L'action populaire, 16 septembre 1964, La Ruche
1964 0 D Supplément hebdomadaire pour l'année centenaire NO 20 L’ACTION POPULAIRE.MERCREDI LE 16 SEPTEMBRE 1964 Le 3 octobre prochain 80 gagnants possibles du du Centenaire chalet r~ r 35 I LE CHALET DU CENTENAIRE DEMENAGE Mercredi dernier, le Chalet du Centenaire a quitté remplacement qu'il occupait derrière l'hôtel de ville pour s'installer définitivement au Domaine des Prairies.La firme D.L.Construction, aidé des ouvriers de L.Malo, ont déménagé sur un fardier toute la bâtisse.On voit ici MM.Cyrille Denis, organisateur du Centenaire, Gaston Desrochers, Yvon Richard et Jean Beu-lard, des Marchands Unis assistant aux prépôt*-tifs du déménagement.On sait que ce chalet te ra tiré au sort le samedi 3 octobre prochain.Les Marchands Unis de Joliette offrent gratuitement la Monnaie du Centenaire.Demandez-là en faisant vos achats.L Agriculture au Centenaire de Joliette Grande fête agricole du Centenaire Il y aura 80 capsules contenant chacune le nom d’un gagnant possible du Chalet du Centenaire lorsque le tirage aura lieu, le samedi 3 octobre prochain.Un septième tirage de dix noms a eu lieu, mercredi dernier, alors que l’on déménageait le chalet, du parc de l’hôtel de ville, pour l’installer au Domaine des Prairies.Un huitième et dernier tirage de dix noms se fera le 3 octobre immédiatement avant l’attribution du grand prix de la Monnaie du Centenaire.Ces 80 noms de gagnants possibles seront placés dans des capsules pour être ensuite tirés au sort un à un.Le dernier nom à sortir de l’urne sera celui du propriétaire du chalet.Un pareil système établit hors de doute l’honnêteté de l’attribution du grand prix.Mercredi dernier, M.Adrien La vallée, en présence de MM.Yvon Richard et Gaston Desrochers, du Comité de la Monnaie du Centenaire, et de M.Roland Gauvreau, journaliste a L’Action populaire, a procède au tirage des dix billets suivants: Mme Jacques Laroche.325, Calixa-Lavallée; M.et Mme Michel Karam.85 sud.St-Barthélemv; M.Jacques Tru-del, 305 St-Louis; Mme Max.Lafortune.58 nord.Place Bourget: M.Viateur Labine.rang du Vieux Moulin: Mme Noël Larin, 5716 Bordeaux.Montréal; Andrée Payette, St-Paul de Joliette: Mme Philias Er-rard, Lac Vert, St-Jean-de-Ma-tha.Voici maintenant la liste des gagnants des autres tirages: 1er tirage: Bernard Rainville, 238 sud.SteiAngélique: Gaston Guil- bault.230 St-Marc; Mme Gii-berte Majeau, 425.Richard; Louise Paquin.759 boul.Manseau.Joliette: Albert Arbour, Ste-Marcelline: Philibert Theriault.159.1ère Avenue.Crabtree: Lucien Gauthier.Crabtree: Hermas Laporte.St-Felix-de-Valois: Mine Marcel Grenier.Ste-Emmélie de l'Energie; Marie Savignac.Berthierville.2e tirage Mme Boucher.485 Chemin des Prairies: Béatrice Laten- dresse, 184 Précieux-Sang: Marie-Anne Deschênes.20 Boucher: Françoise Champagne.396a St-Viateur: Mme Rene Boisvert.469 Richard; Jacques Archambault.261 Visitation; Léopold Couîu.9 Bousquet: Mme Yvonne Sarrazm.St-Fe-lix-de-Valoiê; Johanne Gadou-ry.St-Jean-de-Matha; Yolande Cloutier 7028 Clark.Montreal.3e tirage Gaston Provost.465 Baby; R.Thibodeau.37 Boucher: Mme Jérémie Laporte, 466 St-Tho-mas: Laurent Pagette, 129 Gaspard sud: R.Thibodeau.37 Boucher.Joliette: Pierre Meagher.St-Michel - des - Saints: Mme Hélène Prud'homme.St-Thomas.de Joliette; Denise Ven ne, St-Liguori: Germain Poirier et Mme Gilbert Champagne, Ste-Elisabeth.4e tirage Mme Albert Plouffe, 654, St-Antoine; Nicole Blais, 61 nord, St-Barthélemy; Adélard Durand, 260 nord, St-Charlcs Bor-romée; Mme Louis Beaudry, 241 nord, St-Barthélemy; Marcel Picher, 873, St-Viateur; Léo Lefebvre, 866 Martel; Mme Claire Hottin, 380 de Lanau-dière, app.10; Albert Dubois, 130.Barrette, Joliette; Mme Delphis Savignac, Ste-Elisabeth: André Beaudry, St-Jac-ques.5e tirage Narcisse Morin, 283 sud, Beaudry; Mme Alfred Aumont, 9 nord, St-Barthélemy; Mme Gabriel Perreault, 950 Piettc; J.Jubinville, 143 St-Marc; Mme Henri Giroux, 1087 boul.Manseau; Mme Paul Vcnne, 264 Marguerite - Bourgeoys; Mlle Denise Charland, 187, Précieux-Sang; Marcel Rabomn, 2482 Logan, Montréal; Mme Fernand Poulette, Ste-Elisabeth Romain Deschénes.St-Alphon-se, Co.Joliette.6e tirage Wilfrid Perreault.679 La-douceur; Aurore Arpin.815 Richard: Mme Marcel Lemire, 159 sud.St-Barthélemy; Mario Breault, 134 McConville: Jac- ques Savignac, 125 Coulombe; Marie Perreault, 679 Ladou-ceur; M.et Mme Noël Lajeu-nesse, 37 sud, Gauthier; Mario Breault, 134 McConville; E.Rainville, 256 Salaberry; Joliette: Mme Albert Riopel, 26.8e rue, C rabtree.il ne reste plus que 17 jour pour le tirage du grand prix.N’oubliez donc pas de demander à votre marchand, à Joliette.votre Monnaie du Centenaire.Les coupons dûment remplis doivent être déposés dans le coffre placé à cet effet, sur l’Esplanade du Vieux Marché, devant le flambeau, face à l’hôtel de ville.Il n’y aura plus maintenant qu’un seul tirage, le samedi 3 octobre prochain.Vous pouvez être au nombre des dix autres noms à tirer.-+- Soixantième anniversaire de notre diocèse Au début de la séance du conseil municipal.lundi soir dernier.Son Honneur le maire C.-A.Rous-sin a annoncé que la ville de Joliette.dans les cadres des manifestations de son centenaire, célébrera le 60e anniversaire de l’érection du diocèse de Joliette.Les célébrations auront lieu le 4 novembre.Le programme de ces fêtes diocésaines sera annoncé plus tard.Joliette possède plusieurs industrie florissantes, mais une bonne partie de sa propérité provient de la vente et de la transformation de produits agricoles et de fourniture de biens et de services à la classe agricole.Il est appréciable, qu’en cette année centenaire, la Cité de Joliette toujours croissante, souligne l’importance de la classe agricole dans son développement.Le 10e concours provincial de labour qui.