La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1944, Décembre
3Gème année No 120 MONTRÉAL Décembre 1944 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE La méthode des points fixes.Marc trudeau.337 Les traits caractéristiques d’un bon éclairage.Joseph PAWLIKOWSKI.358 Au temps des alchimistes.Arthur arcand.369 Analyse comparative de quatre régimes de circulation urbains.Adrien GENEST.379 Glose sur un volume méconnu.Rodolphe I.APLANTE.396 Synchronisation et réglage automatique du voltage des alternateurs au moyen de tubes électroniques.Julien RICARD.401 Revue des livres.420 Les bibliothèques de la Province de Québec.427 Des livres français.430 Vie de l’Association.^.432 ASSOCIATION DES INGÉNIEURS DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’École Polytechnique de Montréal, et avec le concours de l’Association des Ingénieurs diplômés de Polytechnique COMITÉ DE DIRECTION Président: Monseigneur Olivier Maurault, C.M.G., P.D., P.S.S., recteur de l’Université de Montréal.Secrétaire: Armand Circé, ingénieur, Directeur de l’École Polytechnique.Membres: Victor Doré, surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec.Augustin Fbigon, ingénieur, président de la Corporation de l’École Polytechnique.Henri Gaudefroy, ingénieur, secrétaire de l’Association des Diplômés de Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo.-J.Lafrenière, ingénieur, professeur à Polytechnique.Édouard Montpetit, avocat, Secrétaire général de l’ÜDiversité de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeurù l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, ingénieur, président de Surveyer & Cie.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.COMITÉ DE RÉDACTION Rédacteur en chej: Édouard Montpetit, Secrétaire général de l’Université de Montréal.Secrétaire de la Rédaction: Camille-R.Godin, professeur à Polytechnique.Membres: Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, Dr Ing’r Arthur Surveyer, Ing’r Arthur Duperron, Ing’r Maurice Gérin, et messieurs Louis Bourgoin, Henri Gaudefroy, Théo.-J.Lafrenière, Paul-Louis Pouliot, Marc Trudeau et Ludger Vennb, professeurs à Polytechnique.Les auteurs des article* publié* dan* la Revue Trimestrielle Canadienne conservent l'entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue publie des articles en français et en anglais.Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins un mois avant la date de publication.Ils ne sont pas retourné*.La reproduction de* gravures et du texte de* articles parus dans la Revue est permise à la condition d’en indiquer la source et de faire tenir & la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra ft la Rédaction.La Revue parait en mars, juin, septembre et décembre.Le prix de l’abonnement est $3.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis, $4.00 pour le* autre* pays.Toute communiration pour abonnements, publicité, collaboration, etc, doit être adressée au siège de la Rédaction et administration: ÉCOLE POLYTECHNIQUE 1430, rue Saint-Déni», Montréal lî K V1 ' K TH 1M ESTH I ELLE CAN A DIENXE I Appareils -=:de=r = Laboratoire PRIX MODÉRÉS et LIVRAISON PROMPTE Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d’appareils de laboratoire pour l’enseignement des sciences.Une commande initiale vous convaincra de la haute qualité de notre marchandise.Fisher Scientific Company Limited il 904-910, rue Saint-Jacques MONTRÉAL II HKVUE CANADIENNE THIMEST1ÎIEELE La BANQUE CANADIENNE NATIONALE est à vos ordres pour toutes vos opérations de banque et de placement Actif, plus de $200,000,000.00 541 bureaux au Canada ?Un nom de confiance Depuis plus d'un demi-siècle le nom WKSTIXC.IIOr.SK il toujours été à l’honneur duos tous les domaines de l'électricité.A ujourd’liui, ce nom est synonyme de (principe no I) nous donnera le moment résultat (figure no 2 c).Appliquons maintenant le principe No 11.Puisque par hypothèse le moment d’inertie 1 est constant, le diagramme des moments 310 REV UK TRIMESTRIELLE CANADIENNE hAornenh/ de.la poudre, aim PlG.klo.gg MomtnJv du/ à la cor Fig Momcnhi Tciulhanta Fig.Mo.Zc fléchissants divisés par El sera semblable au diagramme des moments fléchissants (figure 3).La continuité de la poutre nous donne de part et d'autre'du support commun R, des angles de déflexion égaux mais opposés (figure 4). 341 LA MÉTHODE DE.S POINTS FIXES La réaction produite au support R 2 en chargeant la travée Li avec son diagramme des^moments divisés par El comprend trois parties (figure 3) 1 1*) A.- N 1 q, Réarion < au ooopor Rïl ' El j _de la /ur ¦face “A Z') 3- 1 T* M» Li El “Re'ahion au yupporf- X3 O 1 _de la /ur [ace "mao i » Z Mi L, El ”* Réachon au yupporb Ri ^de la surface rrfo f -i .Soi h en ho U h; Li +3- M2.Ll) ( cci est en même temps à Fungicide déflexion D au support R2.Fig.Mo.3 342 RKVl'E TKIMESTKIELLE CANADIENNE La reaction produite au support R 2 en chargeant maintenant la travée L: avec son diagramme des moments div isés par Kl comprend aussi trois parties différentes •3 Ai.El ReaHon au jupporF RH Je la /urjqce Al.J Mz U LI "ReacHon au /u ppor \ Rz _de la /urjqce ors' "ReacVion au /upporf Rt" Je la /urface “o or' _ Soi'r «-n tout : A + £ 5 Mî.Lz) ce qui est aussi égal à l'angle de déflexion (-D) au support R Puisque les deux angles de part et d’autre du support R , sont égaux, mais de signe contraire, l’on peut écrire: El iy + fc Mi L| + 5 Mz L|J) =• — ËI (^z A?