L'action populaire, 25 mars 1915, jeudi 25 mars 1915
9 Rédaction : L.C.FARLY JOURNAL HEBDOMADAIRE ADMINISTRATION: J.A.Rcbcrge Pitre 570 Vol.Ill, No.4 JOL1ETTE, JEUDI, 25 MARS 1915.DEUX SOUS LE NUMERO DROIT OU PRIVILÈGE ?L’Église catholique.— Oeuvres surnaturelles et bienfai- La Neutralité du Pape Catholiques et radicaux pour une intervention plus absolue.— Ce rôle digne et beau de l’Eglise.S antes.- Une mentalité assez générale.rNK ACTION QUI SlOMHLli S'IMPOSER La ville de St Hyacinthe vient ! naturel et divin, de passer une loi enlevant le privi-1 Cette Eglise à un but surnaturel, lège d'exemption de taxe* à toutes ^.et moyens qu’elle prend pour l'at les propriétés religieuses de la vi le, teindre sont aussi surnaturels : ce nt les sacrements et la prière.Mais cette Eglise est établie par- lées biens religieux ont-ils un droit à l'exemption d'impôt par le pouvoir civil ou n'est-ce qu'un pri- mi les hommes, ceux qui sont char-vîlège accordé pour les motifs d'or-1 gés de son gouvernement sont de-dre écciiomique ou* par un respect homme* qui doivent vivre de la vie recommandable mais libre des cho- naturelle, donc posséder des proses religieuses?Toute la question {riétés.En plus, nous l'avons dit seuil/.e là.! T* surnaturel perfectionne la nature La première réponse donnée aux ; loin de la détruire, des prêtres et articles de J/Action Sociale a été que “l’exemption de taxes n'était les religieux attachés à cette église -c dévoueront donc à l’enscigre- p;ts un droit tuais un privilège que! ment religieux cl même profane, la ville de St Hyacinthe jugeait Les grandes lois du Christ sont : ai n’avoir plus les moyens d’accorder." L’immunité ecclésiastique e^t- manière spéciale et qui les place au-dessus de toute autorité terrestre.Cet oubli dit surnaturel est catt-e que beaucoup de catholiques, dans notre pays admettant le principe faux que toutes les religion-sont lionnes, insuffisamment ins truiis sur la nature et l'histoire d.'Eglise Catholique tendent à di ndiiuer peu à peu son influence au point de vue social et éducationnel.Cette Eglise qui est la plus forte société au monde, n’apparaissant que •ur des bases naturelles, perd tou*, on prestige et ses droits, elle de -V î&ysasiSgf LE CHEF QUE JESUS-CHRIST A LAISSE A SON EGLISE Nos lecteurs ont pu lire dans notre dernier numéro, l’opinion de S.IL le cardinal Secrétaire d’Etat sur I attitude du Saint-Siège dans la présente guerre.vient plutôt une autorité d’autant niez-vous les uns et les autres, su* fplus dangereuse qu’elle veut être ycz parfaits comme votre Père cé- plus absolue, contre laquelle il faut •este est Parfait, des communautés elle dons purement tin privilege ou Liait ront donc pour soulager toute si elle est un droit naturel eu cou- ' les misères et d’autre?âmes choisi-qt is par l’Eglise.* ront une vie plus* cloîtrée où toute 11 semble rue toute la discussion entières à Dieu elles ne recherche autour de ce bill revient à cet.e ; ront que la perfection par le Chris! question.et dans le Christ.Et ces âmes vi- ( )r l’immunité ecclésiastique., vaut de charités et de dons, ou d’un c’est-à-dire l’exemption d'impôts salaire ridicule pqur une personne pour les biens religieux est réelle du monde, poursuivront un but (jument un droit et voici comment.les: au-dessus de toute autorité civi L’Eglise Catholique n’est pas u le mais qui peuvent l'influencer en iniquement un groupe quelconque instruisant et en moralisant -c* d’individus réunis dans un but reli- membres.gieux par un ou plusieurs hommes Qu’en conclure?One cette socié-desquels ils reçoivent une direction ; té établie par Dieu est une société qu’ils acceptent librement.(privilégiée de Dieu même, que s: La base de l’Eglise Catholique :1 elle peut subir les- persécutions de* e’c't Dieu lui-même.Et lorsqu’à- 'nommes étant étrangère au coin-près avoir apporté au inonde, la lu- nierce.à l’industrie; ne jouissant mitre la grâce qui devaient le ré des biens temporels que pour se-générer, le Christ a laissé la terre, fins surnaturelle-, elle est eu de il a groupé tous ceux croyaient en hors du m* u veinent économique ! ni et tous ceux qui viendraient : d’un pay • et par conséquence tu jà Lui dans le - deck*s à venir, j doit pas subir ses fluctuations ci dans une société.c’est-à-dire "impôt.Mais ses propriétés peu une grande famille, à laquelle il a vent acquérir de la valeur?Sans donné un chef et qu'il s’engageait doute, tuais elle emploiera ce à soutenir de sa vérité et de sa urplus a répandre ses oeuvres d- s'insurger avec d’autant plus de haine qu'elle est plus tenace et plus puissante dans notre pay-.Le bill de St Hyacinthe n’est qu’un cri d’avant-garde.La mentalité qui le défend est plus générale qu'on n’ose le croire.( )n s’imaginera peut-être que certain journal, interdit il y a un an et qui continue son même travail de laïcisation compte très peu de lecteurs.Nous sommes en mesure d’a-ffirmer que durant les troi-mois (jui ont suivi l'interdiction, on tirage a monté H „ «S* L’ACTION POPULAIRE JEUDI, 25 MARS 1915.Le mouvement des bonnes routes et les cultivateurs.Au pays d’Evangéline.Les cultivateurs canadiens om commencé à envisager la question des routes permanentes d une toute autre manière qu'ils le faisaient il y a quelques années.Au début du prouvé chez eux.que les bonnes routes amènent le commerce et ’ i riche Ac dan* chaque paroisse qif elles traversent.D'après certain* experts, le coût A l'opposé de St John X.B., de l’autre côté historique de la baie de Fundy.se trouve le pays d'Evange-liue.cette côte historique de la Nouvelle-Ecosse.remplie de sou- qui rappelle les premiers explorateurs île la vieille France; les vergers et les |Kiturages de la vallée d'Annapolis ; Grainl-I'ré, ülomi-(ion et Minas Basin, îa scène de la venir* et si pittoresque que l’oeil du | déportation des Acadiens, tous ce* touriste est tenu dans un enchante- lieux charmants, les uns par les mouvement des bonne* routes, en h»e tntnsj>ort dune tonne de pre-Cahnda et, particulièrement danstiluits (le la tenue, pour un mille, la Province de Québec les cul varie de 17 cents, dans certaine?* tivateurs qui* on le sait, étaient localités où * on rencontre de bon ment continuel.Dighy et les villages de pêcheurs (de ces rivages aux marées géantes; Annapolis, autrefois Port-Roval.en général, fort opposés à cette campagne, se demandaient: “Ccm-hien nous coûteront les bonne* roules?” “Grâce à la propagande intelligente et constante qui a été faite par le* journaux quotidiens et hebdomadaire* : à l'infatigable et efficace travail accompli par le gouvernement provincial et par l’Automobile Club of Canada et autres associations semblables, le* memes cultivateur* qui autrefoi*, faisaient une lutte acharnée à cette construction des bonnes routes.de toutes les parties du continent.de l’eau, existe encore on a récent- la ligne Dominion Atlantic en coin Grand Pré, nom qui rappelle h vieille Acadie, est aujourd'hui le centre d’un district agricole prospère.