à cette occasion se tiendra pour la première fois a Joiiette sera l’un des événements de cette gratitude.Les laboureurs de la région et de divers comtés de la Province se confronteront pour l’obtention du titre de ‘‘Champion laboureur de la province”.Les deux meilleurs laboureurs iront par la suite représenter le Québec au concours national de labour qui aura lieu a v ancouver en 1965.La Cité de Joliette est favorisée de posséder dans ses limites suffisamment de terrains agricoles (la ferme Forest) pour la tenue de cette intéressante compétition.La Commission du Centenaire, la Société d’Agriculture du comté.l’Association Provincial des Laboureurs et les Cercles de Jeunes Agriculteurs accélèrent les préparatifs de cette fête de nos agriculteurs qui aura lieu les 30 septembre et 1er octobre.Les laboureurs et agriculteurs de Joiiette et de la région aussi bien qut bon nombre de citadins.sont déjà anxieux de concourir ou as; ster a ce tournoi unique.En plus de voir les laboureurs à l’oeuvre et d’assister à une dé-r.o: st rat ion de labour donnée par un champion provincial, ils pourront examiner à loisir une grande variété d’outillage utilisé aujourd’hui par l’agriculture moderne.Un concours d’expertise et de nombreuses explications fourmes par des techniciens ajouteront à la valeur éducative de cette manifestation agricole.Le tout se terminera par un banquet suivi d’une soirée récréative avec danse et orchestre.Des délégations de nombreux groupements de producteurs sont attendus, entre autres: les producteurs de lait nature, de tabac a cigare ou à pipe, de tabac jaune.de patates, de fraises, de grairs de semence, de poulets de :ril, d’oeufs, de miel, de légumes etc Nous comptons aussi sur des groupes d’agriculteurs pour représenter comme telles chacune de nos paroisses.Nous serons très heureux d’avoir parmi nous sur le terrain des compétitions et au banquet nos sympathiques représentants d’in-'• :stries, de commerces, ou d’or-m.smes de services qui nous ont aidé financièrement à organiser cette fête de nos agriculteurs.Les billets de banquet s’enlèvent plus en plus rapidement pour i* prix modique de $2.00.Il donnent droit d’admission gratuite sur les terrains du Concours Pro- vincial de Labour et le privilège de participer au tirage de nombreux prix de présence.Il serait sage de faire diligence pour s’assurer d’une place à cette grande fête agricole du Centenaire.S’il vous plaît ne pas oublier les dates limites: 20 septembre peur les inscriptions au concours et 25 septembre pour la vente des billets de banquet.Les dames et demoiselles sont invitées spécialement à venir encourager les participants et à s’associer à la joie générale.Pour tout renseignement veuillez-vous adresser au secrétariat, 9 Place Bourget, Tél.756-6424 ou 756-6850.Nous publions ci-contre une première liste de généreux donateurs qui ont bien voulu aider la Société d’Agricuilure locale à faire fa ce aux dépenses que comporte une organisation de cette envergure.Cercles de Jeunes Agriculteurs de Ste F.Iisabeth et St-Ambroise, Société d’Agriculture de Joliette Division “B”.Meunerie Coopérative de Joliette.Louis Desrochtrs et Fils Ltée.Pharmacie Farmer, Zénon Bellerose Inc., Donat Beu-lard Enrg., Desrochers et Wodon, Pharmacie Lafond, F.W.Wool-worth Co.M.Florent More! (distributeur “ESSO”), Donat Fictif.Boulard et Frères, Pharmacit Laporte.Pharmacie Landry Librairie René Martin, Restaurant “La Grange”.Restaurant Broadway, lmp rial Tobacco, Super Marché “Victor”.Gordon Battah.Magasin United, Trans-Canada Shoes, Magasin A L.Green. PAGE DEUX Noms géographiques indiens Noms qui marquent B ^ sg a q Milite Ce titre est celui d'un ouvrage de mon ancien professeur d'Histoire, le R.F.Emilien Laplante, c.s.c.Il m'en a fait cadeau récemment avec la permission de l'utiliser à ma guise.L’ayant trouvé fort intéressant, je me permets de le livrer à la publication pour l'agrément et l'instruction des lecteurs et lectrices de ce journal.Cela pourra peut-être aussi être un bon témoignage contre les vilains propos dont notre “passé" est l'objet de la part de certains “progressistes".(?) “Les sauvages avaient une façon de penser quelque peu différente de la nôtre.Ainsi, leur langue tout imagée donnait à leur pensée un sens tellement réel qu'il leur suffisait d'un mot pour illustrer toute la topographie des lieux qu'ils traversaient.Ce mot, à la fois élégance, poésie, nuance et vie! suscitait dans leur esprit un tableau, une description, un portrait.Ils parlaient par comparaisons, par symboles, toujours par du concret".“11 est bon de remarquer, disait le P.Charles Arnaud, o.m.i., que les Sauvages donnaient toujours un nom qui marque la qualité de l'objet, qui dépeint les lieux ou qui attire le plus l'attention".“Perdus dans les bois, la nature les avait doués d'un instinct propre à leurs conditions.Par un mot qui raconte l'histoire du lieu, qui décrit les contours, le caractère, les Indiens pouvaient orner leur mémoire d'upn vocabulaire topographique.Depuis la disparition des Naturels, les Blancs ont allongé cette liste de noms géographiques, mais ont-ils toujours eu le don qu'avaient les Aborigènes en ce genre de paternité?Ma foi, je crois qu'il vaudrait mieux répondre dans la négative.En tête de ces nombreux baptêmes, nous avons une belle litanie de noms de saints, liste magnifique qui parle à nos coeurs et donne au pays le cachet de la foi profonde de nos devanciers.!i y a encore les noms de nos hommes illustrés dont le Canada se glorifie: puisse cette auréole se prolonger de plus en plus.Mais à côté de ces deux belles guirlandes que de noms font piètre figure.Qu£ dire, par exemple, des noms exotiques transplantés dans une terre qui ne leur convient pas toujours.Au moins les noms sauvages ont le mérite d'être du terroir et d'éveiller des scènes originales qui nous intéressent de près, que nous