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Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • Montréal :Association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal,1915-1954,
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique
Contenu spécifique :
Hiver
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de Montréal
  • Successeur :
  • Ingénieur
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Références

La revue trimestrielle canadienne, 1949, Collections de BAnQ.

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35ème année No 140 MONTRÉAL Hiver 1949-50 mm*.mm y s '«£& i*Af Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE Table des matières de l'année 1949.Nos collaborateurs.Regards en arrière (1907-1914).Émile dullieux.L’homme en face du complexe espace-temps- énergie.La notion d’hyperspace biologique.Henri PRAT.Description pétrographique de quelques roches du Labrador, de la Baie d’Hudson et de la Baie James.E- JÉRÊMINE.Léon Bertrand et la géologie française.René SUDRE.L’exactitude de l’échantillonnage.Lawrence T.DAYHAW.Les écrivains français en Afrique du Sud.Bernardin de St-Pierre au Cap.charles-D.HÉRISSON.Revue des Livres.Vie de l’Association.II 353 354 360 370 403 408 430 441 450 ASSOCIATION DES DIPLÔMES DE POLYTECHNIQUE MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’École Polytechnique de Montréal, # et avec le concours de l’Association des Diplômés de Polytechnique COMITÉ DE DIRECTION Président: Monseigneur Olivier Maubault, C.M.G., P.D., P.S,S., recteur de l’Université de Montréal.Secrétaire; Ignace Brouillet, ingénieur, Directeur de l’École Polytechnique Membres: Victor Doré, surintendant de l’Instruction publique de la province de Québec.Augustin Frigon, ingénieur, président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique.' Henri Gaudefroy, ingénieur, secrétaire de l’Association des Diplômés de Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo-J.Lafrenière, ingénieur, professeur à Polytechnique.Edouard Montpetit, avocat, Secrétaire général de l’Université de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal Arthur Surveyer, ingénieur, président de Surveyor, Nenninger & Chênevert.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.Camille-R.Godin, ingénieur, professeur à Polytechnique.COMITÉ DE RÉDACTION Rédacteur en chef: Édouard Montpetit, Secrétaire général de l’Université de Montréal.Secrétaire de la Rédaction: Camille-R.Godin, professeur à Polytechnique.Membres: Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, Dr Ing’r Arthur Surveyer, Ing’r Arthur Duperron, Ing’r Maurice Gérin, et messieurs Louis Boukgoin, Henri Gaudefroy, Théo-J.Lafrenière, Paul-Louis Pouliot, et Ludger Venne, professeurs à Polytechnique.ii ,^es aut®ure des articles publiés dans la Revue Trimestrielle Canadienne conservent 1 entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue publie des articles en français et en anglais.‘ Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils ne sont pas retournés.reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise a la condition d en indiquer la source et de faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.' Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra à la Rédaction.La Revue paraît en mars, juin septembre et décembre.Le prix de l’abonnement est $3.00 par année pour le Canada et les États-Unis, $4.00 pour les autres pays.Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, etc., doit être adressée au siège de la Rédaction et administrate n: ÉCOLE POLYTECHNIQUE H30, rue Saint-Denis, Montréal. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE I PRÊTS AUX PARTICULIERS Banque d'escompte, la Banque Canadienne Nationale fait surtout des avances au commerce.Mais elle accueille avec la même cordialité les non commerçants, quelque profession ou métier qu’ils exercent.Le gerant de succursale étudie toujours avec sympathie les demandes d’emprunt qui lui sont faites par des particuliers honorables et solvables.Adressez-vous à lui avec confiance, même si votre proposition n’a pas un caractère commercial.BANQUE CANADIENNE Actif :* plus de $400,000,000 540 bureaux au Canada 67 succursales à Montréal CHIMIE • PHYSIQUE • BACTÉRIOLOGIE Verrerie Pyrex.Outillage Précision.Étuves Freas et Thelco.Balances de précision.Creusets et coupelles Battersea et D.F.C.Concasseurs, pulvérisateurs, fours Braun pour Laboratoires de Mines.Canadian Laboratory Supplies Ltd.403, RUE SAINT-PAUL OUEST, MONTRÉAL 0966 : SaMSJL î^‘r-~''«252 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE RADAR UN GUIDE Poux lei navixeâ danâ le bxouillatd ou l obâcuxite Navigateur Electronique GENERAL fp ELECTRIC Radar résoud maintenant le problème maritime de tracer un cours sûr à suivre dans la tempête et l’obscurité.L'écran du Navigateur électronique montre la position précise du rivage, des bouées et autres obstacles émergeant û la surface de l'eau.Le Navigateur Electronique est destiné spécifiquement à l’emploi des vaisseaux marchands, pour les avertir des dangeis de navigation.Cet appareil peut être fonctionné par n’importe quel membre de l’équipage après quinze minutes d’instruction.De cette façon, G.E.apporte les merveilles du monde électronique dans la vie quotidienne.CANADIAN GENERAL ELECTRIC SIÈGE SOCIAL TORONTO HEV U K TKIM EST HT K [,E E C A N ADI E \ \ E III AUX PROFESSEURS DE SCIENCES PHYSIQUE , MINERALOGIE CHIMIE 9 GENIE La voix do la Revue Trimestrielle Canadienne n’est certes pas de trop pour nous aider à porter à tous les échos du Canada scientifique français, cette bonne nouvelle.La maison Casgrain & Charbonneau Limitée inaugurera bientôt dans l'annexe de son vaste immeuble de la rue Saint-Laurent, un nouveau service.Deux étages y seront désormais consacrés; l’un, à une exposition permanente et l’autre l’entreposage d’appareils et de produits scientifiques pour la recherche et l’enseignement.Un Pavillon Scientifique dans une grande maison canadienne-française, n’est-ce pas la réalisation magnifique d’un vœu général ?Quel que soit le domaine dans lequel s'exerce votre activité: Physique, Chimie.Génie, Géologie, Métallurgie, Psychologie, etc., le Pavillon Scientifique C.& C.vous accueillera chaleureusement et vos problèmes, grands et petits, seront les siens.Vingt années d’expérience ont préparé M.Bernard Gagner à la direction de ce Pavillon.Vous pouvez donc être assuré de la compétence et du dévouement inlassable de cet homme qui est le créateur et s tu l’animateur de ce nouveau service.Bienvenue à tous au Pavillon Scientifique C.ifc C.! Casgrain & Charbonneau, Limitée 445, boulevard Saint-Laurent, Montréal.Téléphone: 3-6736 GEO.DEMERS INGENIEUR-CONSEIL 71, rue ST-PIERRE, QUEBEC REVOE TRIMESTRIELLE CANADIENNE U U \ Un journal honnête k_______ ^et bien [ait.£ LE DEVOIR est un quotidien rédigé avec soin et honnêteté pour un public intelligent, respectable et instruit c4cketez et liiez LE DEVOIR tout lei jouri SI eit intereiiant, bien informé, impartial, propre.ADMISTRATION ET RÉDACTION; 430 est, rue NOTRE-DAME MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE V CANADA (( ri e , .>> Renomme pour ion iervice MOTEURS ET APPAREILS DE?CONTRÔLE GÉNÉRATRICES - TRANSFORMATEURS - INTERRUPTEURS OUTILLAGE DE MANOEUVRE - CONDENSATEURS SOUDEUSES À RÉSISTANCE OUTILLAGE ELECTRIQUE IMffiESD Emmaœ COMPANY OF CANADA.LIMITBI) Bureau de Montréal: 1243 rue Université Siège social et usine: St.Catharines, Ont.Bureaux de districts: Montréal, Ottawa, Toronto, Kirkland Lake, Winnipeg, Calgary, Vancouver.Représentante; Foulia As Bennett, Electric Limited.Halifax, Sidney et St -John's Nfld.; L.W.Mercier, Quebec, P.Q. VI K K V U K TRIMESTRIELLE CANADIEN N K COURS DE HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES qui conduit à un titre universitaire: LA LICENCE EN SCIENCES COMMERCIALES • Trois années d’études Deux années de formation économique et commerciale générale : Matières enseignées: opérations commerciales, économie politique, comptabilité, géographie économique, mathématiques financières, droit civil, commercial, industriel et public, langue et correspondance commerciale française et anglaise, technologie, statistique et documentation économique.Une année de spécialisation: a) Section générale des afflaires, où l’élève s'initie davantage aux diverses techniques des affaires en général; b) Section économique, qui prépare aux carrières des affaires et du haut fonctionnarisme exigeant une préparation économique spéciale (direction, secrétariat, statistiques, contrôles économiques, etc.) ; c) Section comptable, conduisant à la licence en sciences comptables, qui donne droit d’admission dans l’Institut des comptables agréés (C.A.) de la Province; d) Section des sciences actuarielles, conduisant aux examens d’admission dans les sociétés américaines d’actuaires (A.S.Ad A.LA.; C.A.S.).PROGRAMME SPÉCIAL POUR LES INGÉNIEURS AVOCATS, NOTAIRES ET AGRONOMES Ouverture des cours : le deuxième lundi de septembre DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS GRATUIT École des Hautes Études Commerciales affiliée à l’Université de Montréal et subventionnée par le Secrétariat provincial 535, AVENUE VIGER MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII QUE FERIONS-NOUS SANS ELLE?Il est presque impossible d’imaginer ce que serait le monde actuel sans les bienfaits de l’électricité.Chaque jour, à tout instant du jour, de mille et une façons, l’énergie électrique nous rend service et nous aide à vivre avec confort.sans perte de temps ni d’effort.Aucune besogne n’est trop considérable ni trop peu importante pour elle.Dans nos maisons, nos laboratoires de recherches et nos industries, elle se tient prête à nous servir avec empressement — tous les jours et 24 heures par jour.ni lIMIIEO __ —.ÉLECTRICITÉ • PRODUITS CHIMIQUES VIII IiEVUE THI,\IESTKIELLE CANADIENNE POUR UN “RECORD" COMME CELUI-CI EXIGEZ DARLING ' B 8 ."P/n 5 3 - IC.iûiA S S O Pu*p ha iQjJs JàfanSDD visnc,tte °?V,oit lcs caractéristiques de rendement de la pompe de 14" jt 16" DARLTNr ’ tClS qU indi.qU“ SUf U C°UrbC "° 1337‘ C'«‘ l'une de'plusieurs pompes' DARLING en serv.ee au chant.er mun.cipal de la ville de Longueuil, Québec.Les spécifi- cat.ons de ces pompes furent établis par feu M.Adrien Plamondon.ingénieur-consultant.Ellts furent installées par Francis Han________________ kin & Company Limited, de Montréal.Demandez noire brochure illustrée donnant les details du rendement des pompes centrifuges.Darling Brothers limitée Appareils de Laboratoire Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d appareils de laboratoire pour l'enseignement des sciences.Une commande initiale vous convaincra de la haute qualité de notre marchandise.Prix modérés et livraison prompte Fisher Scientific Company Limited 904-910, rue Saint-Jacques, Montréal Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation VOLUME XXXV Printemps — Été — Automne — Hiver 1949 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL TABLE DES MATIERES Architecture Los gares de Bruges, par C.-F.-B.Lemaire.314 Art de l’Ingénieur The Improvement of the Rirhelieu Waterway, par Jules Tourillon'.3 The Engineer in Industry (Forum), par Erwin H.Schell.118 Study of Efficiency and Thrust of Conventional Turbo-Jet Propulsor, par Boleslaw Szczeniowski.256 l es gares de Bruges, Par C.-F.-B.Lemaire.314 Astronomie L’étude du soleil à l’observatoire de Mcudon, par René Sudhe.337 Aviation Study of Efficiency and Thrust of Conventional Turbo-jet Propulsor, par Boleslaw Szczeniowski.250 Biographie The Scientific Views of Albert the Great, par Thomas Greenwood .29 Isaac Newton et la nature do la lumière, par Pr.Ls de Broglie.58 Stendhal, peintre des mœurs et romancier politique et social, par Charles _ D.Hérisson.131 I n médecin français à la cour du Grand Mogul au XYTIe siècle: Fran- çois Bernier, par Marie-Louis Dufrenoy.207 Albert Calmette — Les enseignements de sa vie, par Armand Fkapher 281 L’histoire, science de l’homme: Marc Bloch, par Jean Halpérin.297 Léon Bertrand et la géologie française, par René SunitE.403 Les écrivains français en Afrique du Sud : Bernardin de St-Pierre au Cap, par C.-D.Héritson.430 Chauffage et Ventilation Compte rendu du Vile Congrès international du chauffage, de la ventilation et du conditionnement.81 Chimie II y a vingt ans, dans l’Inde naissait l’effet Raman, par A.Rousset.30 Pétroles et bactéries, Victorien Fredette.309 H K VUE TIUMESTHIELEE CAN'A 1)1 EN NE II Divers Congrès international de mathématiques 1950.78 Compte rendu du Vile Congrès international du chauffage, de la ventilation et du conditionnement.81 Les noms les plus anciens sur la carte du Canada, par Marius Barbeau .243 Économie politique et sociale Involution de la production manufacturière et hydroélectrique au Canada, par Henry Mrtu.v.I l Seasonality of Strikes in Canada, 1921—15, par P.-H.Cas elman'.53 L’œuvre culturelle de la France en Allemagne, par J.-G.Kirchheimer.(12 Stendhal, peintre des mœurs et romancier politique et social, par Charles* I).Hérisson' .131 L’homme en face du complexe espace-temps-énergic.La notion d’hyper- space biologique, par Henri Prat.3 0 L’exactitude de l’échantillonnage, par Lawrence T.Dayhaw.408 Électricité involution de la production manufacturière et hydroélectrique au Canada par Henry Miif.v.H Modernisation de l’éclairage des rues de la Ville de Montréal, par Albert Leduc.140 Enseignement L’œuvre culturelle de la France en Allemagne, par J.-C.Kirchheimer.02 The Engineer in Industry (Forum), par Erwin H.Schell.148 Regards en arrière, par Emile Dullieux.354 Histoire Le centenaire de la Société de Biologie, par Albert Ra.vc.190 Les progrès de la biologie, par René Sudre.218 Les noms les plus anciens sur la carte du Canada, par Marius Barbeau.243 L’histoire, science de l’homme: Marc Bloch, par Jean Halperin.297 Regards en arrière, par Émile Dullieux.354 I es écrivains français en Afrique du Sud: Bernaidin de St-Pierre au Cap, par C.D.Hérisson.430 Industrie Brake Linings and Clutch Facings, par Clément-D.Râtelle.8 Évolution de la production manufacturière et hydroélectrique au Canada, par Henry Mhun.14 The Engineer in Industry (Forum), par Erwin H.Schell.148 Littérature Stendhal, peintre des mœurs et romancier politique et social, par Charles-D.Héris-ox.131 Mathématiques Congrès international de mathématiciens 1950.78 Les transformées en chaînes, par Jules Poivert.184 L’exactitude de l’échantillonnage, par Lawrence T.Dayiiaw.408 KKVT K TRIMESTRIELLE CANADIENNE III Médecine Le centenaire de la Société de Biologie, par Albert R\.vr.19b Un médecin français à la cour du Grand Mogol au XVIIe siècle: François Bernier, par Marie-Louise Dufrenoy.207 Albert Calmette — Les enseignements de sa vio, par Armand Frapiier 281 Mines et Géologie Le centre do physique du globe de Strasbourg, par René Sudre 74 Regards on arrière, par Émile Ddllieux.354 Description pétrographique de quelques roches du Labrador, de la Baie d’Hudson et de la Baie James, par E.Jérémine.370 Léon Bertrand et la géologie française, par René Sudre.403 Philosophie L’homme en face du complexe espace-temps-éuergie.La notion d’hyper-space biologique, par Henri Prat.3ti0 Physique Il y a vingt ans, dans l’Inde naissait l’effet Raman, par A.Rousset.36 Isaac Newton et la nature de la lumière, par Prince Louis de Brooi.ik.58 Le centre de physique du globe do Strasbourg, par René Südrb .74 Sciences The Scientific Views of Albert the Great, par Thomas Greenwood .29 Il y a vingt ans, dans l’Inde naissait l’effet Raman, par A.Rousset.30 Les progrès de la biologie, par René Sudre.218 Transports The Improvement of the Richelieu Waterway, par Jules Tourillon.3 Les gares de Bruges, par C.-F.-B.Lemaire.314 Urbanisme Modernisation de l’éclairage des rues do la ville do Montréal, par Albert Leduc.140 Collabora teurs Nos collaborateurs.12.8, 130, 242, 353 Revue des Livres Revue des livres .82, 223, 341, 44 I Vie de l’Association Vie de l’Association .100, 233, 450 Revue Trimestrielle Canadienne MONTRÉAL HIVER 1949-50 NOS COLLABORATEURS ÉMILE DULLIEUX, professeur de Mines et de Géologie à Polytechnique (Montréal), de 1907 à 1914.Actuellement attaché à l’Office de la Répartition du Charbon pour la région de Lyon, en France.HENRI PRAT, D.Sc., Directeur de l’Institut de Biologie à l’Université de Montréal.MADAME E.JÉRÉMINE, pétrographe attachée au Laboratoire de Minéralogie, Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.RENÉ SUDRE, journaliste et professeur.Collabore à plusieurs journaux scientifiques.LAWRENCE T.DAYHAW, Ph.D., professeur à l’Institut de Psychologie de l’Université d’Ottawa.CHARLES-D.HÉRISSON, professeur à Rhodes University College, Grahamstown, Afrique du Sud. REGARDS EN ARRIÈRE (1907-1914) Vous me demandez de vous dire ee que furent à Polytechnique les débuts de l’enseignement de la Géologie, de l’Exploitation des Mines et de la Métallurgie.Je le fais d'autant plus volontiers que ces années de 1907 à 1914 correspondent à la toute première période de ma vie d’ingénieur, à l'âge où.saturé de deux ans de Mathématiques Spéciales, deux ans d’un enseignement théorique à l’X à Paris, et trois ans d’École des Mines à Paris, j’aspirais à de lointains départs.J’hésitais entre une prospection au Mexique et un poste dans les Mines de zinc au Tonkin, quand je fus mis en relation avec le .Supérieur de Saint-Sulpice à Paris, puis avec l’Honorable Honoré Gervais, Député de Montréal, et monsieur Ernest Marceau, Principal de Polytechnique qui cherchaient en France un professeur minier et un professeur architecte.Ce que ces Messieurs me dirent du Canada, de la tâche à accomplir, de l’appui bienveillant qu’ils m’assuraient, me décidèrent vite.Nous étions en juillet.Je leur exposai que mon enseignement ne serait fructueux que s’il s’adaptait aux conditions du pays et que je n’avais pas trop de temps pour me familiariser, avant la rentrée d’octobre, avec la Géologie et l’Industrie Minière du Canada.Je ne savais pas que l’aventure dans laquelle j’entrais serait aussi complète, car à mon arrivée, le bon monsieur Gervais après avoir, comme un père, veillé à mon installation personnelle, me mena aux locaux de l’École qui devaient constituer mon domaine.Et il me montra dans un bâtiment à pc ine achevé, de grandes salles vides.Là sera le laboratoire, là l’atelier d’appareils miniers, là les collections de Minéralogie et de Géologie.Il fallut partir de rien et pourvoir à tout: meubles, matériel, collections, ouvrages techniques.Pour les meubles ce fut chose aisée, mais pour le matériel technique, que prévoir?Un modèle réduit de l’Ecole des Mines de Paris, n’aurait pas tenu compte des conditions au Canada.Des visites à McGill, puis à l’Université de Toronto s’imposaient.Je fus particulièrement bien reçu à McGill dont les laboratoires, REGARDS EX ARRIÈRE (1907-1914) 355 ateliers, collections me furent aussitôt ouverts.Combien je me sentis démuni en face de ces bâtiments remplis de tout ce qui me manquait et dont une faible partie m’aurait sufîi à bien démarrer.Mais partir de rien, assuré de l’appui de la Corporation de l’École, c’était magnifique! Comme de toutes façons, aucun laboratoire important ne pouvait être prêt pour la rentrée d’octobre, je décidai de partir aussitôt en tournée