL pour L\u2019INFLUENZA (la Grippe) FRISSONS, ACCES de FIEVRES sont SANS RIVALES devraient aussi être employées comme PREVENTIF en vente partout si votre Pharmacien ne la pas adressez-vous à la PHARMACIE MOISAN.\u2014 PRESCRIPTIONS \u2014 Sous le rapport des prescriptions remplies avec célérité et minutie, en usantque des meilleurs ingrédients, la PHARMACIE MOISAN n\u2019a pas de rivale S*- Téléphonez si vous voulez que le messager aille chercher chez vous les ordonnances à remplir; il retournera avec les médicaments.S.MOISAN, Pharmacien Angle ST-LAURENT et SHERBROOKE.\tTél.Est 4739 UNIMENT MAJOR Le meilleur pour l\u2019usage externe U est d\u2019effet Magique pour les Meurtrissures, Brûlures, Névralgies, Rhumatismes, Efforts, Entorses, etc., etc.Grande Bouteille 25c.En vente Partout LOTION NIPPS Antiseptique et inoffensif Guérit la gerçure des seins en quatre applications.Préparée par\tBOUTEILLE 50c La Cie.Chimique Major 278 RUE CRAIG EST, - MONTREAL LA PRESSE Le Journal du \u201c Foyer\u201d INSTRUIT - RÉCRÉE - AMUSE Il vous apporte chaque soir dans votre famille les évènements du monde entier.Il vous fournit les renseignements les plus précis sur ce qui vous intéresse.\t, Et il vous guide de la façon la plus concise, dans vos transactions quotidiennes En un mot c\u2019est le journal favori des familles. mmmm wmm æi B Revue mensuelle offerte a tous les clients du \u201c BON MARCHE \u201d, Maison Letendre, Fils & Cie.3me Année\tMONTREAL, DEC.1910\t'\tNo.33 CONTE DE NOEL grç.- 'fg Dans leur maison trop grande, les vieux sont restés seuls depuis longtemps.Un à un les enfants sont partis, ceux-ci pour des pays où la vie semble plus facile, ceux-là pour le cimetière, car ils ont connu cette étrange douleur, les vieux si robustes pourtant, d\u2019avoir des enfants frêles et chétifs, des enfants qui meurent jeunes.Ils sont tristes de cela, en ce soir de Noël particulièrement, et ils n\u2019osent pas se dire qu\u2019ils ont peur de survivre aux derniers de leurs gars et de leurs filles.Des douze enfants que le bon Dieu leur avait donnés, combien en reste-t-il ?Hélas ! Pierre le dixième a fermé ses yeux le dernier au cours de l\u2019été.Et maintenant les vieux parents n\u2019ont plus d\u2019espoir qu\u2019en les deux derniers : un garçon assez fantasque qui s\u2019est engagé sur les chemins de_ fer et une fille blonde qui s\u2019est mariée l\u2019hiver d\u2019avant un peu malgré les parents, s\u2019en est allée loin et n\u2019écrit même pas.Les jours ordinaires, la mère est vaillante, elle trouve encore dans son bon coeur, des bouts de chanson pour égayer son compagnon, moins stoïque qu\u2019elle.Mais ce soir de la veillée de Noël, elle n\u2019a plus le courage, vraiment.Il n\u2019est pas naturel lui semble-t-il que cette fête soit triste et elle se demande comment il se fait que Jésus permette tant d\u2019isolement autour des pauvres vieux.Et près de la lampe qui met des plaques de lumière ici et là comme pour faire paraître plus noirs les coins d\u2019ombre, en pensant à ses enfants dont c\u2019est la fête, puisque pour elle ils sont toujours petits \u2014 elle est bien trop désolée, oui, pour moduler la chanson d\u2019accoutumée.Le père ne dit rien non plus et tous deux songent, en cette fête de la Vie, aux dix cercueils où s\u2019est enfoui la chair de leur chair.Ils évoquent aussi les jours anciens, les Noëls d\u2019allégresse qui faisaient rayonner la demeure entière, les petits bas qui s\u2019accrochaient aux chambranles des portes, et qu\u2019en tapinois, au retour de la messe de Minuit on remplissait de jouets et de friandises, aux gais reveillons, aux rires clairs des fillettes, aux ébats tapageurs des garçons, et plus tard à la joie plus grave de toute cette jeunesse, à jamais éteinte! Puis leur vient aussi le souvenir des deux seuls enfants qui leur restent et qui semblent les abandonner, s\u2019étant fait chacun leur vie sans se soucier des vieux.Et, de leurs pauvres yeux ternis, des larmes tombent sur le tricot de laine que tient la mère et sur le livre que le père fait semblant de lire.Chacun sait ce que l\u2019autre pense mais n\u2019ose rien dire de peur que sa douleur n\u2019augmente l\u2019autre douleur.Soudain, le timbre de la porte résonne dans le silence de la maison.Qui peut venir à cette heure?Un espoir fou traverse leurs deux coeurs.\u201cSi c\u2019était le fils ou la fille, mais non, cela ne se peut pas.