La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1921, Juin
MONTREAL 1 Juin .1.921 i.wmMm Art de ririgénieur — Economic politique et sociale — Mathcmatiq / -, législatifs—- Histijjér«nh l3-î *•* Éfoi H 0-"ti La Commission DES Tramways de Montreal rues S-Antoine Guy - üeaver - hall DIRECTION NORD-OUEST______ Tr*m#*f HÇ€ de a f' *,*, ?11 i 111 i I {| j-TT liîiii i: .••¦•¦••vaaaaaiaaaaaaBalll PtSTANCC [H PIEDS TEMPS rnux»nuu«i TITISSE MOTIKW LE CONTRAT DU TRAMWAY 215 La Commission oesTramways de Montreal ._______________________circuit Guy- S Antoine Trtmny UOi-dt ftjii üja-jo/r dmcctiow no»D-oui»T 20 Avril 1920• Beau Temps IITHJl »MUB«ntUl[ VITCSSC NOYCNNf ô.as Mmes a /heure 05 91 itOr'llO jllî | Il6 !Ü2 jIZO K» W i 35 93 |90 89 •36 JJ JJ JJ J2 J2 40 nj *2 JJ JJ «'4 76 60 Ai 67 189 87 90 63 7i 74 71 167 56 jJ8:JJ 16 13, »e~T 12 12 [ 12 12 10 , 6 6 j 6 .6 îh 79 JO J7 J3 XJ M ¦•5i tsjt*112j a , 715 216 BEVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Circulation Moyenne des* Passagers sur Ligne Amherst roun iz I/oiturcs.dont CT Ç _0_¥M>£Llgg H£¥St.3 J-AfflUgMCg rnwitiM Mowtw.- tt û.No 10 par la densité des autres heures.Le tableau No 9 vous fait connaître le nombre de voyageurs par voiture.STATISTIQUES QUOTIDIENNES Nombre Nombre Milles Voya- Cor- Den-Maximum de voya- par- geurs res- sité.LIGNE JOUR DATE de ages courus payants pondances voitures Saint-Laurent jeudi 1 avril 1920 51 523 3704 46,856 12,512 12.65 Guy-Beaver Hall, mardi 20 av.-20 14 162 1365 7,865 3,065 5.76 Amherst, lundi 11 oct.1920 23 227 1589 18,332 6,003 11.55 No 8.Ce graphique indique une densité de 2.01 pendant le mois de février 1921 pour la ligne des Rapides de Lachine.Il n’y est tenu compte que des voyageurs payants.Vous remarquerez que le nombre des voyageurs est moins considérable le dimanche que les jours de semaine.C’est ce qui se produit sur toutes les lignes puisqu’en moyenne, nous transportons près de [200,000 voyageurs de moins le dimanche que les jours de semaine.Le samedi — jour de visite à l’hospice de Verdun— le nombre des voyageurs augmente. LE CONTRAT DU TRAMWAY 217 La Commission dh Tramways dc Montréal Ligne "Rapides oc Lachine ttois ât février 1921 No 17.L’encombrement ne dure que pendant quelques heures.Il ne faudrait pas conclure, que pendant ces heures-là, tous les tramways regorgent de voyageurs.Un simple coup d’œil sur le graphique No 17 vous convaincra du contraire.Il y aurait beaucoup à dire sur l’entretien et le renouvellement, et je veux aller vite.Je ne vous dirai qu’un mot du renouvellement.La compagnie doit de temps à autre renouveler ses voies.Le public est-il appelé à payer pour cela ?Si oui, dans quelles proportions ?Ce sont là deux questions qui nous sont souvent posées.Lors du contrat, une évaluation, — dont je vous parlerai un peu plus loin — a été faite.La compagnie, en faisant un renouvellement, dépense-t-elle plus que la valeur portée à l’évaluation, la différence est immédiatement ajoutée à la valeur de son capital.Dépense-t-elle moins, alors la compagnie est obligée d’ajouter à ses Voyageurs Graphique de la Circulation des Voitures SUR LA LIGNE SrI CATHERINE et du Nombre de Voyageurs Transportés Dans la Direction Est Observations prises au Coin des Rues Bleury s 5"Catherine le 2 Février 1921.OBSERVATION OU SOIR OBSERVATION OU JOUR ETC a 00 rm A ÏM'P n !.! .! R E M'ORbUE .Voiture » * V 0 IT y R E ! .I.IraiÉaEa.!-, .i: 218 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE LE CONTRAT DU TRAMWAY 219 avoirs matériels, de nouvelles additions, équivalant à la différence entre le prix de l’évaluation et le coût réel du renouvellement, pour la valeur desquelles elle ne reçoit pas d’intérêt.Vous voyez immédiatement que, de ce côté, le public est protégé, car ces travaux sont faits sous le contrôle de la commission.Vous comprendrez mieux en examinant la copie d’un ordre de construction (work order) : MONTREAL TRAMWAYS COMPANY Engineering Department WORK ORDER REQUEST 27th October 1920.W.O.No.Est.Book 23-Page 82.Drawing No.1273 N.A.To Comptroller : Kindly issue work order for the installation of additional 115-132 Curves at St.Catherine & St.Denis STS, running from North to East, as per resolution of the Tramways Commission dated July 29th, 1920.ESTIMATED COST (Track) Labor.$ 4,013.00 Net Material.19,195.00 Superintendence & Engineering.Total cost.$23,208.00 Charge Maintenance and Renewals Fund.$13,204.00 Charge Capital Account.$10,004.00 Approved, subject to final accounting when completed Montreal Tramways Commission .Chairman Chief Engineer.Approved.Montreal Tramways Company .Chief Engineer.General Manager .President 220 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE La compagnie, sous le contrat, met sa propriété à la disposition du public et elle doit recevoir l’intérêt de la valeur de son capital.Mais comment établir cette valeur ?Les auteurs du contrat ont pensé — et je crois qu’ils ont eu raison — que la meilleure manière d’y arriver était de faire faire par des experts l’inventaire des biens de la compagnie et d’en établir l’évaluation.Connaissez-vous une meilleure méthode?L’inventaire s’est fait de la façon la plus exacte possible et l’évaluation a été faite aux prix d’avant-guerre.M L.-A.Herdt était l’expert qui a préparé cet inventaire.Après s’être assuré du coût de l’unité, il a constaté les quantités.L’étude même superficielle de cet inventaire suffira à convaincre n’importe quel ingénieur de son exactitude.Il est bon de noter cependant que l’on n’y a rien alloué pour la valeur des franchises.Examinons ensemble une page de cet inventaire et voyons comment l’évaluateur est arrivé à fixer le coût d’une unité : ÉVALUATION DE L’ACTIF MATÉRIEL COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTRÉAL de la VOIE ET STRUCTURES Compte No 505 — Ballast.A.Matériaux enlevés lors de la réfection des voies Coût par 1000 pieds de voie : Quantité Valeur Classe P N N Escarbilles, etc.390 $0.64 Escarbilles, etc.$249.50 F F N B H C F O Inclus dans le pavage, remblai de macadam Inclus dans le pavage, remblai de macadam Béton 1038.00 Remblai de béton (Inclus au compte No 504) $5.90 5.90 6.90 5.90 371.50 1210.00 1057.00 Pierre & pierre pulv.Béton Béton Béton Béton Béton 63 205.6 179 252 104 142 6.90 $614 2.22 315.929.00 LE CONTRAT DU TRAMWAY 221 Compte No 507 — RAILS, ASSEMBLAGES & ÉCLISSES : Selles à talon — Poids moyen 8 lbs (11" x 7" x Y4') à $29.00 les 100 lbs.