La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1951, Printemps
37ème année No.145 MONTRÉAL Printemps 1951 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie politique et sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation y * SOMMAIRE Nos Collaborateurs .Approvisionnement en eau courante et disposition des eaux d’égouts pour écoles rurales .La science au service de la voirie du Québec La corrosion des métaux.Producer-Consumer Cooperative Relations .L’influence française en Afrique australe .Revue des livres .Vie de l’Association .René Cyr.C.-E.Lamarche , Roger Brais .P.-H.Casselman C.-D.Hérisson .2 3 21 29 41 52 76 87 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’Ecole Polytechnique de Montréal, et avec le concours de l’Association des Diplômés de Polytechnique COMITÉ DE DIRECTION Président Monseigneur Olivier Maurault, C.M.G., P.D., P.S.S., recteur de l’Université de Montréal.Secrétaire Ignace Brouillet, D.Sc., ingénieur, Directeur de l’École Polytech-Membres nique.Son Excellence Victor Doré, ambassadeur du Canada en Belgique.Augustin Frigon, C.M.G., D.Sc., ingénieur, président de la Corporation de l’École Polytechnique.Henri Gaudefroy, ingénieur, secrétaire de la Direction de l’École Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo-J.Lafrenière, D.Sc., ingénieur, professeur à Polytechnique.Edouard Monpetit, avocat, Secrétaire honoraire de l’Université de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal.T Arthur Surveyer, D.Sc., ingénieur, président de Surveyer, Nenniger & Chênevert.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.Camille-R.Godin, ingénieur, professeur à Polytechnique.COMITÉ DE RÉDACTION Rédacteur en chef Edouard Montpetit, Secrétaire honoraire de l’Université de Montréal.Secrétaire de la Rédaction Camille-R.Godin, professeur à Polytechnique.Membres Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, et messieurs Arthur Surveyer, Arthur Duperron, Maurice Gérin, Henri Gaudefroy, Théo-J.Lafrenière, Paul-Louis Pouliot, et Jacques Laurence, ingénieurs.Les auteurs des articles publiées dans la Revue Trimestrielle Canadienne conservent l’enticre responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue publie des articles en français et en anglais.Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils ne sont pas retournés.La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise à la condition d’en indiquer la source et de faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra à la Rédaction.La Revue paraît en mars, juin, septembre et décembre.Le prix de l’abonnement est $3.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis, $4.00 pour les autres pays.Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, etc., doit être adressée au siège de la RÉDACTION et ADMINISTRATION: ÉCOLE POLYTECHNIQUE H30, rue Saint-Denis, Montréal. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE P C € D I e E ien Sous une forme ou l’autre, l’électricité fait partie de notre vie quotidienne.De nos jours, l’électricité est à notre service à chaque minute; elle accomplit toutes > sortes de besognes qui nous paraissent bien ordinaires à nous, mais qui auraient semblé miraculeuses à nos ancêtres.Ce qui est prodigieux c’est le peu qu’il nous en coûte pour avoir l’électricité à notre disposition.Pour seulement quelques sous jiar jour, l’électricité nous épargne du temps, du travail, des tracas.Que nous soyons au travail ou au repos, au bureau, à la maison ou à la ferme, l’électricité est un serviteur indispensable, toujours à nos ordres, et qui accomplit des prodiges quotidiens sans jamais se plaindre ni faire de difficultés.THE SHAWINIGAN WATER AND POWER COMPANY 'Sit awînicja.WATIR AND POWIR CO (• mp»(*i• t imcjiti •! fiIial*t II REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Au service du public depuis plus de soixante-quinze ans, la Banque Canadienne Nationale se préoccupe d’assurer le succès de ses clients, auquel est lié son propre progrès.Désireuse de coopérer avec vous, elle vous fera le meilleur accueil, quelle que soit l’importance de votre entreprise ou de votre compte.Banque Canadienne Nationale 547 bureaux au Canada Canadian Laboratory Supplies Ltd 403, RUE SAINT-PAUL OUEST, MONTREAL Verrerie Pyrex.Outillage Précision.Etuves Freas et Thelco.Balances de précision Creusets et coupelles Battersea et D.F.C.Concasseurs, pulvérisateurs, fours Braun pour Laboratoires de Mines REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE III DISTRIBUTEUR DES PRODUITS: PYREX COORS VOLAND WELCH PHOTOVOLT.et autres.Il serait à VOTRE avantage de nous donner l'occasion de vous soumettre nos prix.Casgrain & Charbonneau, Limitée Département des Instruments Scientifiques 445, Boulevard SAINT-LAURENT MONTREAL I, P.Q.Tel.: LA 3291 - local 28 Téléphone : 3-6736 GEO.DEMERS INGÉNIEUR-CONSEIL 71, rue SAINT-PIERRE, QUÉBEC IV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE düLCL 1 lÜlUJSLXlitaLzE ùld l’École des lames Éludes Gemmeretaies affiliée a l'Université tie Montréal et subventionnée par le Secrétariat provincial Trois années d’études Deux années de formation économique et commerciale générale : Matières enseignées : economic politique, pratique des affaires, comptabilité, géographie économique, technologie, droit civil, commercial, industriel et public, mathématiques financières, langue et correspondance commerciale française et anglaise, statistique et documentation économique.Une année de spécialisation : a) Section générale des affaires, où l’élève s’initie davantage aux diverses techniques des affaires en général et qui conduit à la licence en sciences commerciales ; b) Section économique, donnant droit à la licence en sciences commerciales et préparant aux carrières des affaires et du haut fonctionnarisme qui exigent une préparation économique spéciale (direction, secrétariat, statistiques, contrôles économiques, etc.) ; c) Section comptable, conduisant à la licence en sciences commerciales et à la licence en sciences comptables, qui donne droit d’admission dans l’Institut des comptables agréés (C.A.) de la Province ; d ) Sect ion des sciences actuarielles, conduisant à la license en sciences commerciales et préparant à la licence en sciences actuarielles et aux examens d’admission dans les sociétés américaines d’actuaires (A.S.A., A.I.A.; C.A.S.).PROGRAMME SPÉCIAL POUR LES INGENIEURS AVOCATS.NOTAIRES ET AGRONOMES Ouverture des cours : le deuxième lundi de septembre DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS GRATUIT 535, AVENUE VIGER MONTRÉAL O O O a-t-il rien dans lin vide?Il est parfois nécessaire d’approfondir nos connaissances au sujet du "rien" ! Dans les laboratoires des recherches de la English Electric Company, à Stafford, Angleterre, le vide est parfois poussé à un degré de "néant absolu" comme il n'avait jamais encore été atteint par l’homme.C’est ainsi que les problèmes relatifs à l’appareillage spécial pour créer le vide sont étudiés.La Physique Nucléaire, la Radiologie, l’Electroni- que, la Chimie, l’Isolation, la Métallurgie, le Voltage très élevé — autant de sujets, d’importance vitale pour l’efficacité de l’industrie moderne, qui sont la préoccupation quotidienne des laboratoires "English Electric”.Leurs travaux de recherches et de perfectionnements sont constamment voués à assurer que les produits English Electric of Canada incorporent les meilleurs prototypes de qualité et d’agencement techniques.‘ENGLISH ELECTRIC’ LIMITED COMPANY Eg»»*-?,* Siège Social et Usine, ST.CATHARINES, ONTARIO HALIFAX, MONTREAL, OTTAWA, TORONTO, WINNIPEG, CALGARY, VANCOUVER VI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ngineering Incidental to the manufacture of its many products, Westinghouse assembles a wealth of engineering data of value to students and instructors engaged in Electrical studies.Practical up-to-date engineering literature is available for instructional and reference purposes in Universities and Technical Schools.Films on educational and industrial subjects are also available.Many hundreds of requests are answered annually.You are invited to write : School Service Department, Canadian Westinghouse Company, Limited, Hamilton, Canada.Westinghouse REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII L’UNIVERSITÉ DE MONTREAL / Comprend les Facultés et Ecoles suivantes — FACULTES — Théologie — Droit — Médecine — Philosophie — Lettres — Sciences — Chirurgie dentaire — Pharmacie — Sciences sociales, économiques et politiques — ECOLES AFFILIEES — Polytechnique — Institut agricole d'Oka — Ecole de Médecine vétérinaire — Ecole des Hautes Etudes commerciales — Ecole d’Optométrie — Institut Marguerite d"/ouville — Ecole normale secondaire Pour tout renseignement, s'adresser au SECRÉTARIAT GÉNÉRAL 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal vin revue trimestrielle canadienne 0 La consolidation de surface des routes de gravier 0 La stabilisation des bases des revêtements # Abattre la poussière Employez Mo»® pour Contrôler la glace • Accélération de la prise du béton • Contrôler la poussière du charbon Le remplissage des pneumatiques de tracteurs ^ Solution réfrigérante • Antigel dans les solutions pour barils de prévention d'incendies Le service technique de Brunner, Mond Canada Sales, Limited a à sa disposition un personnel d ingénieurs qui peuvent être consultés sans obligation.Si des problèmes particuliers se présentent par rapport avec n'importe lequel des différents usa- ges du chlorure de calcium, et que notre littérature ne couvre pas le sufet dans tous ses détails, nos ingénieurs se feront un plaisir de coopérer avec vous.Vous êtes donc cordialement invités à nous soumettre vos problèmes.BRUNNER, MOND CANADA SALES, LIMITED MONTREAL 37ème année No.145 MONTRÉAL Printemps 1951 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie politique et sociale Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation S t) M M A I R E Nos Collaborateurs Approvisionnement en eau courante et disposition îles eaux d égouts pour écoles rurales ¦ La science au service de la voirie du Québec-La corrosion des métaux Producer-Consumer Cooperative Relations L’influence française en Afrique australe RenéCyk C.-E.Lamarche Roger Brais P.-LL Cassei MAN C.-I).Hérisson1 Revue des livres Vie de l’Association 21 29 41 52 76 87 ASSOCIATION’ DLS DIPLÔMÉS DL POI-YTLCHNIQU1 MONTRÉAL NOS COLLABORATEURS RENÉ Cl R.Ing.PB.Sc.A.( Polytechnique - 1923).Ingénieur en chef adjoint, Ministère de la Santé.Province de Québec.C.-E.LAMARCHE, B.A., Ing.P., B.Sc.A.(Polytechnique - 19 1S ).lngé-tles renseignements techniques, Ministère de la \ oine de la Province de Québec.ROGER BRAIS, Ing.P., B.Sc.A.(Polytechnique - 1 93 3), l.Ch.(Polytechnique - 1 934).Ph.D.(McGill - 1942).Protcsseur titulaire de Génie chimique, chimie générale et chimie physique à l'École Polytechnique de Montréal.P.-H.CASSELMAN, professeur et directeur de la Section des Sciences Sociales à 1 Ecole des Sciences politiques de [Université d’Ottawa.CHARLES-D.HÉRISSON, professeur à Rhodes University' College, Grahamstown, Afrique du Sud. APPROVISIONNEMENT EN EAU COURANTE ET DISPOSITION DES EAUX D'ÉGOUTS POUR ÉCOLES RURALES René Cyr Le but de cet article est de renseigner les Commissions Scolaires de nos municipalités rurales sur deux problèmes importants d’hygiène : l’alimentation en eau et les égouts.La presque totalité des écoles sont alimentées en eau provenant d’un puits à paroi de bois, de pierres à joints ouverts.Ce puits de construction défectueuse laisse introduire facilement les eaux superficielles qui entraînent les déchets organiques animate et humains et.quelquefois, des germes pathogènes de typhoïde, paratyphoïde et dysenterie.Les puits superficiels et même les puits forés peuvent être contaminés par le sous-sol, par exemple par des latrines, puisards, drains localisés trop près du puits.De plus, ces écoles sont pourvues de latrines, à fosse fixe ou a tiroir, oui offrent de sérieux inconvénients pour la santé des écoliers.Il serait à l’avantage des Commissions Scolaires, des parents et plus spécialement des écoliers, que les systèmes actuels défectueux et incomplets d’approvisionnement d’eau et d’évacuation des déchets humains soient améliorés, modifiés ou remplacés par d’autres présentant des conditions hygiéniques à l’abri de tout danger.A cet effet, la division du Génie Sanitaire se fait un plaisir de collaborer avec le Département de l’Instruction Publique pour fournir des renseignements et des croquis relatifs à un bon système d approvisionnement en eau courante et à une évacuation sanitaire des eaux d’égouts.! - PROBLÈME D'EAU A) Reglements Provinciaux Avant d’examiner le problème d’un approvisionnement en eau courante, aux points de vue localisation et contamination, citons quelques articles de règlements provinciaux.L'article 1 de la Section I du chapitre IV des Règlements Provinciaux d’Hvgiène du Ministère de la Santé de Québec se lit comme suit, pour l’eau de puits :- / 4 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE /.Est interdite pour la consommation: 1.L eau des puits mal protégés ou des puits creusés dans les caves, à moins qu’elles soient pavées en ciment et que le puits soit parfaitement protégé.-• I eau îles puits qui se trouvent a moins de vingt-cinq pieds d’une habitation.à.I eau des puits creusés a moins de cent pieds d’un abattoir, d'une lusse si aisance d un puisard a eaux saies, d une e t a Isle, d une écurie, d’une porcherie, ou d’une renardière.-¦ I eau des puits situés a moins de quatre cents pieds d’un cime-t‘èie.a moms que le fonds de ces puits ne soit au-dessus du niveau du i.metière.ou a moins qu’il \ ait entre ces puits et le cimetière une dénivellation tie terrain dont le fond soit au-dessous du niveau du fond ties I nits.I )ans tous les cas, cette distance ne doit jamao ctre moindre que cinquante pieds.C et article ne s’applique pas aux puits artésiens ou tubés qui s’alimentent a une nappe profonde, pourvu qu’il n’y ait pas d’infiltration de !: nappe superficielle a la nappe profonde.Remarqua ¦ Les puits creusés en contre-bas de toute habitation, éta-: e.porcherie, renardière, abattoir, fosse d’aisance, puisard, tas de fumiers, dépotoirs et de tout lieu ou on accumule des immondices, sont exposés .la contamination et doivent être considérés comme suspects.1’ apres cette réglementation, ces items concernent les puits de suilace ou superficiels ou creuses a la pelle.Les distances d'un puits uc surface a une maison, un puisard, une étable, un cimetière, sont explicites.Pour le dernier paragraphe, il semblerait que l’on peut forer un puits de 100’ par exemple à côte d’un puisard ; cependant, quand les puits tubes sont fores la plupart du temps dans un terrain de calcaire et que ce genre de sol est rempli de fissures et de craques tant horizontales Mue verticales, les ingénieurs hygiénistes recommandent, après de nombreux exemples, que les mêmes distances mentionnées s’appliquent aussi aux puits forés ou tubés.Le Departement de l’Instruction Publique vient de faire sanctionner, le 2 novembre 19 50, par le Lieutenant-Gouverneur en Conseil, le Chapitre Il de la nouvelle réglementation scolaire : A l’I’KOVISlON N I.M t NT IN i AU COURANTE S Section I - l:.inplacement Ja maisons 7’ 6” 50 ' » 60 900 4’ 9’ 70 1050 5’ 8’ o" 80 1200 5’ 10’ 90 13 50 6’ 9’ 100 15 00 6’ 10’ Profondeur utile : C 6’ 6’ 6’ 6’ 6’ 6’ 6’ 1.I instituteur ou personne N.B.Pour une école de 8 5 résidant dans l'éenlc est l'équivalent de J sieves.élèves, choisir les dimensions d'une fosse de 90 élèves soit : 6 de largeur, 9’ de longueur, 6' de profondeur utile.c) Materiel de béton : 1 c béton est le matériel que l'on devra emplov.r pour la construction de la fosse de sédimentation.L’utilisation de pierres a joints ouverts ou de pièces de bois installées à claire-voie n’est pas recommandable et offre de sérieux inconvénients.d) Parties prineipales : La fosse de sédimentation comprend : 10 une tuyauterie d’entrée des eaux dégoûts ; s une tuvauterie de sortie ou d effluent , 14 lu\ri TRi.Mi.snuri.ir canadiinm — — Jo".Fig- 2- I ossc Septique en Béton.3o— une "chicane” ou cloison en bois installée en travers de la fosse à 12” de la tuyauterie d'effluent ; cette cloison empêchera l’écume ou la matière flottante des eaux de s’écouler par la tuyauterie d’effluent ; 4o— deux regards de 30” x 30”, munis de deux couvercles chacun et installés l'un au-dessus de la tuyauterie d’entrée et l’autre au-dessus de la tuyauterie de sortie ; à l’exception des deux regards, une épaisseur de 2’ de terre recouvrira toute la fosse. IS approvisionnement fn eau courante c) Enlèvement ,/es boucs et vidage.les matières solides, qui se déposent au fond de la fosse de sédimentation.const,tuent ce que Ion appelle les "boues”.Il faudra enlever^ boues et vider la fosse au moins deux fois par année vers le 1er novembre et le 1er mai.Pour le vidage de la fosse et l’enlèvement des boues, Ion pourra avec avantage utiliser une pompe à cet effet.Si l’on n’enlevait pas les boues, la fosse se remplirait de matières organiques et ces dernières viendraient à s’écouler dans le système de drams lesquels se colmateraient, c’est-à-dire perdraient de plus en plus de leur porosité.C) MT FILTRANT Les eaux d’égout, après sédimentation dans la fosse d’une grande partie des matière solides transportées par les eaux s’écouleront par la tuyauterie de some ou d’effluent de la fosse dans le sol par 1 intermediaire de drains., .Suivant que le terrain où sera localisé le système de drams sera poreux ou non poreux, l’on devra choisir l’un ou l’autre des deux systèmes suivants : "MT FILTRANT POUR TERRAIN POREUX .¦MT FILTRANT POUR TERRAIN NON POREUX” Examinons chacun de ces deux systèmes .10_ "Ut filtrant pour terrain poreux" à une seule série de drams.Dans un terrain poreux, c’est-à-dire, constitué de gros sable de gravier ou de terre légère ayant beaucoup de porosité d’au moins de profondeur a partir de la surface du sol, l’on installera un it ran d’une seul sene de drains.Ut filtrant pour terrain poreux Drains distributeurs Longueur Superficie rc-d’unc rangée quisc de terrain simple A BCD ABxBC Nombre Longueur des drains Nombre de Rangées d’élèves de 4", en pieds simples 15 50 10 20 60 10 25 80 10 30 90 10 40 120 12 50 156 12 5’ 6’ 8’ 9’ 10’ 13’ 12’ x 18’ 14’ x 18’ 16’ x 18’ 18’ x 20’ 20’ x 22’ 26’ x 24’ I A N A 1)11 N N i 16 KI \ L l TRIM EsTR II l LE 60 1S2 14 70 210 14 SO 240 16 90 270 18 100 3 00 20 Ce système de drains distributeurs 13’ 26’ \ 26 15’ 2S' \ 2 S 15’ • 30’ \ 30 15' 30’ X } 1 15’ 30’ X 34 une seule sérié comprendra : (3 } i r £ ^ rp*, / '* / -\ 'ris Co/.'ar /purs /riJ rJ 'S Jrt /fur y CJ /f/r< y a-xr-is fmr* ¦ / Æra/rtj ropriti/ions Ce service négocie l’achat des terrains nécessaires aux améliorations et aussi l’achat des carrières de pierre et de gravier.Sert 1er des outillages Avec l’augmentation sans cesse croissante des longueurs entretenues par le département non seulement en été mais de plus en hiver, la quantité de machines, d’outils, de pièces de rechange exige des connaissances techniques de la part de ceux qui voient non seulement à l’achat des machines les plus aptes, mais encore à leur remplacement et à leur mise au rancart.Laboratoire Malgré des débuts torts modestes en 1914, ce service s’est développé parallèlement à celui des routes et des véhicules-moteurs.Avec son chef qui est un chimiste distingué, ce service qui compte au moins une dizaine de chimistes diplômés lait fonctionner un des laboratoires les mieux outillés du Canada.C’est un local où on analyse non seulement les matériaux de construction et d’entretien, mais encore les essences, les lubrifiants, les antigels, les peintures, les produits qui servent à la conservation du bois, des structures métalliques et des structures en béton de ciment.Voici un détail des principales salles : Salle des analyses, essais physiques, salle des essais de sols, des analyses microscopiques, des balances de précision et des essais de gazoline.La salle des analyses est un asile vraiment scientifique où les chimistes au 26 K J VL! Tltl.MI STRIEI.l I.CANADIEN NI moyen de multiples appareils lont l’étude des produits bitumineux, pour en chiffrer la consistance, la viscosité, le ramollissement, la pénétration, la ductilité, la densité, le point éclair, le point d’inflammation, de volatilisation, solubilité, teneur en carbonne et destillation, etc.Dans la salle des sols nous rencontrons ce qu’il faut pour déterminer la granulométrie, l’acidité, la résistance au cisaillement et l’indice de plasticité.Dans la salle des essais physiques, il y a d’autres machines apparentées d'ailleurs à la chimie avec lesquelles on peut trouver la résistance à l’impact et à l’usure des pierres, graviers et sables, des machines pour les essais de béton de ciment, la compression, l’arrachement et la flexion, des presses pour essais de résistance aux charges des tuyaux de béton pour ponceaux et drains.Service des sols Disons d’abord que c’est un des plus jeunes services de la Voirie, puisqu’il date de 1943 ; ses fonctions principales consistent à analyser la capacité portante des sols lorsque l’on projeté des constructions de routes.Le chef de ce service doit être un ingénieur spécialisé dans ce genre de travail.La solidité des chemins et des revêtements et leur durée sont fonctions des fondations et par conséquent du sol.Il n’y a pas si longtemps, les véhicules-moteurs étaient peu nombreux et l’importance du sol naturel qui portait les chaussées était plutôt secondaire.De plus les camions d’alors portaient des charges assez légères et n’avaient pas, comme aujourd’hui, des vitesses de bolides.Service des renseignements techniques Ce service dirigé par un ingénieur professionnel, dépendant d’un des trois assistants ingénieurs en chef a trois fonctions principales ; documentation, augmentation, classification et conservation de la bibliothèque.Dans sa partie documentaire il recueille, compile, classifie, diffuse à tout le personnel, les renseignements techniques et les informations qui concernent les routes.On reçoit et contrôle environ cinquante revues et magazines venant Je France, Angleterre et Ltats-L’nis.Comme le personnel technique et scientifique du département est disséminé par toute la Province, il est devenu néccsaire pour que les informations et les discussions parviennent a tout le monde, de publier un périodique mensuel appelé : Revue Routière Technique, cette revue fondée et dirigée par le chef du service achève sa 14éme année. LA SC IL N CE AU SERVICE DE LA VOIRIE DU QUEBEC 27 La conservation et le progrès de la bibliothèque dépendent de ce même bureau où les ingénieurs peuvent augmenter leuis connaissances ci améliorer l’efficacité de leurs services.On a adopté un sytème alphabétique décimal pour la classification de la documentation et des livres.Service de la signalisation Ce service remarquable d’abord par son côté pratique, aide à prévenir les accidents de la route et a une grande importance pour la circulation ; il la rend beaucoup plus sure en indiquant au moyen de signaux symboliques et de lignes tracées sur le revêtement, les changements de directions, les endroit dangereux et la réglementation générale.Les fitats-Unis à la suite d études et de progrès constants ont fini par faire dériver de la signalisation une profession nouvelle que la revue générale des routes de Paris appelle, "Génie du I rafic .