La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1930, Mars
ème année No 61 MONTRÉAL Mars 1930 P Revue Trimestrielle Canadienne Art de l’ingénieur - Economie politique et sociale - Mathématiques Législation—Histoire—Statistique—Architecture—Sciences Hygiène—Industrie—Forêts—Finances—Transports.SOMMAIRE Pages 1— I.Humanisme médiéval et Renaissance.Étienne GILSON 18— II.Le personnel technique et les progrès de notre voirie provinciale.Alexandre FRASER 37— III.La Coopérative de consommation.C.-Paul SAURIOL 50— IV.La pensée franco-britannique.Henri prat 63— V.La Prophylaxie de la Diphtérie.Gaston Laplerre 86— VI.L’Institut Scientifique Franco-Canadien.104— VII.Vie de l’Association et de l’École.113—VIII.Revue des livres.ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES ÉCOLE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL COMITE DE DIRECTION : Président : Mgr J.-Vincent Piettb, Recteur de l'Université de Montréal.Membres : MM.Aurélien Boyer, Principal de l’Ecole Polytechnique.Augustin Fhigon, Directeur de l’Ecole Polytechnique.Arthur Amos, Chef du service hydraulique de la Provinoe de Québec.Victor Doré, Professeur à l’Ecole des Hautes Etude» Commerciales.Alfred Fyen, Professeur à l’Ecole Polytechnique.Léon-Mercier Gouin, Avocat.Théo.-J.Lafrenière, Professeur à l’École Polytechnique.Olivier Lefebvre, Ingénieur en chef, Commission de» Eaux courantes.Olivier Matjrault, p.s.s.Curé de Notre-Dame.Édouard Montpetit,Professeur à l’Université de Montréal Antonio Perrault, Professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, Ingénieur Conseil.L.Brunotto, Bibliothécaire de l’Ecole Polytechnique.Armand Circé, Professeur à l’École Polytechnique, Secrétaire de l’Association des Anciens Élèves, COMITÉ D’ADMINISTRATION ET DE RÉDACTION : Président : Arthur Surveyer.Membres : MM.Edouard Montpetit, Arthur Amos, Augustin Frigo», Olivier Maurault, Théo.-J.Lafrenière, Antonio Perrault, Olivier Lefebvre, Léon-Mercier Gouin.Rédacteur en chef: Édouard Montpetit.Secrétaire de la rédaction : Léon-Mercier Gouin.Secrétaire Général: Augustin Frigon Trésorier: Aurélien Boyer PRIX DE L’ABONNEMENT ANNUEL Le Canada et les États-Unis $3.00 — Le numéro .75 cents Tous les autres pays $4.00 — Le numéro $1.00 La Revue Trimestrielle Canadienne paraît quatre fois l’an: en mars, juin, septembre et décembre.La Revue est accessible à la collaboration de tous les publicistes, spécialistes et hommes de profession; 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les nourrissons et les >euncs gens peuvent également l’acquérir.Mlle est exceptionnelle chez les nouveau-nes et au coins de la première année de la vie; elle e.-t rare chez 1 adulte.La réceptivité, c’est-à-dire la prédispotion a contracter la diphtérie, est actuellement déterminée au moyen de la réaction /h Schicl:.La réaction de Schick consiste à injecter dans le derme de la face antérieure de 1 avant-bras 0.2cc.de toxine diphtérique ties diluée, f o volume doit renfermer 1/ôOe de la dose minima mortelle pour un cobaye de grammes.On fait, une injection semblable de toxine chauffée a 1 autre avant-bras comme témoin.La réaction est dite positive, quand apparaît au bout «le 24 à 48 heures une rougeur locale qui peut persister 8 à 10 jours.Kilo marque 1 aptitude du sujet à contracter la diphtérie.La reaction negative indique en général l’immunité.Cette apti-titude a présenter une réaction de Schick positive est faible dans les premiers mois de la vie, elle atteint son maximum vers six ans (.)() pour 100 des cas), pour tomber à 28 pour 100 des cas à 15 ans, et à 1.5 pour 100 des cas chez l’adulte.Ces résultats se sont montrés analogues tant en Amérique qu’en Europe.La plupart des auteurs expliquent la réaction négative des premiers mois de la vie par une immunité héréditaire, (c’est-à-dire par le passage des anticorps de la mère au nourrisson).Après la première année, ou vers la fin de celle-ci, la réaction commence LA PROPHYLAXIE DE LA DIPHTÉRIE 05 à être positive pour un certain pourcentage des cas; elle est plus fréquente entre 2 et 5 ans et beaucoup plus entre 5 et 10 ans, âge auquel l’enfant semble avoir la prédisposition la plus grande.Celle-ci se maintient ensuite à peu près au même niveau jusqu’à l'âge de 1.5 ans environ, puis cette prédisposition commence à décliner dans l’adolescence et la jeunesse.Avant d’aller plus loin, il est intéressant de noter l’opinion de Friedberger et Heine, affirmant que l’immunité du nouveau-né aux toxines et antitoxines est un état physiologique général.Ce phénomène d’immunité innée est désigné par les auteurs comme «inactivité du nourrisson »ou «inertie de réaction ».Comme nous l'avons déjà dit, les adultes, en grande majorité, donnent une réaction de Schick négative, ce qui est probablement dû à une certaine immunisation spontanée par le contact fréquent avec des bacilles peu nombreux ou peu virulents (Dudley, Lereboullet et Joannon, Dopter, etc.).Il est admis partout que quand la réaction île Schick, réponse tissulaire de l’organisme à la toxine diphtérique ne s’accompagne pas d’une rougeur inflammatoire, c’est-à-dire quand elle est négative, c’est une preuve que le sang contient au moins l/30e d’unité antitoxique par ce.de sérum et que le sujet est pratiquement à l’abri du bacille de Lœffler.Cette immunité se confère artificiellement par la vaccination ou bien s’acquiert naturellement.D’après Zœller l'immunité naturelle ne peut provenir que d’un contact avec le bacille, contact tantôt occulte (porteurs de germes sains), tantôt tapageurs (angine diphtérique).Ceci explique l'augmentation progressive des Schick négatifs avec l’âge; la possibilité des contacts augmentant parallèlement.Pour Behring, l’immunisation spontanée se trouve démontrée par la présence d’antitoxines dans le sang des sujets humains bien portants, grâce à une dissémination latente des bacilles diphtériques.Lomry admet cependant que cet état réfractaire des adultes proviendrait non-seulement de l'immunité, mais aussi de la résistance plus grande des muqueuses.Tant que l'épithélium est intact, la diphtérie ne se déclare pas.C’est ainsi que, suivant cet auteur, certains sujets (surtout les adolescents et les adultes) finissent pas s’immuniser sans gagner la maladie.Par contre, chez les enfants dont la muqueuse est plus fragile, la diphtérie est 66 REVUE TRIMESTRIELLE CA.VADIEX.VE plus fréquente.En outre, expérimentalement il a été prouvé que la diphtérie chez les petits animaux de laboratoire nécessite une lésion de l'épithélium.Lomry et Dublé ont trouvé que la réaction de Schick se montre ordinairement positive par famille.Cependant on rencontre une réaction négative ou deux dans les familles les plus nombreuses et les plus réceptives.En général, les sujets débiles sont les plus réceptifs.Le sujet présentant une réaction rie Schick positive est considéré comme réceptif, ce qui ne veut pas dire qu’il doive infailliblement faire la maladie en cas de contagion.Bien des porteurs de germes à Schick positifs finissent par s’immuniser sans avoir subi les atteintes du mal.Inversement un Schick négatif n’indiquerait pas fatalement l’immunité vis-à-vis la diphtérie.Des cas rapportés démontrent le contraire.Kochmann a signalé trois cas de diphtérie apparus chez des sujets avec une réaction de Schick négative; Zoeller en rapporte trois; Lomry et Dublé publient l’observation de quatre écolières atteintes fie diphtérie après avoir présenté une réaction de Schick négative.Do même mentionnons les cas de Boyer, Kohmer, Ifaid-wgel et d’autres.La réaction de Schick ne fournirait donc pas une indication absolue, mais impliquerait simplement une notion de quantité.Ainsi un sujet à Schick positif peut ne pas contracter la diphtérie si le microbe infectant est trop peu toxique.La quantité d’antitoxine se trouvant dans le sang quoique inférieure au 1/30° d’unité, est cependant suffisante pour neutraliser l’action de ce germe peu virulent.De même un sujet à Schick négatif possédant donc certainement 1/30° d’unité antitoxique par cm3 peut cependant être insuffisamment immunisé pour résister à un bacille exceptionnellement toxique et virulent (Opitz, Lomry et Dublé).Ainsi faut-il considérer une réaction de Schick négative comme une prénom pli on d’immunité vis-à-vis la diphtérie mais non une certitude de l’immunité.Pour Maloney et Fraser, la seule méthode pour déterminer l’état d’immunité d’un sujet consisterait