— $0.232 10% Frais généraux — .023 $0.255 soit 26c pièce.Classe B demande 337 selles par 1000 pieds.8 86.70 Classe I demande 1000 selles par 1000 pieds.$260.00 Le total de l’évaluation a été de $36,286,295.00.Vers la même époque, les créanciers de la compagnie, voulant s’assurer de la valeur de leurs garanties, ont chargé la maison Stone & Webster, de Boston de faire l’évaluation des biens de la compagnie.Leur total est de $36,311,000.00.Un expert montréalais, M.W.-F.Tye, a, après examen, entièrement confirmé l’opinion de M.L.-A.Herdt.La compagnie n’a jamais admis que le montant de l’évaluation représentait toute la valeur de ses avoirs matériels.Vous n’avez qu’à consulter le rapport annuel de 1920 aux actionnaires pour voir qu’il y a un écart de $4,594,627.17 entre la somme sur laquelle les citoyens de Montréal paient de l’intérêt et le montant qui, d’après la compagnie, représente la valeur de ses avoirs matériels.Il y a d’ailleurs, dans le contrat, une clause à l’effet qu’au cas d’expropriation, l’évaluation du contrat ne devra pas lier les arbitres relativement à la détermination du prix d’achat qui devra être payé par la cité.Au total de l’évaluation, s’ajoute chaque année la valeur des additions faites aux avoirs matériels des Tramways.La compagnie reçoit un intérêt de 6% sur la valeur de son capital.Elle a droit aussi à un intérêt additionnel de 1% sur la valeur des additions faites pendant la guerre et les deux années qui en suivront la fin.La compagnie reçoit également 6% sur son capital de roulement ainsi qu’une somme fixe pour lui permettre de financer.Pour agrandir et améliorer son réseau, elle doit faire des emprunts.Elle le fait en émettant des débentures : ce qui nécessite certains déboursés pour escompte, commissions, impression et gravure, échange, frais légaux et autres dépenses incidentes.A ces fins, on a accordé à la compagnie une somme fixe de $181.431 47 par année.Ceux qui ont suivi le cours du marché peuvent faire le calcul de ce qu’aurait coûté un emprunt de trois ou quatre millions alors que les débentures du tramway se vendaient à 65. 222 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE La Cité de Montréal vient ensuite pour son loyer de §500,000.et en dernier lieu le fonds de contingences.La compagnie est tenue de verser au fonds de cautionnement une somme de §500,000 en garantie de l’exécution du contrat Le graphique No 13 résume bien tout le contrat.Les citoyens de Montréal bénéficient donc de tous les avantages de la municipalisation avec cette différence que la Cité n’a pas été obligée de payer le coût de l’entreprise des tramways et n’est tenue de faire aucune avance pour son développement.Les résultats obtenus dernièrement aux États-Unis et au Canada dans l’exploitation par l’Etat des chemins de fer sont-ils de nature à encourager les fervents de la municipalisation absolue?La compagnie reçoit annuellement, il est vrai, une somme d’au-delà de deux millions pour l’intérêt de la valeur de son capital.A quel montant se serait élevé l’intérêt annuel des débenturcs émises par la Cité de Montréal en paiement du coût de l’acquisition de la compagnie des tramways aux conditions du règlement No 210?A combien auriez-vous évalué les franchises ?Voyez un peu ce que l’on a accordé ailleurs : Évaluation totale $50,000,000.00 $21,127,149.53 $56,184,165.00 $24,246,546.00 Alloction pour franchises non expirées.CHICAGO $9,001,971.00 (18 mois) CLEVELAND $3,615,843.89 DETROIT $7,783,401.00 TORONTO $10,713,553.00 (8 ans) Pourcentage de l’évaluation totale alloué pour franchises.18% 17% 14% 44% ÉTAT COMPARATIF DES OPÉRATIONS D’EXPLOITATION DE LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE TORONTO ET DE LA COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTRÉAL POUR L’ANNÉE 1919 ARTICLES Compagnie des Tramways de Toronto Compagnie des.Tramways de Montréal $ 7,234,895.38 21,189,341 34.14c $ 8,645,547.86 23,155,516 37.40c Recettes Brutes.Voitures-milles de rapport Recettes par voiture-mille. LE CONTRAT DU TRAMWAY 223 Voyageurs de rapport 182,377,494 183,350,923 Nombre de correspondances 70,446,128 65,711,288 Nombre total de voyageurs transportés.252,823,622 249,062,211 Pourcentage des correspondances au nom- bre total de voyageurs 27.86% 26.38% Voyageurs de rapport par voiture-mille.8.607 7.891 Nombre total de voyageurs (correspon- dances comprises) par voiture-milie.11.391 10.756 Recettes par voyageur de rapport 3.97c 4.72c Recettes par voyageur transporté (pay- ants et correspondances) 2.86c 3.47c Frais d’expoitation, d’entretien et de MRH renouvellement par voiture-mille 26.691c 28.802c Frais d’entretien et de renouvellement, seuls, par voiture-mille 6.141c 7.262c Frais totaux d’exploitation (entretien et renouvellements compris) S 5,655,658.57 S 6,669,340.68 Frais d’entretien et de renouvellements.1,301,237.43 Milles de voie unique en exploitation sur les rues 129,568 milles 243.68 milles Milles de voie unique dans les cours et hangars 9.537 milles 18.57 milles Nombre total de milles de voie unique.139.105 milles 262.25 milles Surface du territoire desservi.17.07 m.car.67.9 m.carrés Recettes par mille de voie en exploitation.S 55,838.59 $ 35,479.11 Nombre de voyageurs de rapport transportés par mille de voie en exploitation.1,407,581 752,425 Nombre total de voyageurs de rapport et de voyageurs munis de correspondances transportés par mille de voie en exploitation.1,951,382 1,022,087 Je vous ai dit plus haut la durée des franchises de la compagnie.La conclusion s’impose, les citoyens de Montréal s’en tirent à meilleur compte sous le contrat.Par ce contrat, l’île de Montréal est divisée en deux territoires : 1.le territoire à tarif uniforme qui comprend la Cité de Montréal telle qu’elle existait alors, les villes de Maisonneuve, Westmount, Outremont, Verdun et une partie de Saint-Laurent et de Cartier-ville; 2.le territoire extérieur qui comprend tous les autres endroits de l’île desservis par les tramways.Un voyageur qui part des limites Est de Montréal et qui se rend à Cartierville parcourt une distance d’environ 20 milles pour le prix d’un voyage.Cette simple constatation vous donne une 224 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Plan montrant la superficie desservie par the Toronto Electric Railway et la Compagnie des Tramways de Montreal Ugcnoc Sipcnncrc desserve eau the Toroxto Electric Railway 17,ot Milles carrés •* 10924,« Acres rxTr.