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Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • Montréal :Association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal,1915-1954,
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique
Contenu spécifique :
Printemps
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de Montréal
  • Successeur :
  • Ingénieur
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Références

La revue trimestrielle canadienne, 1945, Collections de BAnQ.

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titan année Nol3i MONTRÉAL Printemps 1945 4 î W */*•“ l'A* %wm-*yy-r iffl Revue Trimestrielle Canadienne ¦w Art da l'infétilMi — Mrthémrtlqu» — Seknew — AichMs» bdntrl* — Éeononl* polWqM «I aoetoU — ïkmmm Hbtok* — SWMiqM — HyflMa* — UfMéttt* SOMMAIRE L’ilhlnta ta "dette américaine”.loan fiG4«D.La détermination du débit d'une turbine hydrunUque per la méthode Glbeon.h" ®*uuia».Diderot mathématicien.TUoanegusnwood.L’iaiéntour et eon réle d'inventeur.Mbi 1.HOVDKT.Droit de riiRielnr à un mlsite équitable—tm* DUAtm.Revue deeUvree.Vie de l'Aaeoctatlon.— If m a m a 9» IMOÊHIEPRI DéPLOMÜ MONTRÉAL e donne un nouveau régime; les tractations conduites sous le précédent ne sauraient être acceptées que sous bénéfice d inventaire, i ne nouvelle Commission de la dette américaine est nommée.Mie se met au travail avec ardeur et aboutit, en quelques mois, aux mêmes conclusions que le duc de Yicence, dans son rapport de 181-1 sur le bien-fondé de la revendication américaine.Mais, moins généreuse que le ministre de 1 1 ni] ereur, elle ne veut tenir compte que du prix réel obtenu dans les ventes aux enchères des cargaisons saisies et elle en déduit même le coût du transport d'Amérique en France.Le chiffre de 18 millions du rapport Yicence retombe ainsi à 12 millions.Il était assez loin de celui que présentait l'habile négociateur américain, M.Rives, même lorsqu'un examen minutieux de ses 4S5 chefs de réclamations l'eût réduit de 14 millions à 13 millions de dollars, qui faisaient environ 70 millions de francs, au cours de I époque.On discuta tant et si bien qu'on finit par se mettre d accord et qu’un traité fut signé le 4 juillet 1831, jour anniversaire de l’Indépendance, entre les représentants des deux ( iouvernements.II fixait à 2ô millions de francs l'indemnité due à l'Amérique; quant a celle que la h rance réclamait au sujet des discriminations injustifiées dont ses navires avaient souffert dans les ports des Etats-Unis, on ne ! avait pas chiffrée, mais, pour les compenser, les lût at s -l nis accordaient à nos vins et produits industriels, notamment :‘i nos tissus, de substantielles réductions de droits d’entrée.La discussion de la dette américaine était restée jusque-là simple négociation diplomatique et, en un temps où la diplomatie ne se faisait pas sur la place publique, l'opinion n'v avait guère 1 l’affaire de la dette américaine i prêté d'attention.Le traité du 4 juillet allait l’obliger à s’y intéresser, ear un traité, pour devenir effectif, doit être ratifié par les Chambres, alors surtout qu'il entraîne le vote d’un crédit.L’échange' des ratifications entre gouvernements avait eu lieu dès le 2 février 1S32, mais ce n’est qu’en 1834 que l’affaire de la « dette américaine » fut discutée à la < hambre des députés, (’ne Commission avait été nommée1 elle avait entendu le ministre des Affaires Etrangères, s’était fait communiquer toutes les pièces diplomatiques, les comptes extraits des Archives tie la Marine, les rapports des Commissions précédentes: elle avait discuté les points de fait et les points de droit et, finalement, conclu à la ratification du traité.Son rapporteur, M.Jay, après un consciencieux exposé des faits, examinait le bien-fondé de la demande américaine, la justification de son montant, et la valeur des concessions commerciales faites à la France, Sur tous ces points, il apportait à la • hambre les précisions les plus nettes et les arguments les plus décisifs.Le rapporteur mettait en évidence la modération des Etats-Unis, qui axaient renoncé à toute revendication pour les saisies faites avant la révocation des décrets de Berlin et de Milan, malgré la validité très discutable de ces actes.En revanche, il soulignait le fait que la France n’avait pas persisté dans sa prétention de nier toute solidarité à l’égard des actes du gouvernement impérial, dit usurpateur et, avec raison, il déclarait: « Il peut y avoir lacune dans l’existence des gouvernements : i! n’y en a point dans celle des peuples, dont les gouvernements, quelles que soient leurs prétentions, ne sont que les mandataires.» La Commission avait reconnu la nécessité où la guerre peut conduire d’infliger des dommages aux neutres ou aux particuliers; mais ces dommages doivent être réparés: « la loyauté nationale y est intéressée ».Pour les esprits moins sensibles aux principes du droit public.-et à la dignité nationale qu’aux intérêts matériels, le rapporteur fournissait une discussion minutieuse du chiffre de l’indemnité prévue au traité qu’il s'agissait de ratifier.On voyait défiler, dans son exposé, les états comptables et les inventaires, les navires coulés ou brûlés, les cargaisons saisies, estimées, confisquées, vendues, les valeurs certaines et les valeurs incertaines, etc.Pour finir, il faisait 1.Kl le ; j inmposre du romte Jaubert, du baron Bignon, de MM.Bes- sièros, Jay, IR'alier-Dumas, Berignv, Gagnerait, Odier.Son rapport fut déposé le 10 mars fs:3-t, sous le Xo 92. 8 REVIT.TRIMESTRIELLE CANADIENNE miroiter tous les avantages obtenus sur le terrain douanier, il montrait la satisfaction de nos manufacturiers et de nos Chambres de Commerce.11 concluait enfin que le traité avait «effacé les dernières traces de mésintelligence que des évènements extraordinaires avaient fait naître entre deux nations libres, dont les gouvernements ont la même origine, dont les propriétés ne sont point rivales et qui doivent être unies par les mêmes intérêts politiques.» Dès la.signature du traité, et sans en attendre la ratification, les Etats-Unis, très élégamment, avaient fait bénéficier les marchandises françaises des dégrèvements douaniers prévus.Le rapporteur ne manquait pas d'en tirer argument, et il terminait son exposé sur une péroraison éloquente, sorte d’hymne à la grandeur et à l'amitié des deux pays.« 11 n'existe entre la France et l'Amérique, disait .lay, aucun germe de défiance et de jalousie; les deux nations, dont les drapeaux fraternels ont triomphé sur le même champ de bataille pour la même cause, doivent considérer avec satisfaction leurs projets mutuels et s'avancer de concert dans les voies du perfectionnement social.( 'est la seule rivalité qui leur soit permise.» Or, contre toute attente, au lieu d'une adoption sans débat et d'un vote à main levée, on vit la Chambre discuter longuement et avec âpreté le traité, revenant sur des questions de principes dès longtemps vidées par les Commissions, ergotant sur les chiffres, réclamant des enquêtes complémentaires, des documents nouveaux et tenant presque pour non-avenus les travaux de recherche et les efforts de conciliation poursuivis depuis un quart de siècle et sous trois régimes différents.On faisait aussi état de la faiblesse des finances françaises, qui exigeaient des ménagements et qu’on dépeignait comme mises en péril par le paiement d’une indemnité de 25 millions !1 L'ancien ministres des Affaires Etrangères de 1831, le général Sébastiani, qui avait paraphé le traité, vint le défendre.11 y avait là, exposait-il, une question de politique et de moralité.La France a reconnu sa dette, il est indigne d’elle de chicaner comme un mauvais débiteur.« S'il convient à une grande nation d'être économe 1.Procès-verbaux des séances de la Chambre des Députés.Sessions de 1834.Volumes -1 et 5.Séances des 27, 28 et 31 mars et du 1er avril. l’affaire de la dette américaine 9 do sos finances, il lui convient encore plus d'etre jalouse de son honneur », et, en toute circonstance, « un ministre du roi doit se conduire comme un honnête homme ».Peine perdue.Les orateurs se succèdent à la tril une pour combattre le traité.Si on l’a accepté, disait-on, c'est bien moins parce que nous devions réellement qu’en raison des circonstances, car on ne voulait pas créer d’ennemis au gouvernement nouveau, alors à peine vieux d’un an.On alléguait l'équité: la France, si meurtrie par les guerres, ne méritait-elle pas d'être un peu épargnée?Ft puis, est-on sûr que les navires saisis étaient américains?Ft enfin, le commerce américain n’a-t-il pas largement profité de la guerre anglo-française et ne doit-il point passer à profits et pertes les dommages subis à cette occasion?Payer, dans ces conditions, ce serait être dupe et c'est alors, vraiment, (pie la France subirait une perte de prestige, de dignité.Fn outre, à quelles réclamations, encore inconnues, ne va-t-elle pas s’exposer de la part de pays enhardis par l'exemple américain?La première séance de discussion se termina dans la plus grande indécision.Le ministre des Affaires Ktrangères a beau rappeler qu'en 1831, quand le traité fut signé, toute la presse l’avait accueilli avec faveur; qu’on l'avait regardé comme avantageux, non seulement en soi, mais parce qu’il raffermissait nos relations extérieures, alors dans le plus grand état d'insécurité.La ( hambre ne veut rien entendre et il lui faudra encore trois longues séances pour vider le débat.Après qu’un membre de la Commission fut venu rectifier certaines allégations de fait inexactes présentées par les orateurs de la veille, le ministre des Affaires Etrangères se voit obligé de reprendre toute l’affaire.11 le fait avec minutie, dans un discours qui occupe toute la séance et qui, -’il ne développe aucun argument nouveau, (car on a tout épuisé), apporte aux débats des révélations historiques qui ne manquent pas d'intérêt.( "est ainsi qu’on apprend qu'en 1812, tout aurait pu s'arranger, si on avait accordé au Gouvernement américain 80 licences, qui l'auraient autorisé à faire entrer dans nos ports autant de bateaux chargés de marchandises, dont le prix aurait permis non seulement de payer les importateurs, mais d’indemniser les réclamants.Ce marché échoua.Le ministre révélait encore que, le 13 avril 1817.le duc de Richelieu, dans une entrevue avec le plénipotentiaire américain, lui avait exprimé son chagrin,— tout en reconnaissant le principe de la dette,— de voir la demande des Etats-Unis s'ajouter au fardeau si lourd cpie la France 1Ü REVUE TRIMESTRIELLE canadienne subissait du fait tic la liquidation do l'Kmpiro, et qu’à la suite de cotte remarque, les Etats-Unis, très galamment, avaient, pendant cinq ans, cessé toute réclamation, se bornant à des actes conservatoires.Le ministre faisait voir enfin avec quelle habileté, en 1S22, son prédécesseur, le vicomte de .Montmorency, avait introduit dans la discussion nos demandes relatives à la violation du traité de la Louisiane, amené son partenaire américain, Rives, à en accepter le principe et ainsi, préparé les avantageuses concessions douanières du t raité de 1S31.fous ces arguments sont écoutés avec intérêt, mais, comme il arrive clans des discussions de ce genre, où, derrière l’argumentation technique, se cachent des intentions d’ordre politique, les adversaires du Gouvernement ne cessent de remettre en cause des problèmes déjà exposés et même épuisés.Peut-être aussi tous les députés n avaient-ils pas suivi avec une attention soutenue toute la discussion chiffrée du ministre sur le montant de la dette, ni tout son ex] osé sur les bienfaits que le traité apportait à nos vins, a nos tissus, aux cotons longue-soie et aux cotons courte-soie ! 1 n député lui reproche d'avoir parlé comme un ministre américain plutôt que comme un ministre français, ce qui l’indigne et le même orateur, qui ne craint pas d’envenimer le débat, cite des paroles blessantes de M.tic Monroe (sic) au sujet de la cession de la Louisiane et, reprenant la discussion sur les chiffres, l'embrouille si bien que la Chambre, fatiguée, s’ajourne au lendemain.