Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'action populaire
L'Action populaire est un hebdomadaire publié à Joliette de 1913 à 1970. Lancé d'abord comme journal de combat teinté de libéralisme, il colle à la doctrine sociale de l'Église catholique dès 1918. [...]

En 1913, Louis-Charles Farley, inspiré par le journalisme d'idées, lance l'hebdomadaire L'Action populaire. Appuyé par le diocèse de Joliette, le journal est créé dans un climat dit « de saine liberté ».

Le programme politique de L'Action populaire consiste à « respecter les opinions des deux grands partis politiques mais [à] ne prendre parti ni pour un ni pour l'autre ». Cependant, jusqu'en 1918, on y défend fortement les idées libérales de l'époque.

Malgré son orientation catholique, le journal n'hésite pas à adopter des positions différentes de celles de l'épiscopat et à attiser le mécontentement des autorités religieuses. C'est ce qui se produit en 1918 alors qu'il se prononce contre la prohibition.

L'Action populaire rivalise avec L'Étoile du Nord, perçu par Farley comme un hebdomadaire d'actualité trop policé qui, pour éviter les jugements, passe sous silence d'importantes questions d'ordre social, économique et politique.

Le journal prend position sur des questions d'actualité municipale, provinciale et fédérale. Des sujets tels que l'immigration, l'accroissement de la population, les découvertes scientifiques, la démocratisation de l'éducation, les principes économiques et les relations avec l'Europe sont autant d'enjeux que Farley désire traiter afin d'éclairer une région qui prospère et s'agrandit.

Le premier numéro paraît le 6 mars 1913. Il se compose de rubriques consacrées à la religion, aux sciences, à l'histoire, et présente un article intitulé « Le pape Pie X et la doctrine sociale ». Rapidement, le commerce, l'industrie, les questions ouvrières, les sports, les sujets féminins ainsi que les faits divers trouvent leur place dans les pages du journal.

En 1918, accablée de problèmes financiers, la publication est vendue à un groupe de citoyens ayant à leur tête Mgr F. X. Piette. Avec une figure religieuse à la présidence, L'Action populaire prend sa place au sein du réseau de journaux catholiques développé par l'épiscopat depuis 1907.

Devenu l'organe officieux de l'évêché de Joliette, l'hebdomadaire devient le défenseur et le propagateur de la doctrine de l'Église et de l'autorité diocésaine. À cette époque, les nouvelles religieuses et les articles sur l'agriculture sont réputés pour être bien fouillés et de qualité.

Sous la direction de l'abbé Omer Valois de 1938 à 1956, L'Action populaire devient un des hebdomadaires d'actualité régionale les plus lus au Québec, atteignant un tirage de 8 000 exemplaires.

À la suite de la Révolution tranquille, et avec la laïcisation progressive du Québec amorcée dans les années 1960, le journal catholique perd graduellement de son influence. De surcroît, il doit composer avec une concurrence grandissante, et sa santé financière se détériore.

En 1970, le journal passe aux mains de Bertrand Malo, l'éditeur du Joliette Journal, qui le revend la même année aux Publications Lamon. Le 24 juin 1970, L'Action populaire réapparaît aux côtés du journal L'Horizon sous le nom de L'Action populaire-L'Horizon et, à partir de 1971, sous le nom de L'Horizon-L'Action populaire. Il disparaît définitivement en 1974.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 5, p. 82-83.

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Laurentides, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 54-56.

Éditeur :
  • Joliette :[s.n. puis] Editions Joliette,1913-1970
Contenu spécifique :
jeudi 16 juillet 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Horizon ,
  • Action populaire - L'horizon
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'action populaire, 1931-07-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Téléphona OSCAR LANDRY PHARMACIEN Kodaks, Pellicules, Développement, Impressions.Oscar Landry PHARMACIEN 61 tue NOTRE-DAME, Jollotte S53E ORGANE DES INTERETS DE LA CITE ET DU DISTRICT DE JOLIETTE rrrx tu i.u is i~uj j Pharmacie Oct.Gadoury (Porte voisine du* bureau de Poste) TELEPHONE 485 ‘‘FILMS’’ Développement et Impressions Service de 2i heures.OUVRAGE GARANTI Oct.Gadoury, B.A.Ph.PHARMAC'EN 29, ruo Notre-Dame, Jalletto VOL.XIX No 21 JOLIETTE JEUDI 16 JUILLET 1931 DEUX SOUS LE NUMERO Les Fêtes du Centenaire de l’Institut des C.S.V Le Révérend P.Latour chanoine honoraire de la cathédrale Querbes - Mgr Bourget B.Joliette TEXTE DU SERMON DE MGR FORBES Hommages au clei’gé.autorités civiles.Hommages aux Messe pontificale.— Banquet.