+ -Q M3 + “ M2 Li) ou encore.(J> A,+ M| L| + Z Mz L,) = ”^ ^1 Ai + Mj Lj + Z Mi 1-2^) Jo\ F j-" i n a le.men h A,^2Aj LA MÉTHODE DES POINTS FIXES 343 Cette dernière équation est une expression simplifiée de I équation du théorème des trois moments pour le cas des poutres a moment d’inertie constant.('.-Le CONCEPT DES POINTS CON.U'OCÉS Pour construire le diagramme des moments dans une poutre continue, l’on trace donc tout d abord (principe Xo 11 dans chaque travée le diagramme des moments fléchissants dus a la poutre simple et il suffit pour compléter le diagramme de localiser la ligne de fermeture M des moments fléchissants dus a la continuité de la poutre (figure no 5u Cette ligne est une ligne de hase, car cost a partir de cette ligne que l'on prendra à I échelle les ordonnes du moment résultant.Fis.No.5 Si la poutre a un moment d'inertie constant, la ligne de fermeture doit évidemment satisfaire à 1 équation des trois moments.Il y a cependant une infinité de lignes qui peuvent satisfaire à cette équation.Même si l'on connaît un point Pi par lequel la ligne de fermeture passe, une infinité de lignes peuvent passer par ce point et satisfaire encore à l’équation.Voici comment on résout le problème. 344 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Soit la figure no 6 dans laquelle deux lignes M représentent deux lignes quelconques passant par un point P , de coordonnées x , et y, et satisfaisant à lcquation des trois moments.Soit P, (de coordonnées x et y ¦>) le point d’intersection de ces deux lignes dans la travée adjacente.Puisque les deux lignes M passant par le point P U doivent satisfaire a 1 équation du théorème des trois moments nous avons [M, + AM, + Z (Mz- A Mi)] L, + [MjtAMj+ » - A, + c]2 Ai) A M i a A M 2.^¦'~l ~ 1 ) : A M 3 - A M j (A i - x il en reportant" ce/ valeur/ dan/ l ecju a\- \ o n precédentc Ion frouv^; [AMZ -2 AMi]L, + [AMi(LJA2Ei).ZAMtJlz»0 la liTt 1 our tone (Mi‘ ZMz) L, + (M Mt) Lî * -£> A, +- ja A h'on Je 1 «n sou/rra\j 1 on o b fi en t (A M, - ZAM:) L, -+(AMî-ZAMî) L Par ailleur/ ja ^eomefrie de la | preceJenl"e nou/ donne.- une eau a u re- au;r& [(klï')-zj L, t [tfiz_ï?j-z] L t fmalernenf C-^-3) L,.Çâ-&L ef en divisant par AM Cette équation nous donne la relation qui existe entre les abscisses de deux points P , et P.(placés dans des travées dilïé- 345 LA MÉTHODE DES POINTS FIXES I 2CC> 340 K K V l'J : TRIM K.-TIi IK LUO C A \ AI)I K N N K rentes) par lesquels deux lignes M quelconques passent et satisfont à l’équation des trois moments.Si l’abscisse d’un point P j est déterminée, l’abscisse de son conjugué est de ce fait déterminée car la relation entre l'abscisse de ces points est indépendante de la charge et des ordonnées des points.Trouvons maintenant la relation qui existe entre les ordonnées des points P ] et P Si nous référons toujours à la figure précédente nous pouvons écrire - Mî (l-~0 -rbMib Mj r Mi(l-kA) + ' Reporbon/ ce/ valeur/* dan/ ieqoaHon ; 2.Mt) L,-hCm^+ 2M nou/ obbenon/ l, 'y, :T .l) Lt = - Z -t X.t ou encore.3M2.L,- + ÜJiL + 3Mî.U- + L\ i Xi = -ô( égales » la longueur de la travée étudiée.L’on obtient ainsi les points U et T.De ces points U et T on trace des droites passant par le point C (sommet du moment -Mp).Ces droites coupent les verticales passant par les supports en des points F et G.L’on joint ensuite les points F et G aux points O et S des supports.Par les points fixes 2 et 2' (que nous supposons localisés par la construction graphique décrite antérieurement) l’on élève des verticales qui coupent les lignes OG et FT en des points J et J’.La ligne J.F est la ligne de fermeture cherchée; le triangle OCS complète le diagramme. 356 KKVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Vérification de la validité de notre construction Reprenons la construction précédente (figure no 16).Puisque seule la travée V , est chargée l'équation de hase (B) se réduit à ou encore.Mt.= - 6 d i A g.OCi J dl— =.~ ^ 91 A, 7, .(_S) D’autre pari- le/ moment*/ d'aire du triancjle.OCS de /ur^qce Az riou/ dannenr: ^ U Al -T Mp (Lp - a.) S' ( l z - a) + ~z Md a ("L^-a +-j-'j .oïl- a prè/ /im plijnca h’on ; Report*on/ celle valeur Jan/ [eauahon A; Pou/ OD^enon/: _Ma NAp (2.Lj - d) _ _ Mp ("2 U - op 3Cî.~ L\, ., LV .D'aulre.part* la /imillt*ude de/ triangle/ U CV et* UGô r.ou/ donne-: cv._ Lz .c^-XlA-a (£>) ., D'aul-re part* la /i m i 1 i t*u de.de/ t*nanans une chambre du laboratoire d'éclairage de Polytechnique const 'ante spécialement dans ce but, on peut obtenir à volonté l'éclairage direct ou indirect et observer la disparition des ombres.I ne autre installation montre la signification des ombres en general.< hi y voit un buste en marbre blanc qui peut être éclairé • le plusieurs laçofi- par des réflecteurs placés de lotis les côtés.( )n peut obtenir aussi un éclairage indirect sans ombre et toutes les combinaisons d’éclairages existants.< tu voit qua laide d'éclairages appropriés, on peut même changer I expression de la phy- *, souligner certains traits et en supprimer d autres.