* * * ( est alors que Lamartine intervient.Dès son entrée au Parlement, le poète s’était révélé un remarquable orateur d'affaires, clair, précis, riche en vues élevées et en arguments décisifs.On l’écoutait, parce qu on le savait libre de toutes préoccupations subalternes de politique intérieure.11 siégerait au plafond, avait-il dit un jour, et n appartenait à aucun parti.Dans le grand discours qu'il prononce, le 1er avril 1834 ', pour reprendre toute l’affaire de la dette américaine, pour la décanter et la présenter sous ses traits essentiels, Lamartine ne manque pas de commencer par rappeler son impartialité: « .le défends le traité et non pas le ministère », dit-il, et il spécifie aussi qu il n'entend pas donner une approbation générale a l’attitude américaine à l’égard de la France, répondant ainsi à 1.Ce di scours est recueilli dans la France parlementaire, tome 1er, p.41 l’affaikk de la dette améhicaine 11 Berryer cjui, lu veille, avait attaqué le traité de 1831, en sc fondant sur divers actes des Etats-Unis qu'il qualifiait d'actes d'ingratitude.Lamartine isole le problème, qui formait un tout par lui-même, avec des données parfaitement nettes et indépendantes.Les torts que les États-Unis pourraient avoir envers nous, fait justement observer le poète, ne sauraient justifier le manquement de la France à une dette ou à un engagement: « Si l'Amérique a oublié quelquefois nos services, ce n'est pas une raison, Messieurs, pour oublier nos dettes envers elle.J'ai lu, et vous avez tous lu, un vers que la France peut citer avec orgueil.« Il est grand, il est beau de faire des ingrats, mais je n'ai jamais lu qu'il fallût l'être soi-même.» En termes pleins de noblesse, il montre ce qu’a été l’attitude de la France dans ses malheurs.« La France, écrasée en 1814 sous le poids de l'Europe entière, n'a marchandé avec personne.Elle a payé, à tort ou à droit, l'Europe entière: elle a soldé sa gloire, elle a indemnisé les nations de tout ce qu'elle leur devait, de tout, même des champs de bataille où elle les avait vaincues et son crédit est né de sa noble détresse, et sa loyauté lui a enfanté des richesses, et la confiance et l’amitié des peuples lui ont rendu au centuple les intérêts de sa générosité.Elle est, la France d'aujourd'hui, le trésor et peut-être l'arbitre de l’Europe.» L'orateur continue, posant d’admirables principes de morale politique,- et, pour le dire en passant, quel beau recueil on pourrait composer sous le titre: Maximes de politique républicaine tirées des cuivres de Lamartine,—.La même morale, dit-il, doit s’imposer aux peuples et aux individus: « Vous prospérerez non pas si vous êtes habiles, mais si vous êtes justes.» Insistant sur le fait que la « dette américaine » a été reconnue, il n'hésite pas, montrant ainsi sa courageuse indépendance, à rendre hommage au régime et aux hommes de la Restauration, en matière de probité politique et financière.Et, dans une même phrase, il réussit à défendre ce gouvernement disparu et à détruire les accusations d’ingratitude portées contre l’Amérique: « La politique de la Restauration, en matière de finances, dit-il, a été le crédit à force de bonne foi et je ne croirai jamais qu’un gouvernement qui payait tout ce qu’il devait à lui-même, tout ce qu’il devait au passé et à tous les passés, sans distinction de titres, tout ce qu’il devait à l’Europe armée et ennemie, eût hésité à payer à l’Amérique la dette de la fidélité, de l’alliance et de l'honneur.» 12 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Après les arguments do principe et de droit, Lamartine expose ceux du bon sens, du sentiment, de l’intérêt.Comment croire, tout d'abord, qu'une question débattue sous trois régimes différents, étudiée sous toutes ses faces, amenée aux mêmes conclusions par toutes les Commissions qui l'ont traitée, ait encore besoin d'être discutée?D autre part, quand «le seul homme que ni la France ni l’Amérique ne peuvent récuser, le Général Lafayette,— qui était intervenu aux débats,— vous cl it lui-même que la dette est de 30 millions », on ne peut plus contester ni le chiffre ni le principe.\ eut-on enfin,— et voici l'argument d’intérêt,— risquer, par des chicanes, de voir les Etats-Unis révoquer leurs concessions commerciales et perdre cent fois plus que le montant de cette malheureuse indemnité, avec toutes les difficultés qu'entraînerait le retour aux anciens tarifs?Quand il crut avoir placé tous ses arguments d’ordre pratique et avoir apaisé les plus obstinés raisonneurs, alors le poète termina sa harangue par une magnifique péroraison où s'exprimaient à la fois la sagesse politique de l'orateur et la vraie tradition de la France: « Il va, dit-il, une diplomatie qui négocie avec le canon qui tient ses congrès sur les champs de bataille, qui a des victoires ou des défaites pour protocoles, qui se joue de la morale des peuples, qui ne reconnaît de droit qu’à l’habileté et à la force, qui dit: Malheur aux vaincus ! Elle ne donne qu’une gloire militaire immense, des trophées, des ennemis et des repentirs aux nations.Il y en a une autre, qui reconnaît les droits de tous pour qu’on reconnaisse les siens, qui n'a pour arme que la justice, qui ne fait appel qu’à son bon droit et à la conscience de l'Europe.Celle-là inspire la sympathie et la confiance aux peuples; elle consacre la morale comme droit européen, elle fait des amitiés et des alliances et constitue le crédit, l’avenir et la richesse des nations.Je n'hésite pas à la conseiller à la France .» L'éloquence de Lamartine, élevée et solide à la fois, idéaliste et réaliste, avait, ce jour-là comme d'habitude, fait impression sur la ( hambre.Le débat était vidé, la cause entendue, ("est avec impatience qu’on supporta quelques orateurs acharnés à combattre encore et c'est avec fatigue qu'on écouta le Ministre des Affaires Etrangères reprendre inutilement son exposé précédent.On réclama la clôture de la discussion.Un scrutin secret eût peut-être donné la majorité au Gouvernement, mais le vote par appel l’affaire de la dette américaine 13 nominal avait été demandé: il aboutit au rejet du traité, par 176 voix contre 16S.* * * Les choses ne pouvaient, évidemment, en rester là et les débats, si indûment prolongés et si fâcheusement terminés, allaient se rouvrir devant la Chambre, à la législature suivante.Mais, entretemps, l’affaire s’était aggravée.Le vote de la Chambre française n'avait pas plu au gouvernement américain, comme on le conçoit sans peine.Mais le président Jackson avait adressé au Congrès, à ce sujet, à la date du 2 décembre 1834, un message où, en termes rudes et qui parurent injurieux à la susceptibilité de certains Français, il menaçait de saisir toutes les propriétés de nos ressortissants aux États-Unis, si le traité n'était pas ratifié dans les plus brefs délais.En même temps, le gouvernement américain envoyait en France un bateau destiné à ramener son ministre pénipotentiaire, \! Livingston.A quoi la b rance répondit en envoyant, elle aussi, à New York, un brick, le 1/Assas, pour rapatrier son ministre, M.Serrurier.Quand le brick arriva au port, la foule, sur le quai, poussa des cris hostiles et les autorités de New York en présentèrent leurs regrets à nos représentants.( était la, d’ailleurs, un incident sans importance.Kn effet, quand le D Assas aborda a Brest, le 4 a\ ril 1S35, son ( 'ommandant adressa, sur son expédition, un rapport au ministre de la Marine.On pouvait y lire que ce marin n’avait trouvé, pendant son séjour à New Aork, « parmi les personnes riches et les mieux élevées, qu affection et sympathie pour la France, qu’elles lui avaient exprimées par toutes les prévenances possibles et par tout ce que l’hospitalité la plus bienveillante peut inspirer de plus affectueux et de plus délicat.» Son bateau avait, au surplus, été salué au départ, suivant le cérémonial maritime, par les salves d'une frégate et d'une goélette américaines.Il n'en reste pas moins que de tels incidents créaient une atmosphère un peu agitée pour une nouvelle discussion de la n dette américaine » à la Chambre française.Autre chose: le bruit avait couru avec persistance que les créances litigieuses auraient été rachetées à vil prix par des agioteurs et qu ainsi le paiement de l'indemnité ne serait qu'une prime accordée à une odieuse spéculation.C’est dans ces conditions que s'ouvrit le débat qui allait prendre encore quatre séances entières (13 au 17 avril 1S35), dont le résumé emplit une centaine de pages, en texte serré, au Procès- 14 Hi: V I K TRIM ESTHIELLE CAN A DIEXXE verbal.Tous les arguments do 1X34 furent repris, impitoyablement» par ries orateurs infatigables, auxquels répondirent, jusqu'à épuisement des moindres quest ions, le nouveau rapporteur, Réalier-i tiunas et tous les ministres, dont chacun se trouvait plus ou moins mis (,n cause par des débats que la C " ' « ne semblait pas vouloir circonscrire'.La discussion roule alors tout entière sur des chicanes pseudojuridiques, sur un véritable « épluchage » de chiffres compliqués, a propos de chaque dossier de dommages, et aussi, bien entendu, sur des attaques contre les ministres.Mais surtout, on fait grand cl at de 1 incident du message Jackson ! On ne veut pas avoir l'air de céder à la menace, on enfle la voix et on va réveiller de vieux grids, qui remontent aux discussions de la Convention au sujet du traité franco-américain de 177s.Ou ergote sur les termes dans lesquels Napoléon avait notifié aux États-Unis qu’il révoquait, à leur egard, les decrets de Merlin et de Milan; ou veut v voir une te\ oeation conditionnelle et on conteste que les conditions posées et acceptées aient été remplie.-, ce qui aurait eu pour conséquence de rendre valables toutes les saisies de navin - américains, même postérieures au 1er novembre 1X10.On remue, à cette occasion, de vieux litiges: on .- en prend a M.de Webster - c.Puis, on porte ht question sur le terrain du droit maritime et d'éminents juristes citent abondamment W'attel et d’autres imposantes autorités.Le Ministre de l’Intérieur vient exposer que d’autres nations; Danemark, l.spngne, Orande Bretagne, Suède, etc., placées vis-à-vis de.