— ¦ Service pour; feu S.E.le cardinal Rouleau.Banquet.Les fêtes du centenaire des mité native.Mais quand il veut se mis d'organiser la charité secoû-Clercs de St-Viateur ont inagni - soumettre aux inconvénients de rable à la misère des enfants.Au Excellence, Monseigneur l'Evêque de Joliette, Excellences.Messeigneiirs.' Très Révérend Père Provincial, Mes révérends Pères et Frères, Mes bien chers Frères.Joliette esl, ces jours-ci, le théâtre des fêtes du Centenaire de l'Institut des Clercs de St-Viateur.Ces fêtes revêtent, ainsi que le voulait le très digne supérieur provincial, un cachet de particulière et éclatante splendeur, par la présence de nombreux membres de l'épiscopat et du clergé régulier et séculier du pays tout entier, la réunion plénière des fils «lu Père Querbes.l’alVluenee empressée des amis laïques de la congrégation, et le cadre incomparable qu'olïrent la cité et la cathédrale de Juliette pour ces témoignages de souvenir cl.de reconnaissance, parce que Joliette est le berceau «le l’Inslitul au Canada.Invité à adresser la parole au cours de cette messe ponlilicalc, j’ai e.ru ne pouvoir mieux exprimer notre reconnaissance envers le Seigneur qu'en évoquant la mémoire de ceux qu’il choisit comme instruments «le ses oeuvres «-*1 de ses bienfaits envers 1 Institut, dans la sainte Eglise et au Canada.J'ai nommé 1«* Père Louis Querbes, Monseigneur Ignace Bourget «*t Monsieur Barthélemi Juliette.Querbes.qui a fondé, Bourget, qui a fait venir vers nous, Joliette, qui a ac -cueilli et doté pour la postérité.Tous trois sont bien «lignes des louanges (pie b* Saint-Esprit nous invite à rendre à ces hommes de gloire, nos pères, en qui Dieu a manifesté sa magnificence, hommes grands par leur puissance, leur génie, leur vertu, leur prudence.Les peuples raconteront leur sagesse et l’Eglise annoncera leur louange.“I.ainlemus virus glorio-pos, et parentes nostros in general ione sua.Multam gloriam l'oeil Dominas inagni ficentia sua a saeculo.Dominantes in potestalibu.s suis, homines inagni \irtute et prudent.ia sua praedili.Sapientiain ipsorum narrent populi.et laudem corum nuntiet Ecclesja ”.(Ecclesiastique, c.il, 1, 2, 3, 15).Ces trois personnages ont vu lé jour environ à la même époque: Querbes à Lyon, le 2 1 août 1795; Bourget à Lévis, le 31 octobre 1799: et Joliette à St-Thomas de Monlmagny, 1«* 9 septembre 1799.En repassant leur vie, nous voyous comment la Providence les mit en contact.' I.LE PERE QUERBES Né aux plus mauvais jours de la Révolution française, Jean-Louis-Joseph-Marie Querbes est porté le jour même de sa naissance par son père au baptême à un prêtre fidèle.C’était un acte héroïque dans sa simplicité.Dieu le bénit en accordant au fils un esprit «b foi.une force calme «*t une intrépidité de vouloir remarquables.A dix ans.il se consacre à Dieu par le voeu de chasleté.La sainte Vierge était son idéal de pureté; il en'fil la gardienne de son voeu.Ses parents le proposèrent au clergé «b* St-Nizier à Lyon comme petit ( clerc.Les manifestations religieuses parlaient à son Ame plus qu’à j ses yeux; elles y produisaient de vives impressions et y déposaient «*«• goût, cet amour «le la liturgie qui déterminera en partie sa vocation.I Il entra au Séminaire de St-lrénée à Lyon, b* 31 octobre 1812.A la fin de sa première année «le théologie, il avail recueilli une ample moisson de connaissances, mais il avail fait surtout apprécier en *ui un esprit net, un jugement «Iroit.un parfait équilibre «b» facultés intellectuelles, et cette, fermeté de volonté qui le destinait à être un con due leur d'hommes.C’est durant l'année scolaire 1813-181 î que l'on vil percer d ms l’Ame du futur fondateur des Clercs de St-Viateur la première pen -sée de vie religieuse.La Société de Jésus sembla particulièrement l'attirer, surtout lorsqu'il apprit que.rétablie olïi.bellement par b* Pape Pie VII, elle venait d'ouvrir un noviciat à Paris.Mais ses Supérieurs lui refusent rentrée chez les Jésuites; ce fui pour lui une dure •épreuve.Son premier sermon de séminariste jette un jour intéressant sur les mystérieuses préparations par lesquelles la grAce esquissai! déjà en lui le plan de sa future* fondai ion.Parmi les congrégations religieuses détruites par la Révolution, ses regrets vont surtout A celles qui se dévouaient à l'instruction et à l'éducation des générations naissantes, ou qui aidaient les ministres do Paulol à supporter le poids de leurs importants travaux.Impossible do ne pas reconnaître les premiers linéaments de l’institut qu il devait fonder.Non pas que Louis Querbes eût alors une conse.iènce nette de son rôle providon -tiel ; mais Dieu a son insu l'élaborait on lui, lui en montrant d’avance Futilité et la raison d’être.Il est.ordonné prêtre le 17 décembre 18 I G, et esl nommé vicaire h St-Niziur.Son activité se porte sur les enlfants et surtout sur fécule cléricale.Notons en passant