< >11 peut encore y voir, disséminés dans les verdoyantes prairies les peupliers plantés du temps de la beautés que la nature prodigue y :: colonie française*: on dit que ces accumulées, les autres par les sou- arbres turent les témoins muet* des venir* historiques qu'ils rappellent, peines de la malheureuse Evangel i-sont digues d’attirer les voyageurs rc .Le puits où elle venait puiser ment découvert dans les environ*, des fondations d'assez grandes dimensions qu’on a tout lieu de croire être celles de l'égtisc St l lia rie* dans laquelle les Acadiens furent uîfermés avant que le triste colonel M inslow les eut fait embarquer pour la Nouvelle-Angleterre.Toute cette intéressante ci titrée est avantageusement desservie par nninication pour les touristes; de cet endroit â Grand Pré, 011 |>eut facilement se rendre en voiture.Disons finalement que toute la Nouvelle-Ecosse n’est qu'uiie contrée enchanteresse, pays du soleil et c déjxirtement de l’agriculture.aux Etats-L'nis, e*time que; le coût total de transjK>rt par lc*| fermiers américains est d’environ! S500.cxx1.000 par année.Si tou* le* fermiers qui ne sent ; pn* encore parfaitement d'accord ; liljl • % ' - ;’ >•> * A.ij X-y A .N core il y a trois ans.et.il* lui don- pliaient ce montant par le nombre j went maintenant la tournure *ui-Mc ndlle* a parcourir |X)ur se ren- vante: “Combien nous coûtent le-! dre au marché, puis, enfin, multi-1 mauvaises route*?” j pliaient ce grand total par 25.1110- j Fil effet, ce sont les cultivateur* ?cnn'* c°111 (^e transport pat nul r,Ui.an dernicr les 1 *• c me» le seraient étonnés de \ UII 12 t (.,r I quelle *omme ils perdent ainsi.•»•»»•!.II!1 1 m î ai • vy: les la Presse et l'Automobile Club of i*(,nmie* h* pouiraiem cpai la, pirn obtenir du Gouverne-1 £!K‘r 5 lls pondaient I M #1111 v‘ ment Gouin, jxir l’entremise du m*- lolllc" bien dure> jusqu m: marche, j ni-.iéie de la voirie, qu'une certaine I l‘'# deviendraient bientu: iide:c ; somn îe * it votée pour étendre sur Partisans des bo1uies route*- la route de 'a Presse et le autres Avi n'est qu'au point de vue de section* terminées du Boulevard cPar«l,c" due leurraient faire le* Edouard \ II.une couche bitumineux ce : c te* les parties de la pro outre H aire Ce JT( j de cultivateurs, et il faut en qui en préserverait la surfa-1 "oin!)îc*r >ur d autre* :i\ sont encore eux qui dans tou- bicn nombreux, entre autres ceux vincc, secon- (,c WrocheT les voisins, le parcours j>’us facile pour sc rendre a •demmem les efforts rnemen sou 1É our « I lanei • % ?re U î* ce .en •k- •ni inaire* « » olite • mr iy mnic in;] ;tion • ’église et surtout plus ;i«rn tbl e non celle ultivaLur t des con-l IV I m ou r ran re fort.* •1 il n'était aucunement a deux an* â peine, rc les cultivateur: existantes, le* dîffé v rv- *ou te V qui.c< (tit 1011* m sc fou lents cou vaux, ia.„MV,IJ 1VI ' ‘ question il y Ce sont enco-|tti le* premier*, •savent vertement critiquer le* route.* qui n ont |ia* été com enablement construites.L'expérience dant â l’école, au bureau d au magasin ou ailleurs.•c ren po*te 9 .t « ill' i* * 1 Avec un intérêt plus répandu r Us bonnes routes doit venir système meilleur de con*truction, l’entretien.C’e*t là un travail i incombe aux ingénieur* expérimentes e* compétents, tout comme construction d’une voie ferrée nécessite l’expertise de spécialistes.(A* n'est pas là un jeu ou un passe-tcinns pour ‘e* ]>oliticien*.( De La Presse) Il faut 6000 rétribuer des i>ons de pain à toute lu |*opulation.malgré que cette nie 1 1 1 / 1 aire * oit très impopulaire.wagons de b!e.—o>)— In P ï MPflP , !•! : m ,{i; » 11 A n / V 8 i P - ¦ PP IL-1 P Lu» &$:¦'< A;.' ¦ ¦ S-L.• -s z # " ' iff: VV V A I I I .f: ; r «5*3 * W j^É.: -mi m ! m t ¦ - • I ï i mm • Calme retour d’une cour*e à voiW.2.acliting” au large d’IIalif \ 3.Résidence d’été à Wolf ville.la pèche à ia ligne *ur la rivière ait Saumon 5.I.e* baies d aubépine sont nombreuses à Yarmouth.COURS ABRÉGÉ D’AGRICULTURE Le meilleur remède - ________ pour les petits.IL N'Y EN A QUE 2.00 ET « >X CRAINT LA FAMINE A VIENNE.Une drogue Rapport pour les troi* derniers t à sati.*fairc le* demandes qui leur jours de la semaine: j sont faite*.Les cours abrégés d’agriculture -MM.F X.Savoie et Léo.I.’N C< >MMIS IM IA RM \CIEX REALISE LAN BENEFICE DE $8,600.00.\ ienne.22.—J.'Arbiter Y.ciluv.'j dit cjue \ ienne a besoin de *ix mille pleins wagons de farine pour aller jusqu'au 1er août, époque où le* i (juawa# _ û comité de* produit* le la nouvelle ,eL- /mptc* jiuldics a continué son en-commenccront à arriver.Or.dit til^te sur lc- dépendes de la guerre ce journa!, le l>ourgnie*trc de Vieil \.lolU j.,, ,)trat de r.Rowe l, ne •.‘*• vcfr.ré «jue la \ be n avait que )ttav\a jK/ur pansements fournis ',a va'CUT » cc ; au premier contingent.M.Rovvéll.payante.a Cliamplain, durant les troi* er-sotine n’est intéressé ck.illc, ( >nt.• * Comme à Chicoutimi et à Rober- J O 9 **08 «» .• o © * • o • * • o • « *80» i e’e-t par vous que s’éteint une vie que le Créateur avait allumée par vous.( Lib.VI.D'rAnarum Iitstitutioniur c.xx.) Tertullien écrit plus énergiquement encore»; A7obis interdicto se- % nid homicidio, ctiam conccptum n- faut compter le nombre «le ces mai ne deux principes: l’âme et le corps tero.dissolvcre non lied.llinnt heureuses victimes de -la guerre.” ( )r quel sera 'le sort de ccs enfants?( )n comprend facilement la.position pénible de ces triste- victi mes.S.Em.le Cardinal Sevin.arche vêque de Lyon a résumé sur le -u* jet la pensée catholique.1.L’un des plus douloureux problèmes qu’ait posés la guerre ac tuellc est celui qu’agite aujourd’hui l’opinion publique et qui est renter nié dans cette simple formule: la vudenee et l'enfant.L-c- jurisconsultes et les sociologues s’en occupent pour examiner dés maintenant les mesures (pie l'Etat doit prendre \is-à-vis de cet être entrevu, afin de sauvegarder dan« toute la mesure du possible l’honneur, la paix et les intérêts des familles.La presse va plus loin, elle demande ouvertement -i l'enfant qui doit -« 11 origine à un odieux attentat, a droit à 1 vie, et.sitfvam les doctrines maté rialistes ou spiritualistes dont elL s’inspire, c'ie donne «les réponses contradictoires.2.(Quelles sont les règles que nous trace l’Eglise, la modératrice des consciences?Il y a d'autant plus «l’avantages à le >av< ir que V nombre des victimes de la brutalité allemande est plus grand.La difficulté ne prend pas l'Egii fe au dépourvu.Dès ses premier 1 ;.s.elle eut à protéger l’enfant.La licence «les moeurs durant les siècles paie 11s.le crédit «loin jouis-.4 ait la phiosopliic anti spiritual is*î * des stoïciens.l’horriVe légalité (pti accordait, chez les vieux Romains, au père de fami!'e le droit «le vie et de mort sur -es fils et se- filles avaient multiplié -ans mesure le* attentats dent les enfants étaient fes pré oees victimes dans le sein «le leur mère.\vec quelle indignation.Tertullien, Minitcius Félix, \ tliéna.gore.Lactance, saint Jérôme, •aim Ambroise, saint Basile.-aim Augustin n'ont-ils pas flétri cette cruauté! Leur doctrine a pas-é et ces éléments s’unissent en lui pour former un seul tout substantiel, une seule substance parfaite.eidii festinalio est proltibere nasei.nee refert notant.qttis eripiat a-nitnani.on noseenteni disturbet.ils sont corréllatits.l'un appelle Homo est et qui fut tints est.litioni 1 autre et celui-ci lui répond: l’un I fructus onuiis jam in semble c-t.est la niison de l’autre.L’âme es; ! i Apitloqet., c.IX.) créée }>ar Dieu, dans le temps mê 7- Lç Concile in Trnlla (canon me où il l’unit au corps.( S.Tho ien-ecmme le sien.” -( :o :)- Les Russes maîtres de la Galicie.Malgré la grande activité des Autrichiens depuis quelques jours.Rétrograde 22.