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Titre :
La revue trimestrielle canadienne
Revue universitaire qui a le mandat de stimuler et de diffuser la recherche scientifique et la recherche sociale réalisées à l'École polytechnique de Montréal et à l'Université de Montréal. [...]

La Revue trimestrielle canadienne est fondée en 1915 par un jeune professeur de l'Université Laval à Montréal et de l'École des hautes études commerciales, Édouard Montpetit, et les professeurs de l'École polytechnique Arthur Surveyer et Augustin Frigon. Ils en seront les principaux animateurs, durant quelques décennies. Le sulpicien Olivier Maurault se joindra à eux en sa qualité de recteur de l'Université de Montréal.

Publiée par l'Association des anciens élèves de l'École Polytechnique, la revue remplit le vide laissé par Le Bulletin de l'École Polytechnique et La Revue économique canadienne. Elle vise à stimuler l'étude des sciences appliquées et des sciences sociales, en premier lieu le génie civil et l'économie, ainsi qu'à informer et à servir les ingénieurs francophones. La technologie, l'économie politique, la médecine, la philosophie, la psychologie, l'enseignement et l'humanisme trouveront une place dans ses pages au cours des années.

Parce qu'elle est un des principaux organes de diffusion de la recherche francophone, la Revue trimestrielle canadienne est une ressource importante pour la connaissance de l'histoire des sciences au Québec. On y trouve par exemple une présentation rédigée par le frère Marie-Victorin du lancement de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (mars 1924), ainsi que de nombreux articles témoignant du développement des recherches sur le génie civil, l'électricité et l'électronique, dont des articles sur la télévision à partir de 1933.

Le spectre de la diffusion de la recherche y est très large. On y traite fréquemment d'hygiène sociale dans les années 1920 et 1930, et de façon constante de l'enseignement général et professionnel. La psychanalyse y est abordée dans une série d'articles d'Antonio Barbeau publiés en 1930 et 1931. On peut aussi lire en 1938 un retour du géologue Gérard Gardner sur la question complexe de la frontière du Labrador.

La Revue trimestrielle canadienne permet de connaître davantage la vie de l'École polytechnique jusqu'en 1954, dernière année où la revue est publiée. L'Association des anciens élèves y donnera suite avec L'Ingénieur, une revue résolument tournée vers le génie.

Source :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. 5, p. 139-141.

Éditeurs :
  • Montréal :Association des anciens élèves de l'Ecole polytechnique de l'Université de Montréal,1915-1954,
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique
Contenu spécifique :
Printemps
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de l'Ecole polytechnique de Montréal
  • Successeur :
  • Ingénieur
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Références

La revue trimestrielle canadienne, 1952, Collections de BAnQ.

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38ème année 149 MONTRÉAL Printemps 1952 evue Trimestrielle Canadienne Art de l'Ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie Politique et Sociale — Finances ' Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE Nos collaborateurs .2 Historique de l’organisation professionnelle des ingénieurs au Canada .Hector Cimon .3 Essai sur l’histoire de la houille blanche (première partie) .Charles-Ed.Deslauriers .13 L’avènement de la télévision au Canada .Florent Forget .38 Introduction aux nombres polygones Thomas Greenwood .38 Revue des livres .76 Vie de l’Association .91 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’Ecole Polytechnique de Montréal et avec le concours de l’Association des Diplômés de Polytechnique COMITE DE DIRECTION Monseigneur Olivier Maurault, C.M.G., P.D., P.S.S., recteur de l’Université de Montréal.Ignace Brouillet, D.Sc., ingénieur, Directeur de l’Ecole Polytechnique.Son Excellence Victor Doré, ambassadeur du Canada en Belgique.Augustin Frigon, C.M.G., D.Sc., ingénieur, président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique.Henri Gaudefroy, ingénieur, secrétaire de la Direction de l’Ecole Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo-J.Lafrenière, D.Sc., ingénieur, professeur à Polytechnique.Edouard Monpetit, avocat, Secrétaire honoraire de l’Université de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, D.Sc., ingénieur, président de Surveyer, Nenniger & Chênevert.