dans le titrage antitoxique de son sérum sanguin.Néanmoins, malgré ces critiques, ces résultats paradoxaux ne constituent qu’une infime minorité des cas et au point de vue LA PROPHYLAXIE DE LA DIPHTERIE G7 pratique, la réaction de Schick garde toute sa valeur au point de vue de la réceptivité ou non des sujets pour la diphtérie: les centaines de milliers de cas publiés tant au Canada qu’aux Etats-Unis et en Europe ne paraissent pas infirmer les résultats.Dans la prophylaxie de la diphtérie, une attention spéciale doit être donnée aux porteurs de bacilles, soit qu’ils relèvent d’une diphtérie ou qu'il s’agisse de porteurs de bacilles sains.Dans les deux cas, ils constituent un élément de propagation redoutable et leur dépistage nécessite tous les soins de l’hygiéniste.On recherchera les bacilles diphtériques en cultivant les matières prélevées flans le pharynx et dans les fosses nasales.Pour les nourrissons en particulier, c’est au mucus nasal qu’on aura recours le plus souvent.Avant la vaccination, la recherche et la stérilisation des porteurs de germes étaient le pivot de la prophylaxie.A cette époque on confondait encore la bacille de la diphtérie avec un bacille banal, très répandu dans les gorges (40 pour cent), le bacille de Hoffmann et la prophylaxie était rendue impossible.En 1914, Lomry (*) réussit à différencier ces deux germes, ce qui fut confirmé par Martin, Loiscau et Yeillon d’une part, Costa, Troisier et Dujarric de la Rivière d’autre part.On a reconnu que les habitats du bacille diphtérique n’étaient pas seulement les muqueuses pituitaire et pharyngée mais encore les bronches, les muqueuses oculaire et vaginale, les plaies et les ulcérations atones de la peau, et quelquefois de petites collections purulentes sous-muqueuses ou sous-cutanées.(Lomry) (1 2 ) Pour la désinfection de la gorge, Lomry pratiqua le seringage à l’eau oxygénée à 1 pour 9.Cette désinfection tuait les microbes, provoquait une sécrétion très favorable à l’élimination des germes.En outre cette désinfection ne coagule pas le mucus, et ne contrarie pas ainsi le pouvoir bactéricide en mettant les germes à l’abri.Ce procédé de désinfection a permis de constater que: 1 ° — 95 pour 100 des porteurs de germes sont facilement désinfectés en dix à quinze jours; 1 Lomry.—“La lutte contre la diphtérie dans le Luxembourg belge”.(Rev.Hygiène 1014).2 .—“Sur la présence du bacille de la diphtérie dans les voies respiratoires inférieures”.(Rev.Hygiène 1919). 68 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 2°—1 à 5 pour 100 sont difficilement désinfectés en 2 à 6 mois (ce sont en général des adénoïdiens) ; 3°— 1 pour 100, généralement des adultes, restent rebelles à la désinfection pendant des années ( 3 et même 0 ans).Pour Lomrv et Dublé, un porteur de germes (sain) ayant une réaction positive indiquerait que la maladie pourrait se déclarer d'un moment à l’autre.Pour eux une réaction de Schick négative chez un porteur de bacilles serait étonnante, car on ne comprendrait pas comment un sujet peut être immunisé contre la maladie sans pouvoir .^e débarrasser des germes.Par contre Nakadate considère que les sujets dont la réaction est négative possèdent des anticorps qui leur donnent une immunité et alors on s'explique aisément qu’ils puissent être porteurs de bacilles dans leur gorge sans contracter la diphtérie.Bosler cite le cas du frère et de la sœur d’un enfant atteint de diphtérie, qui eurent tous deux une réaction de Sckick négative et avaient pourtant des bacilles diphtériques dans la gorge; ils restèrent simples porteurs de bacilles.Pour Nakadate, une réaction de Schick positive chez un porteur de bacilles indiquerait simplement que les bacilles ne seraient pas virulents.Divers auteurs ont d’ailleurs constaté la présence de l’antitoxine dans le sang des porteurs de bacilles (Otto, Esch, Sims-elien).On comprend que des convalescents do diphtérie puissent avoir une réaction de Schick positive, car on sait que l’immunité s’établit lentement.Dans leur statistique portant sur la région du Luxembourg belge, Lomry et Dublé relèvent 80 porteurs de germes sains et 03 porteurs de germes convalescents.Parmi les porteurs de germes sains, on eut 40 réactions de Schick négatives et 28 positives, et 10 réactions protéiniques.( 3) Le pourcentage des porteurs de bacilles est des plus variable.Sur -1223 enfants, Lomry et Dublé ont constaté 143 porteurs, soit 2.95 pour 100.Par contre, sur 3062 enfants examinés entre 1920 et 1928, Kollmann en relève 418, soit 13.0 pour 100.Ce dernier observe que les plus jeunes enfants étaient les porteurs 3 .—On appelle réaction protéinique, fausse ou pseudo-réaction, une reaction, due d’après Zoellor à la seule protéine diphtérique.Elle est plus précoce, moins persistante, laissant moins de traces que la vraie réaction de Schick. LA PROPHYLAXIE DE LA DIPHTÉRIE 69 les plus fréquents; ainsi 38 pour 100 des nouveau-nés étaient des porteurs de germes.En outre Kollinann a remarqué qu’en automne, en hiver et au printemps, le nombre des porteurs augmentait.Des conditions domiciliaires défavorables produisaient un pourcentage élevé des porteurs de bacilles.Les enfants avec des troubles digestifs, des affections exsudatives ou nasopha-ryngées étaient particulièrement souvent atteints.L'augmentation des bacilles diphtériques était suivie d’une augmentation do la morbidité au cours d un mois, tandis qu une diminution du nombre des porteurs était suivie après environ un mois d’une diminution des cas de diphtérie.Le porteur le plus important est celui qui héberge des bacilles dans ses cavités nasales, telles sont les conclusions de W.C.Harvey.La seule forme de traitement qui lui ait donné des résultats satisfaisants a été la douche nasale avec une solution alcaline faible.Comme d'autre auteurs (Weill et Mouriquand, Kollmann), il a constaté que l'amygdalectomie a donné de très bons résultats quand les bacilles sont localisés dans la gorge des porteurs.Le porteur de bacilles localisés dans les oreilles est très rare.Il est difficile à traiter.En résumé, le traitement consistera surtout à modifier les anomalies locales et les conditions pathologiques qui déterminent cet état de porteurs de bacilles.Comme désinfectants, nous avons vu que dans leurs cas, Lomry et Duble ont employe des scringagcs à l’iode indurée, qui diminuaient la virulence des germes dans la gorge; Kollmann préconise des applications d’une solution de nitrate d’argent à 2 pour cent en plus de l’isolement; Weill et Mouriquand préconisent le sérum antimicrobien en poudre comme désinfectant de la gorge et du nez.Enfin certains auteurs ont traité des porteurs diphtériques par les rayons X, étant donné la radiosensibilité du tissu lymphoïdique pharyngien.Withers, Hanson et Humphrys ont traité ainsi 14 convalescents de diphtérie.Les 23 porteurs positifs à la réaction de Schick devinrent négatifs en moyenne dix jours après le debut du traitement par les rayons X.11 est certain que le temps semble constituer le meilleur traitement dans la disparition des porteurs de bacilles.Actuellement nous ne pouvons que souscrire aux conclusions de Lomry et de Dublé.La recherche avec stérilisation des porteurs de germes est devenue secondaire et accessoire, sinon inutile, depuis 70 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIEN.VE la découverte de l’AXATOXINE.Leur stérilisation so limitera à ceux que l’examen direct seul aura révélés porteurs de germes en abondance.La prophylaxie de la diphtérie est constituée en fait principalement par deux sortes de traitement: Vimmunité passive, c’est-à-dire la sérothérapie, et l'immunité active, c'est-à-dire la vaccination (pii tend de plus en plus à la remplacer.Sérothérapie préventive: La sérothérapie préventive consiste à injecter 5 à 10 cm3 du sérum antidiphtérique, par la voie sous-cutanée (abdomen, face externe de la cuisse) ou intramusculaire (fosses).L'immunité est acquise au 3e jour et ne dépasse pas en général deux à trois semaines.Etant donné, la courte durée d’immunité qu’elle confère, elle n’est à appliquer que pour un petit groupe d’enfants, pour protéger l’entourage en présence d'un cas de diphtérie.La sérothérapie préventive se trouve indiquée dans un foyer épidémique chez les personnes et surtout les enfants exposés directement à la contagion.Pour Weill et Alouriquand, pour Zocller et la plupart des auteurs, il faut qu’il y ait