dans les Centres Miniers du Canada, espérant ainsi recueillir très vite un embryon de collection de roches et de minéraux.Je visitai ainsi les Cantons de l’Est de la province de Québec: amiante et minerais de cuivre, et les Exploitations île l’Ontario.J’avais avec moi un sac de toile que je remplissais d’échantillons, et le sac plein, je l’envoyais par Dominion Express à l’École Polytechnique; puis je recommençais avec un autre sac.Ces premières prises de contact avec l’Industrie Minière de langue anglaise ne se firent pas sans difficultés.Comme tous les Polytechniciens de Paris des générations d’après 1870, je n’avais appris que l’Allemand.Un séjour de quinze jours à Londres n’avait pas suffi à me donner l’oreille et l’accent nécessaires, et si je possédais bien de lecture tous les termes techniques, les conversations étaient pénibles.Je me rappelle m’être évertué à demander un jour où était le “Laboratory” en mettant l’accent sur “to”, comme dans le français laboratoire.Mon interlocuteur donnait des signes de complète incompréhension.Subitement, il eut une inspiration et mitraillant toutes ses consonnes à la fois, il me reprit “Aoh Labrtr”.Par contre, si mes élèves, dans les visites que je fis plus tard avec eux, parlaient avec la bonne accentuation, ils ne comprenaient pas toujours bien les termes techniques, et je devais les leur traduire.Il y avait là une lacune qui, je l’espère, est maintenant comblée.Si l’ingénieur canadicn-français veut se proposer et s’imposer comme il se doit dans tout le Canada, et même hors îles frontières canadiennes, il est essentiel qu’il connaisse parfaitement l’anglais technique, et un enseignement en français doit s’accompagner d’un vocabulaire technique bilingue complet.Qu’on le veuille ou non, l’anglais est le véhicule actuel des communications scientifiques entre nations.Les Canadiens français ont, de par leur situation géographique, des facilités que leur envient bien des ingénieurs d’Europe et qu'ils ne doivent pas négliger.Mais il fallait ouvrir les cours.Je commençai par ceux de Minéralogie et de Géologie.L’année suivante, je complétai par .356 HE VI E THI.M EST Kl ELLE CANADIENNE ceux d’Exploitation des Mines et de Métallurgie.A Paris, et dans les Universités américaines, il y a au moins quatre professeurs pour ces quatre disciplines.Véritable Maître Jacques tie Molière, je dus rédiger et enseigner des matières aussi différentes que la cristallographie, la paléontologie, la tectonique, l’extraction du charbon, le matériel de Mines, l’élaboration de la fonte et de l’acier, la métallurgie des métaux non ferreux.J’étais, heureusement, encore frais de mes années d’étudiant, et surtout pour les sciences géologiques, plein d’un enthousiasme que j’essayai de faire partager à mon jeune auditoire.Ces matières semblaient l’intéresser.Elles présentaient pour eux un aspect nouveau du monde et des digressions de portée générale soulageaient l’aridité de l’exposé dogmatique.Par contre la Métallurgie et l'Exploitation des Mines me parurent plus difficiles à accepter.L’alxmdance des matières à enseigner ne me permit pas d’interroger suffisamment, et comme je comptai un peu trop sur la conscience de mes élèves, je m’aperçus en fin d’année que bien des choses n’avaient pas été apprises.Il faut dire que ces matières apparaissaient nouvelles et étrangères aux préoccupations de la plupart des élèves.Mon auditoire provenait de milieux à qui les Mines, la Métallurgie de l’acier et celle des métaux non ferreux, tels que Aluminium, Nickel.Plomb.Argent, Or, cependant, si abondants au Canada étaient complètement inconnues.Sachant qu’aucune entreprise canadienne-française n’opérait dans ce champ, mon auditoire ne s’appliquait pas autant à mon enseignement qu’à celui de la Mécanique, de l’Électricité, des Travaux Publics, par exemple.Et cependant, pour les Canadiens français, tout était à faire, tout était à prendre.Les Mines de l’Ontario s’arrêtaient à la limite de la Province de Québec, qui vierge d’exploitation attendait l’éveil des pionniers.Toute l’industrie de l’Aluminium était à créer, ainsi que celle des petits métaux.L’honorable Gênais le comprit.Il obtint de la Province de Québec des subsides pour monter à Polytechnique même, ce qui devint le Laboratoire d’Analyscs Minérales de la Province.J’eus la chance de pouvoir installer comme premier chimiste de ce laboratoire, monsieur Bousquet, ancien essayeur de la Monnaie de Paris. UEO A H DK EN AKIUÈKE (1907-1914) 357 Entre temps, avec l’aide du Service Géologique d’Ottawa et du Service des Mines de Québec, je commençai des campagnes de prospection géologique; ce fut pour débuter Chibougamou, puis les Sept Iles près d’Anticosti.Des élèves m'accompagnaient qui firent ainsi leurs premières armes sur le terrain.Ainsi les choses s’organisèrent.Avec les collections minéralogiques, et des coupes minces de roches, je pus donner aux futurs prospecteurs ou ingénieurs do recherches, la possibilité de dresser des cartes géologiques, de faire des relevés de minéralisations.Avec un petit atelier de traitements de minerais, avec le laboratoire d’analyse, de donner quelques applications de cours assez arides.D’autres part, l’École et le Laboratoire d’Analyses Minérales de la Province, l’un aidant l’autre, se firent connaître.Des entreprises minières m’appelaient en conseil, et de bonnes promesses de succès apparaissaient quand la mobilisation pour la guerre m’appela en France en 1914.Je partis, croyant comme beaucoup à une guerre courte, et comptant revenir bientôt pour prendre mon poste.Les événements en décidèrent autrement.Je fus, après un an et demi aux armées, envoyé en Mission à Xew York comme chef du service des achats du Génie français.A la paix, des maisons françaises inc sollicitèrent pour les représenter aux États-Unis.Ce fut la séparation définitive de Polytechnique, de Montréal et de mes amis.J’avais du moins aidé à la carrière de celui qui fut mon successeur immédiat, Adhémar Mailhiot.I.École Supérieure des Alines de Parts l’accueillit avec cordialité.A son retour, je me déchargeai sur lui des cours de Minéralogie et de Géologie; et de son caractère sérieux et charmant, de son intelligence si claire, je garde le précieux souvenir.Il faut regretter la disparition prématurée de tant de dons.Ces regards en arrière nous montrent le chemin parcouru et les transformations accomplies.Avant les deux guerres, la culture, l’acquisition des techniques, la pratique du métier, les recherches et les réalisations étaient les préoccupations ordonnées et bienfaisantes des ingénieurs.Lisons maintenant les communications des Sociétés d’ingénieurs, les revues des jeunes encore h l’école, nous 358 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE n'v trouvons que des soucis sociaux.On y lit par exemple: “L’ingénieur qui connaît les données des problèmes de production, ne doit pas perdre de vue les réalités matéric lies et psychologiques de la condition prolétarienne”.Admirable galimatias qui traduit bien l'écartèlement de l'ingénieur.D’une part, il doit produire avec profit pour l’entreprise, profit nécessaire pour maintenir et même déve' _ _ r la puissance installée, et d’autre part, il doit se faire accepter, se faire respecter d’un personnel ouvrier travaillé par des organisations extra-professionnelles.Si dans les moyennes entreprises l'autorité du patron et des cadres s’obtient facilement, dans les grosses entreprises et surtout dans celles reprises ou contrôlées par l’État, l’ingénieur est sans cesse arrêté dans son élan par la crainte de se compromettre.S’il s’élève de ns la hiérarchie, la complexité des lois sociales et des comptabilités fiscales l’enlève à son métier réel.Aux jeunes qui ont encore l’esprit pionnier, qui croient à la valeur individuelle, qui n'espèrent do récompense que de leur effort, qui voient leur vie comme une chance à se développer pleinement, les carrières issues de la géologie, cell' s qui touchent à la mise en valeur des gît' s minéraux, à la métallurgie des métaux non ferreux offrent un vaste champ, où l’activité technique sera le plus libre de se développer, et le plus sûre de trouver sa récompense.Je sais bien que les mines et les usines ne sont pas dans les grandes vilb s, qu’il faut quitte r son milieu, quelquefois sa Province, mais le vaste monde est une si 1k lie aventure! Et quand on revient, de combien d’expériences est-on enrichi, quel autre homme on se sent! L’enseignement à l’École doit développer ce désir d’évasion, ce goût de la découverte.Les Écoles de Mines américaines et canadiennes de langue anglaise exigent avec raison des candidats au diplôme, des stages de travail dans des mines.Par là elles assurent l’employeur (pie l’ingénieur qu’il engage a une connaissance pratique du travail.Si on attache encore du prix à la culture générale, rien ne vaut pour le développement de la valeur personnelle du jeune ingénieur minier “le voyage d’études”, et le voyage d’études lointain.l’Ouest canadien et U.S.A.ou l’Europe.Guidé par son professeur, il choisit son itinéraire, les districts, les mines, les usines qu’il se propose d’étudier, on les groupant en spécialités.Il voit, il questionne, et au retour il écrit son journal de voyage où il consigne ce qu’il a appris, expose les techniques, les compare, les critique.1 REGARDS EN AKKIÈRE (1907-1914) 359 Ce journal, corrigé par les professeurs, donne lieu à une note qui entre en ligne de compte pour le classement de sortie.l'.n bref: pendant une période de congés, stade minier — pendant la période suivante, voyage, la rédaction du journal se faisant au cours de la dernière année d’études avec l’aide des documents rapportés et de s documents puisés à la bibliothèque de l'École.Ce travail de rédaction pourra paraître fastidieux et inutile à certains; c’est qu’ils ne savent pas l’importance qu’il y a de bien écrire et de bien ordonner ce qu’on écrit.On n’arrive aux hauts postes (pic si on sait développer une thèse, ordonner et rédiger un rapport, donner des instructions claires.En France, certaines Associations d’anciens élèves l’ont si bien compris qu’elles ont créé des prix importants de rédaction française, distribués chaque année dans les promotions sortantes.Et ce rpii est vrai du français doit l'être de l’anglais.L'ingénieur de Polytechnique doit écrire et parler bilingue, en se méfiant d’écrire et de parler un anglais qui ne serait cpie la traduction du français.Chaque langue a son génie, et rien n’impressionne plus favorablement un interlocuteur anglais (pic de trouver devant lui un jeune postulant canadicn-français parlant un anglais élégant, d’autant plus c[ii’il ne pourra souvent pas lui-même rendre la politesse en bon français.Si on en croit une étude publiée récemment par le Saturday Evening Post sur le développement du Kenya, (Afrique Orientale) ce pays possède une des plus grosses mines de diamants du monde.Elle appartient à M.J.Thorburn Williamson, ancien professeur de géologie de l’Université McGill qui l’a découverte en 1940.Cette mine, à ciel ouvert, à produit l’an dernier 810,000,000 de diamants.Le temps est passé des murailles de Chine; le vaste Canada et l’univers sont à tous.L’ingénieur compétent pourra y chercher ses chances de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud: Géologie, Mines, Métallurgie offrent aux hardis l’aventure et le succès.Émile Dullieux L'HOMME EN FACE DU COMPLEXE ESPACE-TEMPS-ENERGIE.LA NOTION D'HYPERSPACE BIOLOGIQUE.Depuis deux siècles l’homme a accru de façon extraordinaire sa connaissance du monde et, par suite, son emprise sur celui-ci.En ce court laps de temps il semble avoir fait plus de progrès que dans tous les millénaires qui ont précédé.La transformation est si rapide que les philosophes ont pu parler d’une “métamorphose” do l’humanité, d’une réaction “explosive”, tous termes mettant en relief la soudaineté du phénomène.Il s'agit bien réellement d’une prise de conscience soudaine de l’Univers par un petit être pensant, bien fragile, bien faible par lui-même, et cependant doté de possibilités qui semblent presque sans limites, du fait de son étrange génie.En ces quelques pages nous désirons montrer les étapes de cette transformation.Nous placerons l’homme devant les éléments fondamentaux de son Univers: espace, temps, énergie, matière, et nous verrons comment il les assimile, fragment par fragment.Nous verrons aussi l’interdépendance profonde qui existe entre ces divers éléments.1.La notion d’hyperspacc: espace-tcmps-énergie.Dans une étude récente 1 nous avons décrit sous le nom d'“hy-perspace” biologique le complexe: espace-temps-éncrgie tel qu’il est utilisable par l’être vivant.Nous incluons dans cette conception la matière, puisqu’il est désormais établi que de l’énergie peut être tirée de la désintégration de celle-ci et que la matière est donc assimilable à de l’énergie condensée.Par suite, ce complexe ne comprend plus seulement quatre dimensions, comme 1’“espace-temps” de Minkowski2, mais n dimensions, n étant un nombre très grand, — pratiquement in- 1.v H.Prat: Le concept d’espace-temps-énergie (hyporepace) et son application aux sciences biologiques.Les Études PhiliRophiques (Presses Universitaires Paris, 1949-50).2.v.Minkowski, Rauni und Zeit 1908. I.A NOTION I> ill I-KK-HPACK KIOI.OOIQUE 361 fini, — puisqu’il représente le nombre des coordonnées nécessaires pour rendre compte de toutes les formes d’énergie présentes eu un lieu et utilisables par la cellule vivante; pour rendre compte également de toutes les formes do matière utilisables: concentration locale en chaque catégorie d’atomes, de molécules et de particules subatomiques.I/hypcrspaee ainsi conçu n’est pus homogène.11 présente des discontinuités, grandes et petites, des variations plus ou moins brusques en ce qui concerne chacune de ses coordonnées, Nous serons ainsi conduits A considérer des régions distinctes de l’hyper-space, séparées tantôt par de.- limites nettement tranchées, tantôt par des zones de transition plus ou moins larges.Nous allons envisager ici cette notion spécialement au point de vue de l’homme: Celui-ci s’est toujours assez bien entendu à modifier à volonté certains des éléments de son hyperspace, à le morceler en régions différenciées artificielles qui sont ses habitations, ses villes, ses pays.Mais sa.maîtrise sur ces divers éléments, si directement essentiels, pour son existence: l'espace, le temps, l’énergie, la matière, est demeurée très inégale selon fis époques et ne s’est développée rapidement (pie depuis un passé tout récent.11.La conquêti progressive des “dimensions'' de Vhyperspace.Fendant des millénaires, l’homme n’a pratiquement été maître que des deux premières dimensions de l’espace géométrique: celles qui correspondent aux deux axes rectangulaires tracés sur un plan horizontal (la “longueur” et la “largeur” de tout arpentage).En effet, jusqu’au XVIIIe siècle, l’homme demeurait pratiquement un être “rampant”, attaché servilement à cette étendue horizontale, qu’il s’agisse de la surface des continents ou bien de celle des océans.Il ne savait se déplacer que sur un espace plat; il ne savait mesurer et morceler pour son usage que cette sorte d’espace3.Sa conquête de la troisième dimension, — dans l'air par les ballons puis les avions, dans l’eau par les sous-marins, - - est un phénomène 3.v II.Prat.L’Hoinnio et le sol.(Gallimard 1949).Encore devons-nous noter que ce n’est que depuis moins de trois siècles que l’homme sait évaluer les dimensions très petites (par ses microscopes) ou très grandes (par ses télescopes) et depuis moins de deux siècles qu’il a su mettre sur pied un sytèine cohérent de mesure des longueurs et des surfaces: le système métrique, dont l’usage ne devient courant que depuis quelques années en Amérique du N'ord. REVUE THEM ESTRIELLE CANADIENNE 362 tout récent, dont les phases les plus significatives se sont déroulées sous nos yeux, depuis le début du siècle.Etait-ce seulement une question de technique ?Non, c’était avant tout une affaire de volonté: En effet l’alpinisme, autre forme do conquête de la troisième dimension, est lui aussi d’invention récente: Les plus hauts sommets du monde sont demeurés inviolés jusqu’au XIXe siècle et, cependant, de tous temps, l’homme disposait de la force musculaire voulue pour les gravir.Mais en réalité il n’en avait pas l’envie.Tout se passe comme si, depuis deux siècles seul ‘ment, l'homme s’était éveillé à la troisième dimension, comme s’il avait acquis brusquement un sens de l’espace vertical qu’il ne possédait pas jusque là, qui lui était totalement étranger.Le temps, la quatrième dimension de l’Univers dans la conception de Minkowski, n’a été, lui aussi, conquis qu’assez récemment: ce n’est que depuis un siècle (pic nous pouvons pénétrer dans les millénaires de la préhistoire et dans les millions d’années des temps géologiques.Aujourd'hui l’homme connaît mieux son passé et le passé de la terre qu’à aucun moment de son existence.Aujourd’hui aussi l’homme devient capable de mesurer les très courtes durées et d’analyser les phénomènes ultra-rapides par micro-secondes.Mais c’est surtout dans les “dimensions” suivantes de l’hyper-spacc: dans les coordonnées énergétiques et matérielles, que les conquêtes opérées par l'homme depuis deux siècles atteignent des proportions étonnantes.Par exemple, sur l’échelle des températures, l’homme s’est rendu maître de l’intervalle qui sépare l’hydrogène liquide, proche du zéro absolu, des milliers de degrés de l’arc électrique.Sur l’échelle des longueurs d’ondes électromagnétiques il se déplace aisément depuis les ondes de la radio jusqu’aux rayons X, aux rayons gamma et aux rayons cosmiques, en passant par les ultra-violets et les infra-rouges, alors qu’il y a deux siècles sa gamme de perception consciente était encore pratiquement limitée aux radiations du spectre visible.En ce qui concerne la matière, c’est seulement depuis Lavoisier, Avogadro etc., c’rst-à-dire depuis moins de deux siècles, qu’il sait réellement distinguer en elle des atomes distincts (seulement pressentis depuis l’antiquité) et ce n’est que depuis Curie, c’est-à-dire depuis un demi-siècle, qu’il sait que ces atomes ne sont plus intangibles et peuvent se transformer en corpuscules plus petits I.A NOTION D HYPER-SI'ACE BIOLOGIQUE 3(53 encore et en énergie.Cest donc maintenant seulement que l'homme peut évaluer réellement scs coordonnées matérielles, c’est-à-dire la concentration locale en chaque catégorie d’atomes, de molécules et de particules sub-atomiques.En quatre ou cinq générations l’homme a donc soudainement acquis la révélation de toutes les coordonnées de l’hyperspace au delà des deux premières, celles-ci (les deux dimensions de l’espace plan) étant seu es de vieilles connaissances.Du même coup cela lui donnait, sur l’énergie et sur la matière, un pouvoir que jamais ses ancêtres n’avaient possédé avant lui.III.La conquête de Vénergie et celle du temps.Pendant des millénaires l'homme s’était trouvé réduit à sa seule force musculaire.Pendant d’autres millénaires il s’était arrangé pour la doubler do la force musculaire de ses animaux domestiques.L’antiquité y ajouta l'utilisation de la force des vents et des eaux courantes, grâce aux voiles de ses navires et aux roues à palettes