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Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • Montréal :Association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal,1915-1954,
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique
Contenu spécifique :
Hiver
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de Montréal
  • Successeur :
  • Ingénieur
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Références

La revue trimestrielle canadienne, 1948, Collections de BAnQ.

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34ème année No 136 MONTRÉAL Hiver 1948-49 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE Ta Me des matières de l’année 1948.Nos Collaborateurs.L’Enseignement des Sciences Appliquées.Note sur la Formation des Ingénieurs en France Regards sur la Situation Financière Française.Le « Science Museum » de Londres.Impressions de Berlin.Safety and Health in Canadian Industry.Les Nations Unies et la Technique.Recherches Françaises sur la Lumière du Ciel Nocturne.La Renaissance des Colorants Français.Revues des Livres.Vie de l'Association.II .377 Henri GAUDEFROY.378 Marc EYROLLES.385 Henry MHUN.388 H.Philip SPRATT.409 Jean GALICHON-DIVRY.429 P.H.CASSELMAN.444 Aristide ANTOINE.454 Etienne VASSY.459 René SUDRE.464 .467 .478 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’École Polytechnique de Montréal, et avec le concours de l’Association des Diplômés de Polytechnique COMITÉ DE DIRECTION Président: Monseigneur Olivier Maurault, C.M.G., P.D., P.S.S., recteur de l’Université de Montréal.Secrétaire: Ignace Brouillet, ingénieur, Directeur de l’École Polytechnique Membres: Victor Doré, surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec.Augustin Frigon, ingénieur, président de la Corporation de l’École Polytechnique.Henri Gaudefroy, ingénieur, secrétaire de l’Association des Diplômés de Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo-J.Lafrenière, ingénieur, professeur à Polytechnique.Édouard Montpetit, avocat, Secrétaire général de l’Université de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal Arthur Surveyer, ingénieur, président de Surveyer & Cie.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.Camille-R.Godin, ingénieur, professeur à Polytechnique.COMITÉ DE RÉDACTION Rédacteur en chef: Édouard Montpetit, Secrétaire général de l’Université de Montréal.Secrétaire de la Réduction: Camille-R.Godin, professeur à Polytechnique.Membres: Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, Dr Ing’r Arthur Surveyer, Ing’r Arthur Duperron, Ing’r Maurice Gérin, et messieurs Louis Boukgoin, Henri Gaudefroy, Théo-J.Lafrenière, Paul-Louis Pouliot, et Ludger Venne, professeurs à Polytechnique.Les auteurs des articles publiés dans la Revue Trimestrielle Canadienne conservent l’entière responsabilité de3 théories ou des opinions émises par eux.La Revue publie des articles en français et en anglais.Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils rie sont pas retournés.La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise il la condition d’en indiquer la source et de faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra à la Rédaction.La Revue parait en mars, juin septembre et décembre.I.e prix de l’abonnement est $3.00 par année pour le Canada et les États-Unis, $4.00 pour les autres pays.Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, etc., doit être adressée au siège de la Rédaction et admlnistratioin: ÉCOLE POLYTECHNIQUE l/,30, rue Saint-Denis, Montréal. I REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Téléphone: 3-6736 GEO.DEMERS INGÉNIEUR-CONSEIL 71, rue ST-PIERRE, QUEBEC Appareils de Laboratoire Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d’appareils de laboratoire pour l’enseignement des sciences.Une commande initiale vous convaincra de la haute qualité de notre marchandise.Prix modérés et livraison prompte Fisher Scientific Company Limited 904-910, rue Saint-Jacques, Montréal II REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE La BANQUE CANADIENNE Au service du public depuis soixante-quinze ans, la Banque Canadienne Nationale se préoccupe d’assurer le succès de ses clients, auquel est lié son propre progrès.Désireuse de coopérer avec vous, elle vous réservera le meilleur accueil, quelle que soit l'importance de votre entreprise ou de votre compte.MÉMORIAL DE L’ARTILLERIEFRANÇAISE Publication éditée par le Ministère des Forces Armées (Guerre - Marine - Air) et les Ministères de 1 L-ducation Nationale et de la Production Industrielle avec le concours d organisations scientifiques et industrielles.Fait suite au Mémorial de VArtillerie Navale et au Mémorial de VArtillerie de la Marine.Publie des mémoires originaux traitent de l’artillerie et de toutes les sciences qui s y rattachent, des traductions et des relevés bibliographiques.Quatre fascicules par an (format 26 x 17 cm) d’environ 250 pages chacun.Rédaction: 10, rue Sextius-Micbel — Paris (XVe).Abonnement et Vente: Imprimerie Nationale, 27, rue de la Convention, Paris (XVe).— Chèque postal: PARIS No 139-71.Prix de L’abonnement: France 2,000 fr.— Étranger 2,600 fr.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, environ $408,580,149 538 bureaux au Canada — 66 succursales à Montréal Tél.FAIkirk 2848 Fondé* «n 1912 Wilfrid Pageau PLOMBIER-COUVREUR Poseur d'appareils à gaz et à eau chaude SPECIALITE: REPARATIONS Travail fait soigneusement e( à prix modéré Bureau et Atelier: 984 Rachel Est Montréal 0966 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE III L'UNIVERSITÉ DE MONTREAL COMPREND LES FACULTES ET ÉCOLES SUIVANTES — FACULTÉS — Théologie — Droit — Médecine — Philosophie — Lettres — Sciences — Chirurgie dentaire — Pharmacie — Sciences sociales, économiques et politiques — ÉCOLES AFFILIÉES — Polytechnique — Institut agricole d'Oka — Ecole de Médecine vétérinaire — Ecole des Hautes Etudes commerciales — Ecole d'Optométrie — Institut Marguerite d'Youville — Ecole normale secondaire Pour tout renseignement, s'adresser au SECRÉTARIAT GÉNÉRAL 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal IV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE LA REVUE DES QUESTIONS SCIENTIFIQUES publiée depuis 1877 par la SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE DE BRUXELLES Avec la collaboration, depuis 1947, de l’Union catholique des scientifiques français se propose de dégager les aspects les plus fondamentaux'du mouvement des sciences exactes et naturelles, répondant aux besoins d’information et de culture de lecteurs ouverts aux problèmes scientifiques.Parait en 1949en quatre fascicules d’environ 160 pages (Tome 119e de la collection).Abonnement 1949 — 6 dollars 50c S’adresser aux MESSAGERIES FRANGE-CANADA 5466, avenue du Parc, Montréal 8 Les lampes Solex — de fabrication canadienne et de qualité éprouvée_ sont traditionnellement sûres et de fonctionnement nettement économique.Elles sont faites essentiellement pour donner un bon service et plus d'heures de lumière par dollar.THE SOLEX COMPANY, Montréal - Toronto - Winnipeg - mss WALLACE & TIERNAN LTD FABRICANTS D'APPAREILS DE CHLORATION ET D'ALIMENTATION CHIMIQUE HALIFAX MONTRÉAL • TORONTO • WINNIPEG VANCOUVER PURIFICATION DES APPROVISIONNEMENTS D'EAU ASSAINISSEMENT DES EAUX D’EGOUT DESINFECTION DES PISCINES Gérant à Montréal: JACQUES BENOIT.I.C. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE V Editeurs: NICOLA ZANICHELLI, Bologna - FR.KILIAN’S NACHF, Budapest - F.ROUGE & Cie# Lausanne - F.MACHADO & Cia, Porto - ROBERT MULLER, Berlin - G.E.STECHERT & Co., New York - THE MARUZEN COMPANY, Tokyo.EST L’UNIQUE REVUE à diffusion vraiment mondiale » EST L’UNIQUE REVUE de synthèse et d’unification du savoir, traitant par ses articles les problèmes les plus nouveaux et les plus fondamentaux de toutes les branches de la science: philosophie, scientifique histoire des sciences, mathématiques, astronomie, géologie, physique, chimie, sciences biologiques, physiologie, psychologie, histoires des religions, anthropologie, linguistique; articles qui ont constitué parfois de véritables enquêtes, comme celles sur la contribution nue les différents peuples ont apportée au progrès des sciences; sur la question du déterminisme; sur les questions physiques et chimiques les plus fondamentales et en particulier sur la relativité, la physique de l’atome et les radiations; sur Te vitalisme."Scientia” étudie ainsi tous les plus grands problèmes qui agitent les milieux studieux et intellectuels du monde entier.EST L'UNIQUE REVUE qui puisse se vanter de compter parmi ses collaborateurs les savants les plus illustres du monde entier."Scientia’’ publie les articles dans la langue de leurs Auteurs.A chaque fascicule est joint un Supplément contenant la traduction intégrale française des articles qui sont publiés, dans le texte, en langue italienne, anglaise, espagnole ou allemande.(Demandez un fascicule d’essai à "Scientia", Asao (Como, Italie) en envoyant 600 lires ital.en timbres poste de votre Pays.ABONNEMENTS: Dollars (U.S.A.) 9.00 ou somme équivalente en autre monnaie Adresser Ica demandes de renseignements directement à "Scientia" Asao (Como, Italie) 1949 43ème REVUE DE SYNTHÈSE SCIENTIFIQUE COMITÉ SCIENTIFIQUE G.ARMELLINI - G.de RUGGIERO - F.GIORDANI - G.GIORGI - G.GOLA M.GORTANI - G.LEVI DELLA VIDA - P.RONDONI ii SCIENTIA ” Direction: Paolo Bonetti IL CEMENTO IL CEMENTO ARMATO — EL INDUSTRIE DEL CEMENTO —.Revue technique de la construction.Tous les mois elle vous offre: # les plus récentes études et expériences des savants italiens et étrangers les plus réputés • une description des œuvres techniques plus importantes et les plus intéressantes.Abonnements: $5.00.RÉDACTION ET ADMINISTRATION — MILANO: Via Settembrini, 9 - Italia.Tél.269-962 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ^Université de Montréal École POLYTECHNIQUE Ecole d’ingénieurs — Fondée en 1873 Le programme d'études prévoit la formation générale dans toutes les branches du Génie et l'orientation dons les spécialités suivantes : Travaux Publics-Batiments Mécanique-Electricité Mines-Géologie Chimie industrielle-Métallurgie Les élèves reçoivent à la fin du cours les diplômes d Ingénieur et de Bachelier ès Sciences appliquées avec mention de l'option choisie LABORATOIRES D’ANALYSES, DE RECHERCHES ET D’ESSAIS, LABORATOIRE PROVINCIAL DES MINES.• Prospectus et Renseignements sur demande.1430, RUE SAINT-DENIS — MONTREAL RBVTJE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII CANADA ZïL*/; OUTILLAGE ELECTRIQUE “ (Renommé pour âon service ” MOTEURS et APPAREILS DE CONTROLE GÉNE'RATRICES - TRANSFORMATEURS - INTERRUPTEURS OUTILLAGE DE MANOEUVRE - CONDENSATEURS SOUDEUSES A RESISTANCE f&romn ramemmg COMPANY OF CANADA, LIMITED Bureau de Montréal: 1243 rue Université Siège social et usine: St.Catharines, Ont.Bureaux de districts: Montréal, Ottawa, Toronto,Kirkland Lake, Winnipeg, Cal- gary, Vancouver.Repréeentmntê: Foulis Ai Bennett, Electric Limited, Halifxx; L.W.Mercier, Quebec, P.Q. VIII FRÉQUENCE MODULÉE REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE un pas important vers le progrès de la culture Par son œuvre de pionnier dans le développement et l’application de la fréquence modulée, Canadian General Electric contribue largement à mieux faire connaître et apprécier la bonne musique.Ici, la transmission et la réception de la meilleure musique trouvent des voies nouvelles qui ont obtenu l’approbation spontanée des compositeurs, artistes et directeurs.Vous aussi approuverez la “FM” lorsque vous l’aurez entendue dans votre propre foyer.2 fia Modèle C375/6.Le cachet de distinction et la beauté de ce radio-phonographe console, noyer ou acajou, réfléteront votre bon goût.Radiodiffusions FM et régulières.9 lampes Haut-parleur dynamique puissant de 12".Sensationnel reproducteur électronique silencieux G-E.Tourne-disques prenant dix disques de 12" ou 12 de 10", environ 45 minutes de musique ininterrompue.Ample espace d’emmagasinage pour les albums de disques.S 395 00 RADIOS GENERAL ELECTRIC Modèle C356.Ce modèle de table AM-FM conçu en plastique de nuance bois de rose reçoit et recrée la musique instrumenta le.et vocale avec le brio de la performance p e-mière.Syntonisateur Guillotine G-E .50 Prix.CANADIAN GENERAL ELECTRIC LIMITED Siège social Toronto — Boréaux de ventes d'un Océan à l’autre. 34ème année No 136 MONTRÉAL Hiver 1948-49 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l’ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation VOLUME XXXIV PRINTEMPS — ÉTÉ — AUTOMNE — HIVER 19 4 8 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL TABLE DES MATIÈRES VOLUME XXXIV Agriculture La Faim, les Sciences et les Techniques, par Albert Rang.192 Architecture Architecte ou Ingénieur-Architecte?, par Marc Eyrolles .184 Art de l’Ingénieur L Evolution du Rail standard des Chemins de Fer belges, par Charles Lemaire.f,5 Architecte ou Ingénieur-Architecte?, par Marc Eyrolles.1S4 L’Ingénieur de Polytechnique, par Ignace Brouillet.254 Le Champ d’Action de l’Ingénieur, par Arthur Surveyer.279 L’Orientation vers la Carrière d’ingénieur, par C.-R.Yoc.vr;.291 L’Ingénieur et la Culture, par Adrien Pouliot.324 Discours du Président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique, par Augustin Frigo.v.'.349 L’Enseignement des Sciences appliquées, par Henri Gaüdefroy.378 >.ote sur la Formation des Ingénieurs en France, par Marc Eyrolles.385 Safety and Health in Canadian Industry, par P.H Gasselma.v.444 Astronomie La découverte de Xeptune et la Science moderne, par Prince I-ouis de Broglie .22 Recherches françaises sur la Lumière du Ciel nocturne, par Etienne * Vasst.459 Biographie Xaissance et Vieillesse d’une Science: Sadi Carnot et Pierre Dühem, par Georges-Albert Boutry 39 Présentation de Portraits, par J.-Nap.Lanoelier.246 Banquet de Clôture (17 avril 1948) Collation de Doctorats honorifiques 336 Chimie Au Collège de France, M.Fauré-Frémict règne sur l’infiniment petit par Paul Gutii.Igg I-a Renaissance des Colorants français, par René Südre .464 Communications Le Radar et la Science française, par René Su dre.61 Iæs Ondes Hertziennes ultra-courtes, par Prince Louis de Broglie 162 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE III Construction Une Oeuvre gigantesque: la Reconstruction de la France, par Pau! Thoraval .Divers Iji Faim, les Sciences et les Techniques, par Albert Rang.Présentation de Portraits, par J.-Nap.Langelier.Causerie (Déjeuner du 16 avril 1948), J.-Nap.Langelier.Réponse de M.L.-E.Potvin.Discours du Président de l’Association des Diplômés, C has.-E.lourigny Décorations de l’Ordre du Mérite, par Roger Bernier.Compte Rendu des Fêtes de Québec.Regards sur la Situation financière française, par Henry Mhun.Le « Science Museum > de Londres, par H.Philip Spratt.Impressions de Berlin, par Jean Galicho\-Divry.Les Nations Unies et la Technique, par Aristide Antoine.Économie Politique et Sociale Une Oeuvre gigantesque: La Reconstruction de la France, par Paul Thoraval .Électricité Le Radar et la Science française, par René Spore .Les Ondes Hertziennes ultra-courtes, par Prince Louis de Broglie.Enseignement Essai sur l’Inégalité des Formules éducatives, par Joseph Arbour.L’Ingénieur de Polytechnique, par Ignace Brouillet.L’Orientation vers la Carrière d'Ingémeur, par C.-R.Aoüng.L’Ingénieur et la Culture, par Adrien Pouliot.•¦••••;.Discours du Président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique, par Augustin Frigon.;.L’Enseignement des Sciences appliquées, par Henri Gaudefroy.Note sur la Formation des Ingénieurs en France, par Marc Eyrolles.Finance Regards sur la Situation financière française, par Henry Mhdn.Histoire Origines de la Géométrie analytique, par Thomas Greenwood.Compte Rendu des Fêtes du So:xante-c|uinzième Anniversaire de la Fondation de l’Ecole Polytechnique de Montréal.Causerie (Déjeuner du 16 avril 1948), par J.-Nap.Langelier.L’Ecole Polytechnique au Début du Siècle, par Paul Béique .Discours du Président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique, par Augustin Frigon.Hygiène Le Sang dans la Résistance aux Maladies infectieuses, par Victorien Fl EDETTE.Safety and Health in Canadian Industry, par P.H.Cassel.man.26 192 246 270 341 343 364 370 388 409 429 454 26 61 162 115 254 291 324 349 378 385 388 166 243 270 309 349 3 444 I IV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Industrie Safety and Health ir Canadian Industry, par P.H.Carselman 444 Mathématiques Origines de la Géométrie analytique, par Thomas Greenwood.166 Médecine k° ^Predette ^ ^3‘3tance Mâlanies infectieuses, par Victorien Philosophie Essai sur 1 Inégalité des Formules éducatives, par Joseph Arboür 115 Physique l a Réunion internationale des Poids et Mesures, i>ar René Sudrk ISO Au Co lège de France, M.Fauré-Frémiet règne sur [’infiniment petit, par Paul Guth.