\ oici comment s’exprime le numéro de septembre de la même revue.Une nom elle profession : l'Ingénieur du trafic I \ trait delà Rei ne Générale des Routes cl des Aérodromes, septembre 1950 Devant la constante augmentation du nombie des véhicules routiers.l'écoulement du trafic pose eles problèmes chaque jour plus complexes.A ce point que la technique de la circulation routièie, autrefois basée sur le simple bon sens, est devenue une science authentique, couverte au domaine du chiffre, de la statistique et de 1 extiaction.Cette science du trafic, acquise progressivement par les hommes ¦ ne ces problèmes concernaient en incidence de leur profession principale, a pris tant d’ampleur, est devenue si spéciale, quelle a jlistifié en 19aS la création d une section particulière a 1 Université de ù ale aux Etats-Lnis.C'est erovons-nous la premiere fois dans le monde qu une telle initiative tut prise et nous ne croyons pas qu’elle ait encore été imitée.Les élèves n’y sont admis que s’ils sont déjà ingénieurs diplômés d une ecole reconnue.Ils en sortent, au nombre d’une cinquantaine par an avec un diplôme de la spécialité et le titre de membres de 1’"Institute of Traffic Engineers”.Les études portent sur tous les aspects du problème : psychotechnique et pychologie du conducteur, analyse du trafic (nombre de véhicules dans l’unité de temps, vitesse), statistiques diverses selon les époques de l’année et les moments de la journée, différentes techniques de signalisation, analyse îles accidents et de leurs causes, etc.De nombreux exem- 28 RI \ 1 I TRIMl STR1LI I 1 t ANAD1HN.SE pies et exercices pratiques sont offerts aux élèves qui doivent, au bout du cycle de leurs études, être aptes à résoudre tous les problèmes que pose la circulation ; détermination des relations ou des voies spéciales doivent être (autoroutes), choix du tracé et des dimensions de ces voies, régulation du trafic urbain (sens unique, signalisation, stationnement, parcs spéciaux), aménagement des carrefours dangereux (terre-pleins de repartition de trafic), déviation, propositions de modifications aux reglements en vigueur (code de la route', etc.Il y a actuellement 600 ingénieurs du trafic qualifiés aux I tats-Unis.On v prévoit que pour 1960, il en faudra environ 1.5 00.Ces spécialistes y sont dès maintenant très recherchés, tant par les administrations publiques que par les organismes privés ayant a connaître de ces problèmes.Le Ministre de la Voirie a dès 194 5 compris l’importance de cette profession, en envoyant un ingénieur professionnel a l’Université 'l ale où il a obtenu un diplôme d’ingénieur du trafic.Le titre de cet article, malgré se-, prétentions, en est un qui indique clairement les progrès scientifiques qui doivent être sans cesse réalisés sur les chemins et routes qui servent aux automobiles.C es considerations me rappellent une causerie eue je donnais en avril 1939 devant ! Association des anciens de Pois technique et dans laquelle je élirais : De nos jours, le jeune ingénieur de- routes a lui aussi le droit de se permettre des visions d avenir en rem ant défiler cette fourmilllière de bolides roulants aux formes venustalcs, auxquels il doit non seulement dresser un passage sans heurts et sans accrocs, mais qu’il lui faut guider en toute sécurité, au milieu de leurs multiples pérégrinations.” Passons sans transition aux problèmes d’aujourd’hui et souvenons-nous qu’aux I tats-Unis le pass prototype du progrès matériel, l’accroissement phénoménal de l’enregistrement des véhicules-moteurs tient presque du prodige.Le chiffre qui était quatre en 1S94 est passé à 29,705,000 en 1937 pour arriver jusqu’à 48,400,000 en 1950.Pour être a la hauteur de la tâche qu’on attend de lui l’ingénieur routier ne peut pas se contenter d’être seulement un conducteur d’hommes ou encore le plus habile des artisans, il lui faut être un vrai professionnel et un homme de science. LA CORROSION DES MÉTAUX Rc’L'r Brais Slcaiiiisiiu• de Li con niton La rouille des métaux ou plus généralement la eorrosion des métaux a toujours été un problème important a cause des pertes annuelles considérables qui en résultent.Ces pertes sont très difficiles a évaluer exactement et celles-ci peuvent être considérées de deux façons, soit en fonction du coût du remplacement du métal qui vient à faire défaut ou encore en fonction des moyens utilisés pour combattre ou diminuer la corrosion.On calcule aux États-Unis que le coût annuel du replacement de métaux détruits de cette façon est d’environ $300,000,000.Par contre, le coût de la corrosion pour ce même pays s’élève à S billions par année si on tient compte des moyens de protection qu il faut utiliser poui pio-téger les métaux et si on calcule le coût supplémentaire des alliages ou des autres métaux qu’il faut utiliser quand normalement l'acier ordinaire serait suffisant au point de vue mécanique.Si on considère ces pertes annuelles on realise 1 importance de la corrosion et il est compréhensible qu’elle soit étudiée pour pouvoir ensuite combattre son effet destructeur.La corrosion est, depuis quelques années, de plus en plus étudiée tant au point de vue théorique ou fondamental qu au point de vue pratique et aujourd’hui on sait mieux 1 expliquer, en trouver les causes et les moyens d’y remédier.Cependant la corrosion reste une question delicate car il y a beaucoup de facteurs qui l influencent.Ces facteuis paraissent souvent négligeables ou bien ils sont inconnus, et leur importance ou leur presence sont révélées seulement lorsqu on constate 1 effet de la corrosion.De plus la corrosion est rarement rapide ; elle est plutôt lente, pas toujours facile a observer ou a déceler et il attise souvent qu on la néglige parce que la durée d’un métal, d’une pièce ou d’une structure métallique est relativement assez longue.La corrosion est la destruction ou la transformation de l’état métallique et non-métallique par une action chimique ou électro-chimique à l’aide du milieu qui entoure un métal.Cette action s explique pat la ten- 30 Kl Vt I TRIMESTRIELLE CANADIENNE dance normale ou naturelle des métaux à prendre un état chimiquement plus stable que l’état métallique ; les oxydes, les sulfures, les sulfates sont, suivant le cas, des états plus stables que l’état métallique.L’exemple de corrosion le plus connu est celui du fer qui rouille, c’est-à-dire, le fer qui se transforme en oxyde de fer pour former un composé plus stable au point de vue chimique.La corrosion ne doit pas être confondue avec l’érosion qui est une destruction par une action mécanique.Cependant l’érosion est toujours plus prononcée lorsqu’il y a corrosion parce qu’en général les produits de corrosion formés en surface ont moins de résistance mécanique que le métal même.La corrosion a été définie comme résultant d’une action chimique ou électro-chimique, mais en réalité toute corrosion d'un métal est de nature électro-chimique.Ces deux termes servent seulement de distinction car on appelle corrosion chimique celle qui est uniforme sur toute la surface d’un métal exposé, tandis que la corrosion électro-chimique est celle qui n’est pas uniforme et qui se produit entre des régions ou des surfaces plus ou moins séparées les unes des autres.Certains composés chimiques attaquent directement un métal pour donner des produits qui peuvent être solubles ou insolubles.Si ces produits sont solubles, l’action chimique est continuelle et le métal sera détruit rapidement.Si le produit formé par l’action chimique est insoluble, il peut former une couche protectrice qui diminuera ou arrêtera l’attaque chimique.Cependant cette couche protectrice peut se fendiller ou se décoller sous l’influence d’une action mécanique ou encore elle peut être poreuse et la corrosion se continuera à un taux non uniforme et il sera difficile de l’évaluer.La corrosion électro-chimique résulte du fait que deux régions sont a un potentiel différent.Supposons le cas simple représenté par la figure 1.Deux métaux, le cuivre et le fer, sont reliés électriquement l’un à l’autre et ils sont plongés dans une solution aqueuse d’un sel (chlorure de sodium).Ces deux métaux ont des affinités différentes pour les électrons ; le cuivre tend à capter des électrons du ter ce qui le rend cathodique ( — ) et par suite le fer devient anodique ( + )¦ les deux électrodes, dans ces conditions.vont chercher à se stabiliser électriquement et ils le feront par 1 intermédiaire de la solution électrolytique avec laquelle ils sont en con- LA CORROSION DES METAUX 31 NaOH électrons A v A X X x x-x rouille tact commun.Le fer se dissoudra à l’anode pour former du chlorure ferreux soluble tandis qu’il se formera à la cathode des ions hydroxyles (ou hydroxyde de sodium) à l’aide de l’oxygène dissous.Ces deux composés chimiques se combineront ensuite pour donner de l’hydroxyde de fer insoluble qui précipitera et le chlorure de sodium sera régénéré.Dans ce cas, les produits de l’action électro-chimique sont solubles et leur combinaison chimique, pour donner un composé insoluble, a lieu dans la solution.11 n’y aura donc pas de couche protectrice insoluble ni sur l’anode ni sur la cathode et cette action électro-chimique pourra se continuer.Si le produit formé à l’anode avait été insoluble, par exemple s’il y avait eu formation d’une couche de sulfate de plomb sur du plomb, cette couche aurait servi de protection ou d’isolant pour arrêter graduellement la réaction électro-chimique ou la corrosion.Cette action électro-chimique peut même s’établir entre diverses régions d’une seule pièce métallique.Par exemple, (figure 2) si on solution NaCI —rouille couche d'oxyde -> ^s cathode 1 1 per anode .FIG.2 RE VU F.TRIMESTRIFI.EE CANADIENNE plonge dans une solution électrolytique quelconque une plaque de fer iccouverte d’oxyde noir et qui présente des points métalliques brillants obtenus par striation ou autre moyen, il s’établira entre ces régions une action électro-chimique.Les parties recouvertes d’oxydes seront cathodiques tandis que les parties métalliques seront anodiques.Une plaque d’aluminium striée ou une plaque de fer recouverte de nickel mais qui ne forme pas un film continu pourra montrer la même action électrochimique.La corrosion électro-chimique peut s’établir dans un métal à surface uniforme si celui-ci est partiellement immergé.(Figure 3).Au début de l’immersion les surfaces cathodiques et anodiques pourront être réparties d’une façon non uniforme mais après un certain temps, la partie air solution NoCI FeCI3 FIG.3 du metal près de la surface deviendra cathodique parce qu’elle est en contact avec la solution qui absorbe l’oxygène nécessaire à la réaction cathodique.Les parties plus profondément immergées deviendront donc alors anodiques c’est-à-dire qu’il y aura dissolution du métal de ces parties.Dans la corrosion électro-chimique le rapport de la surface cathodique a la surface .modique est très important.L’action électro-chimique eM déterminée seulement par la surface cathodique qui produit une quantité de courant dépendant du milieu de contact.Cette quantité de courant doit alors être compensée par l’anode quelle que soit sa surface en dissolvant une quantité de métal correspondant au courant de la cathode.Si la surface anodique est petite par rapport à la surface cathodique, il en résultera une action intense localisée et l’effet sera plus perceptible car il se fera sentir en profondeur.Si la surface anodique est grande, il aura le même effet mais réparti sur une plus grande surface et l’action sera alors moins dangereuse.L’importance de ces surfaces peut être illustrée par l’exemple suivant : un bateau construit de plaques de cuivre reliées par des boulons d’acier deviendra vite dangereux parce que l’acier I A CORROSION DES METAUX 33 est .modique p.ir rapport au cuivre et, dans ce cas, la corrosion sera intense sur les boulons à cause de leur faible surface.Un proct;dé contraire de construction, c’est-à-dire des plaques d’acier reliées par des boulons de cuivre, serait beaucoup meilleur au point de vue de résistance à la corrosion.Le même danger d'une corrosion localisée en quelques points peut se trouver dans les conduites souterraines protégées par un recouvrement ou enduit quelconque.Si toute la surface est recouverte, il n’y aura pas de corrosion, mais s’il y a des parties non recouvertes laissant le métal exposé, il s’établira de la corrosoin électro-chimique entre le métal qui deviendra anodique et les parties recouvertes qui seront cathodiques.Dans ce cas, la corrosion pourra être intense si la surface anodique est petite et elle se produira en profondeur pouvant aller jusqu’à perforer la paroi ; la corrosion se produit alors en piqûre (pitting).Il est donc très important que les enduits utilisés pour recouvrir les conduites métalliques souterraines soeint très bien posés sans laisser de parties découvertes et il ne faut pas que ces enduits soient abimés lors de l’installation, autrement une surface non protégée sera aussi bonne sinon meilleure parce que la corrosion sera uniforme ou répartie sur une plus grande surface.Un cas spécial de corrosion et qui mérite d’être mentionné est celui qui résulte d’une action microbiologique.L’eau et le sol peuvent contenir des micro-organismes ou bactéries qui.par leur activité métabolique, auront une influence directe ou indirecte sur la corrosion des métaux.Cette activité peut influencer les réactions cathodiques ou anodiques, agir directement sur le métal ou changer les conditions du milieu de contact.Il est bien reconnu que la corrosion de certaines pièces métalliques enfouies profondément dans le sol où il v a absence d’oxvgène est due à l’action de micro-organismes.Protêt lion contre Li corrosion Il existe différents moyens de combattre la corrosion mais le choix du moyen qui sera le plus approprié peut parfois être difficile à déterminer.De toutes façons la question de corrosion doit toujours être considérée d’après les facteurs connus et qui sont susceptibles de provoquer la corrosion et aussi en fonction du but ou de l’utilité du métal à protéger.La corrosion peut être diminuée ou arrêtée par l’emploi d’un métal ou d’un alliage reconnu pour résister à des conditions déterminées de 34 R ! Ml TRIM I STR I F.I.LE CANADIENNE' corrosion, en utilisant des enduits protecteurs, en changeant le milieu de corrosion ou par des procédés spéciaux s'appliquant à des cas particuliers (protection cathodique, traitements électriques, etc.).Le choix d’un métal ou d’un alliage qui résistera à des conditions connues de corrosion peut être difficile à déterminer en certains cas, car il faudra que le métal ou l’alliage choisi réponde en plus aux conditions physiques et mécaniques posées par l’application envisagée.En général, il est facile d’éliminer les métaux et les alliages non satisfaisants mais c’est le choix ultime de celui qui sera le meilleur qui sera le plus difficile à déterminer.Le choix du métal ou de l'alliage au point de vue de protection ou de résistance à la corrosion, dépend de facteurs dont il faut savoir juger l’importance.Parfois, certains de ces facteurs sont inconnus et c’est seulement quand la corrosion apparait qu’on détermine leur influence.Parmi les facteurs qu’il faut considérer on peut citer la composition du métal ou de l’alliage, le traitement thermique, la nature de la corrosion, le milieu dans lequel se trouve le métal, etc.Des essais de laboratoire pourront aussi être faits et ils aideront dans le choix, mais l’interprétation des essais est quelquefois délicate et on n’en peut tirer de règle générale.Les enduits ont généralement pour but de protéger la surface métallique contre l’action corrosive du milieu avec lequel ils sont en contact.Les divers types d’enduits qui peuvent être utilisés sont nombreux et ils peuvent être classifiés de la façon suivante : A.Enduits naturels (oxydes naturels des métaux).B.Enduits artificiels 1.Enduits organiques (peintures, vernis, émaux, laques, enduits bitumineux, caoutchouc, polymères, etc.).2.Enduits inorganiques.a) métalliques (zinc, étain, chrome, nickel, cuivre, etc.).b) non-métalliques (oxydes, phosphates, chromates, silicates, etc.).D’apres ce tableau le choix des enduits qu’on peut utiliser est grand mais ils n’ont pas tous une égale valeur et ils ne peuvent être utilisés indifféremment.Le choix d’un enduit doit être fait en fonction du métal à protéger, de l’état de la surface, du milieu de corrosion ou du milieu LA COIUIOSION DES MÉTAUX 35 île contact en tenant compte des facteurs secondaires qui pourraient agir sur l'enduit, de l’apparence du métal recouvert et du coût de l’enduit en fonction de sa durée ou du service rendu.Le choix de l’enduit peut être aidé par des essais de laboratoire mais, comme pour les métaux, il faut que les résultats obtenus soient bien interprétés et suivant les limites permises par les essais.L’application des enduits ne doit pas être fait a tout hasard mais en suivant pour chaque cas le mode d’application recommandé si on veut obtenir de bons résultats et.en général, d est préférable que ce travail soit fait sous la direction d’hommes compétents.L’erreur la plus souvent commise dans l’application d’enduits consiste a ne pas preparer avec suffisamment de soins la surface sur laquelle l’enduit choisi sera posé.Une bonne préparation d’une surface peut être assez dispendieuse et il ne sera pas économique d’appliquer ensuite un enduit de seconde qualité.De même un enduit de première qualité pose sur une surface mal préparée sera peu économique.Par exemple, dans le cas des enduits organiques connus plutôt sous le nom de peintures, il faut que la surface métallique soit debarrassée de toutes substances qui adhèrent peu fermement au métal ou de préférence le métal doit être nettove uniformément en enlevant même l’oxyde noir qui parfois est assez tenace.L’état final de la surface préparée doit aussi être considéré car suivant que la surface est lisse ou rugueuse, il faudra choisir une peinture ap-proprice.Parmi les enduits inorganiques on connaît l’importance du zinc, de l'étain, du nickel, du chrome, du cadmium et du plomb, mais d est bon de rappeler les procédés spéciaux qui ont pour but de recouvrir les surfaces de composés non métalliques résistant à la corrosion.Parmi ceux-ci on peut citer l’oxydation anodique surtout utilisée avec 1 aluminium, les enduits au chromate pour le zinc, le magnésium et ses alliages et les enduits au phosphate pour l’acier, le fer et le zinc.Le milieu de contact a une influence marquée sur la corrosion et dans certains cas il v aura avantage 3 changer ce milieu ou a y apporter certaines corrections.Ainsi le séchage des gaz, un changement du PH d’une solution ou d’un liquide, l’élimination d’impuretés peuvent changer le caractère corrosif de certains milieux.Un autre moyen de protection contre la corrosion, et qui est pratique en certains cas, consiste a ajouter aux liquides ou aux solutions des agents inhibiteurs qui stabiliseront les surfaces .modiques ou les sur- 36 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE faces cathodiques.Parmi les corps qui jouent ce rôle, on peut citer les hydroxydes, les chromates, les phosphates, les silicates et les carbonates qui stabilisent les surfaces anodiques tandis que les sels de calcium, de magnésium et de zinc protègent les surfaces cathodiques.On connaît aussi plusieurs composés organiques qui montrent cette propriété d’inhibition.Les agents inhibiteurs cathodiques sont en général moins effectifs que ceux anodiques mais ils ne sont pas dangereux.Par contre, les inhibiteurs anodiques sont plus efficaces mais, mal utilisés, ils peuvent être dangereux car s ils ne stabilisent pas toute la surface .modique la corrosion continuera mais elle sera plus intense sur les parties non protégées.Certains inhibiteurs anodiques peuvent rendre un métal passif en changeant son potentiel électro-chimique.Protection cathodique La protection cathodique est un procédé de protection contre la corrosion qui est utilisé depuis quelques années mais dont le principe est connu depuis longtemps.Par définition il consiste a appliquer un courant électrique supérieur et opposé à celui produit par la corrosion électro-chimique de façon à arrêter la solubilisation du métal aux parties anodiques.Le courant électrique à appliquer doit être tel que tout le cathode ___anode électrolyte J-, cathode FIG.4 I A CORROSION 1)1 S METAUX 37 métal a protéger devienne cathodique par rapport à une électrode extérieure.La façon d’appliquer le protection cathodique peut s’expliquer à l'aide des figures 4 et 5.La figure 4 représente une pièce métallique qui se corrode entre ses surtaces .modiques et cathodiques.La figure 3 montre la même pièce métallique à laquelle un courant électrique est appliqué de façon à ce qu’elle devienne toute cathodique par rapport à une électrode auxiliaire qui sera anodique.onode cothode FIG.5 La protection cathodique peut etre réalisée à 1 aide de deux sortes d’électrodes auxiliaires.Celles-ci sont appelées électrolytiques si le courant de protection est fourni par une source extérieure ou galvanique si le courant résulte du fait qu on utilise un métal ayant un potentiel électrique supérieur a celui du métal a protéger.Les électrodes électrolytiques avec une source île courant extérieure peuvent être en fer, acier, aluminium, etc., ou en carbone, graphite et platine.Les premières sont se dissoudre lorsqu’elles agiront comme anodes tandis que le carbone, graphite et le platine seront stables et ne se solubiliseront pas.Les anodes galvaniques sont constituées d’un métal placé plus haut dans la série électro-chimique que celui a protéger c est-à-dire que 1 anode galvanique doit avoir un potentiel électro-négatif plus élevé.Le /inc, l’aluminium et le magnesium sont plus fortement electro négatifs que REVUE TRI M LSTRIELLE CANADIENNE 3 8 le fer et l'acier et ils peuvent fournir le courant de protection nécessaire.De ces trois derniers, le magnésium surtout à l’état d'alliages spéciaux produit la plus grande différence de potentiel.L’électrode de magnésium est celle qui est le plus utilisé aujourd’hui et elle est plus coûteuse que les autres mais, par contre, elle ne demande emps en serv ice (mois! FIG.6 CO c O ?— O k.O TD O 3 E 3 O 0) w JD E o Z IA CORROSION DUS METAUX 3 9 pas de source de courant continu, ce qui évite une installation électrique avec redresseurs de courant qu’il faut surveiller et entretenir en plus du coût du courant électrique.L’emploi de la protection cathodique contre la corrosion se répand de plus en plus et aujourd'hui on 1 utilise avec succès pour protéger les réservoirs à eau élevés, les conduites, les cables électriques et les réservoirs souterrains et, en general, les structures métalliques sous 1 eau et sous la terre.Un exemple des résultats obtenus par la protection cathodique est le suivant : une conduite souterraine en acier de 8 po.de diamètre et de 33 milles de long se corrodait et chaque perforation était réparée et notée.La figure 6 donne une courbe qui représente le nombre cumulatif des perforations réparées en fonction du temps.Après une période de 40 mois, la protection cathodique fut installée.La courbe cumulative montre à ce point un changement brusque correspondant à une diminution sensible des nouvelles perforations.Si la courbe originale avait été prolongée suivant son allure originale, il y aurait eu après 9 mois environ 300 perforations nouvelles, tandis qu’avec la protection cathodique il y en a eu environ 5 au début de l’installation et qui pouvaient résulter d'un état de corrosion déjà trop avancé.L’expérience acquise à date montre que la protection cathodique donne de très bons résultats mais que ce procédé est encore plus satisfaisant si le métal à protéger est recouvert d’un enduit adéquat.Dans ce cas l’électrode a une surface faible à protéger, ce qui demande moins de courant et a pour effet de prolonger sa durée (ou de diminuer le nombre d’électrodes requises) mais si l’enduit se détériore pour une raison quelconque, les parties ainsi exposées deviennnent aussitôt protégées.L’emploi combiné de la protection cathodique et d’un enduit sont aujourd hui couramment employés et donnent le système de protection souterrain le plus économique.L’installation d'un système de protection cathodique ne peut être fait au hasard car la disposition des électrodes, leur remplacement et leur nombre doit être calculé et déterminé en fonction de la structure à protéger et du milieu qui entoure cette structure.Il faut que cette installation donne une protection suffisante et uniforme tout en étant 40 RI \ II I KIV, i.S I K II I 1 i < A N Alm XNT economique et en tenant diminuer l’efficacité.En la protection cathodique a compte de facteurs secondaires qui peuvent en général, d vaut mieux confier l’installation de un ingénieur spécialisé dans ce genre de travail.La question de la corrosion est aujourd'hui plus étudiée mais elle est encore complexe et la solution exacte d'un problème de corrosion ne se trouve pas toujours facilement, l a corrosion a de plus l'inconvénient d agir d une façon subtile, pas toujours facile à observer, parfois elle est lente et on tend a la négliger mais son action est continue et elle détruit sûrement a tel point qu on peut l’appeler le cancer” de l'industrie. PRODUCER-CONSUMER COOPERATIVE RELATIONS* P.IT.C\SSFI MAN "Of .ill occupations from which gain is secured, there is none better than agriculture, nothing more productive, nothing sweeter, nothing more worthy of a tree man.” Cicero.In certain countries where we hnd two well-defined and developed cooperative movements, the one, organized on the basis of the consumer, and the other, dominated by producers, problems frequently arise in connection with the relations between the two groups.In America, producer s cooperation is so far ahead in volume of business and in activity as compared with consumers cooperation that in practice friction between the two movements has been of infrequent occurence.1 lowever, we can expect relations between the two types of cooperatives to become more complex as consumers cooperati\cs grow in number and in size.Origin of VroJuccrs' (.00 peril t ion Producers’ cooperation as it is known to-day started at \ much later date than the Rochdale movement.Although there had been man.earlier and sporadic attempts at organizing producers’ cooperatives it was not until 1SS2 that cooperative marketing started in Denmark in the field of butter manufacturing.Up until then the Danish milk producers made their butter at home and sold it in individual lots to middlemen who resold it in the market at home and abroad.I he venture into the cooperative production and marketing of butter was a great success and set the pace for other cooperative experiments.Danish farmers applied the cooperative technique to meat packing and bacon curing and later to egg marketing.From Denmark the producer cooperative movement spread the world over until today in terms of volume of business it exceeds that of the consumer cooperatives in many countries.* This is a chapter from the author’s forthcoming book on the Cooperative movement. 42 K I N 1 t TRIM I STRir.l.I I.CANADIENNE Characteristics of the harm Economy Generally speaking, farming is a small-scale business of specialized production and sale.Its products cannot be multiplied at will.Unlike manufacturing it is carried on by scattered producers located far from the great bodv or consumers.1 bus.the main output of flour on this continent is turned out by a relativelv small number of factories located in the midst of dense populations, or in close proximity thereto, but ti e "heat and other grains used in the manufacturing of flour are obtained from thousands of farms.All other farm products have more or less the same characteristic.Agiicultuie lias an er .a'Mctcr.'tic feature which is not sufficiently emphasized.It is the :act that it is not onlv a business but a mode of life as well.I I e f t : nier s home life .ind leisure hours are inscp.i-rably connected with the tarn.It he loses his farm he loses : land, farm Li.tidings, home and p ;Kv an orchard winch has taken him fifteen or twenty years to cultivate.f f all industries, agru.Iture has the most factors of uncertaintv.In addition to an erratic demau.i or its products, owing to optional uses and the v hints of taste, the supplv is most difficult to forecast and to c.nt.o living to climatic conditions, pilant diseases and insect pests.i iie sc.i'.onahty and perishability of agricultural produce are other characteristic features.I he chief crops are produced once annually, yet tliev are in demand every day of the year.Difficulties of transportation, of fixed storage, and of reirigeration in transit, are thereby introduced.furthermore, of all commodities, those produced on the farm are the most dissimilar in size, appearance and quality ; hence their marketing requires a very complicated set of standards and rather strict supervision.Mow, it we add to the above elements of uncertainty, the factors of disunity and of absolute competition among the thousands of farmers on the one hand, and that of well organized or monopolizing middlemen on the other, we have a state of anarchy in our agricultural economy.I he author is of the opinion that what has preceded is sufficient evidence to prove that farmers are definitely justified and in fact have the obligation of associating themselves in a cooperative union. I’RODLC ER-CONSL' M ER COOPERATIVE RELATIONS 43 Producers' ('ooperatii c an Extension of the burm Economy Producers’ marketing and purchasing cooperatives arc in final analysis extensions of the individual farm economy.