de ses moulins.Et les choses en restèrent là pratiquement jusqu’au début du XIXe siècle.Alors, en moins de cent ans, grâce aux machines à vapeur, aux machines électriques puis aux moteurs à essence, l’homme a brusquement accru dans des proportions inouïes son énergie disponible.Aujourd’hui un homme est mille fois plus puissant que ne l’était son arrière grand-père.Demain, avec l’énergie atomique, il le sera des millions de fois.La conséquence immédiate est que l’homme moderne acquiert, à l’aide de scs machines, une maîtrise de l’espace et du temps que ses devanciers n’avaient jamais connue.Un avion, grâce à sa force motrice, rend immédiatement accessibles pour nous des étendues qui seraient demeurées pratiquement toujours hors de la portée de nos pères.On dit souvent que, grâce à lui, notre Univers s’est rétréci.Et cette expression banale recouvre une vérité beaucoup plus profonde qu’on ne l’imagine.C’est vraiment le mode de projection de l’homme sur les échelles des espaces et des temps qui s’est trouvé modifié.L’avion nous permet d’effectuer un déplacement donné en cent fois moins de temps que si nous étions réduits, comme nos ancêtres, à la force musculaire d’un cheval.Par conséquent, à toutes fins utiles, tout se passe comme si ce véhicule rapide engendrait du temps.En fait nous pouvons dire que Vénergie croissante mise à notre disposition développe notre temps biologique, dans un sens ana- ItKY l K TRIMKSTK1 KI.I.K CAXADIK.WK 3(i4 logue à celui que Lecomte du Xouy attachait à l’expression: “temps physiologique”.4 5 Cet auteur a montré que le temps relatif de l’enfant n'est pas le même que celui de l’adulte: Une journée pour un enfant vaut autant que plusieurs des journées d’un vieillard.Donc, puisque nous constatons (pie, grâce à nos machines, une de nos journées peut valoir autant que dix des journées de nos ancêtres, nous pouvons dire aussi que la somme croissante d’énergie dont nous disposons maintenant “nous rajeunit”; c’est-à-dire qu’elle nous rend plus semblables à l’enfant, (pii peut accomplir davantage dans l’une de ses journées.Est-ce là une simple analogie superficielle?Non, car la différence de valeur entre le temps physiologique de l'enfant et celui du vieillard est également, avant tout, une question d'énergie: On sait (pie le métabolisme basal de l’enfant est plus élevé (pie celui du vieillard; ses cellules ont donc à leur disposition une somme plus grande d’énergie et c’est pour cette raison qu’elles peuvent accomplir davantage de travaux dans un temps donné: plus d’efforts musculaires (d’où la “turbulence” des enfants, opposée au calme des vieillards) et plus de travaux chimiques (d’où la cicatrisation des plaies, plus rapide chez les enfants (pie chez les gens âgés).C’est parce qu’elles disposent de plus d’énergie qu’un temps donné offre davantage de possibilités de travail pour les cellules de l’enfant que pour celles du vieillard.C’est pour la même raison (pie le temps représente plus pour nous que pour nos ancêtres.IV.Le cinéma et le théâtre, jeu du temps.île l’espace et de l’énergie changement volontaire dans notre projection hyperspaliale.Une telle transformation est également sensible dans un domaine bien différent: celui de nos “distractions”, ce (pii nous transporte cette fois sur le plan psychologique.Nous pouvons définir le théâtre et le cinéma comme un changement volontaire et collectif dans notre projection hyper spatiale.° Lorsque vous sortez d’une salle de cinéma, vous êtes surpris de vous retrouver dans la rue, “dans la vie courante”, c’est-à-dire de retomber dans votre espace normal.En fait, pendant trois heures, 4.v Lecomte (lu Noüy.Le Temps et la vie 1936.5.Le rêve peut être interprété comme un changement de projection hyper-spatiale, mais un changement involontaire et flottant.Le “spectacle”, lui, est assimilable à un rêve organisé. LA NOTION d’HYPER-SI’ACE BIOLOGIQUE 365 vous aviez oublié la vie réelle, vous aviez été plongé dans un monde imaginaire, plus beau, ou plus intéressant, ou plus agité, ou plus tragique que le vôtre; vous aviez vécu dans un espace diiïérent.Et c’est justement ce que cherchent les foules qui se pressent au cinéma: une évasion de leur espace habituel, (pii leur parait morne et indésirable.Lorsque les spectateurs se retrouvent dehors sous la pluie ou pataugeant dans la neige fondante, ils ont l’impression de s’éveiller d’un beau rêve et le retour à la réalité leur déplaît.Ils gardent la nostalgie du monde merveilleux où ils ont pénétré pour un instant et ils conçoivent le désir d’y retourner dés que possible.Chose curieuse l’homme a montré tout d’abord, vis-à-vis de ce type de transformation, la même timidité qu’au seuil de ses autres conquêtes: La “règle des trois unités”, imposée au théâtre français du X Vile siècle, n’était pas autre chose qu’une tentative pour restreindre l’“évasion hyperspatiale”.Nous y trouvons en effet trois idées qui correspondent aux trois éléments fondamentaux de l’hy-perspace: unité de lieu (limitation de l’espace au sens strict); unité de temps (limitation du temps) ; unité d’action (limitation de l’énergie au sens le plus général).Mais cette limitation arbitraire des extraordinaires possibilités d’expansion ouvertes au genre humain par un tel mode d’expression n’a pas résisté longtemps.L’homme à fait sauter cette barrière comme il l’a fait successivement pour toutes les autres et, dès le XIXe siècle, une même représentation théâtrale pouvait promener impunément son public dans des temps et dans des lieux variés; elle pouvait multiplier des actions violemment contrastées comme les aimait le vieil Hugo.Ensuite, au XXe siècle, ce fut l’explosion du cinéma, d’abord noir et muet, puis parlant, enfin en couleurs, acquérant de ce fait une formidable puissance de “désincarnation” pour les spectateurs.Ceux-ci, haletants, suspendus à l’écran, sortent pendant quelques heures de leur propre personnalité pour vivre dans un autre espace, dans un autre temps, en contact avec d’autres formes d’énergie.Ils oublient ainsi leurs soucis, leurs misères.Pendant ce court laps de temps, ils sont véritablement d’autres hommes ou d’autres femmes, d’autres êtres, plus beaux, plus intelligents, plus vigoureux, plus riches, plus puissants.Et cette merveilleuse histoire, ils ne la vivent plus dans des “décors”, c’est-à-dire dans de simples morceaux de bois et de toile comme au théâtre (encore que celui-ci, sous sa forme la plus ambitieuse, l’opéra, ait atteint dès le XIXe 3 GO REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE siècle un haut degré de magnificence).Xon, ils la vivent dans des paysages qui ont l'air d’être réels.A vrai dire ce ne sont que îles ombres sur une toile, mais ces ombres sont parfaites; elles ont toute la saveur d’une réalité.Ce sont des extérieurs, filmés sur place avec toute la richesse désirable des couleurs et du son, des intérieurs luxueux, des panoramas splendides où se sont transportés les cinéastes et où ils ont vécu.Et ces merveilles sont mises à la portée de tous peur une somme qui demeure bien modiciuc comparée à cille qu’exigeaient les anciirs théâtres.De là l’essor explosif du cinéma, battrait extraordinaire de ce nouveau mode d’expression pour les masses humaines.Justement, celles-ci multipliées à l’envi comme conséquence des découvertes médicales et industriel es du XIXe siècle, n’avaient jamais été si nombreuses ni si condensées.Tous ces êtres, parqués dans élis agglomérations trop denses, souffrent obscurément de la médiocrité de leur condition, de la limitation impitoyable de leur “hyperspace” quotidien, qui est rétréci ou même sordide: Espace exigu (appartement, de trois pièces, plein d’enfants piaillants, privé d’air et de lumière); temps raccourci (attention de ne pas rater le métro; on est puni quand on arrive en retard au bureau ou à l’usine!) énergie rationnée au compte-goutte (ah ! les queues pendant la guerre pour obtenir quelques bribes de charbon ou quelques gouttes ele pétrole; ah! les amendes parce qu’on a dépassé la consommation autorisée de gaz ou d’électricité:).Rien d’étonnant, dans ccs conditions, à ce que ccs foules éprouvent un besoin physique, impérieux, de s’évader, do se transporter dans un autre espace, plus vaste, plus accueillant, dans le “paradis artificiel’’ du film.De là aussi la fortune prodigieuse des acteurs et des actrices du cinéma.Fortune surprenante, qui fait parfois froncer le sourcil aux moralistes.Fortune justifiée cependant, d’un certain point de vue, car ccs hommes, ccs femmes, ces “stars”, beaux, jeunes, riches, assurés, deviennent des êtres à moitié imaginaires, semblables aux demi-dieux de l’ancienne mythologie ou aux rois du XVIle siècle, des êtres qui vivent dans un “hyperspace” diffère nt du commun des mortels, mais justement dans l’hyperspace où le commun des mortels voudrait vivre.Quand Louis XIV évoluait à Versailles, il possédait pleinement l’espace, (développement grandiose du palais it des jardins), le temps (déroulement majestueux des cérémonies), et l'énergie (puissance des jeux ele lumière, des jets d’eau, des feux d’artifice, des parades ele cavalerie etc), que souhaitaient LA NOTION D’HYPER-SPACE BIOLOGIQUE 3(’)7 les Français de l’époque.Il était le surhomme, le demi-dieu, où chacun de scs sujets aimait à se reconnaître et à s’admirer.Maintenant les foules ne se reconnaissent plus dans un “roi-soleil” mais dans des “étoiles” multiples, selon le même genre d’images énergétiques.Et, de même qu’elles entretenaient leur souverain dans le décor grandiose de \ crsailles, elles entretiennent maintenant leurs “stars” sur un pied presque aussi somptueux, dans les résidences principes du pourtour d’Hollywood.V.La métamorphose humaine Ee cinéma arrive à son heure, au XXc siècle, en même temps que toutes les autres grandes poussées d’expansion de l’humanité: poussée vers la stratosphère, poussée vers les profondeurs sous-marines, poussée vers l’infinimcnt grand par les télescopes, vers l’infinimcnt petit par les microscopes, lumineux puis électroniques, incursion dans le passé par l’histoire, la préhistoire, la paléontologie.Toutes ces poussées sont simultanées et nous assistons en ce moment à la grande évasion de l’homme hors des limites hypcrspatialcs qui, pendant des millions d’années, ont enfermé la vie de ses ancêtres.C’est une véritable métamorphose, aussi soudaine, aussi brutale (jue celle de la chrysalide en papillon.L’homme devient sous nos veux un être nouveau.11 est en train de se transformer, de faire irruption dans un hypcrspace différent, exactement comme la chenille, être lent, rampant et presque aveugle, devient brusquement un autre être, conquérant un autre Univers.Avec des ailes avec de grands yeux à facettes, avec des antennes délicates, avec des muscles puissants et à réactions rapides, elle reçoit soudain la révélation inouïe du soleil, des parfums, des souffles d’air où 1 ou peut voltiger.Elle reçoit la merveilleuse possibilité de s’envoler, de bondir dans un monde nouveau.Quel rapport existe-t-il entre phyperspac.' de la chenille et celui du papillon ?entre celui de l'homme de Néandcrthal et celui de l’homme du XXc siècle?VI.Les cirions de pierre Il y a quelques siècles, dans ce que nous appelons “le moyen âge”, l’humanité à déjà connu une tentative d’évasion.Considérez les merveilleuses cathédrales qui parsèment le sol de la France et des nations voisines.X’êtes-vous pas frappé par la ressemblance qui existe entre leur plan général et celui d’un avion de l’époque HE VU K TRIMESTRIELLE CANADIENNE 308 moderne ?Même forme en croix, le transept figurant les ailes, la nef la carlingue, l’abside le dôme de pilotage; même position des passagers et de celui qui les dirige: le pilote dans un cas, le prêtre à l’autel dans l’autre.“Pourquoi cette étrange comparaison”?allez-vous demander.Voici pourquoi.Réfléchissez à une chose: c’est que, lorsqu'une foule se rassemble dans une cathédrale, c’est aussi un voyage qu’elle veut faire, comme lorsqu’elle monte dans un avion.Ce n’est pas a un parcours terrestre, c’est à une envolée spirituelle qu’elle est conviée mais, dans les deux cas, elle désire sortir de son domaine ordinaire, s’envoler dans un autre espace.La cérémonie religieuse, les lumières, les vitraux, les chants, les orgues, 1 encens, 1 évolution des choristes, le sermon faisant appel à toutes les facultés d élévation de la pensée, sont des moyens convergents tendant à élever les fidèles au-dessus d’eux-mêmes, dans un monde différent, plus haut, plus noble, plus beau.C’est à une véritable transposition dans un autre univers que la communauté des fidèles est invitée.Contemplez en esprit ce vol de grands oiseaux blancs, ces avions de pierre qui se sont posés sur la terre de France entre le Xle et le XlVe siècle.Avions immobiles, étrange préfiguration des escadres aériennes qui devaient atterrir sur ce même sol quelques siècles plus tard.Ces créations extraordinaires du génie humain nous ont été léguées par nos pères comme le témoignage du grand élan, de la grande envolée qui les a jetés autrefois vers la recherche d’un nouvel espace, spirituel celui-là.Ont-ils réussi?Old et non.L’homme est toujours imparfait; tout ce qu’ii entreprend il ne le réussit qu’à moitié; mais aussi il ne le manque jamais complètement.Tel fut en effet le sort du grand élan médiéval.F marqua un immense progrès spirituel, artistique et matériel de l’humanité.Cependant il échoua partiellement dans ses buts suprêmes: Le rêve prodigieux d’Albert le Grand et de Pierre d’Ailly, d’une chrétienté unie et fraternelle s’étendant sur le monde entier, sans guerre, sans haine, dans l’amour du Christ, ne fut pas réalisé.La “robe sans couture” fut déchirée et la société chrétienne se morcela, au milieu d’atroces carnages qui se prolongent jusqu’à nos jours.Cependant une impulsion était donnée, la voie vers l'avenir était grande ouverte.Maintenant, réunissant les vieux moyens et des moyens neufs, l’homme essaye de nouveau de s’évader, de conquérir un nouvel espace.La vérité est une et l’Univers métaphysique est le même que l’Univers physique; donc l’objectif final doit être le même.Mais I,A NOTION I) HYPER-SPACE BIOLOC.IQI E 369 il faut que la dure leçon du moyen âge serve à rendre Prométhéc plus sage.Le grand élan vers l’humanité idéale a été brisé à cette époque par la division; le grand, l’immense danger de l’envolée actuelle est de nouveau la mésentente entre les hommes.Si l’humanité se fragmente encore en blocs hostiles, les merveilleuses inventions de son génie vont toutes dévier, tourner à sa propre destruction, exactement comme ses magnifiques élans spirituels ont été déformés au XVIe siècles au point de la conduire à l’horreur des guerres de religion.Contemplons avec une immense sympathie cette humanité souffrante, encore en partie aveugle, pleines d’élans magnifiques mais aussi de bassesses et de déviations étranges.Contemplons ses tentatives gauches, ressemblant aux mouvements maladroits de la chrysalide encore prisonnière ou à ceux du papillon nouvellement formé, essayant de dégager ses ailes neuves et plissées de la peau morte qui les enserre.Contemplons tout cela avec émotion et respect et demandons-nous où cet effort démesuré va conduire nos frères et nos enfants: Vers l’établissement d'une humanité radieuse, fraternelle et libre, où chaque homme pourra épanouir librement ses facultés, sans craindre l’oppression, la captivité ou le massacre, ou bien vers la nuit et la tyrannie d’une nouvelle époque barbare, où l’homme sera de nouveau un loup pour l’homme, où la délation, la méfiance et la haine seront universelles.C’est le secret de l’avenir; toujours certaines régions de l’“hyperspacc” demeureront interdites à l’être borné que nous sommes, -— tout au moins pendant la durée de sa vie terrestre.Mais ce qui est de notre ressort c'est de travailler chacun à notre place, en bons ouvriers de la grand’œuvre universelle; de nous associer pour notre petite part à la poussée magnifique de cette humanité anxieuse et douloureuse; humanité qui cherche sans cesse à se dépasser elle-même, à monter inlassablement, en dépit de toutes les épreuves, attirée par un plus radieux avenir.Henri Prat DESCRIPTION PETROGRAPHIQUE DE QUELQUES ROCHES DU LABRADOR, DE LA BAIE D’HUDSON El DE LA BAIE JAMES Monsieur G.Gardner, professeur à l’École des Hautes Études Commerciales de [Montréal, a visité en 1030-32-33-37-38 et 39 la côte du Labrador, le détroit d’Hudson, les côb's des Baies d’Hudson et de James, certaines parties du Manitoba-Nord, ainsi (pie Terre-Neuve.Il a recueilli durant scs voyages de nombreux échantillons de plantes, de roches et de sols.Quelques-uns des matériaux et certaines observations ont déjà été utilisés dans diverses publications (a), et l’objet de cette note est l’étude des matériaux pétro-graphiques que Monsieur Gardner a confiés à mes soins.Je tirerai des observations de [Monsieur Gardner, très intéressantes du point de vue du naturaliste, des données d’ordre plutôt général concernant la géologie et la pétrographie de la région, et m’étendrai plus particulièrement sur les considérations purement pétrographiques.Limité aux affleurements qui se rencontrent sur les bords de la mer, mon travail ne peut être qu’une esquisse de la composition lithologique du pays exploré, et je tâcherai d’établir les relations qui existent entre ces roches et certains types rencontrés dans d’autres parties du pays, et en autant que la chose sera possible, leur succession dans le temps.E.H.Kranck dans son ouvrage sur le Labrador (b) se plaint — non sans raison — que peu de régions sont aussi peu connues du point de vue géologique que le Labrador; il en trouve la preuve dans le petit nombre de publications s’y rapportant.Cette opinion me permet d’exprimer l’espoir (pie mon étude nécessairement incomplète et faite seulement dans un laboratoire, contribuera à la connaissance de la constitution de ces terres lointaines dont la beauté a été vantée par tous 1*.s voyageurs.Il est établi quel' s plus vieux terrains du Labrador font partie du bouclier précambrien canadien.La série la plus ancienne, probablement l’algonkicnne, composée de schistes cristallins et de doié-rites, a été recouverte en discordance par un ensemble de quartzites, de gneiss à sillimanite et à grenat, de calcaires interstratifiés avec des laves, formant ainsi ce que les géologues canadiens appel- DESCRIPTION PÉTKOC.RAPHIQCE 371 lent “la série de Grenville” (e).On reconnaît dans la “série de Buckingham”, postérieure à celle de Grenville, des roches cristallines d’apparence éruptive d’une composition minéralogique variable comprenant des granités, des syenites, des diorites, des gabbros, des anorthosites, des péridotites et des pyroxénolites, où la part du métamorphisme est aussi très grande.Ces roches renferment des restes intacts, nombreux mais peu étendus, non assimilés de calcaires ou de quartzites.Les séries de Grenville et de Buckingham ont été injectées plus tard par des dykes, sills et batholites de syé-nite et de granité, ce dernier étant plus récent que la syéuitc.La série do Buckingham et h s batholites ont été accompagnés par de la minéralisation qui a produit des gisements do mica, apatite, magné-tite, graphite, feldspath, talc, corindon, magnetite, molybdenite, arsénopyrite et or.