‘ 188 Radio Les Ondes Hertziennes ultra-courtes, par Prince Louis de Broglib 162 Sciences 22 La Découverte de Neptune et la Science moderne, par Prince Louis de Hroglib.Naissance et Vieillesse d’une Science: Sadi Carnot et Pierre Duhera par Georges-Albert Boütrt.’ qq Le Radar et la Science française, par René Sudre.61 La r mm, les Sciences et les Techniques, par Albert Ranc 192 Discours du Président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique, par Augustin Frioon.349 Le f Science Museum » de Londres, par H.Philip Senatt 409 Transports L’Evolution du Rail standard des Chemins de fer belges, par Charles Lemaire.^ ^Loi^ME^0^Urf; r^ve ^'ranîa*3 moyen et en vue, par Pierre 65 80 Collaborateurs Nos collaborateurs.Revue des livres Revue des Livres Vie de l’Association Vie de l’Association .2, 114, 377 83, 205, 467 .103, 214, 478 Revue Trimestrielle Canadienne MONTRÉAL HIVER 1948-49 NOS COLLABORATEURS HENRI GAUDEFROY, Ingénieur professionel, B.Sc.A.(Polytechnique-1933), B.S.(M.I.T.-1934).Secrétaire de la Direction de l’École Polytechnique de Montréal.MARC EYROLLES, Directeur de l’École Spéciale des Travaux Publics du Bâtiment et de l’Industrie, à Paris.HENRY MHUN, journaliste; docteur en Droit de l’Université de Paris.Ex-économiste-statisticien au Centre de Documentation Économique et Juridique du Ministère de la Production Industrielle, à Paris.H.PHILIP SPRATT, Conservateur adjoint du « Science Museum » de Londres.JEAN GAI.ICHON-DIVRY, licencié en Droit (Paris, 1939) Ex-officier du Gouvernement Militaire au Pays de Bade, Allemagne.Actuellement professeur à l’Université de Notre-Dame, Indiana.P.H.CASSELMAN, Professeur et Directeur de la Section des Sciences Sociales, à l’École des Sciences Politiques de l’Université d’Ottawa.ARISTIDE ANTOINE, Président de la Conférence Technique Mondiale de l’ONU.ÉTIENNE VASSY, Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Paris.RENÉ SUDRE, journaliste et professeur.Collabore à plusieurs journaux scientifiques. L'ENSEIGNEMENT DES SCIENCES APPLIQUÉES * Les études des sciences appliquées ou du génie sont naturellement précédées d une période de temps consacré à l'assimilation des sciences pures fondamentales que sont les mathématiques, la physique et la chimie.La direction des écoles de génie est donc intéressée au plus haut point a tout ce qui peut aider notre jeunesse à effectuer un passage facile entre les milieux secondaire et primaire supérieur, et le milieu universitaire.Souhaitons, comme premier résultat de ce symposium de l’Acfas, qu'il obtienne ce but.Permettez-moi de commencer en posant le principe suivant: les programmes d’études, quel que soit le niveau de l'enseignement considéré, sont établis en fonction directe du but à atteindre, c'est-à-dire de la formation à donner aux étudiants.En d’autres termes, 1 échelonnement des matières et le choix du curriculum doivent se tuire à partir du niveau supérieur des connaissances à acquérir en un temps défini, ( "est ainsi qu’en descendant d'échelon en échelon, on parvient a déterminer le niveau des connaissances requises au bas de l’échelle.Ce principe semble suffisamment reconnu et l'on peut, en conséquence, affirmer que le point de départ de l'organisation de tout notre système éducatif est l’obtention du diplôme universitaire.Ayant ce but précis en vue, on déduit d’après le principe énoncé et en tenant compte du temps à notre disposition et de la matière à enseigner, quelles doivent être les conditions d’admission à l'université.Et ce niveau devrait être adopté comme niveau de sortie de l'easeignement secondaire.Descendant ensuite de plus en plus bas dans 1 échelle éducative, on peut déterminer le programme d études le plus approprié au cours secondaire et au cours primaire supérieur.On reproche souvent aux facultés de génie de se montrer très exigeantes dans leurs conditions d'admission.Messieurs, il n’en tient qu’au progrès, je pourrais dire, de diminuer la rapidité de sa course.Les études des sciences appliquées ont subi au cours du dernier demi-siècle des modifications qui ont eu pour raison unique, celle de satisfaire aux exigences de la profession.Les programmes ont été, par la force des choses, surchargés à leur partie supérieure, * Texte d’imc causerie présentée par Monsieur Henri Gaudefroy, au symposium de .AC h AS, tenu :\ Québec le 10 octobre 1948, .sur la coordination de IVnsei-gnement des sciences dans les universités. l’enseignement des sciences appliquées 379 créant des problèmes d’enseignement qui ont été résolus de deux manières: par l’instauration des cours d’options ou de spécialités et par le relèvement inévitable du niveau des conditions d admission.Ceci est une des raisons motivant le malaise qui existe actuellement dans l’orientation de notre jeunesse vers les carrières industrielles et le reproche aux facultés de génie, que je rappelais tantôt, et qui est probablement mérité.Présentement, l’étude des sciences fondamentales durant le cours de génie, compte pour environ 45% du temps consacré à la formation de l’ingénieur professionnel.Le programme de cette étude comprend une revue rapide des matières du cours secondaire tant en mathématiques qu’en physique et chimie.( ette revue est nécessaire pour deux raisons: donner une formation uniforme au groupe d’étudiants venant de milieux d’enseignement parfois très différents et développer chez le jeune homme, par des applications dans un domaine qui lui est déjà familier, cet esprit pratique quest le propre de l'ingénieur et qu’il doit utiliser constamment au cours de l’exercice de sa profession.L’enseignement secondaire est nécessairement moins approfondi en mathématiques, plus descriptif dans les sciences, que ne l’est l’enseignement des mêmes matières au cours de génie, où il est accompagné de nombreuses applications et problèmes ayant pour but de le rendre moins spéculatif et plus concret., Après cette revue rapide, l’étudiant est ainsi prêt a aborder avec profit les éléments nouveaux des sciences fondamentales.Ceux-ci comprennent d’abord la trigonométrie sphérique, puis la géométrie analytique, le calcul différentiel et intégral, la géométrie descriptive.En chimie, on aborde la chimie organique, ou traite de la composition et de la structure de la matière et on étudie des éléments de chimie physique.Dans le domaine de la physique, l’enseignement secondaire est assez complet quant à I étendue de a matière couverte, mais il est plutôt descriptif.La revue de la physique se poursuit donc, en même temps que l’enseignement nouveau et plus approfondi, durant toute la période consacrée à l’étude des sciences fondamentales.Il est toutefois une partie de cette science de base, qui fait l’objet d’une étude plus poussée que les autres, dès les débuts du cours de génie, c’est la mécanique.< )n accorde, en effet, une grande importance à la statique et a la dynamique qui préparent l’étudiant à l’étude de la résistance des matériaux et au calcul des pièces de machines.On a l’habitude en génie d’inclure 380 REVUE TRIMESTRIELI.E CANADIENNE cette partie détachée de la physique dans le domaine des sciences pures, car elle a pour but de solutionner des problèmes simplifiés par 1 élimination des considérations d'ordre absolument pratique._ L’enseignement des sciences fondamentales à la faculté de génie est parallèle à celui de la faculté des sciences.Il est toutefois orienté différemment et imbu de la nécessité de développer chez 1 étudiant le sens de l’observation des faits concrets et de leur interprétation mathématique.En génie, on étudie les sciences fondamentales pour s’en faire un outil journalier d’analyse des phénomènes visibles: à la faculté des sciences, le but est peut-être moins objectif et porte plus précisément, mais non uniquement, vers le développement culturel que procure l’étude des sciences pures.Le niveau supérieur des études de génie en mathématiques, physique et chimie semble être un peu inférieur à celui de la fin de la troisième année d étude à la faculté des sciences.Le temps consacré à l'absorption de ce programme est plus court dans le premier cas que dans le deuxième, avec le résultat que les conditions d’admission en génie sont en général peut-être un peu plus sévères qu’à la faculté des sciences.L’importance de l’enseignement des sciences pures dans la formation de l'ingénieur ne souffre pas de contradiction.Tous les principes de base de l'enseignement des sciences appliquées sont intimement liés aux sciences fondamentales dont nous venons de pailer.fin pourrait dire assez justement que le génie est la science des applications de la physique et de la chimie à l’aide des mathématiques.On reconnaît toutefois que l’ingénieur n'utilise pas aussi fréquemment qu'on semble le dire, cet outil mathématique jugé indispensable à sa formation.C'est vrai.Son expérience ou celle de ses prédécesseurs est cependant basée sur l'analyse mathématique des faits et la solution mathématique des problèmes concrets.La profession de l'ingénieur est maintenant développée au point où le long passé d’expérience permet de rendre empirique la solution de la plupart des problèmes journaliers; toutefois, les données de ces problèmes pouvant naturellement varier à l'infini, il arrive très fréquemment que les formules empiriques ne sont pas utilisables.Elles sont trop généralisées pour s'appliquer à tous les cas particuliers possibles.L'ingénieur doit donc être préparé à faire face à cette situation et c’est là une des raisons pour lesquelles il est avantageux pour lui d’avoir des connaissances solides en sciences fondamentales.L’ingénieur constructeur, par exemple, ne fait oas l’enseignement des sciences appliquées 381 de mathématiques avancées quand il calcule une poutre droite ordinaire ou une colonne mais, s'il lui arrive de préparer les plans d’une construction comportant certaines pièces de forme architecturale généralement peu utilisée, il lui faudra rappeler à sa mémoire les principes de la résistance des matériaux et faire l'analyse mathématique des efforts.Je ne parle pas évidemment ici de l’ingénieur de laboratoire qui s’intéresse au domaine de la recherche parce que c’est le cas de la minorité.Tout le monde sait, en effet, que les mathématiques, la physique ou la chimie avancée sont l’objet d'une at tent ion spéciale au cours des études qu'il poursuit en vue de s’adapter aux travaux de recherche.Sa formation est en général poussée à un niveau plus élevé que le diplôme régulier du baccalauréat ès sciences appliquées.Il est d’ailleurs un individu que l’on pourrait qualifier d'ingénieur ès sciences pures; à sa formation régulière en sciences appliquées sont superposées par des études post-universitaires des connaissances en sciences pures qui ne sont pas du domaine du bachelier en génie, mais qui lui sont indispensables pour son travail de chercheur.Les exemples les plus frappants de ce genre d’études sont les cours de chimie organique et chimie physique, par exemple, donnés aux jeunes ingénieurs qui poursuivent les études de maîtrise ou de doctorat en génie chimique.Il en est de même du programme imposé aux étudiants post-universitaires, en génie mécanique et électrique surtout, dans le domaine des mathématiques théoriques adaptées plus particulièrement aux problèmes qu’ils rencontrent dans leurs spécialités respectives.J’ai bien dit tantôt que l'ingénieur ne fait pas en général usage constant de ses connaissances en sciences pures.Il faut admettre cependant que la dose mesurée, qui lui en est prescrite durant son cours, lui est tout à fait indispensable.Elle lui permet l’assimilation des sciences appliquées qui constitue la deuxième partie de son cours universitaire et contribue de façon non équivoque à développer en lui l’esprit d'analyse et de déduction, l’habitude de l’interprétation précise des faits concrets, l’exactitude dans le travail, la sûreté du raisonnement basé sur des lois et des principes immuables et l’assurance de la valeur des conclusions qu’il tire chaque jour de l'observation des phénomènes physiques.Ce sont là les caractéristiques de l’individu qui reçoit le diplôme d’ingénieur et il serait superflu de lui demander de les acquérir durant son 382 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE cours, si la formation en sciences pures ou exactes n’était pas une partie intégrante et importante de l’entraînement qu'il suit.L’ingénieur est donc formé à une double école: celle des sciences pures d'abord, puis celle des sciences appliquées.Où donc se termine la première partie et où commence la deuxième ?Le passage entre les deux se fait-il brusquement?Naturellement, le passage doit être insensible.Et l’on s’imagine (pie si, au début du cours de génie, la prépondérance est aux sciences pures, tandis qu’à la fin elle est aux sciences appliquées, l’arrangement idéal serait de diminuer insensiblement la dose des sciences pures tout en augmentant au même degré de rapidité celle des sciences appliquées, de façon que l’esprit du jeune homme subisse une transformation à peu près continue.Eh bien ! c’est, à peu de choses près, ce qui se produit.La transformation, un peu lente au début, s accentue durant le deuxième quart du cours, pour se terminer complètement aux trois cinquièmes du cycle complet des études de sorte que, 1 étudiant passe la dernière partie de son cours uniquement à l’étude des sciences appliquées.Les matières de sciences appliquées apparaissent au programme aussitôt que le permettent les connaissances en sciences pures acquises par 1 étudiant.( ette apparition commence vraiment dès les débuts du cours.Le cours de dessin (pii ne requiert pas de préparation en science pure apparaît le premier.Vous me permettrez de l’inclure parmi les sujets de sciences appliquées car, qui dit dessin ligné, dessin coté, pour ne pas dire dessin industriel, implique l'idée d'association aux sciences appliquées, à la mécanique proprement dite surtout.En second lieu, apparaît la géométrie descriptive, puis l’arpentage basé sur la géométrie et la trigonométrie.Un peu plus tard, c'est la résistance des matériaux qui nécessite l'utilisation du calcul différentiel et intégral; puis l’électrotechnique, l’hydraulique, etc.Ainsi, le passage du domaine de la science pure à la science ; .’ _ 'e se fait très graduellement d’autant plus que, comme je le disais tantôt, l’étude des sciences pures se fait toujours très objectivement avec le souci continuel de l’application pratique qui est le propre des méthodes pédagogiques de l’enseignement du génie.Et puisque je viens de mentionner le mot « méthode pédagogique », je puis bien vous dévoiler qu’une des grandes difficultés d’adaptation du jeune homme à la faculté de génie est 1 acquisition de l’esprit d’analyse des phénomènes concrets et le problème inverse 5119 l’enseignement des sciences appliquées 383 de l’interprétation pratique des solutions mathématiques.L'enseignement du génie y gagnerait en rapidité et en efficacité si l’étudiant qui se présente en première année possédait déjà cet esprit.Les facultés de génie ne peuvent jamais trop demander la collaboration du personnel de l'enseignement secondaire dans ce but en le priant d’illustrer ses cours de nombreuses applications pratiques.Pour obtenir ce résultat, l’enseignement de l’algèbre doit être rendu moins théorique, (je ne veux pas dire par là d’éliminer les discussions des problèmes, même paramétriques) et celui de la physique et de lu chimie moias descriptif.La chose n’est pas aussi facil" à faire qu’à dire, me répondrez-vous.Je le sais, et je ne propose d’ailleurs qu'une évolution vers cette méthode pédagogique, car il en prend souvent des années à un bon professeur pour se créer une documentation de problèmes qui soit suffisante pour lui permettre d'illustrer son cours de cette façon.Ce professeur ne tardera pas à se réjouir des résultats de son effort, car ses étudiants montreront plus d’intérêt aux cours, y voyant plus facilement le pourquoi des choses, en d’autres termes, l’utilité de la théorie mathématique dans l’application.Cet intérêt accru portera l’élève à l’étude et l'habituera au travail personnel, autre qualité très importante requise du futur ingénieur.L’activité de notre jeunesse est certes trop tenue dans les fimites d’un horaire rigide tout tracé d’avance et ses études scientifiques avant l’université ne comportent pas assez d'imprévu demandant un effort individuel fréquent sinon journalier.11 y a avantage à ne pas découvrir à l’étudiant toutes les difficultés possibles d’un problème, dès les débuts de l'exposé.Ne serait-il pas plus efficace pour le développement de son jugement et de ses facultés de raisonner, de lui laisser le soin de découvrir lui-même le procédé, la méthode rie solution qui permet de contourner habilement l'obstacle.Et c’est précisément dans les applications nombreuses que l'étudiant se procurera le plaisir qu’il cherche, celui de vaincre la difficulté prévue ou annoncée par le professeur.A l'université, l'enseignement dans la salle de cours est le seul.Que fera l’étudiant si on ne l'a pas habitué à travailler sans l’aide du professeur?Même s’il est brillant, il sombrera peut-être à la fin de la première année; s’il a pu, grâce à cette dure expérience, acquérir l’habitude du travail personnel qu’il aurait dû contracter bien avant, il se reprendra l’année suivante pour bien réussir.Mais, il lui en aura coûté tout de même un an d’études.Ne croyez-vous pas que ce soit là souvent la cause des nombreux échecs dans les facultés 384 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE de génie et, en autant que je sache, dans les facultés de sciences.Heureux dénouement encore, quand le jeune homme s’adapte et se reprend; mais que penser de ceux qui sont habitués à bien réussir au collège et qui sombrent dans le découragement par manque d’adaptation au travail personnel, et abandonnent des études pour lesquelles ils auraient autrement été jugés très aptes ! Permettez-moi, avant de terminer, de discuter sommairement avec vous de la spécialisation dans l'étude des sciences.En ce qui regarde le génie, le temps est passé où l'on pouvait proposer un programme d'études prévoyant une formation générale adéquate et équivalente dans toutes les branches des sciences appliquées.Le domaine de l'ingénieur est devenu tellement vaste que la compression de toutes les matières désirables dans le temps prévu est devenue impossible.La spécialisation est à l’ordre du jour depuis longtemps et c’était bien là, la seule solution à la situation inextricable du cours général adéquat.La spécialisation cependant, fait l’objet de bien des controverses.Doit-elle être précoce ou tardive, mitigée ou poussée?Disons que la tendance actuelle veut que la spécialisation proprement dite soit le fruit d’études post-universitaires ou de l’expérience.De ce fait, de plus en plus nombreux sont ceux qui semblent vouloir s’éloigner de la spécialisation précoce et poussée durant le cours régulier.X’est-ce pas en effet trop demander du jeune étudiant ayant terminé un an de génie seulement, (pie de faire le choix de la spécialité de sa carrière.Trop souvent, il le fait sans conviction parce que le règlement l’y oblige, et sans connaissance de cause, avec le résultat fréquent que, peu de temps après sa graduation, il exhibe un diplôme d'ingénieur chimiste et s’occupe de travaux publics ou de construction ou vice-versa.Mais, me direz-vous, reculer le moment du choix de la spécialité ne permettra probablement pas plus à l'étudiant de faire une meilleure appréciation de ses tendances.C'est vrai, mais il aura du moins, dans l'intervalle, subi un entraînement de caractère général qui lui permettra, après sa graduation d’utiliser ses talents avec plus de profit dans une option autre que celle qu’il aura choisie, si les circonstances l’obligent à agir ainsi.J’ajouterai que pour le Canadien français qui se limite habituellement à chercher son gagne-pain sur le marché relativement restreint de sa province, la solution de la spécialisation mitigée et plutôt tardive durant le cours régulier est un grand avantage.Henri Gaudefroy. NOTE SUR LA FORMATION DES INGÉNIEURS EN FRANCE I>a formation des ingénieurs a donné lieu à de nombreuses discussions en France et ailleurs, et des solutions assez différentes ont été adoptées.Sur le plan pratique, beaucoup sont d’avis qu'un ingénieur doit connaître à fond le métier des ouvriers qu’il aura sous ses ordres et c'est la raison des travaux d'atelier qui dans certaines préparations constituent une partie notable de l’enseignement.C’est le cas en France des Ingénieurs des Arts et Métiers, ainsi que de certains ingénieurs électriciens.On doit d’ailleurs reconnaître qu’un grand nombre d'ingénieurs ayant suivi cette formation complétée par une certaine culture scientifique tiennent des places de premier ordre dans l’industrie.Mais ils le doivent avant tout à leur valeur personnelle, et beaucoup plus à leurs propres qualités qu'au fait d’avoir appris à travailler de leurs mains pendant leurs études.Au surplus, quel est l’ingénieur digne de ce nom, qui n’a eu affaire qu'à des ouvriers dont il connaît le métier?Contrairement à cette formation à base de travail manuel, la plupart des ingénieurs français ont une formation plus théorique que pratique, et le plus souvent, sans ivoir été aucunement exercés à travailler de leurs mains.Il faut bien reconnaître d'ailleurs que cela est dans beaucoup de cas parfaitement inutile; lorsqu’un ingénieur conçoit et met sur pied un projet d’usine, de barrage ou de mur de quai, la valeur de son projet ne dépend en rien de son habileté comme ferrailleur, boiseur ou scaphandrier.Cette différence dans la conception de l’enseignement destiné aux ingénieurs, procède de la défin:t:on que l'on s’est donnée de cette profess:on.On peut en effet envisager deux définitions assez différentes; l’une qui s’exprimerait, par exemple comme suit: — Un ingénieur est celui qui connaît 'parfaitement une technique industrielle et est capable de porter son rendement au maximum.et l’autre s’exprimerait ainsi: — Un ingénieur est celui qui connaît parfaitement une technique industrielle et est capable de la faire progresser. 386 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE La première comporte line notion de perfection dans l’utilisation de ce qui existe: la seconde de progrès pour l'amélioration ou même le remplacement de ce qui existe.(’’est plutôt vers la seconde définition qu’on s’est orienté en France.Pour atteindre le but visé à savoir le progrès d’une technique déterminée, deux méthodes qui semblent contradictoires peuvent être envisagées.La première est une spécialisation extrêmement poussée et assez imperméable aux techniques voisines; cela paraît être le système des Universités dans lesquelles chaque spécialité conduit à un diplôme d'ingénieur: ingénieur spécialiste en mines ou en hydraulique ou en constructions mécaniques ou en électricité, etc.11 est certain que cette méthode appliquée à des sujets ayant déjà une forte culture générale scientifique peut donner de très brillants résultats et faire progresser utilement la technique en cause.Mais, on peut également atteindre le même résultat par une méthode exactement contraire à la précédente.Un exemple typique est l’Ecole Polytechnique de Paris où le seul enseignement délivré aux élèves est d’ordre très général et purement scientifique avec une prédominance marquée pour les Mathématiques.Évidemment pour un grand nombre des ingénieurs sortant de cette École, l’enseignement purement théorique qu'ils ont reçu est complété par une année et souvent deux d’école d’application où la science fait place à la technique; une expérience de plus de 150 ans montre que pour le progrès de l’industrie, la méthode s’est cependant révélée d’une grande fécondité.Entre la spécialisation très poussée et au cjntraire la non spécialisation voulue, quelques écoles d’ingénieurs ont en France adopté une méthode intermédiaire, telles sont: l’École Centrale et l’Ecole des Trava ix P iblics.Dans ces deux écoles une spécialisation existe effectivement mais conçue dans un esprit très large, car pour faire progresser une technique, ce qui doit être la possibilité d’un ingénieur, il est parfois moins important de connaître cette technique d'une façon extrêmement poussée que d’avoir une large culture scientifique alliée à une bonne connaissance des techniques voisines de celle dans laquelle on s’est spécialisé.C’est dans cet esprit, qu’un certain nombre d’Écoles fonctionnent en France et forment chaque année quelques centaines d’ingénieurs qui, dans leur orofession, ne sont étrangers à aucune de celles avec lesquelles leur carrière pourra les mettre en rapport; LA FORMATION DES INGÉNIEURS EN FRANCE 387 on peut affirmer d’ailleurs sans craindre de se tromper que ceux de ces ingénieurs qui réussissent le mieux, seront ceux qui auront acquis la culture générale scientifique la plus complète, tant à cause de la discipline toute de logique dont elle a imprégné l’esprit du futur ingénieur, que de l’aptitude qu’elle lui a donnée pour s’intéresser utilement à toute technique autre que sa propre spécialité.Marc Eyrolles REGARDS SUR LA SITUATION FINANCIÈRE FRANÇAISE Parmi les graves difficultés qui assaillent la France, le problème financier n'est pas le moins important ni le moins grave.Encore qu'il soit étroitement lié au problème économique et, qu'à certains égards, il ne se pose qu’en facteur du déséquilibre de la production, il n’en reste pas moins que des questions purement monétaires comme, par exemple, la circulation fiduciaire et par extension son influence sur le niveau des prix, pèsent lourdement sur la position économique française.Du point de vue extérieur, l’amenuisement des réserves métalliques et du portefeuille des valeurs étrangères crée des restrictions à l’importation d'outillage et de matières premières nuisant ainsi au relèvement du potentiel industriel d’un pays ravagé par la guerre.Il apparaît opportun de procéder à un examen objectif de la situation financière française, alors que de tous côtés des opinions contradictoires sont émises, les unes prédisant à bref délai un effrondrement complet, les autres affichant un optimisme injustifiable.Passant en revue sur le plan intérieur et sur le plan extérieur, les statistiques officielles et les dernières décisions gouvernementales, nous essaierons de brosser un tableau reflétant aussi objectivement que possible, la situation actuelle et essaierons d’envisager les conséquences prévisibles des projets destinés à rétablir l’équilibre financier français.* * * La principale caractéristique de la situation financière intérieure est, sans contredit, l’évolution inflationniste et, parallèlement, la diminution constante de l’encaisse-or.Encaisse-or et circulation fiduciaire: 1 en millions de francs 27/12/45 26/12/46 8/1/48 Encaisse-or.129,816 94,816 55,173 Circulation fiduciaire.570,006 721,864 914,945 Ce tableau est significatif.En deux ans l’encaisse-or a diminué 1.Parité dollar-franc: avant la dévaluation Meyer: 120 après la dévaluation Meyer: 214 REGARDS SUR LA SITUATION* FINANCIÈRE FRANÇAISE 380 de plus île la moitié, les chiffres les plus récents ne faisant que préciser l’amplification de ce mouvement, alors que la circulation fiduciaire, en dépit des emprunts à court terme, ne cesse de progresser pour atteindre un volume considérable.De plus, la dette intérieure de l’État et de la Caisse autonome d'amortissement dont la progression est plus lente, ne présente pas moins un danger menaçant puisque son plus gros poste est constitué par les dettes à moyen et court terme.C’est ce qui ressort des chiffres suivants: en millions de francs au 30/6 4' 1/1/1947 31/5/1947 30/6/1947 Total de la dette intérieure 1,975,080 2,040,720 2,078,280 les principaux postes sont : Dette perpétuelle 181,920 181,920 1S 1,920 Dette amortissable.354,720 352,080 351,000 Remboursements par annuités 100,200 100,080 104,760 Solde débiteur à la banque d’émission 798,000 827,400 838,800 On le voit, il ne s’agit même plus de considérer la couverture métallique du franc puisque au regard de la circulation fiduciaire et de la dette publique, la monnaie nationale n'est plus gagée, mais de savoir si l’évolution monétaire et son corollaire inévitable, l’évolution des prix, ne vont pas lui porter un coup fatal.En effet, à un moment où les changes sont contrôlés et leurs cours arbitrairement et officiellement fixés, le seul élément indépendant, c’est-à-dire extérieur au cercle officiel, permettant de mesurer la confiance dans une monnaie non gagée, est l’indice des prix.Encore faut-il faire preuve de prudence.D’une part, certains produits se négocient aux cours fixés par le Ministère de l'économie nationale, cours toujours inférieurs à ceux que donnerait le libre jeu de l'offre et de la demande; d’autre part, en sens inverse, la spéculation influe sur les prix des produits dits en vente libre, profitant du fait de leur pénurie pour provoquer un renchérissement lui aussi anormal.Examinons les statistiques officielles des indices des prix de gros et de détail ainsi que ceux des produits industriels. 390 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Indices des prix de gros: Indice Produits Produits Matières Produits Base 100: 19SS général alimentaires industriels premières V?finis septembre 19-10 101 91 111 110 111 septembre 1944 207 275 258 253 202 septembre 1940 727 820 634 047 021 septembre 1947 1090 1307 813 800 820 octobre 1947 1129 1392 860 809 804 novembre 1947 121 1 1422 1001 1029 973 décembre 1947 1217 1434 1001 1029 973 Indices 1 DES PRIX DE DÉTAIL.’ 29 denrées : [ articles de 34 articles Base 100: 1938 alimentaires chauffage divers septembre 1946 SOO 503 800 septembre 1947 1187 602 1157 octobre 1947 1309 620 1208 novembre 1947 1378 690 1336 décembre 1947 1393 761 1354 Indices des produits i INDUSTRIELS: Base 100: 193S Matières premières Produits demi-finis Pondération 1938 1939 nov.47 déc.47 1939 nov.47 dêc.47 Combustibles: 111 1185 1185 110 1420 1426 Métallurgie 110 1025 1025 121 1073 1073 Textiles: 120 1000 1000 108 1203 1203 Cuir: 110 515 515 108 533 533 Pr.chimiques: 108 1214 1214 108 455 455 Caoutchouc 129 569 509 108 555 555 Bois : 91 1230 1230 108 991 991 Papier: 97 635 035 104 894 894 Bâtiment : 100 720 720 102 740 740 Ensemble: 109 1029 1029 109 973 973 Si, aux divers stades de leur circulation, soit à la production, à la vente en gros ou à la vente au détail, les prix des différentes marchandises accusent, dans tous les cas, une hausse constante, il faut remarquer cependant que cette hausse est loin d’être uniforme. REGARDS SUR LA SITUATION FINANCIÈRE FRANÇAISE 391 Entre 1938 et 1948, les produits industriels ont vu leur indice multiplié par 10; les prix de gros par 12 et les prix de détail par 14 (sauf pour les articles de chauffage).Cette disparité s’explique par diverses raisons.D’une part, la grande majorité des produits industriels entrent dans la catégorie des marchandises taxées par arrêtés gouvernementaux, d’autre part, leur contrôle étant plus facile qu'à la distribution proprement dite s’exerce de manière plus efficace, enfin, les indices sont calculés en général sur des prix hors taxes.Ce mode de calcul est justifié par le fait que les diverses taxes à la production ne sont pas, a priori, appliquées sur les prix à la production mais peuvent fort bien l’être au stade de la distribution en gros ou même de la vente au détail.Les taxes à la production étant déterminées par un pourcentage unique, elles sont donc, et ceci pour un même produit, beaucoup plus lourdes lorsqu’elles sont prélevées sur les prix de vente aux consommateurs déjà grevés des bénéfices de deux intermédiaires.De plus, la hausse considérable des prix des produits alimentaires pèse lourdement sur les indices des prix de gros et de détail.Le tableau suivant montre clairement cette augmentation excessive: Indices des produits alimentaires: Base 100: 1938 19U 1946 nov.47 dèc.47 Céréales 226 420 1014 1014 Viandes et graisse de porc.279 1040 1745 1814 Oeufs et produits laitiers .293 762 1642 1523 Divers 324 657 1478 1551 Ensemble 277 689 1422 1434 Il ne peut donc faire de doute que le grand facteur de l’élévation du niveau des prix est le renchérissement prohibitif des denrées alimentaires.C’est évidemment dans cette catégorie de marchandises que la spéculation exerce ses plus grands ravages soutenue par les difficultés créées