\u201d La mère se lève tremblante d\u2019émotion, tandis que le père se redresse, ne voulant pas être surpris dans son chagrin.Elle s\u2019en va à la porte et reçoit un petit carré de papier jaune que lui remet un messager du télégraphe.Elle tremble plus fort.Se pourrait-il tout de même que ce fut une mauvaise nouvelle en ce soir de gaité?Le vieux tend la main pour prendre la dépêche, elle la lui donne et pendant que les doigts frissonnants déplient le papier, la pauvre mère sent son coeur se serrer comme en des tenailles.Enfin elle regarde.Les quelques lignes sont écrites en anglais, elle ne peut les lire.Son mari prend ses lunettes qu\u2019il avait ôté tantôt peutrêtre pour essuyer une larme.Les secondes paraissent être des siècles.Enfin, il commence à lire péniblement: \u201cMarie mère d\u2019un gros garçon, vous attend pour être parrains.\u201d C\u2019est un éblouissement! Les vieux qui tantôt n\u2019avaient pas voulu se dire leur peine, s\u2019embrassent en pleurant de joie.Eux qui depuis si longtemps ne connaissaient plus que la mort, ils allaient voir cette manifestation suprême de la vie : Un petit enfant de leur sang qui leur tendrait les bras ! Le bon Jésus ne les avait donc pas oublié et voilà qu\u2019il leur envoyait leurs étrennes de Noël, comme autrefois à leurs fieux.Le couple redevenait jeune.La mère retrouve ses chansons que jamais elle n\u2019avait dites plus gaiement.Et le rayonnement de leur cœur s\u2019épand sur toutes les choses pour les enchanter.La venue d\u2019un petit enfant, comme autrefois dans l\u2019Etable sainte, avait fait ce miracle, en la nuit de Noël, de changer la vieille maison triste en un paradis d\u2019allégresse.S\tJOSEPHTE. 4 LA FEMME I#\tNOËL VECU mmmm> L\u2019été, c\u2019était une pittoresque habitation de colons comme celles que l\u2019on voit tout le long des chemins neufs, dans les cantons du Nord.Quand la maison n\u2019est pas belle, elle emprunte de la grâce au paysage qui l\u2019entoure: bosquets d\u2019érable, lacs profonds et bleus sources jaseuses.Puis des oiseaux qui chantent le matin et des frissons de brise, le soir, dans les sombres frondaisons.L\u2019hiver, tout de même, ce doit être triste.Encore que la maison dont je parle soit située non loin d\u2019un joli village gai ; celui de Nominingue.Une vieille grand\u2019mère l\u2019habite avec son fils, veuf, et cinq ou six petits enfants.Je me suis arrêtée là, un jour de mes dernières vacances, pour me reposer d\u2019une longue marche solitaire, et c\u2019est l\u2019histoire que me conta la bonne aïeule que je voudrais vous redire.Elle n\u2019est ni étrange ni compliquée, cette histoire, elle n\u2019est que triste et que vraie.Celle qui l\u2019a vécue est une pauvre enfant, \u2014 la petite fille de mon hôtesse \u2014 qui s\u2019en était venue dans cette lointaine campagne, il y a quelques années.Elle y est morte, un jour de Noël.Orpheline et pauvre, l\u2019enfant avait travaillé à la ville jusqu\u2019à l\u2019épuisement de ses forces.La phtisie qui lui avait pris sa mère, la marqua bientôt elle-même de sa griffe fatale.Alors, les médecins l\u2019avaient envoyée demander au salubre climat du Nord, sinon la guérison, du moins une prolongation de sa fragile existence.Sa grand\u2019mère et son oncle, chez qui elle arriva un jour de prime printemps, lui firent fête.Elle s\u2019appelait du joli nom tendre de Germaine, avait dix-huit ans, de la gaité plein le coeur et une douceur que les rudes gens de là-bas trouvaient étrange et qui les charmaient.Vite elle goûta les charmes de la vie simple et si bonne de la terre, et quand à la fin de l\u2019été, sa grahd\u2019mère lui dit: \u201cTu ne quitteras cette maison qu\u2019au bras de ton mari,\u201d elle n\u2019eut pas de peine à se laisser convaincre.Un peu rougissante, elle acquiesça.Son mari.Ce serait, elle le savait parce qu\u2019il le lui avait dit, un beau gars qu\u2019elle connaissait depuis un an et qu\u2019elle avait laissé à la ville.Même qu\u2019elle ne regrettait sa vie d\u2019autrefois qu\u2019à cause de lui.Ne plus le voir tous les dimanches, c\u2019était si dur, car il était sa première tendresse, et elle aimait bien de toute son âme.Mais la situation des deux amoureux n\u2019était en somme, pas si malheureuse.Déjà, deux fois, Germaine avait eu, chez sa grand\u2019mère, la visite de son bon ami, il lui écrivait souvent et paraissait même