( 'es effets de lumière sont très importants en éclairage décoratif, architectonique et pour l'éclairage des musées et des théâtres.t oefkk'ikxts n't i tras.vnox 1 *es lumens du flux lumineux obtenus des sources d'éclairage ne tombent jamais complètement sur la surface à éclairci-.Pour établir le liux utile qui donne la valeur d'éclairement, il faut multiplier les lumens reçus de la source par le coefficient d'utilisation du local a éclairer, facteur qui est toujours moindre que l'unité.t e coefficient d'utilisation varie avec les différents systèmes de réflecteurs et d appareils d'habillages (autrement dit du mode d oolai'-age : et depend de la relation entre les dimensions du local a eclairer I indice du local et le pouvoir d absorption des murs et du plafond.I-es valeurs du coefficient d'utilisation sont données sous form ¦ ne tableaux ou de courbes dans toutes les publications sur l'éclairage, ou Ion y trouve aussi les valeur- d'éclairement recommandée- .l’oiir de montrer i influence de la couleur des murs et du plafond -ui le coefficient d utilisation ou, autrement dit, sur la valeur moven-iio de- I, p.c.l.-e.I obtenus, on a construit au laboratoire de Polytechnique deux chambres de nr'-mes dimensions et éclairées avec h-s mêmes sources lumineuses.La différence entre ces chambres 'i est que dans la couleur de- murs et du plafond.Dans une de ces chambres on a de- couleurs foncée- et un plafond gris, dan- l'autre h-s couleurs sont pali s et le plafond est blanc.44 R K V V K TR IM KSTRI EI.1.1 : C A \ A DI K X N E Théoriquement, d'après la méthode du coefficient d'utilisation, les éclaircmcnts K, (l'éclairement de la chambre aux couleurs foncées) et K, d'éclairement delà chambre aux couleurs pâles) peuvent s'établir de la façon suivante: L'indice du local HI pour les deux chambres de rapport entre la largeur et la hauteur de la pièce étant approximativement égal à 0.5), est: Pour la chambre aux couleurs foncées le coefficient d'utilisation it Uf), et le coefficient de réflexion du plafond et des murs, étant de 0.5 et de 0.10 respectivement pour un éclairage diffusé '40', à 60f ; du flux lumineux dirigé vei's la surface à éclairer), nous avons: Pour la chambre aux couleurs pâles, le coefficient d'utilisation ( P,, et le coefficient de réflexion du plafond et des murs, étant de (I 75 et de 0.50 respectivement, même éclairage que précédemment, nous avons: Le coefficient de dépréciation < '(1 pour les deux chambres d'installation étant neuve et en bon état) HI =0 6 CTf = 0.U ( T„ = 0.24 La surface à éclairer S = 2 .1 p.c.Le flux lumineux K = 70S lumens.F x CUf x C’d _ 70S xO.14x0.9 = 42 I.p.c.S F x CUp x ( ’d 70S x 0.24 x 0.9 72 L/p.c.S à l'aide des mesures directes, on obtient : 1 àd = 34 b.p.c.•pd= '•) 1.p.c. LES TH A ITS I ' AK ACTÉIÎISTI QU Es d’u.V BON' ÉCLAIRAGE 367 ('oci montre que, grâce à des murs pâles, on obtient pour un local des valeurs d'éclairement à peu près deux fois plus grandes que celles obtenues pour le même local avec* murs foncés.La méthode du coefficient d'utilisation n’est qu'une méthode approximative.Dans le cas des deux chambres du laboratoire, vu les dimensions extrêmement réduites et le fait que trois murs seulement furent utilisés, les résultats obtenus peuvent être considérés comme tout à fait satisfaisants.Dans les usines et les bureaux, le nettoyage des murs et des plafonds augmente toujours les valeurs d'éclairement.< "est la façon la plus simple d'améliorer l'éclairage d'un appartement.Coi I.El RS DES OBJETS L'éclairage artificiel ne doit pas en principe changer les couleurs que ces objets possèdent au soleil (l'éclairage naturel).La couleur des objets dépend de l'éclairement.Les objets n’ont que la propriété de refléter ou d'absorber les ondes émises par une source lumineuse.Pour démontrer ce principe, le laboratoire possède deux dispositifs.Dans le premier on a une lampe dite de jour (lampe à incandescence, avec un filtre bleu qui coupe l’excès des rayons rouges et jaunes émis par la lampe), une lampe à incandescence ordinaire et une lampe à mercure (T-10, 100 watts, 3,500 lumens) ayant un rayonnement luminescent dans la partie des ondes courtes du spectre lumineux.L'éclairement de jour peut être obtenu soit à l’aide de la lampe à incandescence dite de jour ou à l'aide de l'emploi simultané de la lampe à incandescence ordinaire et de la lampe à mercure.Dans les deux cas, on reçoit un rayonnement avec fonction spectroradio-métrique semblable à la fonction spectroradiométrique de l'éclairage naturel.L’éclairage du jour peut être encore obtenu à l’aide des tubes fluorescents, couverts de sels spéciaux.Dans le laboratoire, on trouve un riche assortiment de ces tubes on y montre aussi comment ces tubes sont faits.Dans le second dispositif, on a trois lampes colorées (rouge, jaune, verte et bleue'.A l'aide des trois rhéostats branchés dans les circuits de ces trois lampes, on peut changer la quantité de lumière, provenant de chacune des lampes et recevoir un flux lumineux formé d'un mélange de t’*ois composantes; mélange (pli peut être varié à volonté. HEV I H TRIM H-THIELLE VAX A DI EX X E 368 Avec les trois couleurs fondamentales, on peut obtenir un éclairage de toutes les couleurs possibles et en même temps changer les couleurs des objets éclairés au moyen d un mélange du flux lumineux.Dans certain.' cas, la question des couleurs ne joue pas un rôle prépondérant par exemple, l'éclairage des ateliers de mécanique, les voies publiques, etc.et dan.