qu'il fut à cette école le promoteur de l’exercice du mois de Marie, dévotion qui de IA se répandit dans Lyon el les églises de France, puis dans le inonde entier.En dehors de l'école cléricale, son zèle d'éducateur, d’ami, d’apôtre de la jeunesse s’exerce aussi: nouveau signe de sa vocation future et préparation éloignée A sa mission d’éducateur.A 29 ans, il est appelé A diriger la paroisse succursale de Yourles, où, comme simple curé, il joignit aux travaux de son ministère celui Mie fondateur d’une nouvelle •congrégalion religieuse.Le premier dessein de son instil ni fui conçu en 1820.Nous avons déjA vu ce qui en avait été comme les germes: ses aspirations A lu vie religieuse, ses regrets pour les anciennes congrégations vouées A l’enseignement.de l’enfance, sa sollicitude pour les enfants, son alleu -lion constamment tournée vers les questions d'enseignement.Les circonstances qui aidèrent ces germes A éclore furent : l’étal lamentable de renseignement en la paroisse de Vourlcs, l’ignorance des enfants,-les mauvaises* dispositions des instituteurs.Le bul de l’abbé Querbes dans l’institution qu’il projette est de procurer aux prêtres des auxiliaires A la fois instituteurs et sacristains.Il soumit son idée A ses supérieurs en 1828.Ceux-ci l'approuvèrent, et il commença avec trois sujets'en son presbytère.Le 8 août' 1829, le Conseil royal de l.-lnslruclion publique approuve les Statuts des Ecoles de Sainl-Viateur.Le 10 janvier 1830, le curé de Yourtes obtient l'ordonnance royale autorisant l’Association des Ecoles de St-Vialeur.Le 27 mars 1830, Mgr de Pins, administrateur du diocèse de Lyon, consent A ne point s’opposer A l’exécution de ['.ordonnance royale qui autorise les Ffrèrcs de Sl-Yiateur.Le 3 no -vembro 1831, Farcbevêue approuve et agrée l’Institution des Clercs de St-Viateur (A suivre A la dernière page).fiqueinent débuté lundi soir à la salle académique du Séminaire d«* Juliette daqs une belle et tou -riiaiiie reception.Déjà depuis samedi ou voyait par la ville les apprêts des grandes solennités, et lundi soir Joliette était pavoisée et illuminée comme dans les plus grandes joies de sa vie.Les édi -lices de la ville, l’Evêché, la ca- la vie en commun, l'homme y sou* meme de leur ordination, tous trouve une compensation si riche s élancèrent dans la carrière, qu’il en oublie ses renoncements! Donnet.devient cardinal, Dufétn et ses sacrifices pour ne songer plus qu’au bonheur exalté par les fut créé évêque, Yianney fut le curé b Ara, Colin fonda la Socié- .SainLes Ecritures: “Quam bonum-té de Marie, Chainpagnat, les et quain jucundum”.I Frères .Mariâtes et Qu»*rbes de - Sous la pression du besoin que vint curé de Yourles, petit village l'homme le plus fort physique -ment et le plus friand de liberté thédrale, le Séminaire, le Noviciat,i éprouve de n’èt.re pas seul, il se beaucoup de demeures privées et choisit une compagne et se fon-; Aines.Mais souvent, au cours des de maisons religieuses étaient dé- de un foyer.Jeune encore peut - nombreuses heures solitaires qu’- dans la banlieue de Lyon.11 ménagea rien pour relever leurs ruines et son église et ne de le.* cures avec profusion et l’on remarquait particulièrement le splendide aspect ,que présentait la rue St-Charles Burromée de -puis Notre-Dame jusqu’au delà du Noviciat.Tous les citoyens oui voulu participer à la joie de la famille religieuse qui se dépense depuis plus de 80 ans .pour la jeunesse de notre district.Le T.IL P.Provincial a reçu d’innombrables témoignages de sympa -lliie.de félicitations el de voeux sous diverses formes.En parti -culier il a reçu de magnifiques cadeaux des Soeurs de la Provi -dence.des Dames de la Congre -galion, des Srs des SS.Noms de Jésus et Marie, des Moniales Dominicaines de Berliner, el uire peinture du P.Querbes.dévoilée durant la réception du soir, oeuvre «b* M.Frank lacurlo.de Montréal.HOMMAGES AU CLERGE Les fêtes commencèrent par line grande réception à la salle a-cado inique du Séminaire lundi soir.La scène était illuminée et décorée avec le plus de talent ei tit* goût que l’on puisse désir» Au foiul un beau «foyer devant lequel était le trône du président des fêles, S.Exe.Mgr Papineau.Autour de l’évèque de Joliette.formant line cour des plus imposantes avaient pris place LL.EE.Mgr G.Forbes, archevêque «l'Ottawa.Courchesne, évêque de Ri-mouski, A.Desmarais, auxiliaire de St-Hyacinthe.Mgr Laflammc.Vicaire Capitulaire de Québec, Mgr E.Dugas, Y.G.de Joliette.M.le chanoine Harbour, repré -sentant de S.Ex.Mgr Gauthier (!«• Montréal, Mgr Fillion, recteur de ft'niversité Laval de Québec.Mgr Lepaillcur, Mgr Sénéc.al, Mgr Alp Pio'lle.curé «b» notre cathédrale.Le T.R.P.Latour présenta A l’auditoire formé en grande partie des 000 Clercs de St-Yiateur «*t de centaines de prêtres tous les personnages ecclésiastiques qui prirent la parole.Au dé nul «le vouement, d’héroisme et les a portées au plus haut point de Faction apostolique.En effet, il nous a fait vçir un frère dans la personne de tout homme qui vit en ce monde.Il est .