(d) D’une façon générale, on constate que l’ar-cliéen est plus profondément métamorphisé que l’algonkien, mais la granitisation a été tellement intense qu’il est difficile ou même impossible de séparer sur le terrain la part qu’y jouent le séiimen-tairc et l’éruptif.Les mers paléozoïques ont envahi le Canada aux temps cam-bro-siluriens.Kll >s ont laissé des dépôts de grès et de conglomérats recouverts ou mélangés avec des calcaires que l’érosion a réduits à quelques lambeaux peu importants; les fossiles y sont peu abondants et de mauvaise conservation.Les ensembles cambrien et précambrien sont recoupés par des dykes de doléritc d’âge variable.Le soubassement précambrien et les terrains cambriens affleurent sur la péninsule du Labrador au bord de la mer ou dans les vallées souvent profondément entamées par les agents atmosphériques.E.IL Kranck (loc.cit.) a étudié les côtes du Labrador depuis le détroit de Belle-Isle jusqu’à Hébron, et a présenté une esquisse géologique de cette région.Il distingue dans l’histoire géologique du Labrador 3 discordances et 5 “cycles”.Le premier, le plus ancien et probablement très long, est représenté par des galets du conglomérat d’Aillik, composés par des schistes et des gneiss complètement granitisés.Le second cycle, et en même temps le plus important, a fourni des roches sédimentaires: quartzites, conglomérats et calcaires dont l’origine ne laisse pas de doute dans les gisements d’Aillik et de Battle Harbour, mais qui par ailleurs sont transformés 372 REVUE TRIMESTRIEL!,K CANARIENNE on gneiss et même en granités.Les roches éruptives, laves ou intrusives ont joué un grand rôle durant ces deux périodes et se trouvent soit parmi les galets du conglomérat d’Aillik, soit intercalaires comme produits de leur transformation sous forme de schistes chloriteux, d’amphibolites et de gneiss il grenat.Ixmr direction générale est N\V — SE.Des actions mécaniques dues aux mouvements tectoniques, une complète recristallisation, une intense gra-nitisation ont fait disparaître dans certains cils les caractères primitifs des roches.Le troisième cycle, “couches de Rama h et de Mugford” a produit des roches sédimentaires, métamorphiques et volcaniques.Leur plissement du type jurassien a été beaucoup plus faible que celui des gneiss archéens.Ce sont des quartzites, des schistes, dcR amphibolites interstratifiés avec des couches calcaires (de Ramah) (e).La série de Mugford est constituée par des schistes, grès, brèches quartzeuses, agglomérats volcaniques, diabases intrusives et roches volcaniques (“trap") (f).Une grandi' discordance s’observe après la série de Mugford et la sépare des grès de Double Mer et des basaltes du détroit de Belle-Isle (Kcweenawien).Cette nouvelle série se distingue de toutes les autres, parce qu’elle n’a jamais été plissée au Labrador.La même remarque s’applique aux grès cambriens du détroit de Belle-Isle.Enfin, les dykes lamprophyriques et basaltiques (“trap”! traversent toutes les séries mais sont d’âge différent.* * * Les échantillons dont je dispose ont été recueillis généralement, au hasard des arrêts, et ne représentent que des points de repère au point de vue de la distribution îles divers types de roches du Bouclier Canadien.J’étudierai donc séparément les roches appartenant à la Série île Grenville et celles qu’il fau t rapporter â la Série de Buckingham.Je considère toutes les roches cristallophvlliennes comme appartenant au socle précambrien (Série de Grenville) et les roches d’apparence intrusive ainsi que les roches efï'usives intactes ou peu affectées par les mouvements orogéniques, comme faisant partie de la Série de Buckingham. DESCRIPTION PÉTKOGRAI’HIQTJE 373 SÉRIE ANCIENNE ET SÉRIE DE GRENVILLE Ce sont des gneiss, des amphibolites, des quartzites, des chlo-ritoschistes.Gneiss La roche prédominante du soubassement précambrien des côtes du Labrador depuis Battle Harbour jusqu’à Saglek Bay, de l’Ungava et de la Baie d’Hudson, est le gneiss.A quelques exceptions près, il est riche en quartz et en micro-cline (Ile Dog, (00); Davis Inlet, (57) ; Cap Mugford, (80) et (70); Ile Frazier, (34); Fort George, (5-A).Les variétés orientées, micacées, sont fréquentes à Iviguvik (51), (52), (53), à Diana Bay (15).La structure oeilléeest rare (Ile Cut Throat), (06).Les actions mécaniques ont fortement affecté le gneiss à amphibole et à biotite de Cut Throat (00-A).Le gneiss de Domino est admirablement schisteux et doit son feuilletage aux pressions intenses.L’orientation n’est pas toujours très nette, elle est plus ou moins oblitérée par la recristallisation en grande profondeur, (pii est la cause de la structure granoblastique de plusieurs de ces gneiss.La grande richesse en quartz permet d’admettre l’origine sédimentaire de la plupart des gneiss de ces régions; ce sont probablement des transformations des grès à ciment phylliteux et des quartzites, interstratifiés avec des marnes.On pourrait attribuer à ces dernières la formation de l’amphibole (Battle Harbour, (17); Winters Harbour, (24); Grady, (37); Cut Throat, (66-A) où fies plagioclases remplacent parfois complètement le feldspath alcalin (\\ inters Harbour, certaines variétés de gneiss de Domino, Iviguvik), (54).Kranck signale à Battle Harbour un gneiss qui alterne avec des bandes riches en quartz et en calcaire, et envisage comme indubitable l'origine sédimentaire de ce gneiss.La roche de Red Bay (74), dépourvue d’alcalin, contient de l'amphibole avec une structure en tamis (Siebstructure), qui rappelle exactement l’image reproduite dans le livre d’Adams et Barlow, représentant une roche que ces auteurs désignent sous le nom d’“amphibolite-plume”.(g) Les gneiss sont parfois accompagnés de schistes (Battle Harbour) très ficiles et de chloristoschistes au Cap Mugford (83) et à la Bai.; Wakeham (49).On retrouve un peu partout des amphibolites intercalées suivant la schistosité des gneiss, en masses plus ou moins importantes. 374 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Amphibolite Les amphibolites fcldspathiqucs ou dépourvues de feldspath sont très fréquentes sur les côtes du Labrador et dans toute la péninsule.Kranck les mentionne surtout comme des intercalations de peu d’importance dans les gneiss, et les interprète comme des roches basiques intrusives ou jffusives transformées.Rarement il les a rencontrées en connexion avec des calcaires, et dans ce cas, leur origine sédimentaire lui semble indiscutable.D’après cet auteur, des gneiss à hornblende sont aussi très répandus.M.Aubert de la Rue, qui a traversé en 1948 la péninsule d'Ungava de l’est à l’ouest, concluait que l’amphibolitc est aussi courante que le gneiss dans cette région.Il les a trouvés en enclaves assez importantes dans les granites, parfois en traînées diffuses ou en bandes, enfin en larges extensions au nord de l’estuaire de la Payne (h).L’étude de plaques minces faites dans les amphibolites de la collection de Monsieur Gardner a montré ([lie la plus remarquable provient de Clark’s Harbour (10); clP est à gros grain, à hornblende verte et à grenat rouge.A Aillik Bay, un gneiss leueocrate à amphibole passe progressivement à une roche très riche en amphibole accompagnée d’augitc (55).On voit aussi des amphibolites à Hopedale (04), à Port Harrison ( 17—A), plus au nord à Eclipse Harbour ( 11—A) et au Mont Eliot (8-A), 8-B).Elles sont parfois interstratifiées dans le calcaire (bloc dans le lit d’un ruisseau, Baie Wakcham (44), Baie Wakcham (40).A l’archipel de Grady, à Saglck Bay, des amphibolites fcld-spathiques proviennent nettement des roches éruptives de la nature d< s gabbros ou d.s dolérites (30) et (35) de 1933).Au Gap Mugforel, l’amphibolitc a la structure en gerbe (84).Série de Buckingham Cette série est représentée surtout par des roches d’aspect éruptif.Les anorthosites qui en font partie sont accompagnées de thorites, do gabbros, etc.Une partie des granites qui injectent la série de Grenville y appartiennent aussi (d’autres sont plus récents).Dans mon étude sur les roches de cette série élans la province de Québec (i), j’établis ([lie leur caractère principal est la recristallisation accompagnée1 par des phénomènes variés de réaction entre le minéraux constituants et la formation de nouveaux minéraux non DESCRIPTION PÉTROGRAPHIQL'E 375 existants dans la roche primaire.Elles n’ont souvent qu’une apparence “éruptive”, car leur provenance des roches sédimentaires s’observe par des passages insensibles.Granités Les granites, c’est-à-dire les roches grenues éruptives contenant du feldspath alcalin et riches en quartz, sont d’origine variée.Puisque, d’après de nombreux témoignages, la migmatisation joue un grand rôle sur la péninsule, et que d’autre part, Kranck signale un grand développement au moins dans la partie étudiée par lui, des gabbros et des diorites, on peut admettre que les roches riches en quartz et en plagioclascs, avec des interstices occupés par du microclinc ayant l’aspect et la constitution des granités calcoalcalins, sont en réalité des roches basiques injectées.Kranck admet que les gneiss d’origine sédimentaire injectés par le granite ou par l’“ichor” (terme employé par Scderholm qui signifie sérum) passent progressivement aux roches d’apparence granitique; il envisage en outre la formation des granites par une simple recristallisation dcsarkoscs ayant la même composition que le granite (p.1S, Kranck).Je crois que dans ce pays, les vrais granités éruptifs sont généralement plus riches en felsdpath alcalin, en microclinc, qu’en plagioclascs (ces derniers habituellement en voie d'altération) avec une teneur moyenne en quartz.Granites d’inuection (migmatites ou roches de mélange) Dans ces roches, le microclinc est parfois disposé nettement on bandes, et ses cristaux sont plus petits que ceux de la trame injectée (Cap Mvgford, (SO).11 peut aussi s’insinuer dans les petits interstices (Iles Cap Joncs, (3), Niger Sound (56); quelquefois, ces cristaux interstick ls sont plus gros, Great Whale River Post (27).La roche injectée est généralement altérée tandis que le microclinc est d une fraîcheur remarquable.Granites tlutoniques Ces granites sont moins leucocratcs que les précédents.Un granite à gros cristaux de microclinc avec un peu d’amphibole provient de Settler’s Hut (61).Le même type, mais à biotite, a été 37G REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE recueilli en blocs à l’Ile Dog (59); à Port Manvers, le granite est à biotitc et hudsonite ((59) avec le inicrocline montrant une perthite im damier.Celui de Davis Inlet à gros inicrocline, avec de nombreux plagioclases et à amphibole, représente un passage aux diorites (58).A la Baie d'Hudson, c< s granites ont été trouvés à Port Harrison (25) et au Cap Jones (3- A, variété pegmatite).Ces types sont relativement frais.Une exception représenti' une granodiorite de Windy Tickle (65), assez altérée, avec des plagioclases séricitlsés et épidotisés, et une biotite chloritisée.DiORIT ES Q V ARTZI QU ES Ce sont aussi des roches altérées, appartenant probablement aux anciennes intrusions; leur plagioclase est altéré, et la biotite, chloritisée; elles sont dépourvues de feldspath alcalin (Cap Jones (4).' Anorthosites L’amothosite typique du Labrador, décrite dans l’œuvre classique d’Adams (j), provient du sud du Labrador.Celle du nord, connue depuis longtemps, (particulièrement dans la région de Nain, (Hunt, 1863), n’a jamais été étudiée en détail.C’est près de Nain, sur Pile Paul, que l’on trouve la labradorite chatoyante, dont les cristaux ayant un reflet bleu profond irisé constituent un ornement des musées minéralogiques du monde entier.Kranck indique* deux gisements principaux: Nain et Square Island.Monsieur Cl.Gardner l’a retrouvée au Mont Eliot, à Port Manvers et en blocs au Cap Jones (1-B), (71), (73) et (29) de 1933).Tout: la montagne de Mont Eliot (7), (7 B) jusqu’au sommet abonde en affleurements d’anorthosite.C’est une variété à grands cristaux de bytownite accompagnés de petits et rares cristaux d'au-gite, d'amphibole et de grenat.Le gisement de Port Manvers fait partie de la région de Nain; cette variété est à rapprocher de la troctolite, car le labrador y est accompagné d’un peu d’olivinc.L’anorthosite trouvée en blocs au Cap Jones est à gros grains de grenat.Au Mont Eliot, elle est accompagnée d’une roche plagio-clasique quartzique écrasée (à 1000- 1100 m.(68).D’après Kranck, l’anorthosite joue un grand rôle dans lu géologie des côtes du Labrador, plus important certainement que dans les autres parties du précambrien canadien.Seulement, sa DESCRIPTION PÉTROGRAI’HIQL'E 377 variété purement feldspathique est assez rare; lu plagioclase est souvent accompagné de petites quantités de minéraux colorés.Autour de Nain, la roche a fréquemment un facies pogmatitique.Quant au second gisement décrit par Kranck, il se rencontre dans la partie SW de Square Island; le reste de la région est constitué par un gabbro à augite et hypers thène.Les zones bordières de ces deux territoires ont parfois subi l’écrasement.Gabdros et diouïtes Un gabbro très typique pour la Série de Buckingham si' rencontre au Mont Eliot (Se); la structure est granob las tique, le pyroxene, l’amphibole et le grenat sont des minéraux constituants.Un gabbro remarquable par les phénomènes de recristallisation et de réaction entre les minéraux possédant une structure granoblas-tique a été recueilli à Port Harrison ( 17—A), près des premiers rapides de la rivière Innuksuak.Doi.érites De nombreux dykes de dolérite recoupent les gneiss du Labrador.La dolérite a été mentionnée par tous les auteurs sous le nom de “trap”, terme qui englobait en outre toutes les roches filionniennes lamprophvriques.Kranck a fait une tentative de classement suivant leur âge respectif et leur composition.Les échantillons recueillis par Monseiur Gardner sont représentée par des dolérites très altérées, ouralitisées, chloritisées et calcifiées.Presque toutes appartiennent à la variété ophitique (Settler’s Hut, (02), Ile Frazier, (32), Ile Pattee, (41), Iles Ottawa, (42), Cap Mugford, (82), (S5).Roches sédimentaires Les roches sédimentaires du Labrador, le plus souvent profondément modifiées, ont rarement conservé leurs caractères primitifs.Certains quartzites dans le vieux socle ont pu résister au métamorphisme, et les calcaires sont parfois seulement recristallisés.C’est dans le cambrien que l’on signale (Low, Kranck) des grès rouges (Détroit de Belle-Isle) et des arkoses (Cap Diable).Los quartzites anciens se trouvent dans la région Aillik-Makkovik (voir la carte de Kranck, loc.cit.). 378 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Aucune roche sédimentaire ne fait partie de la collection de M.Gardner recueillie sur les côtes du Labrador.Les quartzites ont été trouvés dans la Baie d’Hudson, soit avec un peu de micro-clii.c (Iks Frazier, Ile Bill of Portland), soit à mica muscovite (Iles Frazier, Baie Wake h am).Les grès ou les grauwaekes renfermant des éléments cristallins se rencontrent à l’ile Cap Joncs (2).Du calcaire avec des bandes de grains roulés de quartz — dont chacun est entouré de matière charbonneuse — a été trouvé à l’Ile Bill of Portland, et du calcaire très fin aux Iles Sleeper.Description microscopique détaillée des roches recueillies liar M.Gardner suivant son itinéraire Monsieur Gardner divise le pays visité par lui en cinq secteurs: 1° — la côte du Labrador; 2° — le détroit d’Hudson; 3° — la partie nord de la côte Est de la Baie d’Huelson; 4° — la partie sud de la côte Est de la Baie d’Huelson et de la Baie James; 5° — la côte ouest de la Baie d’Hudson, de Chesterfield Inlet à Churchill.Le pays, couvert à un certain moment du Quaternaire par les glaciers, a subi une forte action de l’érosion glaciaire.Dans le secteur qui s’étend de Blanc Sablon à Makkovik, les montagnes ont des sommets arrondis, des vallées larges aux pentes douces, recouvertes par des éboulis.De Makkovik à Nain, la cote est plus sauvage, les collines moins arrondies, la côte est plus abrupte.De Nain au Cap Chidlcy, s’étend une chaîne montagneuse d’une grande beauté.Toute la côte du Labrador est bordée* d’iDs innombrables, particulièrement nombreuses dans les régions de Battle Harbour, Grady, Hamilton Inlet, Nain, Port Manvers, Okkak.Des fjords se rencontrent un peu partout; ils sont très nombreux de Makkovik au Cap Chidlcy.L’action des glaciers a été moins importante de Nain au Cap Chidlcy; les crêtes sont en dents de scie, et les vallées ont des pentes abruptes.En suivant l’itinéraire de Monsieur Gardner, c’est à Red Bay que nous faisons connaissance avec les roches qu’il a récoltées.Formant des collines plus ou moins dénudés, elles ont l’apparence de granites, mais dépourvues d’orthose, ce ne sont—d’après leur :|7 / IL \ 5 TE R X CANADA MANITOBA ICiLt o*v.WrA JJbA 1 DESCRIPTION PÉTROGRAPHIQUE 379 380 KKVl'K T1UMESTRIELI.K CANADIENNE composition minéralogique — quo dos diorites quartzifèrcs (74), probablement des calcaires transformés.Le plagioclase, une andé-sine, est rempli de produits d’altération: séricite et épidotc; le quartz est peu abondant.L’amphibole est remarquable par sa structure poecilitique (comme dans les “amphiboles-plume” d’Adams et Barlow); elle est accompagnée de biotite et d'ilinénite, cette dernière entourée de sphène.La biotite englobe un minéral incolore en longs fuseaux ayant le signe d'allongement négatif, le signe optique positif, uniaxe, faiblement biréfringent, très réfringent.L’un de mes élèves, A.Sandréa, a elïectuésur ma demande une analyse spectrale sur ôOmg.de la fraction lourde tie cette roche.Cette analyse a montré la présence de 5 raies de glucinium sur 7, ce qui indiquerait une teneur en Gl.comprise entre 0.3 et 0.8%.C’est donc comme je le supposais d’après l'étude microscopique — une phénacite (GhSiQi).A Niger Sound, les roches du socle sont injectées par des granites et des pegmatites.L’une de ces migmatites (roche de mélange) (50) se présente comme un granite porphyroïde monzonitique.Le microcline d’injection s’insinue dans les moindres interstices en un seul ou en plusieurs grains groupés entre les cristaux de plagioclase (à 28% d’anorthite).Le quartz en jeu de “puzzles” n’est pas très abondant; il contient des inclusions liquides avec îles bulles mobiles.Des grains rares et disséminés d’hudsonite (hornblende riche en fer, pauvre en chaux et en magnésie, avec moins d’alcalis que la barké-vicitc, angle 2Y petit) sont d’un beau vert-olive très foncé.Quelques cristaux de zircon ont des contours cristallographiques.Plus au nord, l’archipel de Battle Harbour (17) de 1933) a été complètement raboté par les glaciers.Les schistes très ficiles que l’on y trouve sont associés aux gneiss riches en quartz, microcline et amphibole (hudsonite) avec des minéraux accessoires tels que la biotite, le zircon et le sphène.Cet ensemble est recoupé par des filons de pegmatite ü structure graphique.Les échantillons de l’Ile Hawkes sont représentés par des gneiss à biotite qui sont déformés et fortement plissés.Leur feuilletage est dû aux actions dynamiques.L’étude au microscope montre (no.13 de 1933) qu’il a subi l’écrasement et une recristallisation postérieure.Le microcline d’une grande fraîcheur prédomine; ses