aimons et que nos descendants aimer jnt lors îu'ils feuillèteront l'histoire.S'agit ;l de trouver un nouveau nom, apportons donc plus de série jx.plus d’originalité, plus de souci de l'avenir.Pourquoi ne pas préférer à certains noms de haut-placés sans grand médite, ceux qui ont été les bienfaiteurs de la patrie et de la religion?Pourquoi exhiber des noms de gens qui, à peine disparus, n'offriront plus aucun intérêt à nos descendants?Bref, les premiers parrains de nos noms géographiques ont eût du goût, reconnaissons-le.et sachons les imiter si possible* mu moins travaillons avec le gouvernement à conserver tous ces beaux noms d'une façon intacte, surtout n allons pas les changer.Vous trouverez, ci-après une liste de noms que nous donnons, sous réserve.Si tous ne sont pas géographiques, il y a cependant intérêt à les connaître".NOMS GEOGRAPHIQUES EN DIALECTE INDIEN • ABENAKIS: ceux de la terre du Levant.ABITIBI (montagnais): là où l'eau se rencontre à mi-chemin.Le lac Abitibi est situé à mi-chemin entre la baie d'Hudson et le fleuve St-Laurent.ACHIGAN (cris): poisson vaillant.ALGONQUIN: plus rouge.Il faut croire que les Algonquins avaient la peau plus rouge que les autres Sauvages.ANTICOSTI (espagnol): avant la côte.Les Sauvages l'appelaient “Nataskoueh": là où l'on prend de l'ours.ARKANSAS: eau fumante.A cause de la brume, sans doute.ARTHABASKA (cris): il y a des joncs ou du foin çà et là.Les cris de la forêt prononçaient Abrakbaska.ATOCAS (mot huron ou iroquois).Pour désigner ce fruit, ne craignons pas de dire Atocas, il est préférable à canne-berge.BAT1SCAN (montagnais): vapeur, nuée légère.En effet, la brume est fréquente à l'embouchure de la rivière.BETSIAMITES (algonquin): là où il y a des lamproies (espèce de petits poissons assez semblables à de jeunes anguilles).BOUCTOUCHH: petit havre par excellence.CACOUNA (cris): demeure de porc-épic.En langue al-gonquine, pays de porc-épic.CANADA (mot algonquin): signifie “CHEZ NOUS".Le Père C.-A.-M.Paradis qui connaît la langue, prouve d'une façon irréfutable que CANADA signifie uniquement CHEZ NOUS.Les Algonquins habitaient les bords du St-Laurent.On trouvera la référence requise dans L'ACTION FRANÇAISE des mois de juillet, août et octobre de l'année 1920 pp.317, 357 et 46X.CAUGHNAWAGA: rapide.Les Français nommaient cet endroit Sault-St-Louis.CHICOUTIMI (montagnais): jusqu'où c'est profond.COATICOOKE (abénakis): rivière des pins.ESCOUMAINS (montagnais): rivière des coquilles.ERIE: chat ou panthère.ETCHEMIN (abénakis): terre de la peau pour les raquettes.Il y avait là beaucoup d'orignaux et de caribous dont la peau devait servir à fabriquer leurs raquettes.HOCHELAGA (iroquois): chaussée de castors (ou) là où l'on passe l'hiver.IROQUOIS: cabane achevée (ou) j’ai dit.KAMOURASKA (cris): là où il y a des joncs de l’autre côté.KANANDA: chez nos gens, chez nos amis.KENEBEC (algonquin ou abénakis): chemin qui conduit au lac.La rivière Kénébec conduit au lac Kénébcc.KENOGAMI (montagnais): lac long.MADAWASKA (sauteux): rivière qui ne gèle jamais.MAGOG (non abénakis): petite étendue d’eau, (diminutif de Memphramagog).MANICOUAGAN: (mot montagnais): là où l'on donne à boire.MANITOBA: terre du Manitou ou lac des prairies.MANIWAKI (algonquin): terre de Marie.MASCOUCHE (cris): petit ours.MASKINONGE (algonquin): brochet diforme.Le brochet appelé maniskinongé, est très commun dans la rivière Maskinongé.MASSACHUSETTE: grande colline.MATANE (micmac): vivier de castor.MATAPEDIA (micmac): rivière qui fait fourche.MATAWIN (algonquin): rencontre de cours d'eau.MEGANTIC (abénakis): gros bois.MEK IN AC' (algonquin): tortue.MEMRAMCOOK: terre du sable.METABETCHOUAN (cris)* rivière sortant rapidement du bois.METIS: bouleau MICHIGAN: vivier MICMAC: homme d eau salée.MINESOTA:: rivière boueuse.MISSISQUOI( probablement abénakis): pointe aux cailloux.La rivière qui conduit à la baie est remplie de cailloux.MISSISSIP1: grande rivière ou Père des eaux.MISSOURI: eau boueuse.MISTASSINI (montagnais): grosse roche.MOCASSIN (sauteux): soulier.NEBRASKA: rivière plate.NIAGARA: tonnerre d'eau ou là où le mugissement est continuel.NI PISSING: petite étendue d'eau.NOMININGUE (iroquois): peinture rouge.OHIO: eau blanche.OKA (algonquin): poisson doré.ONTARIO: beau lac ou eau superbe.OTTAWA: gens des bois (ou) où l'on entend le bruit par ici.(Bruit des chutes ou rapides de la chaudière près de là).OUAOUARON: (Pron.anglaise, mot huron): crapaud.Grosse grenouille verte.PERIBONKA (montagnais): rivière curieuse ou rivière creusée dans le sable ou là où le sable se déplace.QUEBEC: (mot algonquin, cris et micmac): rétrécissement, détroit.Le fleuve se rétrécit considérablement à cet endroit.(Qébec ou Qébek).RIMOUSKI: (micmac): terre de l’orignal ou portage de chiens.D’après ic mot sauteux: demeure de chien.RESTICOUCHE (micmac): rivière à cinq doigts.(Cinq tributaires).SAGUENAY (algonquin): eau qui sort ou fleuve de la mort.Le fleuve coule entre deux rives hautes de 1,500 pieds.SASKATCHEWAN: rivière rapide.SHAWINIGAN (algonquin): portage fait sur une crête.Parce que les Sauvages étaient obligés de franchir les montagnes qui bordent la chute de la rivière St-Maurice.TADOUSAC (montagnais): memclons, collines.TEMISCOUATA (cris): c'est profond partout.TEMISKAM1NG (sauteux): eau profonde.TOBAGANE (cris): traîneau.TOMAHAWK: d’après le P.Lacombe cette arme de guerre signifie: assommez-le ou il est assommé.UNGAVA: terre inconnue.WINNIPEG: eau sale ou eau qui pue.YAMACHIC'HE (algonquin): rivière vaseuse.YAMASKA (algonquin): il y a des joncs au fond de l’eau ou c'est marécageux.W IG WAN (cris): hutte, cabane.Dans l'ouvrage du R.F.Emilien Laplante, c.s.c., suivent une centaine de NOMS D'ORIGINE NON INDIENNE.Ce sera la matière d'un prochain article.Georges Heryeron.modérateur de l'A.M.C.