¦ .r .,, .allé plus loin encore.Lui, le prê- ta reception, la fanfare des Aou-l mjer-né mitre ses «frères les hommes.nous a avertis que nous serons jugés «•online nous aurons jugé ies autres, traites comme être*, il entrevoyait les douceur: de la vie familiale et les moyen» qu’elle assure de passer avec honneur sur cette terre.et d’y bien servir le Seigneur.C'est la loi ordinaire, une loi de nature que b* christianisme a perfectionnée, sans lui retrancher la moindre faculté de s’imposer aux humains.La famille existe «loue pour la conservation de l'espèce humaine et sa multiplication, mais non moins pour le bonheur «*l le progrès de l’humanité.La famille est la cellule vitale et si puissante par elle-même, qu'ci h A toute hélas! en pratique, les familles sont plutôt rares qui remplissent d«4 façon parfaite truites les conditions posées par la philosophie.Bien souvent, pour ne pas dire toujours, une famille réclame Fassislar.ee d’une autre, puis d’une troisième, puis fie plusieurs, et voilà formé tout un village, toute une société.Si je ne me trompe, je résume cil ccs quelques lignes le processus de la formation et de l’organisation des peuples, au cours des siècles, sur le point culmi -liant desquels brille le soleil de Justice, le Salut des nations.Le Christ a voulu paraître en ce monde comme l'un de nous et dépendre lui aussi d’une famille.Mais en même temps, il a signifié et Remontré à tous que les individus, les races, les nations, tou -tes les sociétés ne forment ou doivent ne former qu’une 'famille, celle de notre Père qui règne dans les cieux.Loin d'affaiblir le sens familial, il Fa, au contraire, fortifié, élevé, magnifié, divinisé; il en a tiré toutes les possibilités j tisl’aire au besoin des coeurs qui productrices d’affection, de dé- ne peuvent se passer d’aimer en il passait devant le Très Sainl .Sacrement, consumé «In feu sa -cré de la charité de Jésus pour les pauvres pécheurs.»*t du zèle divin pour les pauvres enfants auxquels, sans vergogne, on n’enseignait que l’erreur et le vice, b pauvre curé so disait: “Si j'avai-quelqu'un pour m’assister en mon ministère”.Le sens de la famille qui parlait en son Ame! L’isole -ment lui pesait: il se sentait ac cablé «b* besogne: il souhaitait quelqu’un cpii fût son confident, son ami.son frère, qui partageât son labeur, sa prière, ses veilles.?peut.A la rigueur, suffire) son pain et sa .Généreux, sortant de charge.Il y eut acclamation.Pour la campagne: l’élection se fit par votation.Ont été élus : M.Eustache llobillard contre M.E.Brissette, et M.J.Lépicier contre M.Durand.* * * Décès Bollerose.— C’est avec douleur que nous avons appris la mort de M.Ovila Bellerose, fils de feu Elisée Bellerose, décédé h St-Gabriel de Brandon, vendredi le 3 juillet courant.Nous nous empressons d’offrir à MM.Edouard Bellerose et Louis Bellerose, de cette paroisse, nos sympathies très profondes, à l’occ.asion de la mort de leur neveu, Ovila Bellerose.• « • Aussi, c’est avec peine que nous avons ppris le décès do M.Elie Gravel autrefois do cette paroisse, décédé à Ottawa la semaine dernière.Nous nous empres -sons de présenter à son frère, M.Georges Gravel et & tous les membres de la famille, l’expression de nos condoléances les plus sincères.• • * Funéraillos do M.J.-Bto Ro-btllard.— Dans le courrier de la semaine dernière, nous avons annoncé le décès de M.J.-Bto Robil-lard.Ses funérailles ont eu lieu en notre proisse le 29 juin cou -rant au milieu d’un grand nombre de parents et d’amis.Les porteurs étaient: MM.Narcisse Chaussé, Zénon llobillard, M.Hormisdas Desrosiers, M.Jo- sepn Desrosiers, M.Moise Plouf-fe, .U.Joseph Desrosiers, tous neveux du défunt.Le défunt laisse pour le pieu -rer son épouse: Amanda Desrosiers, un fils Joseph llobillard, des Etats-Unis, quatre filles: Mme Emile llobillard (llermeli -ne; de bl-Félix, Mme Régis Lépicier, des Etats-Unis^ (Mario -Anne;, Mme Edouard liénault de Montréal (Elisabeth;, Mme Os -car Tessier (llobéa; de £l-Félix.Deux soeurs: Mme M.Rainville et Mme Louis Aubin.Deux frères: •• M.Edouard llobillard de St-Félix et M.Joseph llobillard, de Full-iliver, Etats-Unis.Après le service funèbre, la dépouille mortelle .fut déposée dans le “terrain de famille”.De nouveau, nous oiTrons nos sympathies à la famille llobillard,» si éprouvée.# * * En voyage.— M.le Dr Gravel, accompagné de Mme Gravel, de sa soeur, Mlle B.Gravel et de Mlle Blanche Lavallée, tous de St-Fé-lix, sont revenus d’un voyage à Côteau du Lac et à Gonwall.il a été l’Ilote distingué de M.H.Lavallée, Coteau du Lac et de M.La-verdure, à Gonwall, Ontario.