par le problème agricole, problème qui se pose avec plus d’acuité en raison des mauvaises récoltes de ces dernières années.Lorsque la production agricole française aura retrouvé son niveau normal, il apparaît inévitable que les cours des denrées agricoles subiront un fléchissement marqué et se stabiliseront à un niveau voisin de celui des produits industriels.La spéculation qui, pour le moment, ne joue pas son rôle régulateur mais ne fait, au 392 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE contraire qu'accentuer le déséquilibre actuel, retrouvera alors son champ d'activité normal.Pratiquement, dans quelle mesure peut-on accepter ces données pour tenter de déterminer le niveau d'avilissement du franc?Nous avons déjà précisé que pour les produits taxés, ces cours étaient incontestablement inférieurs à ceux qui seraient pratiqués si le marché était libre et (pie, d'autre part, la spéculation hausse arbitrairement les prix des produits non taxés, les cours de ces marchandises subissent une augmentation artificielle.En effet, quoique le volume de la circulation fiduciaire n’ait pas subi un accroissement proportionnel à celui des prix et que la production française soit, à l'heure actuelle, relativement proche de son niveau d'avant guerre, les stocks épuisés par des années de disette doivent être reconstitués et le marché ne connaît pas encore l’affluence des produits qu'on avait escomptée.Lorsqu’on considère l'évolution de la crise financière intérieure, il semble qu’on doive se référer à l'indice des prix de détail puisque c’est lui qui, en déterminant le pouvoir d'achat, apporte au problème l'élément de première importance que constitue la confiance dans la monnaie.Les chiffres indiquent que le franc au 31 décembre 1947 est au quatorzième de sa valeur de 1938 et au centième de celle 1914.Il est évident que la dépréciation du franc est maintenant une de chose acquise et que nul ne saurait sérieusement entretenir l'espoir qu’une déflation miraculeuse puisse venir renverser la situation.Bien plus, et c’est là ce qu’il y a de plus grave, les statistiques accusent une progression constante (les expériences tentées pour arrêter la montée en flèche des prix comme, par exemple, l'expérience Blum, n'ayant donné que des résultats très momentanés).Plus le temps passe et plus le pouvoir d'achat du franc diminue; de mois en mois, on peut suivre cette évolution qui risque de provoquer un véritable désastre économique.Les pouvoirs publics l’ont bien compris et le problème monétaire a été, pour les gouvernements qui se sont succédé depuis la Libération, une des préoccupations dominantes.Jusqu’à présent, on doit le constater, tous leurs efforts n’ont pu que ralentir cette dangereuse évolution sans réussir à l'arrêter.Aussi, la première tâche du département des finances réside dans lu stabilisation de la monnaie.Les divers ministres qui se sont succédé au Ministère des finances et tous les experts économiques ont été d'accird pour affirmer que la stabilité monétaire était conditionnée au premier U EGARDS SUR LA SITUATION FINANCIERE FRANÇAISE 3D3 chef par l'équilibre budgétaire, il est évident, qu’en cas de déséquilibre de ses finances, l’Etat se voit dans l’obligatijn de régler l'excédent de ses dépenses à l’aide des avances de la Banque de France, ("est ce qu'il est convenu d’appeler «avoir recours à la planche à billets ».La mise sur le marché de moyens de paiement que n'équilibre pas une augmentation parallèle de la production, ne fait qu'ajouter au phénomène inflationniste alors que justement, il convient de l’enrayer.l'ne rapide étude du dernier budget français montre l'importance du déficit de l'État dans l'accroissement, de 1 inflation.Budget général: milliards de francs Dépenses Budget ordinaire 631 Recettes Recouvrements budgétaires 611 Budget extraordinaire.392 (estimations officielles) Recettes extraordinaires.251 Total 1023 Total.862 DÉFICIT 161 On remarque que le budget ordinaire approche de l’équilibre à l'inverse du budget extraordinaire qui se solde par un déficit considérable.Examinons en détail le premier Budget ordinaire: en milliards de francs.Dépenses Servicede la dettei ’ " 120 Personnel.100 Matériel.84 C harges sociales.34 Subventions.41 Divers.S Charges résultant des hso- tilités.74 Dépenses militaires.180 Augmentation des traitements et des subventions 34 G31 Recettes: Contributions directes 140 Enregistrement et timbre 41 Opérations rie bourse.2 Revenus sur valeurs mobilières.13 Douanes.32 Contributions indirectes.21 Taxes à la production .149 d'axes sur les transactions 52 Exploitations industrielles 59 Domaines.14 Divers.45 Impôt de solidarité.43 611 1496 394 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Sans vouloir entreprendre une critique complète de celui-ci, notons toutefois qu a part les dépenses incompressibles, dont les plus lourdes sont les charges résultant des hostilités et le service de la dette publique, certains postes du débit paraissent considérables.En particulier, ceux du Personnel et du Matériel semblent être disproportionnés; l'énorme montant du premier est une conséquence de la multiplication du nombre des agents de l’État; les divers organismes de contrôle du temps de guerre ont évidemment nécessité l’embauchage d'un grand nombre de nouveaux fonctionnaires, mais le chiffre actuel de plus de onze cent mille est tout de meme excessif.I.es postes Charges sociales, Subventions et dépenses militaires résultent de la mise en application d'une politique bien déterminée qu’il ne nous appartient pas de discuter ici.A l’époque où le budget fut établi, les recettes n étaient en fait que des prévisions.Il ne s’avère pas toutefois que ces estimations aient été trop optimistes puisque le rythme des rentrées paraît devoir les justifier sinon les dépasser.Ee budget extraordinaire se présente d'une manière toute différente: Budget extraordinaire en milliards de francs Dépenses: Recettes: Reconstruction et équipe- ment 218 Sociétés nationalisées.70 Impex Traites 110 80 Administration des postes 4 Liquidation de titres .8 Caisse autonome 20 Impôt de solidarité .11 Avances aux départements, etc 20 Surplus américains.20 Armée 00 Impôts extraordinaires 22 392 251 Les dépenses de reconstruction et d’équipement sont évidemment motivées par l’état actuel de l’industrie et de l’habitat français.Il est incontestable que toute amputation nuirait au redressement de 1 économie nationale et qu’au regard de l'âge moyen de l’équipement et de l’ampleur des destructions subies au cours de la REGARDS SUR LA SITUATION FINANCIÈRE FRANÇAISE 395 guerre, les sommes prévues se justifient parfaitement.Les 4 milliards de subvention à l’administration des postes trouvent leur raison d’être dans le fait qu'il s’agit d'un service public, mais, de même que pour la caisse autonome et les avances aux départements, on peut être surpris de trouver dans le budget extraordinaire des dépenses qui affectent bien plus le budget ordinaire.Les Gü milliards destinés à l’armée relèvent, ainsi que les dépenses militaires du budget ordinaire, d'une raison purement politique.Le chapitre des recettes est discutable sur bien des points et s'appuie sur des estimations assez mal fondées.Les recettes de l’Impex (contrepartie en francs des devises étrangères déboursées par le Trésor en règlement des importations) seront incontestablement bien inférieures aux prévisions puisque les rentrées au titre du premier semestre ne s’élèvent qu’à 23 milliards.Les traites à un an qui font l’objet du second poste pour une somme de SO milliards ne sont, en vérité, qu'une anticipation sur le budget de l'année 194S et n’auraient pas dû, normalement être affectées à celui de l'année 1947.Les autres postes se justifient mais sont beaucoup moins importants.En définitive, et quoique les rentrées effectives correspondant aux recettes du budget ordinaire puissent dépasser les prévisions, le déficit général escompté de 101 milliards sera sans doute, en raison d’un déséquilibre accru du budget extraordinaire, largement dépassé.Ce bref aperçu de la situation intérieure montre que celle-ci est pour le moins critique.Avant d’étudier la portée possible des dernières décisions gouvernementales en matière monétaire, nous essaierons de dégager l’orientation générale de la situation extérieure.Il convient en effet de ne pas oublier que celle-ci est étroitement liée à la situation intérieure et que le plan Meyer comprend un certain nombre de mesures qui influeront à la fois sur chacune d’elles.Du point de vue extérieur, la situation financière française se caractérise par un appauvrissement considérable dû, en grande part, aux conséquences de la guerre.En particulier, c’est le déficit de la balance commerciale qui a pesé le plus lourdement sur l’amenuisement des moyens de paiement extérieurs. 39G REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Les destructions énormes qui ont affecté l’équipement indus-tiiel, les installations portuaires et les moyens de communication, ont provoqué des nécessités urgentes qu’il importait de satisfaire au plus tôt pour que l’économie puisse retrouver son activité antérieure.De plus, les stocks de produits alimentaires étaient depuis longtemps épuisés et les mauvaises récoltes ne permettaient même pas d assurer à chacun les rations alimentaires indispensables.Le gouvernement français se trouva donc dans l’obligation d effectuer des importations sur une grande échelle à un moment où, 1 acti\ ité économique étant presque nulle, les exportations n atteignaient qu'un volume insignifiant.Depuis la fin de la guerre, la balance commerciale refléta donc un lourd déficit et les dernières réserves d'or et de devises étrangères s’épuisèrent rapidement.Des prêts permirent de maintenir pendant quelque temps les importations indispensables mais, les prévisions relatives à l’accroissement des exportations ne s'étant pas trouvées fondées, la situation de ces derniers mois se révéla particulièrement désastreuse lorsqu’il fallut faire face à une pénurie aiguë de devises.Lu effet, si après la Libération, l'activité industrielle avait retrouvé assez rapidement un niveau voisin de celui de 1938 (il convient de noter d’ailleurs lorsqu’on prend l’année 1938 comme teinie de comparaison qu’elle est loin de corres.’ au niveau moyen de l’activité économique d’avant-guerre mais lui est plutôt inférieure), d’une part, les besoins intérieurs qui, pendant longtemps n axaient pu être satisfaits s étaient accrus et, d’autre part, l'inflation avait provoqué une hausse considérable des prix; eu égard au cours surestimé du franc, les produits français étaient très au-dessus du niveau des prix mondiaux.Les statistiques du commerce l'année 1947 sont significatives: extérieur de 1 la France pour PRODUITS Importations Exportations en milliers de frs Objets d’alimentation.Matières nécessaires à l'industrie.Objets fabriqués 92,154,643 169,873,697 80,171,050 31,177,165 29,150,738 152,493,712 Totaux 346,493,027 212,821,615 Moyenne mensuelle.28,874,418 17,735,134 A-D REGARDS SUR LA SITUATION' FINANCIÈRE FRANÇAISE 397 Ce tableau reflète les statistiques du commerce extérieur total de la France puisqu’il englobe le montant des échanges avec les colonies.Pourtant, les chiffres suivants, qui ne concernent que les mouvements commerciaux avec l'étranger, n’apportent pas d’éléments nouveaux au problème, la balance commerciale entre la France et ses colonies étant à peu près équilibrée.en millions de francs 1er 2c 3e 4e Importations: trimestre trimestre trimestre trimestre Objets d’alhnentation G,520 7,238 8,180 8,504 Matières premières.31,912 35,826 39,083 41,041 Objets fabriqués 1S,870 25,613 1S,087 17,601 Total 57,302 68,677 65 350 67 146 Total annuel des importations : 2.58,473 Exportations: 1er 2e 3e 4 e trimestre trimestre trimestre trimestre Objets d'alimentation 4,123 3,885 3,665 4,427 Matières premières.5,381 6,020 5,214 5,474 Objets fabriqués 20,100 25,050 19,738 23,176 Total 29,604 34,955 28,617 33,077 Total annuel des exportations: 126,2.53 Déficit 27,698 33,722 36,733 34,069 Total annuel du déficit: 132,222 Ces chiffres sont ceux de la balance e mmerciale d'une nation industrialisée et correspondent assez bien à ceux d’avant-guerre avec toutefois cette différence que l'importation des produits alimentaires a subi un accroissement considérable.De plus, le montant des importations de matières premières nécessaires à l’industrie est supérieur à celui des exportations d’objets fabriqués.Ceci s’explique avant tout par le fait que, dans cette catégorie, entrent non seulement les matières premières destinées à la transformation, mais aussi celles nécessitées par le rééquipement et la reconstruction.Quant à la disproportion entre les importations et les exportations de produits alimentaires, elle est une des conséquences des mauvaises récoltes de ces dernières années qui ont obligé le gouvernement à effectuer des importations massives .398 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE (parmi lesquelles les céréales entrent pour une large part) afin de prévenir une famine menaçante.Si l’on compare la balance commerciale de 1917 à celle de 194(i, on constate non seulement une augmentation sensible du volume des échanges avec l’étranger, mais aussi une diminution du déséquilibre puisque le pourcentage du déficit par rapport aux importations s’est abaissé de 02 à 51 pour cent.Cependant, il faut remarquer que cette amélioration ne s’est pas poursuivie en 19-17 sans que pour cela les chiffres dénotent une aggravation sensible.Néanmoins, les statistiques dont nous faisons état sont celles fournies par l'administration des douanes et, afin de leur donner une interprétation exacte, il faut tenir compte de ce qu’elles enregistrent les mouvements effectifs des marchandises et accusent, de ce fait, un retard de plusieurs mois sur le moment initial de la prise des commandes.Or, de diverses sources, il semble bien que le chiffre des exportations — en particulier des exportations d’objets fabriqués—-subisse une régression très nette au cours du premier trimestre de 1948, l’élévation des prix des produits français rendant leur entrée de plus en plus difficile sur les divers marchés mondiaux.C’est ce dernier élément qui, conjugué avec l’appauvrissement de la France en devises et en or et l’amenuisement de son portefeuille de valeurs étrangères, alors que le service de ses dettes à l’étranger s’est accru, a incité le gouvernement à prendre des mesures destinées à pallier l’aggravation de la situation financière extérieure.Ces diverses mesures sont inscrites dans le cadre du Plan Meyer que nous allons maintenant étudier.