—Sur le front «le bataille en Galicie.depuis Gcr-litze presque jusqu’à la frontière tournante, il y a eu depuis quatre jours une activité extraordinaire.De violents assauts suivis de con-irc-atiaqucs se sont succédés san-trè\c, les tranchées et les villages changeant de maîtres trois et qua-:re fois.Rien (|tte cette lutte acharnée n’ait pas encore produit «le ré-ntl tais définitifs, elle offre de Finté **èt parce qtt’eKe montre que l’armée autrichienne ‘peut encore oppo cr une vigoureuse résistance à avance des Russes, dans la Galicie orientale, bien qu'elle •'«>it sur la défensive dans les régions de >ta- nislan et de Strv.* Jusqu'à présent cette activité n’.t eu pour résultat (|tte de les faire rejeter plus loin au sud et tout le long «ies Monts Carpathes ainsi (jue dans les défilés qu’Ss avaient envahis un grand nombre, il y a deux mois dans R» but «le faire lever le siège do Rrzmcy-l et «le reprendre le terrain perdu depuis le commencement de la guerre et que «le resserrer l’emprise des Russes sur Rrzetnysl.qui ,‘•t situé bien trop loin des troupes austro-allemandes pour que celles-ci aient la moindre chance de lui ; nrter secours avant sa capitulation oui est imminente.Le journal l’ont* compléter cet exposé ||,)J1l||uS (le V1VT0S aux belligérants téléphone.n (lunoeeut XL prop.XXXYA.Mai- cette condamnation îais-c -ul>-istcr tout entière la question une nous avons po-éc: \ quel point lu développement du corps l’âme lui est-elle unie?Aucune observa lion n’a pu trancher ce point.5.Les anciens répondaient assez généralement que lame en unie au corps dè< qu’il cm suffisamment organisé: i’hôte vient dans la mai son lorsqu’elle est prête ou à peu près l’ouvrier se saisit de l’instrument lorsqu'il a été mis en état de -ervir.- Les modernes «lisent plus volontiers que cette union a lieu tout à fait dès le premier principe «le l’évolution vitale «le l’enfant.L’âme est la forme mbstantiell la mort, tombe sous Vexcommuni- AL Maurice Barrés dans / lieho «/’(y\ STEAMER ALLEM \XD union majeure par le fait même.!.EST ARRETE FAR LES \ (Const.A postal, Sedis.art.v.n.j (.dlle va-t-il advenir." Réfléchis- MERICAIXS.2.) >ons-v tous ensemble.Il n’y a pa-| S.Vous direz peut-être: "L’en- î,!fi.vcn i>our le législateur d’ignorer ; lus longtemps cette situation.Sou- le régime de nos l«»i-, l’enfant is-tt de ces crimes viendra W ashington.22.- Le j>ae.feuilleton, contes et poèmes pour enfants.Les rédacteurs du “journal téléphone” se relèvent à l'appareil «F* • ».4.>»?¦» w« it W .» w i r.vi> .» *> »* -5 ' " ' qui a reçu au baptême les noms de Joseph E tienne Gérard.Parrain et marraine M.1 Jouai et Donalda B'.anehani frère e soeur de l’enfant.?* —M.Lucien Martin, maire de Sic Marie Salomée a été élu préfet éu comté de Montcalm, à rassemblée des maires tenue à Sic Julienne mercredi le to mars dernier.* ?-ft , —DUe Félicité Mireault soeur de M.Azarie Mireault est gravement malade : comme elle est âgée de 82 ans et qu’elle a toujours joui d'une rbbnstc santé, on n’a d’espoir qu’en 1« miséricorde de Dieu.* ?-ft —M.Aimé Pot vin cî sa dame étaient en promenade dimanche dernier, chez M.Arthur Mireault.* ?-ft —M.le docteur Joseph Mireault de Montréal était également en visile chez son père M.Azarie Mi-leault, dimanche ainsi que ses s#ctirs Hiles Marie Louise et Juliette Mireault institutrices.* -ft ?t Mme \ ve Camille Morin, son fils.M.Arthur Morin, et ses filles Dame Beaudoin et Dlle Georgette Morin assistaient lundi le 22 mars au sendee anniversaire de feu Ul-ric Gamlet.Dlle Ma rie-Ange Gau-uet.est en visite chez son frère M.Alfred Gaudet.* * ?—M.Joseph Wilfrid I/jrd.*011 épouse et leur fille adoptive sont de ictour d’un voyage de huit jour- ù M ont réal.St TT S* —Mme I lomûdas Lord (Mathilde Légaré) de Montres! est venue Le deuil était conduit par MM.Théophile et Pierre Beaudoin.Nous off run- aux familles La- Les funérailles ont eu lieu lundi Les porteurs étaient MM.Vfred 1 Mitra*.Xazaire Granger, Azarie Saint Jean de Matha porte et Beaudoin 110s vive- sym- Granger et Léandre Comtoi-.pathie-.-ft ?-ft —Le 24 man a eu lieu la sépul-1 turc de Sarto, enfant bien-aimé de Xous offrons nos condoléances à la famille.,., .—Lue grande retraite s est dual rredone Momlor.decode a j ., ., ,, verte dimanche dormer a M («a- age de 7 moi'., .„ ., .* rie; : elle est prechee par les pores Lu grand nombre de parents ci i ^ • • • .d’amis suivaient '*a dépouille mor* , , ., 0 tl 1 i che prochain le 28 telle.Nos sympathies, * * .* —Le 22 mar> l’épouse de M.Paul Masse une fille qui a reçu au baptême les noms de Marie-Irène.Parrain et marraine M.et Mme Mcise La fond, grands-parents de l’en faut.?* * —1a' 24 mars J’épouse de M.Théodore* G arceau une fille baptisée sous les noms de Marie-Céüna.Parrain et marraine M.Orner ’Dominicains et se terminera diman- mars.-ft T ft —Le 4 avril à l’Acad mie St Gabriel aura licit une partie de cartes.organisée par M.l'abbé Pauzé, vitré de cette paroisse et MM.le* commissaires au profit de l'ameublement de cette académie.— Icudi.iS mars est décédé en urtte paroisse M.Denis Laporte .1 î âge de (>7 ans après une longue ma'.adie soufferte avec la plus grau de résignation.Ill laisse pour dédorer sa perte son qx use et quatre enfant- dont trois garçons et une fille.Ses funérailles ont eu lieu samedi à huit heures au milieu d’tui grand concours de parents et d’n-mis.Le deuil était conduit par M l udger iléroux entrepreneur funèbre de cette paroisse.Les porteurs étaient: MM.Joseph Laporte.Je* Beaudry, Mzglrirc Laporte.Zî.chari: Gagnon tous parents du —La célébration de la fête de Saint Joseph, avait ici.le 19 mars un cachet tout particulier car nous fêtions en même temps M.l’abbé J.Lavallée, notre dévoué Pasteur.La veille clans l’après-midi les élèves de l'Académie St Joseph lui e ffraient leurs hommages dans une charmante saynète appropriée “Guide et Chef”.M.le curé dut malgré •dm humilité sv reconnaître sous ces etcu\ titres G bien mérités, et donna à son jeune auditoire de sages conseils sur la conduite à tenir dan* V chemin de la vie où nous somme* voyageurs et setdats.Le soir était le tour des élèves du c- ment.La violette personnifiée toujours si modeste, -ut trouver'des défunt.Parmi les personnes pré-.charmes si séduisants qu’on la promûtes >u remarquait: MM.Sinai dama la plus belle et qu’elle eut Beaupré.Albert Piquttte et plu- i honneur de présenter une magiii->ieurs autres |>ersonnes de Sainte Béatrix.Xos plus vives sympa- thies aux parents et amis dit regretté défunt.?ft ?—M.Zéphirin Iléroux de S te Béatrix était en promenade la semaine dernière chez son garçon M.I.udger Iléroux.fique gerbe de fleurs.-:(o) Le sendee a eu lieu lundi à y hrs a.m.M.l'ahhé Anthimc Dii-charme.vicaire de notre paroisse officiait.La défunte laisse pour déplorer a perte deux garçons: Placide cl Joseph et une fille : Madame Liai ger Forent.* l ue foule de parents et d’amis assistaient aux funérailles.Xous offrons à ia famille nos vises sympathies.?ft ¦* •Le temps des sucres est arrivé Déjà plusieurs de nos citoyens organisent des parties de cabane.La î-aison des sucres est toujours atten due avec plaisir dans notre parois se.«-( :o • >- pital Notre-Dame «à Montréal où elle a subi une opération qui l'a retenue à sa chambre 3 •semaines; elle est assez bien.?ft —Mde N euve Henry Déronnné a vendu sa terre à M.George Du-beau île St Jean de Matha pour venir demeurer dans le village.