L'action populaire, 14 août 1919, jeudi 14 août 1919
RÉDIGÉ EN COLLABORATION ORGANE DES INTÉRÊTS DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE JOLIETTE ABONNEMENT: $1.00 PAR AN VOL.VII, No 23 JOLIETTE.JEUDI, LE 14 AOUT 1919 CINQ SOUS LE NUMERO ____.Tl___ Comment emprunter sans avoir à payer deux fois Nous avons expliqué assez clairement que l’argent nécessaire à la construction des trottoirs est remboursé par les propriétaires des trottoirs et ce dans l’espace de cinq ans.Il semble qu’il était très facile dans ces conditions de régler la question de l’emprunt des trottoirs.11 n’y avait qu’à le faire garantir par les propriétaires des trottoirs seuls, toujours suivant le règlement No 256, à prélever la taxe spéciale imposée toujours d’après le même règlement aux proprietaires des trottoirs, et de cette manière tous les propriétaires de la ville n’avaient nullement à emprunter une somme de $9,000.pendant 30 ans et à payer un interet de 5J/2 % sur cette somme.Nous comprenons que ces $9,000.remboursés par tous les contribuables retourneront dans le coffre municipal.Seulement quel sera leur emploi?Où ira cet argent réclamé une deuxième fois?Certains chatouilleux diront peut-être, "mais cet argent sera administré par vos échcvins, n’avez-vous pas confiance en eux"?'Nous avons toute la confiance qu’ils nous permettent d’avoir, nous avons eu confiance au point de leur remettre l'administration de $95.000.de nos deniers, c’est déjà quelque chose.Seulement la Législature de Québec, qui se compose de contribuables de toute la province a jugé, que lorsque ces recettes ordinaires étaient dépensées, si on voulait faire d'autres dépenses et emprunter il fallait avoir l’autorisation expresse des intéressés et indiquer la nature des travaux que l’on entendrait faire avec ces emprunts.C’est ainsi que le Conseil a indiqué dans son dernier règlement d’emprunt de $91,000.que $9,000.seraient attribués à la construction des trottoirs.Cet argent devant être rembourses dans l’espace de cinqans, le conseil se trouvera en possession dans cinq ans de $9,000.plus les intérêts accrus de 6', provenant de recettes extraordinaires mais qui pourront être dépensés sans autorisation expresse des contribuables.Nous n’attacherions pas une importance aussi considérable à cet emprunt pour la construction des trottoirs, s’il n’était appelé à se renouveler chaque année.Nous savons que certains échcvins et bon nombre de contribuables l’ont approuvé cette année sans prévoir toutes ses conséquences.Il y a sûrement dans ce mode d’emprunt un double emploi qu’il faudrait éliminer, sous peine de faire payer inutilement les propriétaires de cette ville.Nous sommes pour la construction des trottoirs en béton, nous sommes pour le mode de paiement que le conseil avait adopté en 1915.Nous croyons que le conseil s’est engagé dans une voie fausse en assimulant les fonds nécessaires à ces constructions, remboursables par certains propriétaires, à des argents nécessaires aux travaux de pavage ou de canaux qui doivent être payés par tous les contribuables?.^ Nous examinerons plus tard l’emprunt de $1 10.000.que vient de faire la Commission Scolaire de cette ville pour 1 0 ans au taux de 5 Vi \ # • NOS CHEMINS MACADAMISES Des travaux de pavage assez considérables se font actuellement dans notre ville.Notre Conseil a demandé des soumissions pour le macademisage en béton de la Place Lavaltric.Des soumissions ont été reçues au prix de $5.00, $2.54, $2.50- $2.05 puis $1.89 la verge.Cette dernière a naturellement été acceptée et comme l’on voit le Conseil n'y a pas perdu Le Conseil fait faire du macadam