- ATTENTION - A QUI DE DROIT La Direction de la Compagnie Majcau et Fils Limitée, tient à aviser ses clients et ceux qui font affaire avec notre Compagnie, que M.Henri Guilbault ne fait plus partie de notre personnel.Tous ceux que cet avis concernent, voudront bien en prendre bonne note.La Cio Majeau & Fils Ltée Par: René Majeau, président Décès de l'abbé Orner Ladouceur Samedi dernier, à la fin de l’après-midi, décédait à l’Hôpital St-Charles Borromée, a Montréal l’abbé Orner Ladouceur, prêtre du diocèse de Jo-liette.Né à Ste-Béatrix le 30 janvier 1891, du mariage de Hormisdas Ladouceur et de A-déline Laporte, le défunt fit ses études au Séminaire de Joliet-te (1903 10), au Grand Séminaire de Montréal (1911-14).Il lit une année de Droit en 1911 et la fin de sa théologie au Séminaire de Joliette.Mgr G.For-be«s l’ordonnait en la cathédrale le 29 juin 1914.Il faisait donc ses noces d’or sacerdotales, cette année, comme ses confrères Mgr J.-C.Garceau, les abbés Mathias Piette, Albert Bernèche, Donat Caumar-tin, Henri Gaudet, etc.L’abbé Orner Ladouceur était connu de plusieurs générations d’Anciens parmi lesquels il avait une grande renommée a cause de sa prodigieuse mémoire, de sa grande facilité de travail, de son intelligence remarquable.Durant sa vie, sa santé laissa souvent à désirer et, après plusieurs mois d’hospitalisation, il rendait son âme a Dieu, samedi dernier.L’abbé Ladouceur exerça son ministère hors du diocèse de Joliette, aux Etats-Unis, dans l’Abitibi, à Gaspé où il fut même chancelier du diocèse durant quelques années, et enfin à Montréal depuis nombre d’années.11 était retiré chez les Pères de la Fraternité sacerdotale a Saragay, près de Montréal et c’est là qu’eurent lieu les funérailles mardi le 15 septembre, présidées par Mgr René Bouna-dère p.d., v.g.et Procureur de l’Evêché de Joliette.Les restes mortels furent ensuite transportés à la Pointe du Lac ou ils furent déposés dans le cimetière de la Fraternité de l’endroit.L’abbé Ladouceur laisse dans le deuil de nombreux^ parents dont sa belle-soeur Mme Emery Ladouceur de Joliette et ses filles Mlles Denise et Jeanne a Joliette, ainsi que les familles de ses frères Emile, notaire décédé à Shawinigan, il y a quelques années, Lucien avocat décédé à Amos, il y a deux ou trois semaines, sa belle-soeur Mme Paquin de Montréal, etc.Nos condoléances à la famille.Z 'Action POPULAIRE est le seul journal qui couvre entièrement la région Spencer Rêvez-vous d'une belle silhouette?Vous pouvez IV?>tenir avec un vêtement base Spencer, très léger et de dessin individuel.Mme Réal Lavallée Ste^Elisâbeth, Cté Joliette Tel.756-1284 PAGE TROIS Encan au Manoir de Lavaitrie en 1822 inventaire et réflexions Les inventaires piquent la curiosité et s’ils sont anciens ils nous intéressent davantage.De plus, s’il s’agit des biens d’une grande famille, l’intérêt augmente encore.Viennent de me tomber sous la main deux précieux documents: l’inventaire des biens de madame veuve de Lanaudière et le procès-verbal de l’encan qui suivit.Tout cela date de 1822.Nous allons brièvement poser quelques jalons susceptibles de nous éclairer et de donner plus de valeur aux nomenclatures qui suivront.Le 22 avril 1822, dans son grand manoir de Lavaitrie, décédait Suzanne-Antoinette Margane de Lavaitrie, épouse de feu Charles-Gaspard de Lanaudière.M.de Lanaudière était décédé en 1812, deux ans après son beau-père Pierre-Paul Margane de Lavaitrie.M.C.-Gaspard de Lanaudière laissait trois enfants: Marie-Charlotte, âgée de 17 ans et qui allait devenir l’année suivante l’épouse de Barthélemy Joliette, le fondateur de notre ville: Marie-Antoinette, âgée de 7 ans et qui deviendra en 1821 l’épouse du Dr Loedel; Pierre-Paul, âgé de 28 ans, de santé délicate et qui se mariera à Véronique Gordon et quittera cette terre à 38 ans.Ce dernier est le père de Gaspard de Lanaudière, premier maire de la ville de Joliette en 1864.Quant à Madame de Lanaudière, Suzanne-Antoinette de Lavaitrie, elle était née en 1722 et s’était mariée en 1792, donc à 20 ans et elle avait 50 ans quand elle mourut.Ses dettes étaient grandes et c’est pour les payer que l’on fit encan à la suite d’un inventaire notarié.Jusqu’à sa mort en 1822, la seigneuresse avait vécu avec son fils Pierre-Paul et dame Véronique mariés en 1814 et leur fille Marie-Angélique née en 1816 et qui deviendra en 1831 l’épouse du Dr Antoine-Toussaint Voyer.Notre rue Ste-Angélique porte donc son nom.Les deux filles de Mme de Lanaudière vivaient avec leurs époux à L’Assomption.Il y avait aussi au manoir cinq ou six serviteurs.Il n’est pas fait mention de salon et on ne dit pas où se trouvait la bibliothèque.Dans ces temps, il y avait souvent de grandes réceptions dans les manoirs seigneuriaux.Avaient-elles lieu dans la salle à manger?A moins que l’ameublement du salon ait été réservé.Mais, l’inventaire n’en dit rien.Lavaitrie.on le sait était à ce moment une bien petite bourgade.Entre Montréal et Québec, il n’y avait pas encore de routes carrossables.Le fleuve servait de voie de communication.Entourée de quelques censitaires et de ses serviteurs, choyée par sa petite famille.Mme de Lanaudière vivait un peu dans la solitude.Elle habitait une maison qui comptait une dizaine de pièces, à en juger par l’acte d’inventaire qui nous fait passer tour à tour par la cuisine, par 7 chambres à coucher, par la salle à manger, le cabinet ou couchaient les serviteurs.Il y avait aussi une boulangerie, une dépense, un hangar, une remise.Puis dans la cave et dans le grenier se trouvaient un tas de choses disparates.Ajoutons encore les animaux, les voitures, les outils et instruments aratoires tout autour des bâtisses, puis du bois et du bois de chauffage, du bois de sciage, du bois en longueurs, etc.Trois semaines après la décès .le la seigneuresse on procéda donc à l’inventaire.Il