-: (0):- Sainte Béatrix.Saint Zenon.BAPTEME — Le tS mars l’épouse de M.q w 1 19 4 I • Alfred Grégoire une fille qui a re- ut"JâCCJlîCS QC 1 Adligan eu au baptême les noms de Marri* DECES —Vendredi dernier est décédée Mme Francis Migué.née Marie l.atemlresse à l’âge de 07 ans.Savignac et son épouse.?* ?—M.et Mme Olympe Poirier de joliette ainsi que Mlle Alma Tessier sont de passage à St Thomas chez M.Orner Masse, marchand.ft ?ft —Jeudi le 25, t'épouse de M.Henri Lasal'le, un fils qui a reçu au Ixiptême les noms de Joseph Jean ïlorer;.Parrain et marraine M.Hildège Rohitailîe et son épouse.?ft ?—Nous avons eu cette semant; les Quarante-Heures.L'assistance aux offices a été très nombreuse Les pieux exercices se sont terminés jeudi matin* Espérons que ce* quelques jours de recueillement attireront les bénédictions de Dieu sur nous pour la saison qui s’avan-1 c.• -fo)- Sainte Julienne.—La semaine dernière passer une partie de la -aisow des sucres, avec ses enfants chez soi* |lieu en cette paroisse le* père M.Azarie î .égaré.?ft ont eu f un éraillé • j ne M.Alexis Poirier de Postdam j X.V.décé ié à l’âge de 29 ans.Le M.Euclide Gir.l ette et son épou ; lé*unt était le fils de M.Alexis se Dame Prisilla Piquette étaient 1 *'o:rier de notre localité.semaine dernière le* hôtes de M Jean Gauthier.ft ?—M.Alphonse Laurin, a été vie lime d’un accident lequel, heureusement n’aura pa- de suites grave*.En tombant dans une cave, i! s’es-enfoncé une côte, ce qui lui occasionnera un repos forcé le quelque- jours.?-ft ?—La beurre rie de Ste Marie Sa- li demeurait aux Etats-Unis déni- queiq te> années où il était télégraphiste.Il Laisse j>our dép’orer *a pert : -on ;K-re et sa mère, son éj>ottse.Dame Thérèse Morphy et deux pc :-e- fille*: Victoria et Alice.U service a été chanté par M.! l'abbé A.Jacques, curé.M.Poirier était très estimé : us ceux qui fV*iu connu ici et 'ai-e pour le pleurer un grand nombr» .'ornée, va reprendre ses opération- de parents et d’amis.lundi prochain le 29 mars.Son Xous offrons no- ;on iolcancc ; propriétaire M.Pierre Lesage, a|a la famille, fait de grandes réparations à -a fa-1 brique, et il sera en mesure de don- j ner la plus grande satisfaction à re* patrons.A ?ft A —Le couse?municipal r]c cette J ]croisse, a fort à faire de ce temps- ci.* Déjé depuis ie commencement .de Mars, i! a tenu trois grandes 1 ?"l^lcrs du V,K^‘ defan* ft ?ft —MM.Chain Piquette et J.A.Populus, ie nouveau propriétaire de hôtel Daignnuît.étaient de passa ge à Joliette mardi » ft ?—11 y a eu assemblée U: conseil ] ur acheter de- ponq>e* à incendie séances publiques où chose rare i Fie Marie Salomée, assistaient une grau le partie des contribuable*; signe que les citoyens s’intéressent de îdu- en plus à La direction des affaires publiques.-:(o) :- Saint Thomas.riaient de taxer la paroisse à $3.00 et que la fabrique donnerait le même montant.Mais les conseiller* de- rangs se sont opposés et il a fallu accepter S 150.00.On est pas certain de réussir M G.Lduberî.marchand général a promis $50.00 pour le* pompes à incendie.Nous le remercions de sa générosité.-:(o) :- —Samedi le 20 mars ont eu lieu le^ funérailles de Dame Emélie Du-charme, épouse de feu Elie Martineau.Le service a été chanté à HJ/2 hrs ]»ar M.l’abbé Monder, curé.Mme Martineau est décédée a Page de 84 ans chez son .fils Aimé.Elle faisait partie de la Congrégation du Tiers-Ordre., .* * * .—Ce matin ont eu lieu les funérailles de rlame Clémente Laporte dit St George, épouse de feu Raymond Beaudoin.î*a défunte était âgée de 87 ans.Le service a été chanté par M.l’abbé Mondor assisté du Rév.M.Soumis comme diacre et de l'abbé Henri Lamarche comme >ous-dia-cre.St-Gabrie! fri Brandon.BAPTEMES —U* 21 mars l'épouse de M.J.j A.Gadoury, N.P.un fil* qui a reçu au baptême les noms tie Jcan-lacqucs Marcd Sévigny.Parrain et marraine M.et Mine Dr J.A Sarrazin de St Gabriel de Brandon.* ?* I m 23 mars l'éjKMsc r •» * à Tl.ç r.Mm - • *5 & 5 i v^ ^iTgriiïïTWM^ ¦MritMftWMWIMftHMMaMnMM -— _ r §| f_^_ Programme Animées.SOLO CORNET, ET ÎO Mi FACTION POPULAIRE JEUDT, 25 MARS 1915.k 5 Exposition des Modes du Prin temp s i )UVERTURE DU PRINTEMPS MERCREDI.31 MARS ET LES JOURS SUIVANTS ous convions toutes les tînmes et demoiselles de In ville et du district a notre ouverture des modes du printemps où elles trouveront toutes les dernières nouveautés.Comptant être honorée d'une visite, Nous demeurons votre dévouée, M1 .LE E.AYOTTE, ?S-DAME.AU-DESSUS DE TRUDEAU 8c CIE y El fes t ‘ LfiASi) ORCNTO MODES i .*=n>a'r Voici deux magnifiques modes du printemps : Le Pardessus “Kitchener” et cet habit tout-à-fait dernier genre.Le ta illeur ordinaire ne sait pas comment les faire.Ils sont fabriqués tous les deux au Century et 11e peuvent être trouvés, comme la vignette plus haut, que dans ce fameux atelier.Si vous aimez une mode plus ordinaire, nous en avons des douzaines à vous montrer.Habits prêts ou sur mesure.AGENT EXCLUSIF j.CLAUDE BARRETTE 18 PLAGE LAVALTRIE JOLIETTE Saint Viateur.1/C jugement dans la cause de Drain ville et al vs la municipalité irr ORONTO l ë n du Printemps ^OUS avons le plaisir d’inviter eor-dialement les dames de la ville et de campagne de bien vouloir nous faire l’honneur d’une visite mercredi, jeudi, vendredi, le 13 Mars, 1, 2, 3 Avril, à l’ouverture de notre exposition du printemps.MME t.GRAVEL Printemps 1915 Les Demoiselles VALOIS Ont lo plnisir (l annoni.Tr à lours nom-brousos H ion t (‘s «pieHos feront 1*011-vorture rio leur SALON DK MODES LE 31 MARS, 1, 2 et 3 AVRIL ET LES JOURS SUIVANTS.1 viles vous invitent le plus cordialement possible il venir ad- Les plus jolis jolis et les plus récents mo- a dèles parisiens et américains 1 Joliette.«« Wtleip wi> en un N,* « .i -cul.Tout le cours du mois d avril nous vous réservons des bons mar cliés exceptionnels.Une visite est respectueusement j srilïdtâe.Mlles F.et C.LEAL DRY.—4 i Plombier sanitaire et poseur d’appareils de Chauffage a eau Chaude G \7 ET VAPEUR.Ripari :: ir ti es avec soin et promptement exécutées.a.Sanitary Plumber and Hot Water.Gaz and Steam Fitter ALL Carefully done and promptly attended to.# TOUJOURS EN MAGASIN : Fixtures pour électricité, oloot roliors.lompos.ot 16 B0U3 p-arctr.s.?* plorer 10 enfams, dont 7 garçons.Israel Delphi.-, Gaspard, Evangé'.is de> cendres chaudes qui avaient été .idées la veille dans un quart.te, Charles Edouard, Denis et troi- ! < * ?fitîcs Mme Jérémie Ueauparland -Le même jour un incendie Mme Etienne Desrosiers de St Ga déclaré au moulin â scie de M.brie! de Brandon et Mme Louis Pa-: Tremblay.I [eirrcuscmcnt que M.quiu de Joliette.1 .E.Ethicr qui refwnait de St Lin Le service a eu lieu lundi dernier M.J os Desjardins est eu p~L monade â Joliette pour quelque; iours.SOCIETE D’UNE MESSE le JJ au milieu d'un grand concours de parents et d’ajnis.Ixïs porteurs étaient: MM.Israel, Gaspard, Charles et Edouard Longpré tous enfants de la défunte.Le deuil était conduit par Denis Langpré.â ce moment sonna l'alarme et Ton put mettre le feu soit s «'ont rôle L’incenjdie a été mis par le tuyau (ie i* ! engin a vapeur.?it — Nous sommes â faire des amé Forations clans notre village; les Evêché de Joliette.2^ mars roi *¦ 1 .M.l’abbé M.I.H.Lecourt.c de la Longue-Pointe, décédé h de ce mois était membre de 1 cictc d'une Messe.J.A.HECTOR DESV Ptre-Cha; ceINr.