- Ëtats-I nis dans ht même situation que la France, leur ont paye des indemnités souvt nt égales à celles (pii nous étaient justement réclamées.Le Ministre de la Oiierre donne des explications complètes, et qui auraient dû être apaisantes, SUr le message Jackson.11 est soutenu par un député qui fait observer qu'un message n'exprime que l'opinion personnelle du Président des États-Unis et (pi il jieut très bien être désavoué par le Congrès; qu’ainsi, il n'v a pas lieu de s'enflammer.Le Ministre des Affaires Étrangères prend la peine de faire l’historique de toutes les relations franco-américaines depuis 1800.Successivement, ses collègues de l'Instruction Publique, des Finances, et le Président du Conseil, interviennent.Le Ministre de la Marine parle, et l'on voit défiler toute une flotte où les noms américains alternent avec les dénominations françaises; le Hirnm avec la Persévérante, le Tin Town avec la Marianne ou TA igle .20 [.'affaire iji: i.a dette américaine o Kl voici, de nouveau, Lamartine à la tribune.Il semble vouloir justifier le mot de Louis-Philippe, répondant à quelqu’un qui lui suggérait de donner un portefeuille au poète: « Mais, Lamartine, ce n'est pas un ministre, c'est tout un ministère ! » Le poète, en effet, ce jour-là, reprend, condense et exprime avec son éloquence vigoureuse et lumineuse, tout l’essentiel des arguments gouvernementaux.Les arguments de fait, d’abord: il fait justice des chicanes accumulées à plaisir, rappelle la discrétion des Etats-Unis en 1814 et 1817, leur patience jusqu’en 1831.Les chiffres?il est vain de les discuter puisqu’ils résultent de compromis et sont nécessairement approximatifs.L’agiotage?mais nos atermoiements l'auraient suscité, si tant est qu’il existe, ce qu'on n’a pas prouvé: et, cl 'ailleurs, la France n'a pas à savoir qui présente la créance, elle se doit à sa dette.Le poète revient alors avec force sur les arguments moraux.Il fait voir comment, à la lumière de cette discussion, les décrets de Berlin, de Milan, de Rambouillet « ne paraissent plus que ce qu'ils sont, des actes d'arbitraire et de spoliation, des coups d'épée d’un despote dans ce Lotie des Nations qu’il est du devoir et de l'intérêt de toutes les nations de préserver et de venger.» On ne pourrait se disculper de pareilles brutalités en alléguant que d'autres pays en ont commis de semblables.L'Angleterre l’a fait ?En bien ! elle a eu tort et, au surplus, elle a payé.I t Lamartine, exprimant des sentiments que la Chambre éprouvait, mais qu'il fallait qu’on formulât pour elle disait: « C’est un affligeant spectacle pour le monde que cette lutte de chiffres et de discours, ces récriminations, ces représentations de droits violés, de reproches injurieux, ces procès sans autre jugement que la guerre, entre deux nations nécessaires l'une à l’autre, sœurs dans la civilisation et la liberté, b 1 Mais la Chambre délibérait sous le sentiment, justifié ou non, de l'honneur national outragé et il fallait tenir compte de cette indignation, même si on la jugeait mal fondée et même si elle n’était pas, chez tous, d’une égale sincérité.Lamartine avait suggéré la formule qui conciliait tous les sentiments aux prises: «L'offense n'efface pas la dette, avait-il dit; elle commande de s’en acquitter plus vite pour réparer plus tôt la dignité outragée.I.Le discours de Lamartine est reproduit dans sa France parlementaire, tome 1er, page 12C et -uiv. 16 revue trimestrielle canadienne On paie la dette, puis on exige réparation.C’est ce que nous avons à faire.» Eclairé par ce discours mieux que par toutes les discussions précédentes, le Gouvernement comprend la situation.Écartant toutes les paroles blessantes, repoussant toutes les banderilles que des excités continuent a lancer sur la Chambre, il demande qu'on ne mêle pas les questions d'honneur et les questions d’argent ; qu’on résolve celles-ci par le paiement dû et que, pour les premières, on lui fasse confiance, l'n amendement est alors déposé, proposant que le traité de 1 S31 soit ratifié, mais que le paiement rie l’indemnité de 2ô millions ne puisse avoir lieu « qu après que le Gouvernement aura reçu des explications suffisantes sur le message du Président de 1 l nion en date du 2 décembre 1S34, et qu'elles auront été rendues publiques.» t es six derniers mots contenaient de redoutables menaces.Le Ministre des Affaires Ktrangères en demande la suppression, en faisant très adroitement remarquer que cette condition de publicité serait de nature à le gêner beaucoup dans ses négociations.La < hambre, assagie ou peut-être épuisée après ces énormes séances, accepte la suppression demandée par le ministre et le fameux traité est enfin ratifié, avec l'amendement, par 28!) voix contre 137, La « dette américaine » fut payée, en février 1836.Quant aux «explications satisfaisantes » que le Gouvernement français avait reçues au préalable, elles avaient été préparées, présentées et agréées, grâce aux bons offices de .l’Angleterre ! Ainsi, les trois puissances qui s étaient trouvées en conflit et même en guerre, dans les incidents qui avaient donné lieu à l’affaire de la « dette américaine », se trouvaient maintenant merveilleusement unies dans un commun accord de conciliation, comme il convient à de grandes démocraties inspirées par les mêmes principes d'équité et par le même respect du droit.'.Roger Picard Professeur à l’L niversilé de Paris 1.L’affaire de la dette américaine ne tient guère de place ou même n'appa-rait pas, dans les traités d'histoire générale de la France ou dans les livres cotisai te- au règne de Louis-PhilipjM*.\ .I hureau-I langin : Histoire de la .)/anarchie di Juillet, vol.2 et 3, Louis Blanc Histoire de bix ans, tome •), sur cette période. LA DÉTERMINATION DU DÉBIT D’UNE TURBINE HYDRAULIQUE PAR LA MÉTHODE GIBSON La connaissance du rendement précis d’une unité génératrice hydroélectrique pour différents débits de la turbine, devient important lorsqu’on désire utiliser l'eau disponible avec un maximum de revenus pour le capital investi.Pour concrétiser immédiatement cette assertion, signalons que dans plusieurs cas, le rendement de la turbine varie d’au moins 2r\ pour une fluctuation de charge de ](jri de la capacité nominale, lorsque la machine fonctionne au point tie rendement maximum.Comme il s’agit souvent d'unités avant une puissance de quelque 40,000 ou 50,000 hp, on conçoit facilement que 2r’ de la production annuelle représente environ 000 hp-an, soit un revenu minimum de Si 1,000.00 par an, par unité, dans le cas d’énergie permanente vendue en bloc important.Il est donc intéressant pour la direction d'une entreprise hydroélectrique de connaître le rendement exact de chaque turbine pour les conditions de débit et de hauteur déchargé susceptibles de se présenter.On sera alors en mesure de répartir la demande sur diflé-rentes unités de manière à obtenir constamment un maximum d’énergie et de revenus pour l'eau utilisée.l'.n plus de fournir des données précieuses pour le fonctionnement économique d’une usine hydroélectrique, la détermination du rendement d'unités génératrices est intéressante pour le manufacturier et l'acheteur qui désirent vérifier les caractéristiques garanties lors du contrat de vente.Dans ce dernier cas, il s’agit de déterminer le rendement propre de la turbine elle-même et celui de la génératrice d’électricité prise séparément.Les essais sont conduits en présence de représentants des deux parties intéressées et suivant les méthodes reconnues.Dans le présent exposé cependant nous ne considérons que la détermination du rendement global d’une unité génératrice hydroélectrique, tel qu'exprimé par le rapport: Puissance rendue par la génératrice (output)______ Puissance fournie à la turbine par l’eau (input) Le calcul des rendements respectifs de la turbine et de la génératrice implique l’évaluation des pertes d'énergie dans les diffé- IS Hi; VI E TIUMESTRIEI.EE CANA DIENXE rentes parties constituantes de la génératrice, ce qui nous porterait vers des considérations du domaine de l'électrotcchnique, pouvant faire l’objet d'une autre étude particulière.Revenant à la formule (1) donnée précédemment, R _ Rni^ance rendue par la génératrice (output) Puissance fournie à la turbine par l'eau (input) nous pouvons lui substituer P _ Output électrique Clip) wQ H/550 dans laquelle w = poids spécifique de l'eau, à la température donnée, en livres par pied cube.Q = débit de la turbine en pieds cubes par seconde (méthode Gibson).Il = hauteur de charge effective en pieds d'eau, f;a 'lob'1'ruination du rendement d’une unité génératrice hydroélectrique comporte donc A Mesure de la hauteur de charge effective, H.R — Mesure du débit delà turbine, Q.(lissai Gibson ).r Mesuie de 1 output électrique de la génératrice.A Mesure de la hauteur de charge effective La hauteur de charge effective s’établit en prenant la différence entre 1 élévation correspondant à la hauteur de charge due à la pression existant dans la conduite, à l’entrée de l’enveloppe de la •'"'bine, et l’élévation ,1e l'eau dans le canal de fuite, tell,- différence étant corrigée par l'addition de la hauteur de charge due à la vitesse dans la conduite à la section mesurée, et par la soustraction de la hauteur de charge due à la vitesse de l’eau, dans le canal de fuite.I.ele\ation en pieds ,| eau qui correspond à la pression existant dan.- la conduite s obtient au moyen ,1e tubes piézométriques et d'un manomètre à mercure, A l'extrémité de la conduite forcée, au point de raccord de l'enveloppe extérieure à la turbine, on dispose quatre tubes piézométriques, placés aux extrémités de deux diamè-tics a angle droit et inclinés a 45’ par rapport à la verticale.Ces tubes métalliques de L, " de diamètre sont généralement installés lors de l'érection de la turbine et de la construction de l’usine. LA MÉTHODE GIBSON 19 AU MANOMCTOe A MEPCUOE ''•CSUPANT LA PQESSiON DANS LA CONDUITE Fio No 4 Tous quatre sont reliés à un tuyau collecteur d'environ 1 ¦>" de diamètre auquel on peut adapter l'extrémité du manomètre a mercure.Celui-ci se compose essentiellement d'une tube métallique en U avec sections en verre à la hauteur prévue, dont une branche est plus ou moins allongée suivant la pression anticipée et l'autre, plus courte, se termine par le réservoir à mercure.Un système de robinets doit permettre l'évacuation de l’air, l'insertion et le retrait du mercure ainsi que l'admission de la pression existant dans la conduite et transmise par les tubes piézométriques.La turbine fonctionnant normalement, pour obtenir en pieds d’eau la hauteur de charge due à la pression à la section considérée, il suffit de multiplier la dénivellation du niveau du mercure, en pieds, h' (fig.No 2) 20 HEVl'E TRIMESTRIELLE CANADIENNE dans les doux branches du tube en l , par la densité relative de cette substance à la température ambiante.La différence d’élévation entre le centre de la conduite forcée à la section considérée et le niveau de I eau dans le canal de* fuite s obtient facilement au moyen d'un flotteur et d une échelle convenablement calibrée par rapport au niveau adopté sur les plans d’érection.Le niveau d’eau dans le canal de fuite est I élévation moyenne en aval du tuyau d'aspiration (draft tube) de la turbine, mesurée à une distance au moins équivalente à la largeur de ce dernier.La hauteur de charge due à la v itesse est h* quotient du carré de la vitesse movenne par 2 g.Cette vitesse moyenne est obtenue en divisant le débit, calculé à 1 aide de la méthode Gibson, par la section de la conduite à l’endroit où la pression est mesurée.La vitesse de l'eau dans le canal de fuite près de l’usine s’évalue en divisant le débit total de l'usine par la section correspondant à une unité génératrice, c'est-à-dire le produit de la profondeur d’eau par la largeur de la -ortie du tube d aspiration a laquelle on ajoute l’épaisseur du pilier adjacent.B—Mesure du débit d'une turbine hydraulique PAR LA MÉTHODE GlIiSOX La méthode Gibson, suivant le nom de son auteur, Norman R.Gibson, ingénieur-conseil de Niagara halls, N.