dura deux jours, les 13 et 14 mai et l’encan eut lieu les 27.28, 29 et 30 mai.Les documents nous donnent.le premier la liste des biens et leur évaluation, le second la liste des acheteurs et les prix payés.Il est facile de constater que les prix consentis par les enchérisseurs furent de beaucoup supérieurs à l’estimation des personnes (pii firent l’inventaire.L’on y voit, par exemple que M.Jupette qui semble avoir assisté aux quatre jours de l'encan, a cheta une horloge de 13S livres, estimée dans l’inventai res à ,38 livres.M.Joliette acheCa plusieurs volumes ainsi que quelques rares articles.Il n’était pas un homme à chercher les occasions pour acheter de vieilles choses.Le Dr Loedel lui, acheta une seringue, et cela va de soi.Il acheta bien peu de choses, c’est certain.M.de Lanaudière, lui, habitant le manoir acheta de très nombreux articles, meubles, etc.La chose se comprend facilement.Inventaire Dans les nombreuses pages de l’inventaire j’ai glané.Je ne peux donc pas tout citer.Comme on passait d’une pièce à l’autre, on trouvait souvent des meubles et d’autres articles du même genre.Je n’ai pas pris le temps de savoir le nombre de chaises, de tables, de miroirs, de plats, etc.que contenait le manoir.Voici donc une liste partielle.Les animaux Quatre chevaux, quatre paires de boeufs, 5 vaches, deux veaux, 6 moutons et 9 petits, 2 cochons à demi-gras, 12 poules, 1 boeuf chez Harnois, un boeuf chez Basil Grivas, une paire chez Bourdon, une autre chez Prud’homme.Ces derniers étaient sans doute prêtés ou loués.Vaisselle Le manoir contenait beaucoup de vaisselle, dont plusieurs lots sont indiqués comme cassés.Voici une liste incomplète, respectant l’orthographe du document.5 poêles à frire et 5 poêlons, 1 cueiller à pot et 1 grande fourchette, 16 terrines de fer-blanc, lot de tasses à thé.Un humoir (?), 1S plats et 6 assiettes de terre, 6 grands plats de fer blanc.2 leiche-frittes, 18 moules à tarte, 4 sassepannes, 33 couteaux et 12 fourchettes à mange argenté, 7 caraffes, 2 portes caraffes, 2 flocons, 11 bolles, 34 assiettes de table.27 à dessert le tout avec bord bleu, 18 assiettes en porcelaine, 2 casse-noisettes, un lot considérable de saladiers, de sauciers, 17 assiettes et 4 plats à bords vert, 12 couteaux et 12 fourchettes de table à manche de corne, 5 couteaux à manche de bois et 13 fourchettes, 3 couteaux et 11 fourchettes à manche de verre, 2 amandiers, 2 fruitiers.Puis des verres et des verres, des phioles, des flaçons, des pots, des cruches de tous genres, etc., etc.Et des cabarets.Meubles Des cuvettes, des armoires, une couchette à deux étages avec leurs lits.17 chaises, 7 autres vertes, un sopha, une table avec son tapis, une commode, un tour de lit en coton caroté, une table de mahoguné à divers compartiments, fauteuils, banc, lit, une couchette avec son tour de lit à l’indienne, un petit rouet, un baudet.une chaise de commodité.2 chaises de paille, un banc d’enfant, un pupitre, un buffet, un lot d’images, 5 cages à oiseaux, 4 mannes enclisses, etc.Articles divers Une pelle à feu, une grande pince et une pincette, des sceaux de toutes sortes, des pots de fer-blanc, des haches, godendars, 7 fers à flasquer, un fer à friser, huches, trépieds, 3 moulins à café, 10 chandeliers en cuivre, 7 martinets en fer blanc, 3 portes mouchettes, un époustoir, un horloge que M.Joliette achètera, une seringue que le Dr Loedel prendra, 2 pièges à rats et 6 souricières, un hachereau, un parasol en soie, deux damiers, une boite à feu, 5 paires de boucles à soulier, 10 paires tie bernicles et une de lunette, des miroirs, des paniers, des rideaux, une paire de chenets, un tisonnier et garde-feu, un thermomètre, 21 moules à chandelles en étain avec ban et boite, un goffrier, un pilon en marbre, 3 fusils à deux coups et un arc, des lave-mains et deux valises, un guéridon, 4 couvertes du pays, couvre-pieds, courte pointe du pays, une bavette de poêle, deux pots de grais blanc, 4 cruches, un lot de cadres avec de l’alun.Des oreillers et des oreillers, de la filasse, des franges, des retailles, une boite avec des bouquets artificiels, un valet, un bouvet à clef, des jalousies, deux ailes de calèche, 9 poches de grain, de 5 à 600 minots de blé.du foin, des quarts, 43 ouragans.1 bassinoir, un canard, un soufflet de voiture, une grande cage à oiseaux, deux tonnes broché.22 traisses de blé d’inde, un cor de chasse et des épées, une tourtière, 2 égrettes, 2 métiers à carde, un crible à lin.arrosoir, gratte à jardin, une robe de carriole, etc.Deux faulx ammanchées.2 tinettes, un accu loir, sellette, harnais dont un argenté, une paire de pendant d’oreilles, une cha-rette avec roues ferrées, une brouette, 3 traînes, deux carrioles, une calèche, une herse en bois, une grande charrette, un établi, un diable avec roues ferrées, 3 canots, 3 peaux de vache et 3 de veaux, et des cas-sots, des paniers, des boites en bois, en métal, en carton, bref un lot très considérable de contenants de toutes sortes.On était loin des habitations et c’est clair qu’on conservait tout ce qui pouvait un jour ou l’autre être utile.Elle était remarquable pour le temps et dans les conditions.Elle contenait plus de cent volumes.Nous allons en citer quelques-uns: cela donnera une idée de la cul ture familiale.Dictionnaire français, Instruction sur la neuvaine de St François Xavier, Psaumes de David, Vie de St François Xavier, Almanach du voyageur, Oeuvres de Modères, 5 vol.Modèle de lettres.La conduite des âmes dans la voie du salut, Les amours des grands hommes, Pratique de la mémoire artificielle, L’espion turc, Imitation de J.