* * * Un communiqué du Ministère fies finances justifie auprès de l’opinion la nécessité des diverses mesures entrant dans le cadre du Plan Meyer: « Le gouvernement s’est, au moment où il a pris le pouvoir, assigné pour objectif la stabilisation de l’économie française.Ce résultat ne pouvait être acquis que par la mise en œuvre d’un programme d’ensemble comportant, dans le domaine intérieur, des mesures destinées à combattre l’inflation; dans le domaine extérieur, des dispositions tendant à adapter la valeur du franc aux réalités économiques internationales.» Il ressort en effet que les incidences du Plan Meyer sont effectives dans l’un et 1 autre domaine.Nous avons vu que l’état REGARDS SUR LA SITUATION FINANCIÈRE FRANÇAISE 399 actuel (les finances intérieures et extérieures françaises nécessitait des mesures énergiques dont les buts divers étaient d une part l’équilibre budgétaire et la stabilisation de la monnaie, d’autre part le développement des exportations destinées à contre-balancer les importations indispensable .Dans le domaine budgétaire, les dispositions gouvernementales sont constituées par le prélèvement exceptionnel et l’emprunt libératoire.Le prélèvement exceptionnel est un impôt direct auquel sont assujetties deux catégories de contribuables.D’abord les personnes physiques ou morales exerçant une activité relevant de 1 impôt-sur 1 ;s bénéfices industriels et commerciaux, de l'impôt sur les bénéfices de l’exploitation agricole ou de l'impôt sur les bénéfices des professions non commerciales; c’est dire que tous les industriels, commerçants et cultivateurs sont, avec les personnes exerçant une profession libérale, touchés par cette mesure.Ensuite toutes les personnes physiques, salariées ou non, dont le montant du revenu imposable a, pour l’année 194(3 excédé 450,090 francs avec toutefois cette restriction que des abattements substantiels sont prévus pour celles qui assurent la charge d’enfants.Pour les revenus provenant d’une activité professionnelle, le prélèvement est calculé sur la base des impositions de 1 année 1947 concernant les revenus de 1940.Les divers assujettis sont inégalement frappés.Ia?s commerçants sont imposés selon un barème général qui, après quelques abattements, progresse rapidement jusqu'à une taxation égale à la moitié du bénéfice imposable de l’année 194G.Los industriels connaissent des coefficients variables suivant les industries considérées, cette discrimination ayant pour but d’avantager les industries de base.Les cultivateurs sont, eux, très fortement touchés puisque, de même qu’aux commerçants, on leur applique un barème progressif, mais que ce barème va jusau’à 80 pour cent du bénéfice imposable de 194(3.Les personnes exerçant une profession libérale bénéficient d’un taux proportionnellement faible qui est uniformément de 25 pour cent.Ce prélèvement exceptionnel n’est pourtant pas un impôt puisque toutes les personnes physiques ou morales qui y sont assujetties peuvent être exonérées de façon totale en souscrivant à l’emprunt libératoire pour un montant au moins égal à celui du prélèvement dont elles sont passibles.Il s’agit donc plu tôt d un emprunt forcé.L’emprunt libératoire sera amortissable en dix ans 400 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE et productif d’un intérêt de 3 pour cent; toutefois, il ne sera procédé à son amortissement par tirage au sort qu’à partir du 15 février 1953.On conçoit facilement que les souscriptions à l’emprunt libératoire seront nombreuses.Les contribuables assujettis au prélèvement exceptionnel ayant le choix entre un impôt et une souscription.opteront évidemment pour cette seconde solution.Il ne saurait donc faire de doute que le gouvernement va, dans un proche avenir, se trouver en face d’apports considérables d’argent frais, les dates de clôture des trois tranches de l’emprunt étant respectivement le 14 février, le 13 mars et le 17 avril 1948.On ne saurait nier les conséquences heureuses de ces rentrées.D’une part elles sont à même de permettre l’équilibre budgétaire si longtemps recherché, et d autre part, elles constituent une ponction importante dans la circulation fiduciaire.Or, il est évident que le déficit des finances publiques est une des causes principales de la multiplication des moyens de paiement et par là même de l’élévation sans cesse croissante du niveau des prix.Les inconvénients de cette mesure ne sauraient par contre être écartées.Par rapport aux finances _ ’ ” _ s, elles provoqueront, à partir de février 1953.une charge d’autant plus lourde que le succès de.l’opération sera plus grand.Alors que la dette intérieure pèse fortement sur l’avenir financier français, il est permis de se demander si cette nouvelle traite tirée sur l’avenir pourra être honorée ou bien si.à l’échéance, le gouvernement se trouvera dans l’obligation d’imposer un renouvellement ou même une conversion unilatérale.Le seul élément qui, dans l’avenir, permettra de répondre à cette question, est constitué par le niveau futur de la production.De plus, il est à craindre que les trésoreries des entreprises privées touchées par ces dispositions connaissent des difficultés à un moment où les débours nécessités par les salaires et les charges sociales ne font (pie s’accroître.Outre le prélèvement exceptionnel et l’emprunt libératoire, le Plan Meyer comporte une mesure strictement déflationniste; la démonétisation des billets de 5,000 francs.Cette mesure affecte 36 pour cent de la circulation fiduciaire totale puisque les billets de 5,000 francs représentent 330 milliards de francs.Il est vrai (pie cette ponction ne sera pas absolue et que les petits porteurs seront intégralement remboursés dans un très bref délai.Néanmoins, les milieux gouvernementaux estiment (pie cette opération rappor- ; 6649 REGARDS SUR LA SITUATION' FINANCIÈRE FRANÇAISE 401 tera au Trésor une somme appréciable de francs — que certains situent entre 150 et 200 milliards — par le fait que ces billets servaient principalement de monnaie d’échange des trafiquants de toutes sortes qui, dans l'impossibilité de justdier de leur provenance se seront gardés de les déposer.D’ailleurs, les dépôts importants donneront lieu à des enquêtes.Là aussi, il ne peut faire de doute que des résultats momentanés seront enregistrés.Pourtant, cette opération risque, dans un certain sens de provoquer les mêmes fâcheuses conséquences que le prélèvement exceptionnel, à savoir la contraction des trésoreries privées alors que des dispositions fiscales leur auront déjà porté de rudes coups.En tous cas, on ne peut raisonnablement espérer que la brutale élimination de 380 milliards de francs de billets puisse aider à l’éclosion d’un élément psychologique indispensable au succès de l’entreprise de AI.Meyer: la confiance dans la monnaie nationale.Il y a d’ailleurs dans la situation française des facteurs de déséquilibre que des mesures uniquement monétaires ne sauraient effacer.La « Commission du bilan » a fourni, sur cette question, un rapport très net, en s’attachant à déterminer l’écart inflationniste et les divers déséquilibres fondamentaux.L’écart inflationniste est constitué par la différence entre la production et les besoins de la consommation.Des prévisions pour l’année 194S ont été faites par la Commission du bilan.Celle-ci s’est d’abord attachée à déterminer les perspectives des ressources.Prenant comme base une disponibilité annuelle de 72 millions de tonnes de charbon, soit la prdouction nationale, plus les éventuelles importations, elle a déterminé une production de 0,500,000 tonnes d’acier qui permettront de porter l’ensemble de la production industrielle à un indice de 110 par rapport à l’année 1938.Les perspectives de la production agricole sont fondées sur les récoltes de 1947 en tenant compte de conditions météorologiques normales.La Commission du bilan a ensuite étudié les besoins de la consommation qu’elle a répartis en trois catégories.D’abord les demandes du secteur public qui comprennent les produits et services faisant l’objet des dépenses courantes de personnel et de matériel de l’État, des collectivités locales, des établissements publics et des organismes de sécurité sociale.Viennent ensuite les demandes d’investissement englobant les travaux effectués pour entretenir, reconstruire ou développer le bâtiment, les installations et l’outillage ainsi que l’accroissement des stocks.Enfin, les revenus dépensables en con- 402 REVUE trimestrielle canadienne sommation correspondant aux revenus distribués aux particuliers par l’économie productive, le secteur public et l’étranger.Ayant ainsi défini les différents postes, la Commission du bilan a dressé un tableau comparatif des ressources et des demandes, afin de définir l’écart inflationniste pour l'année 1948: Ressources: en milliards de francs Année 19^8 1er semestre 1) Produit national brut: Produits agricoles.Produits industriels.Services rendus par l’État.Autres sendees.2) Apport extérieur net: Importations moins exportations, soit.1,7 G5 2,212 387 271 259 815 1,044 187 135 124 Total des ressources 4,894 2,305 Demandes: Fonctionnement desservices pu pliés Investissements publics et privés.Revenus des particuliers destinés à la consommation.Total des demandes Excès des demandes sur les ressources.Cet écart de 365 milliards de francs correspond donc au déséquilibre intérieur fondamental.Seule la confiance dans la monnaie nationale est capable de ramener dans le circuit normal la masse de ressources matérielles et financières nécessaire pour le combler.Une des dispositions du Plan Meyer dont la portée internationale a été la plus grande est certainement la dévaluation du franc et l’établissement d’un marché libre des devises.Les raisons sont exposées dans le communiqué du ministère des finances qui a annoncé ces mesures.552 268 968 430 3,739 1,806 5,259 2,504 365 199 «EGARDS 8UH LA SITUATION FINANCIÈRE FRANÇAISE 403 « .Fn faisant adopter par le Parlement ses projets fiscaux et budgétaires, le gouvernement a manifesté sa volonté de réaliser la première partie de ce programme.Il lui appartenait maintenant de prendre les dispositions nécessaires dans le domaine extérieur.A cet égard, un ajustement des taux de change s’imposait manifestement pour tenir compte de la hausse des prix français.La question était de savoir s'il convenait de procéder à une dévaluation pure et simple de notre monnaie ou, au contraire, de recourir à une formule plus souple et mieux adaptée aux circonstances.Dans l’état actuel de l’économie française, il est apparu impossible au gouvernement de définir un nouveau taux lixe satisfaisant pour toutes les transactions commerciales ou non commerciales avec l’étranger.A vouloir donner prématurément une telle définition du franc, il aurait encouru le risque suivant: ou la dévaluation aurait été insuffisante, et elle n’aurait pas atteint son objectif ou elle aurait été trop forte, et elle aurait infligé à l’économie française une hausse des prix et un appauvrissement excessif.11 est donc nécessaire de passer par une période de transition pendant laquelle une partie au moins des offres et des demandes de devises convertibles pourront s’équilibrer sur un marché où les cours s’établiront librement.Le but final du gouvernement est, bien entendu, le retour le plus rapide possible à la stabilité, mais à une stabilité réelle et durable, non ù une stabilité artificielle et purement apparente.Il a conscience que la politique qu’il suit est le meilleur moyen, étant donné les difficultés que traverse actuellement notre économie, d’atteindre ce résultat et, par conséquent, de concourir à la réalisation des fins que s’est assigné le Fonds Monétaire International.» L’évolution du commerce extérieur de la France commandait évidemment la dévaluation.La contraction des exportations, si elle s’était poursuivie, aurait été une véritable catastrophe car, en l’absence de réserves d’or et fie devises, les importations indispensables au relèvement de l'économie devenaient impossibles.La détermination du taux de dévaluation était une question délicate.Puisque, en vertu ties accords internationaux, le gouvernement se devait de fixer une nouvelle parité officielle, il a décidé de procéder à un avilissement de la monnaie nationale égal à 80 pour cent, faisant ainsi passer la valeur du dollar américain de 120 à 214 francs.Cependant, la création d’un marché libre des devises même limité aux opérations sur le dollar américain et l’escu 404 REVU K TRIMESTRIELLE CANADIENNE portugais, prouve qu’il n’a pas voulu régler cette question de façon définitive.A l’heure où l'évolution du niveau des prix français était imprévisible, il paraissait en effet impossible d adopter un taux exactement déterminé en face duquel, dans le cas éventuel d’une montée continue des prix, les exportations seraient venues se heurter pour créer, dans un délai plus ou moins rapproché, une situation similaire à celle qu’il importait de régler.Les caractéristiques de ce marché libre sont les suivantes: Comme avant la guerre, il fonctionnera à la Bourse de Paris sous la surveillance du Syndic de la Compagnie des agents de change et seuls les intermédiaires agréés pourront y opérer à l'achat comme à la vente.Il sera alimenté d’une part par la moitié du produit des exportations de marchandises, l’autre moitié étant cédée au Fonds de stabilisation des changes sur la base des cours pratiqués par celui-ci et d’autre part, par la totalité des devises ayant une autre origine soit, entre autres: les devises provenant de règlements non commerciaux, qu’il s'agisse de revenus ou de créances financières; par les devises correspondant à des mouvements de capitaux dans le sens Étranger-France, qu d s agisse de rapatriement de capitaux français à l’étranger ou de l’importation de capitaux étrangers en France; par les devises importées par les touristes.Les disponibilités du marché seront utilisées d’une part pour le règlement des importations de marchandises, à l’exception de certaines catégories particulières d'importations (certaines matières premières essentielles) pour lesquelles les devises continueront à être délivrées par le Fonds de Stabilisation des changes aux cours pratiqués par celui-ci et, d'autre part, pour tous les autres règlements ou mouvements de capitaux dans le sens France-Étranger, à l’exclusion toutefois de certains paiements de l’État.On voit donc que ce marché n’est, pas exactement un marché libre puisque son alimentation ne sera assurée que par la moitié des exportations et que les opérations d’achat seront strictement limitées et ne pourront être effectuées sans une autorisation de l’Office des changes.Les accords signés par la France lui interdisaient, en effet, de passer outre aux directives du Fonds Monétaire International et d’aller au delà de cette demi-liberté.Néanmoins, malgré ces restrictions, le marché libre évitera, dans une certaine mesure, une trop grande disparité entre les prix français et les prix REGAKDS SL’lt I.A SITUATION FINANCIÈRE FRANÇAISE 405 mondiaux, le déséquilibre éventuel étant absorbé par le jeu de l'offre et de la demande.Il est un autre aspect du marché libre des devises: c’est celui qui permet aux détenteurs clandestins de dollars américains de négocier ceux-ci en toute impunité à un cours libre sensiblement égal à ceux qui ont été jusqu’ici pratiqués sur le marché clandestin.Cette amnistie a ses raisons: le gouvernement est en effet persuadé que de nombreuses personnes privées détiennent, de façon illégale, des quantités appréciables de dollars.Dépuis le début de la guerre, do gros achats ont été effectués sur le marché clandestin, le manque de confiance dans la monnaie nationale incitant les possesseurs de disponibilités à investir celles-ci dans une monnaie leur assurant une grande marge de sécurité.Kn dépit des instructions gouvernementales et des peines pénales qu’ils pouvaient encourir, les détenteurs de dollars ont omis, dans leur grande majorité, de mettre à la disposition de F fi ta t les devises en leur possession.Placé devant l’échec des moyens coercitifs, le gouvernement a jugé plus sage de régulariser les transactions clandestines en leur accordant un caractère officiel et en se réservant la possibilité d’un contrôle réellement efficace.( "était là le seid moyen de drainer ces capitaux improductifs et de les amener à financer les importations dont la France a un tel besoin.C’est le même esprit qui a présidé à la création du marché libre de l’or.Dans l’exposé des motifs de cette dernière mesure, le gouvernement a clairement exposé son point de vue: « Les mesures monétaires qui viennent d’être prises pour permettre la conversion des devises contre francs sur une base conforme au niveau respectif des prix en France et à l‘étranger doivent, pour être pleinement efficaces, être complétées par certaines dispositions accessoires en matière fiscale et en matière de contrôle des changes.Le Parlement, en proposant et en votant les dispositions qui ont été insérées, sous l'article 20.dans la loi du 0 janvier 1948, a donné aux personnes qui s’étaient jusqu’alors abstenues de déposer en banque les devises étrangères et les valeurs mobilières étrangères qu’elles détenaient sur le territoire français, la possibilité de régulariser leur situation.D'autre part, en effet, le resserrement des trésoreries a créé en France d'importants besoins tie numéraires (pie certains propriétaires de biens à l'étranger chercheront à couvrir en convertissant ces biens en monnaie nationale. HKVTE THIMKSTHIELI/i: CANADIENNE 406 D'un autre côté, lion nombre de détenteurs s fondamentaux soient neutralisés.( 'eei est une affaire de production et l’avenir économique de la France dépend davantage de l’indice industriel (pie de la circulation fiduciaire.De plus, un semblable pré èvement ne saurait avoir qu'une portée temporaire et est.à proprement parler, véritablement exceptionnel.Devant des trésoreries privées et une épargne sur lesquelles la guerre a si lourdement pesé, il est.