menace vraie et.extension de l’épidémie pour injecter le sérum, car on crée ainsi un très grand nombre de sujets anaphylactisés.En effet le nombre des accidents consécutifs à l’injection du sérum antidiphtérique est considérable (70 à 80 pour 100 des cas pour Weill et Alouriquand).Ils peuvent être immédiats ou tardifs.Mentionnons particulièrement les accidents anaphylactiques, l’urticaire, les divers érythèmes, le rhumatisme sérique, l’adénite, les troubles cardiaques, etc.En résumé, la sérothérapie préventive est à employer dans les cas d’urgence; quand il s'agit de protéger un grand nombre d’enfants, cette méthode devient en outre onéreuse, de sorte qu’il y a avantage d’employer l'immunité active.Vaccination antidiphtérique: Le reproche qu’ont fait tous les auteurs à la courte durée d’immunité conféré par le sérum antidiphtérique a engagé divers chercheurs à obtenir par un autre procédé une durée plus prolongée de l’immunité.Behring admit qu’on ne pouvait atteindre une amélioration de l'immunité que par la voie d’une immunisation active.Ene immunisation active avec la toxine seule, telle qu’on la connaît dans l’expérimentation animale, était d’a- LA PROPHYLAXIE DE LA DIPHTERIE 71 rance exclue par suite de la grande sensibilité de l’être humain à la toxine.Behring conçut alors un procédé d’obtenir une immunité active par l'injection d’un mélange inoffensif de la toxine et de l’antitoxine diphtérique.Behring et ses collaborateurs Rôhmer et Viereck réussirent à obtenir une immunité active chez divers animaux (cobaye, chien, brebis, cheval) avec un mélange hyponeutralisé toxine-antitoxine (A.ï.).Rappelons les expériences effectuées dans le même sens par Babes, Th.Smith, Park.Grâce à ces travaux expérimentaux préalables Behring put présenter en 1913, au Congrès de la Médecine Interne, un procédé d’immunisation préventive bâti sur ce principe et qui avait été déjà essayé sur des sujets humains.Ce vaccin hyponeutralisé fut essayé d’abord en Allemagne (Ilahn, Kleinschmidt et Viereck, Rohmer), puis sur une plus grande échelle aux Etats-Unis d’Amérique.Il fut démontré que le résultat de l'immunisation par la toxine-antitoxine (T.A.), après un certain temps donne lieu à la production de l’antitoxine, de sorte que la réaction de Schick d’abord positive se transforme en une réaction négative.Cette immunité dure longtemps, pendant des années; aux Etats-Unis on admet que cette immunité dure toute la vie.Park et Zingher furent les propagandistes les plus zélés de cette vaccination aux Etats-Unis, où le nombre des vaccinés se mesure par centaines de mille.Récemment Zenfter et Jurgen-blut rapportent en détail les résultats favorables qu ils ont obtenus dans l'Etat de New-York et l’organisation de cette action.L’importance de la vaccination de Behring ressort des grandes statistiques de l’Amérique du Nord.Cependant malgré l’intérêt que présentaient ces mélanges toxine-antitoxine, la difficulté de leur préparation et les inconvénients de la méthode expliquent la réserve que n’ont cessé de marquer des savants tels que Bordet et ceux de l'école française.En effet les vaccins T.A.ne sont pas des corps uniques, chimiquement formés comme les cristalloïdes, mais bien des mélanges de deux colloïdes différents, l’antitoxine et la toxine, simplement unies, l'une enrobant l’autre, pouvant se désunir et se libérer, l’une et l’autre, dans des conditions encore indéterminées, sous l’influence de facteurs encore inconnus.Or 1 cm3 de ces vaccins contient assez de toxine pour tuer un animal de 70 à 90 kilogram- mes. 72 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE En outre, fait remarquer Ramon, clans ces mélanges il y a présence de protéines sériques d’origine équine.Elles peuvent «sensibiliser» les sujets vaccinés et les préparer à des accidents lors d’injections ultérieures de sérum équin.Pour toutes ces raisons, en France on ne fut guère tenté d’utiliser pour l’immunisation active de l’homme vis- à vis de la diphtérie les mélanges T.A.employés en Allemagne et aux Etats-l nis.lout en étant très efficace, cette immunité n’est pas sans présenter certains dangers; aussi à cause des réactions violentes qu’elle provoque, elle n'est acceptée qu’avec répugnance par les parents.En outre à l’heure actuelle on a pu recueillir dans la littérature 24 cas de morts: 5 à Dallas au Texas; 6 à Baden près de Vienne en Autriche (où la pratique T.A.est présentement abandonnée); 1 en Belgique; 12 à Bundaberg en Australie.Ces accidents prouvent combien est delicate la préparation des mélanges toxine-antitoxine et la difficulté de la détermination des proportions optima des deux constituants des mélanges toxine-antitoxine.L’immunité qui se produit après l’injection est lente à s’établir.Park rapporte qu’une réaction négative de Schick se manifeste 2 mois après la 3e injection.Le cas de Wylie qui vit un enfant presenter 2 mois et 2 jours après la vaccination une diphtérie, semble démontrer que ce laps de temps n’est pas suffisant.D ailleurs, d après la plupart des auteurs américains, il faudrait ne rechercher cette immunité par la réaction de Schick que quatre ou six mois après la vaccination.Birk recherchant la réaction de Schick consécutivement à la vaccination 1.A.au cours de 1021 — 25, trouva chez 27 enfants les faits suivants: La reaction de Schick pratiquée quelques mois après l’immunisation ne révèle pas de modifications notables.Deux des enfants qui avaient un Schick positif étaient négatifs; par contre d’autres qui étaient négatifs étaient devenus positifs.Ce n'est qu’un an après que les enfants à Schick positif devinrent négatifs pour la moitié d’entre eux.En an en plus après cette proportion se maintenait.On n’arriva pas à obtenir une réaction négative pour l’ensemble des enfants.En outre on constata chez certains enfants une variabilité de la réaction; devenue négative, elle ne se maintenait pas toujours; ainsi un enfant réagissant malgré l’immunisation positive LA PROPHYLAXIE DE LA DIPHTERIE 73 en 1925, devint négatif en 1926, pour redevenir positif en 192(.Ainsi existe-t-il des périodes où les enfants sont dépourvus d an-tieorps et à d’autres moments les possèdent.Certains enfants réagissent toujours positivement.Au Congrès allemand de médecine interne de 1929, Fricde-man insiste sur la grande importance d'une prophylaxie active.Les statistiques des Etats-Unis démontrent que le pourcentage des sujets inoculés contractant la maladie est beaucoup plus bas que ceux des non vaccinés.Cependant il a vu lui-même 25 cas de diphtérie parmi ceux qui ont été inoculés, dont 12 furent gravement malades et 4 qui moururent consécutivement.Sur 100,000 enfants inoculés à Berlin, 190 contractèrent la maladie.Les raisons de ce nombre relativement grand peuvent résider dans la gravite de l’épidémie et il est possible aussi que ce soit dans la méthode d'inoculation et dans le choix des sujets.D’après Fricdemann, les vaccins hyponcutralisés, tels qu'ils sont recommandés par Behring sont préférables aux vaccins h\ pci -neutralisés.Ils sont plus efficaces dans l’expérimentation animale que les mélanges neutralisés complètement.Suivant 1 auteur les mélanges toxine-antitoxine sont entièrement inoffonsifs; nous avons vu précédemment (pie cette affirmation prête a critique.Un autre défaut sérieux, c’est l'efficacité relative des mélanges toxine-antitoxine.Seulement S0 a 85 pour 100 en moyenne des sujets avant reçu trois injections du mélange 1.A.présentent six mois après la deuxième injection une immunité suffisante pour (pie l’épreuve de Schick soit chez eux negative.Il reste donc 15 à 20 pour cent des sujets soumis a la vaccination qui n ont pas une immunité suffisante, et pouvant être des candidats éventuels à la diphtérie./ < Une modification de la toxine-antitoxine de Behring a été récemment présentée par H.Schmidt sous le terme de 1.A.1.Si à une toxine diphtérique à une certaine dilution, on ajoute du sérum diphtérique, il se produit un précipité.I.c précipité contient la toxine et l’antitoxine et se trouve insoluble dans le sérum physiologique.Schmidt et Scholz recommandent ce produit pour la vaccination humaine en se basant sur de nombreuses expérimentations animales.D’après les auteurs il suffirait 0.5 a 1 cm3 de ce précipité en une injection unique pour obtcnii une immunité marquée.Il existe déjà toute une série de communi- 74 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE cations cliniques de Eberhard, S.Mayer et d'autres qui s’expriment favorablement sur la méthode.Cependant il manque encore une statistique des résultats pratiques.Pockels recherchant l’antitoxine dans le sang' deux mois après, constate une quantité nettement insuffisante.La réaction de Schick se montra négative dans les dix cas où elle fut pratiquée.Comme le fait remarquer à juste titre K.Kraus: Le T.A.F.contient de la toxine-antitoxine sous une forme insoluble dans le sérum physiologique; cependant les flocons peuvent être dissous par les acides et les alcalins; ainsi dans l’organisme il pourrait se produire une dissociation, qui ne serait pas sans danger.Malgré toutes ces critiques la T.A.de Behring est employée toujours sur une vaste échelle aux Etats-Unis, et encore en Allemagne avec le T.A.F.de Schmidt, alors qu’elle est abandonnée en Amérique du Sud, en Belgique, en Autriche, et pratiquement partout au Canada.Vaccination à l'Anatoxine: La vaccination est entrée dans une nouvelle phase, lorsque les mélanges de toxine et antitoxine de Behring, qui étaient censés pouvoir produire quelques accidents, furent remplcés, d’après la méthode de Ramon, par la neutralisation de la toxine diphtérique par le formol, méthode qui tend depuis plusieurs années à devenir, en France, au Canada, en Amérique du Sud, et même un peu aux Etats-Unis le procédé général, bien que les Etats-Unis continuent à se servvir de préférence de la méthode ancienne, probablement parce que les propagandistes principaux, comme Park et Zingher s’en sont déclarés satisfaits.Il est très intéressant de noter ici l'opinion de deux savants américains, George F.Dick et Henry Dick, de Chicago, qui concluent à la supériorité de l’anatoxine Bamon sur le mélange toxine-antitoxine, à la fin d’une étude importante des deux modes d’immunisation, publiée en juin 1929 dans « The Journal of the American Medical Association ».D'apres Alfaro, la neutralisation des toxines par le formol en vue de la vaccination a été employée en premier lieu par Glenny et Ilopkins, mais, écrit-il, «ce sont sans aucun doute Martin, Ramon et Loiseau qui ont introduit et perfectionné ce procédé-dit de l’anatoxine.Lowenstein avait bien essayé auparavant de faire agir le formol sur la toxine diphtérique, mais il ne put réussir à détruire la toxicité. LA PROPHYLAXIE DE LA DIPHTÉRIE 10 Kn 11)23, Ramon décrivit une préparation de la toxine diphtérique qui était modifiée par l'addition aie 3 a 4 pour cent d une solution commerciale de formol, suivie d une incubation a 38 ou 40° pendant 4 à 0 semaines.De cette manière la toxine diphtérique perdait ses propriétés toxiques tout en retenant ses propriétés antigènes, ce qui donnait un agent immunisant efficace.L'addition d antitoxine n était pas nécessaire parce que les propriétés toxiques étaient détruites.Ramon appela cette modification non toxique mais antigènique de la toxine diphtérique (anatoxine diphtérique!.bn Amérique, ainsi qu'en Autriche, on l'appelle fréquemment (toxoïde).«La préparation commode, écrit Ramon, exempte de difficultés techniques, ses propriétés spéciales et bien définies, en particulier son innocuité, sa stabilité, sa valeur antigène intrinsèque appréciable in vitro par la réaction de la floculation, son pouvoir de procurer aux animaux une immunité active, solide vis à-vis l’intoxication diphtérique, tout cet ensemble de qualités et de propriétés devait la faire proposer dès sa mise au point pour des essais de vaccination antidiphtérique chez l'homme.» Les premiers essais furent entrepris à l’hôpital de l'Institut Pasteur de Paris sous la direction de L.Martin, par Darré, Loiscau et Lafaille.Ces essais furent suivis en clinique par Zœllcr, Loiscau, Lafaille et Roubinovitch.La technique suivie fut la suivante: Injecter sous la peau du sujet à vacciner, d’abord \A cm 3 d'anatoxine, puis trois semaines après 1 cm 3, et enfin 2 ou 3 semaines plus tard 1} 4 cm 3.Chez certains sujets on a pu observer ties reactions locales ou générales, consécutives à l’injection de l’anatoxine.Simple rougeur, disparaissant en 24 ou 4S heures a 1 endroit de 1 injection; parfois la réaction est plus forte, on a un placard rouge œdémateux plus ou moins étendu, avec retentissement sur les ganglions voisins.La réaction générale, qui peut être indépendante de la réaction locale, est représentée par une poussée fébrile, (100° et plus) et parfois aussi par quelques malaises.Contrairement à Nobel, qui observa chez les enfants a cuti-réactions tuberculeuses positives, îles réactions générales intenses, Martin, Loiscau et Lafaille observent chez les tuberculeux 10 pour 7G REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 100 de réactions légères, qui ne constituent pas des contre-indications.Certains auteurs, Zingher et Friedcmann en particulier, font certaines réserves, voulant limiter l'anatoxine aux enfants et non aux adultes, chez lesquels elle produirait de vives réactions.Zœl-ler, qui a fait plus de 4000 injections chez des soldats, a relevé 1 à 2 pour 100 de réactions très vives.A la date d’avril 192S plus d’un million d’injections d’anatoxine ont été faites en France, sans que l’on ait signalé, en dehors de ces réactions, un incident grave quelconque.Compton publie le cas d’une allergie apparue le 3e jour après la 3e injection et disparue en 48 heures.Pour éviter ces réactions, Aldershof a cherché à purifier l’anatoxine.A juste titre, Ramon fait remarquer «qu'il est beaucoup plus dangereux de donner aux individus une fausse sécurité vis-à-vis de la maladie en administrant des vaccins d’une efficacité relative, (pie de faire courir à quelques-uns d’entre eux le risque d’une réaction sans aucune gravité d’ailleurs, en utilisant des vaccins d’une efficacité certaine.» En ce qui concerne la réaction de Schick, on peut dire que 97 à 100 pour 100 des sujets qui ont reçu les trois injections acquièrent en l’espace de 5 semaines à 2 mois, selon les cas, une immunité suffisante pour rendre négative la réaction de Schick auparavant positive.Pour notre part, depuis que nous donnons les trois injections d’anatoxine à l’Ecole d'Hygiène Sociale Appliquée de l’Université de Montréal, nous n’avons pas observé chez nos immunisés une seule réaction de Schick positive.Les chiffres que nous avons cités plus haut sont confirmés aussi par Maloney et Fraser aux Etats-Unis, et par Bloomberg et Fleming au Canada.Comparant les résultats de l’anatoxine Ramon avec ceux des mélanges toxine-antitoxine, en ce qui concerne la réaction de Schick, les deux Dick de Chicago trouvent 94 pour 100 de Schick négatifs avec les trois doses recommandées par Ramon, et 82 pour 100 avec les 5 doses des mélanges T.A.: comparaison nettement à l'avantage de l'anatoxine.Nous croyons, d’après les observations publiées, avoir été le premier au Canada à pratiquer l’immunisation contre la diphtérie, sur 50 enfants de l’Hôpital Stc-Justine en 1922, avec les LA PROPHYLAXIE DE LA DIPHTÉRIE 77 mélanges toxine-antitoxine, et poursuivant la même tâche depuis 1920 à l’Ecole d’Hygiène Sociale avec l'anatoxine Ramon.Au Canada, le nombre de vaccinés atteignait en 1928 le chiffre de 500,000.En Autriche on se sert de la même méthode, légèrement modifiée que Kraus a appelée Toxoïdc.En Amérique du Sud, où la T.A.