L'action populaire, 24 février 1938, jeudi 24 février 1938
JlimrF K .Vulois abbé M AS4,.-dU-u(:lei'1' GIIIDF DEVELCiœ D u / L Vol.XXVI, No 2 JOLIETTE, JEUDI 24 FEVRIER 1938 DEUX SOUS LE NUMERO Un drapeau canadien Ce que nous avons - Ce qu'il nous faut Séminaire de Joliet te Le projet sorti du La question d un drapeau canadien revient à 1 ordre du jour.L occasion s offre à nos députés à Ottawa de songer que nous avons atteint la majorité et qu il est grandement temps de nous doter d un emblème qui soit bien à nous?Actuellement, nous avons comme drapeau YUnion Jack.C’est celui de 1 Empire.Il est sacré pour bon nombre de Canadiens.Les ultra loyalistes n en veulent point d autre.Pour le savoir, on a qu à lire certains journaux anglais, tel le Star de Montréal.Pour ces partisans aveugles, ce serait manquer de loyauté que d affirmer au monde que nous existons; ce serait déchoir que de nous donner un drapeau bien à nous.Illogisme! Le Canada est un pays souverain.Il faut bien le croire apres tout ce que nous ont chanté les politiques de toute couleur.Mais les actes valent mieux que les beaux discours pour prouver sa sincérité, pour attester ses convictions.Le temps est donc venu de concrétiser par un acte authentique 1 autonomie, l’indépendance, la souveraineté du Canada.Le drapeau est le signe par lequel on reconnaît une nation.C est de lui que Monsabre disait; "Petite chose en apparence, grande chose parce qu elle signifie.Le drapeau n’est-il pas le signe par lequel se reconnaît une nation?Ses fastes historiques, ses institutions, ses lois, ses coutumes, sa vie, tout est là: là, dans ce morceau d étoffe que les vents tourmentent ou qui pend négligemment sur sa hampe.^ 11 se lève, on se lève avec lui; il marche, on le suit; il s’agite dans la mêlée, on 1 entoure, on le défend au péril de sa vie.Les sabres, les balles, la mitraille se disputent ses lambeaux.Ce n est plus qu’une guenille et devant cette guenille abreuvée de gloire, les tambours battent, les soldats présentent les armes.Debout, citoyens, voilà la nation qui passe!” L'Union Jack est-il pour les Canadiens, pour tous les Canadiens, "la nation qui passe"?Peut-être pour les Anglo-Canadiens qui ou-oublicnt que nous sommes à trois mille milles de Londres, qui nourrissent le fol espoir de faire de tous les Canadiens des Anglais cent pour cent, qui ignorent le tout de notre histoire! Non, cent fois non, pour tous ceux — ils forment la majorité du pays — qui veulent faire l’uni te nationale en tenant compte de la diversité des races, de la dualité des langues et de la différence des religions! Non, cent fois non.pour ceux' qui connaissent l’histoire canadienne et se rendent compte que nos institutions, nos lois, nos coutumes, notre vie ne sont pas et ne peuvent être les institutions, les lois, les coutumes et la vie de l’Angleterre! C’est de cela qu’il faut tenir compte quand on parle de drapeau canadien, lit les loyalistes à tout crin, s'ils pouvaient comprendre, ne se formaliseraient pas de rencontrer des Canadiens qui désirent autre chose que l'Union Jack, qui veulent un emblème qui incarne et notre histoire et nos aspirations.Qu’on le veuille ou non on ne fera pas un Anglais d’un Canadien français.Ce n’est d’ailleurs aucunement souhaitable.11 importe plutôt de montrer à tous les habitants du pays un même idéal à réaliser et de laisser ensuite aux deux grandes races du Canada le soin de réaliser cet idéal en mettant en pleine valeur leurs qualités natives, les talents qu’elles ont reçus de la Providence.Les professeurs du Séminaire de Joliette qui, il n’y a pas si longtemps, ont lancé le projet d’un drapeau canadien, n’ont rien oublié des leçons de notre histoire.Avec un talent artistique digne d'éloge, ils ont concrétisé les ambitions communes et