ù ., utilisée pour la mesure du débit d'une turbine hydraulique est basée sur la - - dv i \ / seconde loi du mouvement, de Newton, F = M -r— et sur le théo- ilt rème de Joukovsky, généralement moins bien connu et établissant « que si la vitesse d'écoulement dans une conduite fermée se trouve retardée, une onde oscillatoire de pression devient induite, I intensité et l'amplitude de laquelle sont proportionnelles au degré de retardation et à la durée de la période au cours de laquelle le retardement se fait sentir ».i n résumé, Gibson utilisait la conduite forcée et les vannes de la turbine pour produire l'onde de pression de Joukovsky, laquelle est enregistrée graphiquement et le résultat est interprété par les déductions mathématiques de la deuxième loi de Newton.Cette méthode est remarquable dans le domaine de l’hydraulique pratique par le fait qu'elle ne comporte aucune constante LA MÉTHODE GIBSON 21 empirique et que l'exactitude mathématique du résultat n'est limitée que par les très faibles erreurs personnelles ou instrumentales découlant de la mesure et de l'enregistrement de l'onde de pression.Klle est évidemment limitée aux aménagements comportant une conduite forcée et là où le débit peut être contrôle par un robinet-vanne ou les vannes persiennes d'une turbine.Si l'on se rappelle que vers 1906, les premiers essais faits sur des turbines de 10,' 00 hp à Shawinigan Falls, par l'intermédiaire de tubes Pitot, ont requis deux semaines de préparation et de 10 à 12 jours pour leur exécution, en plus d'un mois pour le calcul des résultats, on réalise immédiatement l’avantage de la méthode Gibson, au moins aussi précise et ne requérant qu'une période de trois ou quatre heures au cours de laquelle la génératrice sera séparée de sa charge commerciale habituelle.Théorie de la méthode Gibson Considérons une conduite de longueur connue L dans laquelle l'écoulement de l’eau est uniforme, sous une hauteur de charge constante, sa vitesse à' étant fixée par la grandeur d’ouverture d'un robinet-vanne ou par la section combinée des vannes persiennes admettant l'eau dans la turbine.Supposons que le robinet-vanne soit fermé graduellement dans un temp T, mais pas nécessairement d’une manière uniforme, de sorte que la vitesse de l'eau dans la conduite soit graduellement diminuée et finalement réduite à zéro quand le robinet-vanne est complètement fermé.Durant la période de fermeture, la hauteur de charge dans la conduite s'élève, puis s'abaisse et s’élève alternativement suivant des ondes périodiques successives, jusqu’à ce qu'elles soient amorties par le frottement, ("est cette variation de hauteur de charge, en fonction du temps, (pie l’appareil Gibson photographie et enregistre.L’élévation de pression durant la fermeture de la vanne ou des passages d’admission d’eau à la turbine est une manifestation de la force exercée pour arrêter l'écoulement de la masse d'eau dans la conduite.Négligeant l'influence de l’élasticité de l'eau et des parois de la conduite, la grandeur île cette force exercée est donnée par la dv relation F = M —-, Par conséquent, si la masse d’eau dans la 22 REVl'E TRIMESTRIELLE CANADIENNE conduite est connue et si l'on mesure le temps requis pour en arrêter le mouvement, aussi bien que la force moyenne exercée durant ce temps, la vitesse d'écoulement immédiatement avant I obturation de la conduite pourra être déterminée.Soit: A = aire ou section de la conduite en pieds carrés.L = longueur de la conduite en pieds.Q = débit d'eau dans la conduite en pieds cubes par seconde.Y = vitesse de l’eau dans la conduite en pieds par seconde = Q/A T = temps en secondes requis pour arrêter l’écoulement.hs = surpression moyenne en pieds d'eau, exercée pour arrêter l’écoulement en un temps T.g = accélération due à la gravité, en pieds par seconde, par seconde.w = poids spécifique de l'eau, en livres par pied cube.Alors, en des conditions d’écoulement continu, la masse de .LA w l’eau dont le mouvement est arrêté s exprime par .Cette masse d’eau s'écoule à une vitesse moyenne Y et est amenée à l’état stationnaire en un temps T, de sorte que sa vitesse moyenne de retardation est \ I pieds par seconde par seconde.La force moyenne en livres, exercée durant le temps I pour arrêter le mouvement de la masse est : I.A w i r - et se trouve égale à wAh.T De l’équation wAh.LA \v Y “st"’ on t ire V gTh, I.(2) Ainsi, la mesure de la vitesse de l’eau dans la conduite, par le procédé ci-décrit, comporte la détermination des valeurs, bM g, I et L.Or, L, est la longueur connue de la conduite, g est l'accélération due à la gravité et le produit I h, est donne avec précision par l'aire délimitée sur le diagramme pression-temps enregistré par l'appareil Gibson dont nous exposerons le fonctionnement.Référant à un diagramme-type tel qu exposé a la figure Xo 5, l'ordonnée représente la pression à une certaine échelle et 1 abscisse, le temps à une autre échelle.Soit: LA MÉTHODE GIBSON 23 Y = surface nette en pouces carrés, de la partie du diagramme utilisée pour en arriver à la vitesse de l’eau et au débit flans la conduite.1 = longueur utile du diagramme en pouces.r = échelle verticale donnant le nombre de pouces sur le diagramme correspondant à 1 pied d'eau de changement de pression dans la conduite.S = nombre de pouces, sur une ligne horizontale, correspondant à une seconde.Alors la surpression moyenne h.= et le temps T = —; d'où Th.= rS Substituant cette \;a!eur de Th.dans réfutation '2), nous a.Y obtenons K A' v * l x ,'s - Tâ7 K A' Knfin, posant K = gT, nous en arrivons à V — (3) Si la conduite est tie section uniforme sur la longueur étudiée, l'équation i3) se présente sous une forme acceptable.Si la conduite comporte différentes sections, 1 ,, 12, 1de section A i, A ,, A ,, les relations données ci-dessus s'appliquent pour chaque section et la force d'impulsion totale Th., pour une longueur donnée de conduite, sera égale à fl i v i + 1 , v .+ 1 , v ,) = J^lv.Kn ])ratif|iie, c'est ordinairement le débit Q (égal à VA) que l’on cherche, et l’équation finale devient: — = ——et remplaçant L A par ^2 = B, nous obtenons: A SL (a) Q = KY ~SB (4) Afin de pouvoir utiliser l’équation finale (4) il nous faut connaître : 21 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 1°— Quelle est lu surface utile ou nette du diagramme de l’appareil Gibson (Pages 2(.)-3'>).2°— Quelle relation existe entre le changement de pression indiqué sur le diagramme de l'appareil Gibson et les changements réels, dans la conduite.(Page 26).Avant de répondre à ces deux questions, il nous faut ouvrir une longue digression et considérer sucessivement les trois exposes suivants relatifs à l'appareil Gibson: 1 °— Détails de construction.2°— Mode d’emploi.3°— Interprétation du diagramme obtenu.1°—.Construction de l'appareil Giuson (breveté) lissent iel lenient, cet appareil consiste en un tube en l part ici lenient rempli de mercure et relié par des tuyaux de ?.(" de diamètre à deux points situés à l'intérieur de la conduite dans laquelle on désire mesurer le débit.L'une des branches de ce tube en 1 comporte une certaine longueur de tube en verre dans lequel on peut observer le niveau du mercure.Ce tube en verre est placé devant un appareil photographique contenant une lentille dont le foyer se trouve fixé sur un cylindre recouvert d une pellicule sensibilisée et qui tourne à une vitesse constante en arrière d un pendule oscillant à la seconde.Quand le robinet-vanne ou les vannes persiennes de la turbine sont fermés, le niveau du mercure placé devant la lentille, s’élève et s’abaisse suivant l’onde de pression, et le mouvement est imprimé sur la pellicule sensibilisée animée d’un mouvement de rotation.En même temps, le pendule oscillant enregistre par un trait noir vertical, la durée en secondes de la période d obturation complète de la conduite.Référant à la figure Xo 3, P est la conduite dans laquelle on désire connaître le débit, D et E sont les deux branches, de section inégale, du tube en U dont les extrémités sont raccordées à P.Le mercure occupe la partie inférieure du tube en U et son niveau est visible dans le tube en verre D.Un système de robinets doit permettre de contrôler la pression provenant de chaque branche du tube en U et aussi de chasser l'air et tie vider le mercure. FIG NO 3 DIAGRAMME SCHEMATIQUE DE L’APPAREIL GIBSON K K V r K T HIM ESTE IEEI.K C A N ADI I ; N N K En face du tube D se trouve une boite II contenant la lentille, un obturateur .) et un pendule K.La boite comporte une couverture très étroite en face du tube I).Entre la boîte et le* tube D se trouve un écran M qui exclut toute lumière, sauf (¦(•Ile qui peut entrer par le tube D placé vis-à-vis l'ouverture, ( et écran entoure partiellement le tube I> et comporte deux lignes de repère 1 et 2 transversales à I) et placées à une certaine distance connue.Nous verrons dans les calculs qu’il faut " ' ’ ¦ une correction car, la largeur de cette ouverture donne lieu à un diagramme légèrement plus grand qu'il ne devrait l'être si celle-ci était d'épaisseur infinitésimale.A l’autre extrémité de la boite se trouve un cylindre rotatif à l’abri de la lumière et recouvert d’une pellicule sensibilisée.La rotation à vitesse uniforme est communiquée par un moteur mécanique Q, à l'aide de poulies et courroies H et S.En régulateur de vitesse à boules contrôle le mouvement de rotation.A la fermeture de la vanne, l'onde de pression crée* un abaissement du niveau du mercure en I >, correspondant à un relèvement en b.Soit H le rapport des sections des tubes 1) et E.Alors le mercure en 1) descend 1 R fois la distance sur laquelle il s'élève en E.Soit : h,i, abaissement du niveau de D, en pouces, h,,, relèvement du niveau de E en pouces.On peut donc écrire : Variation de hauteur de charge = (h,i + h,.) X poids spécifique du mercure — (Iq + h,.) X poids spécifique de beau.Appelant M, le poids spécifique du mercure et R, le rapport des sections 1) — , on pose: R en pouces d'eau = (h,i + li.jR) M — (Iq + lqR) = h,, ( M + .MR- 1 - R) = lq (R + l) (M - 1 ) ou I’ en pieds d'eau = — (R + l) (M—1) 12 Par conséquent, pour obtenir le changement de hauteur de charge en pieds d'eau dans la conduite forcée, il suffit de multiplier par (R + l) (M —1) la variation du niveau du mercure dans le tube D de l’appareil Gibson.Le facteur (R + l) (M —1) corres- 8625 LA MKTIIODK (iIBSOX pond donc à cc que nous considérions comme I r où r était l’échelle verticale du diagramme < «il.son et nous obtenons ainsi la réponse a la 2e question qu il nous fallait résoudre afin de pouvoir utiliser le facteur K dans la formule finale i4>.K A' (» = ¦ ou K = g 12 R-H M - n 2 Muni; d’kmi'Loi ni: l'aim’ai:kil Giiisox Au début de I utilisation de la méthode Gibson, seule i'une des luanchcs du tube en l était reliée à la conduite forcée, l'autre demeurant ouverte a 1 atmosphere.A cause de la longueur requise pour cette dernière branche et aussi, par suite des avantages marqués de la méthode dite « différentielle » ci-décrito, au point de vue facilite d execution pour une précision au moins équivalente, cette dernière a été presqu exclusivement utilisée depuis plus de dix ans.Pour des raisons déjà e\| osées, l'essai Gibson lorsque possible, est devenu de pratique très répandue lors de la mise en opération de nouvelles usines hydroélectriques et pour cette raison, dès la construction de la conduite forcée, on prévoit généralement la pose des tubes piézométriques ou lignes de raccordement de la conduite à cet appareil.On choisit ordinairement deux sections transversales sur un parcours rectiligne de la conduite forcée, l'une adjacente au point de contrôle du débit près de l'ouverture de l'enveloppe de la turbine, l'autre à quelque distance plus haut, suivant les conditions naturelles existantes.La pratique reconnue et approuvée recommande (pie la distance entre les deux sections où sont placés les tubes piézométriques, ne soit pas inférieure à 30 pieds ou au double du diamètre ou de l;> plus grande dimension transversale de la conduite.Il faut aussi exécuter cet essai dans des conditions telles que le produit de L, la longueur en pieds entre les deux sections transversales étudiées et V, ht vitesse moyenne en pieds par seconde dans la conduite lorsque ht turbine fonctionne à pleine capacité, ne soit pas inférieur au chiffre 200.Autour de deux sections transversales jugées convenables, on dispose 4 tubes piézométriques tel qu’indiqué ci-contre.Le plan 2S RF.VF K TRIM F.ST RI ELLE CA N' A 1)1 EN N E dans lequel ils se trouvent doit être normal à la direction d’écoulement et les quatre tubes piézométriqucs d'environ }4" de diamètre sont reliés à un même tuyau collecteur, auquel on adapte, pour chaque section transversale, une branche du tube en U de l'appareil Gibson.fia No 4 .Rcrccr3emeril des lubes p^aairlnques a choque sechanVansversole Avant l’essai, l’opérateur doit vérifier si tous les tubes sont bien nettoyés, si les joints sont étanches, si l’air a été chassé des conduites, si une circulation d'eau a été établie pour une certaine période, si le mercure est à un niveau convenable pour être enregistré dans l'appareil et si la dénivellation résultante ne sera pas excessive.Le débit à mesurer est contrôlé par la grandeur d'ouverture des vannes persiennes de la turbine et il faut ajuster le régulateur de vitesse pour opération manuelle, discontinuant temporairement le fonctionnement automatique.Après qu'une certaine ouverture des vannes a été donnée, il faut attendre quelque temps, pour laisser amortir l'elïet de variation du débit et aussi, le changement d'inertie de rotation de la turbine et de la génératrice.Un état d'écoulement continu étant réalisé, on prend la lecture des appareils de mesure donnant la production d'électricité de la génératrice.On procédera suivant les méthodes reconnues dans la pratique, allouant un temps suffisant si on utilise un appareil intégrateur enregistrant les kilowatts-heures, h.n nvune temps, il faut noter la hauteur de l'eau dans le canal d amenée et dans le canal de fuite, la pression indiquée au manomètre à mercure relié LA MÉTHODE GIBSON 211 aux tubes piézométriques et l'ouverture des vannes de la turbine, t'es lectures sont prises à toutes les 5 secondes, pendant environ deux minutes.'Puis, on ferme graduellement la section de contrôle du débit après avoir mis l’appareil (libson en fonctionnement.L onde de pression ainsi créée est enregistrée par un diagramme analogue à celui de la figure Xo 5.3 Interpretation de diagramme donné par l’appareil Gibson I.a figure Xo 5 illustre un diagramme représentatif de la méthode différentielle.La ligne horizontale passant par A représente le niveau du mercure dans les conditions d'écoulement continu.Cette ligne peut-être légèrement sinueuse à cause de faibles variations de pression dans la conduite.Dans ce cas, on trace une ligne horizontale moyenne, passant par le milieu des points extrêmes supérieurs et inférieurs.La ligne horizontale menée en L représente le niveau du mercure lorsque la pression statique seule, agit dans la conduite, immédiatement après que l’obturation de la conduite est complète.