• • • Dans nos écoles.— Tous les élèves dans nos écoles ont subi avec succès leurs examens, du 19 juin au 22 juin courant.Nos félicitations il tous ceux qui ont mérité des prix.Ecole du village: Division des grands, professeur: M.Elie.Prix de catéchisme: 3 prix spéciaux de catéchisme gagnés par MM.Jean-Robert Laforest, Georges-Etienne Coutu et Ls-Joseph Brissette.* Prix de français: 3 prix mérités par MM.Jean-Robert Laforest, Azellus Rainville, J.-Paul Pauzé.Prix d’anglais: 3 prix, gagnés par MM.Gérard Dufresne, L.-Georgcs liénault, Léo liénault.Prix de mathématiques: 3 prix, mérités par MM.Gérard Dufresne, Maurice Bellerose, Alphonse Lépicier., t En plus 10 élèves ont reçu chacun un beau prix d’assiduité: Bellerose Maurice, Bergeron Georges, liénault L.-G., Lépicier Rosaire, Bellerose Gérard, Coutu G.-Et., liénault Léo, St-Aubin Georges, Guérard Roger, Joly Fernand, Laurence Joseph, Oli -vier René, Pauzé J.-P., Rainville Azellus, Ilobitaille Eddy, Tessier Azellus.« # • Ecolo de ta Rivière: Inst.: Mlle Dubeau.Dans cette école, onze élèves ont gagné le prix d’assiduité : Fernand Guérard, Blandine Fréchette, Denise Frqchette, Jean-Paul Fréchette ,G.-Etienne Fré -chelte, Fernand Emery, Noel Fréchette, lloch Fréchette, G.-Etienne Emery, Léona Poirier, Lucille Goutu.Prix de classe: 6e année: M.Fernand Guérard a remporté les prix.En 5e année: les prix ont été remportés par Blandine Fréchette et An ton inc Fréchette.En 4o année: par Emilien Bcl-lerose, M.Denise Fréchette, Maurice Champagne.^ En 3c année: par Marie-Mar -the Guérard, Roger.Champagne, Hélène PloufTe, Paula Coutu, E-linne Mousseau, G.-Etienne Fréchette, J.-Paul Fréchette et Fernand Em rc y .En 2e année: mérités par Elict- Pilules ROUGES pour les Femmes Pâles et FaibloB recommandées dans les cas de: Migraine Pâleur Faiblesse Manque d'appétit Troubles d'estomao Douleurs de doe, de reins essoufflement au moindre effort .Irrégularités Périodes douloureuses* Troubles Internes Sensation permanente de fatigue % •• osusés par l'ANEMIE Partout ou par la poste: 50© la boite ou 3, 91.25.Cle Chimique Franco-Américaine Ltéo, 1506, rue St-Donis, Montréal.te Poirier, Lucile Coutu, Lucien Coutu, Rolland PloulTe, Jean-Ls Bellerose.En le année: par Eliane Coutu, Léona Poirier, Noel Fréchette.Cours préparatoire: G.-E.E -mery, Rocli Fréchette, Rita Chain-r pagne, Paule-Alice Poirier, Hé- jeanne PloulTe, Fernand Emery.• • • Ecole St-Pierre: Mlle J.lion -deau, inst.Voici les premiers de chaque classe: Ge armée: Roger Gravel; 5e: Noella Rousseau; 4e: Madeleine Tessier et Carmen Mousseau; 2e: Marie-Flore Tessier; le: Marie-Paule Laferriôre, A, Mousseau; Crs prép.: Madeleine Tessier.Treize * élèves ont gagné leur prix d’assiduité: Marie-Rose Tessier, Simonne Laferrière, Made -leine Tessier, Noella Rousseau, Gisèle Mousseau, Carmen Mous -seau, Rolland Gravel, Yvon La -ferrière, Germain Laferrière, Agathe Mousseau, Jean - Marie Mousseau, Paul-Emile Tessier, Lazare Tessier.Prix spécial de catéchisme, offert par M.l’abbé Clovis Rondeau, Séminaire des Missions-Etran -gères, Pont-Viau; ce prix a été gagné par Armand Bellerose.En plus, 38 prix de classe ont été distribués aux plus méritants de chaque classe.Il serait trop long d’énumérer cette liste.« « « Ecolo St-Martin: Mlle Tellier, institutrice.Voici les premiers de chaque classe: 5e année: Aline Dufresne; 4e: Cécile Dufresne; 3e: Florian Dufresne; 2e: Georges-Etienne Bacon; le: Jeanne d’Are Dufresne; Crs prép.: Viateur Desro -siers; Tout petits: Josoph-Al -phonse Joly.4 élèves ont mérité leur prix d’assiduité: Gertrude Ménard, Clairette Desrosiers, Jeanne d’Arc Dufresne, Viateur Desrosiers.En plus, 31 prix de classe ont été distribués dans cette école.* * * Ecolo St-Frédéric.Les premiers de chaque classe: 6e année: Cécile Due.liarme; 5e: Germaine Gravel; 4e: Rolland Joly; 3e: Emilienno Joly; 2c: Albani Forget; le: Aline Ménard; Crs prép.: Marie -Claire Durand.En plus, 16 élèves ont obtenu leur prix d’assiduité.Voici les noms: Germaine Gravel, Fran -çuis Gravel, Emilienne Joly, Marie-Amie Gravel, Marie-Jeanne Durand, Albani Forget, Marie -Jeanne Ménard, Marguerite Gravel, Noel Durand, Aline Ménard, Gertrude Joly, Louis-Henri Gravel, Ange-Albert Durand, Rita Joly, Albert Forget, Marie-Claire Durand.En plus, un prix spécial, tiré au sort, gagné par Cécile Ducharme.31 prix de classe ont été offerts en récompenses aux plus méri -tants.