les origines diverses des Canadiens.Ils ont réussi le symbole de l’unité dans la diversité.Faut-il désirer quelque chose de plus?Au lieu de se battre, à la Don Quichotte, contre des facistes imaginaires, nos députés à Ottawa feraient mieux de songer à cimenter l’unité nationale.Et ce serait bien quelque chose s’ils commençaient à s’entendre sur le symbole de cette unité! Un correspondant de la Gazette, cité par le Devoir du 21, a trouvé la formule: "Que VUnion Jack reste le drapeau de l’Empire, soit, mais, de grâce, ayons un drapeau que nous pourrons dire nôtre.Un enfant n'est pas tenu de porter la robe de sa mère pour lui témoigner son affection”.C’est l’expression du bon sens même.Puissent nos politiques le comprendre et nous donner enfin un drapeau canadien.Albini LAFORTUNE.prêtre.Départ du R.P.Farley, c.s.v.Le supérieur général des Clercs de Saint-Viateur a quitté Montréal mercredi, le 23, pour Neiu-York — Il s'embarquera le 2 mars pour /’Europe.Le Très Révérend Père Paul-Emile Farley, supérieur général des' Clercs de Saint-Viatcur, a achevé sa visite canonique au Canada.En compagnie de son secrétaire particulier, le R.F.J.-B .Lussier, il a quitté Montréal mercredi le 23, à 9 heures, pour New-York.Après quelques jours passés à Washington où il visitera le Scolasti-cat de théologie de la Province américaine, il s’embarquera sur la Normandie, le 2 mars, en route pour l’Europe et pour Jette près Bruxelles, où se trouve la Maison généra-lice de la Communauté.Jean Clément A la salle académique du Séminaire le 28 février prochain.M.Jean Clément, artiste français qui chante à la radio depuis quelques semaines donnera un récital sous les auspices des Zouaves de la cathédrale.M.Cl cment, surnommé le roi de la chanson française sera accompagné de quelques artistes connus et appréciés des radiophiles Les billets sont en vente à la pharmacie Gadoury.Tous les sièges seront réservés aux acheteurs.' CARRIERE DE M.JEAN CLEMENT Parisien de naissance, élevé au milieu VI| VI w il AViliV jvn v ./-Il* fre de vente de matériel sportif et ia nolrc sFort naV°nal- ü fallau d’ameublement.1 Pa>'cr c,c ^ q«clques-uns taxaient r ,f, , .i i alors de grand elephant blanc .Cette breve decision de M.La-|Pour nc imposi/de taxc nou_ vallee permet aussitôt au maire- vc|k.aux con[ribuabIes.ils a fallu suppléant M.Pelletier de condui- ( prcndrc b dlicision dc faire cn sor.// Le Levai // in Le lundi.7 mars prochain à S heures, aura lieu en la salle académique du Séminaire une séance offerte à Son Excellence Mgr J.-A.Papineau, à l’occasion de la fête de S.Thomas d’Aquin, par les élèves de Philosophie Jr.ils interpréteront un drame social en trois actes: Le Levain, de Berthem-Bon-toux.Cette pièce est, selon un extrait de la "Revue des Lectures”, une oeuvre de tout premier plan où le rôle magistral de l’Eglise en matière sociale et économique, notamment comme défenseur des pauvres et des travailleurs, est exposé d’une façon vivante et avec une remarquable compétence du sujet”.Nous donnerons jeudi prochain un résumé de ce drame.Les recettes seront remises à Mgr l’Evêque pour ses oeuvres.Tous les sièges sont réservés au prix de 35 et de 25 cents.Les billets sont en vente à la procure du Séminaire.Répétition pour les enfants, le samedi 5 mars à 3 heures.\ su re les délibérations du Conseil sur l’aréna.LE PLAN D’UN SYNDICAT Ici s’ouvrent trois mémoires.Le premier est rédigé par un groupe d intéressés à l’aréna et qui ont signé: "Un groupe” Voici ce qu’ils proposent: 1— Formation d’une association responsable qui obtiendrait l’aréna à prix réduit; 2— Ce loyer équivaudrait au fond d’amortissement actuel; 3— Cette association dirigerait l’aréna et répondrait du bail avec la ville.4— Elle nommerait un gérant pour administrer l’aréna; 5— Le surplus de recettes sur les dépenses occasionnées par l'administration irait à la ville.LE PLAN DES TROIS MM.P.