( 'ette ligne coincide avec la bissectrice des courbes enveloppes de la sinusoïde amortie, vers la droite du diagramme.Il est évident que la différence d’élévation C entre les lignes horizontales menées par A et par L, représente la hauteur de cha,,go due à la vitesse et au frottement dans la conduite.Lorsqu’on faisait usage de la méthode statique avec une des branches de l'appareil ouverte à l'atmosphère, il fallait comparer si la pression statique enregistrée correspondait exactement à celle qui existait lors de la fermeture des vannes et sinon, apporter une correction.Avec la méthode différentielle, une faible variation est sans conséquence.Le point K marquant la longueur utile du diagramme est déterminé d'après l'onde oscillatoire MX.( ette onde a une période régulière comme celle d’un pendule et les distances horizontales correspondant au temps entre les lignes verticales menées par leurs points culminants M, X, sont égales.On peut déterminer le sommet des pointes simplement par inspection ou en menant des tangentes.La manière la plus rigoureuse cependant consiste à utiliser la courbe de la figure Xo G, dérivée de certains principes mathématiques.On sait que l’équation d’une sinusoïde amortie résulte du produit 7 7f>0 J 07760 (Ï0l5 - 0 00 7) a0.524* DIAGRAMME PRESSION TEMPS 1 DE L'APPAREIL GIOSON LA METHODE GIBSON' •‘31 de l’équation d’une sinusoïde ordinaire: y = a sinx et d’une courbe exponentielle: y = de sorte que l'on obtient y = «e'bx sinx.Pour une même sinusoïde amortie, il existe un rapport entre la hauteur relative de l'ordonnée maximum de deux pointes successives et le pourcentage d'une demi-longueur d’onde ou valeur de - radians.Kn donnant diverses valeurs au paramètre b de la m'a.r.sm z m .Radians cy=ë i sia nnizx sui X nr^wFznZ e e> Sinx sm.Tj Yîjruix Bappart des lautcnrs dbnde FIG.NO.6 graphique utilisé pour la détermination DU POINT "K" SUR LE DIAGRAMME "GIBSON” o» rr; .S -d h K partie exponentielle d'amortissement, on a construit la courbe de la figure Xo li.Kn pratique, pour obtenir la position exacte du point K, voici comment il faut procéder dig.Xo 5): 1 Mesurer la distance Y R de la première pointe régulière -1.015") 2' Corriger pour l'erreur d'impression résultant de la largeur de la fente de l’appareil (1.015" — 0.007") = 1.00S" 32 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 3°— Mesurer l'ordonnée maximum des deux premières pointes , 0.70 régulières successives et faire le rapport — 0.4ü 4 °- 14e la courbe de la figure Xo G, obtenir le pourcentage correspondant de la demi-longueur d'onde: 52' 'c 5°— Multiplier ce pourcentage par la longueur obtenue en 2°: (0.52 X 1.008") = 0.524".6°— Mesurer vers la gauche du point \Y, (figure Xo 5) une longueur égale au chiffre trouvé en 5°: 0.524"' Connaissant le point d’origine O du diagramme, son parcours BB, la limite verticale KM, il reste à déterminer suivant quelle ligne OXM le changement de vitesse et le frottement absorbent la différence de hauteur de charge C entre les niveaux AA de départ et KM à la fermeture des vannes.Ici encore pour expliquer la méthode utilisée, il nous faut laisser temporairement le diagramme et considérer la théorie de .Joukovskv.La variation de la quantité de mouvement résultant du retardement d’une colonne d’eau, crée une supression et il faut un intervalle de temps t pour que l'onde transmettant la variation de pression, se propage dans la colonne «d'eau sur sa longueur et revienne au point de départ.Si L est la longueur de la colonne d'eau et vr, la vitesse île propagation de l'onde de pression, cet intervalle de 2L .temps devient égal il -.L’impulsion appliquée à la colonne vp d’eau pour en retarder le mouvement, correspond au produit de cet intervalle de temps par la poussée moyenne maintenue durant ce même intervalle.J.a variation de la quantité de mouvement a laquelle on peut opposer cette impulsion est égale au produit de la masse de la colonne d’eau par la variation de sa vitesse durant l'intervalle en question.Soit : h„ = surpression en pieds, aujdessus de la normale, à la fin d'un intervalle de temps défini n.hn_ i = surpression en pieds, au-dessus de la normale, à la fin d'un intervalle de temps précédant l'intervalle n.2L .- = intervalle de temps, tel que défini ci-dessus.v’p L = longueur en pieds de la colonne d'eau.A = section de la colonne d'eau en pieds carrés. LA MÉTHODE GIBSON 33 w = poids spécifique de l’eau en livres par pied cube.LAw - = masse de 1 eau.K Vn = vitesse en pieds par seconde, de la colonne d'eau à la fin d’un intervalle de temps défini n.Vn.1= vitesse en pieds par seconde, de la colonne d'eau à la fin de l'intervalle précédant l'intervalle n.Alors, considérant la poussée de l'eau et sa vitesse au même instant et négligeant les quantités d'un deuxième ordre de grandeur, nous avons: h n 1 n- 1 2 X A\v = poussée moyenne appliquée à la colonne durant l’intervalle n.X Aw X LAw ' n- 1 ' n / s 2L ~7~= produit de la poussée moyenne par p l'intervalle de temps.= variation de la quantité de mouvement due à la colonne d’eau durant l’intervalle n.d'où finalement : —) X — = - (Yn., - vn) / vp g Littéralement, cette dernière formule signifie que pour un certain intervalle de temps, la charge existant au début, plus la charge existant à la fin, multipliée par la durée de cet intervalle, 2L —, est égale à une constante, multipliée par la variation de vitesse v p survenue durant cet intervalle de temps.Mais le premier membre de l'équation est égal à la superficie du diagramme pression-temps pour un intervalle, si l'on admet que durant une très courte période, la courbe se confonde avec la corde entre deux points correspondants.De cela, il résulte donc qu’en tout temps, durant la réduction du débit de la turbine, alors que l'onde de pression est créée, le rapport de toute partie de la surface utile du diagramme pression-temps à la totalité de cette surface est égal au rapport de la vitesse perdue à ce moment, comparativement à la vitesse initiale.Ce qui revient à dire que si A 1( représente toute partie utile d'un diagramme de superficie nette A', 34 REVEE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Y étant la vitesse initiale et \ i la vitesse détruite ou perdue dans je temjis requis pour former la superficie A 1, nous avons le rapport.Ai = V; A' V On utilise donc cette relation pour déterminer l'allure de la courbe suivant laquelle la différence de hauteur de cliaige due a la vitesse et au frottement est éliminée, se rappelant que ces deux parties constituantes sont proportionnelles au carré de la vitesse; quand 50r,' de la vitesse initiale est perdue, seulement 25r“c tU* la charge due à la vitesse et au frottement demeure.] n pn ' ¦, voici comment l'on procède pour tracer la ligne de recouvrement de pression depuis I origine du diagramme en () jusqu'au niveau final en AI.Appelons < la distance verticale entre les lignes horizontale- AA et KM.Comme première approximation de la ligne OXAI, on trace une courbe quelconque, indiquée en pointillée, et basée sur l'expérience d'essais précédents.Par des lignes verticales, on partage le diagramme en plusieurs parties de superficie A i, A ., A 3, etc.• hi calcule le- \aleur.-.A partir de la ligne horizontale KM, on porte a 1 échelle, en descendant, la longueur h 1, sur la ligne de division des superficies A , et A h 5, entre A , et A: h .entre A.et A,: etc., et les longueurs successives, h ,, h :, h „ doivent s'arrêter sur la ligne présumée < )N Al.Sinon, on reprend les calculs avec la nouvelle ligne ainsi obtenue, jusqu'à ce qu’il y ait coïncidence.Bien entendu, la méthode (iibson ne mesure (pie le debit dont l'écoulement est arrêté et si les vannes laissent laisser un certain volume d’eau, celui-ci doit être mesuré et ajouté au volume déjà calculé.si la quantité d'eau perdue par les vannes est minime, il ne s'introduit jais d’erreur appréciable en supposant que la \ite-se de beau ainsi perdue est nulle, lorsqu'on établit la superficie du diagramme.Autrement, il faut en tenir compte.Nous avons vu que la superficie du diagramme est légèrement plus considérable qu’elle devrait être, a cause de 1 impression de 1 LA MÉTHODE OIBSON 35 l'image par l'intermédiaire d’une ouverture de largeur très faible, mais appréciable.Un instant de réflexion nous fera réaliser que la largeur de cette ouverture n'est imprimée que sur la partie ascendante ou descendante des ondes, 'mais non des deux côtés) suivant la direction du mouvement de rotation.Kn pratique, pour obtenir la superficie à retrancher de la surface totale, tel qu’à la figure Xo 0, on multiplie* la largeur de l’ouverture par la somme des hauteurs verticales parcourues durant le mouvement ascendant.Application à r\ exemple ntméhique Dans les quelques lignes précédant le tableau, se trouvent les données relatives aux constantes de l’appareil, de la conduite forcée et du diagramme.La 1ère colonne de gauche réfère aux diverses superficies Ai, A 2, A 3, etc., que l’on a formées arbitrairement dans le diagramme, par des lignes verticales.La 2ième colonne indique les longueurs verticales en pouces pour chaque partie ascendante de la courbe.Les colonnes 3 et 4 indiquent respectivement les lectures prises au planimètre et leur différence.La ôième colonne donne la superficie imprimée sur le diagramme puis la superficie corrigée pour l'erreur d impression due a la largeur de l’ouverture de l’appareil.Cette correction est obtenue en multipliant la largeur de l'ouverture (0.007") par la hauteur verticale donnée dans la 2ième colonne.Dans la Oième colonne, on ajoute successivement les superficies partielles trouvées dans la ôième colonne, A i, A 2, A ,, etc.A remarquer (pie dans la dernière ligne on ajoute à la superficie totale du diagramme celle qui correspond au volume infiltré ou perdu dans les vannes de fermeture, soit 10 p.c.s.dans l'exemple donné.Pour trouver la superficie correspondante, on utilise la relation déjà établie: A' QSB K 10 X 0.7760 X 0.4060 34.66 0.001 Dans la 7ième colonne, on trouve quelle proportion de la superficie totale, corrigée pour l'addition de l'eau perdue par les vannes, représente chaque superficie partielle A i, A A „ etc.Dans la Sième colonne, on soustrait de l’unité, le rapport trouvé dans la 7ième colonne. Mf'.TIIOPK GIBSON PK I.A