* « • • Ecole du Village: — Chez les petits: Mlle Anna Bellerose, institutrice.Voici les premiers des classes.2e année: Aubin Florian; le : Champagne Jean-Paul; Crs prép.: Poirier Jean-Robert.Prix spéciaux: prix d’instruc -lion religieuse, gagné par Maurice Laforest.Prix d’excellence de conduite, mérité par Florian Aubin./Prix de politesse: mérité par Maurice Rainville.Prix d’application, gagné par Florian Aubin, Gilles Ducharme, Jean-Robert Poirier.' Prix d’orthographe, gagné par Gaston Guérard, Adrias Lauron-ce.Prix d’arithmétique, par Fer -nand Pauzé, Jean-Paul Champagne, Engelbert Joly.Prix d’écriture, gagné par Robert Marion, Lionel Boisclair, Fernand Coutu.Prix de piété, gagné par Mau -rico Ménard, Berthold Olivier.En plus 17 élèves ont obtenu le prix d’assiduitéî Maurice Laforest, Fernand Pauzé, Gaston Guérard, Maurice Ménard, Ls-Gérard Coutu, Germain Pelland, J.-p.Champagne, Fernand Laporte, Claude liénault, Léo llohitaille, Fernand Coutu, J.-R.Poirier, Engelbert Joly, Roger Aubin, François de Sales Tessier, Roger La-brèche, Lucien liobilaille.En plus, 33 prix de classe ont été distribué.(A suivre.) ST - LIGUORI (De notre correspondant; Décèe de Mlle Alice Grenier.— Le 3 juillet, Dieu rappelait à lui Alice Grenier, âgée de 17 ans et quatre mois.La défunte était la fille unique de M.et Mme Si -nai Grenier.Les funérailles eurent lieu le 6 au milieu d’un grand nombre de parents et d’amis.M.le ours Jos.E.Bruyère fit la levée du corps, et M.l’abbé Wilfrid Caillé, cou -sin de la défunte, chanta le service.Au choeur, M.le curé, M.l’abbé Gérard Gaudet, M.l’abbé Elie Desehesnes, eccl., M.l’abbé Mousseau, vicaire.Conduisaient le deuil: M.Sinai Grenier, les frères de la défunte et un grand nombre de parents et d’amis.Les porteurs étaient MM.Fabien Lanoix, Joseph Perreault, Ovila Thériault, René Bolduc, Lucien Lépine et Engelbert Caillé.Tenaient les coins du poêle : Mlles Gabrielle Dupuis* Ange-Irène Bolduc, Blanche Thériault, Isabelle Perreault, Hélène Lépine et M.-Hélène Caillé.Après l’absoute, Mlles Marin chanta les adieux de Schubert.La famille Grenier reçut de nombreux témoignages de sym -patines.Nous y joignons nos très chrétiennes condoléances.• • • Mariage Parent-Bolsjoll.— Le 8, M.Charlemagne Parent, fils de M.et Mme Elzéar Parent, a épousé Mlle M.-Blanche Boisjoli, fille de M.et feu Mme Joseph Bois-joli.Nos voeux de bonheur.• • • Mariage Vlncont-Brlère.— Le 29 juin, a Vaudreuil, M.Charles Vincent, voyageur de commerce pour la Cie Will et Baumer Candie, de Montréal, épousait Mlle Marie-Ange Brière, de Montréal.M.l’abbé Rolland, P.S.S., de la paroisse Notre-Dame de Mon -tréal et cousin de la mariée, a béni cette union.Les époux parti -rent ensuite en voyage de noces h New-York.Au retour, le 5 juillet, un magnifique repas de famille fut servi chez M.Jos.Vincent, St-Liguo-ri, père du marié.Plus de cin -quante invités y prirent part.Nos voeux les plus sincères aux nouveaux époux.St-Michel-des-Saints (Spécial à l’Action Populaire) Il nous fait plaisir de donner quelques détails du voyage ou -tre-mer, de Mile Irène Ménard, postulante des Soeurs mission -naires de N.-Dame d’Afrique.Après une année d’épreuve, au postulat de Québec, elle s’est embarquée sur le transatlantique wtta partout.25c.plus capable que le Sud de faire pharmacie récemment installée, connaître à notre distingué visu a\ec ses nombreux flacons bien leur une partie du travail que étiquetés, son parquet et ses n0us avons fait en Mission depuis meubles fraîchement vernis, avait notre arrivée en Chine: la vie belle apparence et contrastait a- J chrétienne qui y existe et les \ec.ce que l on \oit ordinairement .oeuvres qui y sont organisées1 formant quorum, en Chine.A 1 église, le grand sont le résultat de notre minis -mandarin militaire, bien que ; tôl.e- Lors de nütre arrivée à paien, a ‘fait la grande révérence Moukden, et même lorsque nous au tabernacle; a la résidence des j y sommes allés, il n’y avait à peu religieuse*, tous» furent fiappés près rien, au point de vue chré - ance ainsi que les comptes pré -de la bonne tenue et de la propre- tien, dans cette région: les Pères ; sentes au Conseil sont adoptés, té qui y régnait.Le grand manda- Ttnro-pr ot Jncmin v f.iront io« MM.Stanislas Dalfoad et Oné- sime Lafortune se présentent devant le Conseil et demandent pour quelles raisons leur nom ont été retranchés du rôle à la dernière séance?Une discussion s'engage à ce sujet, M.Onésime Lafortune produit une copie de son titre, et c’est alors que le conseiller Paul Malo propose, secondé par le conseiller Albani St-Jean, que lô nom de M.Onésime Lafortune soit porté au rôle comme propriétaire d'un demi arpent de terre, plus ou moins, faisant partie du lot P.389 du cadastre de la pa -roisse de St-Paul.M.le conseiller Georges Bazi -net, propose aussitôt que le nom banquet les plus recherchés et était capa- j chrétienne et d’y établir en per -ble de satisfaire même les plus j manencc oeuvres de charité gourmets.Il fut payé par un chré- j ot d’éducation.lien du nom de Hsu Lao Tchan.j Très Révérende Mère, il faut Lors de ce voyage