^ 6 L’ACTION POPULAIRE JEUDI, 25 MARS 1915.Le rôle du Pape \ dans la présente guerre S.(1.Mgr de ('«îbcrgues, chèque t l'impérial barbare inféodé à Luther et a Ma- Pane dans les ei'frovnbles conflit- L.-mot.([ui vient de prendre si/cn- cuti nous déchirent et qui vont décider du sort des peuples.• 'histoire, le Pape n'a plus attiré Ls ! Et ainsi, croyants, indifférent-regards ni fixé l'attention du mon-Ion impies, amis oit ennemis du Pa de qu'à l'heure actuelle.pe, tout le monde veut l’avoir pour ne;lenient en main la cause de* Turcs et tpii écrivait jadis à la landgrave de 1 lesse, convertie au ca thoiieisme: “Je liais ta religion.ci j’ai voué ma vie à la destruction et des batailles sans précédent qui -on côté.Quelle est donc cette c- cnsanglantcnt l’Europe, au moment où se jouent les destinées des p’.r.- uigme?Et d’on vient cet empres.-c-nient à se concilier u'n souverain grandes nations, tandis que de* mil- -ans année, -ans territoire et dé-lters d’hommes tombent chaque pouil'.é de tout pouvoir temporel ?jour sous l’ouragan de fer et de feu, certain- s’imaginaient .que le LE DROIT CONTRE LA l'OK- Au milieu des luttes gigantesque* -ni: chacun veut mettre Rome de ,1'- l;i superstition romaine.P.aziu a vu clair.\u fond des gigante*-ques collisions qui ébranlent l'Europe.il y a une question de dretri-ne.Et voilà (pii relève singulièrement le rôle et le prestige de ’a Papauté.voilà qui explique comment le Pape, à l’heure actuelle, tient mu-place à part et unique dan- le monde.(."est que la Papauté est avait tout une force morale, la grande force morale qui porte le monde vî l’empêche de s’écrouler; car on ; eut étendre à la société la parole divine dite spécialement de l'Egh-•e : Tu es Petrus et super Italie pc-tnwi aedifieabo eeclesiam meant.Pape allait demeurer dans l’ombre, et ne voyaient pas ce qu'un pouvoir spirituel désarmé, si grand fût-il, pourrait peser dans des combats où in science, la force et le nombre semblaient devoir décider >ouvera:-r.emeot de tout.( >r.ceux-.a se sont trompes: e.c’est justement le contraire de tou- CE Voici la clé du mvstère: C’est que !'horrible guerre qui en-anglan te l'Europe n’est pas seulement une guerre de territoire et de fruitière.| une guerre de nation à nation.Mais c’est par-dessus tout une guerre de loctrine et de religion.Si étrange tes leurs prévisions qui se réalise.1' que [’assertion parai>-t\ puisqu'il \ se trouve que Rome est de plus en plus le point de mire de- belligérants.Tous ont les veux tournés no sont pas encore dans le bercail.“Blessant courageusement k*' erreurs, suivant le mot de Pie IX .t i'abbé Perrevve.il doit avoir un coeur de mère pour les hommes.” Benoit XV, dès son élévation sur le Siège de Pierre, a été profendé ment pénétré de cette auguste fonction de son Pontificat, et il s’en est expliqué avec effusion de coeur dès le début de sa première Encyclique.où il nous dit “avoir éprou-ri, sous l'impulsion évidente de 1» divine bonté, un mouvement irrésistible d’amour et de zèle pour travailler au salut de tous les hommes”.Comment ne pas voir que ce rô 1?de père, le premier et le plu* beau du Pape, dont le nom même.Papa, signifie Père des pères, lu*, impose des réserves et des ménage meats qui ne peuvent étonner que ceux qui ne comprennent lieu aux -r.blimcs paroles de l’Evangile: “Je veux la nrsérieorde et non le sacrifice; la miséricorde surpasse le ngemenl.” ( >r.Benoit XV a su réunir alpins haut degré, dans son auguste ] ersonne.ces deux qualités suprêmes, ces deux fonctions supérieur *s (in Pontife romain; il nous appa rail à la fois, il appa rail à tout es* bi défense du faible momentané-1 prit loyal et non prévenu, comme me apparaît comme le phare étincelant d’où part toute lumière, comme la force suprême qui décidera • lu sort des peuples.Ceux qui ont manifestemem pour eux la justice et le droit voit Iraient une approbation officiel!», de celui qui en est le gardien sur la terre: et ceux qui ont proclamé la doctrine et la suprématie de la force ne pardonneraient pas au Pape -i.en les condamnant, il se rangeait du côté de leurs adversaires.Oue va faire le Pontife romain?• V • Question poignante d’angoisse pour tom : ear c’est un arrêt de mort ou de vie qu’il peut signer.Aussi l’altitude du Pape fait-elle l’objet de tous les commentaires, et es assiduités de l’Allemagne redou-1 lent-elîes près du Vatican: grande leçon pour ceux des nôtres qui auraient tant best in de la comprendre jas est ah Iwste iloccri.LE JVU.E ET LE PERE («ardien de la justice, gardien de *:• vérité, dont il conserve intact iè dépôt sacré depuis vingt siècles, le Pape ne va-t-il pas -parler en sa faveur?Ne va-t-il pas élever la voix pour condamner la violation flagrante de la foi jurée, pour prendre aux prisonniers des deux pantis, O sublime puissance du Vicaire de Jésus-Christ! Seule sa voix pouvait être entendue dans les deux camps des belligérants, sans que les uns puissent à cette occasion prendre liés d’uni* condamnation plus ’nctje des crimes allemands?Le nombre de nos soldats ou de nos canons e.» aurait-il été accru?Sans doute nous aurions éprouvé une profonde satisfaction à entendre le Pape fai-ombrage des autres.Seul ait mon- n écho à ' l'indigna lion qui remplit de, il pouvait commander avec autorité.par la puissance du Christ, aux peuples ennemis.< >ù trouver viir la terre un pouvoir comparable au sien?Une bonté qui puisse se faire universelle comme la sienne et si manifester en même temps à ceux mêmes qui ne songent qu a s’anéantir?Si le rôle du Pape était coin prb de tous, si la grande mission de Paternité secouru bai qu’il a reçue du no< coeurs à la vue de ce que IVi a si bien nommé “les atrocités a ion ianJ.cs” Mais ne sentons-nous pas l’irrita lion profonde qui en serait résultée* du eôtée de nos ennemis?Sommes-nous assez aveuglés pour ne pas voir 'es conséquences profondément graves, (pii auraient pu en découler, après la guerre, pour le sort de mil lions d’âmes?Si done, d’une ce ndamnation plu- Père qui est aux vieux était aeeep-, formelle du Pape étaient résulté* d'une part, pour nous et nos alliés une simple satisfaction de coeur -ans résultats effeclifs*pour avau eer l’heure de notre triomphe; d’au tre part, des dommages considérables pour l'Avenir religieux de •populations nombreuses, comment ne pas reconnaître que le Pape a vu (pu •éc de tous les peuples, quels immenses bienfaits en découleraient pour eux ! Quelle magnifique impulsion serait donnée au progrès moral et au bien matériel des nain ns.Puissent-elles le eompre'nde à l'heure où la paix sera signée.Kl mvisse la présence du Pape, dans !:> conférence qui en réglera les cou* ] chair; et qu'avec une maîtrise abso ditions, être pour celles-ci un gage :!i stabilité dans la justice et d’invic-ahle fidélité à la foi jurée! lue de sa parole, avec une délicates -e d’expression qui U’exclut en rien ' la fermeté ni la précision de îa pen* rale et spirituelle, disons le moi.a des catholiques et des bernique-nans les deux camp*.il est claii.pour qui veut aller au fond des sur le Vatican.Tous attendent avec ! choses, comme l’a -i bien montré anxiété la parole du Pape.Chacun Réné Bazin dans un de ses ]*hu veut avoir le Pape pour soi.; beaux articles de l'Echo de /b/r/a par la force chrétienne-—des posi- La loyale Angleterre, dans un | qu’il y a deux lamps en présence: tivUtcs comme laine loin eux mêmes affirmé.