était en honneur, l’anatoxine est venue la remplacer.Cependant Garcia prépare une anatoxine différente de celle de Ramon, par le fait que chaque cm 3 contient 2 unités d’antitoxine.Tout en étant très satisfaisants, scs résultats sont inférieurs a ceux de l’anatoxine Ramon en France.Garcia relève en 19271928, 46 enfants vaccinés qui contractèrent la diphtérie, très légère il est vraie.De même Nobel qui dans 5 cas, après une seule injection et dans 8 cas après 2 injections observa la diphtérie.Lomry et Dublc ont également observé en Belgique en 1911, une fillette, classée parmi les réceptifs, (pii a reçu deux injections d’anatoxine.Trois mois plus tard, la réaction de Schick a été reconnue franchement négative.Cela n'empêche pas que 1(5 jours après cette seconde épreuve, cette enfant contracta une angine diphtérique cliniquement et bactériologiqucment caractéristiques, soignée et rapidement guérie.Zœller a rapporté 3 cas d'angine diphtérique après vaccination à l’anatoxine reconnue efficace; ces angines s’éteignirent d elles-mêmes, sans intervention thérapeutique.Lomry et Dublé reconnaissent (pie vraisemblablement dans leurs cas la diphtérie aurait disparu d’elle-même, sans injection de sérum.En résumé, les cas d'angines diphtériques, après immunisation reconnue efficace par un Schick négatif, ne sont que de rares exceptions, sons (jrcuitê aucune, et n infirment nullement la valeur de la vaccination à l'anatoxine.Parmi les nombreuses statistiques, notons une des dernières: au cours de l’année scolaire 192S — 1929,entre le 20 octobre 192S et le 22 décembre 1928, il y eut 179 séances de vaccinations à Paris et ISO dans la banlieue.50 151 vacillations furent pratiquées.Dans un grand nombre d’écoles, plus des % dos élèves furent soumis à la vaccination.Le contrôle des résultats ne révéla aucun incident franc et démontra la valeur du traitement.Bien qu’il y ait de nombreux cas de diphtérie à Paris, jusqu a présent aucun cas ne s’est développé parmi les vaccinés.Nous pouvons dire la même chose en ce qui concerne le service de pro- 78 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE phylaxie anti-diphtérique, qui nous a été confié, depuis que nous faisons trois injections d'anatoxine, aucun cas de diphtérie ne s’est déclaré parmi nos vaccinés.En conclusion, on peut dire que la vaccination doit être faite chez les enfants à partir de 1 an environ, puisque dès cet fige, et pendant la période pré-scolaire, particulièrement dans les grandes agglomérations faciles, orphelinats), la réceptivité pour la diphtérie est déjà suffisamment marquée.On devra pratiquer l'immunisation dans les écoles, même sans avoir pratiqué au préalable la réaction de Schick, puisqu’on sait que celle-ci à cet âge est positive dans la grande majorité des cas.On évite ainsi de multiplier les piqûres et la méthode en est simplifiée.Quand la réaction de Schick est pratiquée, il faut vacciner seulement ceux qui donnent une réaction positive.I accinalton par frictions entantes (procédé de Lowen,stein) En considérant que la peau joue un rôle comme organe d’immunisation, Lowenstein, tout récemment, préconisa comme voie d’introduction du vaccin, la voie cutanée par friction.Son vaccin, présenté sous forme d’onguent, est constitué par une culture diphtérique rendue complètement atoxique par le formol, dans la proportion de 4 pour 100 et par la chaleur en la plaçant à l’autoclave pendant 3 semaines.Au début, ses essais contrôlés par la réaction de Schick démontrèrent que la dose de vaccin employée était trop faible (0.5 cm3) et les intervalles séparant deux séances de frictions, une à trois semaines, étaient trop prolongées.Actuellement la technique pratiquée est la suivante: frictions à intervalles d’une semaine au nombre de 2 à 5.La peau des bras, chez certains sujets, celle de la poitrine ou du dos, est frottée à l’éther; la peau étant soigneusement dégraissée, on frictionne avec 3 à 4 cm3 du vaccin, jusqu’à ce qu’il ne subsiste que quelques rares grumeaux jaune clair.Naturellement on évitera pendant 24 heures de laver les endroits frictionnés ou de donner un bain général.Les auteurs qui ont employé ce procédé, Lowenstein, Lovvv, Baar et Grabenhofer n’ont jamais observé consécutivement à ces frictions une augmentation de la température ou un trouble quelconque de l’état général.Dans un tiers tics cas, Lovvy constata des réactions cutanées plus ou moins intenses: petites papules ou LA PROPHYLAXIE HE LA DIPHTÉRIE 79 pustules avec inflammation plus ou moins marquée du champ vaccinal; le maximum de la réaction se produisant au deuxième ou troisième jour, puis disparaissant rapidement, ne laissant qu une légère rugosité de la peau.A part quelques petites lésions de grattage chez de jeunes enfants, Lovvy ne releva jamais de prurit.Sur 203 cas, Baar et Grabenhofer dans 1 cas virent après une friction du gonflement et de la rougeur des pellicules cutanés, sans aucune gêne pour l’enfant et qui disparurent en quelques jours.Malgré la date récente de la mise en pratique de ce procédé, Lovvy rappoite une série de 150 cas et une autre de 17G cas, tandis que Baar et Grabenhofer publient les résultats de 203 enfants ayant subi 509 frictions.La plupart des enfants ainsi traités furent vérifiés par la réaction de Schick.Alors que pour sa première série de 150 cas, la réaction do Schick n'était devenue négative que dans 25 pour 100 des cas; pour sa seconde série, Lovvy relève 08 pour 100.Ces différences tiennent au fait qu’au début, par précaution, on avait employé des doses trop faibles et (pie la réaction de Schick avait été pratiquée 8 jours après la première friction, temps notoirement insuffisant pour obtenir l’immunité.Aucun des enfants ayant présenté un Schick négatif ne contracta la diphtérie, après un an d’observation, malgré (pie deux d’entre eux avaient été en contact avec des diphtériques.Alors que dans son centre clinique en 1927 il y avait 59 diphtériques, consécutivement à la pratique des frictions vaccinales, il n'y eut (pic S cas, malgré (pie la morbidité générale de la région n'avait pas diminué.Lowenstein constate que 8 pour 100 des enfants deviennent immunisés à la suite d’une seule friction; après plusieurs frictions, 72 pour 100 deviennent immunisés, 28 pour 100 restant réfractaires.Baar et Grabenhofer qui détaillent leurs résultats constatent (pie sur 110 enfants revus, 50.8 pour 100 des enfants à Schick positifs deviennent négatifs fi semaines après le début de l'immunisation.Sur 12 enfants à Schick positif après (1 semaines, 5 sont devenus négatifs après 4 mois.Ainsi en 4 mois, 74 pour cent des enfants vaccinés deviennent immunisés.En outre ces auteurs constatent que les résultats d’immunisation étaient supérieurs chez les enfants frictionnés 4 ou 5 fois (70.8 pour cent) à ceux frictionnés 2 fois ( 58 pour 100).L’âge des enfants ne semblait avoir aucune influence sur les résultats de l’immunisation.L'auteur de la méthode, Lowenstein, conseille d appliquer la vaccination à partir de un an. so REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Il est intéressant de noter qu’au cours de leurs vaccinations, Baar et Grabcnhofer observèrent 20 cas de diphtérie nasale.Ces cas se sont produits chez les enfants n’ayant subi qu une seule friction (GO pour cent), 3 ayant reçu 2 frictions (lô pour 100), 4 ayant reçu 3 frictions (20 pour cent) et 1 ayant reçu 4 frictions.La diphtérie nasale s'est déclarée en général 14 jours après la première friction vaccinale, alors qu’on ne pouvait admettre une immunité quelconque.Le seul cas tardif a éclaté 5 semaines après le début de l’immunisation.Or, d’après Lowenstein, l’immunité deviendrait effective 50 à G0 jours après le traitement et atteindrait son maximum au 4e mois.Tous ces cas de diphtérie nasale furent légers.Malgré qu’on ait observé par ce procédé fie frictions vaccinales que dans environ 70 pour 100 des cas une réaction de Schick devenue négative, néanmoins, même parmi les réactions de Schick positives, celles-ci se montraient beaucoup plus atténuées.Ces faits laisseraient supposer qu’en cas de diphtérie, celle-ci serait très légère.Pour Lowenstein, Baar et Grabcnhofer, Lovvy, l’absolue innocuité du procédé, le pourcentage élevé de la réaction de Schick devenue négative, les faits expérimentaux aussi bien que cliniques, plaideraient en faveur d’une vaccination préventive des enfants sur une grande échelle.Le seul inconvénient que reconnaissent ces auteurs, c’est que l’immunité n’apparaît que relativement tard, G à S semaines après la première friction, ce qui exclut son emploi en temps d épidémie.Aussi conseillent-ils d’appliquer cette méthode, en période calme, en dehors des époques d’épidémies, en été de préférence.Rh ino-vaccination : L’anatoxine introduite par la voie nasale provoque l’apparition et le développement d’une immunité spécifique.En 1927, Ramon et Zoeller se sont servis d’une anatoxine, concentrée au préalable par évaporation et additionnée de glycérine pure stérilisée.D’après ces auteurs, cette technique a l’avantage de localiser l’action tie l’anatoxine sur les muqueuses nasale et rhino-pharyngée.Leurs essais ont porté sur une cinquantaine de sujets comprenant des cas à réaction de Schick négative et positive.Les résultats furent appréciés par les titrages de 1 antitoxine dans le sérum sanguin des sujets traités et la lecture des réactions de LA PROPHYLAXIE DE I.A DIPHTÉRIE 81 Schick.Pour les sujets à reaction de Schick négative, instillations biquotidiennes pondant six jours d’anatoxine diphtérique.Pour