à T’aonan, rendre grâce au ciel et à la Vier-j’aurais désiré me rendre à Tu - ’ gc Immaculée d’avoir donné à rhuan et a ChengSinToun.mais nos Missionnaires des Auxiliaires j des affaires pressantes me rap - si précieuses dans vos religicues pelaient à Szopingkai.Les chré - pour les aider à propager la Foi et de M.Onésime Lafortune ne soit pas entré au rôle; cette proposi -tion est secondée par M.le con -seiller Hervé Dosrosiers.Le vote se prend sur les deux, propositions ci-dessus avec le résultat suivant: Pour la proposition de M.Paul Malo: Paul Malo, Albani St-Jeau et Napoléon Desrosiers.Pour la proposition de M.Georges Bazinet: Georges Bazinet et Hervé Desrosiers.Quant à M.Stanislas Dalfond, M.le conseiller Albani St-Jean, propose secondé par M.le eon -seiller Paul Malo qu’il soit porté au rôle comme propriétaire d’un logement évalué à $50.00.M.Napoléon Desrosiers fait alors une autre proposition secondée par M.Hervé Desrosiers que le nom de M.Dalfond ne soit pas inscrit au rôle.M.Napoléon Desrosiers donnant pour raison que M.Dalfond ne fait qu’habiter la maison et qu’il n’est pas propriétaire do terrain susceptible d’évaluation.Le vote 9e prend de nouveau avec le résultat suivant: Pour la propositionu de M.Albani St-Jean: Albani St-Jean et Paul Malo.Pour la proposition de M.Napoléon Desrosiers: Napoléon Desrosiers, Hervé Desrosiers et Georges Bazinet.Sur proposition du conseiller Napoléon Desrosiers, secondée par le conseiller Hervé Desro -siéra, il est résolu que les tra -vaux faits par M.Antoine Desrosiers duns le fossé côté sud du rang Ste-Marie soient approuvés et ratifiés et que l’inspecteur, Avila Rivest, qui est ici présent, fasse enlever la terre sur la levée du dit ifossé, le tout aux frais de cetto Corporation.• • AI.Avila Rivest fait rapport au conseil que M.Joseph Boucher a travaillé 17 Vi heures avec un cheval pour enlever la terre du Ruisseau Rang Ste-Marie et le eon -seil adopte le compte de M.Boucher et autorise le secrétaire à payer ce dernier sur le taux de $0.37 Mi de l’heure pour lui et son cheval.Et la séance est levée.CAS ! OR IA Pour Bébét et Enfants En Usage Depuis Au Delà De 30 Ans Porte Toujours La Hiirnaturp do nnrl Un bon conseil: Ne PAS Remet-Mlfl1 TRE A demain ce que vous Ul U ‘ POUVEZ FAIRE AUJOURD’HUI I I De magnifiques valeurs vendues jusqu’à maintenant à $6.50, $7.50 et $8.00, et réduites à présent à J3.Venez immédiatement choisir chez C.COR 1VTTF] R 75> rue Notre-Dame, Joliette.‘v Téléphone : 724 COSTUMIER POUR DAMES '¦^VVVVVVVV'-VVVVV^ No 39 L’Action Populaire, Jeudi le 16 Juillet 1931 HISTOIRE DE JOLIETTE DOCUMENTS publi-08 sous les auspices de la Société ^Historique be joliette série 4, No 4.Le Vieux Moulin A LIRE ET A CONSERVER Extrait de “La Voix de l’Eco -lier” 1879.Les derniers Jours du Moulin Suite Sa chevelure abondante et noire, les lignes parfaitement régu -Hères d’un front ouvert et massif, où couraient déjà quelques rides, d’un nez légèrement courbe, d’une bouche également capable de fines railleries et de bonnes paroles, allèrent décrire sur la cloi -son un profil aux gigantesques proportions.Une cravate de soie, cachant à l’exclusion de deux longues pointes, un large collet, ornait son cou d’un noeud flot- tant, et une paire de favoris soyeux, rasé9 à la hauteur de la bouche, tout en faisant ressortir une peau ferme et un teint plein de vigueur, achevait d’encadrer sa figure.Le buste dressé, dans une pose naturelle et aisée, les sourcils rapprochés sous l’effet de la réflexion; son oeil moitié sérieux, moitié sévère, tantôt caressait distraitement la liqueur dorée à travers laquelle il voyait trem -blotter la flamme de la chandelle, tantôt s’arrêtait obstinément sur Simon qui, gêné par ce regard qu’il sentait peser sur lui, n’osait parler et feignait gauchement d’accorder une grave attention à remuer son verre.Il y avait entre ces deux hom -mes toute la distance du maître au valet.M.Joliette, intendant des terres du seigneur de Laval-trie, avait longtemps reçu les services de Simon, et c’est à lui que ce dernier devait encore l’emploi lucratif de meunier.Mais cette distance avait considérablement diminué dans leurs rapports de chaque jour, peu à peu même une franche amitié s’était formée.Tous deux s’étaient vus orphe -lins, tous deux, bien jeunes, a -vaient été effleurés par l’aile froide du malheur; l’àrne forte -ment trempée du premier avait tout affronté et s’était retrouvée plus grande après la tempête; le second, plus faible, avait senti son coeur succomber et, comme la tige grimpante, humble et frêle, il avait demandé protection à l’hre puissant.M.Joliette l’avait généreusement soutenu.Aussi, à certaines heures, malgré la bonté paternelle de son protecteur, le sentiment de son infériorité re -venait à