£*•>'• ¦ T.Svi‘£nnctc dlssirvtc par ia Conpagsie des T/nwvy pe MoymE iL 67,» Mille» carrés 43,490,1 Acres No 14 LE CONTRAT DU TRAMWAY 225 idée de la superficie du territoire à tarif uniforme.Vous vous en rendrez compte encore mieux en jetant les yeux sur un graphique (No 14) des territoires respectifs de la compagnie de Toronto et de celle de Montréal.L’état comparatif qui l’accompagne nous donne des informations intéressantes.Dans un territoire beaucoup plus petit et avec une population moins nombreuse, la compagnie de Toronto transporte, annuellement, autant de voyageurs que la compagnie de Montréal.Ce n’est pas — ceux qui ont visité Toronto le savent bien — que le service de Toronto ait rien qui puisse exciter la jalousie des montréalais, mais c’est que l’habitude de prendre le tramway (riding habit) est moins développée à Montréal que dans toutes les autres grandes villes.Jugez-en par les statistiques ci-dessous : VOYAGES PAR HABITANT PAR ANNÉE2 Manhattan.388 Toronto.365 Détroit.360 Chicago.334 Cleveland.325 Brooklyn.265 Pittsburgh.230 Montréal.225 En économie de tramway, l’on prétend que chaque habitant d’une ville doit, en moyenne, prendre le tramway au moins une fois par jour.C’est ce qui arrive à Toronto et ailleurs, mais on en est bien loin à Montréal.Les revenus proviennent des voyageurs.La compagnie reçoit bien certains montants du transport des marchandises, des annonces, etc., mais 98% de son revenu est fourni par les voyageurs.La Commission doit fixer les tarifs.Après avoir établi les dépenses probables par voiture-mille, elle fixe la densité, et, divisant les dépenses par la densité, elle obtient le tarif nécessaire.Actuellement il faut payer 7 centins en argent, ou 4 billets pour 25 centins.Les écoliers peuvent acheter 7 billets pour 25 centins et des livrets sont vendus à raison de 50 billets pour «3.00.Le tarif en vigueur en de hors du territoire â tarif uniforme est si varié qu’il serait oiseux de le reproduire. .___________ 226 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE L’étude du mois d’octobre 1920 nous fera voir ce que rapporte ce tarif.STATISTIQUE DU MOIS D’OCTOBRE 1920 Territoire uniforme Argent ,07c 531,232 II Nuit 75,660 II Chars spéciaux 5,559 II Chars Observatoires 2,774 Billets ,06-Jic 11,959,072 II .06 2,761,884 II .03-4-7 353,421 II (Vieux) 503 15,690,105 Territoire extérieur Argent ,05c 51,276 II .03 24,709 II .02 81,796 II .01 124 Billets .04-1-6 217,483 II .03-4-7 1,269 II .03-1-8 37,427 II .03 63 U .02-6-7 22 II .02 23,410 II .01-2-3 182,322 II .01-3-7 1,255 II 5-6 RÉSUMÉ 7,879 629,035 Voyageurs Recettes Tarif moyen Territoire uniforme.15,690,105 §975,424.21 6.22 centins Territoire extérieur.629,035 18,811.81 2.99 centins 16,319,140 994,236.02 6.09 centins Le tarif actuel est donc de 6.09.Et c’est la troisième augmentation dans ces dernières années.Beaucoup de gens s’imaginent LE CONTRAT DU TRAMWAY 227 que ces augmentations enrichissent la compagnie et que tous ses efforts tendent à faire élever les tarifs de plus en plus, quand, au contraire, son intérêt est tout autre.Vous allez le comprendre.La somme payée à la compagnie est fixe.Aussi longtemps que l’entreprise n’aura pas de surplus, la compagnie recevra annuellement le même montant.Mais, advienne un surplus, immédiatement la compagnie a droit à un bénéfice additionnel puisque le contrat pourvoit au partage de tout excédent de recettes dans la proportion suivante : 50% au fonds d’abaissement des tarifs, 30% à la Cité de Montréal et 20% à la compagnie.Quand le fonds d’abaissement des tarifs aura atteint un million, la commission pourra diminuer les tarifs et la compagnie toucher un bénéfice substantiel.La compagnie se trouve ainsi intéressée à administrer aussi économiquement que possible.C’est pour lui conserver cet intérêt qu’on lui a accordé un bénéfice annuel d’exploitation.Vous connaissez bien les augmentations de tarif à Montréal, mais vous savez peut-être moins ce qui s’est passé ailleurs.SOMMAIRE DES TARIFS EN VIGUEUR A LA FIN DES ANNEES 1917, 1918, 1919 1920, DANS 288 VILLES DES ETATS-UNIS AYANT UNE POPULATION DE 25,000 OU PLUS.TARIFS 1917 1918 1919 1920 10 centins 25 57 9 centins 1 4 8 centins 12 12 23 7 centins 33 64 89 6 centins 25 78 73 61 Zone centrale avec passage addi- tionnel 1 13 4 2 5 centins, correspondance payante.1 8 4 1 Zones uniformes 4 6 14 11 5 centins sans billets 5 27 20 18 5 centins (sans augmentation) 264 123 83 34 Un autre statisticien a préparé un tableau pour les villes de 50,000 de population et au delà, établissant la moyenne des tarifs depuis 1913 à date.Partie de 4.8425 centins en 1913, cette moyenne est de 7.1762 centins en 1921.Je vous ai montré un peu plus 223 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE haut qu'à Montréal, le tarif était actuellement de 6.09 : c’est vous dire qu’à tout prendre les montréalais n’ont pas trop grande raison de se plaindre., Ces statistiques sont pour les villes américaines qui opèrent sous des conditions beaucoup plus favorables que Montréal.D abord, elles n’ont pas de douane à payer.Les fournitures de tramways viennent en majorité des États-Unis et il nous faut payer 35% sur tout ce que nous y achetons, plus les frais de transport de Pittsburgh, Cleveland ou Chicago à Montréal.Ajoutez 1 échange qui nous est adverse depuis assez longtemps.Ensuite la température là-bas est loin d’être aussi rigoureuse que la nôtre.L enlevcmen de la neige nous a coûté l’an dernier §263,790.92.Je ne puis vous dire ce qu’elle coûtera cette année, mais ce sera un joli montant, bien qu’il ne soit pas tombé beaucoup de neige.Le contrat, voyez-vous, force la compagnie à payer la moitié du coût de 1 enlèvement de la neige et de la glace dans toutes les rues où passent les tram-wavs Vous avez vu les sans travail à l’œuvre depuis deux mois, la moitié de leurs salaires sera payée par les voyageurs du tramway.Le pavage est aussi aux frais de la compagnie, alors que dans plusieurs villes américaines, l’entretien des rues est entièrement à la charge de la Cité.Et, malgré tout cela, Montréal, tout en donnant un meilleur service, tout en ayant de meilleures voitures, a un tarif moins élevé que les villes américaines.Notre tramway fait l’admiration de tous les étrangers, et nous avons le droit d en La compagnie paie, actuellement, un dividende annuel de 10% à ses actionnaires.On est généralement sous l’impression que ce dividende est garanti par le contrat.Il n’en est rien.Le contra assure simplement à la compagnie les intérêts dont je vous ai pa plus haut.Mais comment concilier ce dividende de 7o l’intérêt de 6% payé à la compagnie sur la valeur de son capital ( En étudiant les opérations de la compagnie pour l’an dernier, nous allons trouver la solution.VALEUR DU CAPITAL La valeur du capital a été fixée, par le contrat, le 1er janvier 1918, à la somme de.S36'; ’ ' Additions au 30 juin 1919 :.