les sujets à réaction de Schick positive, 2 à 3 séries d'instillations biquotidiennes correspondant pour chaque série à une période de 6 à 8 jours.Les intervalles entre 2 séries étant do S ou de lô jours.Les résultats que ces auteurs observèrent furent (pie les % des sujets acquièrent une réaction de Schick négative après 2 séries d’instillations.Chez certains sujets, une 3e série d’instillations est indispensable.On obtient par la voie nasale une immunité au bout d’un délai de six semaines à 2 mois, comme elle est acquise par la voie sous-cutanée.La supériorité de la rhino-vaccination sur les autres procédés consiste dans son innocuité, aucune réaction générale, ni locale, parfois seulement une légère sensation d’obstruction nasale.Aucune élévation thermique.Copeman obtint des résultats analogues, de même Lemaire, Lesné, Marquezy et leurs collaborateurs ont obtenu l’immunité par la voie nasale en 60 jours chez 98 pour cent des sujets traités.Tous ces auteurs font remarquer que cette immunité n’est pas seulement locale mais générale, d’ordre humoral.La détermination de l’antitoxine dans le sérum des sujets le démontre.Cette rhino-vaccination a l’avantage sur l’anatoxine par la voie sous-cutanée de pouvoir être appliquée chez certains sujets hypersensibles à l’anatoxine diphtérique.Par contre elle a l’inconvénient d’être moins précise dans sa technique que la voie sous-cutanée.On ne sait pas exactement quelle est la quantité d’anatoxine qui est restée en contact avec la muqueuse nasale.En outre elle est moins économique, à cause des pertes inévitables qui se produisent au cours de l’instillation.Vaccination par noie digestive: La voie digestive comme mode d’introduction des bacilles diphtériques tués, pour immuniser contre la diphtérie, avait été préconisée par Breton et Petit.Ces auteurs en introduisant par la voie rectale des bacilles diphtériques tués, tous les 8 jours pendant 4 semaines, ont pu constater la production d’anticorps Si les résultats expérimentaux chez l'animal se sont montrés positifs, par contre Ramon et Zocller ont constaté que l’introduction per os d’anatoxine diphtérique chez l’homme s’est montrée complètement inefficace, qu’elle soit ou non précédé de l’ingestion de 82 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE bile.D’où, écrivent ces auteurs, une fois de plus en matière d'immunité, on ne saurait conclure qu’avec une certaine réserve de l’animal à l’homme.Reprenant ces expériences, Pockcls en 1927 a obtenu par la voie buccale chez 28 enfants sur 32, 4 à 7 semaines après absorption de bacilles diphtériques tués, une réaction de Schick négative.Cependant, cet auteur reconnaît lui-même que l’immunité ainsi obtenue n’est pas forte; dans le sérum sanguin, il y a presque toujours moins de 0.01 unité d’antitoxine par centimètre cube, quantité insuffisante pour protéger efficacement contre l’infection, d’après nos conceptions actuelles.En résumé, présentement, la vaccination par la voie buccale est encore à l’étude et ne semble pas être pour le moment employée en clinique.Expérience personnelle: Le procédé suivi par nous à l’Ecole d’Hygiène Sociale a consisté jusqu’au premier septembre 1026 en deux injections hypodermiques d’anatoxine Ramon de 0.5 ce., chacune faite à quatre semaines d'intervalle; depuis cette date jusq'au premier mars 1927, en 1 injection de 0.5 ce.et quatre semaine après, une autre de 1 ce.d’anatoxine; depuis le 1er mars 1927, nous avons ajouté une 3e dose de 1.5 cc.d'anatoxine, en ramenant les intervalles entre les piqûres à deux ou trois semaines, et les résultas obtenus ont été alors sûrs et constants.L’immunisation contre la diphtérie chez nous a été limitée aux enfants d’un an à six ou sept ans environ.Nous avons pris pour acquis que l'immense majorité ù cet âge était positive vis-à-vis de la diphtérie, et nous n'avons pas fait de Schick avant les piqûres pour diminuer les difficultés que nous rencontrons parfois, lorsque nous demandons de nous amener plusieurs fois a des dates fixes des enfants que nous devons piquer.Il a été établi que 93 pour 100 des nouveau-nés ont une réaction de Schick négative.A six mois ce chiffre tombe a 43 pour 100.La période do choix pour faire l’immunisation anti-diphtérique est d’un an à deux ans.Sur environ 2000 enfants que nous avons immunisés jusqu’ici contre la diphtérie, nous n’avons pu obtenir de faire l’épreuve de Schick que sur un quart environ de nos sujets.Sur ce nombre, 56 ont présenté un Schick positif, mais ajoutons que ces cas se recrutaient entièrement chez les enfants qui n’avaient reçu que LA PROPHYLAXIE DE LA DIPHTÉRIE 83 deux injections (soit 0.5 ce.deux fois, ou 0.5 cc.et 1 ce.),.Jusqu’ici nous n’avons pas eu un seul Schick positif chez les enfants qui ont reçu à 2 ou 3 semaines d’intervalles, J4> 1 et 1 ]/> cc.d’anatoxine Ramon.Nous avons eu 9 cas de diphtérie chez les sujets qui étaient passés par notre service de prophylaxie, mais ici encore il s’agissait d’enfants qui n’avaient reçu que deux injections, et même pour deux entre eux, qui n’avaient reçu que leur première piqûre.Nous sommes justifiables de conclure: Que des efforts incessants doivent être maintenus, pour faire bénéficier le plus grand nombre possible d’enfants d’âge préscolaire de l'immunisation contre la diphtérie.Que nous espérons que les Commissions Scolaires exigeront un certificat d’immunisation contre la diphtérie avant longtemps, dès la première admission de l’enfant à l’école.Que cette vaccination doit être recommandée dès la fin de la première année.Gaston Lapierre Professeur de Pédiatrie it V Université de Montréal.Médecin de l'Iiôpital Ste-Justine et de l'Ecole il Hygiene Sociale Appliquée.BIBLIOGRAPHIE.Zœllcr C.— Les vaccinations antitoxiques (diphtérie, tétanos) envisagées au point de vue biologique, médical et social.(Bruxelles Med.¦—192S, t.9, p.77) Ramon G.— Les essais de prophylaxie de la diphtérie au moyen de la vaccination par l’anatoxine en France.(Hull.off.intern, hyg.pub.sept.1928) Mozcr M.Mozer G.et Copuio E.— Trois années de pratique de vaccination par l'anatoxine diphtérique à l’Hôpital Maritime de Bcrck.(Bull, et Mém.Soc.Med.Trop.Paris, 2ô oet.1928) Dudley S.F.—Control of diphteria in crowded institutions.(Pub.Health uov.1928) Dudley S.F.—Natural and artificial stimuli in production of human diphteria antitoxin.(Brit.J.Exp.Path.déc.1928) Dudley S.T.— Critical review; Schick’s test and its applications.(Quart.T.Med.junv.1929) Klotz M.—• liber pencrale Diphtérie immunisicrung.Tassart J.C.—La moderna profilaxis de la difteria.(Rev.Med.latino-am.sept.1928) 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qui ont etc faites dans ce domaine. REVUE DES LIVRES 1 19 EX FLANANT A TRAVERS LA SCIENCE.Conférences faites à Radio Paria, par AI.G.Colomb.Brochure in 10.Librairie Armand Colin, 103 Boulevard Saint-Michel, Paris 5c.LEXIQUE METEOROLOGIQUE, publi' sous la direction du Général Del-eambre, Directeur do l'Odice National Météorologique de France, 170 rue de l'Université, Paris, France.Le sixième fascicule de ce lexique vient d'être publié.Il sera complété pur un septième contenant un glossaire, en plusieurs langues.Tous les météorologistes et les aviateurs devraient posséder ce dictionnaire.Il a été préparé' en collai Miration par les météorologistes les plus compétents de la France.Notons parmi ceux-là: MM.A.Raidit, G.Barré, L.Durr, M.Levine, I’h.Wehrlé et Mme M.Leroy.Tous s-,s termes sont définis avec précision et force dét lils.L"s nombreu- s ligures et planches hors texte en rendent la consultation très agréable.LA NAVIGATION AÉRIENNE EN ATLANTIQUE NORD, par T.Voi-toux.In S3, ill pages ave 20 figures.Prix: 2 - frames.Société d'Editions Géographiques, Maritimes et Coloniales, D I, boulevard Saint-Germain.Paris, France, 1030.Livre de vulgarisation destiné à éclairer l’opinion sur les conditions atmosphériques qui existent au-dessus de l'Atlantique Nord.Le sujet est traité au point de vue du navigateur plutôt que de celui du météorologiste.L'auteur y indique les qualités de vitesse et de rayon d'action minima nécessaires aux appareils pour permettre d’accomplir, sans escale, la traversée de l'Atlantique.GUIDE DE L'AJUSTEUR, par J.Merlot et ,J.Donnay.In 8°, 318 pages, 510 figs.Relié toile.Prix net: 07 frs.Chez Ch.Béranger, 15 rue des Saints-I’ères, Paris, France.TRAITÉ PRATIQUE DE SERRURERIE, par E.Barbcrot et L.Griveaud.In 8°, 401 pages.1150 figures.Relié toile.Prix net: 110 frs.Chez Ch.Béranger, 15 rue des Sanits-Pères.Paris, France.L’ouvrage traite de l'utilisation du fer et de la fonte dans les constructions civiles: les colonnes et les consoles en fonte; les pans de fer, les charpentes de combles, les passerelles et les petits ponts, les escaliers en fer, les serres et les jardins d’hiver, les volières et les kiosques, les marquises et les vérandas, les grilles, les panneaux do portes, les balcons et toute la ferronnerie d'art.GARAGES ET ATELIERS DE RÉPARATIONS D'AUTOMOBILES, par N.Erpelding et A.Goeao-Brissohnière.In s0, 397 pages avec 'J 17 ligures Prix net: S5 francs.Chez Ch.Béranger, 15 rue des Saints-Pères, Paris France, 1930.Ouvrage patronné par la Fédération des Chambres Syndicales des Motoristes de Franco et des Colonies.Les auteurs traitent à fond tout ce qui concerne l’exploitation et l’organisation des garages ainsi que la réparation des automobiles. 