content de la voir demeurer si loir puisque la chère santé frêle de sa bien-aimée devait s\u2019en trouver mieux.Or, tout alla bien jusque vers la Noël, alors que Germaine ne reçut pas un matin la lettre qu\u2019elle attendait de son amoureux.Le lendemain, nouvelle attente vaine et ainsi pendant des jours.La jeune fille cacha de son mieux sa tristesse, mais .quand elle ne se croyait pas observée elle pleurait doucement.Un jour, une quinzaine environ avant \u2019a fête, l\u2019oncle dit: \u201cSi j\u2019invitais ton cavalier, la petite, à venir passer la Noël avec nous; il chanterait à la messe de minuit, M.le curé serait content.Puis, malicieusement, il ajouta, \"sans compter que le gas ne serait pas fâché de te voir sans doute, et toi non plus, peut-être.\u201d Germaine, blessée du silence de celui qu\u2019elle aimait, eut envie de dire à son oncle: \u201cN\u2019écrivez pas\u201d, elle n\u2019en eut pas la force.Et ce fut, chaque jour qui suivirent, une fièvre nouvelle d\u2019attente, toujours aussi vaine.Enfin, une fois vint une lettre, apportée par un voisin qui avait été au village dans la journée.Le coeur de Germaine se prit à battre la chamade avant même de savoir si la lettre était pour elle.On la lui remit.Déception! l\u2019adresse était de l\u2019écriture d\u2019une de ses anciennes compagnes de travail.\u201cMa chère, y lut-elle, j\u2019ai peur de te faire de la peine, mais je crois-devoir t\u2019avertir que ton ami n\u2019a plus l\u2019air de beaucoup penser à toi.On dit qu\u2019il va se marier avec la petite C., celle qui lui faisait des agaceries, tu te rappelles.Ils sont toujours ensemble.Je lui ai demandé, à lui, si c\u2019était vrai, et il n\u2019a pas dit non.\u201d La lettre continuait en un long babil frivole que la pauvre Germaine eut le courage de lire jusqu\u2019au bout.Mais elle n\u2019eut pas celui de feindre encore l\u2019indifférence aux yeux de1 sa grand\u2019mère.Elle lui tendit le fatal billet et se sauva dans sa chambre.Là, elle essaya de pleurer, mais les larmes refusèrent de lui apporter leur soulagement.Un poète l\u2019a dit: \u201cLes larmes qu\u2019on ne pleure pas Sur notre coeur retombent toutes.\u201d Le soir, l\u2019enfant fut prise de fièvre, une hémorrhagie survint et le médecin, vite appelé, hocha gravement la tête, impuissant devant la triste destinée.La veille de Noël, à l\u2019heure où la petite cloche du village sonnait le premier coup annonçant la messe de minuit, la malheureuse Germaine mourait.La grand\u2019mère, quand elle m\u2019eût raconté la chose, d\u2019une voix cassée, ajouta: \u201cJ\u2019ai pardonné à celui qui a fait ce malheur, parce qu\u2019en partant, la petite me l\u2019avait demandé, mais vous ne savez pas comme c\u2019est dur à accorder ces pardons-là.\u201d\ti COLETTE. LA FEMME 5 LE GUI .*»v)»v^It.tf^vtt^^J.c?:.tda^w Lv^c T^UL, » tJ 7J&\\> \u2022 c?Msv'i.a mtr#*Jtb >«WV *7* *7** *¦7**7 *-,v*s \u201cSautez, mais sautez donc, Annie!\u201d Sur le sommet du rocher, ses petits pieds à hauteur des mains tendues de Jacques, Annie Ferrus se reculait.\u201cAlors, nous vous laissons là!\u201d dit Jacques.Un rire frais derrière lui sonna.Jacques se retourna, sourit à Maud.Sous le béret blancs et les boucles brunes, le visage de la jeune fille s\u2019anima davantage encore.Ses yeux rirent silencieusement, en réponse à l\u2019attention de Jacques.Annie, du haut de sa roche, dominait l\u2019écroulement éparpillé des rudes pierres grises rongées d\u2019embruns, mouillées d\u2019écume.La mer lentement montait, léchant le sol de ses mille langues d\u2019eau, dans un murmure ininterrompu.Mais Annie ne voyait ni les rochers ni la mer.Elle ne regardait que les bras tendus du jeune homme, ce Jacques Daltour depuis trois mois entré dans leur vie à toutes deux ; et, souriant à côté de lui, le visage ironique de Maud.Une racune sourde la traversa.Elle s\u2019étonnait maintenant d\u2019aimer moins sa soeur.Et bravant la petite impression désagréable du saut dans le vide, brusquement, pour se rapprocher d\u2019eux, couper court à leur entente, Annie s\u2019élança.Jacques Daltour à recevoir le corps souple qui s\u2019abattait, mains nerveuses, fraîche figure nacrée frôlant sa moustache, eut comme un éblouissement.Ses nerfs s\u2019attendaient à la secousse.Elle les ébranla pourtant d\u2019une douce violence, imprévue.Déjà Annie, qui avait ployé sur les jarrets, était debout, alerte.Son