^ e can considei these cooperative societies as being organized and operated by several individual farm units for the purpose of supplying mutually and collectively their needs for certain goods and services which they cannot supply themselves when acting as individual and separate units.In fact, it is difficult to dissociate the producers’ cooperative from the individual or separate producing units of which it is composed.This direct relationship is well illustrated in the incidence of patronage dividends which are paid to the various producer members in proportion to the amount ot business transacted with the cooperative, and which in turn varv with the size of the producing unit.In a sense, the relationship between the producers cooperative and the individual farm is parallel to that existing between the consumers cooperative and the individual household.In both cases the basic purpose of the cooperative organization is to perform economic services which the individual units could not do for themselves by acting independently.Comparison of Principles and Methods In practice we find both consumers’ and producers’ cooperatives making use of the same cooperative principles.I he main reason for that, is the fact that these producer groups purposely adopted the Rochdale principles in their organization.I he fact that these producer groups are also consumers and that they may organize on the consumer le\el to supply their needs has been another factor responsible for the similarity of principles practiced by the two types of cooperatives.However, there are differences between them in the application of these principles.One basic difference between producers’ and consumers’ cooperation is found in the application of the patronage refund principle.In the case of the producers’ society, patronage refunds arc based on members sales or shipments through the society.An example will illustrate.Let us say there is a cooperative dairy operated by farmers.At the end of the year, the society declares its volume of business for the year has been 5100,000 and its net surplus after necessary deductions, $3000.The directors and shareholders decide at the general meeting to return $3000 to the members in dividends, i.e., three per cent for every dollar of 44 Kl ¦ ; I I Kl' : I ! !' ! I 1 I 1 < A NADU N N 1 business done with the cooperative.Sam Jones sold for 54000 to the society that tear, while Adam Grey sold for $3000.Therefore Sam Jones will receive $120 in patronage dividends and Adam Grey $90.We also find the ’’open door” principle modified in certain producers’ societies.Some producers’ cooperatives, particularly those which are engaged in processing or manufacturing such as canneries, creameries or dairy factories, involve a substantial financial investment which must be obtained from a relatively small number of members.Since these societies cannot handle the products ot non-members, thev must be assured of their source of supply.I hey cannot afford to have members withdraw their supplies or their capital as they please.I or that reason in that type ot cooperative we ordinarily find the use of contracts whereby producer members are compelled to market all or a stipulated amount of their produce through the cooperative.In a consumers’ society the need tor contract membership is seldom found.There are always more consumers than producers, thus necessitating a smaller capital and patronage contribution per member.Related to the producer cooperative’s problem of restricted membership is that of capitalization.Many of these societies are unable to obtain from their members all the capital required to finance their cooperative undertakings.To obviate this capital deficiency, bonds or preferred shares may be sold to nen-members.I his is a practice very rarelv found in a consumers’ cooperative.One ot the greatest departures from Rochdale principles is forced on the producers’ society by the very nature of the undertaking.The principle ot universality found in consumers’ cooperation of necessity must be restricted to bona fide producers :n the first tape of cooperative.In addition to their modmeation of Rochdale rules, producers’ cooperatives have found it necessary to introduce principles of their own.For instance, frequently, shipments of couds by the members to the society are made on consignment, i.e.the producers receive their money onlv after the goods are sold and not upon delivery.It the society paid cash upon receipt of goods it would have to set a price.I here are many reasons why producers’ cooperatives should not pay cash upon delivery.In the first place, the setting of a price is a dangerous policy, since there is always the risk involved of suddenly lowered prices.I he organization fRODUCER-CONSUMER COOPERATIVE RELATIONS 45 knows what the selling price will be.only after the commodities have been sold.Furthermore, payment before the goods are sold requires the use of much working capital.This working capital would most often have to be borrowed at interest Nevertheless, in cases where a member is in great need of funds he may be paid an advance before the sale of the goods has been effected.The need for consignment transactions is naturally reduced in the case of farm products with a stable market and price.Another characteristic of the producer cooperative movement which distinguishes it from consumer organizations is the greater degree of specialization of the former.Experience has taught that for greater efficiency and success, producers’ cooperatives should be organized on the basis of distinct farm products or product groups.Thus for instance, we find separate cooperatives, marketing : citrus fruits, honey, dairy products, flour, meat products, and others too.The need for such specialization does not exist in consumer cooperatives because in the last anlysis all these products and others also find their way into the consumers’ market basket.Relations Bdu cm Consumer ami Agricultural Cooperatives Relations between consumers and producers cooperatives take on two main forms, economic and non-cconomic.The International Labor Office which has investigated this problem has found three main types of economic arrangements between consumers’ and producers’ cooperatives : ordinary business transactions, agreements, and joint undertakings.1 In the first type, the consumers’ cooperatives and producers’ associations do business with each other.Thus a consumer-owned flour mill may procure its wheat from a wheat marketing cooperative.In this arrangement.there is no long-term agreement binding the parties to continue their commercial relations, for each transaction is entered into on its own merits.Such transactions, if repeated, mav lead to more permanent arrangements such as the type we will discuss now.\\ hen relations between consumers’ and producers’ cooperatives are sufficiently advanced they may enter into a more permanent and long-term agreement.Such contract usually specify the time during 1.Internationa! I at".- Office, ("-operatives and Post-War Relief.Montreal.1944, p.M-1 6. 4rt RE VL'K TRIMESTRIELLE CANADIEN N I which the terms apply, the quantities to be delivered, with the grades and other standards and prices.It actual prices are not specified, the procedure for determining prices may be given.The advantages of this type of arrangement over the "ad hoc” business transactions are manifold but we will mention only two.On the purely business level it assures the selling cooperative an outlet for its products and the purchasing society a source of suply.From the cooperative viewpoint, it may serve as the practice ground tor the inter-cooperative cooperation program formulated on a theoretical or non-cconomical level.I he most ambitious attempt to coordinate the activities of the two cooperative movements is represented by the undertaking jointly owned by consumer and producer interests.Ownership may be vested in two •cooperatives, one of each type ; in several cooperatives of each type, or where still greater capitalization is required, in cooperative federations.This type of cooperative is useful in the case of an enterprise which would be difficult or impossible to undertake by the one type of coope-ruive acting independently, or in an effort to prevent competition between the two types of cooperatives in some line of business.Thus for example, consumers and producers could jointly own and operate a meat-packing plant instead of establishing two such plants, one owned b\ consumers, and the other by meat producers.Although the jointly-owned cooperative deserves praise for its sincerity of purpose there arc limitations in its use.I rom the consumers’ standpoint it does not constitute an ideal situation lor it represents only partial consumer control and ownership.Furthermore, from the practical viewpoint it creates the difficult problem of working out a satisfactory patronage refund policy.Xon-economic relations of consumers and producers cooperatives take on two main forms.In certain countries, both consumers’ and producers' cooperatives are members of the same national federation organized for promotional, educational and other related activities of the two sectors.This situation is found in America for instance, where in the United States both producers’ and consumers’ cooperatives are members of the Cooperative League of the United States, and in Canada, where both groups arc accepted on an equal tooting in the Co-operative Union of Canada.This policy introduces some unity in the two movements in the fields of education and PRODUCER-CONSUMER COOPERATIVE RELATIONS 47 publicity It also permits them to present a united front in the case of attack.For instance, the policy served a useful purpose for both groups in facing the taxation problem.However, this type of collaboration is seldom found in countries where the consumer cooperative movement is sufficiently advanced to organize its own separate national body.In European countries, where consumers’ cooperation is predominant, the consumers’ movement has organized its own separate national organisations, and agricultural cooperatives have been compelled to establish their own national associations.In such cases, another method of coordination has to be used, that of a national committee for inter-cooperative at tion.According to the International Labor Office, such committees have been established in the following countries, among others : Germany (1916), France ( 1 922 ), Bulgaria ( 1 92 5 ), Czechoslovakia ( 1928), Hungary ( 1931), Palestine ( 1932), Austria.The Netherlands, and Switzerland ( 1934), Spain and Sweden ( 1937), Great Britain ( 1939), and Argentina (1941).' The national committees vary considerably in composition, in their methods, and in scope.Some are very general in nature and deal only with broad problems affecting the mutual interests of the two movements.Others arc engaged in practical problems of cooperative education.On an international level, there is the International Committee tor Inter-Cooperative Relations established in 1931.The purposes of the Committee, in accordance with its statutory rules, arc as follows : "On the joint initiative of the International Co-operative Alliance and the International Commission of Agriculture, a Mixed Committee is hereby constituted for promoting the development of moral and economic relationship between agricultural co-operative societies and distributive co-operative societies.This'Committee shall further act as a liaison body between the Co-operative movement as a whole and international institutions, in particular the Economic Organization of the League of Nations, the International Labor Office and the International Institute of Agriculture .- 1.International Labor Office, Co-operative Organizations and Montreal, 1944.p 17.2.International 1 abor Otlice.Co-operative Organizations anil Montreal 1944.p.Post-War Relief, Post-War Relief, 4S KL\ L I I Itl.V LSI KILI.I L CAN.UMI.X XL Coiisniin r-Ou iicJ Vartm Attempts nave been made to extend consumer control over the farm economy.Members of the cooperative commonwealth school claim consumer ownership of the farm economy to be a desirable goal.An illustration of this philosophy is contained in the following quotation from Warbasse : I he theory of consumers’ ownership and control mav be applied to agriculture the same as to other industries.The first step is to organize the farmers in order that thev get better wages, that their standard of living may be elevated, and that speculation in the products of their labor may be minimized.1 he theoretical end of consumers’ cooperation it might be said, is to purchase the land from the farmer, and employ the latter as an agricultural technician.In a given agricultural district the local consumers’ societies acquire the farms near the towns ; farms which produce above the local needs would be bought by the national wholesale society ; and farm areas which were not necessary to supply the needs of the country would be purchased by the International Cooperative W holesale Society.This is the natural distribution of land, if we thcoriticallv pursue th e consumers’ cooperative principle to its end.”1 After the first World War, English and Scottish consumer cooperatives purchased large tracts of farm land in the United Kingdom.At the end of 1 936, they owned 56,900 acres in these two countries.The consumer cooperative movement of both Scotland and England have lost money on these ventures.The Scottish Co-operative Wholesale also experimented with 10,000 acres of land in Western Canada.The experiment proved to be expensive and unsuccessful.In fact it can be said that the experience of these two countries in the consumer ownership of farms has been a failure.! he Swiss Cooperative Union in 1920 purchased eight farms with 3 50 head of cattle.I his also proved to be an unfruitful venture and these land holdings have since been sold.Individual ownership and family exploitation of the farm has proved to be through the test of time, the most successful system of farm 1.Warbasse, J.P.Cooperative Democracy, Harper anj firos.New York and London, 1942, p.2M-2I6. PRODl ( FR-CONSL M ER COOPERATIVE RI I ATIONs 49 operation.Consumer ownership, collective ownership, corporate ownership.and other methods as well, have all been tried but none of these have proved of much value, harming by nature is a family business which can be best conducted on an individualistic basis.Primiuof Consumer Notwithstanding the arguments we have given in fa\or of producers cooperatives, we maintain that in the hierarchy of the cooperative movement, consumers cooperatives should stand above the loimer.I here are manv arguments to support this stand.In the first place, we are all consumers, but not all producers.All men are consumers, from the babe in the crib to the nonagenarian.Consumers' cooperation, by using the consumer as the basis of its organization, thus can benefit all classes without exception.On the other hand, the economic function of production involves at best only a portion of the total population.Producers’ cooperation, by rallying the economic s\stem around producers, therefore by its very essence, can only work for the benefit of a limited number of persons.1 urthermore, producers cooperation by organizing specialized cooperatives to handle diflerent farm products tends to multiply the number of sub-classes and special interest groups, whereas consumers’ cooperation tends to level out all class and group consciousness.The elimination of the profit motive by consumers cooperation is another point in its favor.I he primary purpose of the producer cooperative is to increase the price the farmer members will receive for their products.These increased prices the cooperative member realizes by taking for himself the profits previously made by the middleman.However, there are known cases where producers’ cooperatives have increased the price received by their members at the expense of the consumer.This situation may occur in the case of producers societies which ha\e established a monopoly or quasi-monopolv in the marketing of a particular product.Consumers’ cooperation by establishing its organization on the basis of consumption corrects one of the greatest evils of all other economic systems, that of considering production as the major function of the economy.Producers’ cooperation, by placing its foundation on the producer function, can be criticized on the same grounds as those other economic systems. K 1 \ L I I KIM I STRII i i i: CANADIENNE 50 Because of the above factors, consumer action should be more effective than producer action in correcting the abuses of the capitalistic svstem.The latter mav go part of the way, by improving the economic status of producer groups which are being exploited, but it leaves the majority of the population untouched.An outstanding leader of the American agricultural cooperative movement and for many years general manager of the Ohio Farm Bureau Cooperative Association has given producer groups sound advice on this issue.He has stated : "So we can conclude that the first reason why action as consumers is more potent than action as producers is that consumer action is all-inclusive, regardless of producer interest, while producer interest immediately creates economic and class barriers.Not onlv is this clash of interests apparent between the three great groups (ordinary workers, professional and white-collar workers, and farmers), but also within these groups.Among farmers, for example, in Belmont County.Ohio, arc great producers of dairy products.Madison Counts', in the same state, is famous for its corn.Belmont Counts' imports corn.Madison County exports it.W hen corn prices are loss- the Belmont County farmers are happy.W hen corn svas selling tor twenty cents a bushel in Madison County, the Belmont County farmers svere getting a good price for their milk.W hen the corn-hog program came in and raised the price of corn the Belmont County farmers svere forced to produce at a loss and blamed the corn-producing counties for it.1 have sat in the councils of a national producer organization long enough to see that there cannot ever be a united agriculture on a producer basis.W hen we add to that the other class producer differences we have a highly complex situation.Producer interests are basically divisive.Consumer interests, on the other hand, are all-inclusive."Consumer action alone can include all the people.W hen we unite as consumers we make it impossible tor those svho exploit us to save their own faces by getting us to fight one another.”1 PRODL'C HR-CON SL MUR COOPERATIVE RELATIONS 51 We do not wish to leave the impression, however, that because we believe the consumer should be the corner stone of the coopcratise niote-n-,ent there is no need for producers’ cooperation.The very oposite has been maintained earlier in this article.Both types of cooperation have a role to play in the attainment of social justice ; the consumer movement by helping to distribute wealth tc all on the basis of need (size of family), and producers associations by increasing the income of specific groups on the basis of their ability to produce or to create wealth.REFERENCES AND BIBLIOGRAPHY ANONYMOUS, Co-operative Organizations and Post-War Relief, Montreal, International Labor Office, 1944, p.12-19.ANONYMOUS.Farmers and Consumer Corporation, Stockholm, Sweden, Kooperativa Forbundet, 1938, 16 pp.BOWEN, E.R., Cooperation Between Producers and Consumers, Chicago, Cooperative League of the U.S.A.no date, 8 pp.(appears in same pamphlet as Lincoln’s Producer-Consumer Relations) DIGBY, Margaret.Producers and Consumers, A Study in Co-operatives Relations, London, P.S.King & Son Ltd., 1 938, 234 pp.IN COLLABORATION, Report of the Inquiry on Co-operative Enterprise in Europe, 1937, Washington, D.C., Superintendent of Documents, 1 937, chap.XIII, p.66-71.LINCOLN, Murray, Producer-Consumer Relations, Chicago, Cooperative League of the U.S.A., no date, p.9-16 (appears in same pamphlet as Bowen’s Cooperation Between Producers and Consumers) ROSS, [.Elliot.Rev., Cooperative Plenty, St-Louis, Mo., B.Herder Book Co., 1941, p.119-140.WARBASSE, J.P„ Cooperative Democracy, New York.Harper & Bros., 1942, p.209-228. L'INFLUENCE FRANÇAISE EN AFRIQUE AUSTRALE Charles D.Hérisson La culture et la civilisation française ont ravonné au cours des siècles dans les pays du monde entier et notamment dans ceux appartenant au groupe occidental.Les lecteurs canadiens-français seront probablement intéresses par l’histoire de leur influence dans une des nations de la Communauté Britannique : l’L’nion Sud-Africaine.Lcr Refill!,n:s Huguenots et ht Première Présence Française La langue française fut à la fin du XYIIéme et au début du XVlIIème siècle une des deux langues de l’Afrique du Sud.Les réfugiés huguenots français de la Révocation de l'hdit de Nantes, dont la majorité étaient venus de Hollande en 1 688 et 1689, étaient a la tin du XYIIéme siècle près de deux cents et représentaient un sixième environ de la population européenne totale.La langue française reçut pendant plusieurs années une sorte de reconnaissance officielle.L'n des réfugiés fut nommé maître d’école pour instruire les enfants de ses compatriotes et un autre était leur pasteur et prêchait en français.Mais 1 es autorités hollandaises s’efforcèrent pour des raisons politiques de faire disparaître la langue de la puissance la plus importante de l’Europe et de fondre les éléments français dans la population hollandaise.A la nn de 1701 des instructions catégoriques turent reçues de Hollande: le français devait etre éliminé du temple et de l’ecole.Les enfants français devaient apprendre le hollandais.En fait, les autorités du Cap n’appliqueront pas très rigoureusement ces ordres et pendant deux ou même trois décades, les services religieux furent occasionnellement célébrés en français et la langue française put être enseignée par des réfugiés français précepteurs à domicile.La fusion des Français était inévitable : l’immigration française fut pratiquement tarie pendant le second quart du siècle et les unions des Français avec leurs voisins hollandais devinrent de plus en plus fréquentes.Le groupe français perdit complètement son homogénéité et se fondit L’INFLUENCE FRANÇAISE EN AIRIQUE AUSTRALE 53 dans le reste de la population.Les enfants des réfugies avaient appris le français, mais la seconde génération, isolée à la campagne, absorbée par les besognes matérielles et ayant grandi dans un milieu étranger ne sut que le hollandais et vers 1775, les premiers étant morts, presque personne ne connaissait le français.Dans la ville du Cap, la seule agglomération de quelque importance le français était la langue étrangère la moins ignorée : les notables hollandais la connaissaient généralement et quelques particuliers, Huguenots ou autres, l’enseignaient à titre de précepteurs ou dans de petits établissements privés ou publics.Certes, de temps en temps, des voyageurs français célèbres visitaient l'Afrique du Sud et relataient dans leurs écrits leur passage au Cap.Au XVIIème siècle le Père Guy Taehard et ses Jésuites en route pour l’Orient.François Léguât, des escadres françaises.Au XVIIIème siècle le Cap reçut notamment l’Abbé de la Caille, l’astronome, en 175 1-54, lîouga1 nville, le navigateur, en 1769, Bernardin de St-Pierre, en 1771 ; plus tard, en 1 ~S 1 et pendant les années suivantes, le tartarinesque François Le Vaillant qui indisposa les habitants par scs manières fantasques, son * rousseauisme et sa négrophilic.Mais ces hommes éminents avaient surtout des contacts avec la haute société du Cap.Ils constatèrent l’extinction de la langue française chez les descendants îles Huguenots, mais certains de ces derniers auraient, selon Bernardin de St-Pierre, conservé un attachement sentimental pour la France qui avait pourtant maltraite leurs ancêtres.Fa (i/terre Je rimh'l'cihliinct' Américaine it lu Si'conJc Influence Française Pendant la guerre de 1 Indépendance Américaine, la Hollande était l’alliée de la France et en guerre contre l’Angleterre depuis décembre !