-que le monde ancien a été sam é de la barbarie antique.C’est par e’ie encore que le ment écrase ou pour stigmatiser enfin la doctrine barbare de la souveraineté de la force?11 est vrai, le Pape est le gardien ('rè- du} imposer sa loi.qui veut “créer une Paint-Siège: i] est question pour 1 nouvelle” et qui ne recule, pour le Japon de faire de même.L’am- triompher, parce qu'elle se regarde ba-saideur d'Autriche, le ministre comme souveraine, devant aucune de Prusse, le ministre de Bavière assiègent les antichambres du Vatican.Plusieurs de ceux qui, en France, ont brisé avec le Pape désirent secrètement reprise des re lations avec Rome: II* sentent tout nvn.c’est la substitution de la for l'appui, tome la force qu'y trouve-j ce au droit.rail la France.Et ceux-là mêmes I De l’autre côté, la justice et 1' Tout le monde en a conscience, qui.par des raisons qui ne sent droit primant tout: le respect de 1: mystère pour personne, demeurent ; parole donné ci de îa foi jurée: U réiractaires à l’idée de renouer l fidélité aux conventions intematio- Pape est le Père des âmes, le Père de la grande famille humaine.L 'a-tetir «les brebis qui sont dans le 1 créai! et de celles aussi qu’il doit ;.ramener; Tu es pastor orittia ] rineeps apostolorum.Le Pape doit monde moderne sera délivré de la J envelopper dans s à tendresse le barbarie scientifique, plu* redouta- genre humain tout entier.Ceux-.à considération morale: elle a recours sans scupule an parjure, au vol e‘.à l'assassînat.nu pillage et à l'incendie, à des cruautés inouïes ; elle légitime te ut par le succès; en un devraient le comprendre qui reprochent si iiVjustement à l’Eglise son guerre a fait mourir de douleut.rictorieuses ?i m Benoit XV.à peine assU sur le Siè-! Si le Pape est Père, et Père plein gt de Pierre, a tenu à manifester 'e cruel chagrin que lui causaient ses «k bonté, il est luge aussi, il est gardien de la .justice, “étant consti- fils répandus par toute la terre et se j tué -par Dieu *(*n interprète supré clairement entendu de tous ceux qui ne sont esclaves ni de intérêt, ni de l'ambition, ni du parti pris, ni des idées préconçues.Le Père a nt tout ce qui aurait pli i ri ter ou agir san*» profit pour la cause de la jus déchirant entre eux.Il a parlé dejme”.I'l ne saurait l'oublier et il n’ *.tice.Le luge a parlé dans le Père; paix, «le cette paix dont l'Ecriture en garde de la faire.Quoi que cer-1 |;i condamnation s’est adoucie dan.: nous dit qu’elle s’est embrassée avec ‘ t; ins aient pu dire ou perser, l'a'.lo-: j;% miséricorde, avec la justice : Justifia et pax osât- \ a,lion consistoriale «le Benoit W ! .I suivre à lo page 7 latae suut.Répondant au désir de e prouve surabr-ndammeut."entant, l'incarnation et le défen- intolerance.seur de la force clirétieime et «k* Successeur de celui qui a (lit : “Je oti> les -principes sacrés que "E ne sit i s pa> venu |)Ottr le* justes, angile a apportés, et.sans lesquels mais pour les pécheurs, je n’étein* pas la mèche qui fume encore.i( n’achève pas le roseau à demi brl aucune société ne peut vivre.et.dans le choc formidable des armées et des doctriiu*s.dan* la sanglante mêlée des belligérants.Ro- sé.'* Le Pape ne doit repousser ni » • es pécheurs ni les impies: i ne doit pas fermer la perte aux brebis qui tous, se faisant ’’écho de la plainte Pour qui >ait entendre, pour or1 universelle de tain de coeurs oppres- veut comprendre, le Pape a park* é>.il a souhaité «le voir le jour j clairement.Il a dit ce (|it’il fallait t: nt désiré où le sang cesserait de couler dans «les luttes fratricides.!1 a mêlé se* pleurs aux pleurs des dire, il a «lit tout ce qu’il devait di re : “Sa mission apostolique ne lui ; ormqttant pas de faire davantage mères et des épouses, des filles et aujourd’hui.” Il n’a pas parié de •es soeurs des combattants.manière à éblouir ni à irriter.A Il a fait bien mieux: i! est wnv quoi bon?Quel profit vraiment sc efficacement en aide aux blessés et tait résulté pour la.France et scs al- B S B SfS S Un Prêtre Torturé ^ PemJ-.tn* plus il?Î2 «ns.M l'abhc ft J.I mi \ al lut attfiiM »l • surd in*; J,r i * avec* nmirdvUt 'u’tm n '.s d ' pui sein imliiM •*.t U •.J \ i'l'K* V MKN l'd.iiiMiii tna •.ii i* «Ith'.p.»».^ 1.;hor.uoire '* • ¦ •?.1 ^ 1., »m mi « im.ida: ' imi., cI u- 1 .Si; Il Ultîi* (.•••,‘‘r.A.!.?3 r&Vif' ^ AUX DE 1 DE' T H 1 Ai n (! d ] j.DE LA ViLLE ET DU DISTRICT I \t 1 : L ! I I \I < 1 virytrio n n m m P( )URQU< )] A LU-: R \Ci I F.TKR HT KAIRE IMPRIMER A MONTREAL LES Pu P n D ».\T Y( )US AUREZ HES( )IX J’OUR LA PRf CH AINE SAISON ?f ».ma 3' vC'-y m?/“-Ih \4?V Y c?© T dy vjy ‘T vL'“T 'vL / w \ )i 1 J ! 7 y VT/ y y y T \X D1S QU’A 1 J (1 M J 1 a et* n I V'iionur nssorl irnciil de iimrciiuntliscs du ] >i*in 1 oni ps t|u«* nous tlnvous reœvoii- sous |x>u.ra • } i'\ù pdblic en gênerai de sc rendre en fôûle et le "plus tôt possîbl \ pddr profiter de cette occasion s ai) S précédent i d’actjeter a des prix rîdicCiIês L.' e —DK—^ iques i • , de toutes saisons Duns Ionics les vni idl.'s cl pour Huis 1rs p-ofils.d(*juiis les l'oumn-cs les pim dispendieuses jus, pin celles ,pd se vendent I.Oli Ilinicllé, depuis les pardessus de drap douilles en l'ourrure.jnstpraux pardessus lépeis de printemps, et aussi Fous les Genres d’Hahits pour Hommes et Eniants.Xotis iivons toujours ru mnins les i.vlM inis cIi;m!>mii «-s., nui ii j ne aInvictus & Hart” t|U(» nous vendons n des prix ruisoniinBles.LAZARE STEINBERG No 2 Place Lavaltrie JOLIETTE, Qué.I.11.O.'¦Y** * .1 .* L A^9C L’ACTION POPULAIRE JEUDI, 25 MARS 1915.Le Masque Noir ‘J .V Chaque chapitre contient tout an drame des plus émouvants.Suite Plusieurs moutons vivants, par* #1aé< dans un angle où les retenaient des palissades de cordes et de broussailles, bêlaient en grignotant le foin placé devant eux, et in-niquuicnt suffisamment (|ue les hommes de Lacuzon étaient approvisionnés de vivres pour bien des jours.Deux -entinelles, Tanne au bras, allaient et venaient d’un pas mesuré dans toute la largeur de Ten-tree de la caverne, se rejoignant à îa moitié du parcours, et se tournant le dos ensuite avec une régularité militaire.—Je ne vois pas le capitaine.«rlit Raoul en promenant autour de lui un regard investigateur.-Ceci e-t la caverne des soldats, upliqua C.arbas avec un sourire, e vais vous conduire au logis du chef.Mais j’ai Tordre de vous introduire seul, messire Raoul.Dette femme doit attendre là où nous sommes.—Elle m’a guidé jusqu’ici.fit iveinent le jeune homme.sans elle j’aurais péri misérablement.il est urgent qu’elle parle à Lacu* zon sur-le-champ.iais-cz-îa m’accompagner.Imposable! la consigne est la consigne!.Parlez au capitaine.!e capitaine donnera des ordres.-( )ui.oui.messire.interre in- fonça dans les profondeurs de h caverne; il?trouvèrent sur leur droite un escalier pratiqué dans le roc et qui montait à une seconde grotte, formant comme un deuxieme étage au-dessus de la première, et éclairée par une fissure assez emblable a une fenêtre étroite et ongue.depuis laquelle on décou*.rit toute la vallée.Lacuzon, V’arroz et Marquis et ::ent assis :*ur des brutes de pail le autour d’un billot de chêne serait! de table.Le colonel et le prêtre -errèrent le^ mains de Raoul; Lacuzon lui tendit le bras avec effusion.Mais après cette vive étreinte, sa première paroïe fut celle-ci: Kglantine?.où est Eglantine?.’