asphalté dans la rue St-1 homas, et ces travaux devront se continuer dans d’autre rues, pourquoi ne demanderait-il pas de soumission pour la pierre concassée?Actuellement, cette pierre est fournie partie par la Standard Lime, partie par la Cic de Pierre Concassée.Croit-on que le Conseil ne gagnerait pas à avoir des soumissions sur le prix de la pierre rendue à destination?Les charretiers même seraient peut-être intéressés à diminuer leurs prix et à acheter la pierre?Le fait est que la Kennedy Construction Co.paie la pierre 60 cts la tonne lorsque la Corporation vient de payer 75 cts la tonne pour le pavage de la rue St-Viateur* selon l’aveu même de M.Breton.Nous sommes favorables au pavage de nos rues.Nous croyons que dans les rues où le trafic est considérable, le pavage peut être fait en macadam asphalté et que dans les rues où il y a peu de trafic, le gravois mériterait d’être essayé.Mais nous croyons que dans tous ces travaux, il vaut mieux procéder par soumissions.La ville y gagnera toujours quelque chose et malgré toute "notre prospérité" nous ne sommes pas encore cousus d'or au point de jeter notre argent par les fenêtres, dut-il tomber sur un beau macadam asphalté.L’Espagne ss donne ay Sacré-Coeur Nous lisons dans la I ic et la Par sec catholiques, de Paris, Françc: "Le 30 mai, 1919.à Vitloria, près de Madrid, une incomparable cérémonie s'est déroulée."Depuis longtemps — écrit à son journal un abonné de la Croix, qui s’est trouvé témoin de cette manifestation — il était question d’inaugurer une colossale statue du Sacré-Coeur aux environs proches de Madrid, au lieu /lit; "N uc sir a Scnora de los Angeles", reconnu comme étant le centre géographique de l’Espagne."Prodigieux, l’unique événement, l’incomparable assistance.Le nonce, le cardinal primat, vingt-deux évêques, le roi, lu reine, toute la cour, les ministres.toute l'aristocratie."Après la messe en plein air, l’acte de consécration au Sacré-Coeur, lu d’une voix ferme et claire et avec un pénétrant accent de foi, par le jeune souverain.très droit au-dessus des mitres et des uniformes étincelants.Puis le défile processionnel: clergé et confréries, grands d’Espagne en leur tenue et insignes traditionnels de divers Ordres: Cala Ira va, Santiago, Montilla, et campés comme autant de figures de Velasquez ; en vérité, ce fut un spectacle surpassant même celui du Congrès eucharistique de 191 1, qui m'avait tant ému."Sans compter le décor, bien autrement grandiose que celui de la capitale, dans ces plaines de la Marche, où le magnifique monument, peuplé de figures symboliques, colossales comme celle du Christ, se dresse sur un mamelon isolé comme sur un autel immense.Au loin, tout Madrid et les cimes neigeuses du Guadarrarna.Figurez-vous pareille scène en pareil cadre.Et songez que le même acte de consécration, admirable acte d’hommage et de reconnaissance de l’Espagne préservée de la guerre, et aussi de confiance en la Miséricorde divine pour la paix et l’union des classes — était lu le même jour, à la même heure, en présence également des autorités civiles et militaires, dans toutes les églises d’Espagne." f N J DE M.&eut°cn le dire ?Peut-on dire que l’élection de M.Jos Dufresne est bel et bien contestée?* * * Peut-on dire que de même que M.Hébert avait confié son élection à son ami Alexandre, de même M.Jos.Dufresne aurait-il pu lui confier sa contestation?* * * Peut-on dire que tous les partisans de M.Hébert étaient "les meilleurs amis de M.Dufresne, et que ceux qui lui ont demandé de se présenter étaient tous “scs pires ennemis"?