-M).Pour protéger le Cap Hollandais contre une attaque anglaise, la France y envoya, en 1781.une flotte sous le commandement de l’Ami-i.d de Sutfren et des régiments.Barras, le futur membre du Directoire servait dans l’un de ces derniers.Le séjour de ces troupes pendant plusieurs années provoqua une sorte de renaissance française en Afrique du Sud, du moins dans la ville du Cap où elles étaient stationnées.Les officiers introduisirent les modes, les danses et les jeux de Paris.Il y eut de la part de la population un veritable engouement pour les choses fran- 54 REVU h TRIMESTRIELLE CANADIENNE çaises.Les dames se firent un devoir d’apprendre la langue en même temps que les danses.Pour la première fois en Afrique du Sud eurent lieu des représentations théâtrales et elles furent données en français : le Barbier de Séville et peut être le Mariage de Figaro.Le Cap devint, selon l’expression du temps " un petit Paris”.Mais les populations de la campagne, les Boers, descendants des Huguenots français et des premiers colons, ne furent guère touchés par ce rayonnement français.Les moyens de communication avec le Cap étaient précaires, elles vivaient isolées et leur éducation était fort négligée.Cette "ère française” au Cap ne dura que quelques années et ses conséquences furent plutôt superficielles, plus mondaines que sociales.Toutefois, même après le départ des régiments français, les moeurs continuèrent d’être plus raffinées et la vie plus luxueuse.La mode de Paris conserva son prestige.L’enseignement de la langue française fit des progrès et l’ouverture d’une école secondaire où elle aurait été à l’honneur, fut envisagée.Le goût du luxe se manifesta par la construction d’habitations élégantes et c’est dans le domaine artistique que le séjour accidentel des troupes françaises eut des conséquences les plus importantes.L’un des officiers était un architecte-ingénieur distingué : Louis-Michel Thibault.Après le départ de son régiment, il demeura au Cap et y habita jusqu’à sa mort en 1S15.Il fut au service des divers gouvernements qui se succédèrent pendant cette période troublée de l’histoire européenne et construisit des édifices et des fortifications pour leur compte ainsi que des maisons pour les particuliers.Plusieurs de ces constructions subsistent encore aujourd’hui en très bon état au Cap et aux alentours et les visiteurs de cette région ne manquent pas de les admirer.T hibault introduisit en Afrique du Sud le beau style néo-classique français de son maître Gabriel, different du style colonial hollandais suivi jusqu’alors.Il a laisé une empreinte artistique française durable, et il n’est pas exagéré de dire qu’il fut le plus original des architectes sud-africains.Pendant la Révolution Française les destinées de la France et de la Hollande furent un moment associées ; elles devinrent alliées et le petit parti des "patriotes” au Cap, contrepartie du puissant parti de Hollande, s’enthousiasma pour les idées de la Révolution, mais aucune force française n’étaient au Cap cette fois et l’occupation anglaise se réalisa sans difficulté en 1795. ! ’iN! I l } \( I I K A V ( MSI I \ AI RIQl'F AL’STRAl E 55 La République Rotate (IS01-H06) et la Troisième Influence Française [ ,, premiere occupation anglaise fut de trop courte durée pour éliminer l’influence française au Cap, et quand, à la fin de février 1R03, celui-ci fut, selon les ternies du Traité d’Amiens de 1 802, rendu à la Hollande (République Batave) sous l’influence de la F rance, il y eut une nouvelle renaissance française, la troisième et la dernière.La petite immigration française qui avait repris pendant le dernier quart du XYIIIème siècle, après un demi-siècle de quasi-interruption, et qui avait naturellement cessé pendant l’occupation anglaise de 1795 à 1 805, recommença.Elle ne dépassa pas quelques unités et son importance raciale, a une époque où la population était déjà supérieure à 16,000 âmes, fut nulle.Toutefois son influence sociale et culturelle fut importante.Quelques Français entreprenants s’installèrent au Cap et furent les animateurs de cette renaissance dans le domaine pedagogique et théâtral.La République Batave et les autorités du Cap étaient dans une large mesure gagnées a la nouvelle idéologie française tout en étant naturellement assez méfiantes de leur puissante alliée, la France de Bonaparte.Maigre la guerre qui avait repris avec l’Angleterre en mai 1803 et la menace d’une nouvelle invasion anglaise, 1 Administiation du Cap, sous l’impulsion du réformateur libéral, de Mist, essaya tic réorganiser le gouvernement et l’administration de la colonie sur des bases libérales, laïques et démocratiques inspirées des conceptions françaises.Elle institua par exemple les mariages civils a la française, légalité devant la loi de toutes les religions, catholique et non chrétiennes incluses, sans parler de la liberté économique déjà promise mais a peine réalisée par l’Angleterre.La politique vis-à-vis des indigenes devait être ferme mais humaine et l’abolition graduelle tie 1 esclavage était projetée.Les autorités bat.ves réorganisèrent le svstème de 1 enseignement en s’inspirant dans une large mesure des idées françaises (Condorset) et en donnant une place d honneur au français dans le curriculum des écoles.Mais ce fut surtout l’enseignement privé de cette langue qui connut un grand essor grace à des residents français ou suisses-français.L'occupation anglaise au début de 1 806, rendit impossible 1 application de ces réformes très avancées pour l’époque et pour une société moralement très conservatrice, de stricte obédience calviniste et, dans 56 I I RP., I N I lui.LI.1 t AN ADH NN I 1' I l’ensemble, très peu disposée il faire des sacrifices au profit des indigènes.Les suspicions soulevées par ces innovations n’eurent pas ainsi le temps de se manifester au grand jour.La renaissance théâtrale française ne fut pas moins importante1 2.Cette fois il s’agissait d'un théâtre purement civil organisé par des 1 ran-çais entreprenants, en particulier, Viilet, mais beaucoup plus actif que celui de la fin du XYlIIème siècle.11 était soutenu essentiellement par la population hollandaise, nouvelle preuve de la diffusion relative de cette langue dans la population de Cape Town.Les français avaient été cette fois devancés par les militaires de la garnison britannique qui dès la première année du siècle donnèrent des représentations et qui disposèrent à partir de 1S01 d’une vrai salle théâtrale ; quelques représentations en langue allemande et hollandaise avaient également eu lieu respectivement en 1802, 1803 et 1S04, mais le théâtre français des années 1803, 1 804, 1805 est le plus important de cette époque pour la population néerlandaise.Ce lut lui qui contribua a acclimater cette activité artistique et le théâtre hollandais en fut dans une large mesure le prolongement et le développement.Comme auparavant le pavillon français reparut dans la Baie de la Table.La division navale de l’amiral Linois et les troupes du général Decaen en route pour les Mascareignes, y firent escale au début de 1803.Après la reprise des hostilités avec l’Angleterre, en mai 1 803, le Cap servit de base aux corsaires français harcelant les convois anglais.La Division Linois affaiblie y reparut d’ailleurs à la fin de 1 805, peu avant sa capture dans l’Atlantique.Un des Français répondant au pseudonyme de Georges Dandin, en service sur le vaisseau-amiral, a laissé un récit piquant de son passage au Cap dans son savoureux "Journal Historique”.-Decaen devait y repasser quelques années plus tard comme prisonnier de guerre, après son héroïque défense de l’ile de France.Pendant toute cette période, le Cap ravitailla File de France et la Réunion en vivres et bestiaux.Ce port lut enfin visité par l’un des navires "Le Géographe” de l’expédition scientifique envoyée, de 1800 à 1804, par le Premier Consul Bonaparte dans les mers australes.Son séjour au début de 1804 alors qu’il 1.F.C.L.Bosnian — Drama en Toneel in Suid Afrika.Deel/I : 1652-188 J (Kaapstad, Pretoria).1928.2.Journal Historique de Georges Dandin, 1777-18 12 — Société de l’Histoire de Pile Maurice — (Tananarive) 193 9. L'INFLUENCE FRANÇAISE EN AFRIQUE AUSTRALE 57 revenait vers la 1 rance ne dura que quelques semaines.Cependant certains de ses membres ont laissé des relations intéressantes de leur passage au Cap, a ajouter à celles des voyageurs français de la seconde partie du XYlllemc siècle: mentionnons celles du peintre Milbert1 du naturaliste Pérou-.A la fin de 1S2, > était également passé Ch.b.I ombe qui consacra quelques pages de son livre Voyage aux Indes Orientales à l’Afrique du Sud.Putin il est curieux de mentionner que le nom de I alley rand défraya la chronique du Cap quand l'ex-mari de sa femme.M.Grand, arriva en Afrique du Sud avec le titre pompeux de Conseiller Prive de la République Bai a ve.1 ’intervention auprès du Gouvernement Batave du puissant Ministre des Affaires Etrangères français, probablement a la suggestion de sa femme désireuse de se débarrasser de ce personnage indélicat, n’était pas étrangère à cette nomination pour laquelle il n était guère qualifié.Celle-ci illustre en tout cas parfaitement l’influence de la Prance sur la Hollande et ses possessions et aussi les étranges rapports de la politique et de la vie privée françaises.Les autorités du Cap n’acceptèrent pas cette nomination sans soulever, au début, des difficultés, car elles la considéraient comme une intervention dans les affaires intérieures de la colonie.Ainsi, pendant plus d’un quart de siècle, excepté de 1 95 à 1803, l’influence française fut prédominante en Afrique du Sud comme en Hollande.Plusieurs livres sur l’Afrique australe avaient etc d’ailleurs écrits par tics I lollanclais en langue française.I.'Angleterre, malgré son désir de reconquérir 1 importante base du ( ap utilisée par les corsaires français contre les convois anglais, ne put, en raison de ses besoins en Europe et de la menace d’invasion, y envoyer une flotte que deux années après la reprise des hostilités, en mai 1 803.Quand le danger d’un débarquement en Angleterre fut moins menaçant.elle put dépêcher une escadre pour s en emparer.Celle-ci partit secrètement en juillet 1S0S et arriva au Cap dans les premiers jours de 1806.1.Voyage Pittoresque à Elle èe France.2 Vol.(Paris) 1812.' Vos âge Je decouverte .us Terres Australes 1 800-1 804, 3 Vol.(Paris) 1 807-1 8 1 6.le troisième'volume lut achevé par le Capitaine C.Desaulses de Freycinet qui commandait un des vais.eaux de l’expédition et passa aussi au Cap a bord du Géographe . 58 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Comme en 1795, il n’y avait pas de troupes françaises pour défendre cette base ; les forces navales françaises dans l’Atlantique Sud et l’Occan Tndien, bien faibles d’ailleurs, n’étaient pas disponibles.Les Hollandais eux-mêmes n’avaient que des moyens militaires assez limités en qualité et en quantité et la capitulation fut rapide.Les quelques officiers et soldats français au service de la petite garnison et les équipages et fusiliers-marins de deux vaisseaux français qui y avaient échoué à la fin de 1 805, se distinguèrent contre les Anglais à la bataille de Blaauwberg, en janvier 1S06, qui décida du sort de la colonie.Incertitudes Politii/ues I 806-181 5 Déchu île l’Influence Française La seconde occupation du Cap par l’Angleterre, en 1806, eut lieu 1 année même où un frère de Napoléon, Louis, fut proclamé roi de Hollande, c’est-à-dire où ce pays passa complètement sous la domination et l’influence françaises.La majorité de la population Sud-Africaine vit avec consternation le retour du Cap sous la souveraineté britannique, mais pendant quelque temps se berça, non sans raison d’ailleurs, de l’espoir que la colonie serait rendue à la Hollande à la fin d’une guerre dont Napoléon parut pendant longtemps devoir sortir victorieux.Elle considéra donc, pendant plusieurs années, l’occupation anglaise comme temporaire.Les autorités britanniques clles-memcs n’appliquèrent leur politique d’anglicisation que plus tard.Pendant cette période d’attente, surtout pendant les premières années de l’occupation, l'influence française et la diffusion de la langue française qui avaient fait des progrès sous la République Batave, demeurèrent fortes.L'administration britannique était pourtant encore plus hostile à la France qu’en 1795 malgré la répudiation par celle-ci du Jacobinisme.Le théâtre français au Cap survécut pendant quelques années à l’occupation anglaise1 2 : il atteignit même son apogée de 1806 à 1809 avant sa disparition totale en 18 11 grâce à l’activité de quelques Français, \ i 1 let déjà nommé et Charles-Etienne Boniface arrivé en 1801*.Il était 1.F.C.L.Bosnian — Drama en Toneel op.cit.pp.8î-4, 116-17, 119-29, 174, 1 7S.2.J.L.M.Franken — Uic die I ewe van Charles Etienne Boniface.Annale van die Universiteit van Stellenbosch — Avril 19)7. I'lMUlNfl IRANÇAISF IN AIRIQUI AUSTRALE 59 aussi important que celui de langue anglaise et certainement plus que le théâtre hollandais alors dans l'enfance.Boniface était le fils d’Antoine Boniface, ex-gouverneur de la prison du Temple, réfugié en Angleterre.C’était une curieuse figure de ce temps : linguiste, auteur, acteur, il fut pendant de nombreuses années 1 animateur de la scène hollandaise sur laquelle il représenta des traductions d’oeuvres françaises1.Ainsi le théâtre français prépara le développement du théâtre sud-africain.Thibault continua â occuper des postes officiels importants et son activité artistique ne se ralentit pas ; son influence se fît même sentir, pendant longtemps après sa mort en 1815, sur le style architecturale, et ne fut supplantée par d’autres conceptions que tard dans le siècle.Mais au cours des trois dernières décades, I hibault a eu sa revanche ; une forte réaction s’est produite contre les laideurs biscornues de la fin du XIXème et du début du XXème siècles.La sobriété classique est manifeste dans de nombreux bâtiments publics de cette période.Peu de changements furent apportés au système d'éducation.L’enseignement de la langue de la puissance occupante devint évidemment un des nouveaux problèmes pédagogiques.Son enseignement, jusqu alors assez négligé en dépit de l'occupation anglaise de 1T95 â 1 803, fit des progrès au Cap en raison de son utilité : création d une école anglaise publique, introduction dans le curriculum de 1 école secondaire de jeunes filles où la langue française était jusqu alors la seule langue étrangère étudiée et développement de l’enseignement privé.Mais le français put maintenir a peu près ses positions malgré cette nouvelle concurrence grâce â l’impulsion donnée â 1 enseignement de cette langue au Cap et â son prestige en Europe.Plusieurs écoles et maîtres privés dont certains étaient des Français et Suisses français continuèrent d’enseigner le français avec succès-.Le groupe français de la première décade du XIXème siècle, s il fut infiniment moins nombreux que celui de la période 1/ 80-1795, n en exerça pas moins une influence culturelle importante.1.F.C.l .Busman — Drama en Toned, op- eit.pp.83-94.1 1 6-1 1 7.1 1 9-29, 174, 1 75.2.P.S.Du Toit — Omk-rwys ann die Kaap under die Rataafse, Republick 1 8031806.(Pretoria) 1944.pp.69-71.P.S.Du Toit — Ondcrwys in Kaapland 1612-1939.(Pretoria) 19.39.pp.49-61.Report Education Commission — ISM. 60 REVUE TRIM ESTRIEII.E CANADIENNE L'Occupation Anglaise Definitive Dis pari/inn Je l'Influence française L’occupation anglaise devint définitive après la signature, en août 1814, de la convention de Londres et le Congrès de Vienne de 1815.Elle rompit tous les liens politiques et culturels de l’Afrique du Sud avec la France existant depuis la fin du XYllème siècle.L’influence française recula, au XIXème siècle, au point de disparaître presque totalement.Il est probable que, si le Cap était demeuré alors colonie de la Hollande où la culture française a joui d’un grand prestige pendant tout le XIXème siècle, l’influence de la France aurait été plus forte.Le fait que les Afrikanders, descendants des Hollandais et aussi d’Allemands et de Français sont, parmi les Sud-Africains, ceux qui connaissent généralement le moins le français n’infirme pas cette hypothèse car l’installation des Anglais en Afrique du Sud les fit s’isoler et se replier sur eux-mêmes et rompre leurs relations avec l’Europe.L’Angleterre fut certainement, au XIXème siècle, la nation la plus insulaire de l’Europe et si le français y fut la langue étrangère la plus étudiée, le rayonnement intellectuel de la France y demeura assez faible.Les terres de peuplement britannique, à l’exception bien entendu du Canada, souffrirent de cette situation.En Afrique du Sud, les conditions particulières de ce pays rendirent la pénétration de la culture française encore plus difficile.Le changement de souveraineté politique, l’introduction d’une langue nouvelle, l'anglais, ignorée par la grande majorité des habitants, l’ignorance du hollandais par les éléments britanniques, le bilinguisme de tait, sinon de droit, du moins au début, étaient défavorables a l’étude des langues étrangères.Pour la presque totalité des individus, en effet, la capacité d’apprendre les langues est limitée.La concurrence de l'anglais devint écrasante a partir de ISIS lorsque la souveraineté britannique sur le Cap devint définitive et surtout apres 1 822.L’Angleterre introduisit alors une politique d’anglicisation systématique1 de la population boer, pourtant en majorité, même après 1.!.J.Malherbe — I ducat ion in South Africa, op.cit.pp.5 6-69. I *IN I I l I N CH 1 RAN C AISE EN AERIQUE AUSTRALE 61 l'immigration britannique de 18201.Elle essaya de supprimer le hollandais ; l’anglais fut promu au rang de langue officielle exclusive.Les écoles anglaises publiques et privées se multiplièrent.Les Hollandais, du moins ceux des villes où étaient cantonnés presque entièrement les Britanniques, se mirent tout naturellement à l’apprendre, car il était infiniment plus utile que la langue de la brancc dont 1 Afrique du Sud était complètement coupée.Cette nécessité porta un coup terrible aux études françaises en pleine expansion au début du XIXème siècle.Certes en ce qui concerne les Britanniques, le bilinguisme n’handi-capera les études françaises que beaucoup plus tard car il fut pendant longtemps théorique.Ils ne firent en effet guère d’effort pour apprendre le Hollandais.l.es autorités pédagogiques anglaises de ce temps considéraient, d ailleurs, que les etudes classiques et, en particulier 1 étude du latin, étaient la base de toute éducation solide.Cette conception fut transplantée sur le sol sud-africain.D’ailleurs le droit civil du pays était le droit dit romain-hollandais.L’Angleterre le respecta et il subsiste aujourd’hui.La connaissance du droit romain et du latin y sont nécessaires pour les juristes qui doivent se référer aux textes latins eux-mêmes.Naturellement en Europe l’etudc du latin, langue ancienne, n a jamais très fortement concurrence celle d’une langue moderne : elles \ sont en général apprises parallèlement.Mais en Afrique du Sud, le problème se posait d’une façon différente.L’éducation secondaire ne fit, au début, que des progrès assez lents.Pendant longtemps le plus grand obstacle à l’enseignement du français fut l’insuffisance du système scolaire et spécialement le petit nombre et le caractère inférieur des écoles secondaires n offrant qu un curriculum étroit et peu varié.Or, c’est par l’intermédiaire de ces établissements que dans tous les pays du monde occidental, la diffusion de la langue et de 1.Ce fut l.i plus importante opération t! immigration du sicele.Près de quatre nulle colons britanniques s'installèrent a Port-P.li/abeth et ans environs.Ils accrurent la population de la Colonie d'un sixième ; fait remarquable, la venue des Huguenots français, à la fin du XVIIème siècle, avait augmenté approximativement le nombre des colons dans la même proportion.L’immigration anglaise se poursuivit pendant tout le XIX siècle d'une façon irrégulière d’ailleurs.Certes l’augmentation de la population sud-africaine fut alors surtout réalisée par l’excédent des naissances sur les décès des colons, mais cet afflux d'éléments britanniques modifia la structure raciale de I Afrique du Sud qui devint une contrée avec dualité de nationalité : afrikander-britannique en dépit d'une certaine fusion de plus en plus importante de ces deux elements laquelle introduisit un peu de sang huguenot chez les Sud-Africains de langue anglaise. 62 Kl \ L I TRIM EST RI I L LE C A N A DIE N N I: la culture française s’est réalisée.Ne disposant que de moyens limités, souvent une seule langue étrangère, le latin obligatoire, et les mathématiques v étaient enseignés de préférence au français.Enfin la grande majorité de la population sud-africaine était absorbée par toutes sortes de difficultés matérielles inhérentes a la colonisation d un pays neut.Des Hollandais, pour échapper à la souveraineté britannique, étendirent leur colonisation au Nord, vers l’intérieur du pays, s installèrent au-delà de l’Orange et du Transvaal, fondèrent les républiques boers, et vécurent en général, pendant longtemps dans des conditions peu favorables aux activités intellectuelles.Beaucoup n apprirent qu assez mal l’anglais et bien entendu ignorèrent les autres langues.De nombreux immigrants britanniques avaient eux-mêmes peu de propension pour les choses de l’esprit.Certes, au Cap, le français conserva une place point négligeable dans les écoles et académies privées qui existèrent et disparurent pendant la seconde et troisième décade du siècle avant le développement de 1 enseignement secondaire de caractère public.Il en sera ainsi, d ailleurs, pendant tout le XIXèmc siècle ; c est dans les grands établissements privés anglais que le français aura la position la plus favorable.Mais le latin y gagna rapidement du terrain au détriment du français.L’enseignement du français était par exemple bien prévu dans le "South African College” fondé en 1829, l’embryon de la première université sud-africaine (alors établissement mixte, primaire, secondaire et supérieur) mais il ne venait qu’au quatrième rang après bien entendu celui de l’anglais, du latin et du hollandais1.Il est intéressant de mentionner une influence française inattendue dans le domaine de l’éducation en Afrique du Sud, à une époque où la France avait cessé d’être présente dans ce dernier pays.Le rapport de Victor Cousin sur "l’état de l’instruction publique en Prusse’ , suivi par la loi de 1 83 3 organisant pour la première fois en France un enseignement primaire public sur une base nationale, avait été traduit en anglais et avait eu un certain retentissement dans les milieux pédagogiques britanniques.L’astronome anglais Sir John Heischel qui séjourna au Cap de 1 8 34 à 1 838 fut consulté cette année-là par les autorités en vue d’une 1.\V.Ritchie — The History of the South African College 1 829-1 918.Mashew Miller (Cape Town) 1918.E.Walker — The South Af-ican College and the University of Cape Town.Cape Times Limited (Cape Town) 1929. I ’INFLUENCE FRANÇAISE EN AFRIQUE AUSTRALE 63 réforme du système scolaire considéré comme inadéquat.Or, il avait eu connaissance de ce rapport et probablement de la réforme de 1S3 3.Il préconisa un système d’enseignement public et centralisé selon la conception française.En 1839 le système d éducation fut réorganise dans la Colonie du Cap dans le sens recommandé par Heischel1.Le français était bien prévu dans le curriculum des écoles secondaires mais, faute de moyens, le latin et les mathématiques y furent en général, seules offertes comme matière d’enseignement.Le sort de la langue française se joua dans une certaine mesure à cette époque, elle ne se releva jamais de cette position d’infériorité.Cette dernière devait même s’aggraver avec la concurrence de l’allemand à partir de la fin du siècle et au XXème siècle avec celle encore plus redoutable du Hollandais ou plus exactement de 1 Afrikaans dérivé de celui-ci et devenu la seconde langue de l’Afrique du Sud.Cette situation du français reflétait à la fois le déclin de 1 influence française dans ce coin du monde et en même temps rendait le rayonnement de la France très difficile.L’arrêt presque total au XIXème siecle de l’immigration française qui n’avait pas été négligeable dans le passé est également à retenir.Au contraire, d’assez nombreux Allemands vinrent s’établir en Afrique du Sud et contribuèrent à développer 1 influence germanique.Deux exceptions toutefois sont à noter : la venue d’immigrants originaires de Maurice et de ceux attirés par les mines d or, mais la portée de ces arrivées fut, comme on le verra, limitée.Parmi les rudes et courageux pionniers qui fondèrent les nations boers de l’Orange et du Transvaal, il y avait bien des descendants de réfugiés français et des noms d’origine française.Cette dispersion, si elle tut pour effet de faire pénétrer le sang huguenot dans tous les coins de l’Afrique du Sud, contribua évidemment à amenuiser le sentiment huguenot chez ces derniers.C’était surtout en terre huguenote, dans la région du Cap où beaucoup habitaient encore sur les domaines de leurs ancêtres, que le souvenir du passé et de la France demeura le plus vivace, mais, s’il eut des effets, surtout plus tard d’ailleurs, il ne contribua guère au rayonnement français et à un rapprochement franco sud-africain.Les rapports de la France et de l’Afrique du Sud, étroits |usquen 1806, devinrent très lâches au XIXème et XXème siècles.Les choses françaises cessèrent de jouir d’un prestige particulier et la France fut I.U.Ci.Malherbe — Education in South Africa, 1612-1922 iCapc luwn, 1921, 64 RI.\ Li -IRIMLSTRIELU: C A NADI! \M presqu'entièrement absente tie ee coin tin monde.A la fin du XVIIlèmc siècle et pendant la decade suivante, elle s'était fort intéressée au Cap pour ties raisons stratégiques.Quan I l’occupation anglaise l’eut privée tie moyens d’action et d’influence politique, elle devint indifférente à cette partie du continent noir et son champ tl action africain fut surtout au nord de ritquafeur.Son intérêt grandissant pour Madagascar ne lungea rien .tu cours des choses.Même du point de vue commercial, il y eut un recul tit l’activité française surtout marqué après l’ouverture du Canal de Suez.Oiseaux tic passage français l e bilan des relations franco-sud-africaines n’est pas toutefois totalement négatif et des faits intéressants sont à signaler, mais ces présences françaises sont tics événements espaces et isoles dont la portée est limitée.Une fois la paix rétablie après les guerres de l’Empire, des navires français recommencèrent a faire escale au Cap mais leur nombre, relativement aux autres, avait considérablement diminué.La grande expédition scientifique de circumnavigation avec les corvettes l'Uranie et la Physicienne, pendant les années 1S 17-1 S20, commandée par le Capitaine C.R.de Saulses de breycinet qui avait déjà participé au vovage tie 1X01-1S04 rapporté ci-dessus est a signaler.Certains de ses membres consignèrent leurs impressions de voyage et notamment celles sur le Cap où ils s’arrêtèrent au printemps de ISIS (7 mars-5 avril ISIS) avant de repartir pour les terres Australes.Citons Jacques Arago1 2 3 4, explorateur et littérateur, frère du grand savant Dominique François, le capitaine de Freycinet lui-même" et enfin sa femme qui s’était embarquée à bord pour suivre son mari”.A la même époque le naturaliste P.A.Delalande arrivait en Afrique du Sud alors paradis des archéologues.Il y séjourna pendant deux ans (Août ISIS - Septembre 1820) et attira l’attention par ses tr.iv.tuxU 1.Promenades autour du monde pendant les années 1 8 1 7-1 8 I S -1 S 1 9 et 1S20.Sur les corvettes du Roi.IL rame et la Physicienne (Paris) 1 822.