cristaux ou agrégats des cristaux sont souvent entourés d’albite.Cette dernière, fortement séricitisée, est en outre remplie, suivant les fissures et le long des clivages, par une poussière ferrugineuse à DESCRIPTION" I’ÉTHOGHAPHI QUE 381 quoi est duc la coloration jaune de la roche.Le quartz est presque aussi abondant que le microclin?.Des deux micas qui s’y trouvent, la biotite renferme des inclusions de zircon entourées d’auréoles polychroïques.Les grains d’ilinénite disséminés irrégulièrement sont cerclés de sphène.Un filonnet d’albite traverse ce gneiss.Nous arrivons ainsi à la célèbre localité des côtes du Labrador du nom de Domino.La roche principale dont la surface est rabotée par le glacier est un gneiss soit feuilleté, soit rubané de couleur rose rouge ou gris.L’étude au microscope montre qu’il y a deux roches: l'une claire, orientée, est recristallisée et possède une structure granoblastiquc.Elle est composée de microcline, de plagioclase (à 20e/, d’anorthite), de biotite et d’épidote.De petits cristaux th i ki.lk canadi k n \ k 382 lises passant au gneiss à biotite et hornblende.Les granits recoupent dt's amphibolites fcldspathiques à grenat, et le tout est traversé par des filons de dolente ou de gabbro ophitique à deux pyroxènes (Nos.34), (35), (37), (38), (39) de 1933).Le granit (34) renferme de gros cristaux de mierocline avec une microperthite fusiforme et de l’albite bordée d’élégants bourgeons de myrmékite.Par l'écrasement et la trituration mutuelle des grands cristaux, il s'est produit des agrégats à structure granoblastique composés de feldspath et de quartz qui contournent les grands cristaux.Les minéraux colorés peu abondants: la biotite, l’augitc, sont disposés grossièrement en bandes.Les minéraux accessoires sont l’apatite, le sphène, la magné-tite.L’amphibolitc feldspathique contient du grenat (35).La hornblende englobe poccilitiquemcnt la biotite et le sphène; les aiguilles de rutile accumulées dans la biotite indiquent que ce mica est en voie de désagrégation.Le rutile et le sphène sont en outre associés à l’ilménitc.La structure est hétérogène, tantôt à grain moyen, tantôt fine.Le feldspath est en grains granoblastiques, l'amphibole, en prismes allongés, et le grenat, automorphe.Une dolérite qui s’y trouve à structure nettement ophitique représente un passage aux amphibolites.En plaques minces, on constate que de gros cristaux de plagioclase zonés, mariés suivant les lois de l’albitc, de Carlsbad et du périeline, s’entre-croiscnt.C’est un labrador à 70% d’anorthitc au centre, passant vers les bords aux plagioclases moins basiques il 50, 35 et 30% d’anorthite.Les deux pyroxènes entourés par la hornblende remplissent les interstices.Une fine poussière de magnétite obscurcit les deux pyrexènes et le feldspath.Signalons comme minéral accessoire le grenat, incolore en plaques minces.La petite Ile Grady est constituée principalement par un granit à biotite associé à la diorite.Cette île est remarquable par de beaux phénomènes d’érosion par la mer, les embruns et le vent ont complètement dénudé la surface dépourvue sur un côté, de toute végétation.Le granite /> ^ ¦ Planche III Fig.1 Magnétite synanthctique avec olivine.Troctolitc, Port Manvers, \.gross.93 Cno.72).Fig.2 —• Mynnékite au contact de I’oligoclase et du niicroclinc dans granite, X.+, gross.(10, Cap Jones, (no.3-A).Fig.3 Microperthito très abondante dans une granodiorite, Port Manvers, N.+ , gross.30, (no.09).Fig.1 Schiste nmphibolique passant au quartzite micacé avec bandes de calcaire (;\ droite, en bas', Baie Wakehani, X.+, gross.00, (no.40).Fig.ë Basalte avec phcnoeristnux de feldspath, Cap Mugford, b.X., gross.93, (no.S3 bis).Fig.0 ( iabbro: inclusions de feldspath dans un grenat, ( ’ap Jones, X 4-, gross 36, (no.1 B). PIllwIlC IV l'iu.1 I lit oehinre associée avec la hornblende dans un chloristosehiste, Haie WakeliMi , X +, (rross.20, (no, 10).l it.-.2 Orllui: mpliiltolite à (jienat, Ile (iratly, Nie.+, jjross.20, (no.35, 1033).l e/.3 Orthoninphiboüte à promit, Ile Grady, I.X., gross, 20, (no.35, 1033). A.i fc:l fVj •'':!.;C'‘ ifêd 5&?* Planche V Fig.1 —Orthoampliiboliti f«*lsp:itliicjnc*.Ile Hig, Saglek Hav, Nie.+.gross.30 (no.30, 1933).Fig.2 — Dolérite on voie do transformation: premier stade, ouralitisation dn pyroxene, snussuritisation dos feldspaths, Ile Big, Saglek Bay, Nie.+, gross.75, (no.31, 1933).Fig.3 Mioroporthitc fusiforme, Ile Grady, Nie.+, gross.45, (no.34, 1933).Fig.4 Igibradorititc, le pyroxene englobe les fcldspaths la façon de la struc- ture opliitiquo, Port Manvcrs, Nie.-f, gross.22, (no.29, 1933). 392 HE VUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE en petits fragments.Sur la grande ile Ar.latsivik s’élève le plus haut sommet du pays, le mont Thoresby (3007 pieds).Sur la colline à l’entrée de Port Manvers, près de la pointe Thalia, affleure la labradoritc chatoyante (29), 1933) composée essentiellement de grands cristaux de labrador à G0% d’anorthite, accompagnés de rares cristaux d’augitc.La base des montagnes, près de la tête de la baie de Port Manvers est formée par la troctolitc qui se voit aussi dans un éperon rocheux à l’entrée du Port (72) ainsi (pie dans le secteur situé tout près du bord de la mer.I.c Labrador à 70% d’anorthite, le principal constituant de la roche, maclé suivant la loi de l’allai te, est accompagné par de Poli vine dont les rares cristaux sont englobés entièrement ou parti; llemcnt par le plagiocla-so.Des inclusions lamellaires d’oligistc sont distribuées suivant les clivages du plagioclasc.L’olivinc est entourée d’une “reaction’s rim”, composée soit d'une hornblende d’un vert pèle, soit d’un hyperstène associé sous forme de myrmékite au plagioclasc.Un peu de biotitc et de rares cristaux d’augite sont des minéraux accessoires.On aperçoit dans la plaque un curieux phénomène d’association eynan thétique de magnétite avec de l’olivinc (PL.Ill, fig.1, no.72).Parmi les éboidis se trouvent des fragments de quartz, de granité à amphibole, de gneiss, de quartzite, etc.Sur la grève sablonneuse du port, on a recueilli de gros blocs morainiques d’une granodioritc à grands cristaux de microclinc.Au milieu de ce microclinc se voit une micropcrthite qui se développe progressivement en larges bandes maclées polysynthétiquement qui appartiennent à l’oligoclase à 15% d’anorthite.Cette oligoclasse est par places en proportion presque égale avec le microclinc (PL III, tig.3, no.69).La micropcrthite oligoclasiquc a été décrite et analysée par M.A.Lacroix dans les pegmatites de Madagascar (Minéralogie de Madagascar, t.II, 1922, p.363).Le quartz granulitique contient des aiguilles de rutile.La biotitc très foncée est accompagnée par l’hudsonite d'un vert très foncé avec le polychroïsme: nL, vert foncé, presque noir, np brun pâle, nm = ng vert foncé; l’angle 2V est petit, presque nul, la dispersion grande, la biréfringence faible.La magnétite et l’apatite sont incluses dans l'hudsonite.Une chaîne de montagnes, longue de 60 milles, s’étend du Cap Mugford jusqu’à la baie de >Saglek.Son nom “Kaumajets” veut dire “montagne aux sommets brillants”.Elle réunit un ensemble de roches volcaniques, des laves basiques et des cendres, superposées au vieux socle précambrien de schistes et de gneiss.Dans la vallée DESCRIPTION PÉTIiOGRAl’HiyUE 393 des chutes Jumelles, il y a îles basaltes complètement altérés (PL.Ill, fig.5, no.S3 bis).La photographie montre un phéno-cristal de feldspath en lumière naturelle, mais entre les niçois croisés, on voit qu’il représente un amas de petits grains de zoïsite.Les basaltes sont accompagnés de doléritcs et de tufs (7S).Dans une petite baie au N.de Port Amity explorée avec plus de détails, on escalada une montagne au sommet plat et aux parois croulantes.Le bas des montagnes et les pentes en montant au sommet sont composés par des gneiss et des granites d’injection.Les gneiss (70, SG) non orientés sont à microcline et à biotite (parfois chloritisée).Le microcline d’une parfaite fraîcheur avec de belles macles quadrillées, pauvre en micropcrthitc, est postérieur aux plagioclascs.(.'es derniers sont des oligoclascs acides, bordées d’albite, avec des myrmékites au contact du microcline.L’apatitc, le zircon sont des minéraux accessoires.Le granité, plus pauvre en microcline que le gneiss, injecte une roche riche en plagioclascs séricitisés et albitisés avec la biotite complètement transformée en chlorite où l’on aperçoit de nombreuses aiguilles de rutile.L’apatite, le zircon font le cortège habituel.La calcite pénètre en suivant les fissures (SO).Dans la partie sud-est, le terrain est constitué par des schistes noirs feuilletés ayant parfois un aspect ardoisié (75).Ce sont des chloritoschistcs à lann lies de chlorite très fines.La calcite jaunâtre, le quartz, le graphite sont disséminés sur ce fond chloritoux (83).Les gneiss sont surmontés par des amphibolites (SI).L’amphibole s’y présente parfois en cristaux fibrolamellaires d’actinotc, orientés confusément avec une tendance à la structure en gerbes (PI.II, fig.2, no.84).Los dykes de dolérite (82) sont visibles dans la partie sud-ouest longeant un ruisseau.La roche, d’un gris verdâtre à l’œil nu, laisse reconnaître des cristaux brillants de plagioclase.L’examen microscopique montre de longues baguettes de plagioclase séricitisées, entourées souvent par une fine micropcgmatite de quartz et de feldspath.I.cs interstices sont r< mplis par des produits de transformation d’augito en ouralite, chlorite et épidote.de sphène en leu-coxèno.De très longues baguettes d’apatite sont incluses dans tous les minéraux.Dans le même coin, sur le flanc d’une colline, on a recueilli des blocs de dolérite encore plus altérée.Aucun minéral, sauf la magnélite, n’est primaire.On reconnaît en plaque mince des sil- 31) I K K Vf K Tlil MKSTHI KM.K C A N A UI K N N K houettes de plagioclases rnaclés, saussuritisés et séricitisés.L’augitc est remplacée par une poussière de calcite, et la chlorite imprègne la roche.Le quartz secondaire dans les intervalles des minéraux, la calcite et la limonite en filonnets dans les cassures, le lcueoxène autour de l’ilménitc témoignent d’une profonde altération de cette dolérite.Des aiguilles d’apatitc longues et fines sont restées intactes.(85).L’Ile Rig se trouve dans la Raie de Saglek.La grève de cette île montre des affleurements de gneiss, de quartzites, de diorites et de gabbros •—¦ ces deux dernières roches en voie de transformation en amphibolite.Des filons de pegmatite graphique ainsi que des dolérites les recoupent.Dans le gabbro amphibolique (30), 1933), les grands cristaux de hornblende verte englobent des microclites de plagioelasc et des grains arrondis de quartz.L’andésine à 30% d’anorthite contient de ja;tits grains d’épidote, de zoisite et de séricitc.La biotite est parfois en association à axes parallèles avec l’amphibole (qui contient des auréoles polychroïquo autour du zircon).L’apatite, le rutile sont des minéraux accessoires.Des bandes d’écrasement traversent la roche; une orientation très nette des éléments souligne une tendance de transformation en amphibolite.La dolérite est assez fraîche.Les plages d’aligite, rarement transformées entièrement en ouralite, sont beaucoup plus souvent bordées par l'amphibole.Elles englobent ophitiquement les baguettes de labrador à 05% d’anorthite en voie de transformation en épidote et en zoïsite.L’ilménitc est souvent entourée de leuxocène; le quartz dans les interstices est probablement secondaire.Il est intén ssant de signaler que de petites lames de biotite pneumavo-lytiquc imprègnent la roche.La chaîne de montagnes qui s’étend de Saglek Ray jusqu’à l’IIe Killinek porte le nom de Torngats ou “demeure des esprits”.Le Mont Eliot se dresse à 4454 pieds dans la Raie des Sept-Iles (au sud-est du fiord Komaktorvik) ; scs pentes, sillonnées par des filons sombres, sont couvertes d’ébonlis.A 700 mètres d’altitude apparaît un grand affleurement d’anorthosite (7 et 7-R).Le minéral prédominant est le plagioelasc de basicité variable (PI.II, fig.3, no.7).C’est, soit l’anorthitc accompagnée de quelques cristaux d’amphibole et de grenat (7), soit le labrador à 70% d’anorthite (7 R) avec dans les interstices, de l’augite entourée d’amphibole ou DESCRIPTION PETRI «IRA PH I DCE 395 de grenat.( 'es anorthosites ne comportent habituellement ni sphène, ni apatite, ni minéral opaque.Kilos sont recoupées par places par des dykes d'épaisseur variable d'un basalte à gros microlitcs de plagioclase (7 A).A 1000 mètres d’altitude, au-dessus des anorthosites, apparaissent des bandes d'amphibolito feldspathiquc (8-A et S B) avec intercalation de schistes gréseux (S).Entre 1000 et 1100 mètres d’altitude (OS), la roche prédominante n’a aucun rapport aux anorthosites ni par sa structure, ni par sa composition minéralogique.Kilo est fortement écrasée et composée de bandes alternantes de composition et de grosseur de grains différents, be quartz complètement broyé, disposé en lits, e st associé aux pla-gioelases dont les grands cristaux intacts au centre sont parfois tordus et entourés de produits de trituration (IM.II, fig.1, no.(18) (andésine à 30% d’anorthite).Ils contiennent des gouttelettes de biotite brun-pâle et de l’antipcrthitc, et sont légèrement sériticisés et zoïsitisés.La biotite disloquée en petites lames et un pou d’épidoto se mélangent aux bandes de quartz.On y voit quelques grains de microdino et de rares cristaux de zircon (G8).Cette diorite quartzi-que écrasée est nettement antérieure aux anorthosites.Un type d’apparence gabbroïque recoupe, d’après AI.Gardner, tout cet ensemble.La roche complètement recristallisée a une structure granoblastique et serait, il me semble, caractéristique pour la série de Buckingham (8-C).Elle est composée de plagioclase, d’augitc, d’amphibole et de grenat.Le pyroxène d’un vert pâle et la hornblende d’un vert foncé sont pai'fois englobés par le grenat rose.L’andésinc-labrador (à 45 — 50% d’anorthite) est maclée suivant les lois de l’albite et de Carlsbad.L’absence de minéraux accessoires est à signaler.Kclipsc Harbour a reçu son nom après une expédition américaine en 1800, pour observer l’éclipse du soleil.O.-AI.Liebcr se trouvait parmi les membres de cette expédition commandée par A.Alurray.AI.Liebcr a été le premier à reconnaître le “gneiss de Domino”.Le vieux socle est, composé ici par des gneiss rubanés à amphibole en bandes de différentes épaisseurs alternant avec des amphibolites.Le tout est recoupé par des aplites (11, 11 —A.12, 12-A).Les montagnes à Clark’s Harbour (petit havre entre la côte du Labrador et l’ile Amity), sont plus basses que dans les autres parties du Dibrador, et sont très sauvages; l’action glaciaire a été exceptionnellement intense.AI.Gardner a pu explorer complètement l’île Amivy d’une façon détaillée.Le côté ouest est formé par des 396 HE VITE THEM ESTE IE EE K CANADIENNE m gneiss clairs, rabotés par dos glaciers.Dans la partie nord-ouest, on trouve des amphibolites très variées par l’aspect et la texture (jui ont été plissées et fortement déformées par les actions mécaniques.Parmi ces amphibolites, il faut signaler un échantillon splendide, remarquable par de gros cristaux brillante d’amphibole accompagnés par de grosses lames de biotite brune et par des rhombendodé-caèdres d’un grenat rouge (10).En plaque mince, on distingue quelques cristaux de plagioclase.Cette amphibolite est recoupée par un (don de gabbro (9).Une grande ile sans nom de la baie de Diana dans le détroit d'IIudson abonde en affleurements du socle précambrien.Les collines sont entièrement gneissiquos.L’examen microscopique des gneiss montre de nombreux cristaux de microclinc riches en micro-perthite très belle dans les sections à macles quadrillées; les plagio-idases, ne déliassant pas l’oligoclase à 10 15cc d’anorthite les accompagnent; souvent séricitisés au centre, il sont bordés d’albite.La biotite i < la muscovite nettement orientées sont parfois associées à axe parallèle.La biotite généralement fraîche est quelquefois légèrement chloritisée.Les minéraux accessoires sont le zircon en cristaux allongés, l’allanite d’une teinte orangé-rougeâtre, la magné-tite et le sphène.La direction des couches dans les roches plissées est nord, dans la partie nord-est de Pile, et N.E.-—• SW .vers l’intérieur du pays.Les gneiss sont recoupés par des liions de quartz et de fi ldspalh (15).Lu baie \\ akeham, située environ 75 milles à l’ouest do Cape Hope's Advance, découpée dans des montagnes sauvages, sombres, a des contours extrêmement irréguliers, limités parfois par des falaises abruptes.Les roches fortement érodées fournissent d’abondants éboulis.Elles sont principalement de nature schisteuse et gneissique.La roche prédominante est un gneiss d’un gris pâle à feldspath rose.11 est accompagné de schistes où Es lits à amphibole, andésine et quartz s'alternent avec des lits riches en cale)te, quartz, feldspath et amphibole (PL III, fig.4, no.46).Vers la tête de la baie, les gneiss s’associent aux chloristoschisti s verte, composés de cli-nochlore, de gros grains de grenat < t de rares cristaux d amphibole bleutée suivant son allongement nK (PL IV.f;g.1, no.49); ce s schistes et gr iss i ltcrnant avec d< s quartzites micacés a grenat rose et à grain fin.La biotite ainsi que quelques grains de rutile (brun-jaunâtre), de sphène (incolore) s’unissent au quartz et au grenat (PL 11, fig.4.no.47) pour former ces quartzites. DESCRIPTION' PÉTKOGKAPHIQUE 397 I viguvik est lin petit port étroit sur la côte est de la baie d’Hudson.L’aspect général du pays autour de ce port est très sauvage l'érosion, surtout du côté sud du port, a accumulé des tas d’éboulis et le sol est jonché de fragments et de gravier.Les roches ont une couleur d’un rouge brun chaud, et l’érosion leur a donné une surface spongieuse.Les collines en arrière-plan de la mission et les hautes collines (51) à peu de distance du village sont constituées surtout par des gneiss à biotitc.Ce sont les gneiss banaux de ce pays à microcline microperthiticjue accompagné de plngioelascs.La biotitc assez abondante est parfois associée à la chlorite.Le gneiss est coillé derrière la maison de la mission.Sa structure est granulitique, il est pauvre en quartz, et contient un plagioela.se assez basique (à 40% d’anorthite) qui englobe de petites taches de microcline mi antiperthite.Le feldspath faiblement séricitisé, forme des bourgeons de myrmékitc au voisinage du microcline.L’apatite est le seul minéral accessoire (52).Certains lits de ce gneiss sont à grain fin (51) avec du microcline et de l’andésine (séricitisée).La biotitc en lames très polyerhoïques, est distribuée sans ordre, et la muscovite est très rare.Le sphène, le zircon, la magnétitc et la chlorite sont des minéraux accessoires.Des affleurements de peu d’importance d’une diorite quartzique à biotitc émergent parmi ces gneiss près de la mission.Le plagioclase de la diorite à 30%, d’anorthite au centre et à 21% suivant les bords, est obscurci par la zoïsite et l’épidôto; il existe un peu d’or those.Une légère orientation des éléments micacés indique sa cristallisation sous pression.On aperçoit en plaque mince un peu de zircon et des veinules remplies d’épidote (54).Monsieur Gardner a recueilli parmi les blocs épars, quelques échantillons d’une pegmatite leucocrate dont le microcline à maries très fines et moiré s est parfois en association pegmatique graphique avec le quartz.On constate très peu de plagioclase acide et un peu de myrmékitc.Les îles Ottawa et les îles Sleeper, basses et rocheuses, se groupent en chapelets dans la baie d’Hudson.L’île Gilmour du premier archipel a particulièrement souffert de l’érosion glaciaire; les petits glaciers qui l’ont rabotée ont laissé partout les traces de leur passage sous forme de stries et de dépôts morainiques.Les stries ont la direction XK -SW; le sol très mince est riche en matière tourbeuse.L’île Gilmour est composée essentiellement par une roche très altérée qui se désagrège en plaquettes, probablement une amphibolite fibreuse (39).