• • • • .-ru’n'W«in Additions du 1er juület 1919 au 30 juin 1920 :.504'052'50 Valeur du capital au 30 juin 1920: $37,502,532.47 LE CONTRAT DU TRAMWAY 229 OtSTRBUTlON Of EXPENSES EXPRESSED IN PERCENTAGES OF CROSS RECDPTS ______________ _______tincr the bedirmind of contract F (bniiry iosibii—¦ .*- Fiscal Years w M-f REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 230 INTÉRÊTS SUR LA VALEUR DU CAPITAL 6% sur $36,286,295.00 au 30 juin 1920 :.$ 2,177,177.70 6% sur capital de roulement.23,832.96 7% sur additions à la valeur du capital : (a) additions au 30 juin 1919 :.$49,989.53 (b) additions du 1er juillet 1919 au 30 juin 1920:.19,837.93 69,827.46 Total des intérêts reçus par la compagnie.$ 2,270,838.12 Ajoutons le bénéfice d’exploitation.46,606.68 8 2,317,444.80 Ce montant de $2,317,444.80 doit servir à payer d’abord les obligations de la compagnie, et, la balance, s’il y en a, peut être employée à payer les dividendes.Vous vous rappelez que, la première année du contrat, les recettes ayant été insuffisantes, la compagnie a différé le paiement de six dividendes trimestriels.Le capital-actions payé de la compagnie est de $3,880,240.00.OBLIGATIONS ET HYPOTHÈQUES Débentures à 5%.$17,000,000.00 Obligations (gold bonds) 5%.16,335,000.00 Anciennes obligations 4J^%.3,273,153.44 Hypothèques.843.00 $36,608,996.44 Cette somme se rapproche beaucoup du total de la valeur du capital de $37,502,532.47.Je suis sûr que vous avez remarqué que, si la compagnie reçoit 6% sur la valeur du capital, elle ne paie que 41^ ou 5% sur ses obligations — et vous vous êtes rendus compte immédiatement du profit qui lui en résulte.Faisons maintenant l’état de la compagnie : REVENU Allocations provenant du contrat.$ 2,317,444.80 Autre revenu.58,134.78 $ 2,375,579.58 LE CONTRAT DU TRAMWAY 231 DÉPENSES Intérêt sur obligations.SI,044,169.20 Intérêt sur débentures.850,000.00 Autres dépenses.28,902.25 1,923,071.45 Balance.S 452,508.13 Ceci a permis à la compagnie de payer un dividende de 10% eur un capital-actions de S3,880,240.00.La compagnie deviendrait-elle forcée, dans l’avenir, d’emprunter à 7% ou 8%, que le résultat pourrait être bien différent.La première année du contrat (10 février 1918 au 30 juin 1919) s’est terminée par un déficit assez élevé.Le graphique No 15 des opérations de la compagnie depuis le commencement du contrat à date va vous faire voir comment l’équilibre se rétablit peu à peu et comment nous pouvons entretenir l’espoir d’avoir vu la dernière augmentation des tarifs.En février 1918, la compagnie opérait à un déficit d’au delà de 14% tandis qu’à la fin de janvier 1921 le déficit est de moins de 6% du total des recettes brutes.La courbe vous fait bien saisir les augmentations survenues à la fin de chaque année fiscale.Le développement d’une grande ville est intimement lié à celui de ses tramways.La comparaison de Toronto et de Montréal vous a donné une foule de renseignements sur notre tramway.Le rapprochement des années 1910-11 et 1919-20 va vous montrer la marche rapide de notre ville dans les dix dernières années.Années 1er juillet au 30 juin 1910-1911 1919-1920 Pourcentages Augmen- Dimi-tation nution $10,782,470.09 125% 191,941,835 62% 22,888,670 43% S 8,087,076.00 202% $ 2,695,394.09 29% 5.62 39% 47.11 60% Recettes brutes.$4,775,300.64 Voyageurs de rapport.118,268,080 Voitures-milles.16,000,000 Dépenses totales d’exploitation.$2,679,805.82 Recettes nettes disponibles pour le paiement des charges fixes et dividendes.$2,095,494.82 Recettes brutes par voyageur de rapport en cen- tins.4.03 Recettes brutes par voiture-mille en centins.29.8 232 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Pourcentage des recettes brutes affecté aux frais totaux d’exploitation.Frais d’exploitation et d’entretien par voiture-miiie 56.2% 75% 18.8% en centins Recettes nettes par voiture-mille pour le paiement des charges fixes et divi- 16.7 35.33 112% dendesen centins Frais d’exploitation et d’entretien par voyageurs de 13.0 11.78 9.5% rapport en centins Recettes nettes par voyageur de rapport pour le paiement des charges fixes et dividendes en cen- 2.27 4.21 85% tins 1.76 1.40 20% Nous transportons donc 200,000 voyageurs par jour de plus qu’il y a dix ans, cependant le pourcentage des recettes nettes par voyageur est de 20% moins élevé.Maintenant que la guerre est terminée, Montréal va prendre un nouvel essor.Ses citoyens, dans leur patriotisme éclairé, consacreront leurs efforts à lui conserver son titre de métropole du Canada, de grande cité française et de grande ville d’Amérique.A l’avenir comme par le passé, ils pourront compter sur la collaboration active de ceux qui dirigent le tramway.Alphonse Karr, qui était un optimiste, a écrit le quatrain suivant : Sous leurs meilleurs aspects, regardons toutes choses Fous vous plaignez de voir les rosiers épineux, Mais je me réjouis et rends grâces aux dieux Que les épines aient des roses.C’est là le bon esprit et c’est parce que, dans la province de Québec, cet esprit a prévalu que nous avons échappé aux troubles sérieux qui se sont manifestés ailleurs.Il est rare de trouver l’ab-solument mauvais et, avec un tout petit peu de bonne volonté, on finit par découvrir des roses un peu partout, jusque parmi les épines du tramway. MAGANER — Quel joli mot sauvage vous venez de prononcer, là, madame ! Permettez que j'en prenne note.— Mais quel mot sauvage a-je dit?fit la « dame du logis », rougissant un peu de confusion, mais piquée surtout dans sa fierté de femme canadienne-française bien née.— Mais le mot maganer.C’est maganer, n’est-ce pas, que vous avez dt?— En effet; mais, j’ignorais que ce fut un mot sauvage.— Du plus pur, chère Madame, et du plus beau.Le « maître de céans » intervint, piqué à son tour.— Mais êtes-vous bien certain, Monsieur, que maganer soit un mot sauvage ?