( e livre eut un grand succès et fut traduit en anglais Pannee suivante.2.Voyage autour du monde entrepris par ordre du roi.(1817-1820) (Paris) 1 824-1 8*44.3.Rose de Freycinet.Journal du voyage autour du monde a bord île PL’ranie — 1817-1820 — publié d’apres le manuscrit original par la Société dTditions géographiques, Maritimes et Coloniales (Pa'ix) l‘>2~ - Il s’agit d’un journal intime écrit au jour le jour.4.Precis d’un voyage au Cap de i’.onre I 'perance 'Paris) 1 822. l'iN I HIM H I RANÇAISE IN AFRIQUE AUSTRAL! 65 On peut signaler également la venue de quelques Français célébrés qui écrivirent sur l’Afrique du Sud des choses intéressantes.Le comte de Las Gases, l’auteur du Mémorial de Ste-Helenc et son fils, déportés comme indésirables de Ste-T leléne, y séjournèrent pendant six mois en 1 S 17.L’intérêt que l’on portait en France aux récits de voyages lointains ne diminua pas.Fn particulier l’histoire Générale des Voyages du baron Walckenaer publié de 1S26 à 1831, donnait une place considérable aux écrits des voyageurs français et étrangers en Afrique Australe de la tin du XVlIlème siècle et du début du XIXèmc siècle et ht connaître ces contrées il cette époque.Mais la contribution française à la littérature des vovaees dans cette partie du monde fut relativement moins impor- tante au XIXeme siècle qu’au XVlIlème.Toutefois, Adulphe Delegorgue qui v lit un séjour prolongé de 1 839 a 1844 en particulier au Natal, est tout aussi célèbre que ses prédécesseurs et ses collègues étrangers : ses ouvrages font autorité.Les missionnaires français se distinguèrent aussi dans l’exploration de terres inconnues.Des écrivains de premier ordre passèrent aussi au Cap : le jeune Leconte de Lisle plusieurs fois et notamment quelques semaines en 18 3/, l’adolescent Beaudelaire quelques jours en 1841 et en 1 8 5 3 et I860 Leon Dierx.Tous ces auteurs allèrent au Cap, comme Bernardin de St-Pierrd au début de leur carrière littéraire et leur séjour passa inaperçu ; il tut aussi de trop courte durée pour avoir une influence sensible sur leurs oeuvres.- Ces auteurs parlèrent du vin du Cap, le Constance, fort goûte par les souverains de la premiere moitié du XIXeme siècle, Napoleon et Louis Philippe ainsi que par le gourmet Théophile Gauthier-'.Au début de 1860, le Cap eut la visite du corps expéditionnaire français envoyé en Chine.On/e frégates ou transports de la marine et six mille hommes d’infanterie et d’artillerie françaises se trouveront reunis dans la Baie de la Table.Jamais la ville du Cap n’avait vu un tel déploiement de forces de terre et de mer étrangères et.depuis l’époque de la Guerre I Sur les se,ours de Leconte de Lisle et Beaudelaire au Cap.voir C D.Hérisson -"France" année 1942; de Bernardin de St-Pierre, meme auteur Revue I nmestriclle Canadienne, Hiver 1949-19U).2.Il faut ajouter à cette liste: Lacaussade tt peut-être Rimbaud.-, C.D.Hérisson — Le 'in de Constance, souvenirs littéraires franco sud-africains Revue de l’Université d’Ottawa, Mai 1 949. 66 RIA L T TRIMESTRIELLE CANADIENNE de l’Indépendance américaine, de régiments français.Mais le séjour du corps expéditionnaire de Chine ne fut pas de longue durée et par consé-ouent ne laissa pas, comme celui des troupes françaises du XVIlIeme siècle, de traces sensibles.Il fut toutefois marqué par de nombreuses réceptions et des relations de la plus cordiale hospitalité.La visite de ces forces militaires et navales est racontée dans les "Souvenirs du Cap de Bonne Espérance” par A.I lausmann, publiés en 1 866.L’auteur, ex-consul de France au Cap pendant cinq années y présente une histoire et une description intéressantes de la Colonie, il y souligne l’influence française du passé alors à peu prés disparue en Afrique, à l’exception de celle de la mission protestante du Basutoland en contlit avec les Boers de l’Orange.Le Prince Impérial, Eugène-Louis-Joseph Napoléon-Bonaparte, peu après son arrivée en Afrique du Sud, en qualité de lieutenant au service des forces anglaises, trouva la mort le 1er Juin 1879 dans une attaque par surprise d’une bande zouloue.L’année suivante, l’Impératrice Eugénie visita le lieu où reposait son fils.La Reine Victoria y avait fait ériger un monument funéraire avec une croix portant une inscription.Quelques visiteurs viennent encore aujourd’hui jusqu’à ce coin retiré, près de Dundee au Natal, quoique la dépouille du prince Impérial ait été transférée en Angleterre.Toutes ces visites et séjours de Français n’ont qu’un intérêt de curiosité littéraire et historique et n’ont en aucune façon affecté les rapports franco-sud-africains ni développé le rayonnement de la France en Afrique du Sud.Venue de Missions Françaises en Afrique Australe Plus importante, par contre, du point de vue du rayonnement français en Afrique australe, fut l’arrivée des missionnaires français protestants de la Société des Missions Evangéliques de Paris a partir de 1829, puis, pendant la seconde moitié du siècle, des missions catholiques.A leur arrivée, les missionnaires protestants donnèrent lecture dans l'église de Paarl, près du Cap, devant une assemblée composée pour la plus grande partie de descendants des I luguenots français, du message envoyé par la Société des Missions Evangéliques de Paris.Cette adresse fit une profonde impression sur l’auditoire et les fidèles demandèrent aux ministres français de rester parmi eux, mais ces derniers ayant pour l’iNILL'ENCE FRANÇAISE IN' AERIQUE AUSTRALE 67 mission d évangéliser les indigènes des regions sauvages éloignées du Cap ne purent accéder à leur requête.Un seul des trois missionnaires, Bisseux, se tixa près du Cap parmi les descendants des réfugiés huguenots et y évangélisa jusqu’à sa mort tard dans le siècle (il fut alors remplacé par un pasteur d’origine hollandaise) les esclaves hottentots et leurs entants devenus libres.Sa fille fut la mère du poète national de langue afrikaans |an Celliers.Un autre missionnaire, Pélissier, ayant laissé des descendants bien connus, fonda quelques années plus tard a Bethuhc dans 1 O-lange une autre mission qui toutefois disparut en 1867.L’oeuvre des missions catholique françaises au Natal en particulier, où s’installèrent les Mauriciens français et celle de la mission protestante suisse-française, en Afrique australe et au Mozambique portugais, sont aussi méritoires.Toutefois, c’est au Basutoland, possession de l’Angleterre et non de l’Union, mais enclavée dans cette dernière et en Rhodésie du Nord, que l’action des missions catholiques et protestantes1 française est la plus remarquable.La mission catholique du Basutoland a du, d’ailleurs, aujourd hui, faire appel à des missionnaires canadiens-français ou franco-américains (le recrutement de France a été insuffisant) et irlandais.Ces derniers ont une très forte prépondérance numérique dans le clergé de 1 Afrique du Sud.Certains des missionnaires de la Mission de Paris sont également suisses-français ou vaudois de la vallée du Piémont, ou même quelques-uns sont Anglais.En dépit de leur identité de dogmes, ces missionnaires protestants français établis au Basutoland, territoire d’un accès difficile, n eurent pour ainsi dire point de rapport avec le clergé de l’Eglise Réformée Hollandaise calviniste.Cette situation ne s’explique pas seulement par la geographic mais aussi par l’histoire.Les missionnaires français furent accusés par les Boers de soutenir les Basutos dans les conflits constants qui les opposèrent à ces derniers au milieu du XIXème siècle.A vrai dire il ne s’agissait que d’un appui moral.Toutefois les missionnaires français et autres d’ailleurs étaient considérés comme négrophiles et le cierge boer qui partageait le credo de la supériorité de la race blanche, ne fut point enclin à établir des relations étroites avec leurs collègues français.I.La Mission de Paris du Basutoland a une branche a Johannesburg pour les Basutos qui travaillent dans les mines d or. KEVLE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 6S Les protestants français du Basutoland ne purent en particulier res-suciter chez les descendants huguenots le sentiment français déjà mort.Quelques missionnaires de la Mission de Paris visitèrent de temps en temps la terre des Huguenots mais ces visites n'eurent aucune conséquence.Avec le développement de la conscience nationale des Afrikanders et leur culte du passe, marqué notamment par des cérémonies commémoratives, des liens ont été récemment noués entre les descendants des Huguenots et la Société des Missions Evangéliques de Paris et la Société de l’Histoire du Protestantisme Français ; mais ces rapports ont surtout une portée religieuse et n'ont guère stimulé le rayonnement de la France en Afrique du Sud.Si le rôle religieux de Bisseux, parmi les gens de couleur, fut notoire, son oeuvre française fut nulle.L’influence catholique française au Natal et, en particulier, à Durban et aux alentours, n’est pas négligeable en raison de la présence dans cette légion de nombreux Mauriciens français partageant cette foi.Plusieurs ecclésiastiques de ce vicariat, dont l’évêque de Durban, sont Français.Ainsi, l’action de ces missions françaises a été essentiellement humaine et religieuse et n’a affecté que les indigènes.Le rayonnement culturel de la France dans l'Union Sud-Africaine ne put guère en bénéficier, (.’est seulement parmi les Basutos que l’on trouve en Afrique australe des indigènes connaissant un peu la langue des missionnaires influencés par l’esprit français.Les natifs sud-africains ignorent totalement la France.D’un autre point de vue les travaux scientifiques des premiers missionnaires protestants furent importants.Ils contribuèrent à mieux faire connaître la géographie, l’histoire naturelle et l’ethnographie de ces regions intérieures de l’Afrique Australe alors peu connues.Deux d’entre eux, Arbousset et Daumas, explorèrent en 1S36 des régions au-delà de l’Orange alors inconnues et firent l’ascension d’un des sommets du Drakensberg qu’ils nommèrent le Mont aux Sources d’où descendent plusieurs cours d’eau et notamment le fleuve Orange.Le nom français a été conservée et cette toponymie française rare dans cette région rappelle cette découverte.Arbousset fit le récit de leurs explorations dans un ouvrage publié quelques années plus tard.Ces missionnaires protestants et d’autres notamment Casalis et leurs successeurs, ont écrit des livres de valeur sur l’Afrique Australe et le Basutoland ; ils ont ainsi continué l’oeuvre des voyageurs et explorateurs français du XVIIIème siècle et de Dele- I 'ini lui NC I- I RAN , MSI I N A! RIQL'K AUSTRAI I 69 gorgue.Les explorations des premiers missionnaires catholiques avec des moyens de fortune furent aussi intéressantes, mais elles sont moins connues car elles ne furent point consignées dans des oeuvres de valeur.Remarquons en passant que les missionnaires allemands, les premiers venus en A trique australe, et suisses allemands ont été nombreux et leur influence a ete, somme toute, plus forte que celle des missionnaires français.Recul de l'I n fine in,’ I rani, aise au cours du Xl\enie siècle L’ouverture du canal de Sue/ et le triomphe de ht navigation à vapeur détournèrent de leur escale traditionnelle sud-africaine les navires français en route pour Madagascar, la Reunion, 1 Inde, 1 Extrême Orient, l'Océanie et les terres australes1.Le pavillon français disparut presque complètement des ports sud-africains et ce fut désormais presqu un événement d’v voir un navire français.Pourtant la Prance allait reprendre une place importante dans 1 Ocean Indien avec la conquête de Madagascar et de l’Indo-Chine.Pendant la seconde partie du XIXeme siècle et meme au XXènae, la faiblesse de l’immigration fut l’une des causes du caractère très limité de la présence française en Afrique du Sud.Le Natal reçut bien des immigrants, mauriciens-français pour la plupart, en nombre relativement substantiel'.Ils contribuèrent au développement de la production de la canne à sucre et de l’industrie sucrière.Mais cette communauté mauricienne française n’a pas joue le rôle français qu on aurait pu espérer, bien que sa vitalité ait été renforcée par de nouvelles arrivéés au XXème siècle.La découverte de mines de diamants et d or attira de tous les coins du monde beaucoup d’étrangers et notamment quelques I rançais : hommes d’affaires et ingénieurs.Le capital français contribua a leur développement.Il v eut a Johannesburg, une colonie française point négligeable à la fin du siècle» et des correspondants de journaux parisiens.Cette influence française dans les mines sud-africaines a aujourd hui disparu ; mais le public français continue a témoigner beaucoup de faveur pour les valeurs minières de ce pays.1.C.D.Hérisson — I.i route du Cap — Revue des Deux Mondes 1er mai l‘>41.2.M.Bourbon — Deux ans i Natal.Souvenirs d’un voyageur (Maurice) ISfîO, p.à : "On parle a Maurice Je Natal comme d'un I 1 Dorado, une espèce de Terre Promise".3_ France ___ Janvier 1044 — Souvenirs de Durban et de Johannesburg en 1896 70 R! \ l 1 TRIMESTRIELLE CANADIENNE Au contraire, l'immigration d’Allemands, qui avaient déjà au XVIII ème siècle joué un rôle important dans la constitution du peuple afrikander fut beaucoup plus forte et, à cette époque du triomphe des nationalités et du nationalisme, son influence fut sensible.Elle fut organisée à diverses reprises, pendant la seconde partie du XIXème siècle, avec l’approbation des autorités et l’installation de groupes de quelques centaines d’âmes dans des régions nouvellement ouvertes au peuplement blanc, créa, du moins pendant un certain temps, des foyers d’influence germanique.Quelques Allemands, attirés par les diamants et l’or, isolés arrivèrent aussi au cours du XIXème siècle.Les Républiques boers du Transvaal et de l’Orange firent surtout appel à des Hollandais qui, depuis l’occupation anglaise, n’étaient venus qu’isolément, à part une exception, et ces derniers jouèrent un rôle important à la fin du siècle dans la vie publique de ces Etats ; mais des Allemands vinrent aussi s’y établir.Quelques-uns des volontaires allemands de la guerre des Boers demeurèrent après le rétablissement de la paix et de nombreux missionnaires Allemands étaient disséminés sur tout le territoire.Au début du siècle, il existait en Afrique du Sud une petite colonie germanique influente à laquelle il faut ajouter les descendants d’Allemands plus ou moins fondus dans le reste de la population.Les uns et les autres contribuèrent à développer des sympathies pour l’Allemagne chez les Afrikanders, assez naturelles dans ccttc population dont l’ascendance, la langue et la mentalité sont germaniques.Le Soi7 de Ici Langue Française Les richesses minières et la guerre des Boers réveillèrent l’intérêt de la Lrance pour ce pays lointain.Plusieurs livres, de moindre valeur que ceux du X\ Illème siècle, furent écrits sur cette contrée à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, mais ils ont beaucoup vieilli.Les nations française et belge se passionnèrent pour les Boers pendant leur seconde guerre.Elles leur donnèrent une aide matérielle et morale.François Coppée écrivit même un mauvais poème en honneur du Président Kruger et d autres Français moins connus, des poésies ou pièces de théâtre célébrant les Boers’.L’n officier français, le Colonel de Villebois-Mareuil, joua le role d’un Lafayette jusqu’à sa mort sur le champ de bataille.I- Jerome et lean Fharaud ont évoqué I Afri.uie australe déchirée par la guerre des Boers dans leur livre : Dingley, l’illustre écrivain” en réalité Kipling. l.'lM l.ll.NU I RANI AISE I N A1R1QUI AUSTRALE 71 Mais cet appui ne changea pas le cours de l'histoire des rapports franco-sud-africains.l e rôle de la langue et de la culture françaises dans la vie sud-africaine demeura minime.Avec les progrès de l'éducation secondaire, 1 augmentation du nombre des écoles et la diversification du curriculum scolaire, le français eut pendant le dernier quart du XlXemc siècle et au début du XXeme, une place plus grande dans l’enseignement.Cependant divers facteurs empêchèrent l’étude du français de progresser aussi vite que 1 education.Le bilinguisme commença a faire sentir ses effets défavorables pour l’étude des langues étrangères.Le latin conserva encore sa position traditionnelle de prestige.L’allemand devint un concurrent redoutable du français.En fin de compte l’importance relative du français diminua en dépit de gains absolus.Dans la colonie britannique du Cap le prestige du hollandais et meme de l’afrikaans, idiome dérive qui le supplantait dans la vie de tous les jours, grandit avec le progrès du sentiment national ou nationaliste .Afrikander (boer).Le hollandais reçut même pendant les deux dernières decades du XIXème siècle un commencement de reconnaissance officielle.Mais l’anglais continua d'être le véhicule d’instruction même pour les élèves dont la langue maternelle ou familiale était le hollandais et surtout l’afrikaans.Le hollandais, sans être obligatoire, était en tout cas une matière toujours étudiée par les Afrikanders et souvent choisie par les Bii-tanniques.11 concurrençait donc sérieusement toutes les langues étrangères.Dans l’autre colonie anglaise du Natal où la population européenne était en très grande majorité anglaise, le hollandais était en général négligé.Le latin était une des matières obligatoires de l’examen de matriculation” d’entrée aux collèges universitaires.Au contraire, le français et l’allemand étaient facultatifs et d’autres matières pouvaient leur être substituées.Après la formation rie l’Union, il en sera ainsi dans toute l’Afrique du Sud jusqu’en 1918.Dans les Républiques boers du I ransvaal et de 1 (frange, le hollandais et même en fait l’anglais étaient employés comme véhicules d instruction dans les écoles, quoique le Gouvernement du Transvaal eût fait, pendant les vingt dernières années du siècle, un effort délibéré pour éliminer l’anglais de cette position.En tout cas, cette langue avait une place de choix dans le curriculum des écoles hollandaises du Transvaal et était parlée autant que le hollandais et l’afrikaans car la population était en partie composée de Britanniques et d’étrangers. - T RL\L1 TRIM tSTKILLL I « A N A ! > 11 N N I : Le français céda même à cette époque la troisième position à l'allemand dans les Républiques boers et dans les régions de la Colonie du Cap peuplées en majorité d’Afrikanders.Le prestige politique et culturel de l’Allemagne ne cessa de grandir a la fin de ce siècle et au début du XXcme.L’élite atrikander tourna ses yeux vers l’Allemagne.L’allemand est aussi beaucoup plus facile que le français pour les Afrikanders dont la langue maternelle le hollandais, ou plus exactement l’afrikaans, est une langue germanique.Au contraire, au Natal, essentiellement britannique, et dans les régions et les grandes villes ou la majorité de la population est d’origine anglaise, l'allemand continua d’être assez peu étudié.L’extension du contrôle britannique a toute l’Afrique australe après la guerre des Boers, la realisation de l’Union en 1910, l’accès au statut de Dominion et a l’indépendance dans la troisième décade de ce siècle ne changèrent pas les destinées de la langue française dans cette région du monde.Bien au contraire, libre de choisir son orientation culturelle l’Afrique du Sud suivit son penchant naturel determine par ses conditions sociales particulières.Le bilinguisme triompha.Le hollandais fut reconnu comme la seconde langue officielle dans toute l’L’nion Sud-Africaine constituée en 1910.Quelques années auparavant il avait été admis au moins partiellement, comme véhicule d’instruction partout excepté au Natal, mais il était mal connu de beaucoup de Sud-Africains, meme non britanniques qui parlaient et écrivaient déjà l'afrikaans.La reconnaissance à l’école et dans la vie publique de l’afrikaans, qui avait en fait complètement supplanté le hollandais, fut graduelle; commencée en 1914.elle devint totale en 1 925.Avec les progrès du bilinguisme et l’étude de deux langues nationales qui absorbe l'énergie linguiste de la majorité des élèves, le français recula clans l’enseignement secondaire après le grave conflit mondial et du même coup la diffusion de cette langue dans la population.Les nouvelles géné-îations s’intéressèrent peu à la culture française et vécurent dans l’ignorance de la France ou se montrèrent indifférents à sa vie intellectuelle et artistique.C’est pendant la période de l’entre deux guerres qu’on put mesurer pleinement les conséquences de cet état de choses faisant un contraste saisissant avec le prestige culturel à l’étranger de cette grande puissance mondiale. l.’lNI LUENCI Fl ' I - ! EN AI RIQUI AUSTRAL! Certes depuis 1 9 1S le français ou l’allemand peuvent être substitués au latin comme épreuve obligatoire de 1 examen de matriculation , mais le latin conserve une position de prestige dans l’enseignement secondaire et continue d’être enseigné dans la grande majorité des écoles secondaires alors que le français ne l'est que dans un petit nombre.L’allemand jouit d une position beaucoup plus favorable que le français et figure dans le curriculum de beaucoup nlus d ecoles que le français, car il demeure populaire parmi les Afrikanders.L’enseignement des langues étrangères a d ailleurs d une façon générale reculé au cours des deux dernières decades.Depuis 1931 1 épreuve de langue étrangère à 1 examen de matriculation a cesse d être obligatoire et a pu être remplacé par une épreuve de mathématiques, et depuis 1 937 par d’autres épreuves: histoire, géographie.De 1942 à 1148 l’examen ne porta que sur cinq matières au lieu de six.A partir de 1948 on est toutefois revenu au régime plus favorable de la période 1 93 1-37.De plus en plus les Sud-Africains se contentent d’étudier les deux langues nationales.I.e français n est enseigné que dans quelques établissements, la plupart prives, et moins de moins de S( < des élèves dans les écoles secondaires 1 apprennent.Ceux qui 1 apprennent dans les collèges techniques” et meme dans les universités sont relativement très peu nombreux.Il existe bien quelques cercles français mais ils n atteignent qu’une fraction très minime de la population sud-africaine et leur rôle n’a absolument rien de comparable avec celui des organisations similaires des pays étrangers où la culture française joue un rôle de premier plan dans la vie scolaire, universitaire et intellectuelle.Ainsi donc, dans le monde occidental où la langue et la culture françaises ont une place de choix, l Union est lin cas unique.Le sang français qui coule dans les veines de presque tous les Afrikanders et de biens des Britanniques n a guère contribue a resserrer les liens franco-sud-africains et a développer une amitié solide.La presque totalité des descendants des réfugiés ont depuis longtemps perdu tout sentiment d’attachement envers la patrie de leurs ancêtres.Certes, quelques-uns d’entre eux, spécialement dans la region du Cap, sont très hers de leur ascendance huguenote, de leurs noms français ou d origine française (250,000 pour une population blanche de deux millions et demi) et ils ont raison car leurs ancêtres ont montre beaucoup de courage moral et spirituel.C’est un légitime orgueil qui leur donne confiance en eux- 74 K I'Ll TRIMl S I RII.I 1 I CANAWFXNE mêmes ; au contraire la seule satisfaction de pouvoir rétablir la lointaine origine plus ou moins aristocratique de leurs ancêtres est, tout en étant humaine, beaucoup moins louable ou même vaine.Avec le développement de la conscience nationale afrikander, ce culte des souvenirs huguenots a été systématiquement organisé.Il est detenu une des manifestations de l’attachement du peuple sud-africain a son passé et a son histoire.F.n septembre 1 939, le deux cent cinquantième anniversaire de l’arrivée des Huguenots fut l’objet d’une grande commémoration marquée par des fêtes et cérémonies imposantes.Un monument national huguenot fut édifié à Fransch Hoek (Coin Français) près du Cap et solennellement inauguré en avril 1948.Il est regrettable que la signification française de cet apport huguenot soit par trop négligée.Certes, plusieurs des protagonistes de ce culte historique ont fait un "pèlerinage huguenot” dans la terre de leurs ancêtres et sont en contact avec la Mission de Paris et la Société d’Histoire du Protestantisme I rançais dont les travaux sur l’histoire des Fluguenots en France et dans le monde sont très importants.Elles ont été associées aux commémorations sud-africaines, mais dans l’ensemble ce culte des souvenirs huguenots, et ce sang français n’ont pas beaucoup servi la cause de l’amitié franco-sud-africaine.Il est vrai que l’apport racial hollandais et allemand dans la formation de la population afrikaans et de la nation sud-africaine est beaucoup plus fort et l’atünité germanique de nombreux Sud-Africains est en somme naturelle.Même l’alliance politique de la France et de l’Union Sud-Africaine au cours de la première guerre mondiale et la lutte commune de leurs troupes, ne développèrent pas beaucoup l’amitié de ces deux nations, ni resserré leurs liens.On ne doit pas oublier qu’une forte section des éléments afrikaners, en 1914-1918, comme d’ailleurs en 1939-1945, fut violemment opposée à la participation de l’Union à la guerre contre l’Allemagne aux côtés de l’Angleterre et de la France, et bien de ces neutralistes ne cachèrent pas leurs sentiments germanophiles.Ainsi malgré l’absence de conflits d’intérêts, la France et l’Union furent jusqu’en 1939 indifférentes l’une de l’autre. 