évident qu’une mesure de eet ordre ne saurait être prise une seconde fois sans risquer de porter un coup mortel aux diverses branches d'activité industrielles et agricoles.Mlle est.en fait, un dernier atout qu’il s’agit de ne pas gaspiller mais au contraire d'étayer par un regain de l'activité! nationale.Il apparaît dès maintenant que la démonétisation des billets du 5,000 francs n’apportera pa> un élément déflationniste considérable.Quoique encore incomplets.le> résultats du dépôt obligatoire laissent supposer (pie le montant des billet - non déposés sera de l’ordre de 5 milliards alors (pie le montant total des billets en circulation était de près de 821 milliards.De plus, le pourcentage des petits porteurs est très élevé, cinq pour cent, seulement des déposants ayant remis des sommes dépassant KM).000 francs.Il semble donc (pie le gouvernement devra, dans un très court délai, procéder au remboursement de la majeure partie des dépôts.La dévaluation et la création d'un marché libre des devises sont, par contre, les mesures dont les conséquences promettent d’être les plus intéressantes.La France (pii.depuis la guerre, voyait les marchés internationaux se fermer devant les prix prohibitifs de ses produits, va pouvoir augmenter considérablement le volume de ses exportations.Non seulement celles-ci donneront à l’activité nationale un encouragement extrêmement vif.mais encore elles 15 408 UE VUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE pourront permettre, si leur valeur prend une allure suffisamment croissante, de procéder aux importations indispensables dont l’absence asphyxiait les activités industrielles.Jusqu’alors, les divers gouvernements qui se sont succédé ont répugne a procéder a cette opération.File leur apparaissait comme le signe d'une faillite.Pourtant, il était nécessaire d’accepter comme une évidence a laquelle il fallait se soumettre, la mesure exacte de l'appauvrissement que les conséquences de la guerre ont apporte a 1 économie 1 rançabe.La dévaluation a donné à la France les possibilités de soutenir la concurence internationale.L’établissement du marché libre des devises n’est que le prolongement de cette conception logique des réalités.Quant à la liberté du marché de l'or, elle est susceptible de donner au Trésor des disponibilités supplémentaires pour le financement extérieur de son programme d’importations.Pourtant, il serait dangereux de faire preuve d’un optimisme exagéré.La seu'e raison valable en vertu de laquelle les reserves des particuliers viendront épauler les efforts gouvernementaux s'appelle la confiance.C’est à l’Ltat (pie revient le soin de donner celle-ci à 1 op -nion publique.Pour cela, il lui importe de gérer les deniers publies de façon rationnelle, de limiter ses dépensés au strict minimum et d’encourager l’activité nationale dans tous les domaines car le premier facteur du relèvement économique française est et restera l’accroissement de sa production.Ilenrv Mut N LE “SCIENCE MUSEUM” DE LONDRES La création d'un musée technique et industriel à Londres fut proposée on premier lieu par le prince-consort Albert à la suite de la Grande Imposition de 1851.Plusieurs collections scientifiques et appareils d’instruction provenant de cette exposition furent retenus par le Department of Science and Art pour constituer le noyau du nouveau musée.Ils furent installés, ainsi que d’autres appareils scientifiques, dans un bâtiment de fer provisoire, qui fut inauguré par la reine Victoria en juin 1S57 et ensuite ouvert au public.Sept ans plus tard on y ajouta une belle collection de modèles de bateaux, et le musée fut transposé sur l’emplacement actuel dans les bâtiments de l'Exposition de 1802.Les collections d'instruments et d’appareils scientifiques furent exposées peu après, et en 1883 on y ajouta le contenu de l’ancien Patent Museum, important au point de vue de l’histoire des inventions; parmi ces modèles se trouvait la famause collection de James Watt.En 1900 le musée acheta la collection Maudslay, de modèles de machines marines.En ce temps, toutes les collections du musée, d’ordre artistique aussi bien que technique, constituaient ensemble le South Kensington Museum; mais dès 1909 les collections artistiques furent installées séparément au musée Victoria and Albert, et à partir de cette date les machines, modèles do bateaux et autres collect ons scientifiques forment le Science Muséum.Les vieux bâtiments construits pour l’Exposition de 1S62 doivent être remplacés par des bâtisses modernes, d’une superficie totale d’environ 500,000 pieds carrés, sous-sol compris.De ces trois corps de bâtiments principaux, seid celui de l’est a été achevé; il fut inauguré par le roi George V en mars 192S.Le reste des anciens bâtiments étaient encore en usage en 1939.Bien avant le commencement des hostilités, on pouvait voir partir des camions, emportant les collections historiques au dehors do Londres, pour assurer leur préservation contre les bombardements aériens.En septembre, le Science Museum fermait ses portes au public, et la dispersion de ses collections continuait méthodiquement.Les plus précieuses furent envoyées en province; le reste était entassé dans les sous-sols, [.es ateliers du musée devenaient une véritable “petite usine pour la fabrication d instruments de précision et autres appareils nécessaires à la lutte nationale.Les salles d’exposition, dépouillées de leur contenu, étaient divisées provisoirement en 410 H K VL'K TKIMKSTKIKU.K CAN'ADI KS'\K -^¦arr r—.'¦'mm SP® petites salles de classe, pour 1,000 recrues de la R.A.F.La principale Salle de Conférences était continuellement affectée à des cours et à la présentation de films documentaires.Heureusement, le Science Muséum ne fut jamais atteint, ni par les avions allemands au cours de la « Battle of Britain » ni par les bombes volantes.Après la fin des hostilités, nos collections, dispersées en province, revinrent à Londres; mais les difficultés matérielles nous empêchaient de reconstituer notre musée tel qu'il était en 1939.La partie la plus ancienne, qui datait de 1862, ne pouvait plus servir de salles d’exposition; et sans elle, le musée était diminué du tiers de sa surface.L’entrée principale (voir la Fig.I) se trouve dans la rue Fxhi-bition, et le musée est ouvert gratuitement, au public depuis 10 h.Fig.I.Filtrée principale du “Science Muséum" du matin jusqu’à 6 h.du soir du lundi au samedi, et le dimanche de 2h.30 à G h.du soir.Du dallage de marbre de l'entrée principale on a une grande perspective sur l'intérieur du bâtiment de l’est.Sur 411 I,K fc_ JS* "-5 te I ciale dos acides et dos alcalis minéraux, et la préparation dos explosifs.Une dos innovations les plus populaires du musée est sans doute la Galerie des Enfants dans le sous-sol.où conduit un petit escalier à partir de la salle d'entrée principale.Ici quelques-unes des bases de la science technique sont traitées d'une manière plus simplifiée que dans les autres collections du musée.En entrant, on voit une belle démonstration de l'arc-en-ciel.Tout près une petite collection montre les différentes méthodes de mesure du temps, par les Fig.7.•— Diorama de Transport ancien au bord du N"il anciennes montres à eau, les cadrans solaires, les chandelles graduées, et les pendules modernes.Le développement fies transports terrestres, maritimes et aériens, depuis les temps préhistoriques est 424 H K V U K TRIM hSTKI K LL L CA N A I) I KX N K illustré dans une belle série de onze dioramas (voir la Fig.7).Dans une autre série on peut voir ensuite le développement de l'éclairage domestique; pendant que deux cuisines, l'une moderne et l’autre centenaire, présentent un contraste amusant.Les principes élémentaires de la mécanique sont démontrés par des manœuvres simples, le palan et le treuil, que les enfants peuvent faire fonctionner eux-mêmes.Les diverses applications des cellules photoélectriques sont bien représentées.LTne sére de d'oramas en mouvement est consacrée au développement des communications, déplus le fanal prunitif jusqu’à la moderne station automatique de téléphone.Un petit cinéma projette des films documentaires instructifs.Dans les sous-sols du musée se trouvent également les collections démontrant la production du feu par les premiers emplois primitifs de la friction, le briquet et l’amadou, et les allumettes modernes.Ensuite viennent les collections montrant le développement de la lumière artificielle.Elles comprennent les torches de résine, les chandelles de suif, et les formes anciennes et modernes de la lampe à huile.On peut étudier ensuite l’éclairage au gaz, d’abord au moyen de l’ancien bec à queue de poisson et plus tard par les manchons incandescents, ainsi que les anciennes lampes à arc électrique.Parmi les pièces historiques se trouvent la première lampe électrique à filament de charbon incandescent, réalisée par Joseph Swan en 1878, et celle d’Edison construite au cours de l’année suivante.Une autre petite collection démontre la fabrication des ampoules et dos filaments pour les lampes électriques modernes.La bibliothèque du musée, la Science Museum Library, constitue une bibliothèque nationale de la science pure et technique, qui sera décrite plus loin (voir la section suivante).Los ateliers du musée, qui ne sont pas ouverts au public, se trouvent dans les sous-sols et comprennent des ateliers pour le travail en bois et en métal.Ici un personnel de 32 artisans habiles construisent et réparent des modèles et d’autres pièces.Le personnel scientifique du musée et de la bibliothèque, sous l’administration du Directeur, le Dr Herman Shaw, comprend 22 conservateurs et adjoints.Le personnel technique, fonctionnaires gardiens et ouvriers, s’élève au chiffre total de 230.La statistique montre qu’environ 1,200,000 visiteurs par année viennent presser les boutons et tourner les manivelles, entendre les conférences et assister aux démonstrations, afin d’ap- EE « SCIENCE MUSEUM » DE EONDUES 425 prendre les hasps do la science technique.Les tendances pratiques et matérielles de la vie moderne rendent le Science Museum un des musées nationaux les plus populaires «le la Grande-Bretagne.I.A HIBLIOTHÈQUE DU “SCIENCE MUSEUM” La Science Museum Library constitue une bibliothèque nationale centrale de livres traitant de la science pure et technique.Son histoire remonte à 1843, lorsque Sir Henry de la Beche fit un don de toute sa précieuse collection de livres scientifiques.Pour servir les besoins de la School of Mines, lorsque cette école fut créée en 1851, la collection de la Beche, enrichie par des dons et des achats, devint une importante bibliothèque de sciences naturelles.Trois ans plus tard une exposition spéciale d’appareils et de livres académiques eut lieu à Londres; et la majeure partie «!«> cette littérature passa ensuite au Department of Science and Art, sous la direction duquel fut institué en 1857 le South Kensington Museum.Les livres furent placés dans une partie du bâtiment de fer, et une petite salle de lecture fut ouverte au public, les relations étroites entre les diverses branches de la science rendaient une coordination nationale tic la littérature de plus en plus nécessaire; et depuis 1883 les collections entassées à South Kensington se développaient en une bibliothèque centrale de la science, qui devint plus tard la Science Museum Library.1 En septembre 1939, la bibliothèque ne fermait pas ses portes.Sous les bombardements elle continuait à fonctionner pour la recherche scientifique.Les lecteurs continuèrent à venir aussi nombreux, et on ne trouvait aucune diminution dans le nombre de volumes mis en circulation dans la Salle de Lecture.On devait cependant redoubler de précautions contre les bombardements aériens.En tout, «pielque 100,000 volumes furent transportés de la bibliothèque au dehors de Londres.Le reste des livres, au-dessus de la Salle de Lecture, fut descendu dans les sous-sols du musée, par mesure de précaution contre les bombes incendiaires.Le but de la bibliothèque est d’aider tous ceux qui s’occupent d’études et de recherches scientifiques, et de rendre facilement I.Une description plus compréhensive et plus détaillée de la Science Muséum Library se trouve dans le premier chapitre du livre: Spratt, H.Philip, “Libraries for scientific research in Europe and America”.227 pp.avec frontispice.Grafton and ('«>., f/«mires, 1930. HE V 1'K • 11ilM ES'1 ¦1K1EI.EK CANADIENNE 420 accessible la documentation de toute la littérature.Dans ce but, elle s'efforce de réunir une collection aussi complète que possible sur les mathématiques, les sciences naturelles et leurs applications.Idle acquiert des ouvrages imprimés en Grande-Bretagne, et les livres scientifiques étrangers les plus importants, et en outre, une collection exceptionnellement étendue des périodiques scientifiques du monde.Kn tout, la bibliothèque contient environ 330,000 volumes, et ce nombre augmente au taux de 10,000 volumes par an.Fin.S.—Salle de Facture de la Bibliothèque î.~ *:i:i ¦«Twifw-iasjjj »' iflitfctr'l Elle compte environ 15.000 périodiques, dont quelque 10,000 sont courants.Le personnel de la bibliothèque, sous le Directeur du Science Museum, comprend un Conservateur, trois adjoints, cinq aides de bibliothèque et 15 fonctionnaires.Le département des acquisitions comprend, en plus, un chef de bureau et 22 fonctionnaires.La bibl’othèque est ouverte gratuitement au public tous les jours, sauf les dimanches et les fêtes légales, de 10 h.du matin à 5 h.50 du soir.Pour obtenir des cartes d’entrée, on doit écrire au U.« SCIENCE MUSEUM » DE L0XDHES 427 Directeur du Science Muséum, ou demander une autorisation personnelle à l'entrée de la bibliothèque, rue Imperial Institute.La grande Salle de Lecture (voir la Fig.SJ se trouve au premier étage.En entrant, chaque lecteur doit inscrire son nom sur le registre.La bibliothèque est visitée par une moyenne annuelle de 27,000 lecteurs.Juste en face de l’entrée, sur le comptoir du Surveillant, sont rangés les dictionnaires et autres ouvrages de référence, sous les hautes fenêtres donnant sur la rue.Les trois murs intérieurs de la salle sont tapissés de livres, les balcons supérieurs contenant 35,000 volumes, la partie la plus ancienne de la collection de périodiques reliés.Dans les casiers du bas, les fascicules récents de 500 périodiques courants sont mis à la disposition des lecteurs.Les nouvelles acquisitions de la bibliothèque sont exposées sur le comptoir.pendant un mois, avant leur mise en place dans le magasin.La salle a une superficie de 3,000 pieds carrés.Elle est bien éclairée par lumière indirecte, avec en plus des lampes individuelles placées sur les tables de lecture.Les fauteuils donnent des places pour 90 lecteurs assis.Une porte à droite mène à la salle des catalogues, qui est indépendante de la grande salle.Les lecteurs ne sont pas troublés par le bruit des tiroirs; ils peuvent ainsi travailler dans le calme.Deux petits escaliers de service conduisent au magasin principal, au-dessus de la salle.Un ascenseur électrique sert à faire monter et descendre les livres.Les lecteurs n’ont pas d’accès au magasin, mais afin de les aider à trouver facilement toute la littérature dont ils ont besoin, on tient à jour, sous forme de fichiers, des catalogues de toutes les publications existant dans la bibliothèque, d’après le nom de l'auteur et d'après la matière.Le catalogue par matières est classé très exactement selon les méthodes de la Classification Décimale.Il contient les références de chaque livre acquis, aussi bien que celles des bulletins, des rapports et thèses, et des articles choisis.Ces références sont publiées chaque semaine dans la très détaillée « Liste des Acquisitions » de la bibliothèque.Le nombre de livres communiqués dans la Salle de Lecture est d’environ 22,000 par an.De service annuel comprend en plus 45,000 livres empruntés en dehors de la bibliothèque.Des photocopies d’articles ou d’illustrations sont fournies sur demande Outre les catalogues de la bibliothèque, on réunit dans un seul fichier, comme clef de la documentation, toutes les références d’articles scientifiques et techniques parus dans les périodiques. 