[.’amphibole fibro-iamellairc et la chlorite sont les 398 HE VUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE minéraux essentiels parsemés par de très petits cristaux d’épidote.Le sphène secondaire épigénise probablement l’ilménitc (42).On peut supposer que c’est une dolérite complètement transformée.L’île Pattcc de l’archipel Ottawa a été fortement érocléc elle aussi par les glaciers.Ses rochers moutonnés sont constitués par une amphibolite très fine, compacte.lin plaque mince, elle montre une structure fibreuse avec des fibres d’amphibole pennées ou entre-croisées (41), et de place en place, des taches de chlorite.Sur une île sans nom dans le groupe des Sleepers, on a recueilli des granités, des gneiss et des calcaires (21) à grain fin.Un minerai a été rencontré sur l’ile Daviault, probablement de la magnétite; il forme des couches presque horizontales.Port Harrison est le poste le plus important de la côte est de la baie d’Hudson (station sans-fil), situé à l’embouchure d’une belle rivière, l’Innuksuak.Les collines qui entourent le village ne dépassent pas 200 pieds de hauteur.Sur le continent, en face de l'archipel Hopewell, le socle précambrien est constitué par des gneiss d’injection et des granités.Le port lui-même est bâti sur un granite à chlorite (produit de transformation de la biotite) (25).L’examen microscopique montre (pie de gros cristaux de microcline englobent le quartz et le plagioclase et sont bordés de myrmékite aux contours flous.Le plagioclase avec un peu de séricite ne dépasse pas l’oligoclase.Le quartz légèrement broyé contient des inclusions à bulles mobiles.Dans le lit de la rivière, près des premiers rapides, à marée basse, se trouve un gneiss en couches bien nettes (17).Il est riche en oligoclase à 20% d’anorthite; on aperçoit à l’intérieur des cristaux de nombreuses taches de microcline en antiperthite.De grands cristaux de microcline sont dispersés, tandis que des petits s’insinuent dans tous les interstices; la myrmékite se forme au contact des deux feldspaths.Le quartz est en jeu de “puzzles”.De rares plages de chlorite sont mélangées à l’épidote.Le sphène, l’allanite et l’apatite sont des minéraux accessoires.Ce gneiss alterne avec une roche composée de hornblende, plagioclase et augite (17—A).L’amphibole englobe l’augite (pii se rencontre aussi en cristaux isolés.De petits cristaux rares d’allanite, d’épidote, de magnétite et de pyrite sont disséminés.Je crois que c’est une roche éruptive en voie de transformation en amphibolite.L’île Frazier appartient à l’archipel Hopewell.De nombreuses petites vallées du côté est de l’ile sont découpées dans les calcaires précambriens bien stratifiés (33).Dans les niveaux inférieurs des DESCRIPTION l’ETHOGKAPHIQl'E 399 calcaires, apparaissent îles grès rubanés feldspathiques avec un ciment en partie siliceux et en partie phyllitcux (35).Dans la partie encore plus basse de l'ile, presque au niveau de la mer, se trouve un quartzite rubané avec des lits gris-pâle et gris foncé.On a recueilli parmi les galets dans la partie haute de l'ile, des gneiss lcucocrates à grain moyen (34).Ces gneiss à microcline, avec très peu d’oligoclase acide, sont remarquables par la présence de très belles myrmékites (PI.I, fig.2, no.34).Enfin, le sommet de l’ile est couronné par une dolérite (32).Elle est altérée, mais on voit encore de l’augite intacte, le plus souvent chloritisée.Elle englobe _ ‘ ’ ' ment les baguettes allongées de plagioclasc complètement abîmé.Les lames de biotite sont chloritisécs et le sphène est transformé en leucoxène.L’amphibole, l'épidote, la calcite et la quartz sont ties minéraux secondaires.L’ile Bill of Portland près tie Great Whale River Post est constituée sur la pointe nord-est par des calcaires (28), et par ailleurs, par des quartzites et des dolérites.Les quartzites (29) ne comportent aucun ciment et renferment un peu de microcline; le quart, leur constituant principal, est entouré d’une bordure d’accroissement secondaire.Le calcaire non loin de la ligne de la grève tie la pointe nord-est, contient des lits de grains tie quartz arrondis, entourés par des amas d’une poussière noire, probablement d’une matière charbonneuse (28).La terre ferme en face tie Pile Bill of Portland montre des affleurements de calcaires et du soubassement précambrien.Les roches du socle ancien sont visibles près du poste tie Great Whale River dans le lit de la rivière.Les collines du côté nord tie la rivière sont formées par une granodiorite gris-rose (27).Les grands cristaux d’andésine à 38% d’anorthite prédominent dans cette roche, tandis que le microcline n’occupe que des interstices ou forme de petites taches dans le plagioclasc.La myrmékitc, au contact des deux feldspaths est très développée.Le quartz avec inclusions liquides à bulles mobiles est disséminé irrégulièrement.La biotite, parfois chloritisée, est groupée avec la hornblende, l’épidote, le sphène, le zircon et l’apatite.La calcite se voit dans les fissures.Le Cap Jones, situé entre la baie d’Hudson et la baie James, s’élève à peine au-dessus du niveau tie la mer.Les roches recueillies sur les îles environnantes sont assez variées.La petite île visitée1 par M.Gardner est composée essentiellement par des granites, des thorites quartziques et ties pegmatites (3, 3-A, 4).Les granites 5735 400 K K V I ' K TR I M KSTR1 K I.RK < ' A \ ADI K N N K sont d’injection ou nettement éruptifs et pegmatiques.La trame de la roche injectée est composée de plagioclases séricitisés, de biotite chloritiséc associée à une muscovite sale; le microcline en grains frai> reinjrlii les espaces entre ees minéraux; ce microcline est accompagné de quartz à formes propres.De belles rnyrmékitcs se forment au contact des deux feldsjiatlis (IM.Ill, lig.2, no.3-A).Dans le granité intrusif (3 A) au contraire, les grandes plages de microcline sont nombreuses et bien développées, et les cristaux d’oligoclase (à 20% d’anorthite) sont plus jiet.its, séricitisés et calcifiés.Le quartz semi-granulitique est riche en inclusions avec des Imllcs mobiles.La myrinékite se voit aux endroits où les deux feldspatbs se touchent.La biotite d'un brun-rouge englobe des aiguilles de rutile.-J.es parties superficielles de ce granite sont altérées.le plagioclase sérieilisé et saussuritisé, da biotite chloritiséc; la calcite pénètre dans la roche.Parmi les blocs errants, on a recueilli un grès foldspalhiquc (2) ou une gramvacke, un calcaire et une roche à structure grauoblastiquc de la série de Buckingham (1-B).J-.lle est très riche en grands cristaux de grenat entourés d’un amas de petits grains de forme régulière des plagioclases à 75% d’anorthite.Le peu d’interstices qui restent sont occupés par l’amphibole et l’augitc.Le plagioclase est parfois inclus dans le grenat (PL III, Üg.6, no.1-B): c’est une variété d’anorthosite à grenat.Plus au sud, Fort George est un vieil établissement de la Compagnie de la Baie d’Hudson, bâti sur la côte nord d’une grande île, à l’embouchure de la rivière Big.Au large de ce poste, on remarque plusieurs îles de dimensions variables et en particulier Pile Beacon, où des collections de roches ont été laites.Cette ile est très basse, et les affleurements visibles sont peu nombreux.Les roches constituantes sont des gneiss (5 et 5-A) leucocrates très riches en microcline.en grains et en cristaux de toutes dimensions, parfois avec microperthitc (pl.1, lig.3, no.5-A).Ils sont accompagnés d’un peu d’oligoclase à 20',, d’anorthitc, légèrement séricitisé.La chlorite et le sphène autour de l’ilménite sont des minéraux ferromagné-siens ; a jou Ions que ees gneiss son t faiblemen t écrases.* * * Lu jetant un coup d’œil rétrospectif sur cette étude, surtout descriptive, on peut néanmoins en tirer dos conclusions intéressantes.D’abord, au Labrador, plus que dans toute autre partie du Canada, la prédominance dans le socle précambrien semble être à la DKM'ltl I'TIO.V W/rpiKA l'IH Q17K 101 série la plus mcienne, celle de < îrènvillr.composée surtout de gneiss, d’amphibolites et de quartzites.Puis, des roches postérieures au Grenville, ayant l'apparence de roches éruptives se rattachent à la série de Buckingham, précambrien-lie elle aussi, lorméc d anorthosites, de gabbros, de dioritcs et de granités.Le grand mérite de M.G.Gardner est d’avoir recueilli des échantillons de roches sur un grand nombre de points de la côte du Labrador, du détroit et des bai s d’Hudson et James, ce qui a permis d’enrichir nos connaissances sur la distribution des roches du socle précambrien.Il a découvert en outre deux gisements d anorthosite: le premier au Mont Kliot, région (pii mérite une exploration plus détaillée que celle laite en 1939, le second, au district du Cap Mugford, très imponant à bien dis points de vue.^appelons d’aill urs qu’en 1933 déjà, il a signalé et décrit un gisement d’anorthosite au Port Manvers et l'a visité de nouveau en 1939; h-s échantillons recueillis au cours de e< s deux voyages ont rendu possible une étude plus approfondie.Enfin, il a étendu ses explorations à nombre d’endroits a peu près inconnus ou difficilement aceessibf s, remportant des matériaux variés qui nous permettront de mieux comprendre la géologie et la ’ ' ' gie de ces vastes régions arctiques.E.1 KRKMINE x< > T IS Idl'd.K >( iHAl'HKjl !> ti) A bord du Pie XI, l.i ( anada J- i.îk.-ui-, vol.23, uo *>.lévrier 1930, pp.190512; Liste annotée des espère.- de l'ti'-r iilit«•-¦-.de Phanérogames et d’Algues récoltées sur lu côte du I.: dtradoi, à la Haie d'IIud.-ou i-t dans le Manitoba-Xord t-u 1920 et en 1922, Hul.Sur.Botanique de l-'rauee, lonu- si.1927.22 pp.s planches; Lu J.abrador: hier et aujourd’hui, Revue de I I niversité d’Ottawa, vol.S, 1938, pp.220 210, 227 3-18; (1.( 1 Altos Kit et Brian K Wu.Mur: Kxplnring iti Labrador and Hudson Bay, Kevut- de U niversité d’Ottawa, vol.13, 1913, 71 pp., 1 carte; Liste des [liantes récoltées sur la côte du Labrador et région» limitrophes* Bul.Soc.Botanique de France, tome 93, 1910, 38 pp.1 carte b1 h) F il.Kuaxi k : Bedrock ge a".300 pages do texte et 320 illustrations, relié avec dos toile.Prix Fr.S.12.— Éditeur: Microtecnie, Edition Seriptar S.A., Lausanne, Suisse.L'édition française de cet ouvrage, dont le tirage original en allemand a connu un grand succès, était réclamé depuis longtemps.L’auteur, un des millcurs spécialistes suisses des méthodes de contrôle utilisées dans la construction mécanique, communique au le 'teitr ses nombreuses expériences acquises au cours d une longue activité dans ce domaine si vaste et toujours plus actuel.Complété par la description des instruments de mesure et des méthodes de contrôle h-s plus modernes, la première édition française de ce livre donne une introduction excellente dans le domaine des jauges: Généralités, jauges normales, HEVUE DES LIVRES 445 jauges de tolérance, systèmes d’ajustements, jauges de fabrication, dessins des jauges, etc.Les définitions sont très claires, la familiarisation avec les éléments se fait au moyen de très bonnes illustrations.Le but principal: Orientation générale dans le domaine des jauges est atteint par la description de nombreux exemples d’atelier.Une quantité de renseignements pratiques attirent l’attention sur les difficultés rencontrées dans la fabrication et l’emploi des jauges.Les exigences de la précision sont mises on évidence et l’auteur prévient contre l’emploi excessif des tolérances.Do nombreux renseignements pratiques sont donnés sur la fabrication des jauges, la trempe, leur contrôle et leur emploi approprié, la matière, le vieillissement, l’usure et le stockage.L’organisation des ateliers do contrôle moderne n’est pas passée sous silence et le chapitre qui lui est consacré fait ressortir, par des exemples pratiques et des chiffres, le rapport qui doit exister entre les frais de contrôle et ceux de la fabrication dans une entreprise rationnellement dirigée.La deuxième partie du livre est consacrée au “Système de tolérances ISA (ISO)” dont l’emploi se généralise de plus en plus dans tous les pays industriels.Partiellement rédigé sur la base du documents officiels, cet important chapitre constitue déjà, à lui seul, un enrichissement de la littérature technique moderne.Ecrit pour le praticien par un praticien qui reste toujours dans les limites des réalisations avec, comme but principal, l’amélioration de la qualité à l’augmentation du rendement, ce livre ne se lit pas une fois seulement, mais il est de ceux que tous les industriels, les chefs d’exploitation, les ingénieurs, les techniciens, les constructeurs, les dessinateurs, les outilleurs, les mécaniciens, les élèves des écoles techniques aussi, consulteront fréquemment i>our y puiser de précieux renseignements.IL rXDIO EX LA COLOXIA, ESTUDIO LA SA DO ESPECIA LMEXTE EX DOCUMEXTOS DEL ARCII1VO CENTRAL DEL CAUCA, par José Maria Arbo'eda Lloiîe.vte.1 vol.éd.l94S, 5x7)4,111-212 pages.Prensas del Ministerio de Educacion Dcpartamento de Extension Cultural y Bellas-Artes, Bogota EL CONTROL DE LA EJECTS ION DEL PRESUPUESTO EX EL U RUGI’A Y par Aurelio Pastoui, Profesordela Facultad de Ciencias economicas y de Administracion de Montevideo.1 vol.2ème éd.19-lS, 7 x 10 ,220 pages.“Impresora Uruguaya” S.A.— Cerrito csq.Juncal, Montevideo.COURS DE PHOTO-TOPOGRAPHIE par R.Martin-, Ingénieur-Docteur do l’Université de Paris.“Bibliothèque de l’Institut de Topométrie du Conservatoire National des Arts et Métiers”.1 vol.éd.191S, 6\\" x 9).j,,1 307 pages avec fig.et diagr.broché 875 fr.Paris, Editions Eyrolles.Afin de donner une idée assez complète du volume, nous vous signalerons les titres des quinze leçons présentées ici: 1.Historique, — Buts, Principes, Méthodes et Possibilités de la Photo- 44G REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE grammétrie.— 2.Éléments de Géométrie et d’Optiquc.— 3.Éléments de Photographie.— 4.Les Appareils de Prises de Vues terrestres et aériennes.— 5.Préparation et Exécution des Missions de Prises de Vues aériennes et terrestres.— 6.Les Points de Repère et de Contrôle de la Restriction photogrammétrique.— 7.La Méthode de Métrophotographie aérienne.— 8.Généralités sur les Appareils de Redressement — L’Appareil redresseur IL Rouesilhe.— 9.La Pratique du Redressement et de la Restitution des Photographies aériennes.— 10.Les Principes et les Matériels de l'Autophotogrammétrie ou Méthode de Double-projection.— 11.Les Principes et les Matériels de la Stéréophotogrammétrie terrestre.12.Stéréophotogrammétrie aérienne.Principes généraux.Lu Stéréotopographo Poivilliers Type initial.— 13.Les Matériels de la Stéréophotogrammétrie aérienne (suite).— 14.Les Matériels do la Stéréophotogrammétrie aérienne (fin).15.Les Applications générales de la Photographie aérienne et de la Photo-Topographie.— LES GRANDES OEUVRES POLITIQUES, DE MACHIAVEL A NOS JOURS, par Jean-Jacques Chevallier.Préface d'André Siegfried, do l’Académie Française.1 vol.éd.1949, 5?.ix 9,( XIV-406 pages, broché C00 p.Collection "Sciences Politiques”, (Librairie Armand Colin, 103, boulevard Saint-Michel, Paris, 5e) L'immense panorama do littérature politique que J.-J.- Chevallier déroulo aujourd’hui sous nos veux vient il son heure combler une lacune de notre culturo générale.“La littérature politique, dit dans sa Lettre-Préface André Siegfried, est moins connue que la littérautre générale, pour cette raison valable qu'ello relève d’une certaine spécialité: cependant elle est humaine, dépassant la limito d'une simple technique, et il n’est point, sans elle, de véritable culture”.Sans doute chacune des seize œuvres capitales que nous présente J.-J.Chevallier, — telles que Le Prince de Machiavel, L’Esprit des lois de Montesquieu lo Manifeste Communiste, de Marx et Engels, l'Enquête sur la Monarchie, de Maurras.Mcin Kamjf, de Hitler, — avait-elle pu faire, séparément, l’objet de savantes études.Mais un ouvrage manquait, qui permit une vue d'ensemble et pourtant préciso et détaillée de ses œuvres si diverses, largement citées et expliquées, replacées dans l’évolution générale de la pensée politique universelle pendant plus do quatre siècles.Qui dit “politique” dit, par h\ même, État.De fait l'État, accroiasant constamment son pouvoir sur les gouvernés, figure le personnage principal, envahissant, gigantesque, qui, sous des masques variés, domine ces quatres siècle.J.-J.Chevallier cite A ce propos une petite phrase de Marx, lourde de sons et toujours actuelle: “Tous les bouleversements n’ont fait que rendre plus parfaite la machine de l’Etat, au lieu de la briser”.A cette phrase, que Lénine commenta avec passion dans L'Etat et lu Révolution, qui fascina André Gide à son retour de l'U.H.S.S., J.-J.Chevallier consacre un de ses chapitres les plus suggestifs, lieau thème de méditation pour les lecteurs de cet ouvrage, rigoureusement composé après d'immenses lectures, et brillamment écrit, qui apporte aux spécialistes comme au grand public cultivé, avec un recueil de textes essentiels, une étude lucide dis grandes œuvres politiques et de leur portée, indispensables à l’intelligence de l'bistoiro et à celle de notre temps. REVUE DES LIVRES 447 Avec André Siegfried, souhaitons donc un vif succès à cet ouvrage qui inaugure heureusement la Collection “Sciences Politiques”, entreprise par la Librairie Armand Colin, sous les auspices du la Fondation Nationale des Sciences Politiques.LA MER À L’ASSAUT DES CÔTES - PEUT-ON EMPÊCHER LA MER D'Eroder les côtes et wenvaser les ports?par v.ito- ma.vovsky, Professeur d’Océanographie à l’O.R.S.C., Assistant il l’Intsitut Océanographique.“Collection Problèmes no 11”, 1 vol.éd.1917, 4Y\ x d'H, G3 pages avec fig.broché 45 fr.Editions Elzévir, 73bis Quai d’Orsay, Paris 7e.Ce petit ouvrage est destiné à montrer sommairement les problèmes complexes que soulève la protection d'une côté.L'auteur a fait du larges appels au remarquablo ouvrage de M.do Rouvillc: "Le Régime îles elites” où sont traités, principalement du point de vue technique tous les aspects de cette lutte.COMMENTAIRES DES REGLES D’UTILISATION DE L’ACIER (Règles CM 101 fi) A P P LI CA H LES A UN T RA VA L X UEPENDA NT DU MINISTERE DE LA RECONSTRUCTION ET DE DURBAN 1 SME ET AUX TRA VAUX PRI VES.1 vol.éd.1948.5lA" x SH", 80 pages, 14 fig.broché 300 fr.