1 'lM IX I 'ME I R A N ( A1SIÏ EN AiRIQUE AUSTRALE 73 La seconde guerre mondiale et la seconde alliance franco sud-africaine du XXème siècle n’auraient peut-être pas eu non plus de conséquences sur leurs rapports si les colonies françaises et belge de 1 Afrique n’avaient été isolées de leur métropole occupée.Ainsi furent crées des liens humains et matériels étroits entre Français, Belges et Sud-Africains.De nombreux Français et Belges firent des séjours assez longs dans l’Union alors qu’avant la guerre, ils étaient très rares et ils apprirent a connaître ce pays, généralement ignoré par la France et la Belgique avant 1939.L’influence française et belge se développa dans 1 Lmon.Les Sud-Africains s’intéressèrent d’avantage à la langue française.Une revue française sud-africaine : "France” put être publiée non sans un certain succès : malheureusement la majorité des articles étaient en anglais car le français est trop peu connu.Cet état de choses ne d une conjoncture militaire et politique particulière, devait cesser apres le rétablissement de la paix.Fa revue "France” disparut en 1946.Toutefois les rapports intra-africains deviennent de plus en plus étroits.L’Union veut développer son influence en Afrique ou la France et la Belgique occupent une position de premier plan.La cooperation africaine peut resserrer les liens franco-belge-sud-africains et accroître l’influence intellectuelle et scientifique de la France.L’enseignement et la diffusion de la langue française en bénéficieront. REVUE DES LIVRES LES HAUTES 7 EMPIRAIT RES h 7 Ll; RS LT! LI S AT IO X S ES (IlISI!I: public sous li direction de M.P.Il m \r, Membre de 1 Institut ; Secretaire général.P.Trombe, Directeur des Recherches au C.X.R.S.avec la collaboration de |.L.Andrieux, J.Bénard, A.Berton, G.Bouchet P.Brémond, G.Chaudron, P.Chévrenard, I.Cueilleron, A.Damiens, M.Descarsin.E.Dupuy, P.Fleurv, M, Toéx.E.Ereling.II.George, L.Hackspill.L.Malm, I’.Jolibois.P.1 ,iftitre, V.I.etort, Al.Michel-I.évy, B.Tony.R.Maillet.X.Manson, T.Moreau, A.Morette, H.Muraour.M.Oswald, 1.Peychès, M.Picon, Ci.Riband.I.Trombe.\.W’aché.I.Wvart.Préface de P.Lebeau.2 vol.ed.1950, 6'.’’ ,\ Kl".XXX-1 >97 pages, 820 fig., 107 tableaux, broche S200 fr.- cartonné toile 9000 fr.Masson & Cie., Editeurs, 120 boulevard Saint-Germain, Paris Me.le Directeur M.P.I.ebeau, dans une importante préface nous présenté les difficultés rencontrées tant au point de vue physique qu’au point de vue chimique dans la production des températures élevées puis nous souligne que : Pour bénéficier des effets thermiques que l’on sait main- tenant obtenir, les chercheurs doivent pouvoir disposer de matériaux de plus en plus réfractaires, et cela jusqu'aux limites du possible.Déjà dans le passé, la céramique des réfractaires les a puissamment aidés, mais c’est à la céramique des ultra-réfractaires qu il leur faut aujourd hui faire appel.Des progrès qui seront réalise, dans ce domaine dépendent, pour une grande part, ceux que l’on peut envisager dans la Chimie et la Physique des Hautes Temperatures.Lue collaboration étroite s’impose entre tous les chercheurs, chimistes, physiciens ou techniciens, pour préciser les problèmes les plus urgents à résoudre et fournir les directives susceptibles de conduire à des solutions satisfaisantes.Cette nécessité, d’un caractère plus général, a été pleinement reconnue par le Comité des Hautes tempé-raturcs du Centre National de la Recherche Scientifique, qui a su grouper des représentants qualifiés de la Science et de l'Industrie, décidés à unir leurs compétences spéciales pour assurer la bonne exécution d’une oeuvre commune.Lune des premières manifestations de cette heureuse collaboration est la parution de cet ouvrage, où sont exposées les connaissances acquises concernant la production des LIautes Temperatures, leurs utilisations, leurs mesures, et aussi toutes les données sur l'état actuel de la céramique des réfractaires et des ultra-réfractaires.Pour faire ressortir la valeur de ce bel effort collectif, nous ne saurions mieux faire que d en enumerer les chapitres et d'en "mentionner" les auteurs .Ici nous ne ferons que mentionner les auteurs tandis que P.Lebeau nous les présente tous avec travaux et qualifications, témoignages de la haute qualité de 1 ouvrage.Les flammes et la production des hautes températures a 1 aide des ça/ combustibles (P.Laffitte, N.Manson.L.i reling).— Role des explosifs dans la production des températures élevées et des syntheses minérales ( H.Muraour, A.Michel-Lévy).— Fours solaires (F.Trombe).— Chalumeau à hvdrogene atomique i L.Hackspdl, J.Cueilleron).— ours a resistance 'métallique 1 P.Chevrenard.X.Vaché et L.Moreau) - Fours a conducteurs de seconde espèce: carbure de silicum et oxydes réfractaires ( I Bénard).— Fours à conducteurs ionises (J.L.Anclrieux).Fours a'haute fréquence ((, Ribaud).- Fours à arc (A.Damiens A.Morette).- Arc électrique intensif ( M.Oswald).- Phénomènes chu-mûmes provoqués par la décharge électrique clans les gaz (J.Jo mois .l ours a ravons cathodiques et a chute .modiques (h.Irombe).— louis à pc-tes électriques l M.Descarsin).- Fours électriques a pression (.M.Picon).- Fours de chauffage dans le vide ou dans une atmosphere inerte (G.Chaudron.L.Moreau).— Fours a rayonnement (H.George).Mesure des hautes températures (G.Ribaud).— Reguation de temperature (G.Bouchet).— Méthodes de contrôle des réactifs a haute temperature , I Bénard, M.Foëx.F.Trombe, j.Vyart).— Méthodes céramiques (P.Bremond).- La silice (Y- Lctorti.- Alumine, chromite (E.-L.Dupuv).— Oxvde de titane, oxyde d’etain (B.Long).— Magnésie, tors-térite.spinelle (R.Maillet).- Glucine, Chaux, Z.rcone 1 lionne (F.Trombe.M.Foëx).— Les produits réfractaires industriels (1.Letoit, L Malm).— La céramique des métaux, ou métallurgie des poudres (M.Oswald).— Métaux, alliages et composés métalliques très réfractaires (M.Oswald).— Table des constantes (M.Foëx, A.Berton).— Addcn-dum — Le chalumeau a hvdrogène-fluor (}.Cueilleron).— Regulation thermique des fours (G.Ribaud).- Isolants thermiques (L 1 ev-chës).____ Note au sujet des températures indiquées dans le present ou- vrage (Y.Letort).VA/)/ M/CL’.M /)/ S LAMPES DE T.S.E.1950 par P.FL Brans.' ] vol.se ed.195 0, S" x 1 1 1 a”.XXII-50S fig.broché, S.A.des Editions techiniques anct.P.H.Brans, Anvers.Belgique.En vente chez Payette & Cie., 910 Bleury, Montréal, Canada.Cette nouvelle édition la huitième, a été complètement remanié conformément aux directives de l’auteur.Cela explique pourquoi, alors REV Ut TKIM LVI R1LLI.L CANADIENNE 7 S que l’édition précédente était scindée en deux volumes, la présente groupe toutes les données dans un seul volume.La manière de classer les données, tant à l'Index qu'aux tableaux, n'a pas été modifiée, la pratique ayant montré que le classement choisi par 1 auteur était réellement le bon.Le mode d’emploi a cependant été abrégé et par ce fait même rendu plus clair.Comme nouveautés il y a lieu de signaler les tubes 9 éléments, les nonodes, les tubes de projection, les accéléromètrcs, les transducers, les phasitrons et les triodes planar”.Il a été décidé, en outre, d’inclure les diodes et triodes à cristal, qui sont appelés à jouer un rôle de plus en plus important et qui trouvent certainement leur place parmi les tubes électroniques.Cette nouvelle édition a été complètement révisée et mise à jour, par l’insertion des données des tubes les plus récents fabriqués dans le monde entier, ainsi que par les données de quelques vieux tubes qui faisaient défaut.La technique de la radio évoluant nettement vers les fréquences de plus en plus élevées et vers la télévision, une attention toute particulière a été consacrée aux tubes destinés à ces diverses applications.LA SCIENCE DES ROCHES par F.Rinne, Professeur à l’Université de Leipzig, Etude théorique et pratique, traduction de Léon Pervin-quières, nouvelle édition comprenant : le texte revu de la 3e édition française par Léon Bertrand, Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Paris et à l’Ecole centrale des Arts et Manufactures, Membre de l’Institut.Un nouveau texte de cet auteur, un complément de J.Orccl, professeur de Minéralogie au Museum national d’Histoire naturelle.1 vol.éd.1950, 7” x 10J/V’, XX-694 pages, avec ill.broché., Librairie Lamarre, 4, rue Antoine-Dubois, Paris.Cette nouvelle édition reprend le texte intégral publié en 1928 jusqu a la page 616 ; il fut ajouté à l’édition signalée 78 pages contenant un Appendice par L.Bertrand : Coup d’Oeil géologique et Notions récentes sur la Formation des Schistes cristallins” suivi d’un complément par J.Orccl en deux parties : I — L examen microscopique de Minéraux opaques des Roches et des Minerais métalliques.II — Emploi de l’Analyse thermique et des Radiogrammes de Diffraction X dans I Etude des Roches argileuses”. RESIZE DES LIVRES 79 LA MECANIQUE ONDULATOIRE DES SYSTEMES DE CORPUSCULES p.ir Louis de Brogue, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, Professeur à la Faculté des Sciences de Paris.1 vol.2e éd.1 950, 61.'" x 10”, YI-223 pages broché, 1650 fr.Fascicule V "Collection de Physique Mathématique” Directeur : Emile Bord.Gauthier-Yillars.Imprimeur-Librairie, 5 5, quai des Grands-Augustins, Paris.Nous ne croyons pas qu’il existe beaucoup de changement dans le texte de cette dernière édition comparée à la précédente datant de 1939.Dans la préface présente à tous points identiques à celle de la première édition l’auteur nous signale : "Nous nous proposons de donner un tableau d’ensemble de la Mécanique ondulatoire des corpuscules matériels, telle qu’elle se présente actuellement, quand on laisse de côté les effets de Relativité.Nous avons voulu dans le présent exposé nous placer dès le début dans le cas général de la Mécanique ondulatoire des ensembles de corpuscules en interaction qui est l’analogue de la Mécanique classique des systèmes de points matériels et qui contient naturellement la Mécanique ondulatoire du corpuscule unique comme cas particulier.” LA GEOMETRIE CONTEMPORAINE par André Delachkt, Ancien Flève de l'École normale supérieure.Abrégé de l’Université.1 vol.éd.1950, 12S pages.4,j” x 7”, broché.Collection "Que sais-je?” No.401.Presses universitaires île France, 1 10S boni.Saint-Germain, Paris (6e).Après avoir fait un rapide tour d'horizon pour rappeler l’état de la géométrie au siècle dernier, l’auteur s’est efforcé de montrer l’influence de la notion de "groupe” en géométrie et a cherché à conduire le lecteur, le plus simplement possible des notions concrètes de la géométrie élémentaire jusqu’aux conceptions modernes "d’esnaces abstraits”.L’auteur a consacré la dernière partie du volume à la "Topologie”.NOTIONS ELEMENTAIRES DE RESISTANCES DES MATERIAUX ET DE BETON ARME par H.Masson.Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, Sous-directeur de FFcole spéciale des Travaux publics.1 soi.éd.1 950, 61:” x 10”, 223 p.fig.broché, 990 fr.Éditions Eyrolles, 61 boulevard Saint-Germain, Paris (3e).L.a Résistance des Matériaux est une science qui permet de calculer à l’avance si une construction projetée sera suffisamment solide pour remplir le rôle qu’on désire lui attribuer.Il y a des questions de Résis- so lu;VLi i ri v ; s i .il : : i (anadiinm tance des Matériaux qui nécessitent la connaissance approfondie du calcul intégral et différentiel, mais il y en a aussi beaucoup d’autres que l’on peut traiter par les mathématiques élémentaires.Dans ce domaine se rencontrent de nombreux problèmes de pratique courante qui se posent journellement aux techniciens de la construction.C'est l’exploration méthodique de ce domaine à laquelle nous avons procédé dans cet ouvrage et la simple liste des titres des 10 chapitres dont d se compose montrera la diversité des questions traités.I — Rappels de statique et compléments.Il — Compression et traction uniforme.III — La flexion.IV — La travée-indépendante.Y — Les murs en maçonnerie ou en béton.VI — Consoles et encorbellements.VII — Systèmes articulés.VIII — Calcul des flèches.IX — Les poutres hyperstatiques.X — Notions sommaires sur les arcs.Nous conseillons vivement au lecteur de ne pas chercher à brûler les étapes pour arriver plus vite aux parties qui se rapportent réellement à la Résistance des Matériaux ou en béton armé.Les deux premiers chapitres ont une importance capitale pour la compréhension du reste ; le premier en particulier devra être étudié lentement et à fond.C’est le plus important de tous et il serait vain de vouloir apprendre et comprendre la Résistance des Matériaux si on n’avait au préalable parfaitement assimilé ce premier chapitre.Dans l’ensemble de l’ouvrage, d y a évidemment beaucoup de calculs qui sont le plus souvent algébriques.C’est là d’ailleurs à peu près les seules connaissances de mathématiques qui seront exigées du lecteur ; mais comme nous l’avons dit au début, elles ne dépasseront jamais le niveau des mathématiques élémentaires, même si, comme dans le recherche des centres de gravité, le calcul des moments d’inertie ou celui des flèches, les sujets traités paraissent à priori nécessiter des connaissances supérieures.L'ELECT ROC H LM IL ET L ELECTROMETALLURGIE par A.Levas-seltR, Professeur à LLcoIc supérieure d’électricité, l’École nationale supérieure des moteurs à combustion et à explosion, et à 1 École supérieure de fonderie.Ancien vice-président de la Société française des électriciens.Ancien président de la Section d’électrochimie et d’électrométallurgie.Tome I: Electrolyse, 7e éd.1950, VI-185 pages, 6" x 10” avec 48 figures, broché 480 fr.Tome II : Fours électriques, 7e éd.1950, IY-204 pages, avec 129 figures, 540 fr.Dunod.92 rue Bonaparte, Paris (Vie).La première partie du tome 1 de cet ouvrage, dont le succès s’est affirmé par l’épuisement rapide des six premières éditions, est un exposé complet et concis de la théorie de l’électrolyse, tandis que la deuxième partie qui est la plus importante est consacrée aux applications industrielles. RIYL'I IMS L1VIU 1 SI Le tome II, consacré aux fours électriques, étudie ces appareils en se plaçant successivement au point de vue du constructeur, de l’installateur et de l’utilisateur, mais les questions d’appareillage sont ici l’objet de développements approfondis et, dans toute la première partie, l’auteur s’est inspiré, en les développant considérablement, des leçons qu’il professe à l'Ecole supérieure d’électricité.Cette septième édition revue et augmentée, maintient l’ouvrage au courant des plus récents perfectionnements de la technique ; plusieurs paragraphes ont été ajoutés de toutes pièces et les exposés anciens ont été modifiés, conformément aux derniers progrès de l’industrie.Les élèves des grandes Ecoles ou des Facultés des sciences, d’une part, les ingénieurs et les industriels, d’autre part, apprécieront la clarté de l’auteur et trouveront dans son livre, pour chaque technique particulière, les renseignements immédiatement utilisables, ainsi que les indications numériques et pratiques dont ils ont besoin.MECANIQUE DE L'AVIATION, PROPULSION LT PERFORMANCE par Pierre de Vai.Roger, Ingénieur en Chef Militaire de l’Air, Professeur à l'Ecole Nationale Supérieure de l'Aéronautique, Préface de monsieur E.Dumanois, Ingénieur général militaire de l’Air (C.R.).I vol.éd.195 0, S” x 11”, 3 89 pages, fig.miméographié, broché .fr.Gauthier-Villars, Imprimeur-Editeur.53, Quai des Grands-Au-gustins, Paris.Le présent ouvrage est la reproduction d'un cours professé à l'Ecole nationale supérieure de l’Aéronautique.Il est donc destiné à donner à des ingénieurs des bases leur permettant par la suite d’utiliser avec profit la documentation dont ils pourront disposer pour élaborer un projet d’avion."J’ai essayé”, de nous avertir l’auteur, "de rendre la matière facilement assimilable, et j’ai renoncé la plupart du temps à des exposés purement mathématiques.Tout problème pouvant se résoudre par des approximations, j’ai spécialement basé mon exposé sur des méthodes de calcul graphique qui permettent une mise en oeuvre facile de ces approximations indispensables.De tels procédés d’ingénieurs sont largement utilisés dans l'Industrie, et familiariseront le lecteur avec les méthodes employées dans les bureaux d’étude.Je rappelle que le cours de Mécanique de l’Aviation de l'Ecole nationale supérieure de l’Aéronautique comprend deux parties qui traitent respectivement du mouvement du centre de gravité de l’Aérodyne et du mouvement autour du centre de gravité.La première, la plus importante par son volume, comporte donc l’étude de la propulsion et des performances ; elle constitue précisément S2 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE la matière de cet ouvrage.La seconde comporte principalement l’étude de la stabilité.On ne trouvera donc rien ici de ce qui concerne 1 étude maintenant classique des petits mouvements de l’avion.On y trouvera toutefois une étude sommaire de la stabilité, dans la mesure où celle-ci conditionne la détermination des performances.Toutes les applications numériques sont faites dans le système MTS, système légal en France depuis 1919.Ce système a l’avantage de se rattacher immédiatement aux svstemcs d unîtes électriques emploies de façon internationale, et son emploi facilite beaucoup l’étude des réacteurs.Par ailleurs le remplacement des unités dites de quantité de chaleur par des unités de travail simplifie la présentation et les calculs.Les symboles et les axes utilisés sont ceux normalisés récemment par l’A.F.N.O.R.Ils s’unifient à peu près complètement avec ceux adoptés dans les différents pays.” LISTE DES VOLUMES REÇUS RÉCEMMENT À LA BIBLIOTHÈQUE DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE ASTRONOMIE Practical Astronomy — Jason John NASSAU — McGraw-Hill Book, Toronto, 1948.Practical Astronomy — G.L.HOSMER and J.M.ROBBINS — John Wiley & Sons, New York 1948.AVIATION Détermination d'un état plan des contraintes à l'aide d'un extensiomètre à résistance électrique à trois directions (rosette).Abaques pratiques d'emploi — F.T.SALLES — Service de Documentation, Bulletin des Services techniques No.112 — Publications scientifiques et techniques du Ministère de I Air — Paris 1949.Aeronautics heavier-than-air aircraft, Part II — N.J.B.DAVY — His Majesty s Stationery Office, London, 1949.Airplane performance stability and control — C.D.PERKINS and R.E.HAGE— John Wiley, New York 1949.Wind-tunnel testing — Alan POPE — John Wiley, New York 1947.Rocket propulsion elements — George P.SUTTON — John Wiley, New York 1949.Theory of wing sections — I.H.ABBOTT and A.E.VonDOENHOFF — McGraw-Hill, New York 1949.CHAUFFAGE et VENTILATION Heating, ventilating and air-conditioning fundamentals — W.H.SE- VERNS and J.R.FELLOWS — John Wiley, New York, 1949.CHIMIE Chemical engineers' handbook ; 3rd ed.—John H.PERRY — McGrawHill, New York 1950.Recherches sur l'osmose électrique — Luc-Henry COLLET — Service de Documentation, Publications scientifiques et techniques du Ministère de l'Air, Note technique No.34 — Paris 1950.Organic reactions, vols.4 and 5 — Roger ADAMS — John Wiley, New York 1949.Isotopic carbon — Melvin CALVIN and HEIDELBERGER — John Wiley, New York I 949.Introduction to radiochemistry — G.FRIEDLANDER and J.W.KENNEDY — John Wiley, New York 1949. 84 Kl \ LL TRIMESTRILLLE CANADIENNE Organic chlorine compounds — Ernest Hamlin HUNTRESS — John Wiley, New York 1948.The systematic identification of organic compounds — R.L.SHRINER and R.C.FUSON — John Wiley, New York 1948.Experimental physical chemistry ; 4th ed.— F.DANIELS, J.H.MATHEWS and J.W.WILLIAMS — McGraw-Hill, New York 1949.CHIMIE INDUSTRIELLE The petroleum chemicals industry — Richard Frank GOLDSTEIN — John Wiley, New York, 1950.The chemical constitution of natural gas - T.P.HILDITCH — John Wiley, New York 1949.Thermodynamics charts for combustion processes ; parts I & II — H.C.HOTTEL and G.C.WILLIAMS — John Wiley, New York 1949.Chemical process principles combined volumes I, II, III — Olaf A.HOUGEN and K.M.WATSON — John Wiley, New York 1943-47.Che mical process principles charts — Olaf A.HOUGEN and K.M.WATSON — John Wiley, New York 1946.An introduction to textile bleaching —- J.T.MARSH — John Wiley, New York, 1948.Fatty acids and their derivatives — A.W.RALSTON — John Wiley, New York.1948.CONSTRUCTION Timber engineer's handbook — Howard J.HANSEN — John Wiley New York 1948.Route surveying; 3rd ed.- G.W.PICKELS and C.C.WILEY — John Wiley New York 1949.Elements of railroad engineering — W.G.RAYMOND and H.E.RIGGS — John Wiley, New York 1949.The mechanical properties of wood — Frederick WANGAARD — John Wiley, New York 1950.Modern railroad structures — Ch.P.DISNEY and R.F.LEGET — Me Graw-Hil1, New York 1949.DIVERS Annuaire du Canada 1948-49 — Canada, Bureau fédéral de la Statistique — Edmond Cloutier, Ottawa 1950.(aussi édition anglaise).Rapport de l'Archiviste de la Province de Québec 1947-48 — Province de Québec — Rédempti Paradis, Québec 1950.The nature of the inferior ovary in the Geniis Begonia — Roger GAUTHIER — Contributions de l'Institut botanique No.66 — Institut botanique.Montréal 1950.Boston Society of Civil Engineers Index V.I-35 (1914-48) — Boston Society of Civil Engineers, 1950. REVUE DES LIVRES 85 Annuaire statistique 1949 — Province de Québec — Rédempti Paradis, Québec 1950.(aussi édition anglaise) Canadian Index — A guide to Canadian Periodicals and Films, 1949; v.2 — Dorothy CHATWiN and S.ELLIOTT — Canadian Library Association, Ottawa 1950.Annual Report of National Museum 1948-49 — Canada Ministère des Mines, rapport No.118 — Edmond Cloutier, Ottawa 1950.Statuts de la Province de Québec 14 George VI — 1950 — Province de Québec, Redempti Paradis, Québec 1950.The Engineering Index 1949 -— Engineering Index, New York 1950.Lexique technique Français-Anglais : Anglais-Français — Institut technique du Bâtiment et des Travaux publics -— Paris Patent Law for Lawyers, Students, Chemists — Chester H.BIESTERFELD — John Wiley, New York 1949.ÉCONOMIE POLITIQUE et SOCIALE The advanced atlas of modern geography -— John BARTHOLOMEW — McGraw-Hill, New York, 1950.ÉLECTRICITÉ Leçons d'électrotechnique, vols.I & Il — Jean FALLOU —- Gauthier- Villars, Paris 1948.Vacuum-tube circuits — Lawrence Baker ARGUIMBAU — John Wiley, New York 1948.Basic electrical engineering - George F.CORCORAN — John Wiley, New York 1949." Electric transmission of power and signals — Edward Wilson KIMBARK — John Wiley, New York 1949.Power system stability; vol.I — Edward Wilson KIMBARK — John Wi'ey, New York 1948.Industrial electronics and control — Royce Gerald KLOEFFLER — John Wiley, New York 1949.Matrix analysis of electric networks — P.Le CORBEILLER — John Wiley, New York 1950.Dipole moments — R.J.W LeFEVRE — Methuen Comcany, London, 1948.Protection of transmission systems —- W.W.LEWIS — John Wiley, New York I 950.The cyclotron ; 3rd ed.— V/.B.MANN — Methuen Company, London 1948.Microwaves and radar electronics — E.C.POLLARD and J.M.STUR- TERAN — John Wilev, New York 1948.Radio engineering, vol.I — E.K.SANDERMAN — John Wiley, New York 1948. 86 RMM.I- TRIMl-.STRIML.il (AN.UHINM Elementary pile theory — Ha rry SOODAK and E.C.CAMPBELL — John Wiley, New York 1950.Radio Receiver design, part 2 ; 2nd impr.— K.R.STURLEY — John Wiley, New York 1949.Mercury arcs — F.J.TEAGO and F.G.GILL —- Methuen.London 1949.Cybernetics or control and communication Nobert WIENER —- John Wiley, New York 1948.Industrial electronics reference book — Westinghouse Electric Corporation — John Wiley, New York 1948.Photoelectricity and its applications — V.K.ZWORYKIN and E.G.ROMBERG — John Wiley, New York 1949.Principles of electroplating and electroforming — W.BLUM and G.B.HOGABOOM — Me Graw-Hill, New York 1949.Rewinding small motors ; 3rd ed.- D.H.BRAYNER and A.C.ROE — McGraw-Hi'l, New York 1949.Radar scanners and radomes — W.M.CADY and Turner R.KARELITZ — McGraw-Hill, New York 1948.Ultrasonics — Benson CARLIN — McGraw-Hill, New York 1949.Electronic time measurements — B.CHANCE, R.HULSIZER and E.MacNICHOL — McGraw-Hill, New York 1949.Waveforms — B.CHANCE.V.HUGHES and E.MacNICHOL — Me Graw-Hill, New York 1949.Industrial electronic control ; 2nd ed.-—- W.D.COCKRELL — McGrawHill, New York 1950.ESSAIS des MATÉRIAUX I 949 Book of A.S.T.M.Standards including Tentatives, Part I American Society for Testing Materials — Philadelphia 1950.1949 Book of A.S.T.M.Standards, Part III — American Society for Testing Materials — Philadelphia 1950.1950 Book of A.S.T.M.Including Tentatives, Part VI — American Society for Testing Materials — Philadelphia 1950.Proceedings, volume 49, 1949 — American Society for Testing Materials— Philadelphia 1950.Etude de la structure des surfaces — Georges BLET — Service de Documentation, Publications scientifiques et techniques du Ministère de l'Air, No.241 — Paris 1950.Photoelasticity, v.2 — Max Mark FROCHT — John Wiley New York.1948.GÉNIE SANITAIRE The chemistry of industrial toxicology — Hervey B.ELKINS — John Wiley, New York 1950.Public health engineering ; vol.I — Erale B.PHELPS — John Wiley, New York, 1948.Water supply engineering ; 4th ed.