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.Camille-R.Godin, ingénieur, professeur à Polytechnique.COMITE DE REDACTION Rédacteur en chef Edouard Montpetit Secrétaire honoraire de l’Université de Montréal Secrétaire de la Rédaction .Camille-R.Godin, professeur à Polytechnique.Membres Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, et messieurs Arthur Surveyer, Arthur Duperbon, Maurice Gérin, Henri Gaudefroy, Théo-J.Lafrenière, Paul-Louis Pouliot, et Jacques Laurence, ingénieurs.Les auteurs des articles publiés dans la Revue Trimestrielle Canadienne conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue public des articles en français et en anglais.Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils ne sont pas retournés.La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise à la condition d’en indiquer la source et de faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra à la Rédaction.La Revue parait en mars, juin, septembre et décembre.Le prix de l’abonnement est $3.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis, $4.00 pour les autres pays.Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, etc., doit être adressée au siège de la REDACTION ET ADMINISTRATION : ECOLE POLYTECHNIQUE 1430, rue Saint-Denis Montréal Président Secrétaire Membres REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE I ( Votzz aiïi Au service du public depuis plus de soixante-quinze ans.la Banque Canadienne Nationale se préoccupe d’assurer le succès de ses clients, auquel est lié son propre progrès.Désireuse de coopérer avec nous, elle vous fera le meilleur accueil, quelle que soit l’importance de votre entreprise ou de votre compte.Banque Canadienne Nationale Actif, plus de $450,000,000 552 bureaux au Canada CHIE • PHYSIQUE • BACTERIOLOGIE Verrerie Pyrex.Outillage Précision.Etuves F reas et Thclco.Balances de précision.Creusets et coupelles Battersea et D.F.C.Concasseurs, pulvérisateurs, fours Braun pour Laboratoires de Mines.Canadian Laboratory Supplies Ltd.403, RUE SAINT-PAUL OUEST, MONTREAL II REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 9 • La consolidation de surface des routes de gravier ^ La stabilisation des bases des revêtements Employez pour 0 Abattre la poussière 0 Contrôler la glace 0 Accélération de la prise du béton • Contrôler la poussière du charbon £ Le remplissage des pneumatiques de tracteurs £ Solution réfrigérante Q Antigel dans les solutions pour barils de prévention d'incendies Le service technique de Brunner, Mond Canada Sales, Limited a à sa disposition un personnel d ingénieurs qui peuvent être consultés sans obligation.Si des problèmes particuliers se présentent par rapport avec n'importe lequel des différents usa- ges du chlorure de calcium, et que notre littérature ne couvre pas le sujet dans tous ses détails, nos ingénieurs se feront un plaisir de coopérer avec vous.Vous êtes donc cordialement invités à nous soumettre vos problèmes. JH&feSi *» •VK’iÀ ¦sr>«E?hl’VX mm M H'-SrS BâteS ,$M2 AU SERVICE DES DIX PROVINCES Nous croyons fermement que plus se répandra l’utilisation de l’énergie électrique, au Canada, plus s’élèvera le niveau de vie national et plus s’abaissera le coût de fabrication d’une grande variété de produits.Cette conviction, vieille de quelque soixante ans déjà, a motivé notre politique ferme et suivie—de produire à meilleur prix plus de marchandises pour un plus grand nombre de canadiens.La Compagnie Canadian General Electric est lière, ajuste titre, de sa participation au développement électrique toujours croissant de notre pays.MCGE-l 52C-F CANADIAN GENERAL ELECTRIC COMPANY LIMITED St-Jean, Québec Toronto Sudbury Saskatoon Prince T.-N.Chicoutimi Hamilton Timmins Lethbridge George Sydney Trois Rivières London Fort William Edmonton Vancouver Halifax Sherbrooke Windsor Winnipeg Calgary Victoria St-Jean, Montréal New Brandon Trail Prince N.B.Ottawa Liskeard Régina Kelowna Rupert Le doyen ri le [dns important manufacturier d'outillage électrique au Canada IV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE S S S S S S s s s \ N S N S S s s s s s s s N S S S s s s N S S s s s s s N S S s s N N S S S > N N N N S N N S S N N \ S \ S s s s s s 445, BOULEVARD ST-LAURENT MOTREAL I Tel.: LANCASTER 3291* PAUL L'AFRICAIN, Président DISTRIBUTEUR DES PRODUITS Pyrex Coors Yoland Welch Photovolt etc.Il serait à votre avantage de nous fournir l'opportunité de vous soumettre nos prix s s s s.S ; S s s s s s s s s s s s \ s s.s