120 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE LES PRODUITS RÉFRACTAIRES, par Robert Leduc.In S°, 320 pages, lSü figures et 25 tableaux Prix net: S3 francs.Chez Ch.Béranger, 15 rue des Saints-Pères, Paris, France.L’auteur a divisé son livre en six parties.Il traite successivement: des matières premières de la céramique; de leur fabrication; de leur utilisation; de leur essai; de leurs propriétés caractéristiques et des modes opératoires du laboratoire officiel du syndicat des fabricants de produits céramiques de France.Les trois dernières sections de l'ouvrage sont très utiles aux praticiens qui doivent préparer les cahiers des charges.LA TECHNIQUE MODERNE ET LES FORMULES DE LA PARFUMERIE, par IL Fouquet, In S°, 511 pages.Prix relié 82 francs.Chez Ch.Béranger, 15 rue des Saints-Pères, Paris, 1930.Excellent formulaire, très complet, suivi d'un index alphabétique détaillé.S'adresse à la fuis aux consommateurs et aux fabricants de parfums.LE MANUEL DU COUVREUR-ARDOIS1ER, par Brandilly.In 10°, 233 pages et 175 figures.Prix: 20 francs, franco.Chez Ch.Béranger, Paris.AGENDA BÉRANGER POUR 1930.In 10° de 33S pages.Prix: 1S francs franco.Chez Ch.Béranger.15 rue «les Saints-Pères, Paris.TRAVAUX MARITIMES.TOME I.par P.Lévy-Salvador et L.Prudon.In 12°, 532 pages avec 317 figures.Prix: broché, 67 francs; relié, 70 francs.Chez Dunod, 92 rue Bonaparte, Paris Vie, France.Les auteurs définissent tout d'abord les phénomènes naturels intéressant l’ingénieur en constructions maritimes.Ensuite, ils décrivent très complètement les travaux d'aménagement et d’amélioration des ports naturels ou artificiels: l’établissement des passes, des rades, des bassins, des jetées, des murs de quais, etc.Plusieurs chapitres sont consacrés à l'étude des fleuves et des canaux maritimes.La propulsion, l'échouage et le renflouement des navires sont traités avec détails.Le volume se termine par des considérations sur la résistance des matériaux à l'eau de mer et sur les moyens à prendre pour protéger les travaux maritimes contre la vague.LE.S AGENDAS DUNOD 1930.Chez Dunod, Éditeur, 92, rue Bonaparte, Paris 0e France.Comme par les années passées, la maison Dunod a fait publier une nouvelle édition de tous ses agendas.Ces formulaires ont encore le même format (10 x 15 cm.) et se vendent au prix uniforme de 20 francs.Ils sont tous très bien illustrés.Signalons, parmi ceux publiés, les suivants: “Construction Mécanique" par J.Izart, 4SS pages, 153 figures.“Travaux Publics” par E.Aucamus et Ph.Rousseau, 5S0 pages, 102 figures.“Mines”, par J.Roux Brahic, 5S0 pages, 112 figures.“Chemins de fer”, par P.Place, 500 pages, SS figures.“Électricité”, par L.D.Fourcault, 530 pages, 130 figures.“Métallurgie”, par A.Roux.504 pages, 55 figures. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE V CONSOLATION! Que faire à la suite d’un échec humiliant ?Chercher le confort apaisant et la consolation dans la saveur merveilleuse des Turrets.20 pour 25c PurtimlWWr T\mVŒT Mr* Çv^arettes CIGARETTES TURRET Douces et Odorantes Collectionnez les “MAINS DE POKER” VI REVUE TRIMESTRIELLE CAXADIE.V.VE Microscopes Reichert Tout laboratoire bien organisé possède un bon mieroseope.l’ar son intermédiaire, le cbiniiste peut connaître la composition intime des corps sur lesquels, dans l’industrie connue à l'hôpital, il poursuit ses travaux de contrôle ou de recherches.l'n catalogue français de 12.') pages décrit nos microscopes et est à la disposition de ceux qui voudront bien nous en faire la demande, l.a marque Heichert est bien connue sur le marché canadien et plusieurs universités du pays la recommandent et l'achètent pour leurs laboratoires.Fisher Scientific Company LIMITED iSihS.rue Sl-Jacques, ouest ' Montréal.PHYSIQUE BOTANIQUE — BIOLOGIE CHIMIE REVU K T10MKS1 MKl.I.K CAXAMKNNR VI) PROVINCE DE QUEBEC (CANADA) Ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries CHASSE ET PECHE CA province de Québec est l'Eldorado de tous les amateurs de la pêche et de la chasse.Elle possède en elïet les plus grandes richesses ichtyologiques et cynégétiques du monde entier, l'on pourrait dire.11 faut jeter un coup d’oeil sur les chiffres qui suivent pour se faire une idée de l’immensité de son territoire encore en disponibilité.Ainsi, sa superficie totale est de 445,000,000 d’acres approximativement.Or, si l’on déduit 25,000,000 d’acres concédés soit pour la culture ou autrement, il reste une balance de 420,000,000 d’acres, dont 25 p.c.ou 105,000,000 d’étendue sont recouverts par les eaux des lacs, fleuves et rivières, et 315,000,000 sont boisés.Des steamers conduisent aux plus belles rivières à sau-nom du Saguenay et de la Baie des Chaleurs, en même temps que (les trains de chemins de fer mènent chaque jour aux lacs et aux rivières des régions du Lac Saint-Jean, du Saint-Maurice, du Nord de Montréal, d’Ottawa et des Cantons de l’Est.Le Département de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, qui régit tout ce qui relève de la chasse et de la pêche dans la province de Québec, émet des baux et des permis de chasse et de pêche à des taux avantageux pour les étrangers.On est prié de communiquer avec le Ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries si l’on désire des ren- ' seignements plus précis.BUREAU DES MINES GISEMENTS MINERAUX.— Province de Québec possède des gisements d’AMIANTE.de CU’VRE, de FER CHROME, de MINERAIS DE FER, de GRAPHITE, de MICA de PHOSPHATE, de MOLYBDENITE, d’OR, etc.LOI DES MINES.— \a loi des Mines de In Province offre une sécurité absolue nu découvreur df dépôts minéraux qui s’y conforme.Les dispositions de cette loi sont faciles à comprendre et è suivre.Un “certificat de mineur”, que l'on peut se procurei au Bureau des Mines au coût de $10.00, permet au porteur de piqueter et de se réserver 200 acres de terrains miniers, n’importe où dans la province, sur les terres dont les droits de mines sont disponible*.LABORATOIRE PROVINCIAL.— Le laboratoire d’analyses de la Province est t l’Ecole Polytechnique 1430, rue ST- DENTS, MONTREAL.On peut y fnire faire des analyses de minerais à des taux très réduits.Pour tous "enseignements concernant les Richesses minières de la Province, s’adresser à L’HONORABLE J.E.PERRAULT, Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries, QUEBEC.— VIII REVUE TRIMESTRIEl I.E CANADIENNE BANQUE CANADIENNE NATIONALE CAPITAL VERSÉ ET RÉSERVE, $14,000,000 ACTIF, PLUS DE S155,000,000 TOUTES OPÉRATIONS DE BANQUE: Comptes courants - Comptes d’épargne Prêts et escompte Encaissements Nantissements Mandats Coffrets de sûreté Change sur tous pays Achat et vente de monnaies étrangères Lettres de crédit documentaires et circulaires Financement des importations et exportations Achat et vente de valeurs de placement La grande banque du Canada français 20/3 succursales au Canada dont 221 dans la province de Québec NOS RESSOURCES SONT A VOTRE DISPOSITION NOTRE PERSONNEL EST A VOS ORDRES ON TROUVE TOUJOURS A LA LIBRAIRIE DEOM UN choix important de beaux livres anciens et modernes, des éditions originales, rares ou curieuses des meilleurs écrivains des XIXe et XXe siècles et les ouvrages nouveaux, en exemplaires ordinaires ou sur grand papier, d'une sélection d'auteurs contemporains.:: :: :: .;; 1247 RUE ST-DENIS TELEPHONE EST 2551 MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE IN C.E.RACINE & CIE Li m itée COURTIERS EN DOUANES TRANSITAIRES Facilitent les expéditions ù l'étranger Assurance Maritime Correspondants dans les principaux ports d’Europe et des continents américains “Board of Trade Building” MONTREAL Adresse télégraphique : “Enicar”.CHAS.DESJARDINS & CIE —¦ — Limitée ——-— FOURRURES ET CHAPEAUX 1170, Rue St-Denis, - Montréal.I cicplioin* liell Est 26ü0.LIBRAIRIE ST-LOUIS Norbert Faribault, propriétaire.Papeteries, Fournitures de Bureaux, Livres, Hevues, Romans, Journaux, Jouets, Articles religieux et de fantaisie, Impressions et Reliure.1411 rue St-Denis Près Ste-Catherine Montréal LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE est prête à payer une prime à tous ceux qui nous enverront le bulletin de souscription tl’un nouvel abonné.Pour plus de détails s’adresser à LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 1430, rue St-Denis Montréal, Qué.POLYBIBLION REVUE BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSELLE 5, rue de Saint-Simon, 5,.PARIS, VII Le "Polybiblion”, qui est entré dans sa 63e année, parait chaque mois, en deux parties distinctes.I.