— Institut Technique du Bâtiment et des Travaux Publics, 2S, boulevard Itaspail Paris (7e).Les Règles d'utilisation de l’acier ont paru en Septembre 1947.Elles constituent pour les Ingénieurs et projeteurs un instrument de travail qui leur fournit des procédés de calcul nouveaux particulièrement pour les états de contrainte, le calcul au flambement et celui des éléments continus.Toutefois la présentation d’un règlement est toujours concise et ne prête guère à des développements cx« plicatifs.Il était donc nécessaire de donner aux utilisateurs toutes les justifica-cations concernant les formules nouvelles, leur origine et leur démonstration, dans le but d’en permettre une application compréhensive et raisonnée.Fin conséquence la Commission qui a mis au point les Règles d’Utilisation do l'Acier pour le Ministère du la Reconstruction et de l’Urbanisme a chargé quelques-uns de ses Membres de rédiger avec le concours de la Commission Technique de la Chambre Syndicale des Entrepreneurs de Construction Métallique des Commentaires des Règles qui puissent satisfaire le légitime besoin d’explications des utilisateurs.Les principaux articles des Règles y sont commentés et comparés aux règles des anciens règlements français et des règlements étrangers les plus récents.Des développements particulièrement étendus sont donnés sur les points suivants: CONTRAINTES ADMISSIBLES: Les Commentaires font ressortir les avantages apportés par rapport aux règlements anciens et aux règlements étrangers.La question des états do contrainte est traitée en détail.La question des contraintes des rivets et boulons est complètement explicitée et lu problème de la précontrainte des boulons non prévu par les Règles a été étudié. 148 REVEE TRIMESTRIELLE CANADIENNE CALCUL DE RÉSISTANCE: Après quelques explications sur les articles relatifs aux calculs, les Commentaires entreprennent la discussion complète de la méthode Duthcil applicable au flambement.Après une étude critique des procédés de calcul employés jusqu’à ce jour, les formules relatives au flambement sont complètement établies par des calculs détaillés, telles qu’elles ont été finalement admises par la Commission en partant de l’hypothèse initiale de M.Dlf-THEIL.RÈGLES SPÉCIALES AUX POUTRES ET POUTRELLES: Des commentaires détaillés sont donnés sur les Règles forfaitaires applicables au calcul du moment des poutres continues.1 QUAND NOTRE TOUR/ Le Communisme au Canada, est une brochure, 1" x ÎO”, 4S pages entièrement illustrées en 4 couleurs, en vente à Fides, 25 est, rue Saint-Jacques, Montréal (1) au prix do SO.15 l’unité; $12.00 le cent.A QUAND NOTRE TOUR / est l’adaptation canadienne de “Is This Tomorrow?’’, brochure illustrée sur le communisme dont on a distribué plus de 4,000,000 de copies aux Etats-Unis.Il ne s’agit pas d’une étude sur la doctrine communiste; c’est, l’histoire, illustrée en couleurs, de la révolution communiste.au Canada.Alors, c’est de la fiction, du roman?Pas tout à fait.Le récit n'est pas inventé de toutes pièces; au contraire, on ne saurait nier l’authenticité des faits dont il est constitué.Expliquons-nous.Les tactiques et les méthodes communistes pour fomenter une révolte et s'emparer du pouvoir sont consignées maintenant dans l’histoire de plusieurs pays.On en a fait l’application éventuelle au Canada, et constitué ainsi les différentes phases d’une révolution communiste au pays, telle que h» événements survenus ailleuts nous permettent de l’imaginer ici.Le récit, à la fois simple et vigoureux, met bien en évidence la duplicité, la fourberie, les procédés ciimincls et inhumains auxquels ont recours les chefs communistes.Il offre aussi un tableau saisissant de la misère — physique et morale —, et des ruines matérielles qui accompagnent l’instauration de cet ordre (?) nouveau.Enfin, il donne quelques exemples entre mille de l’esclavage odieux dans lequel sont tenues des populations terrorisées.Aucune publication ne saurait mieux faire comprendre aux classes populaires les ruses du communisme et ses résultats néfastes pour l’individu, la famille et la société.Chefs d’entreprises, directeurs de syndicats ouvriers, présidents de clubs sociaux et de société devraient se faire un devoir de diffuser largement cette brochure.INITIATION .4 L’ÉCONOMIE POLITIQUE (avec applications au Canada) par François-Albert Angers.Licencié en sciences commerciales (Montréal).Diplômé de l’École libre des Sciences politiques (Paris).1 vol.éd.1948, 5)x 8” 30S pages, "Bibliothèque économique et sociale No 8” édité chez Fides, Canada, en vente partout au prix de S2.00 (par la poste: $2.15).N’avez-vous pas déploré maintes fois l’absence d’un traité d’économie HE VC E DES LI VUES 449 politique d’inspiration canadienne, écrit à l’intention et à l’usage des Canadiens français?C'était lù.une Lacune grave et fort ennuyeuse, disiez-vous, et avec raison.Or, cette lacune n’existe plus aujourd’hui.M.François-Albert Angers, Diplômé de l'Kcole libre des Sciences politiques de Paris et professeur à l’École des Hautes Ftudes Commerciales, vient en effet de publier, aux Éditions Fides, cet ouvrage depuis longtemps désiré.M.François-Albert Angers est très avantageusement connu, non seulement dans les milieux universitaires, mais même dans les milieux financiers et administratifs où il est appelé très souvent à se prononcer sur telle ou telle question.Il collabore en outre à plusieurs revues et ses écrits font, autorité aussi bien à l’étranger qu’au Canada.Il est sans contredit notre premier sociologue et économiste.Le traité qu'il présente aujourd’hui au public est le fruit de sa longue carrière de professeur it l’École des Hautes Études commerciales et à l’Université de Montréal.C’est dire que chaque définition, chaque mot sont pesés, réfléchis, vidés de leur sens.La qualité première de l’ouvrage est la concision et la clarté.Un devine que le professeur a révisé, refondu et complété bien des fois ses notes de cours avant de se décider à les livrer à l'impression.L’ouvrage y a gagné cette autorité que confère une longue expérience et qui fait de certains volumes dos ouvrages de base auxquels on recourt sans cesse.L’auteur parcourt le cycle entier des divers domaines de la science économique.Parti de la notion de celle-ci, il s’arrête au problème de la consommation: de la production, de la distribution, étudie les phénomènes de la circulation: valeur, prix, monnaie, système monétaires, crédit, bourse, change, etc., et de la répartition: salaire, loyer, intérêt, etc., et termine avec une magnifique synthèse sur une politique gouvernementale sur le plan national.Nous pouvons affirmer, et la critique nous donnera sans doute raison, que l’ouvrage de M.Angers est l’un des plus concis, des plus clairs, et des plus orthodoxes qui aient été publiés au Canada.INITIATION .4 L’fiCONOMIE POLITIQUE est le Se ouvrage de la collection “Bibliothèque économique et sociale” qui groupait déjà les ouvrages suivants: Invitation à l’étude, L’homme d'affaires et Le citoi/cn canadien-français, d'Esdras Minville; Le mouvement ouvrier canadien, de Jean- Pierre Després; Les doctrines économiques, de Paul Ilugon; Géographie économique du Canada, do Raymond Tanghe. VIE DE L’ASSOCIATION Nous vous rapportons ci-dessous les activités de notre Association, ainsi que celles de nos diplômés, depuis le mois de mai dernier.Nous avons essayé de rendre les renseignements donnés sous cette rubrique plus complets que d'habitude en demandant au Conseil des Sections de nous faire connaître les nouvelles particulières à leur territoire.Ainsi, r.ous publions pour la première fois les nouvelles du Conseil de la Section de Québec.Nous comptons avoir dans d’autres numéros la môme rubrique en la provenance des Sections Ottawa-Hull et Nord de Québec.Assemblées du Conseil: — Le Conseil de notre Association s’est réuni trois fois depuis le 3 mai dernier: les 1S juillet, 10 septembre et 1S novembre.Les détails qui suivent donnent un aperçu complet des délibérations du Conseil à ces diverses assemblées: Admissions et rêadniissions:— Tous les étudiants de mai 1919 sont devenus membres de l’Association aussitôt la réception de leurs diplômes.Les diplômés dont les noms suivent ont été réadmis: Louis-C.Lajoie ’18 et Adolphe Martin ’42.Nominations de délégués de promotion: — Nous sommes heureux d’annoncer que monsieur Guy-L.Bi.ain a été nommé pa r ses confrères délégué de la nouvelle promotion 1919.Monsieur Léon Duciiastel, remplace monsieur Lucien Perrault comme délégué de la promotion 1927 et monsieur Camille Laurendeau a été nommé en remplacement de monsieur Louis Larin comme délégué de la promotion 1918.Amendements aux règlements: — Le Conseil a décidé d’amender les règlements aux prochaines élections: les membres de l’Association seront en effet appelés à se prononcer sur un projet qui concerne la représentation des Sections VIE DK L’ASSOCIATION 451 au Conseil de l’Association et la procédure utilisée pour le dévoilement du scrutin.Si les amendements sont adoptés, la représentation des Sections variera avec le nombre de leurs membres et le dévoilement du scrutin ne présentera pas les inconvénients actuels.On se souviendra que le travail des scrutateurs étant devenu considérable avec lo nombre de membres de l’Association, il est arrivé que les délibérations de l'assemblée annuelle ont été suspendues plusieurs fois durant les dernières années pour attendre les résultats du scrutin.Les amendements prévoient la remise un peu plus hâtive du bulletin de vote par les membres de l’Association, ce qui permettra aux scrutateurs, nommés maintenant un an d’avance, de procéder au dévoilement du scrutin sans retarder l’agenda de l’assemblée annuelle.Collaboration à la Revue Trimestrielle Canadienne: — I.e Conseil de l'Association a confié au Dr Huet Massue la présidence d'un comité qui a pour but d’inciter les diplômés à publier des articles dans la Revue Trimestrielle Canadienne.Ce comité a déjà siégé plusieurs fois depuis sa formation; il rapporte de très intéressants progrès.Plusieurs articles de diplômés sont promis et même entre les mains du Secrétaire de la Rédaction de la Revue.Si ce Comité mène son travail à bonne fin, on aura le plaisir de voir des articles signés par nos diplômés dans chaque numéro de la Revue.Liste des Diplômes 10It0: — Notre confrère, Jacques Laüdence, de la promotion 1938, ado nouveau été chargé cette année de la publication de la Liste des Diplômés.Son travail a été, comme d’habitude, excellent et très apprécié.La liste des Diplômés répond à un besoin réel.Publiée ainsi chaque année, elle rend de très grands services sans compter que, grâce à la publicité, la résultat financier est intéressant pour le trésor.Nous estimons en effet à $100.00, le revenu net de la publication.Médaille de VAssociation: — Les médailles de notre Association ont été accordées cette année aux étudiants finissants suivants: 452 IiE VU K THIMESTHIKI.ee CANADIENNE Médaille d’or, attribuée l'étudiant classé premier en dernière année d’études: M.André Bahbeau.Médailles d’argci /, accordées dans chaque option, à l’étudiant qui a présenté la meilleure thèse de fin d’études: Travaux publics-Bâtiments: M.Bernard Gho.vdin Mécanique-Électricité: M.Paul Pigeon Mines-Géologie: M.Jacques Cmagnon Chimie Ir.dustrielle-Métallurgie: M.Jean Cohneiei.e Dévoilement de la plague commémore tire sur la propriété de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal: — La plaque commémorative, dont il a été question depuis plus d’un an, fut enfin dévoilée le 13 octobre dernier.On sait que des difficultés d'ordre divers ont obligé le Conseil à remettre à plusieurs reprises la date du dévoilement.La cérémonie fut ouverte par Mc Victor Mokin, ancien président de la Commission des Monuments Historiques de la Province de Québec, qui présenta la plaque à l'École Polytechnique.Après le dévoilement par l’Honorable Orner Côté, Secrétaire provincial, le Dr Ignace Bkouieeet, Directeur do Polytechnique, prononça quelques mots.En recevant officiellement la plaque au nom de l’École Polytechnique, il remercia chaleureusement tous ceux qui avaient concouru à l’exécution du projet.L’Honorable Orner Côté fit ensuite une courte allocution.Parmi les invités, on remarquait les représentants de la Corporation de l’École Polytechnique, de l’Université de Montréal, de la Commission des Écoles Catholiques de Montréal et de l’Association des Diplômés.La cérémonie se déroula devant un grand nombre d’étudiants de Polytechnique, qui étaient justement en période d’initiation.Le Doyen de nos diplômés, le Dr Louis-S.Pakiskau, de la promotion 1877, avait tenu ;\ assister à la cérémonie.Pour lui, c’était essentiellement une fête du souvenir, étant donné qu’il fut étudiant de l’École Polytechnique dès le premier jour de l'ouverture des cours, au tout début de 1874.Fonds du 75tmc Anniversaire: — Le Fonds du 75ème Anniversaire fait son œuvre.Au cours do l’année universitaire 1948-49, le Comité de direction a accordé sept prêts pour un total de $1500.Il a distribué $900.en octobre 1949 à cinq étudiants.L'actif du Fonds en octobre dernier était de $14,774; VIE DE L’ASSOCIATION 453 près de $900 ont, été souscrits par les diplômés nu cours de l'année 1949.Tournoi de Golf: — Pour la première fois dans l’histoire de l’Association, un tournoi de Golf a été organisé à Montréal, cet automne.Il eut lieu au Golf Municipal, le 12 septembre, par un bel après-midi.Quarante-trois diplômés ont pris part au tournoi.De nombreux prix furent accordés par un grand nombre de maisons d’affaires et par plusieurs de nos diplômés.I.c gagnant du tournoi fut le Dr Huet Massue.Cette nouvelle initiative est due au Comité des activités sociales, dirigé par notre confrère Léo Roy ’30, assisté de monsieur Conrad Lavekduiie ’43, un grand fervent du golf.Le Conseil a grandement apprécié leur travail et les félicite publiquement du succès obtenu.Le prix de consolation a été gagné par Henri Gaudefroy ’33, qui en était à sa troisième partie de golf jouée durant les trois dernières années, à raison d’une par année! Fête aux huttres: — La fête annuelle aux huîtres a connu un magnifique succès cette année.La réunion eut lieu le 17 novembre, au Cercle Universitaire comme d'habitude.195 personnes étaient présentes au souper, ce qui est une augmentation importante dans l’assistance sur l’année dernière.Environ 33 couples se sont joints aux autres pour la danse seulement.Il y avait des huîtres en quantité.La soupe aux huîtres et les pâtés aux huîtres étaient délicieux et chauds.Le vin blanc fut très en demande.Il contribua sans doute à créer un bel esprit de fête, qui ne tarda pas à s’emparer des convives.Ceux qui aiment les huîtres et qui ne sont pas venus, ont manqué quelque chose.Félicitations aux organisateurs Léo Roy ’30 et Pierre Mauffette ’37.Conférence: — Le mercredi 9 novembre, dans la soirée, avait lieu dans le grand amphithéâtre de Polytechnique, une conférence sur le Relèvement de l’Industrie Minière en France, par un ingénieur minier français, monsieur Bertrand Schwartz, professeur à l’École des Mines de l’Université de Nancy.Monsieur Schwartz est venu au Canada sous les auspices du Conseil Canadien de la Reconstruction 454 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE par l’UNESCO.11 a fait une tournée de nos domaines miniers de l’Atlantique au Pacifique.Nous en avons profité pour lui demander de nous parler des houillères françaises; ce qu’il a fait en connaissance de cause, étant inspecteur au Corps des Mines en I-rance.La réunion était présidée par le Dr Ignace Brouillet, directeur de Polytechnique et premier vice-président de l’Association.I.o conférencier fut remercié par notre confrère, monsieur Paul Rive-rin ’36, professeur au Département des Mines à Polytechnique.Assemblées des délégués de ¦promotion: — L’assemblée d’automne des délégués de promotion a eu lieu lundi, le 7 novembre 19-19, dans la salle de la Corporation de l’Ecole Polytechnique.Lille fut présidée par le Dr Ignace Brouillet, premier vice-président de l’Association, en l'absence de notre président, monsieur Ernest Lavigne, qui n’était pas à Montréal ce soir-là.Trente délégués étaient présents sur un total possible de quarante-quatre.Deux s’étaient fait remplacer par des confrères.Assistaient aussi à l’assemblée un grand nombre de membres du Conseil et des divers comités.L’assistance était d’environ 45 personnes.Le président de l’assemblée a passé en revue les événements qui se sont déroulés depuis l’assemblée précédente du mois d’avril.Il fut ensuite question de recrutement.Cette question ne paraît pas tout à fait aussi encourageante qu’elle l'était au début de l’été.Toutefois, on a bon espoir que d’ici la fin de l'année un montant suffisant de cotisations seront rentrées pour permettre au Conseil de boucler son budget avec un léger surplus.Les délégués de promotion ont ensuite proposé des candidats aux élections de janvier prochain et, après délibération sur diverses questions d’ordre plutôt secondaire, l’assemblée fut levée à 10:00 heures du soir et ajournée à la salle des étudiants où des rafraîchissements furent servis.VIE DE LA SECTION DE QUÉBEC Le Conseil de la Section de Québec remercie la Rédaction de la Revue Trimestrielle d’avoir bien voulu mettre cet espace à sa disposition, pour faire rapport à nos confrères des réunions organisées par la Section.Nous espérons ainsi resserrer les liens déjà étroits qui unissent les diplômés de Polytechnique. VIE DE L’ASSOCIATION 455 Tournoi de Colf: — Le 20 juin, les Diplômés participèrent à un tournoi de Golf au Royal Québec Golf Club à Boischatel.Cette organisation, conf.ée à MM.Arphile Longpré ’27 et Laurent Perron '47, respectivement président et secrétaire du comité, remporta un magnifique succès.Le meilleur score brut fut obtenu par M.P.-A.Dupuis ’21 tandis que M.J.Des Rivières Tessier ’09 remporta le meilleur score net.Un confrère de Montréal, M.Émilien Dagenais ’25 gagna à cette occasion, le magnifique prix spécial: un voyage à New York pour 2 personnes.Afin de refaire les forces dépensées au golf par les joueurs, on leur servit le soir un lunch succulent au chalet du club.Réception: — Le 25 août dernier, avec la collaboration de l’E.I.C., section de Québec, les Diplômés organisaient un cocktail en l’honneur de Mlle Marguerite Cleary et de M.Maurice Bourget ’32, M.P.à l’occasion de leur mariage.Cet événement eut lieu au Cercle Universitaire de Québec.Notre président, M.Euclide Paré ’31, adressa quelques mots à l’assistance distinguée et particulièrement nombreuse.Il y fit les éloges des fiancés et se chargea de leur présenter les meilleurs vœux de bonheur au nom de tous les membres.Il y eut alors présentation de fleurs ;\ Mlle Cleary par madame Euclide Paré, et don d’un cadeau de mariage aux futurs époux de la part de tous les membres.Après les remerciements de monsieur Bourget, la réunion so termina dans l’entrain d’une dernière tournée de cocktail offerte gracieusement par notre confrère M.Léo Dufresne '28.Conférence-Causerie: — Le 10 octobre, les Diplômés collaboraient avec l’E.I.C., Section de Québec, à l’organisation d’une série de courtes causeries sur la construction du Nouveau Colisée de Québec.Dans la magnifique enceinte du pavillon Mgr Vaciion, les ingénieurs et architectes responsables de l’exécution de ces travaux nous exposèrent leurs solutions aux multiples problèmes occasionnés par ce projet. 