s s s s N S N S S S s s s s s s s s \ s s s N s s s , s N S s \ s s N \ S s s s s N S \ S N \ S -v UNIVERS PHARMACEUTIQUE, MÉDICAL ET SCIENTIFIQUE REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE V L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL / Comprend les Facultés et Ecoles suivantes: — FACULTÉS CONSTITUANTES — Théologie — Droit — Médecine — Philosophie — Lettres — Sciences — Chirurgie dentaire — Pharmacie — Sciences sociales, économiques et politiques — Arts — École d'hygiène — ÉCOLES AFFILIÉES — Polytechnique — Ecole de Médecine vétérinaire — Institut agricole d'Oka — Ecole des Hautes Etudes commerciales — Ecole d'Optométrie — Institut Marguerite d'Youville — Ecole normale secondaire Pour tout renseignement, s'adresser au Secrétariat Général 2900, boulevard du Mont-Royal Montréal VI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE S S s s s s s s s s s s N s N N S s s s s s s N N \ S S S N S \ N S S i s s s s s s s s \ s s \ s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s s Que £ erions-nous sans elle Il est presque impossible d’imaginer ce que serait le monde actuel sans les bienfaits de l’électricité.Chaque jour, à tout instant du jour, de mille et une façons, l’énergie électrique nous rend service et nous aide à vivre avec confort.sans perte de temps ni d’effort.Aucune besogne n’est trop considérable ni trop peu importante pour elle.Dans nos maisons, nos laboratoires de recherches et nos industries, elle se tient prête à nous servir avec empressement, tous les jours et 24 heures par jour.m XI ** ÀMD nnnnB nini campigniei itiaciiet cl lilialet lie?! N S : S S s s \ \ s N S N S S S s s s s s s \ s \ s s s s s s s s \ s s s \ s s s N N s s s N \ S s s \ s s N S S N S S REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII Téléphone : 3-6736 GEO.DEMERS INGÉNIEUR-CONSEIL 71, rue SAINT-PIERRE, QUÉBEC Appareils de Laboratoire Nous avons toujours en magasin un assortiment complet d’appareils de laboratoire pour l’enseignement des sciences.Une commande initiale vous convaincra de la haute qualité de notre marchandise Prix modérés et livraison prompte FISHER SCIENTIFIC COMPANY LIMITED 904 - 910, rue Saint-Jacques, Montréal VIII REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE douxi unujEXiitaixE cU affiliée à VUniversité de Montréal et subventionnée par le Secrétariat provincial Trois années d’études Deux années de formation économique et commerciale générale : Matières enseignées : économie politique, pratique des affaires, comptabilité, géographie économique, technologie, droit civil, commercial, industriel et public, mathématiques financières, langue et correspondance commerciale française et anglaise, statistique et documentation économique.Une année de spécialisation : fl) Section generale îles affaires, où l’élève s’initie davantage aux diverses techniques des affaires en général et qui conduit à la licence en sciences commerciales ; b) Section economique, donnant droit à la licence en sciences commerciales et préparant aux carrières des affaires et du haut fonctionnarisme qui exigent une préparation économique spéciale (direction, secrétariat, statistiques, contrôles économiques, etc.) ; c) Section comptable, conduisant à la licence en sciences commerciales et à la licence en sciences comptables, qui donne droit d'admission dans l’Institut des comptables agréés (C.A.) de la Province ; d) Section des sciences actuarielle, conduisant à la licence en sciences commerciales et préparant à la licence en sciences actuarielles et aux examens d’admission dans les sociétés américaines d’actuaires (A.S.A., A.I.A., C.A.S.).PROGRAMME SPÉCIAL POUR LES INGÉNIEURS AVOCATS, NOTAIRES ET AGRONOMES Ouverture des cours : le deuxième mardi de septembre DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS GRATUIT 535, AVENUE VIGER MONTREAL 38ème année MONTREAL N° 149 Printemps 1952 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'Ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Économie Politique et Sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE .Vos collaborateurs 2 Historique de l’organisation professionnelle des ingénieurs au Canada Hector Cimon .3 Essai sur l’histoire de la houille blanche (première partie) Charles-Ed.Deslauriers 15 L’avènement de la télévision au Canada Florent Forget 3 8 Introduction aux nombres polygones Thomas Greenwood 5 8 Revue des livres 78 Vie de l’Association 89 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL NOS COLLABORATEURS lilC I OR CI MOX, li.Sc.A., et I.C.