-Christ, Télémaque de Fénelon, Histoire de France, Le spectacle de la nature.Oeuvres de Montesqieu.Code militaire.Lectures chrétiennes.Chefs d’oeuvre de Corneille, Le médecin des pauvres.Amusements littéraires, Causes célèbres, Flavius Josephus, Elévation à Dieu, Histoire de l’Europe.Le Nouveau Testament.Choix varié de poésies, Le cuisinier royal.L’histoire universelle.Dictionnaire anglais.Le parfait géographe, Manuel philosophique.Recueil d’oraisons funèbres.Traité de l’orthographe.Oeuvres de Fontenelle, de Boileau, de Gresset, Manuel du chrétien, Nouvelles littéraires.Oeuvres de Rousseau, Dévotion au Coeur de J.-C., Méditations sur les Evangiles, Le petit paroissien, Oeuvres de Lafontaine, Formulaire de prières, Oeuvres de Lamothe, Dictionnaire de droit, Vie des Saints Visites au S.Sacrement, Les amours d’Abélard.une quarantaine de brochures, Plusieurs volumes reliés, des journaux de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada, etc.Bibliothèque certaine culture.Au manoir on semble se soucier de l’histoire, celle de la France, celle de l’Europe.On songe aussi à la littérature, à bien écrire et à utiliser agréablement ses loisirs.La vie chrétienne n’est pas oubliée.Une bonne partie de la bibliothèque est consacrée à la vie religieuse.De même, en lisant l’inventaire on constate qu’au manoir on fabriquait la chandelle nécessaire à l’éclairage.On y cardait la laine et, il y a tant de cruches, de bouteilles qu’on y faisait probablement du vin ou quelques liqueurs.en plus des confitures.C’est là que fut élevée l’épouse du fondateur de Joliette.Et cela augmente encore l’Intérêt que nous.Joljgîtains, devons prendre à la lecture de ces documents.Mgr Orner Valois, sec., Société Historique de Joliette En lisant il faut bien mille de Lanaudière cette nomenclature couvenir que la fa-avait une Spécial Sacs d’école toutes les grandeurs pour garçons et filles à partir de $2.79 MAISON D'ESCOMPTE Joliette Inc.240, St-Charles-Borromée n.CENTRE D'ART DE JOLIETTE BALLET (Jack Ketchum) DICTION (Gina Bausson) CHARME ET ELEGANCE (Elaine Bédard) EMAIL SUR CUIVRE (Marthe Fontaine) DIRECTION: SEC.-TRES.MARTHE FONTAINE MADAME ROGER SAUVAGEAU 794 rue NOTRE-DAME 547, rue ARCHAMBAULT TEL.756-4984 TEL.753-5889 Pour un Service Parfait et Complet POUR VOTRE Entretien et Nettoyage de votre Fournaise et Brûleur Installation Système de Chauffage Plein d Huile à Chauffage SI SIMPLE.Il suffit d'un appel téléphonique.SIGNALEZ MAURICE LASALLE VINMIM Esso J IM IMMKIAl 549, De Lanaudière Joliette I______________ PAGE QUATRE LES CLERCS DE SAINT-VIATEUR Initiateurs du cours secondaire dans les commissions scolaires Maintenant que l'Ecole secondaire Barthélemy-Joliette offre ses services à toute la population scolaire de la région de Joliette, il semble opportun de rappeler les origines des cours que l’on y offre.Sans ce retour aux sources, on risque de croire à l’apparition récente de réalisations qui ont pris peu à peu un développement soudain que certains ont espéré et préparé depuis longtemps.On permettra sans doute à un Joliettain d’origine et de coeur de raconter un peu ce qui s’est fait à Joliette et de le replacer ^avec fierté dans son contexte général.Car, les Clercs de St-Via-teur sont les initiateurs dans la province de Québec du cours secondaire complet dans les commissions scolaires.Ce cours a d’abord porté le nom de “cours primaire supérieur’’.Auparavant, les commissions scolaires n’allaient pas au-delà de la neuvième actuelle.Les débuts à Montréal, en 1921 Dans sa longue histoire, l’école St-Louis du Mile-End, rue Fair-mount, à Montréal, qui a fété son centenaire de fondation en 1953, fut le siège de plusieurs innovations dont on se loue aujourd’hui.Le plus beau fleuron à sa couronne est d’avoir donné naissance au COURS PRIMAIRE SUPERIEUR.C’est dans cette académie que des religieux zélés ont conçu et bâti pour la jeunesse canadienne un programme d’études plus complet.Mais sur cette question, ouvrons les journaux du temps et puisons dans leurs colonnes, les faits précis qui ont marqué l’éclosion du cours supérieur et surtout quel esprit a présidé à son installation.La Presse, 21 juin 1921: “Une innovation qui est appelée à rendre d’appréciables services aux jeunes Canadiens français.— Clairvoyance et dévouement des Clercs de St-Viateur de la rue Fairmount.— Les Clercs de St-Viateur dont toute la population montréalaise connaît le dévouement en matière d’éducation, vont inaugurer au mois de septembre, à l’académie St-Louis, un nouveau système d’enseignement qui est appelé 5 rendre des services inappréciables à notre jeunesse canadienne-française.“On sait que le programme actuel de la Commission de Montréal comprend, et cela depuis quelques années seulement, huit années de classe (neuf selon la nouvelle appellation).Il arrive toutefois que bien des élèves ne se rendent pas jusqu’à la dernière année; ils préfèrent abandonner vers la sixième ou septième pour essayer de se frayer un petit chemin dans la vie.car ils savent qu’ils ne pourront pas faire dans les écoles publiques un cours complet soit encore dans les entreprises industrielles.“Considérant tout l’avantage que retireraient nos jeunes gens en suivant ce cours supplémentaire de neuvième et dixième (dixième et onzième, d'après la nouvelle appellation), la Commission scolaire a approuvé le projet et autorisé les Clercs de St-Viateur à inaugurer le nouveau système dès le mois de septembre prochain à l’académie de la rue Fairmount.“Il y a lieu de féliciter les Clercs de St-Viateur de leur entreprise et d’espérer sincèrement qu’elle sera couronnée du plus franc succès.Qtiant à la Commission scolaire, il est certain qu’elle agira sagement dans • l’intérêt de notre population canadienne-française, si elle établit ailleurs dans le nord de la ville ce système d’enseignement commercial supérieur’’.Ouverture de la 12e, en 1929 Le Devoir, 21 août 1928: “Fondée et dirigée par les Clercs de St-Viateur, l’école St-Louis fut la première à donner dès septembre 1921, avec l’autorisation de la Commission scolaire de Montréal, le cours primaire supérieur.Deux ans plus tard, en juin 1923, les premiers élèves de dixième (lie, nouvelle appellation y recevaient leurs diplômes.