.Comment revenez - vous sans la ramener?.Ne m’accuse pas.mon frère, répondit vivement Raoul : c’est en r.«'assassinant lâchement et par der- :èi .* qu’011 m’a séj-aré d'elle! Mais vous avens un moven de savoir où • ' l’a conduite, et nous la retrouverons.je vous* le jure.—Qu’a-t-elle donc fait pour la jnériter?.Raoul raconta brièvement les jév’èneincnts dé la journée et (le la nuit précédentes, et le rôle joué par Magtti dans ces évènements.— Il a raison, dit le capitaine après avoir écouté, et je sens que, moi aussi, j’ai confiance en cette femme.Lacuzon appela (îarbas qui attendait sur l’escalier, et lui enjoignit d’amener à l’instant Magtti.'Tandis que le trompette exécutait cet ordre, le capitaine expliqua à Raoul que, la veille, ne l’ayant pas trouvé au ^rendez-vous donné, et forcé de s’éloigner avec sa bande, il avait laissé à sa place un montagnard chargé de l’attendre et de le guider ainsi qu’Eglantinc jusqu'au trou des (*angôlVes.Mais le jeune homme n’était point —Vous avez dit â messire Raoul que vous saviez où le misérable ravisseur avait conduit Eglantine?—Et c’est la vérité.Je le sais.—Vous avez ajouté qu’en présence du capitaine Lacuzon.vous révéleriez le nom.et la demeure de T homme au masque noir.—Je tiendrai ma promesse.—Voilà le capitaine Lacuzon, voilà le colonel Varroz et vous savez sans doute que je suis le curé Marquis.pouvez-vous parler devant nous trois?.—Oui, messire prêtre, je le puis et je le veux.—Eh bien! parlez donc, et je vous jure que vous serez largement récompensée.Magtti secoua la tête.—( )li ! messire prêtre.munmi-ta-t-ellc, ce n’est pas dans l'espoir d'ulie récompense que j'ai agi.ni (Laiciu avec une anxiété fiévreuse le premier mot qu’eile allait prononcer.Luis scs yeux se tournèrent vers la fissure du rocher qui laissait la lumière entrer à flots dans la grotte.Dans un lointain brumeux on entrevoyait la silhouette sombre du château de l’Aigle se dessinait sur le ciel gris.Le bras de Magtti se souleva, sa main s’étendit dans la direction du manoir sinistre.Le colonel Varroz, les sourcil.*» froncés et les yeux pleins d’éclairs, tordait ses 'longues et rudes moustaches blanches.Le curé Marquis attachait sur Magtti un regard qui semblait vouloir fouiller jusque dans les plus profonds replis de son âme.Lacuzon baissait la tête.—Mais, s’écria-t-il enfin, si vous dites vrai, femme, si Eglantine est en effet au château de l’Aigle, elle est sauvée., —Sauvée?répéta Magtti en re- allé au lieu indiqué, où, sans aucun que je veux agir!.('otite, le montagnard attendait en- —Parlez, je vous le répète, et core.Dieu payera dans le ciel le bien En ce moment.(îarbas reparut que vous aurez fait sur la terre.avec Magtti.—Mc promettez-vous d'ajouter —Femme, lui dit le curé Mar- loi a tues paroles" ciuis.approchez et soyez sans crainte.Votre renommée est mauvaise.le surnom que vous portez l’indique assez! mais* Dieu lit dans les —Sur le salut de mon âme.me-> —( >ui.Si cous jurez, sur le salut de votre âme, de ne dire que la vérité.coeurs, et peut-être le vôtre est-il bon malgré tout ce qui se dit de vous.Enfin, quoi que vous soyez, nous vous devons des renier* ciments pour votre conduite à l’égard de messire Raoul, notre ami.Vous avez bien agi.-Je n’ai fait que mon devoir., répondit humblement Magui.Dieu nous ordonne de rendre le bien pour •Le moyen, demand;' le curéjle mal; j'ai rendu le bien pour le Marquis, pourqt.f : donc ne d’avez- bien, voilà tout.Je ne mérite pas u- pa< employé" 'même un éloge.L u ami des Ctta- - Parce que la femme qui |K)ssè- nais, un gentilhomme, s'est mis en ou< 1 ;m m de Magui la sorcière.Magui la sorcière!.répéta curé Manittis.une mendiante!.méprisée de Magui la sorcière.désormais Magui donnerait pour ce gentilhomme et pour les Cuanài* *ire pretre, je vous jure que jxas une parole mensongère ne sortira dénia bouche.—Je reçois votre serment, femme, et je vous fais, jxmr moi et pour mes compagnons, la promesse que vous demanderez.—Et vous engagez-vous» aussi à tirer vengeance du traître auquel un misérable a vendu votre nièce ?Vous engagez-vous à le punir, que! qu il -oitr.Quel qu’il soit, nous le puni rons! répondit Marquis, et j’atteste le christ, sur lequel j'étends la main que justice sera faite! —Par mes cheveux blancs, je le Lire! s’écria Varroz.—("est là qu’est Eglantine, dit- gardant le capitaine avec étonne-cile ensuite dans la direction du ny- ment, comme pour chercher dans noir sinistre.—C’est là qu’est Eglantine, dit-elle ensuite d’une voix éclatante; c’est là qu’il faut Taller chercher.C’est là que vous la .trouverez.-( )ù donc?demandèrent à la fois Lacuzon, Varroz et Marquis.Raoul avait compris déjà et n’in-Lcrrompit pas.—Au château de l'Aigle, répondit fermement la veillefemme.au château de l’Aigle, où le gris Li-irassou Ta |>ortée cytte nuit pour la vendre comme otage au plus lâche oe tous les traîtres, au puissant et noble seigneur Antidc de Montai*-gu !.—Antidc de Montaigu, répéta le curé Marquis avec stupeur; femme, songez-voit s bien à ce que vous dites !.—Si j’ai menti ou calomnié, s’é- lide de Montaigu.—Eh bien, uni, mordieu!., répliqua \arroz.et je ie Lai- encore, et je le dis bien haut aujourd’hui, quoique, depuis vingt ans, je cache cette lutine au plus profond de mon coeur! Oui je hais Antidc de Monta igu, je le hais et je le méprise, et m pendant tant d’années j’ai su me taire et me contraindre, si j’ai cherché à arriver non jkis au pardon, mais à l’oubli, c’est que je sacrifiais tout mon être, mes rancunes, mes convictions, mes attachements, à • et ardent amour que j’ai pour mon pays»!.Chaque fois que je me ''expression de sa figure le sens du trouvais en présence du seigneur de mot qu’il venait de prononcer e» l’Aigle, je sentais quelque chose se qu’elle ne comprenait pas.Sauvée?.dit-elle pour la seconde fois.Comment sauvée?.pourquoi sauvée.—Antidc de Montaigu est notre fidèle allié.l’un des fermes soutiens de notre cause.fil le capitaine.Le visage de Magui se décomposa.ses lèvres pâlirent, de fauves é-imcellc?semblèrent jaillir de ses prunelles.Antidc de Montaigu, un allié fidèle!! répliqua-t-elle d’une voix i nuque.Etes-vous donc assez a-handonné de Dieu pour être aveu- soulevcr et se révolter en moi.l ue voix intérieure me criait: Voilà le ravisseur de Blanche, voila l'assassin de 'Tristan, voilà l’incen diaire de Champ-d’ldivers ! J’essayais de douter.je luttais contre moi-méme.mai- j’étais toujours vaincu; et cependant je me taisais eu je commandais à mon visage Te lester calme, tandis qu’un oui: um de colère et de vengeance groti :t dans mon âme!.C’est qu’alors me disais comme vous: Peut-ft e est-ce un allié fidèle!.Mais .-jourd’luii je ne puis plu-, je ne veux plus douter!.La vérité e- gîe jusqu’au point de croire cela!! Date à me - yeux!.Le ravisseur.Antidc de Montaigu.votre allié!., l'assassin, l'incendiaire, eu traiuv votre ami!! lui!! lui!! l'homme au là >•»!.drapeau comme a loin le teste!.Ce même masque noir que le gentilhomme félon et lâclî : •portait autrefois pour protéger pit Magui.hâtez-vous!.dites au capitaine ce que vous savez, et i! ne ‘ • D.peu; •(•tie pi-L .iite fera pas attendre longtemps.Venez, messire, reprit (îarbas.Raoul suivit son gride qui s’en U: t n.co i fiance entière, lue !.son sang, sa vie.et jusqu a son âme ! Je le jure par mon épec!.