(Polytechnique - 1916).\ ice-président et secrétaire de Price Brothers & Co.Ltd., Québec.CHARLLS-I O.DESLAURIERS, B.Sc.A.et I.C.(Polytechnique -1940).Assistant ingénieur en chef, Département provincial des Ressources hydrauliques, Quebec.Professeur agrégé à la f aculté des Sciences de l’Université I.aval, Québec.I -LOREN I FORGE I.Directeur des Programmes de télévision, à la Société Radio-Canada, a Montréal.I HO.MAS GREE\\\ OOD, licencié ès-lcttres (Paris), docteur ès - let t res.Directeur de la section d’études anglaises, et professeur de géopolitique a l’Université de Montréal.Autrefois professeur de philosophie ties sciences a l'Université de Londres, puis à l’Université d’Ottawa. HISTORIQUE DE L'ORGANISATION PROFESSIONNELLE DES INGÉNIEURS AU CANADA Hector Cimon C’est avec la construction (.les chemins de ter au pays que les ingénieurs commencèrent à y affluer vers 1 83 0.On sait que le chemin de fer de Laprairie à Saint-Jean commença à circuler en 1X36.Lors de l’inauguration du pont Victoria, en 1860.la voie ferrée était complétée de Montréal a Toronto et le terminus du Grand Tronc (incorporé en 18 32) était à la Rivière du Loup.Il y avait des tronçons dans les Maritimes et dans le Haut-Canada.En 1 876, Sandford Flemming publiait un très intéressant rapport sur l'Intercolonial qui venait d'etre complété.Le Pacifique Canadien était en construction.Avant cette ère des chemins de fer, les travaux publics avaient été confiés aux ingénieurs militaires et les activités industrielles étaient de peu d’importance.La première société d’ingénieurs civils, fondée au Canada, fut incorporée sous le gouvernement d’Union, sous le nom de "Association of Provincial Land Surveyors and Institute of Civil Engineers of Canada”.La première assemblée générale de l’Association fut tenue le 10 octobre 1S60, au British Hotel, Ottawa.A cette occasion, le président.Monsieur A.-J.Russel, fit un grand discours que l’assemblée résolut de faire imprimer pour distribution aux membres et pour communication au "'London Times”, ainsi qu’au Duc de Newcastle, secrétaire d’F.tat pour les Colonies.Il me semble d’intérêt historique de citer de ce discours deux ou trois paragraphes touchant à l’organisation professionnelle : "The objects of this Institution, as expressed by the Act of Incorporation, are : the advancement of the interests of the members of the professions, the attainment of a higher degree of efficiency in the theory and practice of the various operations 4 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE under their charge, and the promotion of objects affecting the public interest, as connected with the development of the natural laws affecting meteorological phenomena, and the Geological, as well as the Geographical features of the Country".Ft plus loin : "I he Constitution ot this Institution requires a specific qualification or examination as to their efficiency, on the part of those desirous ot joining it as Civil Engineers, as the profession of Civil Engineering is not guarded by law, and there is no check on the pretentions of any one claiming to practice it."In making this provision, requiring qualification in that respect, we consider that the Institute renders a service to the public, as in future the designation of Civil Engineer, held bv a member of this Institute, will be a guarantee that it has not been assumed without due qualifications”.D’autre part, ces pionniers de notre profession avaient conscience de l’importance de leurs travaux et je cite : "It is but lately, comparatively, that we had any Engineering works m progress to observe, and latterly, it has justly been the pride of Canada to boast of having constructed some of the most extensive and stupendous works the world contains”.Monsieur Russel n’avait certainement pas de complexe d’infériorité professionnelle et on ne peut lui nier d’avoir prévu l’avenir avec justesse quand il disait : It is worthy of consideration that if Architecture has written the history ot past nations in its works, it is now strikingly obvious that above all other agencies of a meteria! kind.Engineering is to make the history of the future”.Quoi qu il en soit et malgré les bonnes intentions et l’enthousiasme des promoteurs de ce premier mouvement d’organisation professionnelle, the Association of Provincial Land Surveyors and Institute of Civil Engineers of Canada ne survécut pas. historique ok i.’organisation professionnelle 5 Cependant, dans le