“Les maîtres s’efforcent, par des habitudes d’ordre, de travail et de discipline, de donner aux jeunes gens le goût de l’étude et de les former par une culture générale et solide.Le formation morale reçoit un soin particulier de M.le curé Perrier et d’un père de la communauté qui se sont chargés du cours d’instruction religieuse et d’apologétique.“En six ans, 128 élèves sont terminé leur cours supérieur.Plus de cinquante de ces finissants poursuivent avec succès des études régulières dans les institutions suivantes: collèges classiques, maisons de formation des ordres religieux, grands séminaires, universités, écoles des beaux-arts.Un certain nombre rendent des services appréciables dans la carrière de l’enseignement.La plupart des diplômés se sont créé des positions lucratives dans le commerce et l’industrie.Les classes de neuvième et dixième (dixième et onzième, nouvelle appellation) seront ouvertes comme par le passé à l’école St-Louis, sous le contrôle de la Commission scolaire.Le cours sera complété en septembre 1929, par l’ouverture d’une classe de onzième année’’ (douzième, nouvelle appellation).En 1934, l’école St-Louis voyait partir les classes de cours supérieur qui prenaient possession d’une bâtisse neuve érigée sur la rue de Lanaudière à Montréal, sous le nom de l’Ecole Supérieure St-Viateur.Tout ce mouvement scolaire est dû aux FF.Piédalue, Bernard.Piché.Coderre.Clercs de Saint-Viateur.Les débuts à Joliette a) Au Séminaire de Joliette: Sous le supériorat du Rév.Père P.-Emile Farley, le Séminaire, en septembre 1932, après entente ala Commission Scolaire de Joliette, ouvrait un cours primaire supérieur qui devait comprendre les classes de 10e, lie et 12e année (nouvelle appellation) selon le programme officiel du Conseil de l’Instruction publique.“Il était urgent, en effet, que la région de Joliette eût son école primaire supérieure comme Montréal et d’autres localités importantes.Tous les jeunes n’ont pas les aptitudes, les goûts ou les moyens de faire un cours classique.Cependant grand nombre ont la légitime ambition d’acquérir un certain degré d’instruction.L’école primaire donne l’instruction dispensable à tous les citoyens, mais elle ne peut pousser assez loin les études pour que le jeune homme qui sort de ses classes puisse compter uniquement sur les connaissances acquises pour gagner sa vie.L’é-•cole primaire supérieure assure cet avantage, en même temps qu’elle prépare les élèves aux grandes écoles techniques, industrielles et comerciales’’.(Annuaire du Séminaire, juin 1932).Il était impossible à la Commission Scolaire de Joliette de songer, en ces années de crise, à construire une école primaire supérieure et à l’aménager convenablement.Elle acceptait volontiers l’offre du Séminaire de Joliette qui en plus d’avoir les laboratoires très modernes, des bibliothèques, etc., possédait des professeurs spécialistes auxquels s’ajoutaient deux religieux licenciés des Hautes Etudes commerciales de Montréal.C’était un nouveau service que rendait le Séminaire à la population de Joliette.Les élèves qui appartenaient à la Commission scolaire de Joliette étaient admis au cours primaire supérieur moyennant une mensualité de $2.00 payable personnellement au Séminaire; la Commission Scolaire se chargeait des autres dépenses.Nous lisons dans l’Annuaire du Séminaire de 1932, l’invitation suivante; “JEUNES GENS; “si vous voulez que les sacrifices consentis par la Commission Scolaire et le Séminaire de Joliette ne restent pas stériles mais portent des fruits; “si vous voulez votre ville et votre région grandes, prospères, capables de rivaliser avec les autres centres importants de la province et du pays; “si vous voulez devenir des chefs dans l’industrie et le commerce.au lieu de passer votre vie dans des emplois subalternes; “si vous voulez rester maîtres chez-vous et ne pas vous laisser supplanter par l’étranger mieux outillé que vous; “il faut deux choses- une culture générale bien équilibrée: une formation professionnelle sérieuse et méthodique.“Vous trouverez l’une et l’autre à l’école primaire supérieure’’.Résultat île l’inscription: 10e lie 12e élèves de Joliette 1932- 33: 19 1933- 34 : 8 10 1934- 35: 7 7 8 (les premiers finissants) 1935- 30: 13 4 2 1936- 37: 4 0 0 Sur 51 inscriptions: 10 ont terminé leur 12e année; 7 ont terminé leur lie année; 34 ont terminé leur 10e année.b) L’Académie St-Viateur: Une 10e spéciale “Parmi les maisons d’éducation de la ville.l’Académie St-Viateur n’est pas la mains vénérable ni la moins digne d éloges par ses beaux états de service.“Elle compte autant d’années que le Séminaire diocésain: le Fr.Augustin Fafard.c.s.v., ouvrait en 1S47 l’école St-Viateur dans une maison qui s'élevait au coin des rues St-Charles et de l’Etang.Dans la suite les maîtres de l’enseignement primaire et leurs élèves durent changer souvent de local pour se fixer en 1S97 à l’endroit même où se trouve actuellement l’école Secondaire St-Viateur sur la rue Notre-Dame.’’ (Bullcin paroissial.Edition du Centenaire).En septembre 1937, lors de la fermeture du cours primaire supérieur au Séminaire, cette institution ouvrait une 10e année dite de perfectionnement: cette classe consacrait la majeure partie de ses activités aux matières commerciales et littéraires, sans omettre la formation morale.Changement de programme: En novembre 1941, à la suite de la visite des classes par le directeur des études de la province religieuse de Joliette.il fut convenu avec l’agrément de M.l’inspecteur, que cette 10e année suivrait le programme des écoles primaires supérieures édité par le Conseil de l’Instruction publique: en juin 1942, les élèves subirent avec succès les examens officiels du Département.Quelques finissants continuèrent leur cours soit au Collège de Berthier-ville.soit dans une institution de Montréal.Son Exc.Mgr J.