-E.Carrier, Victor Masse et Max.Perreault ont présenté un autre mémoire: 1— Inclure dans le bail une clause engageant les locataires de l’aréna à ne pas admettre de ligue provinciale; 2— Formation d’une ligue cale; 3— Formation d’une école de hockey au moyen d’une ligue intermédiaire où un instructeur par club sera payé avec le surplus du revenu de 75%.SUGGESTION BELANGER Le Dr Bélanger s’avance et expose ses vues: Retraites pascales Les retraites pascales à la paroisse-cathédrale seront prêchécs cette année par les RR.PP.B.Lussier et J.Cabana, o.m.i.Elles auront lieu dans l’ordre suivant: 1ère semaine: les dames; 2e: les demoiselles; 3e: les hommes; 4e: les jeunes gens.A St-Pierre il y aura deux semaines de retraite: du 6 au 13 mars, pour les dames et les jeunes filles, du 13 au 20 mars, pour les hommes et les jeunes gens, prêchécs par deux Pères Dominicains.M.Raynault à l’Epiphanie (L’Epiphanie) — M.Adhémar Raynault, maire de Montréal et député de l’Assomption, et Mme Raynault seront à l’Epiphanie lundi soir et mardi.Voir détails dans le courrier de l’Epiphanie.te que Caréna se paie par lui-même.On a alors exigé un loyer assez élevé, imposé des conditions que les locataires ont respectées à la lettre.Ils méritent les félicitations de la ville et ont le droit d’être fiers de ce qu’ils ont fait.La discussion s'est ouverte ensuite sur la question d’instructeurs de clubs.On a finalement demandé au Conseil de retirer cette suggestion.LES JOUEURS ET LES GERANTS Les joueurs, par la bouche de M.'Pelland ont avoué qu ils sont très satisfaits des locataires de Farina cette année.Les gérants ont fait de même.M.l’échcvin Boisvert les a assurés de sa protection aussi longtemps qu’il sera échcvin.Pour en venir à une idée plus précise.M.Jos.L’Ecuyer a suggéré que la ville mette une clause dans le bail des locataires, celle de donner 75 9' des recettes, de ne prendre aucun joueur étranger, de donner jo : l’aréna à la ligue 3 soirs par semaine, de donner un soir supplémentaire pour la ligue junior.Le Conseil a décidé de se réunir en comité privé pour préparer une formule satisfaisante du bail à loyer, de le rendre public, d’en avertir les intéressés et de proclamer l’aréna à louer suivant ces conditions.Nous publions un avis officiel dans une autre colonne.Pourquoi pas à la Standard Lime ?500,000 tonnes de pierre pour le pont de Charlemagne A Sherbrooke S.Exc.Mgr Papineau, accompagné de son secrétaire M.l’abbé Julien Riopel, est parti pour Sherbrooke où a lieu aujourd’hui le sacre de S.Exc.Mgr Desranleau, évêque coadjuteur de S.Exc.Mgr Gagnon.A la dernière séance du conseil municipal M.l’échcvin Pelletier faisait une suggestion qui méritera sûrement considération dc la part des intéressés.Les ingénieurs prévoient l’emploi de 500,000 tonnes de pierre concassée pour préparer le béton du nouveau pont de Charlemagne.Or, à Joliette, nous avons une carrière bien organisée, située non loin du futur chantier de la construction concernée.La pierre que la Standard Lime est connue et réputée.Par ailleurs, les travaux à régoût collecteur cesseront tout prochainement pour cause majeure.Le gouvernement ferait donc un beau et utile geste en prenant à Joliette la pierre nécessaire au nouveau pont.Inutile de faire remarquer combien Joliette est intéressée dans la construction du pont de Charlemagne.A noter aussi que la Standard Lime est la carrière la plus proche du pont à construire, si on excepte celles de Montréal, peut-être.Mais le fait que le pont fait partie de la route Joliettc-Montréal et aussi le fait que la Standard Lime jouit d’une puissante organisation capable de fournir les contractcurs du pont inciteront certainement le gouvernement à s’approvisionner à Jo-liette.