Bas-Canada, les professions de la Médecine et du Droit gardaient jalousement et développaient les prérogatives que leur avait accordées le gouvernement en 1S47 et 1849 respectivement.Vint la Confédération et le développement du pays d’un océan à l’autre en fut le résultat.Des écoles d’ingénieurs furent fondées et les universités du pays organisèrent des facultés de sciences appliquées: Polytechnique en 1873 ; School of Practical Sciences, Toronto 1 878 ; McGill où des cours de génie civil s’étaient donnés à la faculté des arts de 18 36 à 1870, ouvrit sa faculté des sciences en 1 878.Le groupe des ingénieurs prenait de plus en plus d’importance, n’empêche qu’un bill présenté en février 1881 à la Législature d’Ontario, sous le titre "An Act respecting Civil Engineers”, ne fut pas adopté.L’idée fut alors lancée d’une société des ingénieurs de toutes les parties du Canada.On forma des comités dans plusieurs villes pour échanger des idées sur le projet et pour obtenir les noms de tous les ingénieurs qui seraient prêts à faire partie de la société.Ce travail prit quelques années et.en 1 887, l’ingénieur Walter Shanly, M.P., pilotait avec succès un bill au Parlement du Canada par lequel une charte fédérale était octroyée à The Canadian Society of Civil Engineers "having for its objects and purposes to facilitate the acquirement and interchange of professional knowledge among its members, and more particularly to promote the acquisition of that species of knowledge which has special reference to the profession of civil engineering”.A l’origine, la société comprenait 370 membres.Le premier rapport annuel de la Société, en 1888, dit entre autres choses : 1 lie necessity for the formation of some such Society had long been felt.Up to the present time no definite status has been given to the profession of civil engineers in this Country.It may now be confidently anticipated that the membership roll of this Society will constitute a professional criterion which has been hitherto lacking". 6 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Ces termes expriment la même idée et témoignent du même besoin, tant pour la profession que pour le public, que ceux du discours du president Russell 27 ans plus tôt.lors de la première tentative d’organisation.Mais, en formant une société nationale, malgré les avantages qu’elle apportait à la profession pour l’échange de connaissances scientifiques et expérimentales et malgré l’influence et le prestige qu’elle était destinée a acquérir, on ne contrôlait pas l’exercice de la profession.I'.n effet, d'après l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord, la règlementation des professions est exclusivement du domaine provincial.Aussi, dès 1S92.trouve-t-on consignée au volume VI des Transactions de la Société (Part 1, Paper No.64) une intéressante étude par un des promoteurs de la Société, M.Alan MacDougall, sous le titre : ’’The Professional Status, a Plea for a Close Corporation”.Je cite une partie de sa conclusion : "The Society need have no fear ô} its standing being affected if it assumes the position and powers ot such bodies as the medical or legal profession”.Au cours de la discussion qui suivit.Monsieur W.-J.Sproule s’exprima ainsi : ”1 earnestly desire that this Society may take action with a view of becoming — a respected central institution for the several incorporated bodies, since such incorporation comes under the jurisdiction of the Provincial Legislatures”.C’est à la suite de ces discussions qu’une loi fut passée, en 1S96.par la Législature du Manitoba et une autre, en 1898, par la Législature de Québec.Ces deux lois laissaient à la Société Canadienne des Ingénieurs civils le soin d’organiser la profession.Mais elles demeurèrent pratiquement inopérantes.En effet, l’objet de la Société, suivant sa charte, était purement éducationnel ; son but principal était l’échange des connaissances professionnelles parmi ses membres, il ne fait aucun doute que la Société a parfaitement rempli son rôle dans ce domaine.Les très nombreuses étvdcs et rapports techniques présentés au cours des années aux assemblées ainsi que les discussions de ces sujets, tels que rapportés dans l’imposante série des "transactions” publiées avant la fondation du "Journal”, en témoignent abondamment.Le plus âgés des membres de la Société qui y exerçaient naturellement un certain contrôle étaient satisfaits de cet état de choses.Cependant, le nombre des plus jeunes augmentait et c'était en HISTORIQl'i 1>1 I 