— Du dernier certain, mon cher hôte.Maganer est le pendant de boucaner, de tabaganer et d’une foule d’autres jolies expressions du terroir américain, dont j’ai enrichi mon calepn.Vous êtes épatants, vous autres Canadiens.A vous ouïr parler votre belle langue, on se croit transporté au milieu du Grand-siècle.Le compliment ne parvint pas à faire passer le mot, encore moins le ton légèrement protecteur de celui qui en avait fait la trouvaille exotique.Certains Français de France, parfaitement aimables d’ailleurs, ne cessent de trouver du sauvage dans tout ce que nous faisons et disons.Le lendeman, on eut recours au dictionnaire.Le mot n’est pas dans l’Académie.On ne le trouve pas non plus dans Littré, ni dans Larousse, ni dans Hatzfield, Darmesteter et Thomas, ni dans Bescherele, ni, en remontant plus haut, dans Trévoux, ni dans Ménage.Pour ne se trouver point dans les dictionnaires, maganer n’en est pas moins un mot français très excellent.Les dictionnaires ne constituent pas la langue; ils en enregistrent tout simplement les vocables.C’est le peuple qui fait la langue.Comme tout être organique, les langues naissent dans l’obscurité, après avor été conçues dans la corruption.Les mots, à leur naissance, sont des paquets de choses débiles et souvent difformes.Il leur faut, pour vivre et se développer, les soins maternels et le lait fortifiant de la femme du peuple.Ceux qui ne s’en nourrissent pas, comme le 234 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Volapuk et YEsperanto, sont des créations artificielles et laides, auxquelles il manque une âme.La preuve certaine que maganer est un mot français, c’est que les Canadiens, représentant plus particulièrement la Normandie et la Picardie, et les Acadiens, dont la langue reflète celle du Berry et du Poitou, l’emploient.Ni les Canadiens, ni les Acadiens n’ont créé le mot.Il existait quand ils sont venus en Amérique, il était couramment parlé en langue d’oïl, au milieu du « grand siècle », par les maîtres de la langue, le peuple de France.Le malheur pour maganer et pour un grand nombre d’autres mots d’origine saxonne, Scandinave, et germanique, c’est que les scribes n’ont pas trouvé dans l’alphabet français, le plus incolore de tous les alphabets, de signes capables de les noter et de les rendre tels qu’ils étaient prononcés dans leur pays d’origine première.Beaucoup de phonèmes étrangers sont intraduisibles en sons français.Cotsgrave, XVIème siècle, s’y prend à cinq ou six reprises pour le transcrire, et n’y parvient pas.Voyez le mal qu’il se donne : Mehaigner : To maim, or make lame with blows; to weaken, bruize or founder by extreme care, stripes or toil.«Meiiaigné.much weakened by extreme hurts received, etc.« Mehaing » : A maïme, etc.« Mesijain » idem.« Magagnat », maimed, etc., as mehaigne » et, enfin, « Magaigne, as mehaing » : Languid or as the Italian magagna (whence it comes), defect, imperfection, want, fault, etc.Voilà notre mot maganer tout craché, mais « sans la plus petite rosée» de sauvage indigène d’Amérique: c’est un mot saxon venu du nord, dont les Anglais ont fait to maim, blesser.Lorsque le scribe moyen-ageux ne savait comment rendre un son étranger à la langue, surtout un son guttural, il le transcrivait par un h, ou un g.Au moins cela est-il arrivé souvent.De son côté, le peuple qui n’écrit pas et ne sait pas lire, l’adoucissait et lui donnait un timbre analogique et familier.C’est ainsi qu’avec quelque chose d’inarticulable et d’intraduisable en écriture française, il a fait maganer, rimant avec ricaner, maçonner, etc.D’autres que Cotsgrave ont attelé l’orthographe à ce mot, sans plus de succès.Monstrelet, par exemple, qui nous dit : « Qu’ils tuèrent et mehaignèrent la plupart des dits archers ». MAGANER 235 Avant Monstrelet et Cotsgrave, Alan Chartier avait écrit : « L’ung adoucist, l'autre mehaigne; » et bien avant Alan Chartier, l’auteur du Roman de la Rose avait fait entrer le mot récalcitrant dans son grand poème : « Faibles et vieux et mehaignez Par qui pains ne sont plus gaignéz ».Maganer signifie maltraiter.L’idée de sévices, de coups, de souffrances, entre dans le mot : Il ne faut pas maganer cet enfant.Ce cheval a été magané : je me sens magané ce matin.Qui veut la guérison du mire (par le médecin), Il lui convient son mêhaim dire, Est un dicton connu de tout le moyen âge.En Acadie, le mot ne s’applique qu’aux êtres animés.Il se dit aussi des choses, dans le pays de Québec, à ce que l’on m’assure.Parcourez toute l’Amérique, depuis Halifax jusqu’à Vancouver, depuis Montréal jusqu’à la Nouvelle-Orléans, vous entendrez dans la bouche de ceux qui ont conservé la vieille parlure de France le mot maganer, avec l’invariable signification de dur traitement.Si le mot n’est pas au dictionnaire de 1 Académie, il devrait y être; qu’on l’y mette au^plus tôt.Pascal Poirier. REVUE DES LIVRES ANTHOLOGIE DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE, (1820-1920).Tome I, par Paul Gautier — Delagrave, Paris.Nous avions déjà l’Éloquence académique, publié chez Desclées, et qui, hormis les discours sous la coupole de Moritalembert, Dupan-loup, Lacordaire et Perraud, ne contenait que ceux des académiciens du XVIIème et du XVIIIème siècle.Voici, sous un format beaucoup plus portatif, — celui de la collection Pallas, — un choix des plus belles pages des discours de réception à l’Académie, de 1820 à 1920.Le premier volume va de Chateaubriand à Henri Martin, c’est-à-dire jusqu’à 1879.On y trouvera évidemment de magnifiques extraits d’histoire politique et littéraire, de science ou de critique.Est-ce à dire que tout soit d’un goût parfait?Nous n’oserions le prétendre.Il est tel passage de Renan, par exemple, sur « le triomphe de la science, triomphe de Pidéalisme », qui nous paraît vieilli, démodé, nous osons presque dire assez ridicule.M.Paul Gautier a-t-il choisi cette page pour nous rappeler les tendances antireligieuses de l’auteur?Cette élégante édition est précédée d’une alerte introduction sur l'Académie française, son histoire et son influence.P.L.M.LA FRANCE ET LA GUERRE, par Henri Bornecque et Germain Drouilly — Payot, Paris.Ce livre porte en sous-titre : « Formation de l’opinion publique pendant la guerre ».Chaque chapitre est suivi d’une abondante bibliographie des ouvrages qui, dans leur temps, ont influé sur l’opinion française.Au début de la guerre le peuple français ignorait toutes les affaires de l’Europe : il fallut l’instruire.Les publicistes eurent dès lors quatre objectifs : « Se bien connaître — Connaître l’ennemi —Connaître nos appuis — Préparer la paix ».C’est ce qui fait le sujet des quatre livres de cet ouvrage.Les chapitres sur l’Angleterre et les États-Unis ont attiré notre attention.Ils sont malheureusement trop courts et disent bien peu de choses de tout ce qui REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 