bras autour de la taille de Maud, elle gambadait plus loin, entraînait sa soeur vers la falaise, le petit hôtel dont on apercevais, là-bas, le vieux toit de tuiles, et les fenêtres à guillotine fleuries de géraniums tombants.Jacques Daltour, songeur, s\u2019attarda.Il se plaisait à se laisser devancer, distancer.Ainsi il les contemplait mieux, les dressait, les comparait, dans sa pensée.Annie blonde et Maud brune, les deux faces de son rêve, les deux formes de son bonheur.Oui lui aurait dit, en juin, lorsqu\u2019il débarquait à Saint-Hélier, las de son hiver parisien qu\u2019il avait gaspillé aux vaines fatigues du monde, mécontent de son printemps sur la côte bretonne, où il avait en vain essayé de se reprendre à un travail régulier, à son labeur acharné de peintre, \u2014 un métier qu\u2019il aimait si passionnément pourtant! \u2014 qui lui aurait dit qu\u2019en trois mois sa vie serait ainsi bouleversée?Aurait-il cru jamais possible, et si complète, la cure d\u2019air vivace, de santé physique et morale qu\u2019il était venu chercher, qu\u2019il avait trouvée, dans cette verte oasis de Jersey, dans cette délicieuse petite île, enchâssée au coeur des flots comme une émeraude au milieu de saphirs ?Il pensa, gaiement, à tout ce dont avaient enrichi son art ces paysages intimes et reposants, le contraste des vallons gras et des landes marines hérissées d\u2019ajoncs, la mer mouvante et le ciel changeant.Installé à Saint-Aubin, dans cet hôtel Victoria où il voisinait avec la famille des Ferrus, \u2014 des Anglais en villégiature comme lui, \u2014 quel délicieux été, envolé si vite !.Jacques respira largement.Dans le ciel de septembre, à même le soleil qui déclinait parmi les nuages roses Annie et Maud se détachaient, harmonieusement.D\u2019un irrésistible élan, qui ne les séparait pas, Jacques tendit vers elles tout son coeur.Soudain il pressa le pas, elles étaient loin.Mais voilà qu\u2019à mi-côte des escaliers taillés dans le roc, elles se retournaient, faisaient face.Alors le problème qui depuis deux semaines le poursuivait sans répit, la question à laquelle il n\u2019osait, ne voulait répondre, impérieusement surgirent.Toutes deux, oui, il pouvait se l\u2019avouer sans fausse modestie, comme sans fatuité, toutes deux avaient de l\u2019inclination pour lui.Annie comme Maud, Maud comme Annie troqueraient, rougissantes de joie pour peu qu\u2019il les en priât, leur nom de miss Ferrus en celui de Mme Jacques Daltour.Mais lui, laquelle aimait-il ?Laquelle, décidément ?Cette question, qui pour la centième fois le harcelait, il semblait, à les voir toutes deux dressées immobiles, que ce fussent elles-mêmes qui, d\u2019un accord tacite, définitivement la lui posassent.Le doux visage d\u2019Annie, coloré d\u2019une flamme légère comme ces veilleuses de transparente nacre, disait : \u201cEst-ce moi, Annie la blonde, que vous aimez, mon cher Jacques?Je suis tendre et patiente.Comme je m\u2019entendrais bien avec vous, par les longs soirs où la bûche pétille dans le foyer.Quelle bonne vie intime, volets clos et rideaux tirés.On n\u2019entendrait que l\u2019eau de la théière bouillir doucement, et le craquement du berceau, que du pied l\u2019on balance à peine.\u201d Et le visage de Maud disait: \u201cJe suis sûre que c\u2019est moi, Maud la brune, que vous aimez, mon cher Jacques! Ne suis-je pas la compagne au coeur ferme et à la volonté prompte, celle qui doublera joyeusement tous vos efforts, l\u2019amie des départs et des voyages, une amie virile et caressante pourtant?.\u201d.Et les frais visages disaient encore: \u201cLaquelle de nous deux choisissez-vous?Il faut que vos lèvres prononcent le mot irréparable: Annie ou Maud, le mot qui décidera de nos trois destinées.\u201d Jacques, le coeur battant, marchait au-devant des deux êtres chers.Laquelle?oui, laquelle choisir?.Le soleil se couchait dans les .nuages de pourpre et d\u2019or.Un vent vif fouettait l\u2019azur.Annie et Maud souriaient toujours.Et tout cela faisait une heure si douce que Jacques, égoïstement, remit encore la réponse, se contenta de vivre, simplement, ces minutes uniques.Annie et Maud prolongeaient leur séjour à Saint-Aubin.Le tiède ciel de l\u2019île, où poussent en pleine terre camélias et palmiers, était propice à l\u2019hivernage, à la santé de leurs parents.Novembre, puis.décembre vinrent.Jacques, après avoir peint l\u2019été, peignait l\u2019automne, et puis l\u2019hiver.Rien ne valait les paysages d\u2019hiver !.