428 KKVri; TRIM ESTHI Kt.I.K (' WADIK.WK Ces références sont rangées selon la Classification Décimale, en catégories très réduites, afin que les chercheurs puissent trouver facilement toute la littérature dont ils ont besoin.Ce vaste répertoire comprend environ deux millions et demi de fiches, et il augmente au taux d’environ 100,000 références par an.La bibliothèque possède de plus une collection très étendue de revues de documentation et de dépouillement, et de bibliographies scientifiques et techniques, contenant environ quarante millions de références.Le fonctionnement de ces grands répertoires est assuré par un personnel de spécialistes, qui compilent des bibliographies et listes de références sur demande, afin de contribuer aux recherches scientifiques.H.Philip Spkatt IMPRESSIONS DE BERLIN Berlin est détruit.Je n'en ferai pas de nouvelle deseription.Des écrivains connus et de nombreux journalistes ont déjà pris ce soin et je ne saurais rien y ajouter.Je préciserai seulement qu’après plus de 2 ans et demi d’occupation, les ruines n’ont pas été relevées.Le peuple n'en a pas les moyens, ni la liberté.Pourtant, on sent sourdre en lui le désir instinctif et sauvage de secouer ce linceul de poussière grise qui recouvre sa ville et son âme.qui le tient courbé sous le poids de la honte et de son orgueil terrassé et lui cache la lumière et l'empêche de vivr e Quand il pourra à nouveau bâtir, il retrouvera un peu de son assurance1.11 aura conjuré le sort, rejeté le passé qu’il oubliera bien vite: il repartira une fois de plus à la conquête de l'avenir.L'occupation a changé de caractère, surtout dans la zone occupée par les Russes.Au début, très violente et radicale, elle est devenue avec le temps, plus nuancée et heureusement plus humaine.L’Armée rouge n'avait pas encore atteint le cœur du pays, que déjà l’Allemagne de l'Kst changeait d'aspect.Des millions d’êtres humains, de Prusse orientale, de1 Silésie, des Sudètes et d'autres lieux, étaient déportés vers l’Ouest.Des terres immenses étaient confisquées et redistribuées.Plus de deux millions huit cent cinquante deux mille hectares représentant environ lO.bl-l propriétés d’anciens junkers, étaient vendues aux réfugiés et aux paysans ou bien mises à la disposition des communes.Des dizaines de milliers d'individus étaient arrêtés, jugés, exécutés ou déportés.De nombreuses usines démontées et transportées en Russie.Les femmes étaient violées indistinctement de 8 à 80 ans.La main cruelle de l’étranger oppresseur s'abattait sur le pays.Une peur confuse et souvent insurmontable étreignait les cœurs.Pourtant, des Allemands fanatiques et imbus d’idées marxistes et révolutionnaires réclamaient à grands cris la formation d’un fttat allemand oriental et autonome qu'ils auraient voulu rattacher aux autres Républiques soviétiques.Mais, chose curieuse, les autorités d’occupation n’entrèrent pas dans leurs vues et tu1 permirent ptis la réalisation de leur projet.La poussée prolétarienne était cependant très vive, la soif d’abolition des privilèges et lit haine de l’hitlérisme, cause de tous les maux, pas encore assouvies. 430 UK Vf K TRIM ESTIU Kl.I.K f A N A DI K\X K Vers ht mémo époque, un phénomène semblable s’était produit en zone française et surtout en pays de Bade.L’état d’esprit et les mœurs y étaient autres, il est vrai, mais en agissant vite et en pro-titaut de l’euphorie du moment, la France, accueillie favorablement par l’ensemble de la population, aurait pu avec un peu d’audace, décider aisément de la création d’un état indépendant et souverain.Depuis, les temps ont changé, les esprits aussi et les méthodes.J'.t si les Russes ont poussé à la fusion dans leur zone des partis communiste et social-démocrate, ils ont voulu ne pas aller plus loin ni influer la politique et les méthodes des hommes installés aux leviers de commande.Cette fusion, forcée à l’origine il faut bien le dire, aura eu ceci de bon: qu’elle aura obligé les deux partis frères à coordonner leurs efforts et à fixer une ligne politique commune.Cependant que chacun d'eux restait fidèle à sa doctrine, à ses traditions et à son idéal.A l'heure actuelle, la tendance sociale démocrate l’emporte, les communistes moins habiles, moins bons tacticiens sont obligés de subir la supériorité intellectuelle et la plus grande maturité politique de leurs associés sociaux-démocrates.Ces derniers, aussi étrange que cela puisse paraître, sont bien vus des autorités d’occupations soviétiques qui leur témoignent, quand c'est nécessaire, une sorte d’indulgence compréhensive.Ainsi, il y a quelques mois, en présence des représentants des quatre puissances alliées.l’Oberburgermeister de Berlin social-démocrate, a fait l’objet d’un vote de méfiance de la part des membres de son propre parti et pour la raison qu'il était entré en contact de son propre chef avec le Général commandant la zone soviétique.( 'ette manifestation d'indépendance ne fut pas réprimée.11 n'y eut aucune réaction de la part des Russes: pas la plus petite remarque, pas le moindre signe de réprobation.L’action du parti communiste apparaît, par-contre, plus déterminante sur le plan syndical.Les vieux adhérents communistes exercent sur leurs collègues des autres partis une autorité décisive.Ils agissent avec adresse et une grande habileté manœuvrière.Leur influence est incontestée, elle est souple et semble ne s’inspirer d’aucune consigne particulière, ni subir l’influence des autorités d’occupation.Ainsi, les communistes ne paraissent pas faire l’objet «Ain traitement spécial.Leurs représentants n’occupent pas les postes les plus importants.On ne peut pas leur reprocher d’être membres I.Ml’HKSSIOXS DK Il KHI.I .\ 131 d'un parti à la solde de l'Etranger.Les apparences sont sauves, les Russes appliquent loyalement les règles de la Démocratie, (avec un grand 11).Cependant, les jours passent, les mois et les années.L’Allemand se redresse et reprend goût à la vie.Tl est plus réservé, plus réticent.Il recouvre son indépendance.Je me rendis compte au cours de diverses conversations que j'eus avec différentes personnalités allemandes de ce réveil île la conscience populaire, de l'orgueil germanique, devrais-je dire, en même temps que de cette hostilité naissante et audacieuse à l'égard de l’occupant russe.Je reproduirai l’esprit de ces conversations sans apporter de commentaires.J'ai voulu avant tout m’informer en toute objectivité et me rendre compte le plus exactement poss-ble de l’état d’esprit actuel de l’Allemagne.J’ai pu rencontrer, entre autres, le Cardinal Yon Preysing.Je me suis rendu à cet effet en zone américaine où il habite une villa de banlieue, très s' ' i, sans luxe aucun.Le palais archiépiscopal, en effet, a été détruit.Le Cardinal est petit, il paraît très jeune, bien qu’étant déjà d'un certain âge.Il s’exprime en notre langue avec aisance et semble très au courant des choses de France.Il me narre très simplement les horreurs de la fin de la guerre et des débuts de l'occupation: les exodes do millions d’individus, les fusillades collectives, les déportations en masse.« Los viols étaient systématiques, me dit-il.jeunes ou vieilles, toutes les femmes y passaient, des cadavres même furent violés.Aujourd'hui, il n’en est plus tout à fait ainsi, les viols ont cessé, bien que les déportations se poursuivent encore.Pour un otn ou pour un non.des hommes jeunes ou vieux sont convoqués au Bureau des autorités d'occupation et ne reviennent plus.Pour où sont-ils partis?Mystère.Les familles sont sans nouvelles.Depuis ties mois, j'essaie de savoir quelque chose.Peine perdue.— Dans quel état est la jeunesse actuelle, Eminence?m'informai-je.Dans un état pitoyable et qui m’attriste profondément.L’enseignement religieux est impossible.Les autorités d’occupation s'opposent avec obstination dans la zone de l’Est à toute action catholique.Nous ne pouvons exercer notre apostolat qu’imparfaite- 5 432 H K V l ' K T KIM KST KI K U.K C A N A DI K X X F.ment, et sans presque aucune liberté, lit pourtant, nous avons à reprendre en mains cette jeunesse mal formée, encore imbue des principes hitlériens et abandonnée à elle-même.J’espère qu’avec le temps, et de la persévérance, nous augmenterons notre influence et étendrons notre action.Nous voudrions rouvrir nos collèges, nos patronages, nos cercles d’étudiants.- Votre Kminence peut-elle me dire quels sont les effets les plus immédiats de la crise alimentaire et de la crise économique en général ?Le ' ¦ allemand, me répond-il.est aujourd'hui un peuple de mendiants.1 >ix millions d’êtres humains cherchent à manger par tous les moyens.Des bandes d'enfants se sont-organisées et procèdent à des pillages systématiques.La zone britannique, dans un certain secteur, en compte plus de 90.000 qui interdisent pratiquement l'accès des villes à la tombée du jour.Comment arriverons-nous à les ramener dans le droit chemin?Je l'ignore et vous avoue mon angoisse.Quellés impressions votre Kminence a-t-elle ramené de son dernier voyage aux Etats Unis?Les Etats-Unis sont un grand pays humanitaire.Ils m’ont promis des vêtements et de la nourriture.Mais cela ne suffira pas et il faut absolument que les Alliés rendent une certaine liberté à ce pays, pour que son agriculture et son industrie renaissent et permettent au peuple de vivre ou plutôt de revivre.» Sur ces mots, je pris congé, et me rendis auprès du Pasteur Dibellius.évêque des Eglises protestantes.Le Pasteur Dibellius est petit, alerte, et porte* la barbe1.Il a le verbe facile, mais ignore le frane;ais.Notre* conversatiem s'avéra à peut près semblable* à eedle* epie* je venais d’avedr aveu* le ( 'ardinal.Pin d'une guerre effroyable, débuts terribles el'une occupatieni étrangère.L'Evêque* Dibellius déplore amèrement le*s e*rrements eh* son peuple qui supporte actuellement le poids de ses fautes.Il me élit, les etTe*ts de la famine*, la mortalité croissante e*t sem désir de* voir le régime des impositions se* modifie*!*.L’occupatiein militaire, précise-t-il.rappelle étrangement h* régime totalitaire qui fut le nôtre: le*s exactions, les contrôles peili-ciers.la crainte de l’instant qui viemt sont les mêmes.Je suis inquiet des ravages ele cette* période de transition.Les jeunes sont elésem-parés et misérables.Ils n’obéissent plus à aucun principe et se* 63 I MP H K SSI O.VS DK HKKI.IV 433 laissent guider par leur instinct.Ils volent et pillent.Les ég ises protestantes connaissent une grande désaffection.Nos offices sont délaissés, notre enseignement n'est plus suivi.L’occupation laisse dans l’âme de chacun une amertume profonde et une hostilité croissante vis-à-vis de l'f.tranger.Mon interlocuteur resta prudent, mais je me rendis compte à certaines allusions et remarques qu’il voulait laisser entendre que 1 hostilité de l’Allemand à l'égard du communisme et donc de l’occupant russe, est générale.11 faut pour bien comprendre ce fait, m’expliqua-t-il, se rappeler qu’Hitler a brisé l'esprit de classe, qu’il a froidement et complètement supprimé les Junkers et réalisé une société sans classes.Le progrès social sous son « règne » a été très grand.L’ordre, la propreté et 1 esprit d'entraide sont entrés dans les mœurs.Encore maintenant, on en voit les traces.Que vous vous promeniez dans le centre des villes détruites, et vous voyez les décombres convenablement entassés, les sous-sols habités bien tenus, en dépit de l'état minable du mobilier; que vous circuliez dans les banlieues ouvrières et vous cherchez en vain un hôtel borgne, une maison vétuste.Les buildings eux-mêmes, abritant des dizaines de familles, sont bien construits et simplement conçus et partout, une propreté certaine et un ordre minutieux.D’autre part, l'esprit d’entr’aide est très développée.Les voisins se passent les uns aux autres, articles de ménage ou vêtements; l'un fait les courses de l'autre pendant que ce dernier lui garde ses enfants.Le patron et l'ouvrier habitent le même logis; ils reviennent souvent à la même heure, par le même trolley-bus, et dînent à la même table.lout cela qui tut imposé dans le passé demeure.Alors pourquoi voulez-vous qu’ils soient communistes?Leur standing de vie reste en proportion, infiniment supérieur à celui du citoyen russe.A tel point, que les effectifs des troupes d’occupation ont été fortement diminués.Les Allemands sont un très mauvais exempli1 et leur influence individuelle s’est puissamment exercée sur l'esprit des militaires.Le communisme ne leur apporte rien qu’ils ne connaissent déjà.Ils l’ont même dépassé et ont depuis longtemps tenu compte de tous les progrès de la civilisation.C’est pourquoi ils ne voient dans le communisme qu’une arme de domination étrangère contre laquelle ils s’élèvent tous. 434 H K Vf K THIM 10STHI KM.K ('AN \ 1)1 TW K Je lus confirmé dans cette opinion lorsque j'eus rencontré les leaders des partis politiques et les chefs des syndicats.A 1 heure actuelle, leur mentalité à tous est identique.Qu’ils appartiennent au S.E.D., ou parti unifié; qu'ils soient communistes ou socaux-démocrates ou même C'.IU h (correspondant au MRI’ français), ils souhaitent la fin immédiate de l'occupation, est-elle russe, française, anglaise ou américaine et la révision des frontières.De plus, ils ne peuvent en aucune façon, tolérer l’ingérence russe dans les affaires de leur pays, directement comme à présent, ou indirectement plus tard, par le truchement du parti communiste.Il faut avouer que leur attitude a de quoi surprendre, d'autant plus qu’ils travaillent pour la plupart en zone soviétique.Ils font l’objet d’un traitement de faveur en tant qu’hommes de parti, de syndicats ou attachés à l’Administration.Ils ont deux ou trois cartes d’alimentation, suivant leur rang.Ils reçoivent du combustible, du tissu et disposent souvent d’une voiture personnelle.Ils se portent bien, sont bien vêtus et leur œil brille d’un vif éclat dès qu’un sujet politique est abordé.Par instant, j’ai cru revoir en eux les membres de ces organisations hitlériennes que j’avais été amené à rencontrer avant la guerre: même inconscience, même violence, mêmes gestes autoritaires.— Croyez-vous, me dirent les leaders du parti S.E.D.(Parti unifié) que nous accepterons que la Prusse reste détachée du Reich ! Croyez-vous que nous consentirons à être dépossédés de la Silésie ! Nous gardons un ressentiment très vif à l'encontre de ceux qui ont mené cette politique d’annexion.Nous attendons de voir ce que les pays de l’Ouest feront de la Sarre et de la Rhénanie, mais déjà ces projets de rattachement et de contrôle nous indisposent et nous paraissent intolérables.Seront-ils réalisés que nous nous inclinerons devant la force, mais nous ne nous soumettrons pas.Un jour, tous ces pays reprendront leur place au sein de la mère-Patrie.L’occupation nous empêche d" x 8J VI-106 pages avec 43 figures.Broché 3S0 fr.Paris, Dunod.Les applications des conceptions électroniques aux divers chapitres des sciences physiques prennent chaque jour plus d’extension, et les progrès qu’elles ont permis dans l’étude des alliages ne sont pas parmi les moins importants, en particulier depuis les travaux de Hume-Rothery.Ces vues modernes sur la métallurgie ont dès maintenant fait leurs preuves de la manière la plus brillante, et ne sauraient plus être méconnues.L’auteur après un rappel sous forme simple des éléments théoriques indispensables expose les résultats acquis et les réalisations à envisager au laboratoire et à l’usine.Rédigé avec clarté et concision, et exposé s’adresse particulièrement aux métallurgistes ainsi qu’aux élèves des Facultés, aux ingénieurs et aux chercheurs épris de science pure.L’ÉLECTROCHIMIE ET L'ÉLECTROMÉTALLURGIE par A.Levasseur Professeur A l’Ecole supérieure d’électricité, à l’École nationale des moteurs il combustion et à explosion, l’École supérieure de fonderie.Ancien vice-président de la Société française des électriciens.Ancien président de la Section d’électrochimie et d’électrométallurgie.Tome I: Electrolyse 6'ç" x 10" VI11-176 pages avec 47 figures.6e édition 1947.Broché 2S0 fr.Tome II : Fours électriques.6e édition.1947.0Jd>" x 10" IV-204 pages avec 127 figures.Broché 330 fr.Paris, Dunod.La première partie du tome I de cet ouvrage, dont le succès s'est affirmé par l’épuisement rapide des cinq premières éditions, est un exposé complet et concis 470 KEVfE THIMESTIUKU.K ( ' A \ A DI K.