— Une "Partie littéraire” (2 vol.par an), comprend: lo des “Articles d’ensemble” sur les différentes branches de la science et de la littérature: 2o des "Comptes rendus" des principaux ouvrages publiés en France et à l’Etranger; 3o une "Chronique”, résumant tous les faits se rattachant à la spécialité du Recueil.— Depuis la fin de 1914, le "Polybiblion" donne des comptes rendus en nombre considérable relatifs à la guerre européenne.II.—Une "Partie technique” (1 vol.par an), contient: lo une "Bibliographie méthodique" des ouvrages publiés en France et à l’Etranger, "avec Indication des prix"; 2o les "Sommaires" de nombreuses Revues françaises et étrangères; les "Sommaires" des grands journaux de Paris (articles littéraires, historiques, scientifiques et artistiques, et articles se rapportant de près ou de loin à la guerre européenne).Envoi de spécimen : 1 franc 50.PRIX DE L’ABONNEMENT Partie littéraire France, 36 fr.Etranger Partie technique — 31 — — Les 2 parties réunies — 48 — — 45 fr.37 — 60 — X REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Un journal honnête et bien fait.Le DEVOIR est un quotidien rédigé avec soin et honnêteté pour un public intelligent, respectable et instruit.ACHETEZ ET LISEZ LE DEVOIR TOUS LES JOURS Il est intéressant, bien informé, impartial, propre.Administration et rédaction 336 Notre-Dame est.Montréal. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE XI Ce que notre Banque vous offre Le service d’un personnel courtois.Des services techniques complets.Une collaboration intelligente.Une garantie de sécurité exceptionnelle.La même sincère bienvenue, que vos épargnes soient petites ou considérables.BANQUE PROVINCIALE DU CANADA SIÈGE SOCIAL : MONTRÉAL Bactéricide: Mon toxide; inodore Non Caustique: Mjfftjllk APPLICATIONS : Doses à employer, sauf avis contraire du médecin Accouchements, toilette féminine, en lavages ou in- .jections.Vi à 1% Plaies, pansements, écoulements fétides.à 1% Sueurs des mains ou des pieds, désodorisant .à 3% Pellicules, chutes des cheveux, en lavages ou pommades .à 3% Stérilisation des sondes et instruments, sans les attaquer .à 3% Désinfection des objets et ustensiles de toilette des malades.à 3% une cuillerée à café, donnent, avec litre d’eau une solution de ¥2 %.M.CARTERET Pharmacien de 1ère Classe — Ex-interne des Hôpitaux de Paris Dépositaires au Canada: ROUGIER FRERES, MONTREAL U ^ (Marque déposée) N.B.— 5 grammes, c’est-à-dire un " XII UE VUE THIMESTIUELLE CANADIENNE Tel.Falkirk 1252 F.C.LABERGE S.A.BAULNE INGENIEUR INGENIEUR CIVIL Professeur à l’Ecole Polytechnique 30, RUE ST-JACQUES 750 Boulevard St-.loseph Est ELLIOTT & DAVID II.Labrecque, I.C.J (i.Papineau, I.C., et Arpenteur M.Cailloux, I.C.AVOCATS Hon.I,.A.David, C.R.Secrétaire Provincial 1 Maurice Duftas, C.R.Gordon M.Webster Léon Faribeault, Conseil Associé Edifice "Canada Life” 275 rue St-Jacques Montréal IIArbour 2145 Les Ingénieurs Associés Ltée Le NOTAIRE FARIBAULT INGÉNIEURS CONSEILS Successeur de Leclerc & Faribault Béton armé — Arpentage — Expertise \ Edifice Versailles, No 1)0 rue EDIFICE THEMIS St-Jacques, MONTREAL.10, St-Jacques Ouest IIArbour 0482 Tél.Main 678.MONTREAL Revue des Questions Scientifiques publiée par la Société Scientifique de Bruxelles (49e année) Revue belge de haute vulgarisation scientifique Par ses “Articles originaux”, ses “Revues des Publications périodiques”, sa “Bibliographie scientifique”, elle tient ses lecteurs au courant des principales questions scientifiques d’actualité.Paraît 6 fois par an, en fascicules de 160 à 180 pages.Prix de l’abonnement : Belgique et Luxembourg : 8(1 francs belges.France : 75 francs français.Autres pays : 26 belgas.LE NUMERO 12 FRANCS.Numéros spécimens sur demande.ADMINISTRATION : 11, RUE DES RECOLLETS, 11, LOUVAIN. CANADA MINISTERE DES MINES Honorable Charles Stewart, Ministre.Charles Camsell, Sous-Ministre PUBLICATIONS RECENTES EN FRANÇAIS MINISTÈRE DES MINES No _ _ 2203.Rapport du Ministère des Mines pour l’année se terminant au 31 mars 1928.COMMISSION GÉOLOGIQUE ET MUSÉE NATIONAL DU CANADA 2117.Mémoire 152: Région de Saint-Urbain, co.de Charlevoix, Québec — J.-B.Mawdsley.21G3.Rapport sommaire 1926, partie C, comprenant les comptes rendus suivants: Dépôts mésozoïques et pléistocènes des rivières Missinaibi inférieure, Opazatika et Mattagami, Ontario — F.-M.McLearn; De l’origine des minerais cuprifères du district de Rouyn, Québec — H.-C.Cookc; Régions de Fied-jnont et de Dubuisson, comté d’Abitibi, Québec — W.-F.James et J.-B.Mawdsley; Recherches sur les tourbières de la province de Québec — A.Anrep.2188.Géologie et minéraux industriels du Canada — G.-A.Young.2201.Rapport sommaire 1927, partie C, comprenant les comptes rendus suivants: Région du Lac David, district de Chibougamau, Québec — J.-B.Mawdsley; Région de la Rivière Eagle, territoire de l’Abitibi, Québec — J.-B.Mawdsley; District de zinc et de plomb de la Gaspésie centrale — F.-J.Alcock.- Bulletin 50: Rapport annuel du Musée national du Canada, 1926.DIVISION DES MINES ET COMMISSION FÉDÉRALE DU COMBUSTIBLE 683.Rapport préliminaire sur les calcaires des provinces de Québec et d’Ontario — M.-F.Goudge.11.Deuxième rapport des travaux de la Commission fédérale du Combustible 1923-28.- Avantages qu’offrirait l’isolation thermique de votre maison — G.-D.Mallory.- L’humidité dans les maisons chauffées — E.-S.Martindale.DIVISION DES EXPLOSIFS 28.Rapport annuel de la division des Explosifs 1928.EN PRÉPARATION Rapport sommaire de la Commission géologique, 1928.Les industries chimiques et métallurgiques au Canada.Les abrasifs au Canada, (en quatre parties).Rapport annuel du ministère des Mines, 1929.Rapports sur le Mica, l’Amiante, le Spathfluor, le Plomb et le Zinc au Canada.AVIS: On peut se procurer les publications ci-dessus en s’adressant au chef du Bureau de Traduction, Ministère des Mines, à Ottawa. 62 ans au service du public La confiance, depuis G2 ans, est à la base des relations que DUPUIS FRERES s’est créées et a toujours maintenues avec le public.Et si ce mot explique, en quelques lettres, un passé si long et si fructueux, il nous guide aussi dans les projets que nous demandons à l’avenir de réaliser.Dans ses relations avec le public, DUPUIS FRERES est guidé par trois mots: ECONOMIE, QUALITE et SERVICE.La qualité de la marchandise offerte fait la réputation d’une maison; les prix avantageux font sa popularité; le service satisfait et retient la clientèle.Et voilà pourquoi le nombre augmente sans cesse de ceux qui disent: “J’achète tout chez DUPUIS!.” N’ont-ils pas raison?A valeur égale, pourquoi ne pas acheter tout chez DUPUIS?L’intérêt vous y engage.Le sentiment, d’autre part, interviendra pour vous faire prendre, toujours, de préférence à un autre, le chemin qui mène chez DUPUIS.Ou encore, le sentiment vous fera faire dans votre entourage de la propagande en notre faveur.Des milliers d’acheteurs entrent chaque jour chez DUPUIS.Us pénètrent avec confiance dans cette maison qui est la leur; ils en sortent satisfaits.A cette époque que marque une concurrence active, toujours en éveil, le succès appartient aux forts; nous aimons à le répéter à ceux de qui nous vient notre force, au public qui peut quintupler cette force.Rues Sainte-Catherine, Saint-André, Saint-Christophe, Demontigny IMPRIMERIE POPULAIRE.Limitée 430, ru* Notre-Dame Est :: Montréal
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