— H.E.BABBITT and J.L.DOLAND — McGraw-Hill, New York 1949. VIE DE L'ASSOCIATION \*ous trouverez sous cette rubrique le résumé des activités qui ont marque la tenue de l’assemblee et élu banquet annuel de notre Association, ainsi que le texte des rapports présentés par les Sections et par le Conseil à l’assemblée annuelle.Asst MBLÉE ANNUELLE L'assemblée annuelle fut tenue dans l'amphithéâtre de l'Ecole Polytechnique samedi, le 27 janvier, a 2.00 heures de l’après-midi.Environ 75 membres de l'Association étaient présents.Les délibérations furent présidées par le I)r Ignace Brouillet ’20, président sortant de charge.Les rapports présentés a cette assemblée sont publiés ci-après.Les élections pour 195 1 ont donne le résultat suivant : Elus par acclamation : Président : 2ème Vice-Président : Secrétaire-Trésorier : Directeur : Louis Larin T 8 Colonel Guy Montpetit ’29 Camille-R.Godin ’3 5 Anastase Gravel ’IS arch.Elm directeurs par ballottage : MM.Henri Dagenais '47 Georges Demers '3 5 Maurice Germ ’20 Raymond LeBcl ’39 Ravmond Matte ’27 Bernard Sicotte 44.La liste complète tics membres du conseil est publiée à la suite du rapport annuel du secrétaire-trésorier.Banquet annuel I c banquet annuel 195 1, le trente-sixième sle notre Association, eut lieu à l’Hôtel Windsor, dans la soirée du 27 janvier.Ce fut un magnifique succès auquel participèrent 443 personnes dont 349 diplômés.Le SS Kl VIH TRIM LSTRIHL HH ( A N ADI I N NI conférencier d’honneur était ('Honorable Lionel Chevrier, ministre des Transports qui, à la dernière minute, dû remplacer le Très Honorable Louis Saint-Laurent, Premier Ministre du Canada.En l’absence de monsieur Louis Larin, notre nouveau président, le banquet était présidé par le Dr Adrien Pouliot, Doyen de la Faculté des Sciences de l’Université Laval, premier Vice-Président de notre Association.Après les salutations et discours d’usage de ce dernier, le Dr Adrien Pouliot nous a présenté le conférencier, qui fut remercié par le Colonel Guy Montpetit, 2ème Vice-Président de notre Association.Nous reproduisons ci-dessous le texte du discours prononcé par l’Honorable Lionel Chevrier : Monseigneur, Messieurs les Ministres, Invités d’honneur, Messieurs, C’est avec plaisir que j’ai accepté l’honneur de représenter ici ce soir le Premier Ministre du Canada.J’ai toujours eu l’admiration la plus sincère pour votre institution et je me considère privilégié d’avoir l’occasion d’adresser la parole aux diplômés de Polytechnique qui, en somme, constituent le noyau de l’élite scientifique du Québec.Je reconnais sans hésiter que si j’ai un penchant si marqué envers Polytechnique, cela provient pour une bonne part de l’excellente impression qu’ont toujours fait chez moi ceux de vos diplômés qui font partie du fonctionnarisme fédéral.Je songe en particulier au Dr Augustin Frigon, l’un des anciens directeurs de votre école et ancien président de l’Engineering Institute qui, à son poste de directeur de notre société de radiodiffusion nationale, représente si dignement son Alma Mater comme tous ses compatriotes.Je songe aussi à M.Marc Boyer, sous-ministre au Ministère des Mines et des Relevés Techniques.Enfin, je pense plus particulièrement à ceux des vôtres qui font bénéficier de leur excellente formation mon propre ministère : M.J.Emile St.Laurent, jusqu’à ces derniers jours vice-président du Conseil des Ports Nationaux ; Jean Barcelo, ingénieur en chef des Canaux du Québec ; Walter Manning, agent régional du ministère a Québec ; Guy Beaudet, directeur-adjoint du Port de Montréal ; Louis Beaudry, gérant et ingé- VII III I ASSOCIATION 89 nieur en chef du Port de Quebec, et J.!.Dumontier, directeut-adjoint du Génie à la Commission des 1 ransports.Je vous épargnerai de prolonger cette enumeration, mais j ajouterai que mon ministère est peut-être le ministère fédéral où nos diplômes sont îeprésentes en plus grand nombre.Il me fait plaisir de pouvoir témoigner personnellement de la compétence de ces ingénieurs dont les connaissances techniques rendent possible l’administration efficace du Ministère et la solution des multiples problèmes techniques qui le confrontent sans cesse.Tous ces ingénieurs font honneur a leur Alma Mater et à 1 enseignement que dispense votre excellente institution.Il faut reconnaître toutefois que le nombre d ingénieurs canadiens français dans le service civil pourrait facilement être plus considerable qu'il ne l’est présentement.Cependant, on impute trop facilement aux autorités fédérales elles-mêmes la responsabilité pour cet état de choses.Ces accusations, malheureusement, ne tiennent pas compte d une réalité inquiétante que l'on aurait tort d'ignorer.En effet, bien que les canadiens de langue française constituent actuellement 30C de la population du pays, il n'y a que 4', des ingénieurs canadiens qui soient diplômés de Polytechnique ou de Laval.Il va la une disproportion qui explique bien des choses.Quand sur un total de 3 5,000 ingénieurs il n’y en a que 1,400 de langue française, peut-on s’étonner de ce que 1res peu de ceux-ci soient attirés à Ottawa ou les salaires sont ordinairement moins attrayants que ceux qu’on paye dans l’industrie privée ?Il est à se demander aussi, en vue du nombre restreint d ingénieurs canadiens-français, si les nôtres sont vraiment en mesure de bénéficier pleinement de l'industrialisation rapide du Québec.11 est certain qu un grand nombre de postes importants exigent une formation technique ont dû, à notre détriment, être confiés a des savants d autres provinces ou même d’autres pays.Ce qui rend cette situation plus déplorable encore, c est qu elle ne semble pas devoir s’améliorer dans l’avenir rapproché.En effet, une étude statistique publiée récemment par le Dr Huet Massue, révèle qu’en proportion du chiffre total pour le Canada, le nombre de diplômés de Poly- 90 REWE TRIMESTRIELLE CANADIENNE technique va en décroisant.Ainsi, en 1 938, les diplômés de Polytechnique représentaient 5.6', du total et en 1949, cette proportion avait baissé à environ 2 ' .Je ne veux pas insister davantage sur ce point.Il me semble évident qu’une réforme s’impose de façon pressante.Tous ceux qui dans la province de Québec ont de quelque façon la responsabilité d’orienter notre jeunesse étudiante devraient avoir constamment a l’esprit notre déficience dans le domaine de la science positive.Ce domaine d’activité professionnelle a des horizons sans limites et le jeune c.madien-français qui en fait sa carrière a toutes les chances au monde d’y réussir.Cette assertion prend plus de force encore si l’on songe à l’évolution industrielle extraordinaire qui a caractérisé les récentes années.Je ne parle pas ici uniquement de la Province de Québec, mais bien du Canada tout entier qui jouit présentement d’une ère de développement économique et industriel peut-être sans précédent dans l’histoire du monde.Sir Wilfrid Laurier avait prédit que le 20e siècle serait le siècle du Canada et le rêve enthousiaste de ce grand Canadien n’est pas loin de se réaliser.Chibougamau, Leduc, Steep Rock, Lac Allard, Matheson, sont autant de noms qui éveillent l’image d’une ère de prospérité et de productivité extraordinaires.A elle seule, la découverte des gisements pétrolifères de l’Alberta aurait suffi à changer la configuration économique du Canada.Depuis la première découverte a Leduc en février 1947, Edmonton est devenu la capitale pétrolifère de l’Amérique du Nord.Et pourtant il y a à peine quelques années l’on s’inquiétait sérieusement des ressources dépérissantes d’huile dans l’Ouest Canadien.En 1947, 90% de notre consommation de pétrole provenait des Etats Unis, et l’on entrevoy'ait pour l’avenir rapproché la dépendance absolue du marché canadien envers la production américaine.L’on conçoit facilement l’angoisse des économistes canadiens pour lesquels la question de la conservation des dollars américains est un problème fondamental.Le pétrole de l’Alberta nous a sauvé d’une situation extrêmement périlleuse du point de vue économique, si bien que cette année, pour la première fois dans notre histoire, plus d’un tiers de notre consommation dans ce domaine viendra de la production canadienne. IK 1)1 I ASSOCIATION 91 Dans les seules provinces des Prairies, le Canada sauve déjà 100 millions de dollars américains annuellement.D autres régions du pays pourront bientôt bénéficier directement de la production pétrolifère de l’Alberta, grâce à la construction de pipelines.La compagnie Interprovincial Pipe I.ines a terminé il y a quelques mois, 1 installation d un réseau souterrain qui transporte l'huile d’Edmonton jusqu à la tête des Grands Lacs, sur une distance de 1150 milles.La production pétrolifère de la région d Edmonton devient ainsi accessible à deux nouveaux marchés : le district de Minneapolis aux Etats Unis, et le sud-ouest Ontarien, dont la consommation courante est évaluée à $40 millions.Le développement des immenses réserves pétrolifères de 1 Ouest Canadien ont donc révolutioné a notre grand avantage, l’économie nationale.Avec une réserve estimée â 1 billion cent millions de barils, et au rythme accéléré de la production courante, le Canada pourrait d ici à deux ans se suffire à lui-même.Cette realisation, que rien ne semble devoir entraver, marquera pour le Canada une étape mémorable dans l’histoire de notre vie industrielle et économique.Nous sommes en droit d’attendre les mêmes résultats heureux d un autre développement d’immense envergure : 1 exploitation des gisements de fer de l’Ungava.La découverte de ces vastes réserves de minerai de fer ne pouvait arriver à une époque plus fortuite.Elle survient en effet au moment où 1 activité industrielle de l’Amérique atteint des sommets nouveaux, et au moment aussi ou la région du Mésabi, jusqu’ici la source principale du minerai de fer, approche de l’épuisement.Les réserves de fer de l’Ungava ont été estimées à plus de 3 50 millions de tonnes.L’exploitation des gisements est une tâche colossale qui nécessitera une mise de fonds de $200 millions.Déjà les ingénieurs des compagnies intéressées ont entrepris la construction d une voie ferree qui rendra possible le transport de minerai jusqu’à Sept-Iles, soit une distance de 3 60 milles.La production initiale sera de 10 millions de tonnes par année et pourra s’élever jusqu’à 20 millions de tonnes annuellement.Le développement de l’Ungava ne peut être considéré indépendamment du projet de Steep Rock, en Ontario.Les deux projets sont le résultat de longues années d’études et de recherches entreprises dans le but de pallier à l’épuisement rapide des réserves existantes. 92 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Les dévclopements de l’Ungava et de Steep Rock auront bientôt pour conséquence de placer le Canada aux premiers rangs parmi les pays producteurs de minerai de ter.Ce fait est d’autant plus étonnant qu'il y a douze ans, en 193S, il n’y avait aucune production de ce minerai dans notre pays.Quelle fascination les vastes entreprises auxquelles je viens de faire allusion ne doivent-elles pas exercer auprès de nos ingénieurs Canadiens ! L’âge que nous vivons est celui du génie et cela est vrai au Canada plus qu’ailleurs.Car c’est bien de l’esprit d’entreprise, de l’énergie, et de la compétence de nos savants que dépend la réalisation des vastes entreprises qui conditionneront notre progrès et notre prospérité de demain.Et les entreprises dont je viens de parler sont loin d’être les seules à contribuer à l’évolution radicale de l’industrie et de l’économie canadiennes.Est-il nécessaire de rappeler par exemple l’intérêt qu’a suscité dans le monde scientifique la découverte de gisements de titanium dans la région du Lac Allard ?La compagnie Kennecott Copper a entrepris d'exploiter la réserve estimée à 200,000,000 de tonnes de ce minerai, qui sera transporté par chemin de fer jusqu’à Havre St.Pierre, et de là par bateau jusqu’à Sorel, où le minerai sera raffiné dans la plus grande usine du genre au monde.Vous savez mieux que moi l’usage et les propriétés du titanium, mais il est certain que ses qualités particulières, comme sa résistance qu’on dit égale à celle de l’acier, et son immunité à la corrosion, lui réservent sans doute un usage sans cesse plus diversifié.Je m’en voudrais d’insistei davantage sur l’énumération de ces entreprises extraordinaires qui touchent d’ailleurs de si près à notre vie professionnelle.Pour compléter le tableau saisissant du développement de nos ressources naturelles, il aurait fallu parler des découvertes d’asbestos dans la région de Matheson ; des découvertes de nickel à Lynn Lake, Manitoba, dont l’exploitation augmentera de 25',' notre production annuelle ; de la découverte de 5 0 millions de tonnes de cuivre en Gaspésie ; des nouveaux dépôts d’uranium au Lac Athabaska en Saskatchewan.Il aurait aussi fallu parler des vastes projets de réhabilitation des terres incultes dans le sud-ouest de l’Alberta dont la première phase vient de se terminer, effectuant l’irrigation de 5 00,000 acres de terre jusqu’ici stériles. VIE r>E l’association 93 Il aurait fallu parler du projet de Kitican, en Colombie-Britannique, où l’Aluminum Co.of Canada considéré la construction d une usine pour la production d’aluminium, qui deviendrait la plus grande au monde.Le coût de cette entreprise a été estimé à $5 00,000,000.Elle implique la construction d’un port capable d’accomoder les océaniques ; elle implique un projet de pouvoir hydro-électrique capable de produire un million et demi de chevaux-vapeurs ; elle implique l’installation d’une usine qui produirait éventuellement un billion de livres d’aluminium par année.La réalisation de cette entreprise dépend avant tout de la disponibilité du marché américain.Il est permis d’espérer que cette difficulté se réglera bientôt et que les intéressés pourront entreprendre sans retard l’exécution de ce gigantesque projet.Loin de moi la pensee que les vastes développements dont j ai brossé pour vous un tableau si sommaire, représentent une nomenclature exhaustive des entreprises complétées ou projetées dans toutes les provinces du Canada.J’ai voulu tout au plus rappeler celles qui me semblent de plus grande conséquence pour l’économie nationale.Il importe cependant d’insister sur le fait que cette activité fébrile de l’industrie canadienne n’a été rendue possible que par nos vastes réserves de pouvoir hydro-électrique.Car ce n’est pas tout que de découvrir de riches gisements miniers.Les bénéfices que peut en tirer éventuellement l'économie du pays sont essentiellement conditionnes par la disponibilité d’énergie électrique.La Providence a été généreuse envers notre Canada.Non seulement nous a-t-elle donné en quantités illimitées les ressources naturelles de toutes sortes, mais elle a parsemé le pays de puissants cours d eau dont l'énergie latente permet la transformation de ces matières brutes et rend possible que celles-ci contribuent effectivement a la prospérité nationale.Depuis quelques années, le pays a redouble ses efforts pour harnacher l'énergie hydro-électrique et la mettre au service de notre industrialisation croissante.Malheureusement, à cause de la centralisation considérable de l’industrie de l’Ontario et du Québec, certaines regions sont constamment menacées d’une pénurie éventuelle d’énergie hydro-électrique.1) abord, pour ce qui est de la région industrielle de Montteal, il est certain que même la prochaine addition de 660,000 c.v.à Beauharnois ne préviendra pas une disette d’énergie électrique d ici a quelques années, à moins que de nouvelles sources de pouvoir adjacentes à la région de Montréal ne soient bientôt exploitées. 94 KLVLl IKIN'.! s I K11 I LL CA NADI IN N I.La situation est encore moins encourageante en Ontario.Malgré tous les efforts de la Commission Hydro-électrique pour augmenter son potentiel de production, l’on considère que dès 1954, la Province aura à faire face à une nouvelle pénurie d’énergie électrique.Pour remédier à cette situation, il n’y a que deux sources pratiques d'exploitation, le district de Niagara, dont on pourrait tirer un autre 5 00,000 c.v., et la section des Rapides Internationaux du fleuve Saint-Laurent.La canalisation du St.Laurent représente pour la province d'Ontario le développement de 1,100,000 c.v.Par ailleurs, la province de Québec retirera un total de 2,200,000 c.v., dont un million dans le district de Soulanges, et 1,200,000 dans la section de Laehine.En dehors de toute considération d’ordre stratégique, on comprend facilement l’importance extraordinaire de la canalisation du Saint-Laurent par rapport au développement des régions industrielles du pays.La prospérité du Canada est basée sur notre progrès industriel et celui-ci en retour est conditionné par la disponibilité d’énergie électrique.Le pays tout entier a donc intérêt à ce que soit réalisé sans retard un projet qui, sous tous ses aspects, est devenu essentiel pour le Canada.J’ajouterai qu’en parlant de la canalisation du St-Laurent, j’entends non seulement le développement du pouvoir hydro-électrique, mais tout aussi bien la construction de la voie navigable.Ces deux aspects du projet doivent être réalisés conjointement, et c’est dans cette double entreprise que le Canada a un intérêt si vital.Au fur et à mesure que l'essor industriel du Canada prend plus d’ampleur, le génie assume donc dans notre vie nationale un rôle sans cesse plus important.C’est grâce à nos ingénieurs surtout que les récentes découvertes de ressources naturelles ont été effectuées ; c’est d’eux que nous sommes dépendants pour en réaliser l’exploitation ; c’est sur eux enfin que nous devons compter pour que les bénéfices puissent atteindre la population en général et se traduire de façon pratique en une hausse du standard de vie.L’immense responsabilité que notre époque a réservée aux hommes de science sur le plan national pâlit cependant en comparaison de celle qui leur échoit dans le domaine des relations internationales.Les peuples communistes d’un côté et les nation démocratiques de l’autre sont engagés couramment dans ce qu’on a appelé une guerre froide VIE UE [.’.ASSOCIATION 95 et tout en espérant que cette opposition ne dégénérera pas en conflit armé, il n’est pas moins important que nous soyons prêts à toute éventualité.L’alliance Sino-llusse, et l’apport des nations satellites de l’Europe centrale à cette alliance, place clairement les démocraties à un désavantage numérique.Si bien que la survie de notre civilisation dépend maintenant avant tout de notre supériorité scientifique et technique.C’est en effet à nos savants qu’il appartient de créer et de perfectionner les armes qui, en cas de conflit, assureront la défense victorieuse de la patrie.Dans le silence et le secret des laboratoires, ils s acharnent à percer les mystères sans cesse renouvelés de l'atome, des projectiles téléguidés, des engins à propulsion thermique, du vol supersonique, et de combien d’autres engins de guerre.Jamais dans l’histoire du monde le travail des hommes de science n a-t-il été lié plus intimement à la vie politique des Etats et à la survie de la civilisation à laquelle ils appartiennent.Dans cette lutte sourdement engagée entre les savants qui cherchent à mettre au service des peuples les forces latentes de la nature, la victoire nous est d’avance assurée.C'est que chez nous, 1 activité scientifique n’a pas été subjuguée par l'Etat.Nos savants ont conservé la liberté de pensée et d’action, qui de tout temps a été le terrain fertile d ou ont suri;i les grandes découvertes.Pur contre, tout système qui en vertu de sj philosophie fondamentale proscrit 1 esprit d initiative, étouffe 1 imagination et bâillonne la pensée (tout système qui veut nier le librc-arbitre et asservir l’intelligence) porte en lui-même le germe de sa propre destruction.En somme, nous aurions tort d’envisager l’avenir autrement qu avec optimisme et confiance, puisque la cause que nous détendons a pour racine les principes memes de la pensée chrétienne, c est-a-dire la dignité humaine et la liberté de l’individu.RAPPORT DU CONSEIL POUR L'ANNÉE 1950 Messieurs les membres de l’Association des Diplômés de Polytechnique, Le Conseil de l’Association a l’honneur de vous soumettre son rapport pour l’exercice 195 0.Il y eut cinq assemblées au cours de cet exercice.La moyenne des assistances tut de treize personnes.Le Conseil est composé de vingt-trois membres. 96 Rl Nil TRIMI_STMLl.il CA N A 1)11 N N h L’actif total de l’Association au 31 décembre 195Ü s’élève à 52,745.23 réparti comme suit : En caisse S 2 5.00 En banque 1720.23 Obligations de l’Université de Montréal 5 5 00.Obligations de l’Ecole Polytechnique 5 5 00.1000.00 ACTII• TOTAL S 2745.23 Le rapport financier accuse cette année un surplus de 53 87.20.Malgré le fait que le Conseil a voté un don de $2 50.00 au Fonds du 75ème Anniversaire.l’année se solde donc de façon très intéressante.Les recettes se sent élevées à 57.637.49 et les déboursés à 57,250.29.Le montant des cotisations versées a augmenté de façon appréciable cette année.Il est passé, en effet, de $3,5 8 1.50 à $3,782.50, soit une augmentation de 5201.00.La publication de la Liste des Diplômés a rapporté un profit net un peu supérieur à $120.00.Les autres item de nos activités au point de vue social particulièrement, tels que banquet annuel, fête aux huitres, tournoi de golf, ont accusé dans chaque cas un léger déficit qui se totalise pour les trois événements à environ $175.00.Les contributions au Fonds du 75ème Anniversaire qui n’ont été l’objet d’aucune campagne spéciale au cours de l’année, si ce n’est l’invitation faite aux diplômés sur leur formule de compte, a rapporté la jolie somme de $1,200.Si l’on ajoute à ce montant le don de l’Association qui s’est élevé à 52 5 0.le Fonds a reçu durant l’année 3 1.4 5 0.Des détails plus complets sur les activités du Fonds font l’objet d'un rapport spécial.A la fin de l’exercice écoulé, l’Association comptait 1026 membres titulaires répartis de la façon suivante : 913 avaient payé 1950 54 ” ” 1949 31 " " 1948 2-: " " 1947 5 15 diplômés sont enregistrés dans le district de Montréal.175 dans la région de Québec.2 3 dans chacun des territoires de nos sections d’Ot-t.nva-1 lull et du Nord de Québec et d’Ontario.L’augmentation des membres se chiffre a 5 1."7 diplômés ont été admis dont les 76 finissants de VIF.DF L’ASSOCIATION 97 mai 195 0, 19 membres ont etc suspendus pour non paiement de cotisations et 7 sont décèdes.Le nombre des diplômés vivant au 31 décembre dernier était de 1214.Le pourcentage des membres en règle était de 75.1'j et celui des membres titulaires de S 4.5 '.L’Association compte toujours quatre membres d’honneur dont deux diplômés, messieurs Louis S.Parizeau 77 et E.R.Faribault ’82.Elle compte aussi quatre membres adhérents.Le bureau de placement nous avise que la situation qui semblait devoir se détériorer au début de l’année s’est considérablement raffermie durant l’été et surtout depuis septembre.Le nombre des offres d emploi parvenues à notre bureau a considérablement augmenté surtout durant le dernier trimestre de l’année.Les 102 offres qui nous sont parvenues se sont réparties de la façon suivante : 34 en provenance de l’industrie, 29 des services du gouvernement, 7 des services de municipalités, 9 de bureaux d’ingénieurs-conseils, 1 1 de bureaux d’entrepreneurs, 12 de sources diverses.Personne n’est sur la liste de disponibilité, situation qui existe déjà depuis de nombreuses années.Nous pourrions vraisemblablement placer un beaucoup plus grand nombre d’ingénieurs si nous les avions.Le placement des étudiants finissants qui s’est fait avant la période vraiment active de l’automne a été probablement un peu plus laborieux que par les anées passées, en ce qui regarde surtout 1 option Travaux publics-Bâtiments.Deux de nos finissants ont dû attendre 1 été pour trouver quelque chose de satisfaisant.La moyenne des salaires des étudiants finissants s’est établie a 8236.par mois, ce qui est une augmentation d environ $10.sur l’année dernière.Les travaux acceptés par nos jeunes confrères se sont répartis de la façon suivante : 17 dans l’industrie.8 dans les sers ices du gouvernement, 5 dans les services de municipalités, 1 1 dans les bureaux d’entrepreneurs de construction, 9 dans les bureaux d’ingénieurs-conseils, 8 dans les utilités publiques, 3 dans l’industrie minière, REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 9S 9 dans les entreprises diverses, 1 dans les services armes, 5 pas de renseignements.Six des étudiants inclus dans les emplois divers poursuivent des études post-universitaires, ce qui est une proportion très intéressante.Grâce à la collaboration très étroite du Service de Placement de 1 Association générale des Etudiants de 1 Université dont le directeur est monsieur Alexandre Lacoste, le placement des étudiants non finissants s’est effectué avec efficacité et sans difficulté sérieuse.Monsieur Lacoste, qui est attaché en même temps a l’Université et au Service National de Placement du Ministère fédéral du 1 ravail, consacre deux après-midi par semaine au placement des étudiants de Polytechnique.Nous sommes très heureux de cette combinaison des efforts qui joue en notre faveur, tant pour les étudiants finissants que non finissants.Les emplois par ces derniers se sont répartis de la façon suivante : acceptés Services réguliers des gouvernements 86 Utilités publiques - 1.entreprises privées 14 2.entreprises gouvernementales 38 Industries diverses 29 Mines 24 Municipalités 17 Entrepreneurs "y Bureaux d’ingénieurs-conseils 11 Emplois techniques divers 15 Services armés 53 Divers (autres que techniques) 38 Rien 16 Comme on le voit par les chiffres qui precedent, la part du lion revient aux services réguliers des gouvernements qui ont employé 177 des 363 étudiants, classés à notre bureau de placement.Le Comité des activités sociales a eu le plaisir de convoquer les diplômés à trois réunions durant l'année.Elles ont toutes eut heu durant l’automne.Il s’agit par ordre chronologique du tournoi de golf, de la fête aux huîtres et d’une conférence par monsieur A.Antoine, inspecteur général de l’électricité de France.Les trois événements ont été très bien réussis, l’assistance dans chaque cas ayant été très satisfaisante.Monsieur Antoine nous a parle de 1 electrification de la France et de 1 union française. VIH DI 1 ASSOCIATION 99 La participation de nos diplômes a la publication de la Resue Ftimes-trieile Canadienne s'est considérablement améliorée cette année, grâce a 1 excellent travail du comité spécial charge d activer la participation des nôtres à la publication de cette revue.Pour la première fois de temps immémorable pourrait-on dire, lu de nos diplômés ont collabore a la Revue en 1950.Le Comité a sollicite quelques 60 diplômés dont près de 50 t ont accepté de nous préparer un article.Quinze articles ont déjà été reçus dont dix ont paru.Cinq sont donc déjà sur les rangs pour I95l.La Revue Trimestrielle publie habituellement de 2 5 a aO articles par année.Le Conseil remercie très sincèrement le comité spécial de l effort qu il a fait et du magnifique résultat qu’il a obtenu.Nous lui souhaitons de continuer dans ce sens.Le conseil a abonné, comme par les années passées, les membres de l’Association a la Revue I nmestrielle Canadienne.Nous avons a cet effet versé la somme de SI.5 4.pour l abonnement de S à diplômés et 4 membres adhérents.La Liste des Diplômés édition I95l) a été distribuée vers la tin du printemps.Le résultat est ue nouveau assez intéressant, grâce â la collaboration de nos membres vt des maisons d affaires qui ont bien voulu y faire paraître leur annonce.Le résultat financier dans cette opération se chiffre par un surplus d'environ $120.N’ous sommes heureux d annoncer ici les noms des gagnants des médailles de l’Association en mai 1950.René Fortiek a remporté la médaille d or comme étudiant classé premier en cinquième année d études.Fernand caron et Jacques dlplessis ont remporté la médaille d’argent de l’option Travaux publics-Bâtiments pour l’excellence de leur these de fin d études et de leur travaux pratiques des deux dernières années du cours.Les médailles d’argent des autres options ont été attribuées a messieurs Gilles Chabot en Mécanique-Electricité, Gilles Cantin en Mines-Géologie et Gaétan Lavallee en Génie chimique-Métallurgie.Le Conseil félicite les gagnants en votre nom et leur fait ses meilleurs voeux de brillants succès au cours de leur carrière.L.es médailles leur seront remises au banquet de ce soir. 100 REVUE trimestrielle canadienne Le Conseil a donne suite à votre recommandation relative a la Contribution de Polytechnique au Cerne canadien.Il a formé un comité spécial chargé d’étudier les moyens à prendre pour remédier a la situation mise à jour par l’Etude du Dr Huet Massue.Ce comité a tenu plusieurs léunions et le Conseil est très satisfait du travail accompli jusqu a date.Naturellement le programme est de très grande envergure et le Conseil propose que ce comité reste, en conséquence, l’année prochaine pour continuer la tâche entreprise et la mener plus avant.Ln rapport spécial vous sera soumis avec de plus amples details sur la question au cours de la présente assemblée.Le Conseil s’intéresse toujours très vivement au succès remporté par nos membres dans l'exercice de leurs fonctions.Nous avons note au secretariat un grand nombre de distinctions et de promotions dont les diplômés ont été l’objet.Il est vraiment hors des cadres du présent rapport de vous en dresser une liste ; nous nous contenterons de féliciter tous nos confrères qui nous ont fait honneur ainsi pendant 1 année et nous leur souhaitons bon succès dans leur nouvelle fonction.Avant de terminer ce rapport, pensons un instant a nos confrères qui sont disparus durant 195 0.Ils sont au nombre de douze, dont sept membres de 1 Association : Arthur AMOS '96 Charles P.DUBUC ’09 Ernest GOSSELIN '10 Paul GINGRAS ’27 François L.DESAULNIERS ’23 Eugène SAINT-JEAN 17, arch.Alfred MAROIS '14 Bruno GRANDMON I 14 Paul-Louis DEROME ’50 J.