\M de la théorie do l’électrolyse, tandis quo la deuxième partie qui est la plus importante est consacrée aux applications industrielles.Le tome 11, consacré aux fours électriques, étudie ces appareils en se playant successivement au point de vue constructeur, de l’installateur et de l’utilisateur, mais les questions d’appareillage sont ici l’objet de développements approfondis et dans toute la première partie, l’auteur s’est inspiré, en les développant, des leçons qu’il professe à l'Ecole supérieure d’électricité.Cette nouvelle édition, revue et augmentée, maintient l’ouvrage au courant des progrès de la technique; certaines questions qui n’étaient qu’à peine esquissées dans les éditions précédentes ont reçu ici un large développement; plusieurs paragraphes ont été ajoutés de toutes pièces; enfin, les exposés anciens ont été modifiés, conformément aux derniers progrès de l’industrie.Les élèves des grandes Ecoles ou des Facultés des sciences, d'une part, les ingénieurs et les industriels, d’autre part, apprécieront la clarté de l’auteur et trouveront dans son livre, pour chaque technique particulière, les renseignements immédiatement utilisables, ainsi que les indications numériques et pratiques dont ils ont besoin.CH 1MIK ORGAN IQl'E, par A.Kirrmann-, Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Strasbourg.2 volumes in-10 V.1, 220 pages, V.2, 195 pages avec 26 figures.(Collection Armand Colin, Vol.I No.2-10 Vol.II No.217 103, Boulevard Saint-Michel, Paris Ve).Chaque volume, broché 100 fr.Dans la Collection Armand Colin, dont la Chimie minérale de MM.Copaux et Perpérot a obtenu un grand succès, il manquait une Chimie organique.C’est pour combler cette lacune que paraissent aujourd’hui les deux volumes de M.A.Kirrmann.Le premier, Chimie organique générale, aborde toutes les questions générales et tous les problèmes théoriques de la chimie organique.Le second, Fonctions simples, expose les bases fondamentales de la chimie organique descriptive.C'n troisième volume, Fonctions complexes, est prévu pour compléter la chimie descriptive.Le premier volume surtout répond à un impérieux besoin.Il n'existait en langue française, aucun ouvrage où l’homme cultivé, et même le spécialiste, pût trouver un aperçu sur l’ensemble des problèmes qui ont pris un si ample dévclope pement depuis vingt ans.Même à l’étranger, rien d’analogue n’a été publié.Dans ce volume, on trouve des exposés synthétiques sur toutes les grandes questions classiques (esquisse historique, principes de la systématique, étude des propriétés physiques en relation avec la structure).Les idées modernes (stéréochimie actuelle, théorie électronique de la valence en chimie organique, théorie des réactions) y prennent une large part.Le second volume, beaucoup plus classique que le premier expose sous une forme condensée les propriétés typiques des composés organiques simples.Toutes les fonctions simples, même celles qu’on ne rencontre pas couramment dans les habituels Cours de Chimie destinés à l’enseignement, y sont traitées.Ainsi l’ensemble, tout en restant sommaire et même quelque peu schématique, est assez complet pour préparer le lecteur à comprendre la chimie des composés compliqués, dont il pourra rencontrer la description en consultant des traités importants. KKVUE DES LIVRES 471 L’ouvrage sera extrêmemen t utile à tous ceux, chimistes ou non, qui cherchent i\ acquérir une vue d’ensemble sérieuse sur l’état actuel de la chimie organique.Il rendra des services particuliers aux chimistes industriels et aux étudiants qui ont besoin de rafraîchir ou de compléter leurs connaissances, sans pourtant avoir 1 e temps de compulser les grands traités spécialisés.APPAREILLAGE d- USINAGE DES MATIÈRES PLASTIQUES, par .1.Lescuyer, Ingénieur A.et M., Préface de J.Dcclaux, Professeur au Collège de France.Collection « Matériaux de Synthèse Tome » éd.1947, 5M" x SH" -MI-13G pages avec 349 figures.Broché 1.3S0 fr.Paris, Dunod.Le matériel de mise en œuvre des matières plastiques et leurs méthodes de travail ne sont habituellement décrits qu’incidemment, à l’occasion tie l’énoncé de leurs propriétés physiques ou chimiques, ou de leur mode de synthèse.Or, les possibilités de l’outillage et ses perfectionnements déterminent de manière prédominante le développement de ces matériaux remarquables.L’auteur a rassemblé, en une étude critique approfondie, tous les matériels utilisés dans la mise en œuvres des matières plastiques, précisant leurs caractéristiques essentielles et dégageant les principes qui doivent guider les fabricants et les utilisateurs, analysant ensuite le détail mécanique avec une parfaite objectivité.Cet ouvrage constitue ainsi la première synthèse en langue française de renseignements inédits ou originaux restés jusqu’alors épars, inconnus ou inexploités.Répondant à un incontestable besoin, il sera très apprécié par tous ceux que les matières plastiques intéressent: le chef d’entreprise ou l’ingénieur chargé de l’organisation, de l’étude des fabrications nouvelles, du choix du matériel; le chimiste, le chef de fabrication et le chef d’entretien.PIIf'.NOPLASTES, BAKÉLITES, imr P.Montiiéahd, Docteur ès sciences, Ingénieur conseil.Pérface de ,1.Dccladx, Professeur au Collège de France.Collection «Matériaux de Synthèse».1 volume éd.1947, 5j¦/' x SH" XII-172 pages avec 9 figures.Broché 330 fr.Paris Dunod.Les techniques de fabrication des phénoplastes se sont peu modifiées depuis les brevets initiaux de Baekeland concernant la condensation du phénol.et du formol suivant un procédé simple et de réalisation facile; cependant les « bakélites » se maintiennent en tête de toutes les matières plastiques tant par leur prix de revient particulièrement bas que par la diversité de leurs emplois et le tonnage fabriqué.L’auteur fait le point des connaissances scientifiques et techniques actuelles sur ces résines et dégage leurs perspective d’avenir.Ce livre intéresse les spécialistes de matières plastiques, chimistes,fabricants, mouleurs, ainsi que ceux de toutes les industries qu, font appel aux résines synthétiques.M ACROMOLÊCULES, par P.Pila moi., Professeur agrégé de chimie.Préface de J.Duclaux, Professeur au Collège oe France.Collection « Matériaux de synthèse ».Tome 1.Physique et structure des plastiques, éd.1947, HH" x 8H" VI11-273 pages avec l i t figures.Broché 7(i0 fr.Paris Dunod.Lee progrès considérables réalisés dans le domaine des matières plastiques au cours des dix dernières années sont dus en grande partie A.l’approfondissement de nos connaissances sur leur structure fine, moléculaire.L'auteur a rassemblé 472 RK VU K TRIM ESTRI ELI.K C.W'A DI EN XK dans cet ouvrage l'essentiel de notre représentation de la structure de la matière, ainsi que le principe des méthodes permettant de la déterminer.Thermoplastiques et thermodurcissables, élastomères, plastomères, tous ont des comportements qu’explique leur architecture: molécules filiformes ou sphériques, rigides ou déformables; le calcul des probabilités intervient souvent dans l’étude de ces ensembles de molécules formées par la répétition d’un très grand nombre de « motifs » chimiques, et l’essentiel de l’appareil mathématique nécessaire à cette étude est condensé en plusieurs paragraphes au cours du livre.Viscosité, élasticité, propriétés optiques ou magnétiques., toutes ces propriétés ont leur importance technique; elles ont été ici systématiquement rapportées à la structure fine de la matière, en dégageant la part de l'hypothèse et celle de la certitude.Le technicien, l’ingénieur, le savant seront intéressés par cette étude qui leur donnera les moyens de comprendre, d’interpréter ou de critiquer les résultats expérimentaux ou leurs théories.LES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES I)E LA GUERRE 1939-1946, par Jean Chardonnet Agrégé de l’Université.Docteur ès lettres.1 volume éd.1947, in-S, 327 pages avec cartes et graphiques, broché: 350 francs Librairie Hachette, 79, Boulevard Saint-Germain, Paris Vie.M.Chardonnet, professeur à la Faculté des Lettres de Dijon, spécialiste des questions économiques contemporaines, est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages remarquables.Il a fait partie, comme expert, de la délégation française à la Conférence économique de Moscou en 1945.Tant par ses études qui' par ses voyages, M.Chardonnet avait donc en mains tous les documents nécessaires pour étudier les conséquences économiques de la guerre, conséquences dont trois ans de recul permettent maintenant de mesurer l'ampleur et la portée.Avec méthode, M.Chardonnet suit pas à pas les bouleversements que la guerre a apportés dans la vie économique de chaque grand pays.Chiffres à l’appui, il montre comment la guerre a puissamment accéléré la production industrielle en dépit du manque de main-d’œuvre, excité l’ingéniosité des savants et des techniciens, fait prospecter et découvrir de nouvelles sources de richesses minières ou agricoles, imposé le dirigisme économique.Dans l’après-guerre, l’auteur montre ensuite les difficultés de la a reconversion » nécessité de maintenir, sous peine de chômage, le niveau de la production, difficulté de trouver des débouchés lorsque l’Ktat a cessé d’être le principal client, retour progressif au libéralisme ou maintien du dirigisme.Plus que jamais aujourd'hui ta Politique est subordonnée à l’Fconomie.M.Chardonnet a analysé avec lucidité la plus grave conséquence de la guerre, à savoir la prépondérance accrue des Ktats-Unis et de I’U.R.S.S.deux blocs de structure et d’idéologie différente, rivaux sur de nombreux fronts économiques.Dans le domaine du pétrole, par exemple, on voit comment les Ktats-Unis, prévoyant l’épuisement assez proche de leur propres ressources, prennent pied en Asie occidentale et en Méditerranée orientale, devenant ainsi une grande puissance méditerranéenne et se heurtant par là à la politique de l'U.ll.S.S.qui, désireuse de s’assurer l'exploitation des pétroles iraniens, s’entoure d'un glacis de pays vassaux et cherche des accès à la Méditerranée. REVU K DES LIVRES 173 La guerre laisse donc face à face deux colosses économiques.Plus encore qu'après la première guerre mondiale, l’Europe occidentale sort affaiblie du conflit, tandis que des pays neufs, comme le Canada, le Brésil, la République Argentine, l’Union Sud-Africaine, ont fortifié singulièrement leur économie.Par sa clarté et sa méthode, par la sûreté et l’abondance de sa documentation, ce livre est infiniment précieux.Il devra être lu par tous ceux qui veulent se faire une opinion sur les grands problèmes économiques du monde actuel, et garder sous la main un guide précis et objectif.LES ENGRAIS, par J.-G.Garrau, Ingénieur agricole (E.N.A.M.), professeur d’agriculture.1 vol.éd.1947, hYi" x 8’é".VI11-222 pages, avec 27 figures.Broché 340 fr.Dunod, éditeur, 92 rue Bonaparte, Paris (Vie).Après le rappel de quelques notions essentielles de physiologie végétale suivies d’un résumé des données de chimie agricole dont la connaissance est indispensable pour l’étude du comportement des engrais dans le sol, l'auteur aborde l’étude proprement dite des divers engrais, puis traite successivement de la fumure organique (fumier de ferme, fumier artificiel, composts, résidus de la ferme, engrais verts), des engrais chimiques (N — K20 — P205), des engrais catalytiques et des engrais microbiens.Il termine par l’étude rationnelle des grandes lois de l’alimentation, du problème de la fumure, de sa fixation par l’agriculture, de son adaptation ô la plante et au nriieu, de son expérimentation dans les champs d’essais et donne des exemples approrpiés aux différentes plantes et aux diverses catégories de sols.Cet exposé, qui groupe tous les éléments nécessaires pour bien comprendre l’action des engrais et pour les bien employer, s’adresse aux agriculteurs, ainsi qu’aux élèves de l’Institut agronomique et des Écoles d’agriculture, et aux instituteurs ruraux qui enseignent dans des cours post-scolaires.LA BIBLIOTHÈQUE .4 L'ÉCOLE, par Laurette E.Touri.v, B.A., diplômée de l’École des bibliothécaires de l’Université McGill, 1 volume 5" x 7y2", 86 pages.E.n vente partout et chez Fides, 2f> est, rue Saint-Jacques, Montréal 1, broché S0.60.L’auteur de ce petit ouvrage trace successivement les grandes lignes de ce que doit être « la Bibliothèque à l’école » son triple rôle: éducatif, moral et social — les qualités.et responsabilités de celui qui en est l'âme, le bibliothécaire — le local qui contient la collection de volumes avec son aménagement et son mobilier — puis enfin les nombreux services qui s’y rattachent.C’est un petit guide pratique qui rendra service à tous les intéressés.MON VILLAGE, SES HOMMES, SES ROUTES, SON ÉCOLE 1848-1914, L’Ascension d'un Peuple, par Roger Thabaclt, Préface d’André Siegfried de l'Académie française et de l’Académie des Sciences morales et politiques.1 volume éd.1944 in.-So.252 pages broché, Paris, Librairie Delagrave, 15, rue Souflot.M.Thabault duns ce volume très intéressant nous décrit dans les limites indiquées dans son titre l'histoire de sa Commune « Mazières-en-Gâtine s, Comme le fait remarquer l'auteur c’est une ascension dans ce peuple qui évolue 474 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE progressivement grâce à l’établissement de l’École, des Routes, du Chemin de For etc.L’auteur a eu beaucoup de courage â rassembler tant de documents instructifs sur la vie de ces gens.Mais ce volume a une portée beaucoup plus générale puisqu’il nous permet do connaître la progression d'un peuple de telle ou telle autre région dans des conditions de vie analogues.LE DISCIPLE INCONNU, Roman historique de l'Epoque du Christ par Francesco Perri.Traduction et Préface par Henri Bédarida, professeur à la Sorbonne.1 vol.in So, 571 p.éd.1940 Payot, 100 blvd.St-Germain, Paris, broché ISO fr.L'auteur nous fait revivre un personnage mentionné dans l’Évangile de Saint-Marc: le défenseur de Jésus au jardin des Oliviers quand la garde romane vient s’emparer du Maître â la trahison de Judas.La trame romanesque qui s’y déroule est conduite avec science et dextérité, nous acheminant vers l'aube du christianisme, mais à notre avis, elle est parsemée de détails de mœurs romaines des plus scabreuses, qu’on aurait pu facilement passer sous silence pour le plus grand bien du récit.Nous regrettons qu’un tel travail soit ainsi empoisonné nous prohibant de le lasiser entre toutes les mains.La traduction du volume est tout â l’honneur de monsieur Henri Bédarida.LETTERS IN CANADA (1915) ed.by A.S.P.VooDiiorsE, Reprinted from the University of Toronto Quarterly Vol.XV Nos.3 and 4, April and July 19111, 95 p.Le relevé annuel rie la littérature canadienne, anglaise aussi bien que française, sous ses différentes formes parait depuis 193b dans la revue trimestrielle de Toronto.11 était apte â rendre de précieux services.L’éditeur nous apprend que la tâche qu’il s'était imposée à faire paraître ce travail pendant dix années consécutives est accomplie.Il ignore pour le moment si le Conseil Consultatif poursuivra la même ’ ¦ ou non.Plusieurs ouvrages canadiens récents écrits en français sont analysés brièvement.par W.E.Collin suivis de la liste annuelle de volumes et brochures donnée par noms d’auteurs; la maison d’édition, le nombre de pages ainsi que le prix de chaque publication sont indiqués.MOLÉCULES CONTRE M/CHORES, par E.S.Duthie (traduit de l’anglais) 1 volume éd.1947, ô" x lYî , 206 pages et 2 planches.Broché 195 frs.Collection « Pointe de la Science » no 2.Editions Léon Eyrolles, 61 Boulevard Saint-Germain.Paris Ve.La découverte et l’utilisation des substances chimiques capables de détruire, au sein de l’organisme humain, les agents des maladies infectieuses est un des triomphes de la médecine moderne.La Chimiothérapie au cours de ses vingt dernières années, a fait de rapides et incessants progrès.Cast l’histoire de cette lutte opiniâtre contre le mal que E.S.Duthie le célèbre pathologiste anglais, retrace ici, dans une langue claire, intelligible pour tout homme cultivé.Après avoir étudié les microbas, virus et protozoaires, causes de tant de maladies, l'auteur analyse la structure chimique des bactéricides dont certains, 9142 HE VUE DES LIVRES 475 comme la quinine et l’arsenic, sont connus et utilisés depuis le XVIIème siècle.Il énumère ensuite les victoires de la chimie sur les maladies tropicales et les infections bactériennes, les récentes découvertes, sulfamides, pénicilline et streptomycine, qui ont bouleversé la médecine moderne et assuré le triomphe de la chimiothérapie.Des photos et de nombreux dessins illustrent cet ouvrage vivant, clair et documenté.LES MYSTERES DE L'ÉLECTRICITÉ, par J.G.Daunt, (traduit de l’anglais).Collection « Pointe de la Science » No 1 volume éd.194S, 5" x 7JJj/, 1S2 pages.Broché 19.5 Frs.Editions Eyrolles, (il boulevard Saint-Germain Paris, Ve.Pour de nombreuses personnes même cultivées, le mot
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