- ce- cas particuliers on peut employer à cause de leur eflicacité .V> i mens watt le- lampe- au sodium de couleur jaune-orange.( 'ox I U -io.xs I.e laboratoire d'éclairage de Polytechnique n'e-t pas encore complet.On doit y ajouter dans un avenir prochain: ] l'n système pour trouver, à l'aide d'appareil- réflecteurs et diffuseurs, un éclairage uniforme, c'est-à-dire pour déterminer la valeur optimum du rapport entre l'écartement des foyers et la hauteur de suspension.2> Un dispositif pour démontrer la répartition des rayons lumineux due à des réflecteurs • miroirs¦ et à des corps translucide-divors.3) Une installation pour établir la courbe polaire des lampes et leur llux lumineux, etc., etc.Malheureusement, le montage de ce laboratoire ne pourra être complété qu'après la guerre terminée, alors qu'il y aura possibilité de trouver sur le marché les appareils de mesures requis, tels que: spectroradiomètre, eolorimètre, lumen met re une sphère intégrale d’Ulbricht .lux mètre de Macbeth et le- dispo-itils nécessaires a l’étalonnage des unités fondamentales d'éclairage, qui doivent ce trouver dans tout laboratoire universitaire, spécialisé dans les recherches du domaine de I éclairage.Dr.Ing'r ,J.Paulikow-ki, iJrofcX-'< >: ilijl'i'ijf Ù l‘oll/ltcl H li/KC AU TEMPS DES ALCHIMISTES L’alchimie est l'art chimérique qui consistait à chercher la panacée universelle et la transmutation tins métaux ou pierre philosophale.I.alcliiniic a occupé Leaucoup de tous, ruine une foule il hommes eupiucs ou insensés et dupé une joule encore plus grande d'hommes crédules.1.alchimie lut la chimie du moyen âge, connue l'art sacré ou art hermétique avait etc celui des sa.vants de l'école d'Alexandrie.I.a conquête de I f.gypto mit les Arabes en possession de cet art qui devint l'objet de leurs travaux, et qu'ils répandirent en Occident.I,'alchimie, chimérique sans doute en ses rêves de transmutation et de panacée, fut pourtant singulièrement féconde en faits positifs.Le moyen age arabe et chrétien a été le beau temps de l'alchimie.On pourrait a peine nommer un philosophe marquant rie cette époque qui no lui ait donné place dans scs préoccupations.Cet art lut pendant une période, a travers l’hurope, comme un torrent qui entraînait toutes les espérances, et durant cette époque, l'esprit humain se porta avec enthousiasme vers la conquête de l’or, comme plus tard il devait se porter vers la conquête de l’Amérique.Le luit de l'alchimie, considéré d'une façon générale et philosophique, c est-a-dire abstraction faite des objets particuliers auxquels s appliquaient ses efforts, ne différait en rien de celui que pousuit de nos jours la synthèse chimique: saisir les secrets de la puissance créatrice de la nature et reproduire les corps que nous avons sous les yeux, par la connaissance des lois qui ont présidé à leur transformation.t e que la nature a 1 ait dans le commencement, disaient les alchimistes, nous pouvons le faire également en remontant aux procédés quelle a suivis: ce qu'elle fait peut-être encore, à l’aide des siècles, dans ses solitudes souterraines, nous pouvons le lui faire achever en un instant, en l’aidant et en la mettant dans des circonstances meilleures; comme le boulanger fait le pain, de même nous pouvons faire les métaux; concertons-nous donc avec la nature et ses trésors s’ouvriront devant nous.Remarquons, en passant, fine si la chimie moderne ne songe pas à « faire des métaux », en réalité la puissance qu’elle déploie RK VI'K TR IM KSTR1 KI.KK ( A N A »I K \ \ 1 : dans « l'œuvre minérale » a laissé liien loin derrière elle l'espérance audacieuse des alchimistes; non seulement elle reproduit un grand ' ' de corps qui se trouvent dans la nature, mais elle parvient à en fabriquer une infinité d’autres que la nature n’aurait jamais enfantés.Les alchimistes distinguaient deux espèces de métaux: les métaux inaltérables au feu « les métaux nobles », et ceux à cpii la chaleur fait perdre leur éclat et leur ductilité « les métaux imparfaits ou demi-métaux ».Les uns et les autres étaient pour eux des corps composés, et composés des mêmes principes.Dans chaque métal ils voyaient du soufre et du mercure; chaque métal s'éloignait plus ou moins du plus parfait.du plus noble des métaux, de I or, selon l’état plus ou moins grossier du soufre et du mercure qu’il contenait; c'est sur le soufre et le mercure que roulaient toutes les combinaisons que les alchimistes voyaient s’opérer et tous les changements qu’ils croyaient possibles.De l’unité de composition des métaux ifs déduisaient, avec beaucoup de logique d’ailleurs, la possibilité de les transformer l’un dans l’autre à l'aide d'une certaine substance, et par conséquent de changer les métaux imparfaits en métaux nobles.A cette substance solide ou liquide qui devait multiplier l'or ou l'argent, ils donnaient le nom de « pierre philosophale ».et aux travaux accomplis dans ce but.celui de « grand œuvre ».Dans leur imagination.la pierre philosophale devait combler tous les désirs en procurant l’or, la santé, une longue vio.La recherche de la « panacée universelle », longtemps confondue avec celle de la pierre philosophale.ne s’en sépare que plus tard.Ce qui caractérisait au plus haut degré l’alchimiste, c’était la patience.Il ne se laissait jamais rebuter par de-s insuccès.L’opérateur qu’une mort prématurée enlevait à ses travaux, laissait souvent en héritage à son fils une expérience commencée, et il n’était pas rare de voir ce dernier léguer lui-même, dans son propre testament, les secrets de l'expérience inachevée à sa propre descendance Beaucoup d érudits prétendent (pie le- recherches relatives à la transmutation des métaux remontent aux époques les plus reculées, et que cette science fut cultivée, sous le nom « d’art sacré », chez les Egyptiens.Personnellement, je ne suis point de cet avis, et je crois qu’il ne suffit pas qu'un mystère profond ait constamment entouré l’histoire des travaux auxquels se consacraient les prêtres 99 At 1 i;.M I’.