456 REVTE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Le programme de la soirée fut le suivant: 1.—Exposé général par les architectes Caron et Rinfret.2.— “General nature of thin-shell concrete construction” par M.Robert Zaborowski, gérant de Roberts & Schaefer Co., ingénieurs-conseils de New-\ork.3, — “Engineering design of the New Coliseum , par M.H.Fleischer, ingénieur du bureau Roberts & Schaefer.4, — “Sondage et résistance du sol”, par M.Guillaume Piette, ingénieur-conseil de Québec.5 —“Pilotis Caisson Eranki”, par M.f.éon A.Fraikin, dir.-gérant de Franki Compressed Piles Co., Montréal.G.— “Construction of the Coliseum”, par M.Reginald Kirkpatrick, ingénieur-résident sur les travaux pour Roberts & Schaefer.Suivit la présentation d’un film sur la construction par l’entrepreneur A.Deslauriers, additionné de commentaires de la part de M.Henri Deslauriers.M.Maurice Archer, McGill ’33, qui avait présenté les conférenciers, demanda ensuite à Son Honneur le Maire de Québec, monsieur Eucien Borne, de bien vouloir dire quelques mots h 1 Assemblée.Celui-ci exprima sa grande satisfaction de la collaboration reçue des architectes et ingénieurs dans la réalisation de ce projet d’envergu re.NOUVELLES M.Pierre-Paul Annie '48 est maintenant à l’emploi de la Compagnie Forar.o Limitée, a Plessisville.Le Capitaine de Groupe Jean-G.Archambault ’37 est revenu du Eastern Air Command d’Halifax, pour devenir Officier Commandant de la Station de Saint-Hubert du Corps d’Aviation Royal Canadien.M.Charles-Aimé Auclair ’41 est depuis quelques mois à l’emploi du Département des Transports, Division des Canaux du Québec.M.Raymond Barette ’47 a quitté son poste d’ingénieur avec la firme J.-S.Hewson, pour devenir membre du personnel de la Maison Collet & Frères, ingénieurs-conseils.M.Roland-J.Beaulieu ’37 qui était gérant de la cité de la Rivière-du-Loup, est maintenant ingénieur il l’Office de l’Electrification Rurale. VIE DE L’ASSOCIATION’ 457 M.Jacques Benoît ’33 vient d’abandonner son poste de Gérant de district à Montréal, pour la Compagnie Wallace & Tiernan Ltd, pour devenir membre de la Firme H.W.Lea, ingénieurs-conseils.M.J.-Ldouard Bektka.nd ’03 est maintenant président do la Compagnie A.Janin Limitée.M.Joseph-Aimé Boileau ’40 est maintenant ingénieur de la cité de Hull.M.Claude Boukgeois ’40 est entré en société avec M.Louis-P.Deko.me pour former la firme Bourgeois et Derome, ingénieurs-conseils.Le major Paul Bousquet '41 est maintenant ingénieur au service de la Marine du Département des Transports, Québec.M.Gaétan Bruneau ’30 vient de laisser le Ministère Provincial de la \oirie pour devenir directeur des Services Techniques Municipaux de la ville de Saint-Hyacinthe.M.Paul-funilc Cadkin ’30 depuis plusieurs années directeur-gérant de la Compagnie Metalite Limited, a ouvert un bureau d’ingénieur-conseil au Cap-do-la-Madeleine.M.Paul Carrier ’49 est maintenant il l’emploi de la Compagnie A.Deslauriers & Fils, entrepreneurs à Québec.M.Eugène Claprood ’49 travaille présentement pour le service des Ponts pour le Ministère Provincial des Travaux Publics à Québec.M.Jean De.viger ’45 n’est plus attaché à la firme Taylor Instrument Companies of Canada; il est maintenant ingénieur représentant de Associated Chemical Company of Canada.M.I ,ouis-P.Derome '45 est en société avec Claude Bourgeois ’40, ayant formé avec lui le bureau Bourgeois et Derome, ingénieurs-conseils.M.Jean Dessaules ’40, depuis plusieurs années ingénieur de la Compagnie Shawinigan Water & Power, vient d’être transféré de Trois-Rivières à Montréal, au service de cette Compagnie.M.Louis Dion ’40 a abandonné son emploi avec la firme Frank W.Horner Limited; il travaille maintenant pour Canadian Industries Limited à Belceil.M.Léon-A.Duchastel ’27 vient d’être promu au rang de Chef des Services généraux du Personnel de la Compagnie Shawinigan Water & Power Co.M.Arthur Duperrox ’11 vient d’être nommé gérant général de la Compagnie des Tramways. 458 REVUE TRIMESTRIEI.EE CANADIENNE M.Amable Émond ’4G est revenu temporairement du Chili, où il travaillait pour le compte de Chile Exploration Co à Chiqui-camata; il a repris le chemin de l’Amérique du Sud et travaille pour Bethlecm Steel Corporation au Venezuela.M.Jacques Farmer ’49 est présentement à l'emploi du Département du Gaz de la Commission Hydroélectrique de Québec.M.I.-R.Gagnon '34, pendant de nombreuses années au service de la Voirie à Saint-Charles de Bellechasse, est maintenant membre du personnel du Service des Arpentages du même Ministère à Québec.M.Marcel Gaudreau '43 a abandonné son poste avec la Compagnie Solex pour devenir ingénieur chargé de l’entretien au service de l’Université Saint-François-Xavier, à Antigonisb, N.E.M.Gaston Goulet '47 est maintenant à l’emploi de la Compagnie Canadian Comstock Limited.M.Osmond Graham '21 est maintenant à l’emploi de Quémont Construction Limited à Montréal.M.Georges Gravel ’40, jusqu’à ces derniers temps ingénieur au Ministère de la Voirie à Québec, est maintenant ingénieur de la ville de Jonquière.M.André Gkothé ’41 est maintenant au service de la Division Technique du service des Travaux publics do Montréal.M.Paul Guénette ’39 est maintenant au service de la firme M.B.I.Consultants, ingénieurs industriels à Montréal.M.Antonio Guérard ’49 est maintenant ingénieur à la division technique du service des Travaux publics de la ville de Montréal M.Lucien Huppé ’49 est à l’emploi du Ministère Provincial de h Santé à Montréal.M.Jean Lacombe ’41 est maintenant assistant-ingénieur de la cité de Hull.M.Claude Landry ’48 a laissé son emploi avec la firme H.J.O’Connell pour passer au service des Travaux publics du Canada à Québec.M.René Leblanc ’40 n’est plus représentant de la firme Otis Fcnson Elevator Co; il est ingénieur des ventes de la Compagnie Wallace & Tiernan Limited à Montréal.M.Romuald Lem ay ’48, jusqu’à ces derniers temps ingénieur pour la Compagnie le Granite National à Saint-Joseph D'Alma, est actuellement au service de la firme LI.Marchessault ifc fils à Montréal, entrepreneurs. VIE DE L ASSOCIATION 459 M.Adolphe Martin ’42 qui fut pendant de nombreuses années ingénieur au service de la Compagnie Canadair, est présentement ingénieur de la firme J.-M.-Eugène Guay.Le Commandant d’Escadre Baxter Richer '37 vient d’être transféré aux quartiers généraux du Corps d’Aviation Royal Canadien à Ottawa.Il était Officier Commandant de la Station de Saint-Hubert.M.Ernest Rinfret ’33 vient de laisser son poste d'ingénieur en éclairage de la Compagnie Solex pour devenir gérant des ventes de Southern Canada Company.M.Léo Roy ’30 est maintenant ingénieur surintendant de la transmission et de la distribution à la Commission Hydroélectrique de Québec.M.Jean Samson ’41 est présentement à l’emploi de la Compagnie Bcauharnois Light, Heat and Rower à Beauharnois.M.Paul-M.Smith ’42 est revenu dernièrement de Colombo, Ceylan, où il s’occupait de drainage pour le compte du gouvernement de ce pays.Il est maintenant à l'emploi de la Compagnie Concrete Repairs and Waterproofing Limited.M.Georges Thomas ’45 n’est plus à l'emploi de Foundation Company of Canada; il est ingénieur de la ville de Buckingham.M.Gilles Vandry ’49 est à l’emploi de la firme Surveyor, Ncnniger & Chônevert à Québec.NÉCROLOGIE Nous avons le regret d’annoncer ici le décès des diplômés dont les noms suivent: J.-Gustave Écrément, architecte diplômé de 1920, décédé le 14 août 1949.Quelque temps avant sa mort, il était encore à l’emploi de notre confrère Ernest-L.Dcnoncourt, architecte il Trois-Rivières.Louis Lai.iiîektk de la promotion 1910, décédé le IG novembre 1949.Fernand Préfontaine, architecte de la promotion 1911, décédé le G octobre 1949.Jacques Siioonek de la promotion 1943, décédé subitement le 3 juillet 1949.J.-Léonide Thauvette de la promotion 1932, décédé après une très courte maladie, le 20 octobre 1949.Il avait été l’année dernière 400 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE nommé ingénieur surintendant du ( anal de mm 1 t-Sain te-Al arie pour le oomple du Ministère Fédéral des Transports.Il était auparavant surintendant du Canal boulanges.Arthur Vincent de la promotion 1SSS, décédé le 19 septembre 19-19, a toujours exercé sa profession dans le domaine du génie civil et.plus particulièrement du génie municipal.Depuis 1897, il a toujours eu un bureau à son compte et agissait comme ingénieur-conseil pour de nombreuses municipalités.C.Leroux Dufokt de la promotion 1905, décédé le 25 novembre 1919.On se souviendra que monsieur Dufort fut pendant de nombreuses années Hegistraire de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de Québec.11 avait auparavant occupé différents postes dans le domaine de la construction et des travaux municipaux.Il fut de 1919 à 1938 attaché à la division du génie civil du Ministère de la Colonisation, dont il fut ingénieur en chef pendant huit ans._ Nous offrons nos sincères condoléances aux familles de nos confrères disparus, le 30 novembre 1919. \ UE VUE TU1MESTRIEI.LE CANADIENNE IX SAVEZ-VOUS QUE.Voua pouvez vous procurer gratuitement des brochurettes explicatives concernant les matériaux de constructions modernes, ainsi que les produits réfractaires et d'isolation.En recevant ces brochurettes, vous serez en mesure de vous tenir au courant des progrès accomplis dans le domaine des matériaux de construction.Vous n’avez qu’à nous adresser votre demande ou appeler La Salle Builders Supply Limited 159 ouest rue Jean Talon, Montréal CA.5721 P.-H.Desrosiers Prés.E.-F.Vincent, ger.gen.Tél.FAIkirk 2848 Fondés sn 1912 Wilfrid Pageau PLOMBIER-COUVREUR Poseur d’appareils à gaz et à eau chaude SPECIALITE: REPARATIONS Travail fait soigneusement et à prix modère Bureau et Atelier: 984 Rachel Est Montréal Les lampes Solex — de fabrication canadienne et de qualité éprouvée — sont traditionnellement sûres et de fonctionnement nettement économique.Elles sont faites essentiellement pour donner un bon service et plus d heures de lumière par dollar.THE SOLEX COMPANY, LIMITED Montréal - Toronto - Winnipeg - Vancouver X REVUE 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Thermodynamique, Machines thermiques, Hydraulique, Electrotechnique, Constructions civiles, Béton.# Ponts, Constructions mécaniques, Voirie rurale et urbaine, Chimie industrielle,Législation industrielle, Finances.Laboratoires d’analyses, de recherches et d’essais.Laboratoire Provincial des Mines.1430, rue ST-DENIS, MONTREAL TÉLÉPHONES:— Administration:— LAncaster 9207 Laboratoire Provincial des Mines:— LAncaster 7880 PROSPECTUS ET RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE XJI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE HERMANN Sc Cie., Paris - NICOLAS ZANICHELLI.Boiogna - ATLAS TUBL.& DISTR.Co., Ltd, London STECHERT-HAFNER Inc., New-York - EDITORIAL HERDER, Barcelona - FR.KILIAN’S NACHF., Budapeit F.ROUOE & Cie.Lausanne - F.MACHADO & C.ia, Porto - ROBERT MÜLLER, Berlin - THE MARUZEN COMPANY, Tokyo.EST L’UNIQUE REVUE A diffusion vraiment mondiale EST L’UNIQUE REVUE de synthèse et d’unification du savoir, traitant par ses articles les problèmes les plus nouveaux et les plus fondamentaux de toutes les branches de la science: philosophie, scientifique histoire des sciences, mathématiques, astronomie, géologie, physique, chimie, sciences biologiques, physiologie, psychologie, histoires des religions, anthropologie, linguistique; articles aui ont constitué parfois de véritables enquêtes, comme celles sur la contribution nue les différents peuples ont apportée au progrès des sciences; sur la question du déterminisme; sur les questions physiques et chimiques les plus fondamentales et en particulier sur la relativité, la physique de l'atome et les radiations; sur le vitalisme.“Scientia" étudie ainsi tous les plus grands problèmes qui agitent les milieux studieux et intellectuels du monde entier.EST L’UNIQUE REVUE qui puisse ee vanter de compter parmi ses collaborateurs les savants les plus illustres du inonde entier.“.Scientia" publie les articles dans la langue de leurs Auteurs.A chaque fascicule est joint un Supplément contenant la traduction intégrale française des articles qui sont publiés, dans le texte, en langue italienne, anglaise, espagnole ou allemande.(Demande* un fascicule d'e.-sai A “Scientia”, Asso (Corno, Italie) en envoyant G15 lires ital.en timbres poste de votre Pays.ABONNEMKNTS: Dollars (U.S.A.) 9.00 ou somme équivalente en autre monnaie 1949 436me REVUE DE SYNTHÈSE SCIENTIFIQUE COMITÉ SCIENTIFIQUE G.ARMELLINI - G.GAEO - F.GIORDANI - G.GIORGI - G.GOEA M.GORTANI - AC.GEUROEA - G.LEVI DEELA VIDA - I’.RONDONI "SCIENTIA M Direction: Paolo Bonetti Adresser les demandes de renseignements directement A “Scientia" Asso (Como, Italie) IL CEMENTO IL CEMENTO ARMATO — EL INDUSTRIE DEL CEMENTO —.Revue technique de la construction.Tous les mois elle vous offre: # les plus récentes études et expériences des savants italiens et étrangers les plus réputés # une description des œuvres techniques plus importantes et les plus intéressantes.Abonnements: $5.00.RÉDACTION ET ADMINISTRATION — MILANO: Via Settembrini, 9-Italia.Tél.269-962 UEVUK TUI.MESTRIEELE CANADIENNE XIII LA REVUE DES QUESTIONS SCIENTIFIQUES publiée depuis 1877 par la SOCIÉTÉ SCIENTIFIQUE DE BRUXELLES Avec la collaboration, depuis 10-17, de l’Union catholique des scientifiqucs français se propose de dégager les aspects les plus fondamentaux du mouvement des sciences exactes et naturelles, répondant aux besoins d’information et de culture de lecteurs ouverts aux problèmes scientifiques.Parait en 1010 en quatre fascicules d'environ I •',() pages (Tome 119e de la collection).Abonnement 1940 (> dollars 50c S'adresser aux MESSAGERIES FRANCE-CANADA 5466, avenue du Parc, Montréal 8 MÉMORIAL DEL’ARTILLERIEFRANÇAISE Publication éditée par le Ministère des Forces Armées (Guerre - Marine - Air) et les Ministères de l’Éducation Nationale et de la Production Industrielle avec le concours d’organisations scientifiques et industrielles.Fait suite au Mémorial de l’Artillerie Navale et au Mémorial de l'Artillerie de la Marine., Publie des mémoires originaux traitant de l’artillerie et de toutes les sciences qui s’y rattachent, des traductions et des relevés bibliographiques.Quatre fascicules par an (format 20 x 17 cm) d'environ 250 pages chacun.Rédaction : 10, rue Sextius-Michel — Paris (XVe).Abonnement et Vente: imprimerie Nationale, 27, rue de la Convention, Paris (XVe).— Chèque postal: PARIS No 139-71.Pmx de L’abonnement: France 2,000 fr.— Étranger 2,000 fr.OUTILS A BOIS OUTILS DE PRECISION MACHINERIE A BOIS ET A METAL 0merMi erres 1406, ST-DENIS LA.0251 îaaatl: j MV KEVUE TRIMKSTHIELLE CANADIENNK 4 BIBLIOTHECAIRES, PROFESSEURS, JOURNALISTES, ETUDIANTS Connaissez-vous le CANADIAN INDEX?OUVRAGE DE REFERENCE INDISPENSABLE Ce répertoire mensuel contient le dépouillement de quelque 60 revues canadiennes dont 16 de langue française aussi bien qu’une liste de films documentaires produits au Canada.Vedettes-matières en français et en anglais.Coût d’abonnement sur demande ASSOCIATION CANADIENNE DES BIBLIOTHEQUES 46 rue Elgin, Ottawa, Canada REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE XV L’UNIVERSITE DE MONTREAL COMPREND LES FACULTES ET ÉCOLES SUIVANTES — FACULTÉS — Théologie — Droit — Médecine — Philosophie — Lettres — Sciences — Chirurgie dentaire — Pharmacie — Sciences sociales, économiques et politiques • — ÉCOLES AFFILIÉES — Polytechnique — Institut agricole d'Oka — Ecole de Médecine vétérinaire — Ecole des Hautes » ' * Etudes commerciales — Ecole d'Optométrie — Institut Marguerite d'Youville — Ecole normale secondaire Pour tout renseignement, s'adresser au SECRÉTARIAT GÉNÉRAL 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal XVI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Secrétariat de la Province de Quebec ?Les fonctions du Secrétariat de la Province de Québec sont tout à fait d’ordre social.L’œuvre qu’il accomplit est d'une importance capitale pour le développement de la Province.?Les compagnies de la Province, qui désirent bénéficier de la Loi des compagnies de Québec, doivent s’adresser au Secrétariat de la Province, afin d’obtenir leur charte d’incorporation; c'est ce ministère, également, qui émet les licences et permis autorisant les compagnies étrangères à exploiter quelque commerce ou industrie et à vendre ou autrement aliéner leur capital et leurs actions en cette Province.Les unes et les autres sont tenues de fournir au Secrétariat un rapport annuel de leur activité."Ar Depuis quelques années, la population tout entière a compris 1 importance de l'Instruction publique.Le Secrétariat de la Province n’a rien négligé pour répandre l’enseignement primaire et supérieur, afin d’outiller notre jeunesse, dans la préparation de son avenir.Outre les allocations octroyées aux universités et aux collèges classiques, il assure, avec le Département de l’Instruction publique, le maintien de l'enseignement primaire, dans les villes, et surtout dans nos campagnes.?Il a la haute direction des principales écoles d’enseignement supérieur: l'École Polytechnique, l’École des Hautes Études Commerciales,! es Écoles des Beaux-Arts, le Conservatoire de Musique et d’Art Dramatique, la Bibliothèque Saint-Sulpice, directement subventionnés par lui, et qui visent à la formation d une élite dans le monde de la finance, du commerce et des arts.?Chaque année, des cours du soir sont donnés gratuitement pendant plusieurs mois, permettant aux jeunes travailleurs sérieux de continuer leurs études et d’acquérir des connaissances nouvelles, souvent indispensables dans 1 exercice de leurs devoirs journaliers.?Le Secrétariat de la Province s'intéresse aussi au progrès des sciences, des let-et des arts et chaque année il distribue plusieurs milliers de dollars en prix décernés aux auteurs des meilleurs ouvrages présentés à ses concours littéraires et scientifiques.?Le même ministère attache une importance toute spéciale au progrès de l'art musical dans cette province.En plus d'avoir fondé le Conservatoire de Musique et d'Art Dramatique, il a donné une vive impulsion à l’enseignement du solfège.?Dans le but de conserver notre patrimoine artistique et de le faire mieux connaître, il poursuit depuis plusieurs années un inventaire des œuvres d’art, contribuant ainsi à sauver de la destruction et de l’oubli des trésors artistiques qui, sans cette contribution, seraient aujourd'hui perdus pour la collectivité.?Et voilà le résumé succinct des principales activités du Secrétariat, qui occupe sa place bien à lui dans le Gouvernement, et dont l’importance primordiale ne peut être mise en doute.JEAN BRUCHÉSI, sous-secrétaire de la Province L’HONORABLE OMER COTE, C.R.Secrétaire de la Province r-D U P U I S Ouverts de 9 b, 30 à 5 b, 3 0» samedi compris Ouverts jusqu'à 9 heures le vendredi soir i l f i ¦¦ ¦ ¦ \ a écrire portatives Modèles de fabrication soignée avec tous les plus récents dispositifs pratiques, lignes modernes profilées ; une jolie mallette gainée de cuirette accompagne chaque machine.-'"'O Paiements faciles si désiré, selon les dispositions de la loi provinciale.ROYAL ROYAL CITADELLE .86.50 ROYAL DE LUXE .96.50 ROYAL DE LUXE CHROME .150.00 UNDERWOOD CHAMPION .99.85 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