• Le Conseil de ville doit rencontrer M.le député Antonio Barrette afin de mettre le projet à exécution. L’ACTION POPULAIRE, JEUDI 24 FEVRIER 1938 rtllWîJMliAîAiAîAYMi • Al • mu lïYlIvlïflïïllîl warns J’ai rêvé d’une maison blanche Où nous irions un soir d’été, Ma main reposant sur ta manche, Par un chemin peu fréquenté.CHEZ— NOUS 3 § F.t nous livrions des années, Bien que nous deux dans la maison.Nos souvenance» surannées Embelliraient chaaue saison.Directrice : liAPHAELLE ?yu 5: B.G.il fîlfM 'i.IM ’•V* HICttfH ni U! >.v LETTRE DE FADETTE L’ECHELLE Dm Voici une très curieuse définition de la charité, d'un philosophe juif.Maïmonde, qui l’écrivait en 1 185.'La charité a huit degrés.Le degre intérieur est de donner, mais à regret, avec la main, non avec le coeur.Le pauvre accepte, car il a besoin, mais il dit: "Oh! le mauvais riche”.Et Dieu n’a point de récompense pour un tel don.Le deuxième degré est de donner de bonne grâce, mais non selon ses moyens.Bienfaisance qui calcule trop est charité médiocre.Le troisième degré est de donner selon ses moyens, mais après avoir été sollicité.Or, on est souvent trompé ainsi, car ce n'est pas toujours celui qui demande qui a plus besoin.Le quatrième degré est d'aller au-devant du malheureux, mais en lui donnant dans la main, on excite sa honte.Le cinquième degré est de donner sans le voir: nos aieux déposaient souvent une aumône dans un lieu où les pauvres venaient les prendre sans être vus.Le sixième degré est de donner sans nous faire connaître.Le septième degré est de donner tout en restant inconnu l’un à l’autre.C’est ce qui se faisait au saint temple de Jérusalem par les dépôts dans la salle du mystère.On apportait en secret et en secret étaient entretenues les familles pauvres les plus respectables.Le huitième degré est de donner pour retirer de la misère et empêcher d’y tomber.Ainsi qu’il est écrit: "Si ton frère décline, si sa main faiblit, soutiens-le, ne permets pas qu’il tombe: étranger ou indigène, fais-le vivre à côté de toi.entrctiens-le honorablement”.C'est le degré le plus élevé de 1 échelle d'or de la charité et pour lequel Dieu réserve ses plus grandes bénédictions”.Que pensez-vous de cette échelle d’or et de ces échelons de la charité ?Je la vois plus simple, cette charité, qui est le don spontané de la bonté s'inclinant sur les souffrances et les besoins de l’humanité.La charité s’exerce ou.quand et comme elle peut suivant les appels qu’elle entend.Si imparfaite qu’elle soit, elle a toujours de la valeur pourvu qu’elle ne s exerce pas par intérêt.et même alors, l’aide qu’elle procure.c’est du bien.Nous ne pouvons peser la charité dans une balance pour l’estimer à notre prix.L’ange chargé d enregistrer les Donnes actions saura bien les classer et nous n’arriverons à rien d'utile en essayant d’analyser les motifs qui poussent aux dons charitables.Donner, c’est offrir ce qui nous appartient à quelqu’un pour lui rendre service et l’aider.Plus notre coeur est délicat, plus promptement il entend l’appel; plus notre coeur est généreux, plus et mieux il donne, car il ne faut pas oublier que là le don est doublé ou diminué par l’esprit qui l’anime.Je suis tout de même loin de l'opinion du philosophe juif qui prétend que Dieu ne bénit pas une charité faite à contre-coeur.Le don existe, il est un bien pour celui qui le reçoit: qui sait si l'effort pénible qui l’accompagne ne donne pas un mérite à l'offrande:’ Qui sait si plusieurs actes semblables ne finissent pas par créer dans l’âme une charité réelle?Je suis souvent frappée par les remarques désobligeantes des personnes chargées de recueillir des offrandes, souscriptions, etc.: ne savent-elles pas qu’elles desservent la charité en prétendant