- I ) Its AI.CIIIMISTK.' .371 de 1 hèbes et de Memphis pour qu’on soit, de ce seul fuit, autorisé à croire qu’ils cultivaient l'alchimie.Les Egyptiens durent connaître mieux que tout autre peuple le travail des métaux.Ils étaient plu,s instruits, sur une foule de choses, que leurs contemporains; mais l’absence de tout document positif propre à dévoiler la nature et l'étendue des travaux scientifiques auxquels ils se livraient permet de leur contester ces hautes connaissances que plusieurs se sont plu à leur attribuer.l’ous les documents écrits relatifs à l’alchimie ne remontent pas au-delà du I\ème siècle de l'ère chrétienne, et il est d’une saine critique historique de ne point fixer son origine plus haut que cette époque.,Je n'entrerai pas d'ailleurs dans l'examen de cette question qui me mènerait trop loin.Ile toute façon, il faut tenir compte du fait que presque tous les alchimistes du moyen âge affirment qu’Hermès Trismégiste, personnage semi-mystique de l'Egypte ancienne fut le père de leur science; mais il serait fort imprudent de soutenir cette thèse en s appuyant sur ces adeptes plus récents de la science hermétique et de prendre au sérieux leurs assertions sur ce point.Les premiers ouvrages donc qui parlent do la transmutation des métaux appartiennent aux auteurs byzantins et on sait que Byzance fut, vers le I\ème siècle, le foyer des arts et des sciences du monde civilisé, chassé de Home par les guerres intestines et les perpétuelles invasions des barbares.C’est là (pie durant plusieurs siècles, se centralisèrent les connaissances humaines, c'est là que se rencontraient les savants, qu'il vinssent d’Egypte, de Grèce ou d'Italie.L alchimie fut longue à prendre corps, car les premiers manuscrits intelligibles sur les travaux hermétiques ne remontent qu’au \JIèmo siècle, ("est alors que les premiers écrivains alchimistes mettent une science qui s’affirme sous le patronage des anciens Egyptiens et attribuent au dieu Hermès, non seulement les précepte- et le- formules qu'ils enseignent dans leurs ouvrages, mais la rédaction même de ces ouvrages.Il est vrai qu’on même temps d autres attribuent leurs écrits à tel ou tel personnage plus ou moins ancien et fameux, mais tous ,-e gardent bien de les donner comme émanant de leur plume.Ce tut une Itireur dans le monde savant de l’époque, et tous le- personnages un peu importants des mythologies égyptienne, juive ou autres devinrent, grâce aux alchimistes de Byzance, les H K VU K TKI.MK.-TlUKIJ.i: ( \\ A 1)1 K\ N K •H 72 initiateurs d'une science dont les véritables créateurs n'osaient point s'attribuer l'honneur ou la respons; ('est donc à Constantinople que l’aleliimie prit naissance.De plus, au I\ènie et au à ème siècle, cette ville était en relations constantes avec l'école d'Alexandrie, ce • rrr-ur commise dans le calendrier •Iiilioii reliitiveinent à 1 année solaire, il étudie l'action des lentilles et de.- a et re.- convexes et laisse des écrits très judicieux sur les propriétés du salpêtre; Raymond l.ulle prépare le carbonate de potasse au inox en du tartre et ile la cendre de Roi - et donne un procédé pour l.i fortification de 1 esprit de vin: Basile Valentin étudie l'antimoine pu il découvre et fait connaître plusieurs de ses propriétés; le premier, il obtient l'éther sulfurique; Paracels- introduit dans la médecine courante une quantité considérable de composés chimiques, etc., etc., etc.A cette liste déjà longue et dans laquelle ne figurent que les alchimistes les plus connus, on pourrait ajouter des chercheurs de second ordre et qui ont, comme Brandt qui trouva le phosphore, lofîue transmutations imaginables ta* paraissent pas impossibles, mais, comme vous pouvez le constater, ce n'est pas une mince affaire, et tous les savants de l'heure pourraient se lancer à la poursuite de cet idéal sans risquer de le ren-eont rer de sit é>t.La pierre philosophale fut, dit-on, une erreur, mais qu’on y songe bien, toutes nos vérités sont issues d’erreurs.Toute théorie qui incite au travail, qui exerce la sagacité et entretient la persévérance est un bénéfice pour la science, car c'est le travail (pii conduit aux découvertes.Les alchimistes, en cherchant la pierre philosophale, ont découvert l'acide sulfurique, l'acide chlorhydrique, l ucide nitrique, l'ammoniaque, les alcalis, l'alcool, l'éther, le phosphore, le bleu de Prusse, etc., etc., comme < hristophe ( olomb, en cherchant l’Inde, trouva l'Amérique.Les alchimistes n'ont pas trouvé la pierre philosophale, mais ils ont amassé un à un et péniblement les matériaux dont les chimistes modernes ont fait un édifice certainement plus merveilleux (pie le secret de faire de l'or.Arthur Ane and, Docteur de l't nirersitê de Paris, Lauréat de VAcadèrnn d> Médei inc de i"rance, Membre de la Société îles Expi rts-/.» ôy).