MKSIHK Dr DÉBIT MTNK Tl HBINK H V DH AU I.Kjl1 K Monitors: largeur de l'ouverture = (I 007", K = 3-1.00, B - 0 -1000, r = 0 928, S = 0 7700", C = 0 805".Surfine part idle ( ’orrect.pour ouverture* Lecture au planim.1 >ifTén-n: de salaires Préparé par Jean De/a$e, r.c.es j., l s c , Economiste ef tn$énreur peser te SynFrcsf Fes Fonctionnaires ¦iionioipsyx Fe ta Cité Fs Qneéec.Montreal,août I VA.FiC.2 so RKVri; TKIMKSTRIF.I.I.K ( ANA DIK.N'.N'K Do sorte quo depuis 1030, pour utiliser le mémo exemple, les prix ayant augmenté de 2ôc/c, un salaire nominal de §2000 aujourd'hui, qui n’a pas changé depuis 1039, n'équivaut plus maintenant qu a un salaire réel de §1,600, parce qu'il n’achète pas plus en moyenne que ce qu'on pouvait acheter avec §1,600 en 1030.Aussi bien, quand on dit que le salaire équitable doit être réel, cela signifie qu'il doit avoir un pouvoir d’achat constant.Pour qu'il en soit ainsi, il faut que le salaire nominal augmente proportionnellement à l’augmentation des prix.Les taux de salaires des travailleurs manuels ont tendance à épouser assez étroitement l’évolution des prix.Les taux de salaires des travailleurs intellectuels, par contre, n’évoluent que lentement.Lorsqu'on temps normal, dans le cours ordinaire de l'acth ité économique les prix s élèvent, le pouvoir d'achat de leur salaire diminue et aussi le degré de leur bien-être matériel.Le contraire se produit pendant cette phase du cycle économique durant laquelle les prix sont le plus bas.Dans ces conditions, on ne leur reconnaît que difficilement le droit à une augmentation de salaire à cause de l'augmentation des prix.Aussi, faut-il, pour ceux-ci, déployer généralement plus d'efforts pour obtenir pareille augmentation, lorsqu'il faut attribuer celle-ci à des causes et à des circonstances except ionnelles.J.e droit de l'employé est ici assez facile à déterminer quantitativement .Les statistiques nécessaires sont assez abondantes.Mais, le recours à cet argument devant un tribunal d'arbitrage soulève de nombreux problèmes d'ordre technique (pie l'employé et l'employeur doivent s'appliquer à résoudre.I .nfin, un salaire est normal lorsqu'à un niveau de prix constant, son rapport à la moyenne générale des taux de salaire est demeuré constant,'sur une période de temps déterminée, mais de durée v ariable suivant les cas et les circonstances.A l’occasion de la guerre, la productivité du travail en quantité et en valeur a augmenté, de même que la proportion de la masse du salaire par rapport au revenu national.II ne peut en être autrement puisque en regard d’une augmentation des prix, disons de 2n' [-, en moyenne, les taux de salaire ont augmenté de près de 40',, depuis ,5 ou 6 ans.L argument pour l’employé consiste à revendiquer une augmentation de son niveau de vie proportionnelle à celle de l’ensemble des DROIT ni: l’inuénieur à un salaire équitable SI travailleurs du pays, et à demander uni' augmentation de salaire en conséquence.Cet argument est de la même nature cpie l’argument du salaire réel qui consiste pour l’employé à revendiquer le droit à un niveau de vie constant.11 est invoqué plus rarement que les arguments précédents et il soulève des difficultés techniques considérables pour les parties.* * * L'acceptation de ses responsabilités et l'accomplissement de son devoir requièrent parfois de L'homme toute l'énergie.Il lui faut alors se recueillir et rechercher les conseils des grands aniin.Je vous invite donc, et c'est par là que je termine, à méditer longuement avec moi ces quelques conseils de Rudyard Kipling à son (ils, qui sidiraient déjà à immortaliser le poète: Si tu f>t 11x voir détruit l’ouvrage de ta vie 1 t - ai' dire un seul met te mettre à rebâtir, ( )u perdiv eu un - u| roup b ( Iain de rent parties Sans un truste et sans un soupir; Si tu peux être amant -ans être fuit d’amour, Si tu poux être fort sm- n- • d'être tendre, lit, te sentant liai, sans leur à ton tour, Pointant lutter i t te défendre; Si tu peux supporter d'entendre tes paroles Travestit s par des mieux pour exi itr r les sots, l.t d'entendre mentir sur toi leurs bom des folles Sans mentir toi-même d'un mot ; Si tu (jeux rester ditme en étant populaire, Si tu peux rt ster peuple en enlist niant les rois lit si tu peux aimer tous tes amis en frèn Sa t s qu'aucun d’eux soit Pu' pour toi.Si tu sais méditer, observer et connaître, Sans jam devenir i pti(|ue ou destructeur; Ib'ver, mais s .i s |ai- r ton lève être ton maître, Penser sans n'étre qu'un penseur; Si tu peux être dur sans jamais être en race, Si tu peux être bra\e < t jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu -ais étn -âge, Sans être moral ni pédant ; Si tu peux rencontrer triomphe après défaite I t recevoir ces deux menteurs d’un même front.Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand toits les autres la perdront.Alors les rois, les dieux, la chance et la victoire seront à jamais tes esclaves soumis, lit ce (pii vaut bien mieux que les rois et la gloire, Tu seras un homme, mon fils.Jean Dki.aoe, I.C REVUE DES LIVRES LISTE DES VOLUMES REÇUS RÉCEMMENT A LA BIHLIOTIÎÈQUE DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE ASTRONOMIE Spherographical Navigation I».RROIAYMK, 1 K KPATOR and I).MA( Mil.LAN I lu' Macmillan Company.11(11.An Introduction to Navigation and Nautical Astronomy — N — The Mncniillan C’tun|i:inv.AMI, Wage Incentives I Keith l.( d 1)1 N ¦!< >Iin W i !> A Sons, lull Motion an.! Time Study Applications Halplt M.BAIiXiM John W iley & Sons MM'.’.Moments of Supervision William SI’KI I .< IKI.:unl II.Sf'HI'I.Z John Wiley A Sot,s.1 Work Methods Manual ilalp'n M.I .- - Joint Wiley & Sot.-.!!MI i’hysioie Manometric Methods 2nd ed.Malcolm I >• tort Cambridge l'tiiversitv — Press, MM:! Analytic Mechanics — Daniel Shertntitt CHAMBKIhS -The Macmillan Company, 194H.The Theory of the (lyroscopic Compass and Deviations - AK !{ \W-I.INCS -The Macmillan Company.P.M4 Ten I.ectures on Rheology Markus IIEIXKII - Nonlemati Piih’i-hing Company, 194M.Applied Mechanics 1st ed.Raymond M BIEIIEEII — Harper À Bto- , 194H.Engineering Mechanics — !.Ferdinand SINCKK -Harper A Mro- .HMH.Fluid Mechanics- II.C.BINDER - Prentice-Hall, IfMH.Fundamentals of Vibration Study II.C.MAXKEY'— John Wile;.A: Sons, HM'2.Optical Crystallography Krncst K.WAHKSTKOM — John Wiley & Sons, HUH.I lements of Mechanical \ ihrations — erimental Stress Analysis — ( lirysler Institute of 1 ligineeritlg, 19-11.Radiographic Inspection of Metals Otto ZMliSKAf,— Harper it Bros., 111-10.A.S.T.M.Standards on Electrical Heating and Resistance Alloys -A.S.T.M.( ommittec R-l — A.S.T.M.10-12.Manual of A.S.T.M.Standards on Refractory Materials — A.S.T.M.Committee ( '-s - A.S.T.M., 10-10.A.S.T.M .Methods of ( lu mica I Analysis of Metals A S.T.V - A.S.T.M., loi.;.A.S.T.M.Standards on Plastics A.S.T.M.Committee l)-_.0—A.S.T.M., 10 IT A.S.T.M.Standards on Textile Materials - A.S.T.M.Committee D-13 — VS.T .M.I"; : Merriman’s Strenght of Materials — Rev.by Ilankin IT MKltRI.'iAN Jolm \\ ilev it S i.;U IT VIE DE L’ASSOCIATION Sous cette rubrique, consacrée à l'Association des Diplômés, nous vous présentons un compte rendu de l'assemblée et du banquet annuels du 3 février 1045, les rapports du conseil général et des conseils de sections et une liste complète des nouvelles qui nous sont parvenues au secrétariat.Asskmui.kk annuelle Cette assemblée, tenue le 3 février dernier, a attiré un nombre record de membres.11 y avait en effet, 125 personnes présentes.Les délibérations furent conduites par AI.Théorime Lanctôt 'OS, ingénieur en chef de la ville de Hull, président sortant de charge.Les rapports présentés à cette assemblée sont reproduits in extenso à la suite du compte rendu du banquet annuel dans le présent article.L'item « affaires diverses » a suscité plusieurs discussions sur l'organisation de notre profession et sur les moyens à prendre pour obtenir aux ingénieurs une plus juste rémunération.A l'issue de l’assemblée, un film intitulé: « La vie de l’étudiant à Polytechnique » a été montré à l’écran.Ce film, tourné par notre confrère, M.Paul Le Bel, '26, décrit le cours de génie à Polytechnique, montre les étudiants à la salle de cours, aux laboratoires et fait connaître la vie extra-universitaire de l’étudiant.l/es élections annuelles ont donné le résultat suivant : Elus par acclamation : Président: M.Iluet M assce, '13 2e Vice-Président: M.,L-N.Laxgelikh, MO Secrétaire-trésorier: M.Ilenri ( ! a r defroy, 33 .Elus directeurs par scrutin : MM.Dollard Dhsohmkaix, '37 Raoul Julien, Mô J.-Henri Lord, '22 Cérald Mollkuh, '24 P.-Émile Morissktte, '31 Jean Lacroix, ’31 La composition du conseil pour l’année 1045 est donnée au complet dans les pages qui suivent. VIF.DE L’ASSOCIATION «Il Banquet annuel Le dernier banquet annuel, tenu le 3 février 1!)45, à l'Hôtel Windsor, fut un succès marqué.Kn effet, 415 personnes étaient présentes, parmi lesquelles on comptait 2!i invités d’honneur, 45 étudiants finissants en 1945, et 326 diplômés, ("est un record, tant au point de vue du nombre total de personnes présentes que du nombre de diplômés.Les recettes du banquet couvrent en bonne partie les dépenses, le déficit n’étant (pie de s,SS.83.Notre imité d'honneur était AI.Kugèno-,I.Houdry, président de a Houdry Process < orporation », do Wilmington, Delaware.Il a prononcé une causerie de grand intérêt sur « l'ingénieur et son rôle d’inventeur ».Le texte de cette causerie est reproduit dans le présent numéro de la Revue Tniiiesh iille ( nnadienne.Le conférencier fut présenté par monsieur Huet Massue, 13, qui présidait le banquet, et remercié par monsieur Jules-A.Beauchemin, '11, notre premier vico-pré.-ident.CONSKIL DK I/ASSOflATlON DKS DIPLOAIKS DK POLVTKCIINIQIT: POUR L'AXNKK 1945 Président: AI.Vice-présidents: AI AI.Sec.-Trésorier : AL Directeurs pour le district de f Al AI.Klus en 1945 / ' AI AI.Klus en 1944 AI ASS CK, Huet, T3 Be A CCI! KM I N, .I.-A., 'II Lanuki.iek, J.-Nap., '10 Oacdefkov, Henri, ’33 Alont réal : Dixirmeaux, Dollard, '37 Julien, Raoul, '15 Loud, .1.-Henri, '22 AIolleciî, Oérald, '24 AIohissettk, P.-K., ’31 Lacroix, Jean, ’41 Du fout, O.-I., '05 Oinuras, Ouillaume, ’26 Bernier, .1.-0., '29 Dufresne, André, '39 Trudeau, Alarc, ’40 02 Il K V r K TH IM K.'THIK I.I.E CA N A DI K N N Directeurs ex-Oflirio: MM.Lauivière, Alex., '13 RkAI'I'HÉ, V.-K., '06 Lanctôt, Tliéotime, '()s Représentant de la section de Québec: M.Laviuni:, Krnest, ’IG Représentant de la section Ottawa-Hull : M.Ri.aïs, Robert, '12 Représentant de la section Nord de Ouébec et d’Ontario: M.Rkossard, Léo, ’36 Représentant de la ('orporation de l’Kcole Polytcehniuue : M.Kim- ox, Augustin.Représentant des étudiants de Polytechnique: M.(>aono\, Adrien.Montréal, février 1045.RAPPORT DR ( OXHKIL Di L'ASSOCIATION DLS DIPLÔMES DK POLYTKKJKNIQl'K POl’R L'A N.N KL 1041 Messieurs les membres de l'Association des Diplômés de Polytechnique.Votre conseil a l'honneur de vous soumettre son rapport pour l'exercice 1044.Il fut tenu III assemblées du conseil au cours de cet exercice.La moyenne des assistances à ces assemblées fut de 10, le conseil étant composé de 22 membres, G d'entre eux habitant en dehors de Montréal et ne pouvant par conséquent assister régulièrement aux délibérations.L'actif total de l'Association s’élevait au 31 décembre 1044 à Ç2,113.02, et se répartissait ainsi: Kn caisse.s 25.00 1 .n b.* .275.88 Placement's \ Obligations de la ville de ( Ireenlield Park 500.00 Obligations de l’Kcole Polytechnique.500.00 Obligations de PUniversité de Montréal.500.00 ( 'ertificats d'Kpargno de Guerre ("prix coûtant1 100.00 4 VIE DE I.ASSOCIATION 93 Dépenses différées relativement à la publication de la brochure-souvenir J 94.5., , .Tôt ai.A soustraire: ( ontribution à la brochure-souvenir: ('montant versé à l’avance).Actif net.563.39 52524 27 41 1 25 52113.02 I.e rapport financier accuse une augmentation d'actif de s | 55.64 et le fonds de secours > établit à 501.68, ce qui représente une augmentation de 50.90 au cours de l'eNorcice 1944.Les recettes ordinaires se sont élevées à S3,541.10, soit environ 5150 de plus que I an dernier.