Simon.Aujourd’hui, en présence de cet homme sur qui l’adversité n’avait aucune prise, accablé par la douleur, il comprenait les justes reproches que méritait son peu de courage; ses re- gards ne s’étaient pas encore levés sur son ami.M.Joliette, après avoir suivi sur la figure du meunier les différentes phases de son pénible embarras, lui dit: —Tu ne pourras donc jamais te relever seul, gimon?Tu ne seras donc jamais plus homme que tu ne l’étais il y a quinze ans?.Simon, inis en pleine posses -sion de lui-même par la parole ferme de son hôte, répondit: —M.Joliette, il me serait aisé de vous tromper en vous contant mille résolutions de courage, mais il me resterait à vous prouver que je suis fort et je ne le pourrais.Tout ce bonheur dont je jouissais avec tant do sûreté m’a été enlevé avec trop de brusquerie.Ces rêves dorés comme l'aile des papillons de la clairière ne sont plus là, voyez-vous, pour me trotter par la tête au moment du travail, et les heures s’allongent comme l’éternité.Je ne pourrai non plus m’habituer jamais à être seul à cette table.Je n’en -tends plus l’enfant dans la prairie, rire avec les oiseaux.—Ce mal se guérit, Simon.Regarde-moi, il ne laisse que des sillons au front et .quelques cheveux d’argent sur la J^to.-Dieu est le suprême consola- Dieu dans son àmo et user de teur, et le travail, le remède qu’il toutes les facultésUe son intelli-nous offre.Lorsque le seul entant gence pour le faire glorifier par qui soit venu sourire dans mes ses semblables.Travaille, Simon; bias se fût pris à pâlir, de même pense à Dieu souvent, et tu serus que ces fleurs trop hâtives du bientôt résigné.printemps qu’un dernier retour de la bise flétrit, lorsqu’il eût courbé sa tête couronnée de blonds cheveux, lorsque mes lè -vres eurent trouvé ses lèvres glu-eées; alors moi aussi je fus pris de vertige.Il me sembla qu’unlong voile sombre se déployait sous mes regards, couvrant pçu à peu’ l’horizon de mes jours; mon coeur se serra et, dans mon désespoir, je murmurai contre la Providence.Mais Dieu, saisissant une heure lucide, me fit entendre des reproches amers par la voix de ma conscience.Elle me disait: “Lo Seigneur t’avait donné un fils, il le l’a enlevé, bénis donc sa volonté trois fois sainte.’’ Refoule tes —Il vous était aisé d’oublier vos peines lersquo Dieu avait mis à votre disposition les moyens do parvenir à la prospérité, qu’il vous avait 'fait instruit et vous avait donné un esprit capable de mettre de côté la souffrance pour des entreprises de toutes sortes.Moi je suis pauvre, ignorant, seul au milieu du silence des bois; l’ouvrage manque à mes bras.— C’est là, Simon, où Je vou -lais t’amener.Bien des fois je t’ai secouru, aujourd’hui encore compto sur moi., N’as-tu pas remarqué la bollo position du sito où sont-Jotés mes chantiers à quelques milles d’ici.Lo lieu ost à proximité do splendides pouvoirs ., ./ —.piuAiiimu ue spienuiucs pouvoirs larmes au fond do ton ftme.d.cau; „ csl pUc(i h ,jgnlo dislan.L’homme ne doit pas vivre pour ses joies ou ses malheurs; il se doit à la société.II n’a pas qu’une àrne à soutenir, qu’un coeur à consoler, qu’une misère à soulager; il ne doit point concentrer ses pensées sur un souvenir.Son bras est fort, il doit Remployer à fournir la subsistance aux pau - ce do cette multitude do petites paroisses qui surgissent du sgin de la forêt.Il sera, en moins do vingt ans, un centre commercial attirant à lui les produits do tourtes les populations disséminée sur une large bande entre los Lau-rontldos et io fleuve.Que Dieu bénisso mes projet* ot bientôt tu yres qui l’entourent; il doit prier verras les habitations so grou - AWA per autour d’un temple, des institutions scientillques recevoir uno jeunesse studieuse, des scieries transformer les dépouilles de la forêt en une source abondante d’articles de commerce, la vapeur relier une petite ville do plus au St-Laurent.M.Joliette s’arrêta un instant pour savourer une nouvelle rasa-do do Jamaïque.Son oeil brillait d’onthousiasme; il venait de révéler à son ami une partie de l’idée à laquelle il avait désormais voué son existence.Il reprit bientôt: —Ne voudrais-tu pas, Simon, te mêler à mes travailleurs, t’associer à de joyeux compagnons, faire entendre ta voix au milieu do leurs chants, partager de gais repas, revenir enfin au temps de ta Jeunesse ot vivre au milieu des hommes?—Et lo moulin?domanda Si -mon.A suivre SERVICE OE OUCHES.—Pour répondre à nos clients et à nos annonceurs et marché avec eux vers le progrès, nous avons signé un contrat avec une bonne corn -pagnic qui nous fournira un grand sorvico do clichés.Nous avons reçu le premier envoi qui nous donne déjà la certitude que notro atelior sera très bien pourvu sous ce rapport aussi.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.