‘tmr é J ‘'.'for lin- Planclir I f I^iatrramine* «l#*» < in uit- du n'*triinn ne peut donc compter que sur un débit maximum de 3.0(10 véhicules à l'heure Le principe du flux constant est appliqué parfaitement dans le système, mais l'application est nulle partout ailleurs dans le régime.I V, Ukoi.ui; “( 1 I." Après la triple analyse qui précède, la première conclusion qui s'impose est celle-ci; aucun régime n'est complet par lui-même s'il ne tient pas compte du principe du flux constant.La construction d'un système d intersect ion ne fait que déplacer le mal.et les mêmes problèmes qu'on solutionne à un endroit existent encore ailleurs ou y sont même amplifiés et aggravés.Supposons que les rues Bleury et St-Denis sont deux artères montantes et Sherbrooke une artère transversale.Nous avons alors 2 intersections d’artères, soit Sher-brooke-Bleury et Sherbrooke-St-Denis.Si ces 2 intersections sont Qf ATR K RKOIMKS DK ( [R< TI.ATIO.V l'RB AINS 389 traitées par un système quelconque, trèfle, rond-point, ou à trois niveaux, la solution obtenue ne tient pas compte des intersections locales importantes telles que Durocher, Jeanne-Mance, St-l’rl min.St-I,aurent.St-Huhert, Amherst, etc.Remarquons que les rues St-I,aurent et Amherst sont déjà et resteront sans doute dans cette partie artères commerciales, c’est-à-dire non pas voies de grande communication mais de grande densité de circulation lente.Apparemment, il n'v aurait qu’un régime d'artères surélevées pour régler le problème, solution très coûteuse et sans doute prématurée.Mais il y a, le régime “G i.qui est le plus économique, possède une grande capacité de circulation et constitue une solution complète par lui-même, précisément parce qu'il applique parfaitement le principe du flux constant.La Planche 3 représente le diagramme des circuits de ce régime.La simple considération de la « densité des risques » permet de Plant-In- II I )i:i*;numin* «1rs rimiits du n'^imn “(il." H K V l ' K TKIM K.-T K IK 1.1.K r A N A I) I K N N I : 390 constater clairement la grande simplification obtenue grâce à une application adéquate* et relativement facile du principe du flux constant.lut Planche 5 reproduit la photographie d'une maquette d’un système “G I.” que le Sendee dTrbanisme de la Ville de Montréal ‘J; n îx Planche •'> .Mii(|uette d'un système ‘.‘(il.” (application en banlieue) construite pour le Service ij'l 'rlianisinc de la Ville de Mont real a fait construire.La maquette ne montrant aucune maison ou édifice implique l’idée d’une application en banlieue.Il va sans dire que les espaces libres pourraient être construits car.ainsi que nous le verrons plus loin, c’est le système "(l 1,” qui dérange le moins les constructions existantes.D’autant plus que dans ce cas-ci qui est unique, le facteur visibilité devient négligeable par le fait (pie tous les circuits, même locaux dans le.- limites d’une artère, sont à sens unique.• bous le.- tronçons d’artères ne comportent (pie ô à s nœuds de friction interne à comparer avec 20 pour les autres régimes, et les intersect ions avec rues locales ne comportent aucun nœud de friction interseetionnelle au lieu de 28.D’où, élimination des systèmes de lumières à ces intersect ions et même des signaux d’arrêt.( 'eitx-ci QVATHI-: RKOIMKS DK < 'IR< T‘ K ATIOX XlilîAIXs 301 M,nt remplaces par des zones triangulaires de sécurité pour les véhicules émergeant des rues locales et pour les piétons.( harpie artère ayant S voies, sans conflit entre les courants ni croisements aux intersections même locales, sa capacité de circulation serait de 12.000 véhicules par heure, soit autant qu'une artère surélevée de S voies de circulation, mais à un coût considérable ment moins élevé.^ 11 è' petit nombre de n rends de fri et ion interne sur les t ronçons d artères, il n y aurait pas lieu de limiter l'accès à ces artères, du moins pour plusieurs années a venir.11 est évident que tous les tronçons de rues locales auxquelles on prohiberait l'accès aux artères dépendraient de ce fait des culs-de-sacs.Cette situation, généralement nécessaire pour le fonctionnement efficace d'une artère, est très désavantageuse pour la circulation locale.Mais pour le regime (il, , grace aux risques réduits symbolisés par le petit nombie do mouds de friction interne sur les tronçons d artères, 1 inconvenient très atténue de l’accès multiple serait plus que compense par les facilités ainsi assurées à la circulation locale.I.e diagramme des circuits démontre que cette circulation locale est influencée par le genre d’aménagement des artères.I.n effet, tous les fronçons des rues locales accédant aux deux artères, sauf deux de ces tronçons, ne comportent aucun moud de hiçtion interne.La circulation locale est donc améliorée et simplifiée, et la sécurité augmentée, sur une bande de terrain de ans le système .2 sur 1 0 1 sur 1 perturbateurs Aux inter sect ions locales.IH»rturbateurs jHTturbateurs I iégimc “( il.{ 1er tv|h• : 0 I H' H ' oe type: 0 | '''i' •> I’1 *': «» -V 'I ' .1» type: 2 |' h r type: I •v t"v|»¦ : 2 ’ •>ur des fermes.Quelle chute! On pourrait constate.!