< ette variai ion est due à une augmentation légère dans les versements des cotisations et à une augmentation très importante des recettes du banquet annuel du 5 février 1944.Les dépenses ordinaires se chiffrent à 53,355.52, soit une demi-nution d environ 550 sur 1 année précédente.( ertaines économies ont été effectuées dans les dépenses de papeterie et d'impression, de timbres et d'indemnité annuelle au secrétaire du bureau de placement.Par contre, les dépenses du banquet annuel ont été considérablement plus fortes que l'année précédente mais les économies réalisées dans d'autres domaines ont permis au Conseil de vous présenter cette année un état qui accuse un surplus intéressant de 5155.64.Au 31 décembre 1944, l'Association comptait 64S membres titulaires répartis comme suit: 564 avaient payé 1944 55 " ¦' 1943 13 •• 1942 16 “ '• 1941 Le nombre de membres au 31 décembre de l'année précédente s'élevait à 619.Il y eut donc une augmentation de 29 membres au cours de I année 1944.46 nouveaux membres ont été admis parmi lesquels on doit compter 44 finissants de mai dernier, 5 anciens membres ont été réadmis, un de nos membres a démissionné, 13 ont ( te suspendus et S sont décédés.Parmi ce.- 645 membres, il faut compter 2 de nos diplômés qui sont membres d’honneur et 17 des nôtres qui sont en service actif outre-mer.('es 19 membres sont exempts du paiement de la cotisation.I! y await au 31 décembre deinii r 906 diplômés vivants, soit : 552 ingénieurs et 54 architectes. 94 REVIE TRIMESTRIELLE CANADIENNE La proportion dos membres titulaires est de 71.3' \ et celle des membres en règle de 62.1%.Kn comptant seulement ceux qui sont porteurs du diplôme d'ingénieur, ce.s proportions deviennent respectivement 75.3% ft 65.7%.Ces quelques chiffres montrent une amélioration au point de vue recrutement sur l'année dernière.L’Association compte 6 membres d'honneur dont 2 de nos diplômés, et 4 membres adhérents.Le montant total des cotisations et arrérages versés cette année s'élève à 82,426.50, soit une diminution d'environ 835 sur l'année 1043.Le comité des conférences a invité les membres de notre Association à 5 réunions au cours de l’année 1944.Quatre conférenciers nous ont adressé la parole: monsieur Adrien Cenest, '25, ingénieur du service Technique de la ( ité de Montréal, nous a parlé des svstèmes d'intersections de voies publiques à niveaux séparés: le 21 avril, monsieur Pierre-Paul Vinet, 27, professeur agrégé au département de machines thermiques et do mécanique à Polytechnique, a discuté des problèmes que l'ingénieur doit résoudre dans les calculs de la transmission de la chaleur; le 27 octobre, monsieur Louis Assolin '37, chargé du cours de plastiques à l'Ecole Technique de Montréal et à Polytechnique, a traité de la question des plastiques en général: et le 15 décembre, notre vice-président, monsieur Huet Massue, '13, nous a présenté des statistiques très intéressantes sur la population du ( anacla.1 ne soirée de cinéma technique fut aussi organisée le 12 juin dernier.Le bureau de placement rapporte peu de nouveau dans le domaine des emplois de nos membres.Apparemment, nous n'avons pas encore atteint la période de transformation des industries de guerre.Peu des nôtres en effet ont, à date, laissé leurs emplois dits de guerre pour rechercher du travail dans des industries communément appelées de paix.Nous aurons probablement bientôt à faire face à un problème assez épineux lorsque le mouvement s'accent itéra.Depuis le début du conflit les ingénieurs n'ont pas eu de difficulté à se trouver un travail intéressant et lucratif.L'offre a toujours été plus grande que la demande jusqu’à ces derniers temps alors que l’équilibre semble être atteint.I! se peut fort bien que cet équilibre soit rompu de nouveau et que l’état de choses soit l'inverse de ce qu'il était au cours des quelques dernières années.Le bureau de placement aura alors à faire face à un travail considérable pour aider les nôtres à trouver un emploi rémunératif et stable. vu: m: i.a.-sociation 05 Los offres d'emploi qui nous ont été faites au cours de l'année 1(144 se sont élevées à 50.Kilo se sont réparties comme suit: 5 K | ries industries dites purement de guerre 2S de la part des industries de paix, dont un grand nombre ont temporairement orienté leur production vers des buts de guerre 0 de la part des sendees des gouvernements 3 d'entreprises de construction 2 d’ut dites publiques, et 2 de sources diverses.I )'un autre enté, 60 de no- diplômés ont manifeste le désir de change r d'r mtiloi au cours de l'année 1044.l’rois de c ux-ci ont été temporairement sans travail et les a;,très, étant pour le moment satisfaits de leur condition d'emploi, désiraient simplement enregistrer leur nom de façon à être avisés de vacances possibles dans l'espoir d'améliorer leur sort.La question de placement des di-pif niés ne semble donc ] as sériel »•, Le placement d< - étudiants de Polytechnique au cours des dernières vacances d'été a été encore facilité par la collaboration du Service Sélectif National qui a mis des liste- d'employeurs à ta disposition des universités canadiennes.Nous pouvons affirmer que tous les étudiants à Polytechnique qui étaient désireux de travailler sc -ont trouvé un emploi intéressant.Parmi les 217 jeune- gens qui ont terminé l’année scolaire P.M3-44 et qui se sont présentés de nouveau à l'automne 1214, 113 ont travaillé dans 1 industrie en général, 57 ont été à l'emploi des gouvernements fédéral et provincial ou de.- municipalités, lli à l'emploi dent reprises privées, 14 au service de- utilités publiques, 7 dans l’industrie minière, ! dans la construction.2!) seulement ont obtenu un emploi qui notait pas directement en relation avec les études qti ils pour.-uivent ici et i -cillement n'ont pas t ravailj.è.il n'y a donc aucun problème sérieux dans la recherche d'emplois pour les étudiants.Quant aux élevés finissants du mois de mai dernier, au nombre de 14, leur recherche d'emploi.- semble avoir été un pou plus difficile que l'année précédente.Ils sont tous néanmoins placés et pour la plupart satislaits; 20 d'entre eux sont au service de l’industrie, 12 travaillant pour les municipalités et services des gouvernements, 3 sont afteetes directement à de- travaux de construction ou de génie civil, 2 sont dans les utilités publiques, 4 dans les entreprises privées diverses, 2dans l'armée et 1 dans les mines. 96 KK VIE TRIMESTRIEL I.K CANADIENNE Votre conseil a étudie cette année la possibilité de publier une nouvelle édition de la liste des diplômés.Devant la dépense à encourir et après étude du budget, il a été décidé de laisser de côté cette question cette année.Le nouveau conseil sera probablement appelé à prendre une décision à ce sujet si l'on veut que la liste soit maintenue a date et si c est là le désir des membres de l'Association.Notre Association, par 1 intermédiaire des membres qui avaient été nommés à cet effet sur un comité spécial de la C orporation des Ingénieurs Professionnels, a continué à collaborer à l'étude des salaires payés aux ingénieurs.Certaines circonstances ont voulu que les études commencées ne soient pas | mi.-sées plus loin pour le moment.Le comité conjoint des deux sociétés reste en fonction et lorsque les conditions le permettront, l’étude sera reprise et les démarches officielles a cet filet ne se feront pas attendre.\otre conseil a aussi étudié d'une manière assez approfondie le bill que la ( orporation des Techniciens de la Province a présenté à la dernière session provinciale.Des représentations ont été faites au gouverni ment et notre conseil a rencontré les représentants de la ( orporation des Techniciens.Nous en sommes venus à une entente tout a fait parfaite et cordiale au sujet des changements proposés à la loi et le bill, tel qu'il a été présenté, n'atïecte en rien les droits et privilèges déjà accordés aux ingénieurs professionnels de la Province.L’Association a de nouveau décerné cette année des médailles aux élèves finissants de Polytechnique.La médaille d'or a été gagnée par AL Jacques-Bernard I.alandc, la médaille d’argent, par AL André Leclerc, et deux médailles de bronze par AI AI.Paul-Réal Desrosiers et Jacques-R.Lemieux.Le prix de .?*> i ot Rations.$2426.50 Banquet du 5 février 1944 .1059.70 Intérêts sur obligations .41.17 Int été t - sur dépôt s .i .39 Reeet tes diverse.- 6.40 Tôt AI, DES recettes.$3541.16 I )É11 oI USÉS Banquet du 5 février 1944 .$1113.32 Abonnement- à la Revue Trimestrielle.1136.00 IJemi-e à ht section de Québec.ISS.80 Remise à la section ()tta\va-llull.22.$0 Remise à la section Nord de Québec.26.80 l'apc te rie- et impression.15S.97 Frais de voyages.Téléphones et télégrammes.2s.29 < ollcct ions sur chèques.90 Timbres 1 L'- Indemnité annuelle sec.bureau de placement.100.00 “ “ général.200.00 100 RKVVE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Assemblée annuelle .88.94 Réunions des délégués de promotions 42.15 Dépenses pour dossiers 27.70 1 fivers .03.32 Total des déboursés.83355.52 Excédent des recettes si r les déboursés.?1S5.64 K APPORT DIS Y £R I FI f 'ATI PRS DES DOMPTES Nous, soussignés, nommes vérificateurs des comptes en vertu d’une résolution adoptée à l'assemblée générale du 4 février 1944, déclarons avoir examiné les livres du secrétaire-trésorier de l'Association des Diplômés de Polytechnique et les avoir trouvés satisfaisants.La somme des recettes pour l'année 1944 s'élève à $3541.16 et celle des dépenses à $3355.52, soit un excédent de 81S5.64 des recettes sur les dépenses.Le bilan de l'Association au 31 décembre 1944 s’établit c ¦ suit : Actif Disponibilités : Espèces en caisse .Espèces en banque.Placements-.Obligations de lT'niv.de Montréal.“ de ( Ireenfield Park “ de Ecole Polytechnique.( ert ilieats d'Epargne de (iuerre 1 au prix coûtant).Dépenses différées : Rémunération au publiciste.Dépenses: re brochure souvenir 1945.$ 25.00 275.8,S 500 00 500.00 500 00 160 00 545.00 IS.39 s 300.SS Léo Roy, '30 Wilbrod 1 )ubé, '21 .Arphile l.ongpré, '27 pour 2 ansi René Rioux, '38 .Roger Desjardins, '30 Président sortant déchargé: AI.P.-A.Dupuis, 21 Anciens présidents: AI AL 1 most Lavigne, '16 représentant à .Montréal) I .ugèno Larochellc, 16 Lx-ofl cio: AL Alex.Lan\ ière, 13.signé) P.-A.1 tri't is, Président.Guillaume Piette, secret aire. VI K IJ K I ASSOIT A I ION 1 07 RAPPORT KIXAXCIKR POUR L'A XX K K l’IXISSAXT LI 31 DK< ' KM RR K 11)44 Ri:< ettes: < otisations $ !$.$ .55 I ntérét s .•) .09 Manquet 2S1 .33 Dépense.-: Impressions, papeterie, timbre .30 4S Tributs mortuaires 5 10 Krais d'organisation, conférences, rem- nions is 54 banquet.315.51 Tournoi de golf, déficit .2 40 Administration, sténo et secrétaire 35 00 Surplus 1 n banque* au 31 décembre 1944.$ 294 .41 Kn banque au 1er janvier 1944 204.47 Surplus : $ 29 94 Remariai k: L’actif comprend, outre l’arpent en banque, des certi-lieats d’Kpargne de (iuerre, d’une valeur d’achat de ¦*200.no.Ran out ni.- vérificateurs Nous, soussignés, nommés vénlieateurs en vertu d’une résolution adoptée à l’assemblée générale du 11 janvier 1944 avons examiné les livres du secrétaire-trésorier.La somme des recettes pour l’année 1944 s'est élevée à $472.97 et la somme des dépenses à $443.03, laissant un surplus de $29.94.Le montant d'argent en banque au 31 décembre 1943 se chiffrait à $204.47, comparativement à $294.41 au 1er janvier 1945, soit une augmentation de $29.94 au cours de l'année.La section possède en plus trois certificats d’Kpargne de (iuerre, ayant une valeur totale de $200 (valeur d'achat).(Signé) Lucien .Maimin'.( 'hs-Kd.Deseauriers, I.( ’. 