la faire?"Un tel est riche, il aurait pu donner davantage”.Bien trop précieux pour qu’on fasse des expériences -éeâ •y.p&ï ce tÿMouvé QI votre enfant vous arrive avec O un rhume, vous ne pouvez vous permettre de courir des risques inutiles.Employez le traitement, dont l'efficacité a été doublement prouvée.Voici ce qu'il faut /dire: Il OSt préférable de garder le petit malade au lit et de lui faire prendre le plus de repos possible.Veillez à ne lui donner qu'une nourriture légère, à lui faire absorber de l'eau en quantité, et à maintenir la régularité des fonctions d’élimination.Et em-plovez sans tarder votre VapoRub, en ’lequel vous pouvez avoir toute confiance.L'efficacité du VapoRub a été prouvée par l’emploi journalier dans plus de familles qu'aucun autre médicament en son genre— et démontrée de plus par les plus vastes essais cliniques des rhumes qui aient jamais été pratiqués (voir détails complets dans chaque paquet de VapoRub).Vicks seul peut vous donner des preuves comme celles-là.Pas besoin d'attendre longtemps avant que le soulagement commence à se faire sentir .Le Vicks VapoRub est un traitement externe et direct.Pas de drogues à avaler — pas de risque de déranger l'estomac.Vous en frictionnez simplement la gorge, la poitrine.et le dos «comme dans la gravure).Puis, pour faire durer encore plus longtemps sa longue double action, mettez-en une couche épaisse sur la poitrine, et recouvrez d’un morceau d’étoffe de laine chuuiïè.Avant même que vous ayez fini de frictionner, votre petiot sentira une chaleur et un bien-être agréables tandis que le VapoRub se met à agir directement à travers la peau, comme un cataplasme.En même temps, ses vapeurs médicamenteuses, dégagées à la chaleur du corps, pénètrent directement dans les voies respiratoires irritées, à chaque respiration.Cette double action a pour effet de détacher les mucosités—de soulager l’irritation et la toux—et d’aider à dissiper la congestion locale.Et.longtemps après que le petit malade sera tombé dans un sommeil réparateur, le VapoRub continuera a lui apporter du soulagement.Bien souvent, au réveil, le' pire du rhume est passé.VapoRub Blanc — Ne Tache Plus Grâce à un nouveau procédé, le VapoRub se présente maintenant à vous sous une forme olanche.7ie tachant pas.Seule la couleur a été enlevée; c'est le même VapoRub—la même formule et la même double action efficace.Nous permettriez-vous de vous démontrer ou plutôt de vous présenter ce que nous a rapporté un chasseur, non pas un chasseur d'ours, mais simplement un chasseur de lapins sauvages (lièvres).Par un beau matin, il part pour la chasse avec un de ses amis, son chien, (pas son chat), mais son fusil dessous son bras.La température est magnifique, on se souvient du départ, car on se le rappelle: la première photo! On sc propose de ne pas revenir bredouilles.Mais, après une marche dans __ le bois de quelque demi-heure, le petit chien ’ Café” se met à aboyer ges Qu’en savez-vous?Que connaissez-vous de sa fortune, de ses char- j c[ }c pauvre lapin se sauve à s en de ses autres bienfaisances?Et enfin, chère Madame, ce n'est pas br,scr lcs Jnmbcs et ,1e chas?:ur ™ de vos affaires! > Pcut que constater 1 empreinte de Que chacun s’examine soi-même, voilà la bonne règle.II n’est s>.s sauts photo ~.).On cherche K pas question de ce que font les autres et de ce qu’ils sont.Cela ne vous ,aPin* 11 n esJ Pas Par 1C1 .Lar* a 11 ?regarde pas.cuno tracc fPhoto M’• mats lout a Que d'injustices seraient évitées si nous renoncions à critiquer, à juger, souvent sans connaître bien les gens, les circonstances et les faits.Nous deviendrions parfaits si nous étions aussi sévères pour nous que nous le sommes pour les pauvres autres qui tombent sous nos griffes! FADETTE.’ Le Devoir”, 15 fév.1938.Le Syndicat ddnitiative de Joliette LE CONCOURS DE PHOTOGRAPHIES Comme nous l’avons annoncé au cours d’un article précédent, ce concours est ouvert à tous les amateurs de la région de Joliette.Vous tous, amateurs de sports des comtés de Joliette.Berthier, L’Assomption.Montcalm, pourquoi ne pas prendre part à ce concours et avec une ou plusieurs photos représentant un paysage ou une scène d’hiver, ne pas gagner un des magnifiques prix que nous offrons grâce à la générosité des donateurs.Plusieurs concurrents ont déjà répondu à notre appel et de nombreux spécimens nous ont été apportés.Les sujets sont variés et ne manquent pas de pittoresque: une promenade en raquettes; les traînes sauvages promenant les amis sur une pente douce et rapide où éclatent les cris de joie et même les petits frissons des moins braves ; une journée dans les Laurentides: le soleil se jouant dans la montagne.les skieurs évoluant dans une coup on s’arrête, le beau drôle est passé par là et comme il veut rire, il a laissé sa carte de visite, (photo 4) mais, rira bien qui rira le dernier.car tout à coup, une détonation et M.Lapin dort de son dernier sommeil et.fier de son trophée, chasseur va reprendre le chemin du retour, (photo 5).Peut-on trouver de meilleur souvenir qu’une photo?Nous pourrions même ajouter que chaque photo est une page ouverte de notre petite histoire.En terminant, nous invitons donc de nouveau, tous les amateurs qui le désirent, à prendre part à ce concours de photographiées, les conditions sont très faciles et les prix magnifiques.A l’oeuvre donc, pour les paysages et 1 es scènes d’hiver et nous vous souhaitons plein succès! LA MAISON CHINOISE (Par le Père J.-Il lia s Cr évier, c.s.v., Ssupingkai, Mandchoukuo) L’habitation chez un peuple est toujours en rapport avec les exigences du climat et les ressources dont il dispose.Le comfort dont jouissent nos familles canadiennes, même ouvrières, est si différent de la pauvreté dans laquelle vivent les Chinois qu’il est difficile à un Ca-nalien de se figurer le genre de vie que mènent les Orientaux.Ici, le peuple est pauvre, très pauvre.L’on est déjà riche quand l’on peut posséder un toit pour s’abriter et que l’on peut manger ses trois repas de grains de sorgho en été et deux repas en hiver.Nos pauvres gens ont en plus à faire face aux exigences suite de sauts d’adresse, etc., etc.: d’un climat extrême, très chaud en On pourrait ainsi allonger la liste été et très froid en hiver.Je crois indéfiniment.Quel souvenir plus doux qu’une photo?En effet, tantôt elle représente les moments les plus doux, les plus beaux décors de la nature, tantôt des souvenirs d’heures plus pénibles, de scènes moins gaies, où se peignent même certains moments d’angoisse! i La FAIBLESSE I I B PEUT DISPARAITRE FACILEMENT • Symptômes ou conséquences de l’ANEMlEi Pâleur Douleurs de dos, de reins Faiblesse Irrégularités Manque d'appétit Périodes douloureuses Fatique Troubles internes Nervosité essentiellement féminins TONIFIEZ-VOUS EN PRENANT LES BONNES PILULES pour les Fommcs Pâles et Faibles E B 8 Cie Chimique FRANCO Américaine Ltée, 1566, ruo St-Denis, Montréol que les Rédacteurs des Feuilles d’Erable seront intéressés d’entrer dans une maison chinoise pour connaître la pauvreté du peuple que les missionnaires canadiens ont à évan-giliser.I _ ORGANISATION DE LA FAMILLE CHINOISE Au Canada quand deux jeunes se marient, ils s'établissent chez eux.Ils fondent un foyer à part comme ont fait leurs parents et comme feront leurs enfants.Les moeurs chinoises se comportent tout autrement.Le fils qui se marie reste chez ses parents et sa femme devient la servante en quelque sorte des parents.S’ils y a deux, trois, quatre fils mariés, cela fait donc autant de foyers d’une même famille et vivant ensemble dans