\V.SIMARD ’08 Alfred ROY ’12 de cede le 23 mars.” le 23 mars." le 14 avril." le 1 6 avril.” le 15 mai." le 30 juillet." le 2 5 août.' au mois d’août.” accident, le 5 octobre " le 16 octobre, à Paris." le 15 décembre." le 17 décembre.Aristide BEAUGRAND-CHAMPAGNE ’ll, arch.Nous ne pouvons terminer cette liste sans y ajouter le nom de monsieur Louis Bourgoin qui s’est identifié par son enseignement et par sa grande activité avec la vie de Polytechinique pendant de si nombreuses années.I! avait été membre adhérent de 1 Association pendant près de \ii m 1 ASSOCIATION 101 vingt ans.Nous l avons presque tous connu puisqu il était attaché au personnel depuis 10 18.Sa mort laisse un deuil profond dans tous les coeurs de ses anciens etudiants et le Conseil s associe vivement aux membres de l’Association pour exprimer aux membres de sa lamille nos condoléances les plus sincères comme il le fait d ailleurs a 1 adresse des familles de nos confrères qui sont disparus pendant 1 annee.HENRI GAUDEFROY S ccrétaire-T résorier.ETAT DES R£ VENUS ET DÉPENSES POUR L’ANNEE 1950 Recettes.Cotisations $ 3,782.50 Banquet du 28 janvier 19 5 0 1,678.65 Intérêts sur obligations 36.25 Intérêts sur dépôts 32.90 Fête aux huîtres 483.00 Liste des diplômés 19 50 1,303.00 Tournoi de golt 308.50 Divers 12.69 TOTAL DES RECETTES S 7,637.49 OURSES.Banquet du 28 janvier 1950 1,704.35 Abonnement à la Revue I rimestrielle 1,754.00 Remise - section de Québec 260.40 Remise - section Ottawa-Hull 39.60 Remise - section-Nord de Quebec 36.80 Papeterie et impression 259.90 Téléphones et télégrammes 16.99 Collection sur chèques 4.83 Timbres-poste 197.36 Fleurs et messes 3 5.00 Indemnité - secrétaire général 200.00 Indemnité - secrétaire bureau de placement 100.00 Assemblée annuelle 125.75 Délégués de promotions 65.71 Liste des diplômés 19 50 1,181.67 102 Kl LI I KIM I STR1I ! LE CANADIE Fête aux huîtres Tournoi de golf Dépenses pour dossiers Frais généraux Contribution à la publication de 1 l.tudc du Dr Massue- Contribution au fonds du 75ème anniversaire TOTAL DES DEBOURSES EXC EDI NT DES REC ETTES SUR I ES DITiOUKSÉS HENRI GAUDEFROY Secrétaire-Trésorier.RAPPORT DES \ UR 11 1C A l I I HS DES COMPTES Nous, soussignés, nommés vérificateurs des comptes en vertu d’une résolution adoptée à l’assemblée générale du 28 janvier 1950, déclarons avoir examiné les livres du secrétaire-trésorier de l’Association des Diplômés de Polytechnique et les avoir trouvés satisfaisants.La somme des recettes pour l’année 1950 s’élève à $7,637.49 et celle des dépenses à $7.250.29, soit un excédent de $387.20 des dépenses sur les recettes.Le bilan de l’Association au 31 décembre 1 95 0 s’établit comme suit : A CTI F Disponibilités : Espèces en caisse 2 5.00 Espèces en banque 1,720.23 1.745.23 Placements : Obligations de l'Université de Montréal 5 00.00 Obligations de FÉcole Polytechnique 300.00 1,000.00 $2,745.23 P A S S I F Avoir au 31 décembre 1949 2,358.03 Surplus de l’exercice 1 950 (d'après l’état ci-joint) 3 87.20 Avoir au 31 décembre 1950 $2,745.23 54S.98 329.14 42.29 97.52 250.00 ' '.2 5 0.29 $ 387.20 VII DE 1.ASSOCIATION 103 L’état des revenus et dépenses est annexé au présent rapport et il accuse un excédent de S387.20 des recettes sur les dépenses.L’Association a reçu Si, 197.50 en souscriptions au Fonds du 75emc Anniversaire.Ce montant a été remis intégralement au Comité de Direction du Prêt d’honneur avant la fin de 1 exercice écoulé.CAMILLE LAURENDEAU ERNEST RIXLRET LOUIS TRUDEL JACQUES-M.DÉCARY CONSEIL DE L'ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE POUR L'ANNÉE 1951 Président : M.Larin, Louis T S Vice-Président: MM.Pouliot, Adrien T9, Col.Monpetit, Guy ’29 Secrétaire-Trésorier: M.Godin, Camille-R.35 Directeurs pour le district de Montréal : | MM.Dufresne, Léo ’28 Duquette, Roland R.’32 | Dagi nais, Jean-Paul ’48 MM.Dac.i nais, Henri ’47 ( Demers, Georges ’3 5 Gérin, Maurice ’20 Lebel, Raymond ’39 Matte, Raymond ’27 j Sicotte, Bernard ’44 Gravel, Anastase T 8, architecte.Directeurs cx-ofticio : MM.Tourigny, Charles-E.’24 La vigne, Ernest T 6 Dr Brouillet, Ignace ’29 Représentants de la Section de Québec : MM.Paré, A.E.’31 Dupuis, P.A.’21 Représentant de la section Ottawa-Hull .M.Lepage, Paul, ’3 3 Élus en 1950 Élus en 1951 104 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Représentant de la Section Nord de Québec et d’Ontario : M.Limoges, Jacques ’32 Représentant de la Corporation de l'École Polytechnique : M.Frigo N, Augustin, D.Sc., C.M.G.Représentant des étudiants de Polytechnique : M.Jol hert Maurice.COMITÉ DE DIRECTION DU FONDS DU 75ême ANNIVERSAIRE Le Comité de Direction du Fonds du 75éme Anniversaire s’est réuni deux t'ois durant l’année, le 30 janvier et le 13 novembre, dans le but de considérer les demandes de prêts.Le montant attribué durant l’année s’élève à $2,000.réparti en douze prêts différents.Le nombre total de demandes reçues s’élevait à dix-neuf.Depuis sa création en 1948 le fonds a déboursé $4,400.en prêts aux étudiants de Polytechnique.L’actif au 31 décembre 1950 s'élevait à $16,743.et se répartissait comme suit : Fonds en banque $ 1,530.50 Intérêts courus sur placement 95.00 Placement évalué au prix coûtant : Obligations du Canada et de la.Province de Québec 1 1,042.50 Prêt d’honneur moins remboursements déjà effectués.4,080.00 TOTAL $16,748.00 Les contributions versées par les diplômés au cours de l’année 19 50 se sont élevées a $1,197.50.Les revenus additionnels comprennent un don de $2 5 0.00 de l’Association des Diplômés et des intérêts sur obligations et sur dépôts en banque de $344.69, faisant un total d’encaisse de $ 1,792.19.Les dépenses, qui comprennent frais de comptabilité, de banque et de poste, s’élèvent a $ 5 0.2 5 .Le surplus net est donc de $1,741.94.ERNEST LAVIGNE Trésorier. VIE DE L'ASSOCIATION 105 RAPPORT DU CONSEIL DE LA SECTION DE QUÉBEC DE L'ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE POUR L'ANNÉE 1950 Messieurs les Membres de l’Association des Diplômes de Polytechnique.Le Conseil de la Section de Québec a l’honneur de vous soumettre le rapport de ses activités pour l’année 1950.Au cours de l’année, sept assemblées ont été tenues ; la moyenne des assistances fut de neuf, ce qui montre l’intérêt que portent les membres du Conseil à l’Association des Diplômés de Polytechnique.La fête annuelle de notre section eut lieu le 1 I février, au cercle Universitaire Laval.La réunion, qui groupait 126 personnes, consistait en un cocktail et un buffet froid.Lors du passage à Quebec d un de nos anciens membres, Monsieur Marc Boyer, Sous-Ministre des Mines et Relevés Techniques, le Conseil lui organisa une réception intime le 20 février, à laquelle prirent part 5 1 membres.Au cours du cocktail servi en l’honneur de Monsieur Boyer, le président, Monsieur Geo.Demers, nous rappela les différentes phases de la carrière de Monsieur Boyer et fit notre interprète à tous pour l’assurer de notre plus sincère amitié.Au début de mars, le Conseil invita tous ses membres à assister à une série de conférences sur les "Rayons Cosmiques”, qui furent données à la Faculté des Sciences de l’Université Laval.A l’occasion du doctorat remis par l’Université Laval, le 15 avril, au Docteur Ignace Brouillet, notre conseil a cru bon de souligner l’honneur dont était gratifié le Directeur de 1 Ecole Polytechnique, en 1 : offrant une réception au Cercle Universitaire Laval immédiatement après la remise du doctorat.Le 19 juin eut lieu au Royal Québec Golf Club le tournoi de golf de la section de Québec ; 80 personnes assistaient à cette réunion.Le meilleur score brut fut réalisé par M.P.A.Dupuis.La coupe pour le meilleur score net fut gagnée conjointement par MM.Joachim des Rivières Tessier et Arphile Longpré.A cette occasion, plusieurs magnifiques prix furent distribués aux dames et aux messieurs.Nous en remercions les généreux donateurs de même que Monsieur René Rioux qui avait accepté la charge de président de l'organisation du tournoi. 106 Kl'.Il TRIMESTRIELLE CANADIENNE Enfin, le Conseil reprit le 27 octobre une coutume qui avait été abandonnée il y a quelques années, en organisant une fête aux huitres, suivie d'une danse de PHallowcen.Cette fête eut lieu au Club Sportif de la Voirie et groupait 61 personnes.Elle fut un véritable succès et encore une fois nous remercions Monsieur et Madame René Rioux qui avaient pris charge de cette organisation.Cette année encore, le Conseil a voulu encourager l’oeuvre magnifique du Fonds du 75e Anniversaire en lui votant la somme de $50.00.Au cours de l’année qui vient de s’écouler la section a perdu deux de ses membres actifs, M.A.E.Marois, ancien président de la section, et M.Bruno Grandmont, ancien conseiller.Aucune mise en nomination n’avant été faite au 1er décembre, notre conseil dut remplir les fonctions qui devenaient vacantes pour l’année 3 9 5 1.et voici comment sera constitué le nouveau conseil : Président : N ice-Président : Secrétaire-Trésorier : Conseillers pour 1 an : Conseillers pour 2 ans : Ludger Gagnon, Maurice Bourget.Jacques Roy, Arphilc Longpré, René Rioux, Roger Mainguy, Chs.Boisvert, P.E.Malle.R.A.DeVillers, Président sortant de charge : Geo.Demers, Ex-officio : A.E.Paré, G.Piette, Membres du Conseil de Montréal : E.Lavigne, L.Dufresne, Représentant à Montréal : A.E.Paré et P.A.Dupuis.ainsi que tout membre de notre section qui pourrait être élu sur le Conseil général, lors de l’assemblée annuelle du 27 janvier prochain.GEO.DEMERS, Président.JACQUES ROY Sec.-trésorier. \ll HI I ASSOCIATION 107 État financier pour lannék finissant R i < i n i s.Cotisations Intérêts sur depots en banque Dépenses.Impressions, Timbres, Papeterie, Réception, assemblée annuelle, Déficit, fête annuelle, Déficit, cocktail du 20-2-50, Tributs mortuaires, Déficit, tournoi de golf, Déficit, partie d’huitres, 1 lonoraires secrétaire, Honoraires sténo-dactylo, bonds du 7 5e Anniversaire, Divers.Excédent des dépenses sur les recettes En banque au 31 décembre 1949 En banque au 31 décembre 1950 Balance réelle en banque Chèques en circulation Certificat de banque au Déficit de l'année 31 décembre 195 0 LE 31 DÉCEMBRE 1950.$260.40 6.93 $267.33 48.57 16.50 154.66 50.00 10.20 4.40 3 1.89 25.00 10.00 50.00 2.50 403.72 136.39 571.16 434.77 1 95 0 : 1 36.39 434.77 98.45 $5 33.22 5 3 3.22 JACQUES ROY, Sec.-Trésorier.RAPPOR T DES VÉRIFICATEURS Nous soussignés, nommés vérificateurs en vertu d une résolution adoptée à l’Assemblée générale annuelle du 20 janvier 1 950, avons examiné les livres du secrétaire-trésorier.La somme des recettes pour l’année 1950 s’est élevée à $267.3 3 et la somme des dépenses à $403.72, laissant un déficit de S 1 36.39 pour l’année 1 9 50. 108 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Le montant de l’argent en banque au 3 1 décembre 1949 était de 571.16, comparativement au montant de $434.77 au 31 décembre 19 50, soit un déficit de $ 136.39.Le montant du certificat de banque étant de $5 3 3.22 au 31 décembre 1950, il faut retrancher un montant de $98.45 pour chèques en circulation pour en arriver à la balance réelle de $434.77.(Signé) P.A.DUPUIS et LUCIEN MARTIN.ASSOCIATION DES DIPLOMES DE POLYTECHNIQUE SECTION OTTAWA-HULL Rapport pour l'année 1950 Messieurs les membres de l’Association des Diplômés de Polytechnique.Le conseil de la section Ottawa-Hull a l'honneur de vous soumettre son rapport annuel pour l’exercice 19 50.L’assemblée annuelle fut tenue le 10 janvier 195 1 à la résidence de M.Marc Boyer, président de la section.On y comptait 17 diplômés de Polytechnique qui étaient présents : MM.A.Auclair ’41, G.Bélanger ’3 5, M.Boyer ’28, P.E.Brunclle ’3 1, M.L.Carrier, ’3 3, J.D.Chéné ’09, R.Lafcrrière ’28, F.J.Leduc ’24, P.Lepage ’3 3, P.Martel ’41, R.Pay fer ’28, 11.Pelletier ’9 5, E.Poitevin Tl, J.E.Saint-Laurent ’09, J.E.Dumontier ’3 5, A.Hogues ’50, R.Simard ’47.M.E.Poitevin secondé par M.J.E.Saint-Laurent propose l’adoption des minutes de la dernière assemblée ; elles sont adoptées à l’unanimité.Le conseil élu pour l’année 195 1 sera composé comme suit : Marc Boyer ’28, ].E.Dumontier ’3 5, P.Lapage ’3 3, Président : Vice-Président : Secrétaire-trésorier : ¦ Conseillers : Directeurs eN-officio : \ IK UK L ASSOCIATION I.D.Chêne ’09, F.J.Leduc ’24, F.Saint-Laurent ’09 G.Belanger ’3 5, P.Martel ’41.R.IL Ficher '15, R.Laferrière ’28, H.Pelletier ’9 5.109 Représentant de la section : M.P.Lepage.Il fut adopté à l’unanimité de déléguer le secrétaire au banquet an-nuc'l de l’Ecole qui aura lieu à Montréal le 27 janvier 1951.(Signé) "PAUL LEPAGE” Rapport financier pour l'année 195 0.En caisse au 31 décembre 1949 Recettes : 20', des cotisations reçues de Montréal Intérêts sur dépôt à la banque Total Dépenses : Impression, timbres, etc.Don à l’Institut Canadien-Français Collection sur chèque et frais de banque Grand’messe pour Mme A.Langlois décédée durant 1 Bouquet à M.Faribault lors de son 90e anniversaire En caisse au 31 décembre 1950 i 84.91 $ 39.60 $ 0.94 $ 125.45 $ 3.50 $ 5.00 $ 0.33 :e $ 5.00 s 5.00 $ 106.62 Total $ 12 5.45 (Signé) "PAUL LEPAGE” ¦ 110 K h \ Ll liU.MlSlRIUM t A N AI1ILN N l: ASSOCIATION' DH S DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE SECTION NORD DU QUEBEC ET D'ONTARIO Ra[)[>orl pour Vannée 1950 Monsieur le Président, Messieurs les Membres du Conseil, Messieurs, Au nom du conseil de Ht Section Nord du Quebec et d Ontario, j ai bien l'honneur de vous soumettre le rapport de ses activités pour 1 année 195 0.La réunion annuelle teue a l’Hôtel Sigma de Val d Or, samedi le 4 novembre, a remporté un franc succès.Sur un total possible de 24 membres, dix-sept ont répondu a 1 invitation malgré les distances et le travail.De plus, trois membres s’étaient excusés de ne pouvoir être présents.Il faut mentionner aussi que cette année, la plupart des diplômés étaient accompagnés de leur épouse ou de leur amie.S est ajouté a notre groupe Benoit Baribeau (Po ’43) de la firme Surveycr, Ncnniger & Chénevert qui était de passage dans notre région.Monsieur Jacques \ inet (Po 38), s’était excusé par télégramme de ne pouvoir assister comme par les années passées à notre reunion annuelle.Au total, nous étions trente-quatre.Sur la proposition de L.Brossard, seconde par G.Falardeau, les minutes de la dernière assemblée et le rapport financier de 1 année sont acceptés tels que lus.Le président Jacques Limoges présente à 1 assemblée les nouveaux venus dans la personne de : Octave Juneau ’50, d'Amos, à 1 emploi de la Société Generale d Entreprises ; Maurice Héneault ’5 0, d’Amos, à 1 emploi de Simard & Frères ; Jos.Gauthier ’50 de Malartic, à l’emploi de Goldfield Malartic Mines ; M.Isabelle ’50, de Cadillac, à l'emploi de D.Lamothe, Entrepreneur.A l’unanimité, l’assemblée se donne le conseil suivant : Fonction Elu Residence Proposé par Secondé par Président : L.Paré Amos L.Brossard IV D’Aragon Vice-Prés : G.Laçasse Noranda G.Falardeau V.Dumont Sec.-très.: B.'Xr.Marcotte Amos Sur proposition populaire Conseillers : W.Dumont Val d’Or P.L.Garnier Val d’Or Jos.Gauthier Malartic vu: de l'association 111 Dclcguc à Montréal : Jacques Limoges, président sortant de charge.L’assemblée félicite chaudement le conseil sortant de charge pour l’énorme succès de la réunion.Le secrétaire tient à faire remarquer que ce succès tient surtout au iait que plusieurs anciens et tout particulièrement le président Jacques Limoges, ont vu à organiser le transport des plus jeunes.L’intérêt de la discussion porta sur l’organisation des fêtes du dixième anniversaire de notre Section.C’est en effet le 29 juin 1941 que se réunissaient à Val d’Or les membres-fondateurs de notre section pour élire un conseil provisoire et pour prendre les dispositions nécessaires pour la reconnaissance de notre groupement.Le 22 septembre 1941, la section recevait une confirmation officielle de son acceptation au sein de l’Association des Diplômés de Polytechnique.Le 12 octobre suivant avait lieu la première reunion générale des membres.En vue de cette celebration, il est proposé de laisser toute initiative au nouveau conseil d’organiser les fêtes qu’il jugera bon et possible de faire.Cependant, il est suggéré que le secrétaire écrive à l’Association centrale pour demander une augmentation de la remise annuelle pour alléger le budget de cet anniversaire.Comme à l’accoutumé, un bon souper réunit les diplômés et leurs épouses ou amies.Le secrétaire profita de cette circonstance pour présenter les membres du nouveau conseil.Sous la présidence de Léandre Paré, le souper s’égaya de chant et de musique.Après le souper, on causa et dansa jusque tard dans la nuit avant de se séparer.Etaient présents : M.et Mme L.Paré d’Amos, M.C.Laçasse de Noranda, M.G.Falardeiu d’Amos, M.et Mme W.Dumont de Bourlamaque, M.B.Baribeau de Montréal, M.et Mme L.Thauvette de Noranda, M.et Mme P.D’Aragon de Bourlamaque, M.et Mme L.Brossard de Bourlamaque, M.et Mme G.Dumont de Val D’Or, M.et Mme P.E.Gagnier de Val d’Or, M.et Mme J.Limoges d’Amos, 11: RhVLE TRIMESTRIELLE CANADIENNE M.P.Dumont et Mlle Menger de Val d'Or.M.M.Hénault et Mlle Tremblay d’Amos, M.|.Gauthier de Malartic et Mlle Lafrance de Val d’Or, M.et Mme Isabelle de Cadillac, M.et Mme I.Dumont de Noranda, M.O.(uneau et Mlle Rioux d’Amos, M.et Mme B.W.Marcotte d’Amos, Mme DeBcllefeuille de Montréal.Respectueusement soumis par BENOIT MARCOTTE ’44, Secrétairc-T résoricr Section Nord de Québec et d'Ontario ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE SECTION NORD DU QUÉBEC ET D’ONTARIO Rapport financier pour l'année 1950 En banque au 31 décembre 1949 Remise de la cotisation des membres pour l’année 195 0 (voir lettre du 2 décembre 1950) Débourse pour la réunion annuelle (voir reçu) Moins recette de la réunion Argent en banque au 3 1 décembre 1950 Certifié correct par S 19.50 36.80 $ 56.30 113.46 83.00 30.46 $ 25.87 BENOIT MARCOTTE ’44, Secrétaire-Trésorier Section Nord du Québec et d’Ontario Vers un Canada encore pins prospère L’OUTILLAGE les locomotives à engin Diesel électrique utilisant l'équipement G-E révèlent leur efficacité et leur économie à l'industrie ferroviaire.CANADIAN GENERAL l i m r Siège Social : Toronto — Bureaux Dans la cuisine, la buanderie,.partout dans la maison, des appareils électriques modernes, économiseurs de travail G-E allègent la tâche de la ménagère.ELECTRIC COMPANY ’ E D de ventes d’un océan à l’autre GENERAL ELECTRIC aide à former l'avenir de notre pays L’utilisation tou jours croissante de l’énergie électrique au Canada est la raison primordiale de l’essor de nos industries .lesquelles, en majeure partie, sont garantes du liant rendement individuel de nos ouvriers.Depuis quelque cinquante-huit années, Canadian General Electric a fabriqué la plupart de l’outillage qui rend possible notre mode de vie moderne “par l’électricité”.les nouveaux développements d'énergie hydraulique effectués par ies exploitations hydroélectriques du Canada utilisant l'outillage G-E procurent des millions de CV additionnels.Un treuil d'extraction actionné par deux moteurs électriques qui génèrent un total de 4500 CV augmente le rendement de la main d'oeuvre, par le fait même sa capacité de rémunération. 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sur l’activité intellectuelle, économique et technique du vieux continent, dans laquelle la Belgique joue un rôle hors de proportion avec sa superficie (30,000 km.carrés, 8 millions d'habitants).L'abonnement aux 6 numéros annuels: 180 francs belges (environ 4 dollars) Numéro-spécimen, sur demande, contre envoi de $1.00 par mandat-poste ou coupon-réponse Direction : Revue ENERGIE Rue du Truerenberg, 4, BRUXELLES, Belgique DÉPOSEZ VOS ÉCONOMIES À LA * Banque D’Epargne DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTREAL IL Y A UNE SUCCURSALE DANS VOTRE VOISINAGE A “COFFRETS DE SURETE” LA SEULE BANQUE D’ÉPARGNE À MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE XV (UNIVERSITE' DE MONTRAI) ECOLE POLYTECHNIQUE f Ecole d'ingénieurs — Fondée en 1873 Le programme d’études prévoit la formation générale dans toutes les branches du génie et l’orientation dans les spécialités suivantes : TRAVAUX PUBLICS - BÂTIMENTS; MÉCANIQUE - ÉLECTRICITÉ MINES - GÉOLOGIE; CHIMIE INDUSTRIELLE - MÉTALLURGIE.Les élèves reçoivent à la fin du cours les diplômes d’ingénieur et de Bachelier ès Sciences Appliquée» avec mention de l’option choisie.Des études post-universitaires peuvent être entreprises à la fin du cours régulier et conduire aux grades universitaires de Maître et de Docteur ès Sciences Appliquées.Centre de recherches et laboratoires d'analyses.PROSPECTUS ET RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 1430, rue ST-DENIS, MONTRÉAL XVI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Secrétariat de la Province de Québec • Les fonctions du Secrétariat de la Province de Québec sont tout à fait d'ordre social.L oeuvre qu’il accomplit est d une importance capitale pour le développement de la Province.• Les compagnies de la Province, qui désirent bénéficier de la Loi des compagnies de Québec, doivent s'adresser au Secrétariat de la Province, afin d obtenir leur charte d incorporation ; c'est ce ministère, également, qui émet les licences et permis autorisant les compagnies étrangères à exploiter quelque commerce ou industrie et à vendre ou autrement aliéner leur capital et leurs actions en pette Province.Les unes et les autres sont tenues de fournir au Secrétariat un rapport annuel de leur activité.0 Depuis quelques années, la population tout entière a compris I importance de 1 Instruction publique.Le Secrétariat de la Province n'a rien négligé 'pour répandre l'enseignement primaire et supérieur, afin d outiller notre jeunesse, dans la préparation de son avenir.Outre les allocations octroyées aux universités et aux collèges classiques, il assure, avec le Département de I Instruction publique, le maintien de l’enseignement primaire, dans les villes, et surtout dans nos campagnes.• Il a la haute direction des principales écoles d enseignement supérieur: I Ecole Polytechnique, I Ecole des Hautes Etudes Commerciales, les Ecoles des Beaux-Arts, le Conservatoire de Musique et d Art Diamatique, la Bibliothèque Saint-Sulpice, directement subventionnés par lui, et qui visent à la formation d une élite dans le monde de la finance, du commerce et des arts • Chaque année, des cours du soir sont donnés gratuitement pendant plusieurs mois, permettant aux jeunes travailleurs sérieux de continuer leurs études et d'acquérir des connaissances nouvelles, souvent indispensables dans l'exercice de leurs devoirs journaliers.• Le Secrétariat de la Province s'intéresse aussi au progrès des sciences, des lettres et des arts et chaque année il distribue plusieurs milliers de dollars en prix décernés aux auteurs des meilleurs ouvrages présentés à ses concours littéraires et scientifiques.• Le même ministère attache une importance toute spéciale au progrès de l'art musical dans cette province.En plus d'avoir fondé le Conservatoire de Musique et d Art Dramatique, il a donné une vive impulsion à l'enseignement du solfège.• Dans le but de conserver notre patrimoine artistique et de le faire mieux connaître, il poursuit depuis plusieurs années un inventaire des oeuvres d art, contribuant ainsi à sauver de la destruction et de l'oubli des trésors artistiques qui, sans cette contribution, seraient aujourd’hui perdus dans la collectivité.• Et voilà le résumé succinct des principales activités du Secrétariat, qui occupe sa place bien à lui dans le Gouvernement, et dont l’importance primordiale ne peut être mise en doute.JEAN BRUCHESI, L'HONORABLE OMER COTE, C.R.sous-secrétaire de la Province Secrétaire de la Province , '¦ Ouvert de 9 Hres 30 à 5 hres 30 samedi compris - Ouvert jusqu'à 9 hres vendredi soir.NOUVEAUX CHAPEAUX ! AUX TEINTES NOUVELLES £âw PAQUES Pour le collégien, le jeune homme, à la recherche du chic, Choix de gris clair, écaille, "regal" .brun cacao, claro, beige faisan, pa-cane, brume, vert peuplier, écorce.Bordure et ruban étroits pour porter baissé ou relevé.'Marqua populaire ¦ROYAL NASSAU de LUX” $8.50 Dupuis-rez-de-chaussée St-Christophe.®upuk^pë|*es RAYMOND DUPUIS p r ( DUCAL »ur pirl'dmi OLW ÙLsiojù
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