10S REVUE TRIMESTRIELLE (ANA DIE N N E RAPPORT DU CONSEIL DE LA SECTION OTTAWA-TIULL POUR T.'ANNUL 1944 Messieurs les membres de l'Association des Diplômés de Polytechnique.Le conseil de la section Ottawa-IIull a l'honneur de vous soumettre le rapport de ses activités pour l’année 1944.Au cours de l’année, il a été tenu trois assemblées, dont la moyenne des assistances fut de six membres.Le rapport financier de l'année 1944 accuse un excédent des recettes sur les dépenses de $10.92.Le montant d'argent en banque au D1 décembre 1944 se chiffrait à $$0.10.Durant l’exercice 1944, le point saillant des activités fut surtout la préparation d’un message à l'adresse de l’Association à l’occasion de son 35e anniversaire de fondation, et à la section de Québec pour son 30e anniversaire.En terminant, le conseil de notre section rappelle à votre souvenir deux de nos confrères (pii sont décédés au cours de 1944: Monsieur (îeorges-.l.Desbarats, '79, < .MAI., D.Sc., est décédé à Ottawa, à l'âge de S3 ans, Monsieurs Desbarats, qui a eu une carrière bien remplie, a fait honneur aux Canadiens-Français et à ses confrères de Polytechnique.11 était président honoraire de notre section.Le colonel Arthur-Edouard Dubue, '01, D.S.O.(avec barre), Y.D., D.Sc.A.et Chevalier de la Légion d’IIonneur, est décédé à Ottawa, à l'âge de 04 ans.Le colonel Dubue fut considéré comme un brillant ingénieur et un vaillant soldat.Les membres de notre section offrent nos plus sincères condoléances aux familles de monsieur Desbarats et du colonel Dubue.A l’assemblée tenue le 15 janvier dernier, eut lieu l'élection des officiers, et le conseil pour l'exercice 1945, sera composé comme suit: Président: Robert Reals, 12 Vice-président: R.-II.Pu her, 15 $ec.-trésorier: R.-A.L.VFERRIÈRE, '2s Conseillers: MM.Amédée Lanolois, '09 Théorime Lanctôt, .US Lt-Col.Albert Leduc, '29 VIK Of; L ASSOCIATION 100 Directeurs ex-officio: M.M.Amédée Biteac, 1)0 Roméo Pavkkh, '28 J.-Emile St-Laukent, '09 Représentant de la section Ottawa-1 lull : M.Robert Blais, '12.Lo 25 janvier 1045.(Signé) Rosaire La ferrière, Secréta ire- Trésorier.RAPPORT FINANCIER POER L'ANNÉE 1044 En caisse au 31 décembre 1043.$73.28 Recettes Cotisations pour l'année 1044 .22.80 $ 06.OS Dépenses Versement à l’Institut-Canadion-Erançais.$ 5.00 Tributs mortuaires.4 00 Papeterie et dactylographie.1.50 Timbres.27 ( ollect ion sur chèque .15 10.02 En caisse au 31 décembre 1044.85.16 -—— $06.OS (Signé) Rosaire Eaferkièke. ni-: vit: trimkstkiki.i.k c an a iuknnf 110 n< r’vki.i.ks Ih'itnion il< In promotion 1042 Nun.' .'online.' avisés que la 00e promotion '1042) a tenu une réunion de ses membres le 30 décembre 1044 a I hotel Windsor.l"n dîner fut servi à cette occasion.Le but de 1 assemblée de nos confrères, qui ont l’intention de continuer cette pratique très intéressante est de permettre à chacun d’être informé des activités et des changements qui s’opèrent au cours de l’année.Le secrétaire de la promotion a dresse une liste très complète d iniormations relatives à chacun des diplômé.' de sa promotion, et il 1 a lait parvenir au secrétariat.C"< st une initiative qu’il serait bon de voir se répéter parmi les nombreuses promotions.Changements et promotions M.S.-A.Raulne, 01 a été nommé membre de la Société d administration de lTniversité de Montréal.M.Antonio Roberge, '20, travaille maintenant pour le ministère provincial des Travaux Publies a Montreal.M.lean Asselin, '29, a laissé son poste de gérant de la ville de Trois-Rivières: il est maintenant à l’emploi de la ville de Montréal et il est chargé de s’occuper de projets d après-guerre.M.Armand Dugas, ’32.qui avait laissé la compagnie Montreal Right Heat A: Power, il y a quelques années, est maintenant à l’emploi de la Commission Hydroélectrique de Québec.M.Roland I.edoux.’32, quitte le ministère fédéra! des Transports pour passer à l’emploi de la compagnie < laro-< tsborne equipment Ltd.M.lean Morency, '32, laisse le ministère des Mines pour la Régie des Services Publies, bureau de Rué! oc.M.Cérard P.astien, ’34, laisse le Ministère des Mines et travaille pour la < ’ompagnie \ oleano Limitée.M.< Parles Marsan, ’34, quitte le ministère de la Voirie et entre au Service des Maux et de l'assainissement de la ville de Montréal.M.André Michaud, ’34, vient d'être licencié du Royal Air Force et a été versé dans la réserve: il commence a travailler pour le Ministère des Travaux Publics à Montréal.Vu le manque d’espace les autres nouvelles seront publiées dans le prochain numéro. H K VUE THIMESTUIELLE CANADIENNE IX Employez lt Gdcl^ \\vx*sVM • La consolidation de surface des routes de gravier • La stabilisation des bases des revêtements • Abattre la poussière • Contrôler la glace • Accélération de la prise du béton • Contrôler la poussière du charbon • Le remplissage des pneumatiques de tracteurs • Solution réfrigérante • Antigel dans les solutions pour barils de prévention d'incendies Le service technique de Brunner, Mond Canada Sales, Limited a à sa disposition un personnel d’ingénieurs qui peuvent être consultés sans obligation.Si des problèmes particuliers se présentent par rapport avec n’importe lequel des différents usages du chlo- rure de calcium, et que notre littérature ne couvre pas le sujet dans tous ses détails, nos ingénieurs se feront un plaisir de coopérer avec vous.Vous êtes donc cordialement invités à nous soumettre vos problèmes.• BRUNNER, MOND CANADA SALES, LIMITED MONTREAL ni; YT K TRIM K-TR! K U.K CAN \ RI K.VA K L'UNIVERSITE DE MONTREAL COMPREND LES FACULTES ET ÉCOLES SUIVANTES — FACULTÉS — Théologie — Droit — Médecine — Philosophie — Lettres — Sciences — Chirurgie dentaire — Pharmacie — Sciences sociales, économiques et politiques • — ECOLES AFFILIEES — Polytechnique — Institut agricole d'Oka — Ecole de Médecine vétérinaire — Ecole des Hautes Etudes commerciales — Ecole d'Optométrie — Institut Marquer1 te d'Youville — École normale secondaire Pour tout renseignement, s'adresser au SECRÉTARIAT GÉNÉRAL 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal If K V U E T)( IMESTKIE LEE C AX A DIE X X E X È QUAND ILS REVIENDRONT CANADIAN WESTINGHOUSE COMPANY LIMITED Moxtkéal ET Hamiltox f WALLACE & TIERNAN LTD I FABRICANTS D’APPAREILS DE CHLORATION ET D’ALIMENTATION CHIMIQUE HALIFAX MONTRÉAL •JTORONTO • WINNIPEG VANCOUVER ¥ PURIFICATION DES APPROVISIONNEMENTS D’EAU ASSAINISSEMENT DES EAUX D’ECOUT DESINFECTION DES PISCINES Gerant a Montréal : JACQUES BENOIT, I.C.PRETS Lo demandes t K11 : u.l ; r.\ \.\ m k \ v i : XV pour chaque métier OUTILS DE PRECISION “STARRETT” OUTILS A BOIS “STANLEY” MACHINERIE: DELTA WALKER-TURNER •v 0mer|)e$çrm 1406 St-Denis — 6793 St-Hubert ¦ CHIMIE • PHYSIQUE • BACTÉRIOLOGIE Verrerie Pyrex.Outillage Précision.Étuves Freas et Thelco.Balances de précision Creusets et coupelles Battersea et D.F.C.Concasseurs, pulvérisateurs, fours Braun pour Laboratoires de Mines.Canadian Laboratory Supplies Ltd.296, RUE SAINT-PAUL OUEST, MONTRÉAL UN OUTIL XVI U K V1" K TlilMKSTIUKI.I.K < AXAIMKXXK Ministère du secrétariat de la Province • Les fonctions du Secrétariat de la Province de Québec sont tout à fait d’ordre social.L’oeuvre qu’il accomplit est d’une importance capitale pour le développement de la Province.• Les compagnies de la Province, qui désirent bénéficier de la Loi des compagnies de Québec, doivent s’adresser au Secrétariat de la Province, afin d’obtenir leur charte d’incorporation; c'est ce ministère, également, qui émet les licences et permis autorisant les compagnies étrangères à exploiter quelque commerce ou industrie et à vendre ou autrement aliéner leur capital et leurs actions en cette Province.Les unes et les autres sont tenues de fournir au Secrétariat un rapport annuel de leur activité.• Depuis quelques années, la population tout entière a compris l’importance de l’Instruction publique.Le Secrétariat de la Province n'a rien négligé pour répandre l’enseignement primaire et supérieur, afin d’outiller notre jeunesse, dans la préparation de son avenir.Outre les allocations octroyées aux universités et aux collèges classiques, il assure, avec le Département de l’Instruction publique, le maintien de l’enseignement primaire, dans les villes, et surtout dans nos campagnes.• Il a la haute direction des principales écoles d’enseignement supérieur: l'Ecole Polytechnique, l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.les Ecoles des Beaux-Arts, les Ecoles Techniques, les Ecoles d’Arts et Métiers, directement subventionnées par lui, et oui visent à la formation d’une élite dans le monde de la finance, du commerce et de l’industrie.• Chaque année, des cours du soir sont donnés, qui permettent aux jeunes travailleurs sérieux de continuer leurs études et d’acquérir des connaissances nouvelles, souvent indispensables dans l'exercice de leurs devoirs journaliers.• Le Secrétariat de la Province s’intéresse aussi au progrès des sciences, des lettres et des arts.Chaque année, des bourses d’études sont accordées à nombre de nos jeunes gens, pour permettre à ceux-ci de compléter leur formation à l'étranger.Déjà, plusieurs des nôtres ont fait honneur à la Province, dans les domaines scientifique, artistique ou littéraire.• Ce ministère a attaché une importance toute spéciale, cette année, au développement de l'art musical, dans cette province.Une enquête préliminaire a été conduite, sous son autorité, en vue de rendre possible la réorganisation de cet enseignement chez nous.De plus, une vive impulsion a été donnée récemment à l'enseignement du solfège, dans les écoles.• La vie d’un peuple dépend de son éducation nationale, et le Secrétariat de la Province de Québec ne veut rien épargner pour préparer la jeunesse au rôle prépondérant qu'elle devra jouer dans l’avenir.• Et voilà le résumé succinct des principales activités du Secrétariat.qui occupe sa place bien à lui dans le Gouvernement, et dont l'importance primordiale ne peut être mise en doute.L’HONORABLE OMER COTÉ, JEAN BRUCHESI, Ministre.Sous-Ministre. $ REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée pur lea soins de l’École Polytechnique de Montréal, et avec le eoneouis de l’Association des Ingénieurs diplômés de Polytechnique ¦ ' " • .v- ' ' ' r ¦ , *.- ¦ - — .COMITÉ DE DIRECTION Pft$idenk Monseigneur Olivier Maubaült, C.M.Q., P.D., P.S.B., recteur de l’Université de Montrai.T" ^ .Secrétaire: Armand Cmcé, ingénieur, Directeur de l'Ecole Polytechmque.Membre* Victor Dobé, surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec., ._ .Augustin Fbioon.ingénieur, président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique.' ." Henri Oaudutbot, ingénieur, secrétaire de 1 Association des Diplômés de Polytechnique.- Hon.Léon-Mercier Gouor, avocat, sénateur, professeur à l’Université de MontréaL '' Tbéo.-J.LArtmatauD, ingénbmr, professeur à Polytechnique., Édouard Moirrrrrrr, avocat, Secrétaire général de 1 Université AntoSoïta*Aüi.T, avocat, professeur fcl’Unjversitéde MontréaL Arthur Sübvbtkb, ingénieur, prérident de Surveyor a Cie.Ivan-E.Vkhvix, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics t de la Province dé Québec.- ‘ • \ '.COMITÉ DE RÉDACTION faftr- mctuj: Édouard MoHTnrrrr, Secrétaire général de rUniverrité de Montréal.' , « .Secrétoire de la Rédaction: Camille-R.Godin, professeur à Polytechnique.Jfamôrea: Mgr Olivier Maubaült, Hon.Léon-Mercier Gouin, Dr Ing r Arthur Subvbtxb, Ing’r Arthur Dufbbbon, Ing r Maurice Ginnv, et messieurs Louis Bounoout, Henn Gaüdefbot, Théo.-J.LAnumibu, Paul-Louis Pouuor, Marc Tbudbaü et Ludger Vmnm, professeurs à Polytechnique.‘ Tm Ante un das aitteke publiée dans la Revue Trim&trUüe CimSmu l’entiteeiicponsabilitédaa théorisa ou dea opinion» émisea par eux.un mob .ont 1.phÿliqu^la «mice ai de fai» tenir à la Rédaction on exemplaire de la ^‘^iTcftm rtpdn compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra à la Rédaction.Üet b.ÊUU-UeK KM ^nSteMuSeMioo pour abonne mente, publicité, collaboration, etc., doit #1» - naggedola Rédaction et admlnlatmtlons ÉCOLE POLYTECHNIQUE UtO.rooRotet-Pmte, MmUrtd . i fi >yit
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