- une diminution parallèle en Canada, et même dans la province de Québec.L'auteur étudie pourquoi nos cultivateurs, tant en Canada qu'aux Ktats-Cnis, ont quitté la terre où ils étaient propriétaire-pour devenir prolétaires dans les villes, l.a vie rurale a tendance à devenir un pis aller pour ceux qui ne peuvent partir, il déplore, en véritable philosophe rural, qu’un concept de la vio de nos cultivateurs n'ait jamais été clairement formulé. oi.osio srn r\ voll.me méco.wc 397 ( liez nous, Son Imminence le cardinal J.-M.-Rodrigue Villeneuve disait au congrès récent des agronomes: « On doit donc partir d’une philosophie personnelle et humaine de l’économie rurale.Considération qui devra entrer dans la solution de tous les problèmes: habitation, éducation, récréation, lotissement, administration politique.« .1 cet égard, on dit quelquefois: tout problème de personne et moral, est d'abord un problème humain et de conscience./-’économique est une condition, l’humanisme est essentiel.De la sorte, le problème rural est au premier plan un problème de conseil nre et de religion ».On a très bien énoncé ce qu'était la vie ou ce fine devait être la vie professionnelle pour l’ouvrier vivant de l’industrie.Mais où est le credo rural ?Le rural n’est jamais un matérialiste; il peut glisser au paganisme.à 1 indifférence, mais il s'imprégnera de fatalisme.Il croira même plus ou moins en certains pays à des divinités d’invention.Le cultivateur sent, à tout instant du jour, le jeu des grandes lois physiques qui opèrent et il a tôt fait, avec son sain jugement, sa froide raison, de bénéficier de l'expérience du passé, do la leçon de la tradition, des opinions de ceux (pii l’entourent, et, mû par une force irrépressible, il ne craint pas de s’incliner devant les forces supérieures qui agitent le monde.\ous n'en sommes pas rendus là au Canada français.Ce froid pragmatisme nous est inconnu, heureusement ! La notion du divin imprègne donc nos catholiques et elle ne laisse pas indifférents les protestants, surtout dans le milieu rural.Monsieur Boyle, qui s’adresse à ses amis de la Nouvelle-flcosse, des Maritimes en général, et à des lecteurs américains, est en face d’un public moins homogène que celui du Québec.Il est déçu de cette désaffection de la terre, de ce déracinement des ruraux, où qu ils soient, de la porte de l’esprit communautaire ou paroissial, de la discontinuité de la tradition professionnelle familiale, de 1 oblitération de la conscience agrico'e.L’exode rural l’émeut, comme catholique, comme partisan de l'équilibre entre ruraux et citadins, mais aussi comme sociologue.11 blâme l'abus de l'industrialisation de 1 agriculture, et il souhaite qu un concept de vie soit inculqué tout au moins a ceux qui sont encore intégrés au milieu rural.Il en tient pour 1 agriculture, mode de vie, et préconise une mystique UK VT" K TRIM KSTRIELLE CA N A DIKN'.V E 898 agricole, un climat rural.11 est en outre un grand artisan de l’éducation postscolaire sur laquelle tant de gens glosent de ce temps-ci mais au sujet de laquelle d’autres n’ont que de vagues et confuses idées.Four corriger la brutalité du système économique qui nous enserre et qui nous étouffe, M.George Boyle veut, parce qu’il est réaliste, en plus d’une philosophie du travail, une culture humaine centrée autour de certaine s valeurs spirituelles, une éducation rurale ferme, et la diffusion par extension de l’enseignement postscolaire, des coopératives et surtout des « crédit unions » ou caisses populaires.Il est évidemment 1 anal de dire de certains livres qu’ils ne peuvent pas être expliqués.On pourrait toutefois en donner une idée aux lecteurs par de copieuses citations, mais ce procédé nous induirait à abuser de ’hospitalité de la lhvur Trimestrielle.Qu'il nous suffise d'écrire que l’éducation rurale a transformé la Xouvelle-f.’cosse et une parte du Nouveau-Brunswick.Cependant, quand on a rendu l’hommage qui convient à ceux qui ont instauré et diffusé a doctrine coopérative née à Antigonish, elle-même conséquence du grain de sénevé levé en terre québécoise, et en ce qui concerne les Caisses populaires, à Lévis, en 1900, après, dis-je, qu'on a rendu cet hommage aux C'oady, aux MacDonald, aux Boyle, (moins connu mais tout aussi méritant), il ne faut pas (pie nous accablions les nêjtros et que nous leur fassions des reproches en les accusant de n’avoir pas su créer un pareil centre de rayonnement, de culture post scolaire! Dans les milieux où on se pique de sens pratique, s’est-on assez moqué de l'Union catholique des cultivateurs, du syndicalisme catholique, de nos sociétés nationales, Paint-Jean Baptiste y compris! Tous ces groupements, professionnels ou nationaux, n’ont-ils pas été, depuis vingt ans, depuis trente ans, des organismes d’enseignement postscolaire?Un effet, n’ont-ils pas fait appel à leurs membres pour qu’ils lisent davantage, soient de plus en plus renseignés?Les dirigeants de tous ces organismes n'ont-ils pas multiplié les conseils pour que nos ruraux connaissent les besoins de leur profession et qu’ils cherchent les curatifs appropriés à leur détresse?Il en fut de même dans le mouvement syndicaliste ouvrier et même au sein de nos sociétés nationales qui n’ont pas toujours été somnohntos ou amorphes, tomme le déclarent ceux qui se contenu nt de rest er au I ah < n pour se moquer de ceux qui t ravaillent dans