* * * Peut-on dire que ces "fameux amis" de M.Dufresne ont fait tout leur possible pour le faire battre, et qu’A-lexandre avait refusé de signer même son bulletin de présentation?* * * Peut-on dire que ce sont "les pires! ennemis" de Mr Dufresne qui ont tout sacrifié, temps travail, nuits, pour le faire élire?* * * Peut-on dire que ce sont les "fameux amis" de M.Dufresne qui lui ont rendu le service de contester son élection?* ** * Peut-on dire que M.Dufresne va apprendre le genre d’amitié toute spéciale de ces bons amis, qu’il va le trou-\er assez commode et avantageux pour eux.peu intéressant pour lui?* * * Peut-on vous dire M.Breton que la Standard Lime vend sa pierre 65 cts la tonne à la ville lorvjite vous la vendez vous 75 cts la tonne’?(O) Nouveau Marchand De Glace Ayant loué les deux glacières de M.W.Z.Miron, M.ADRIEN SELLER IN sera en étal de livrer le glace à 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Lime a vendu sa pierre à 60 cts la tonne pour le pavage autour du marché?•Je * -k Peut-on dire que si le Conseil avait demandé des soumissions pour l’achat et le transport de cette pierre concassée il aurait probablement payé pas plus de 60 cts la tonne?* * f Peut-on dire que si le Conseil eut demandé des soumissions M.Breton n’eùt pas vendu sa pierre concassée à 75 cts.?* * * Peut-on dire que M.Breton prétend en plus refuser des commandes pour l’extérieur à 85 cts la tonne?* * * Peut-on dire qu’il serait désespérant que la Compagnie de Pierre Concassée ait perdu plusieurs centaines de piastres pour donner à la ville l’avantage de payer sa pierre I 0 cts de plus la tonne?* * * Peut-on dire que s’il y eut une différence de I 4 cts la tonne dans le transport de la pierre concassée de M.Breton.la Kennedy Construction Co n’aurait sûrement pas acheté sa pierre de la Standard Lime même à 60 cts lorsque M.Breton pouvait la vendre à 65 cts?* * * Peut-on dire que ce n’est nullement à M.Breton que nous en voulons personnellement, mais au Conseil qui a a-chcté la pierre sans soumission et fait perdre un montant considérable à la ville?:-(:0:)- Au Collège De Berthiep X Nous publierons la semaine prochaine-ync communication du R.Fr.Char-bonnenu, directeur du Collège de Bcr-tbier.il-' ~ FEUX D’ARTIFICE.EXPOSITION CANINE.Cinq jour» de grandes courses Bourses de $6,700.00 N’OUBLIEZ PAS LA DATE Commission de l'Exposition de Trois-Rivières HON.J.A.TESSIER.Président.DR.f M.VKîNhAU.CÎArnnf MM Avec ou sans portraits.Dernier genre avec portrait détouré.Qualité du travail garantie.Vous gagnez de 1 5 à 20% sur les prix de Montréal.Livraison à quelques jours d’avis.Ecrivez pour les prix.14 L’Action Populaire,” JOLIETTE, Quô.Tel.Bell No 270 d M.Breton voudrait évidemment me faire fâcher.Je le regrette pour son bonheur» mais il a un don tout particulier de me faire rire, c’est qu’il a une manière à lui de commettre des gaucheries! !ou de se mettre.(comme on dit vulgairement) les pieds dans les plats.Et alors vous pouvez juger qu’avec des pieds.comme il en a, il en sort éclaboussé.M.Breton a été anti-prohibitionnis-tc bon nombre de lecteurs* ne l’ignorent pas.J’ai été moi aussi contre la prohibition.Dans le temps nous étions donc deux.amis.M.Breton, à l’entendre parler.aurait tenu un bout du portefeuille.L’autre ami de M.Breton .qui se trouvait bien être moi.quel -japrochcmcnt !.savait un peu ce qu’il y avait dans le portefeuille.Or pendant la lutte, à la date exacte du 22 février 1917, l’Action Populaire publiait deux lettres relatives à la question de prohibition: la première c-tait écrite par un citoyen favorable à la prohibition, l’autre par un citoyen opposé à la prohibition.M- Breton public dans l’Etoile du Nord qu’il