—La reconnaissance est une no- dit le capitaine, hle et sainte vertu, mais c’est par —Je le jure par Eglantine clle-oes actions et non par des paroles même!.fit Raoul a son tour.Magui promena pendant quelques secondes un regard profond | sur ces quatre hommes qui atten vez combina en elle?.qu’elle se prouve.Vous avez abso- Lien commencé, continuez.—Je traits des triumvirs de la trompaient je dis qu’Anti- —Oui, répéta Raoul, vengean- ce !.vengeance !.—Es-tu convaincu.I eau-Claude r montagne.; le de Montaigu est un traître!.Raoul seul avait aux lèvres un Raoul s’élança vers le colonel e: .J .ou rire de triomphe.Rien ne le- pressa chaleureusement les vaillan- dem; «la Varroz au capitaine.tonnait, rien n’était imprévu pour tes et fortes mains du vieil ami de —Pas encore.répondit ce Indians Taccusntio#n -i énergique* son père.dernier, le veux tenter une stt- — nez garde, colonel, dit le | prêtre (preuve.—1 «aqucllc ?— le vais aller au château de ment formulée parla vieille femme Mais i’ voulait point intervenir.! curé Marquis: un ressentiment mal’ quant à présent du moins, et il gar* éteint peut vou> rendre cruellement dait le silence.mittste Vous baissiez jadis Ar T Aii V • • (A suivre) Le rôle du Pape dans la présente guerre.Suite de la paye Suivant une expression qui .cours au Vatican, le Pape a posé I: îi ;.cure ; à chacun de déduire la mineure; il a affirmé les principe-', les ondusion* en découlent d’elles-mèincs.Sachons le comprendre et le dire.Au lieu de s’étonner ou de •e plaindre de l’allocution consisto riale, il serait plus juste et |)lus* vrai.j»'n< aussi et p us habile de se réjouir, de souligner là portée des paroles pontificales en montrent qu’elles plaident en notre faveur et.a nime un journal italien l’imprimait on gro< caractères en tête de ! .locution consistoriale, qu’elles ' ï sont “un a-ppeS à la justice en fa- A vtur des alliés”.(La 7 ribunu du * y) -3 janvier.) Cela, le Pape ne pou- O vait le préciser lui-même ; mais il n • v nous défend, ni de le penser ni de [ G; $xSx$> w AGENT GENERAL Q è B.FONTAINE, s W ASSURAéVCES POUR I.H COMTÉ MONTCALM f l » • X -y .‘ -, ,A, O, TV i y.’*• .*î w » r • • • / • t\ L vj i ^ h r.d O * 909 «9 * 909 *909 «Si *909 * 009 ¥ ®o«» ®o John Lussier VOITURIER ào années d’expérience dans la carosserie.SJ.O.E.FOREST, LIBRAIRC TADRÇONISTe St-Jacques, P.Q,.0 Awurtimcnf Complet de Verreries et Faïence».TELEPHONE BELL 24 î 0 ?e s n- î * 1 ^ fil I» r* «Sw a< MS* • V ¦in- ?M V iCj •ET y\ï\v I \ôî*- * *iro1 «O © ?90 © O ® ?»•! •«.n As! J», - IP 7* ^ » Après une journée fatigante, une bouteille de Crown Stout Dow, au diner ou à la fin de la veillée offre un délicieux breuvage, et aide beaucoup la digestion et les nerfs.Rien de mieux pour procurer un bon sommeil et un heureux réveil.M4B&W .w’ •.• - '*• a.\t.-,V** -.r * • « .• •?.*.*-'lV / .• • •\ Y .* • crj- — < > .iv.; * JT LV-:- / § ' V 'Téléphone X’o.3 ' m France RSvest Coin St-Barthélemy et DeBanandière, JJoliette > t t- r -^r r.de boeufs, de chevaux, de moutons, m 1 M i * .Sx • • ¦ ‘ lv -1 > • hYV m Rue St-Louis coin St-Pierre.m j.n.o.Informe le public | ^ qu’il achète tou- jj J A j o u r s 1 e s -A -VX x VA x v de veaux et aussi toutes sortes de fourrures.Tient constamment un assortiment considérable de pommes pour être vend lies eu gros pu en détail.EK ES BN TANT A JOL1ETTE LA CANADA CEMENT CO.• >; m >v.»1V; Le meilleur Stout importé de Dublin est le seul rival efficace du “Crown Stout Dow,” lequel d’ailleurs se vend beaucoup moins cher, vu l’absence d’aucun frais de douane sur ce produit.Se cbargejde fournir aux Cordonniers tous les] outils dont ils laiiront besoin.A en’main toutes lest] Fournitures Cordonniers j n 0 D9 * «S»0* * «O* *4*0* J n M wjfct -Z m WÊm UN VENTE l’AlîTOUT Caus les iiriucipaiiï clots (lu CriTda.la Bière Dow à Capsule jaune et Crown Sîoiit Dow sont demandes lorsqiio l’on yent ce mi’il ?a de mieoï.Rï/.*-n ii 1 * • J 1 '¦ /' ggr ÿ •- ; VvM-i-’c Æ • a Hm M?.THE NATIONAL BREWERIES, LIMITED.wmm # « ABONNEMENT : I (PAYABLE D'AVANCE) ! Canada: Six mois .$0.50-*• Unau .î.oo Etats-Unis : Six mois .1.00 U11 au .1.50 L'ACTIOÏ POPULAIRE ON reconnaît l'intérêt que suscite un journal par l'augmentation de sa circulation.Du 115' février au 15 mars I h!Action Pom.Aimfa augmenté sa circulation de 174.Vo1.Ill, Xo.4 JOLIETTE ‘ JKL’DI.25 MARS 1.415.DEUX SOUS LE NUMERO EN VILLE —L’épicerie licenciée de M.J os Bonïéleau.autrefois Deschesne vS: Picard, vient de passer entre les mains de M.L.P.Crêperai.employé jusqu’à cette semaine chez Jo.-Mireault.-Au théâtre Gaieté, l'on est à.enlever les colonnes à l'intérieur* lesquelles nuisaient aux spectateurs pourra vue de la scène.4 —Une grande j>artie de lutte aura lieu ce soir au Gaieté entre Eu- —Nos militaires enrôlés dans le gène Tremblay Champion du mon deuxième régiment Uanadien-fran-1 de.poids léger, de Montréal et Cais sont partis pour Québec ven- ^ nttng Samj>son homme tort dredi 'matin sous la conduite du 1 owell Mass, capitaine Trudeau, officier recru-'-( :oA La neutralité du Pape.Mrer—-les Pilules Ro*es du Dr Williams stimulent l’appétit, tonifient 1 estomac et aident la digestion ap pauvrie.C’est au ])ritilemps que les poisons que contient le sang apparaissent sons forme de boutons, .4 , , .• » 1 .S/n/c de la premiere page eruptions et ctous—les Punies Ro- s es du Dr Williams nettoient rapi- dépositaire indéfectible de cette vehement la peau.vu (|ii'e les attei- • rite (|tti commande l;i paix et désignent la racine du mal dans le sang.:v |c bonheur de tous les peuples.Au printemps, l'anémie, le rhum;; 1 • .-, , >• * 1 1 heu 11 a pas établi nue société tisme.l’indigestion.la névralgie.! .t%t .‘ uvile, modèle et arbitre .le tous les • 1 risipele et nombre d autres maladies sont des plus tenaces, vu h ! gouvernements et modératrice ab- u.'.uvreté et la faiblesse du sang, '°luc de toutes les ambitions.LE* C’est à cette épo briques, de* voiture*, matériaux de construction ne cherchant pas une persécution inutile pour ses enfants.Le don du ciel n’a pas été “Cette ( ! etc., etc.: Miette 2S mars 1015.\cnau d acheter et qui s tntb.gei} prière de Jérémie 3e lamentai un à j * * , v GADOURY des blessures en descendant des j 4 voix d’hommes .Fon Haïtien j ' ' ' t.h;:r*.M.Iurnest H cher; était la- s.;l accnipagnement.vocal du demandeur et MM.Axle- Pâques, | Ird D liber, u de Jolictte, et A.U.e- Entrée: Mléluia Orgue.(/.Y ‘ -U Curateur 7.25 P.M.—Pour St-Félix et St* Gabriel.ARRIVENT A U HJF.TTE —Jeune homme sérieux de pin jniac.«le la gorge, des «lents, «le ia >icurs années d expêr.enee.et avec ilentition des enfants, les vers etc.«,* bonnes rcicrence*.demande ]» • etc., etc.Demandez un remède* rition comme commis dans un un j pour chacune de ce* maladies il v ga-iu ou ttne manuiacture.S a q en a dan* la série de* remèdes de-dres*er au bureau de lAction Do- Rexall.( mmijotencc conductrice du mon- _ .,, .f., I intiairr ou à M losenh 1 V*ro*ier*.1» i* .7*.oo A.M.—De M-Gabriel et M - /,,/â-t;e «le première cl;ks*e s’adresser toujours à la Pharmacie Boucher.( t.N DI*,M A NI )l%— [ ne servante pas de gros lavage, bon salaire pour une personne sérieuse, s’a oresser à la Pharmacie Boucher.En foule à la Pharmacie Bott-
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