la même cour, ce qui signifie au Canada sous le même toit.Le père reste toujours le chef de sa famille et de chaque foyer: quel que soit l’age de ses enfants, ils lui devront toujours respect et obéissance.Si le grand’père a le bonheur de voir les enfants et même les petits-enfants de ses enfants, la popula- tion de la famille augmente d’autant plus.C’est pourquoi il n’est pas rare de rencontrer des familles de 20, de 30 et même de 50 et de 60 membres.Cette force familiale explique la longue vitalité du peuple chinois.Le mot famille n’a donc pas chez !ui le sens qu’il porte chez d’autres peuples: il signifie la vie en commun des familles de lous les descendants masculins sous l’égide du chef.Cette organisation promettrait un groupement considérable après quelque dix générations par exemple, ce serait le clan comme il existe aux Indes.Mais il n’en est pas ainsi chez les Chinois.Lorsque l’ancêtre meurt, la propriété paternelle revient à l’aîné et chacun des autres fils va peu à peu s’établir ailleurs et recommence la même vie.Le sacerdoce familial exige cette migration comme on le comprendra sous peu.D’ailleurs la pauvreté, l’attrait du nouveau, le désir des voyages font que souvent un des membres de la famille va s’installer ailleurs, même du vivant de l’ancêtre, mais c’est une dérogation à la tradition familiale parmi les Célestes.C’est la pauvreté surtout qui sépare les membres d’une même famille.Tout de même cette organisation familiale a existé pendant des milliers d’années en Chine.Elle tend à disparaître dans les grandes villes, mais se maintient dans les campagnes et les villages.'Fous ces gens vivent ensemble dans une série de maisons basses, le plus souvent en terre, serrées les unes contre les autres dans une même cour entourée d’un haut mur pour se protéger contre les brigands et contre la curiosité trop rapace des voisins, des passants ou des petits voleurs.Cette organisation de la famille en Chine est nécessité par la religion.Il suffirait à mes lecteurs de se rappeler l’organisation de la religion primitive dans "La Cité Antique” de Fustel de Coulanges pour avoir une idée assez juste de la re- ligion des Chinois; il s’agit naturellement de la religion primitive païenne.Chez les Célestes, c’est encore la religion de la famille qui est pratiquée bien plus que le culte qu'ils rendent parfois à Bouddha dont ils ont une idée très nébuleuse.Le père est le prêtre qui fait brûler de l’encens aux mânes des disparus mâles de la famille dont les noms sont inscrits sur la tablette des ancêtres.Lcs femmes doivent seules se tirer d’affaires dans l’autre vie.Le Chinois doit donc se marier, les vieux garçons et les vieilles filles quand les uns ne sont pas bonzes et les autres bonzesses, sont des objets de mépris dans la société, il semble que la malédiction des esprits pèse sur eux.Avant tout le père tient à avoir un fils qui continuera le sacerdoce familial.Alors il pourra mourir en paix, car il sait qu’il reste au foyer un fils, un petit-fils, ou un arrière petit-fils qui continuera de lui brûler de l’encens après sa mort.H _ ORIENTATION DE LA MAISON CHINOISE Le Chinois est pauvre et lorsqu’il construit sa maison, il cherche à le faire le plus économiquement possible.La façade doit toujours être tournée vers le sud pour recevoir avec abondance le brillant soleil de l’Orient si prodigue de ses rayons en automne et même en hiver au milieu des plus grands froids.Le mur sud de la maison est ordinairement seul à porter des fenêtres, car c’est le côté exposé au soleil: les autres murs sont hermétiquement étanches.C’est là une économie que la pauvreté fait pratiquer depuis des siècles aux Chinois de notre région.Le bois est rare et le Chinois ne se chauffe qu’avec des tiges de sorgho, des herbes ou des