voudrait d’abord connaître "l’auteur des deux lettres.J ai déjà publié les lignes suivantes sous ma signature le 3 avril 1919 :"je déclarerai que la lettre intitulée: ’lettre d’un autre citoyen favorable à la prohibition" m’a étè^dressée par feu Mgr F.X.Picttc, qui avait lui-même adopté le pseudonyme de "Un Citoyen”.Quant à 1 autre lettre, comme son auteur.citoyen respectable de cette ville est bien vivant, le confrère — il s’agissait de 1 Etoile du Nord comme on peut le deviner— conviendra qu’il serait injuste d’exiger semblable indiscrétion comme preuve de ma bonne loi." Voilà pour une part.Mais un simple manque de mémoire eût été chez M.Breton un accident trop ordinaire, scs gaffes sont toujours beaucoup mieux conditionnées, aussi il n’a pas manqué la dernière.Il ajoute: "Peut-on dire que c’était moyennant finance que jadis un écrivain publiait dans "L’Action Populaire" sur la même page deux lettres différentes.puis il conclut.peut-on dire que le public aimerait encore à connaître le montant reçu à "l’Action Populaire" au sujet de la lutte anti-prohibitionniste." Je ne m’arrête pas à la gravité de I accusation.Je sais à qui j’ai affaire et \ous aller voir que ce pauvre Jules est si gauche même lorsqu’il fait les plus grosses bêtises, qu’on ne peut encore s’empêcher de rire.Vous avez vu les deux amis anti- prohibitionnistes.M.Breton et moi.M.Breton semble avoir tenu le portefcuille.C’cst un rôle intéressant, comme M.Breton semble être un administrateur très vigilant, je lui conseillerais pour calmer ses scrupules, de rendre compte de son administration, et de publier, dans "l’Etoile du Nord", qui imprime la prose des anti-prohibition-nistes pour rien, la liste en détail de tous les comptes qui ont etc payés par les anti-prohibitionnistes pendant leur lutte.Mais ces comptes d’élections ne se digèrent pas tous de la même manière.II y en n une bonne part, plus liquides je suppose, qui passent comme par enchantement.Vous n’en entendez jamais parler.M.Breton en sait quelque chose.Ce n’est pas le premier venu.Il est vrai que son influence est déjà ancienne.qu’il est passé dans les "ex" et pas mal en arrière- Cependant il a de l’expérience dans les élections.C’est un cx-candidat à la mairie.Son élection n avait pas etc très heureuse mais ce n était pas manque "d’organisation”.Seulement parmi ses nombreux comptes il en est un qui lui est resté sur l'estomac: un compe de papier.Des voitures pour transporter les voleurs, de l’eau du parc pour les mettre en humeur, ça peut se payer sans remords avec un peu d’autre chose, mais payer pour faire imprimer sa prose: quelle horreur, quel crime, quel vol.Ca ne prenait qu’un renégat pour exiger semblable indemnité! Or malheureusement l’imprimeur coupable d'un pareil crime était le directeur de l'Action Populaire.Le châtiment s'est fait attendre mais il venu à son heure.On est ami ou on ne l’est pas.Or comme M.Breton était favorable à la taxation des communautés religieuses les deux amis se séparèrent.et pour faire plaisir à son ami M.Gùibault.cn février dernier M.Breton ne crut pouvoir faire mieux que de produire son indigestion en public.C'était un véritable châtiment.”Lc public ne savait pas lui, combien ça coûtait pour avoir ce bon M.Farly en temps d’élection, il l'avait su, lui.Ca avait coulé de $100.à $135.” Je ne reproduirai pas l’im- pression de dépit de l'assemblée.En face d’une pareille pingrerie, je dus produire mes comptes pour ne pas passer pour un criminel ou un voleur, je sortis le Grand-Livre de l’Action Populaire et je lus à la page 1 33 : I , $
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