-A.Papineau, évêque dt* Joliette.lors de ses visites annuelles à l’académie, déplorait le manque de classes su- périeures; de fait, trop de jeunes gens quittaient l’école sans continuer leur formation et compléter leur instruction.Son Excellence profisait également de l’occasion pour faire la comparaison avec d’autres villes similaires qui possédaient déjà leur 12e et même leur 13e année.Ouverture de la lie: En septembre 1943, il fut convenu d’ouvrir la lie année.Comme la Commission Scolaire n’avait pas de local pour les élèves, de chambre pour le professeur, ni d’argent pour payer le titulaire, la direction provinciale des Clercs de St-Viateur se chargea du tout.Cette nouvelle classe s’est vu attribuer pour local, tantôt la tour, tantôt le bureau de l'assistant-directeur des études à la Maison provinciale, sur la rue St-Charles, enfin le local dit “salle des commissaires’’ donnant sur la grande salle de récréation de l’Académie St-Viateur.C’est le 7 septembre que le Frère B.Gauthier, c.s.v., convoqua ses élèves à la Maison provinciale pour y gravir les nombreux escaliers de la tour.Par une lettre datée du 17 octobre 1943, M.B.-O.Filteau informa l’Académie St-Viateur qu’elle vient d’être reconnue par le Comité de l’Instruction publique comme école supérieur subventionnée.Au cours de l’année, les parents des élèves de lie, ayant appris que la Communauté avait fourni gratuitement un professeur, se consultèrent et décidèrent de verser une mensualité en guise de salaire.Ouverture de la 12e: En septembre 1944, il fut convenu d'ouvrir la 12e année, au besoin dans les mêmes conditions que la lie; mais la Commission scolaire de Joliette, en face de la détermination et de la générosité des Clercs de St-Viateur, trouva cette fois les locaux nécessaires et l’argent pour payer les professeurs.L’ECOLE SUPERIEURE était lancée au bénéfice des jeunes gens de Joliette.De progrès en progrès: L’Ecole supérieure St-Viateur publiait en juin 1945 le premier numéro de son ANNUAIRE, qui se proposait un quadruple but: a) souligner l’ouverture officielle de l’Ecole supérieure; b) Féliciter les premiers finissants de 12e année; c) Saluer tous les anciens de l’école; d) préparer les fêtes du centenaire en 1947; Nous lisons dans les pages de cette revue le texte suivant: “Au moment où nous mettons notre Annuaire sous presse, nous apprenons le résultat des examens finals des élèves de 12e année.Tous couronnent avec grand succès le cycle de leurs études primaires supérieures, et obtiennent leur diplôme avec une note dépassant S0%.Nos sincères félicitations”.Citons un article intitulé “LE LABORATOIRE” et signé par le professeur dt sciences.Frère L.Breton, c.s.v.: “Un idéal, pour devenir réalité, demande souvent le concours d’un allié puissant dans sa matérialisation.L'argent nous manquait.Nos commissaires n’ont pas hésité à nous verser une somme substantielle, afin de mettre au monde “l'enfant terrible” des cours supérieurs: un laboratoire de chimie et de physique.Toute notre gratitude leur est acquise pour ce geste spontané, qui prouve à l’évidence leur grande compréhension de cet instrument de travail indispensable pour concrétiser les principes scientifiques.Nous pouvons 'ses assurer que nos élèves répondront généreusement à ces sacrifices consentis en définitive par les citoyens de Joliette”.M.Gaston Dugré, élève finissant et président de l’école écrivait: “Notre Alma Mater mérite toutes nos félicitations.Des milliers d’étudiants, sous son toit hospitalier, ont vécu, ont grandi, se sont éduqués intellectuellement et moralement.Aussi l’école supérieure St-Viateur peut être fière de l’oeuvre qu’elle a réalisée, car elle a pourvu à l’éducation de multiples générations joliettaines”.Après avoir remercié le direc-teurteur, les aumôniers, le préfet de discipline et tous les autres professeurs, il souligne d’une façon spéciale le dévouement du titulaire de 12e: “Maintenant, nous voulons rendre un hommage spécial à tous les anciens professeurs, particulièrement à notre titulaire des deux dernières années, le Rév.Frère B.Gauthier, c.s.v., qui a assumé, seul, la lourde tâche de nous enseigner toutes les matières du programme parachevant ainsi notre éducation intellectuelle et morale.Impossible de leur rendre ce qu’ils nous ont dispensé! Cependant, unissons nos coeurs et nos voix, dans un cantique de perpétuelle reconnaissance”.La montée en flèche des élèves au niveau secondaire due à la généralisation de l’enseignement et à l’évolution de la culture a forcé les autorités scolaires à bâtir l’école régionale Barthélemy-Joliette pour y recevoir les garçons qui fréquentent les classes supérieures.En septembre 1962, les vieux murs de l'école St-Viateur ont vu partir ses plus grands garçons pour des cadres matériels plus modernes et plus adaptés au besoin de l’heure.Avec l’année 1964, Joliette a vu sortir son 20e groupe de finissants de 12e année.Cette institution a donc passé l’âge de l’enfance, et s’achemine lentement vers la fin de son adolescence.C’est dire que les initiateurs en sont fiers! Lucien Bonin, c.s.v.Econome général.Maison généralice, Rome N’avons-nous pas tous un re re unique?N’est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés?Pourquoi donc sommes-nous perfides l’un envers l’autre?(Mal 2, 10) (Texte choisi par la Bible).Les poils surperflus sont un handicap social m .* Laissei-nous les enlevar —Sûrement —Définitivement —Scientifiquement par electrolyse et ondes courtes.Consultations gratuites Clinique Des Rosiers Mme Denise Desrosiers 760, Manseau PL.3-7889
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