237 s’est passé chez nous et chez nos voisins, de 1914 à 1918.Au surplus, ce livre ne pouvait être qu’un résumé; nous aurions tort de lui demander d’être complet.P.L.M.FOCH (Essai de psychologie militaire), par J.R., ancien élève de l’École Supérieure de Guerre — Payot, Paris.Aucune figure ne saurait actuellement nous intéresser davantage que celle du maréchal Foch.Il n’est peut-être pas encore entré dans la légende, comme Joffre, mais il vaut mieux selon nous, qu’il se soit fait une place solide dans l’histoire.Lui-même sans doute le préfère.L’auteur anonyme de ce livre n’a pas l’intention d écrire la vie de son héros : il ne se sert des faits que pour étayer son essai de psychologie.Il commence par comparer les méthodes de commandement depuis la Révolution, celle de Napoléon, toute personnelle, et celle de Moltke, collective.Foch se rattache à la méthode napoléonienne.Il commande, entouré d’un bureau militaire très réduit, composé du général Weygand, des colonels George et Desticker et de quelques officiers.Or, lorsqu’il prit la direction des armées, Allemands et Alliés étaient de part et d’autre conduits par des États-Majors, formés à l’école de Moltke, et la situation pouvait ainsi se prolonger.Foch change la méthode et gagne sa bataille : 7,000,000 d’hommes, pendant 8 mois, sur un front de 400 kilomètres.Un tel chef mérite qu’on le regarde de près.Son caractère est tout d’équilibre et de sang-froid.« Il est d’autant plus calme que les affaires vont plus mal ».Avec cela, jamais de retour énervant sur le passé.« A aucun moment il ne désespère de remonter le courant qui le roule ».Sa ténacité est extrême.S’il exige l’obéissance, il faut convenir qu’il avait su noblement la pratiquer dans des circonstances délicates.Son action sur les troupes n’est pas du même ordre que celle exercée par Joffre et Pétain, l’une et l’autre paternelle.Foch paraît insensible.Mais il n’eut pas besoin de cette sorte d’influence.Ce qui lui fallait et ce qu’il eut au suprême degré, c’est le prestige sur son entourage.Qu’il s’agisse des commandements 238 REVUE DES LIVRES français ou des généraux alliés, anglais, belges, italiens et américains, Foch savait obtenir d’eux ce qu’il voulait, en les convainquant.La technique de son art peut se résumer en quelques points.Foch voit simple et il attaque toujours.Il intervient continuellement dans l’action; il tient sans cesse des réserves à sa disposition; il exige le secret absolu, une grande rapidité et la continuité des engagements.Il s’est comparé à un chef d'orchestre et rien n’est plus juste.Cette étude du Maréchal ne serait pas complète si l’on n’essayait de marquer sa place parmi les grands généraux du siècle dernier et de la dernière guerre.L’auteur signale ses ressemblances et ses dissemblances avec Joffre, Pétain, Ludendorff et ensuite avec Moltke et Napoléon.De ces diverses comparaisons, la figure de Foch se dégage très imposante et de tous points admirable.Le livre se termine sur un souhait : si la Ligue des Nations doit vivre, que le Maréchal Foch en devienne la tête.P.L.M.LA RELIGION SPIRITE, par le R.P.Ph.Mainage — Éditions de la Revue des Jeunes, 3 rue de Luynes, Paris.Ce livre, d’une écriture alerte et claire, est singulièrement intelligent.A ceux qui, sur le spiritisme, n’avaient que des notions vagues; à ceux qui se demandaient quelle part pouvaient bien avoir les forces naturelles dans ces prodiges dont on parle tant; à ceux enfin qui voulaient savoir ce qu’en pense l’Église, il faut recommander ce court volume en cinq chapitres, d’une lecture si attrayante.Us passeront de bonnes heures en compagnie d’un homme sincère qui recherche vraiment la vérité et qui sait ménager l’adversaire.Le premier chapitre raconte l’origine, la propagation et le succès de la doctrine spirite, analyse cette doctrine, et à la question : « Peut-on professer le spiritisme et rester catholique?» — répond nettement : Non ! Mais l’auteur ne veut pas si tôt interrompre le procès.« Quels sont les témoins de cette nouvelle révélation ?» se demande-t-il.— Les morts.» Et les spirites prétendent qu’ils les voient parler, agir, marcher, laisser des traces tangibles; et pour expliquer cette intervention des esprits dans les affaires du monde, ils parlent de corps astral et de réincarnation. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 239 Le critique examine alors le témoignage de ces esprits.Il prouve que souvent il y a eu de la part des médiums et des assistants, illusion, superstition, prestidigitation, tromperie pure et simple.Mais il ne conclut pas que tous les phénomènes spirites soient naturels; au contraire, il croit aux tables tournantes, à l’écriture médianimique, aux apparitions, aux matérialisations.Or ces prodiges, d’après les spirites, se produisent par l’intermédiaire du corps astral.Qu’est-ce donc ?Le P.Mainage démontre que le corps astral ne saurait servir d’intermédiaire, au cas où il existerait.Mais son existence même n’est prouvée ni par la philosophie, ni par la science.Et ici, rien n’est original comme l’intervention inattendue de saint Thomas, dans le débat.De son temps déjà on s’était demandé si « l’âme est unie au corps animal par l’intermédiaire d’un autre corps?» — Quant à la science, elle n’exige pas, pour expliquer les effluves odiques ou Vextériorisation de la sensibilité, l’existence de ce corps astral.La science, qui se heurte partout au mystère, peut cependant rendre compte de maints phénomènes de télépathie, simple, complexe ou motrice; tl’hypnotisme ou de sommeil magnétique et enfin de matérialisation.Le Vème chapitre, consacré à cette étude, se termine par un témoignage écrasant de Daniel Douglas Home, célèbre spirite, qui avoue lui-même n’avoir jamais eu affaire aux esprits.Reste le problème des messages.Conan Doyle affirme que ces messages n’ont aucun rapport avec nos systèmes philosophiques; que leur contenu est identique en tous lieux et en tous temps; que ce qu’ils disent du monde étant vrai, nous pouvons inférer la vérité de ce qu’ils disent de l’au-delà.Or ces trois points ne résistent pas à l’analyse.L’Église a donc eu raison de défendre à ses enfants la pratique du spiritisme.Pour finir, le P.Mainage fait justice de la spécieuse objection des forces inconnues, « Au fond, toutes les forces que manie la science sont des forces inconnues.Mais si elles sont inconnues dans leur essence, elles ne le sont pas dans leurs résultats ».La répétition des mêmes effets finit par former un cycle qui se referme.Le spiritisme en est là : nous le connaissons.Il est classé.P.L.M. 240 REVUE DES LIVRES QUEBEC ESTIVAL — plaquette publiée par les chemirs de fer du Canadien national tt du Grand-Tronc.Ces quelque cinquante pages contiennent plusieurs douzaines de belles photographies et des renseignements sur les hôtels et maisons de pension de nos villes et de nos plages, avec une carte de la province.Le texte a été soigné, mais à coup sûr, c’tst une traduction, trop fidèle.Il faut savoir gré à nos compagnies de transport d’avoir fait leur devoir; il faut aussi les encourager à éditer des plaquettes écrites en un français de 'première main.Elks éviteraient ainsi des phrases comme celle-ci : « Partout où vous marcherez vous trouverez des pages d’histoire écrites en sang »; et elles parleraient avec moins d’insistance de nos résidences palatines et de notre passé romantique.P.L.M. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Copenhagen.—.- •m.mm m ^ ~ SNUFF -.Le tabac à Priser sous sa forme la plus pure X REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE LES FORCES HYDRAULIQUES DE LA < ' PROVINCE DE QUÉBEC Pour aménager une chute d’eau dans la Province de Québec, on doit obtenir le permis nécessaire du Gouvernement Provincial en s’adressant à l’Honorable Ministre des Terres et Forêts.Une force hydraulique de moins de deux cents chevaux peut, dans certaines circonstances, être achetée sans réserve.Mais en général, toutes les forces hydrauliques de plus de deux cents H.P.ne sont octroyées que sous forme de bail emphytéotique, dont les conditions sont approximativement les suivantes : lo.—Durée du bail, de vingt-cinq à quatre-vingt-dix-neuf ans, selon l’importance de la chute et le montant du capital requis pour la mise en oeuvre.2o.—Le locataire doit payer un loyer annuel pour remplacement concédé, et ce loyer reste le même durant tout le terme du bail.3o.—Le locataire doit encore payer, en supplément, une redevance annuelle variant selon la situation géographique de l’emplacement, de dix à trente-cinq sous par H.P.utilisé.Cette redevance est payable seulement à partir du moment que la force est produite.4o.—La redevance de l’article 3 est sujette à révision tous les vingt et un ans, à compter de la signature du contrat.5o.—Le Département accorde un délai de deux ans pour commencer les travaux, et deux autres années pour la production de la force, c’est-à-dire, de l’aménagement complet.60.—Le locataire est ^ous l’obligation de faire un dépôt soit en argent, soit en autres effets, en garantie de l’exécution du contrat.Si les conditions n’étaient pas remplies, ce dépôt pourrait être confisqué; mais dans le cas contraire, il peut être remboursé après un certain temps.7o.—Enfin, le locataire doit soumettre au Département, les plans de ses ouvrages, usines, etc., avant leur installation; et par la suite, quand l’usine fonctionne, il doit tenir le Département informé de la quantité de force qu’il produit. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE XI L'Hon.N.CARNEAU, Président.J.-E.DUBUC, Directeur-Gérant et Secrétaire.LA COMPAGNIE DE PULPE DE CHICOUTIMI CHICOUTIMI, Canada.' Adresse télégraphique : "SAGUENAY-CHICOUTIM1" Codes A B.G, A.!.et A.B.C.fième édition.BUREAU À QUÉBEC : BATISSE BANQUE D’HOCHELAGA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE xii Ecole de Pharmacie HEADQUARTERS FOR Université de Montréal Chemical Apparatus AND L’Ecole de Pharmacie donne l’enseignement de toutes les sciences pharmaceuti- Pure Chemicals ques et qualifie en tout point l’étudiant * pour 4a licence ainsi que.pour les grades We carry the Largest de bachelier et de docteur en pharmacie.Stock of Scientific Son programme comprend la matière Supplies in Canada.médicale, la toxicologie, la botanique, la pharmacie théorique et pratique, la physique, la chimie minérale, organique et bio- logique, théorique et pratique ; travaux de laboratoire : analyses, essais, titrages, iden- Catalogue in preparation.tifications, etc.A.J.LAURENCE, Directeur.LYMANS, Limited Temporairement l’Ecole donne scs cours dans l’immeuble de l’Ecole polytechnique, 228 rue St-Denis.344 ST.PAUL ST.WEST MONTREAL, Canada.CARON FRÈRES Tél.Beil : EST 2390 Manufacturiers J.0.LABRECQUE de BIJOUTERIES &CIE Notre assortiment de médailles religieuses, Médailles scapulaires, Médailles de Congrégations, cruci- AGENTS POUR LE fix en or, en argent, bronze, aluminium ou métal blanc : est des plus complets et des plus variés, tandis que nos prix sont des plus raison- Charbon Diamant Noir nables.Si vous n’avez pas encore reçu notre catalogue, nous vous l’enverrons avec plai- sir sur demande.233-239, RUE BLEURY 141, RUE WOLFE .MONTREAL, Canada.MONTRÉAL .REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Xll! Université de Montréal L’hôpital de l’Ecole Vétérinaire est ouvert tous les jours de 8 h.du matin à 4 h.de l’après-midi.CLINIQUE GRATUITE Tous les mardis et vendredis, de 8 h.à 12 h.du matin, (entrée $0.25).Sous la direction du professeur F.T.DAUBIGNY, M.V.Entrée générale 75, RUELLE PROVIDENCE FACULTÉ DE CHIRURGIE DENTAIRE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Canada) Membre de l’Association nationale des Facultés dentaires américaines Cette Faculté est la seule en Amérique dônnant l'enseignement dentaire en langue française.On y reçoit en 4ème année des diplômés étrangers, désireux d’obtenir le doctorat en chirurgie dentaire (D.D.S.).L’Université vient de consacrer une somme de trois cent mille dollars pour une nouvelle installation de l’enseignement dentaire en rapport avec le progrès de la dentisterie moderne.Pour prospectus et informations, écrire au Doyen, rp,,, , /Hôpital Est 4005.Telephones ^ Jm Le Dr EUDORE DUBEAU 380, rue ST-HUBERT, Montréal, Can.Mathématiques, Sciences, Lettres et Langues, en français et en anglais.Préparation aux examens : brevets.C.E.RACINE = & CIE = COURTIERS EN DOUANES TRANSITAIRES Facilitent les expéditions à l'étranger Assurance Maritime Correspondants dans les principaux ports d’Europe et des continents américains “Board of Trade Building” MONTREAL ART DENTAIRE, DROIT, MEDECINE, PHARMACIE, SERVICE CIVIL, etc.RENÉ SAVOIE, I.G.etl.E.Bachelier ès-arts et ès-sciences appliquées Professeur au collège Ste-Marie et au collège Loyola Enseignement individuel à paiement facile le jour et le soir.Cours pour dames 'et messieurs.Renseignements fournis sur demande.238, RUE ST-DENIS, Téléphone EST 6162 En face de l’église St-Jacques.Olivier Thibault.LL.L.Edm.Laroche, B.S.Institut Laroche, Enrg.LETTRES ET SCIENCES Cours strictement privés le jour et le soir.Préparation aux cours classiques et aux brevets.Adresse télégraphique : “Enicar”.195 rue Ste-Catherine Est Tél.: Bureau, Est 7490.Rés.Est 359. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL GENIE-CIVIL, ARCHITECTURE - et -:- INGENIEUR-CHIMISTE DURÉE DES COURS : - - QUATRE ANNÉES Ingénieur spécialiste: MINES ET ÉLECTRICITÉ UNE ANNÉE COMPLÉMENTAIRE ECOLE DE PREPARATION Prépare aux examens d’admission à l’Ecole Polytechnique.Durée des cours : une année pour les candidats admis en 1ère section et deux années pour les candidats admis en 2ème section.Les examens d’admission ont lieu en juin et en septembre.Les finissants des cours classiques sont admis en 1ère section sans examen.Cours d’été du 1er juillet au 1er septembre En vue des examens d’admission de septembre Pour renseignements, s’adresser au Directeur, 228, rue Saint-Denis MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE XV Tel.Bell Est 3644 T.LESSARD & FILS, LIMITÉE INGENIEURS MECANICIENS PLOMBERIE SANITAIRE Installationu d’appareils pour le Gau, la Vapeur et l’Eau Chaude.191, rue Craig Est, Montréal.Alfred St-Cyr.Geo.Gonthier.Albert P.Frison.ST-CYR, GONTHIER & FRIGON BANQUIERS ET ADMINISTRATEURS 103, RUE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER Montréal, Canada.Téléphones : Adresse télégraphique : Main : 519 et 2701.“Cygofri”.POLYBIBLION REVUE BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSELLE 5, rue de Saint-Simon, 5,.- - PARIS, VII / .Le “Polybiblion”, qui est entré dans sa 53e année, parait chaque mois, en deux parties distinctes.I.— Une “Partie littéraire” (2 vol.par an), comprend : lo des “Articles d’ensemble” sur les différentes branches de la science et de la littérature ; 2o des “Comptes rendus” des principaux ouvrages publiés en France et à l’Etranger ; 3o une “Chronique”, résumant tous les faits se rattachant à la spécialité du Recueil.— Depuis la fin de 1914, le “Polybiblion” donne des comptes rendus en nombre considérable relatifs à la guerre européenne.II.— Une “Partie technique” (1 vol.par an), contient : lo une “Bibliographie méthodique” des ouvrages publiés en France et à l’Etranger, “avec indication des prix” ; 2o les “Sommaires” de nombreuses Revues françaises et étrangères ; les “Sommaires” des grands journaux de Paris (articles littéraires, historiques, scientifiques et artistiques, et articles se rapportant de près ou de loin à la guerre européenne).PRIX DE L’ABONNEMENT POUR 1920 Partie littéraire, France, 25 fr.Etranger, Partie technique, — 20 — — Les 2 parties réunies, — 30 — — \ xvi REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Fondit en 1874 U BANQUE D’HOCHELAGA L’accroissement de la valeur personnelle et de la capacité exécutive de tout individu est une nécessité vitale de notre époque.Quel que soit le régime social sous lequel il vive, l’homme ne peut accroître sa valeur personnelle qu’en autant qu’il est exempt des anxiétés financières par l’exercice d’une JUSTE ET SAINE ECONOMIE.Un COMPTE D’EPARGNE à la Banque est la base sur laquelle s’édifie l’avenir.Capital autorisé.Capital Payé et Fends de Réserve Total de l’Atcif.$10,000,000 8,000,000 75,700,000 NOUS SOMMES A VOTRE SERVICE Œü3jns' / MANUFACTURIERS DE .Harnais, Selles, Malles, Sacs de Voyage, Sacoches, Portes -Mon: Articles en Etc., Etc.BLOC BALMORAL But Notre Dame Ouest.Montreal.caa REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE PROVINCE DE QUEBEC (CANADA} ' Ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries CHASSE ET PECHE CA province de Québec est l’Eldorado de tous les amateurs de la pêche et de la chasse.Elle possède en effet les plus grandes richesses ichtyologiques et cynégétiques du monde entier, l’on pourrait dire.Il faut jeter im coup d’oeil sur les chiffres qui suivent pour se faire une idée de f immensité de son territoire encore en disponibilité.Ainsi, sa superficie totale est de 445,000,000 d’acres approximativement.Or, si l’on déduit 25,000,000 d’acres concédés soit pour la culture ou autrement, il reste une balance de 420,000,000 d’acres, dont 25 p.c.ou 105,000,000 d’étendue sont recouverts par les eaux des lacs, fleuves et rivières, et 315,000,000 sont boisés.Des steamers conduisent aux plus belles rivières à sau-nom du Saguenay et de la Baie des Chaleurs, en même temps que des trains de chemins de fer mènent chaque jour aux lacs et aux rivières des régions du Lac Saint-Jean, du Saint-Maurice, du Nord de Montréal, d’Ottawa et des Cantons de l’Est.Le Département de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, qui régit tout ce qui relève de la chasse et de la pêche dans la province de Québec, émet des baux et des permis de chasse et de pêche à des taux avantageux pour les étrangers.On est prié de communiquer avec le Ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries si l’on désire des renseignements plus précis.BUREAU DES MINES GISEMENTS MINERAUX.— La Province de Québec possède des gisements d’AMIANTE, de CUIVRE, de FER CHROME, de MINERAIS DE FER, de GRA-.PHITE, de MICA, de PHOSPHATE, de MOLYBDENITE, d’OR, etc.LOI DES MINES.— La loi des Mines de la Province offre une sécurité absolue au découvreur de dépôts minéraux qui s’y conforme.Les dispositions de cette loi sont faciles à comprendre et A suivre, lin “certificat de mineur”, que l’on peut se procurer au Bureau des Mines au coût de $10.00, permet au porteur de piqueter et de se réserver 200 acres de terrains miniers, n’importe où dans la province, sur les terres dont les droits de mines sont disponibles.LABORATOIRE PROVINCIAL.— Le laboratoire d’analyses de la Province est à l’Ecole Polytechnique, 228, rue ST-DENIS, MONTREAL On peut y faire faire des analyses de minerais à des taux très réduits.Pour tous renseignements concernant les Richesses minières de la Province, s’adresser à L’HONORABLE HONORE MERCIER, Ministre de la Colonisation, des Mines et de* Pêcheries, QUEBEC.XVÜ xvin REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE M.AURELIEN BOYER, Prêiident.M.H.FRIGON, Gérant-Général.CASCADES SILICA PRODUCTS CO., Reg.GRES et SABLES SILICEUX 103, rue Saint-François-Xavier - 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Wmm ' Hi! mÊiïm mm Miïèiàsâ mm* !é& MM ¦ -¦ \ ¦ ' ; \ÊÊÈÊ$ê W&-M& ÊÊèæ&ïÆi %&& WêêKêëê Mtm&gSMü ÜtSl ii : ' r; i.SIg®: B SS tout ce que vous pcuvez désir, H et
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