racines.Les murs alors sont en terre ci assez épais pour se garantir des grands froids de l’hiver.Si le missionnaire ne peut partager entièrement toute la pauvreté des Chinois, il doit néanmoins tenir compte de certaines exigences du climat dans ses constructions.II y trouve double profit: économie et hygiène.Dans son poste, le missionnaire dispose donc ses constructions de manière à leur faire profiter le plus possible du bienfaisant soleil.Dans les villes et villages, il n’est pas toujours possible de construire des maisons de manière à jouir de la chaleur du soleil, mais les fenêtres seront à l’arrière ou à l’avant de la maison selon sa disposition par rapport au soleil.III — CONSTRUCTION DE LA MAISON CHINOISE L’architecture chinoise n’a guère dépassé le rez-de-chaussée pour la construction des habitations du : peuple.Elle est étroite, d’environ 15 pieds de largeur.Sa longueur peut s étendre jusqu’à 40 et 50 pieds selon le nombre de foyers qu’elle abrite.Un foyer occupe ordinairement un dien: séparation de 10 pieds entre chaque poutre qui soutient le toit.Le toit est le plus souvent plat dans notre région, pour la bonne raison qu’il n’y a pas de neige en hiver, mais l’on rencontre assez souvent dans certains endroits des toits inclinées en chaume.Lorsque le Chinois veut construire sa maison, s’il est païen, il doit faire venir le géomancicn qui au moyen de sa boussole de devi-nation (j’en ai envoyé une à Outremont: Boussole cie géomancien) indiquera d’abord un jour faste pour commencer les constructions et ensuite fixera l’emplacement de la maison de manière à ce que les occupants soient à l’abri des maléfices des génies malfaisants et sous la protection des esprits bienfaisants.Ces génies ou esprits parcourent l’air semant le bien ou le mal, selon leur vocation.Le constructeur ensuite commence par tracer le sillon du contour qu’il creusera pour y asseoir une base en pierre ou en brique scion ses moyens.La brique sc trouve un peu partout, mais la plupart du temps, il faut faire venir la pierre d’assez loin.Si le Chinois est pauvre, le mur de terre de la maison commencera dans ce sillon qu’il battra pour rendre le sol plus solide.Guidé sur ce tracé, 11 élève un échaufaudage de pièces de bois assez rudimentaire et cependant assez fort pour soutenir le toit, c’est la charpente des murs.Ordinairement l’on se sert du saule qui croît abondamment et très rapidement dans le pays, mais pour cette dernière raison, c’est un matériel peu solide.La structure en bois terminée, le Chinois tresse une palissade en liges de sorgho, le chou-kai, qu’il attache aux pièces de bois.C’est le commencement des murs.Le constructeur prépare alors une couche épaisse de bouc, pétrie dans la pail- m rmi \ Demandes dôsnmintcnnnt la Lin te de a Vrimen en Aruon-terio Win.Holers «k Son.Adroüsos-vouh A: Thoa.J.Upton l.td.,43 Front Kiiat, Toronto.EtiquettoRouco, 33c la Vi livre ; Ornniroft de beaucoup supérieur aux anciennes méthodes pour la conservation des aliments; comme question de fait, il vous épargne de l’argent.Employez l’électricité le plu-* possible et libérez-vous des corvées «lu ménage.Lisez et faites lire L’ACJ ION POPULAIRE, le journal des familles.CANADIEN NATIONAL ALLER ET RETOUR DE JOLIET TL A Dop.JOLIETTE VENDREDI 7.20 p.m.4 MARS Noranda $10.G0 BELCOURT LA TUQUE LA REINE .BARRAUTE .$7.50 LAFERTE .$9.50 .3.25 TASCHEREAU .8.75 .10.00 LA SARRE .9.50 8.25 A.MOS .8.75 VAL iron .$8.25 RETOUR : jusqu’au MARDI, 8 mars, exc.La Tuque, lundi, 7 mars Voitures ordinaires.Pour renseignements, consultez de enfin sur le compte de Madame Marie des Neiges, Louise-Ella Du- M.J.-A.Blais, chef de gare à Jolicttc W Mr a « T] W Ér 1 V E&2 PAPA .LA BLACK HORSE EST SA MEILLEURE AMI E! 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