la plaine ou dans la rue. CLOSE SLR EX VOLUME MECOXXU 399 Incontestablement, nos mouvements sociaux, nationaux ou professionnels ont été, selon une formule différente de celle préconisée à Antigonish, des propagandistes de toutes les idées sociales qui pénètrent aujourd'hui le centre ouest américain (Rural Conferences, de Mgr Ligutti, etc.), Rs Maritimes.l’Ouest canadien.Aux pages 91.95, l'auteur illustre par de patents exemples ce que la coopération de crédit a réalisé en Nouvelle-Tacossc, au Cap Breton et en Scandinavie.A la page 9Ï il démontre ce que les caisses fie crédit décentralisées et opérant sur la hase régionale ont établi pour le peuple pêcheur et mineur de son coin de pays.Buis il était' sa thèse à l’effet que les caisses d’épargne et de crédit, inspirées de celles de Raiffeisen, ont renouvelé la face économique des territoires où elles ont germé.11 restera en discussion l'à-propos ou non du caractère confessionnel des caisses populaires au pays de Québec.La parfaite intégration de la religion dans les caisses populaires du Québec ne leur a pas nui.ni dans leur caractère ethnique ou pratique.Cela s'est fait sans discrimination, sans refuser l’assistance occasionnelle à un individu d'autre foi ou langue, mais en pratique les caisses populaires du Québec sont de caractère confessionnel.Monsieur Boyle, issu d'un milieu hétérogène, en tient logiquement pour la non-confessionnalité.Question de milieu.Question de mesure.Question de degré.L’ftglisc n’impose pas de disciplines inacceptables; elle est mère compréhensive.Québec est fière de sa formule de coopération en épargne et crédit mais n'entend pas l'imposer à qui que ce soit.Nous nous devions d'insérer cette longue incidente au milieu de l’appréciation du volume fie AI.George Boyle, non pour exalter prétentieusement ce que le Québec français a accompli ou encore pour nous excuser de n’avoir pas accompli davantage, mais pour que notre éloge sans réserve de l’étude de AI.Boyle ne tourne pas, en définitive, contre les nôtres et leurs efforts concrétisés depuis trente ans pour rendre le sort de nos ouvriers et de nos classes moyennes plus social, plus chrétien, plus humain.Il est temps de revenir au volume de AI.George Boyle: Democracy's Second Chance.Alonsieur Boyle voit il: ns le retour à la terre ou plutôt dans l’attachement à la terre, dans cette rura-lisntion des esprits et des gouvernements, un frein au désarroi qui prévaut en trop de milieux.Alonsieur Boyle s'est dit probablement 400 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE qu’on rapprochant l’homme de la terre, il le rapproche de son Créateur et il lui fait sentir sa petitesse dans cet immense univers qui broie les individus, mais sa grandeur comme homme, obéissant à la loi de vie, sous l’œil de Dieu, fortifié par l’association professionnelle et par les conséquences qui en découlent, telles (pic la coopérative de production, de distribution, d’épargne et de crédit.Pour terminer, espérons, selon le cliché connu, que ces pages vous auront inculqué le désir de lire la forte étude de M.George Boyle, qui doit circuler partout puisque la philosophie sociale, dont il est le tenant, est celle que nous défendons par atavisme, par instinct, par devoir, depuis toujours, et que nous défendons maintenant avec raisonnement et conviction puisque, de plus en plus, nous savons posséder une doctrine saine, des principes féconds qui doivent étayer une société humaine chrétienne dans son inspiration, chrétienne dans le comportement de ses individus, et chrétienne aussi dans toutes les manifestations et directives de ses gouvernants.A ce sympathique ami du Canada français, nous disons merci.Nous souhaitions depuis longtemps que le volume de M.George Boyle soit traduit en français, et nous avons bon espoir que notre vœu se réalisera.Une courte préface du traducteur compétent pourrait expliquer aux lecteurs non avertis la nature du volume.On pourrait élaguer ce qui ne convient pas ou convient moins aux lecteurs de langue française.Nos compatriotes seraient étonnés d’apprendre la communauté de pensées qui anime le sociologue catholique des Maritimes et les dirigeants sociaux du Québec.Puisse le volume de M.Boyle connaître un succès sans cesse grandissant! Rodolphe Raclante SYNCHRONISATION ET REGLAGE AUTOMATIQUE DU VOLTAGE DES ALTERNATEURS AU MOYEN DE TUBES ÉLECTRONIQUES1 (suite) APPENDICE III Le circuit de la figure XI comprend deux transformateurs servant à opposer les deux machines, un redresseur à oxyde, un condensateur servant à filtrer l’output du redresseur, une triode du type 6P5-G et un relai à double contact et à fermeture instan-tannee.Le choix de la lampe dépend directement du relai contrôlé, f e relai est un « Guardian -i dont les caractéristiques sont les suivantes : Contacts : Circuit 1 : Fermeture d'un circuit Fermeture inst an tannée 250 volts continus 40 milliampères Circuit 2 : Ouverture d'un circuit 115 volts continus 7.0 milliampères Bobines : 110 volts continus 6.S milliampères.“CCAKISMtCr S'NfHavJMSAriCN SECTION OlFFCRCNCl 0 £ L AU G LC 0£ PhASC POLYTECHN «lUE est un projet de fin d’études présenté, en mai 194-1 ’ -Electricité.5 402 RK V r K 1KIM K S TI ï IEI.CANADIENNE Los courbes caractéristiques d'opération de la (>Pô-
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.