\u201cJe choisirai demain\u201d, s\u2019était-il dit.Et de jour en jour il se disait: \u201cAllons! ce sera pour la Toussaint.\u201d Puis il s\u2019était juré: \u201cEh bien, ce sera pour Noël !\u201d Enfin, dans toutes les villas closes, Noël dressa ses sapins enguirlandés de fleurs de feu.Les salles à manger étalèrent leurs tables éclatantes de blancheur, ou luisaient les cristaux et l\u2019argenterie.Les puddings massifs voisinaient avec les oies farcies, et les ananas écailleux avec les énormes raisins noirs et veloutés des serres.Une chaleur rougeoyante montait des cheminées brillantes de cuivre et de faïence, où s\u2019amoncelait la braise.Noël, Noël était donc venu.\u201cC\u2019est ce soir que je me décide, c\u2019est tout à l\u2019heure, c\u2019est maintenant.\u201d Anxieusement, dans le salon où parmi d\u2019autres jeunes filles Annie et Maud flirtaient gaiement, Jacques sentait que l\u2019heure allait sonner, et à l\u2019écart dans un coin de la pièce, sans pensée, il regardait devant lui s\u2019agiter, se préciser sa vie.Dans quelques secondes, quand minuit tinterait à la grande horloge d\u2019écaille, on passerait sous le gui, suspendu au-dessus de la porte, entre les deux pièces, \u2014 le salon bruissant de rires clairs, la salle 6 LA FEMME à manger lumineusse et vide.Et quand on passe sous le gui?.Dame, on s\u2019embrasse !.Alors, celle qu\u2019il aurait au bras, voilà.celle-là serait l\u2019élue.Ding!.Ding!.Dingl.Un à un, solennels, les coups du timbre vibraient, s\u2019espaçaient.Il y eut dans le salon un mouvement soudain, et sans qu\u2019il pût se rendre compte comment cela s\u2019était fait, Jacques sentit trembler sous le sien un bras rond et nu.Annie ! c\u2019était Annie.Ils passaient, comme d\u2019un glissement d\u2019aile, sous la porte au bouquet vert, enrubanné de rose.Alors, pour obéir à la coutume, Jacques embrassa Annie, en tremblant.Mais dans ses mains fiévreuses, les petites mains brûlantes tremblaient davantage encore.En même temps, Jacques aperçut Maud, qui avait compris et qui souriait, d\u2019un grave sourire où il y avait autant de joie que de tristesse, tandis que sur le visage extasié d\u2019Annie, il n\u2019y avait qu\u2019un seul rayonnement de lumière.Et Jacques, serrant la chère main délicate, la plus faible, connut alors que tout était bien, et qu\u2019il avait depuis longtemps choisi.PAUL et VICTOR MARGUERITE LES ETRENNES OS üssàWOm Le premier janvier amène avec lui l\u2019idée étrennes, c\u2019est-à-dire cadeaux à faire, cadeaux à recevoir.Pour les uns, c\u2019est une corvée dont ils se débarrassent le plus rapidement et le plus rapidement et le plus commodément possible, sans se préocuper un instant si leurs présents seront agréables, utiles, durables ou éphémères.Ils vont chez le fleuriste ou chez le confiseur, commandent autant de bouquets ou de boîtes de bonbons qu\u2019ils ont d\u2019é-trennes à donner, remettent des adresses sur leurs cartes et les cadeaux sont expédiés directement par ces fournisseurs.Les donateurs de ces sortes d\u2019étrennes n\u2019ont eu cure de s\u2019inquiéter s\u2019ils offrent ainsi quelque chose qui ait de l\u2019â-propos.Et de ce fait, il y a des personnes qui reçoivent vingt, trente boîtes de chocolat ou bouquets, tous pareils ! Vous me direz qu\u2019à leur tour, elles peuvent les envoyer à leurs amis et connaissances.Il paraît que cela se fait couramment, mais avouez, chères Lectrices, que dans ces conditions, les cadeaux de Jour de l\u2019An ne constituent plus qu\u2019un encombrement fastidieux, tandis que leur véritable rôle serait d\u2019apporter, il me semble, une joyeuse satisfaction aux destinataires.Les étrennes ont une grande importance commerciale, c\u2019est par millions qu\u2019elles se chiffrent, il serait donc désirable qu\u2019elles se répartissent sur toutes les branches du commerce et de l\u2019industrie pour procurer une égale somme de bien-être à un plus grand nombre de travailleurs, sans se spécialiser sur les fleurs naturelles et la bonbonnerie.Cette considération, d\u2019une importance très sérieuse, pourrait s\u2019ajouter à l\u2019obligation morale de rechercher, quand on offre un cadeau, le moyen de faire plaisir.Loin de moi l\u2019idée d\u2019inciter les donneurs d\u2019étrennes à n\u2019offrir ni fleurs naturelles, ni sucreries; je souhaiterais seulement qu\u2019ils ne se laissent pas dominer par l\u2019égoïste paresse de coeur de donner en bloc, sans prendre la peine de s\u2019inquiéter des goûts personnels, ni de la position de fortune des gens auxquels ils les destinent.Il y a tant de situations pour lesquelles le superflu est supprimé de rigueur, que de l\u2019y faire naître, même passagère- ment, cause une vraie joie: un bouquet de fleurs artificielles fines pouvant être portées au corsage, ou sur un chapeau.Un flacon de parfum pour le mouchoir, des dentelles, des broderies.Des fruits rares, des comestibles extra, etc.Toutes choses qui sont un luxe inabordable aux positions modestes et dont l\u2019apparition est une réjouissance chez ceux qui les reçoivent; ils y trouvent aussi la preuve du désir d\u2019être agréable qui n\u2019existe pas dans les étrennes expédiées à la douzaine, où ne s\u2019explique que la nécessité de se débarrasser d\u2019une obligation de convenance.Je voudrais conclure, chères Lectrices, en insistant sur ce point, qu\u2019en toutes circonstances, il y a propension à l\u2019abandon de la courtoisie à l\u2019abandon des formes gracieuses dans les rapports sociaux.En suivant cette malheureuse pente, on marche tout droit à l\u2019égoïsme matériel, à l\u2019indifférence générale.Réagissons, Mesdames je vous en prie, et sachons conserver notre prestige de Canadienne cordiale et aimable.L.J.C.LES VIES INUTILES ' s*.j.\u2022 L» unis 'a g» ni».Les gens qui ne s\u2019occupent que d\u2019eux-mêes sont légion : ils tracent leur sillon de façon à ce qu\u2019il ne soit traversé par aucun autre, ils écartent de leur front tout souci et toute gêne, ils entassent autour d\u2019eux tous les luxes et toutes les aises, ils fennent leurs yeux et leurs oreilles pour ne pas voir ni entendre les détresses qui les environnent, plus bas, plus haut, parmi ceux qui les touchent de près, parmi leurs frères inconnus.Ils s\u2019étonnent de ce que leurs ambitions satisfaites ne leur ont point rapporté de joies; ils ignorent celle de donner, la plus suave, la plus divine.Donner non seulement de l\u2019argent qui ne guérit qu\u2019un certain nombre de plaies, qui ne sèche pas toutes les larmes ; mais un peu de soi-même, de son temps, de sa gaîté, de son coeur.Il y a une part de notre vie qui nous appartient ; nous pouvons l\u2019utiliser pour notre profit, pour réaliser nos rêves, pour perfectionner nos talents; nous pouvons même y faire entrer des plaisirs légitimes.Cette part sera d\u2019autant plus profitable que nous en réserverons une plus large pour aider les autres.Ceux qui ont droit à ce secours sont d\u2019abord ceux qui nous aiment: il y a trop de vieux parents, malades, infirmes, qui sont négligés de#nos jours.Combien passent des heures et des heures et des heures dans un isole- ment dont ils n\u2019osent se plaindre, de crainte qu\u2019on leur reproche la place si étroite et si humble qu\u2019ils occupent.N\u2019est-ce point pitoyable de voir tant d\u2019êtres dévoués qui ont passé leur vie à travailler pour des enfants ingrats; et qui, dès que l\u2019âge a blanchi leurs cheveux, voûté leur dos, courbé leur front, se voient rélégués dans l\u2019ombre, et dont les yeux éteints sont si rarement traversés par un éclair joyeux.Pourtant, ce devoir envers les parents n\u2019a rien d\u2019héroïque: il y a une joie profonde à soutenir à son tour le bras devenu moins fort de son père ou de sa mère.Il y a du bonheur à se sentir robuste pour pouvoir leur épargner une fatigue, à se priver joyeuse- LA FEMME 7 ment d'un plaisir pour pouvoir leur épargner une heure de solitude ou d\u2019ennui.Il faut non seulement les soigner, mais s'ingénier à deviner ce qui les fait souffrir, garder pour soi toute inquiétude et leur rendre non pas ce qu'ils ont fait lorsque vous n\u2019étiez qu\u2019un petit enfant chétif et débile, ce serait impossible, mais tout ce qu\u2019il est en votre pouvoir, afin que vous n\u2019ayez jamais sur leur tombe, plus tard, lorsque Dieu les rappellera à lui, de ces cuisants regrets qui ressemblent trop aux remords.Que de pauvres maris qui rêvaient de bonheur paisible et familial, se sont heurtés à l\u2019incurable légèreté de la femme qu\u2019ils ont choisie.Celle-ci pourrait évoquer pour excuse, qu\u2019ils n\u2019ont pas cherché en elle de qualités sérieuses, ils l\u2019ont prise pour son joli visage, pour ses talents artistiques, pour sa grâce de poupée et ses toilettes élégantes.Ce qui ne les empêche point de regretter chaque jour l\u2019erreur qui les force à travailler comme des esclaves, pour combler le gouffre que creuse sans fatigue apparente, les jolies mains inutiles.Il y a aussi des enfants abandonnés dans le monde ! Les mères qui laissent leurs chérubins en des mains étrangères, qui n\u2019ont jamais le temps de leur parler, de les caresser, de les élever, méritent-elles cette dignité?Ces femmes douées d\u2019esprit et d\u2019âme, se montrent parfois inférieures aux animaux qui, grâce à leur instinct, ne laissent pas leurs petits en péril.Pauvres petits coeurs ulcérés qui ne connaîtrez de joie que ce que des coeurs généreux voudront bien vous faire l\u2019aumône! En dehors de la famille, une part de notre temps appartient aux pauvres, aux malades, aux ignorants ; rien qu\u2019avec celles qui n\u2019ont point de devoirs urgents à remplir et dont le coeur vide a besoin d\u2019une tâche, que de misères du corps et de l\u2019âme on pourrait soulager.Espérons qu\u2019il se trouvera une apôtre pour établir chez nous des oeuvres sociales semblables à celles que décrivait avec tant d\u2019éloquence l\u2019abbé Tel-lier de Poncheville, au congrès de tempérance, et qui compléteraient si bien la série de nos oeuvres de charité.GINEVRA.* * * Le bonheur, cet oiseau qui se pose, Je le tiens pour un jour dans ma main ; Mais sans cesse je crains cette chose: Demain ! PH.GODET.LES FEMMES DOIVENT-ELLES FUMER ?;L> IL D ¦+*\t\u2022/ «tf Les femmes doivent-elles fumer?Telle est le sujet de l\u2019enquête du Lady\u2019s Realm, enquête déjà lointaine, mais qui nous semble amusante.La revue londonnienne y apporte une épique gravité de pince-sans-rire.Elle ne1 s\u2019adresse point aux Espagnoles, Russes, Sud-Américaines, qui semblent ne pouvoir se passer de la cigarette, ni aux paysannes hollandaises ou flamandes de Belgique et de France, que l\u2019on voit aller aux marché ou aux champs la pipe aux dents.Le Lady\u2019s Realm interroge les mondaines des pays les plus policés et les femmes-écrivains.La princesse Ga-garine, une Russe, déclare qu si la femme trouve du plaisir à fumer, elle ne voit pas pourquoi elle s\u2019en priverait.Mais il va de soi que la pipe et le cigare sont disgracieux, d\u2019ailleurs la fumée de ces deux engins noircit les dents.Elle limite donc son autorisation à la cigarette.Elle déclare qu\u2019elle personnellement déteste le tabac et, si on la poussait un peu, vous verriez qu\u2019elle arriverait même à abandonner le papelito.Miss Meresia Nevil, déclare d\u2019abord intrépidement que la femme est parfaitement libre de fumer autant que l\u2019homme; mais aussitôt elle bat en retraite.La femme qui veut fumer doit prendre garde, dit-elle, qu\u2019elle ne saurait le faire ni partout ni toujours et se demander si par ce fait elle ne gênera pas son entourage, et si elle le fait par plaisir réel et non par pose.Mrs Hugh Fraser est par contre irréductible.\u201cIl n\u2019est rien de tel qu\u2019une cigarette pour vous faire une nouvelle tête (give a new head).Mais.choisir les tabacs les plus fins et ne pas avaler la fumée.\u201d Ainsi même cette intransigeante multiplie les restrictions.Mrs Cleveland, femme du député, parle dans le même sens.Mais Miss Evelyn Lang s\u2019écrie: \u201cNon, je ne puis admettre une mère fumant la cigarette en berçant son baby ou une infirmière venant avec une pipe aux dents.Le tabac est nuisible au cerveau, à la gorge, aux dents, etc., etc., et, loin de souhaiter que les femmes fument, je compte bien que les hommes finiront par y renoncer.R.CANDIONI.Guérison des yeux sans médicaments, opération nidouleur.Nos \u201cVerres Torlc\u201d nouveau style A ORDRE sont garantis pour bien VOIR, de LOIN et de PRÈS, tracer, coudre, lire et écrire.Consultezle meilleur de Montréal A L\u2019INSTITUT D\u2019OPTIQUE LE SPECIALISTE BEADMIER 144, Ste-Catherlne Est.coin Ave Hotel de Ville, Montréal L\u2019EXAMEN DES YEUX GRATIS Spécialité: Ye-ux artificiels AV IS\u2014Cette annonce rapportée vaut 16c.par dollar sur tout achat en lunetterie.Il recherche les Cas difficiles, désespérés, N\u2019achetez jamais des \u201cPEDLERS\" ni aux magasins \u2018 * A-tout-faire\u2019 \u2019si vous tenez à vos yeux.JONAS Ce nom sur une bouteille d\u2019essence culinaire veut dire Pureté, Délicatesse et Force Exigez toujours les\t_ ESSENCES DE JONAS, HENRI JONAS, Fabricants Jg~|[ -\tMONTREAL.\t(wSk rri-rVj Soignez vos pieds.Spécialités : Traitement des Cors.Ongles incarnes et oignon Mme E.RATELLE 163 rue St-Denis près Ste-Catherine Tel.Est 5345 = imprimerie:\t-* Paradis=Vincent & Cie 320 RUE BEAUDRY, MONTREAL 8 LA FEMME CHOSES ET AUTRES Comme tu vois autrui, sache te voir [toi-même.Apprends à te traiter comme un autre [prochain.H.F.AMIET.* * * Se faire aimer, c\u2019est être utile aux [autres.TAINE.* * * De son premier vagissement à son dernier soupir, l\u2019homme désire ou se plaint.Preuve certaine qu\u2019il n\u2019est jamais complètement heureux.Vivre très vieux et être longtemps malade sont deux grands malheurs.Dans le premier cas, on vous tolère; dans le second, on vous oublie.Heureux ceux qui aiment la musique, ne fut-ce que parce qu\u2019ils n\u2019en souffrent pas! L\u2019égoïsme des enfants n\u2019a d\u2019égal que leur ingratitude.Pardonnons-leur en songeant que nous avons été enfants nous-mêmes.\u201cA quoi bon ?\u201d \u2014 \u201cRemettons à demain !\u201d Deux pauvres petites phrases de trois mots chacune qui ont fait bien du mal à des gens ! Le bonheur est le plus puissant et le plus réconfortant des toniques.Les peuples qui aiment le plus à être gouvernés sont ceux qui aiment le moins qu\u2019on le leur dise.* * * L\u2019indécision lâche, les plaintes, les inutiles regrets ne changent rien au malheur, ne nous rendent pas libres.Mais se maintenir en dépit des obstacles, ne pas plier, se montrer ferme, courageux dans l\u2019adversité voilà ce qui attire les bras de Dieu pour nous soutenir.GOETHE.Le bonheur n\u2019attache pas les hommes les uns aux autres ; il faut pour cela qu\u2019ils aient souffert ensemble.LAMENNAIS.* * * Les cerveaux médiocres croient prouver leur indépendance d\u2019esprit par l\u2019esprit de contradiction.GEORGE SAND.* * * Au fond la liberté c\u2019est le choix, \u2014; même le choix d\u2019un esclavage.Mme de STAËL.\u2022 \u2022 \u2022 Il semble que la chute d\u2019une seule honnête femme porte atteinte à toutes les autres.Mme de STAËL.\u2022 * » On vaut plus par les égards que l\u2019on observe que par ceux que l\u2019on obtient.\u2022 \u2022 \u2022 Dans ce monde ça été et sera tou-toujours la même chose : c\u2019est le cheval qui tire et le cocher qui reçoit le pourboire.jf:\tîk jfc X.se trouve en délicatesse avec son tailleur à cause d\u2019une facture impayée.\u2014Voyons, dit le tailleur, vous aviez promis de me payer aujourd\u2019hui.\u2014Impossible, mille regrets.\u2014TTn honnête homme, monsieur, n\u2019a que sa parole.\u2014C\u2019est en effet, tout ee que\" j\u2019ai sur moi, pour le moment.cela vous suffit-il ?Un crabe indien naît dans la mer grandit dans l\u2019eau douce et finit ses jours sur la terre ferme.C\u2019est le plus migrateur des animaux.L\u2019église de Ruthin, près de Londres, est divisée de manière que les hommes et les femmes ne se voient pas pendant les offices.* * * L\u2019indulgence est une partie de la justice.* * * Ratiboisé par le tapis vert et réduit à chasser la pièce de cent sous, le petit Christian des Panoyaux exhibe volontiers les parchemins et même la ferblanterie de ses ancêtres.Ce qui a fait dire à l\u2019un de ses amis : \u2014Il a conservé l\u2019armure et la lance, mais il est obligé d\u2019emprunter l\u2019écu.MESDAMES Après avoir magasiné venez prendre un bon repas a 15c de -PREMIÈRE CLASSE- Melle COTÉ 576 RUE STE-CATHERINE EST En face du Magasin Letendre, Fils & Cie ^ 260 Ste-Catherine Ouest è&t\tEntre B leur y et St- Alexandre '\t[\tSALONS DE TOILETTE '\t^\tPOUR DAMES Coiffures de la Mode actuelle, Postiches en tous genres Ondulations Marcel, Massage, Vibrassage, Shampooing, Manicure, Spécialité d\u2019ouvrages en cheveux et accessoirs de toilette.\tPeignes, Perruques, Barrettes, Trans- formations, Epingles, Toupets, Bandeaux, Tresses, Lotions, Pompadours, Parfumeries w Mad.ASSELIN Tel.Up.Town 4152 TOUTES LES DAMES soucieuses de leur SANTE et de leur ELEGANCE doivent porter La Ceinture Corselet Maillot LE GRAND SUCCES DE PARIS Confort idéal pour l\u2019Eté.Dispense du Corset.Assure l\u2019élégance des formes.Prévient on fait disparaître l\u2019embonpoint.LÉGÈRE, SOUPLE, HYGIÉNIQUE allez de suite chez A.CLAVERIE 970 RUE ST-DENIS,\tPrès Rachel Tous les jours de 2 h.à 5 h.p.m.(mercredi excepté). 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