'ORGANISATION PROI I SSION N 1 I I I grande partie des gradués ties teoles tie genie et universités canadiennes.Ils avaient nettement l’impression qu'ils obtiendraient une rémunération plus adéquate et une meilleure considération du public si leur profession était mieux protegee par un statut légal dans chaque province.En 1912, la Branche de Québec (fondée en 1907 et l’une des plus vieilles) revint a la charge et passa une resolution priant le Conseil de la Société de prendre l’initiative d’organiser les ingénieurs de chaque province en vue d obtenir des lois appropriées.I.’idee lit son chemin, mais lentement.Pour expliquer le long retard apporté a l’organisation strictement professionnelle des ingénieurs en regard des professions de la médecine, du droit et de l'architecture, il convient de citer le témoignage du Professeur C.-H.McLeod, qui fut secrétaire de la Société canadienne des Ingénieurs c i\ ils, durant 2 3 ans, de 1891 a 1916.("Plow Canadian Engineers organize .Paper read before the 3rd Conference of the Committee on Engineering Cooperation, Chicago, 29 th March 1917.— The Canadian Engineer, Yol.3 2, Apr.19, 1917).Je cite : "The organization of Canadian Engineers, from a strictly professional point of view, is comprised in the history and growth of the Can.Soc.of Civil Engineers.— Chief amongst problems of interest to Canadian Engineers is the question of legislative protection, in connection with which we have, as elsewhere, those who do not desire any (however remote) suggestion of legal control and those who, on the other hand, would wish to see established the most exclusive protection in the practice of their profession.The exponents of the wide-open door are probably those engineers who occupy the important positions, either as consulting practitioners or as official representatives of large corporations.I hose, however, who would limit the practice of engineering hv legislative enactments, whether they so express themselves or not, are unquestionally in the majority.This majority desires such protective legislation as is everywhere accorded to the legal and medical professions. s RI 'll TRIM I* STR II 1 I | CANADIEN NI 1 here is amongst Canadian Engineers a united front as regards the necessity of insistence on advanced educational requirements.It is a pleasure to record that the number of candidates for admission to corporate membership who have not had the advantage of University training is stcaddv decreasing”.L année suivante, la pression se faisait sur le Conseil de plus en plus forte de tous les points du pays.Monsieur Arthur Surveyer écrivait sur le sujet dans le numéro 3, vol.1 du Journal.Monsieur Frederick I I.I eters parlait a Saskatoon, devant un 'professional meeting” tics membres sur "Legislation for Engineers”.(Can.Engineer.Vol.3 3, p.229, 5 th Sept.191S ).La Branche de Québec, dont Monsieur A.-R.Décary venait d être élu président, réaffirmait énergiquement le point de vue strictement professionnel quelle avait soumis plusieurs années auparavant.D’un peu partout on réclamait.Enfin, a l’assemblée annuelle, tenue a Ottawa, en février 1919, un comité fut formé pour rédiger une loi-type (Model Act) qui pourrait être présentée aux législateurs'des diverses provinces.Le projet de loi-type fut approuvé par le Conseil en septembre et.soumis à l’approbation des membres par voie de scrutin, il fut agree par 70e 0.L expression "Ingénieur professionnel” fut choisie pour diverses raisons par le Comité de la loi-type.Dès 1920, des lois basées sur le projet furent passées dans six provinces : Xouvolle-Ecosse, Nouveau-Brunswick, Québec, Manitoba, Alberta et Colombie Britannique.Ontario eut sa loi en 1922 et la Saskatchewan en 1930.Toutes ces lois confiaient le contrôle de I exercice de la profession d’ingénieur à des corporations distinctes et indépendantes de l’Engineering Institute of Canada.C’était la le nouveau nom donne, en 191,S, a la Société canadienne des Ingénieurs civils, sur la recommandation du "Committee of Society Affairs”.Ce comité avait été formé pour étudier les moyens d’augmenter le prestige et l'influence de la Société.Les ingénieurs étaient déjà repartis en spécialités assez nombreuses et le terme "Civil Engineer”, avec le temps, avait perdu le sens qu’il avait à l’origine pour désigner tous les ingénieurs qui n’étaient pas ingénieurs militaires.Il ne faut pas oublier que les applications de la science qui ont supprime les distances et nous ont apporté toutes les commodités que nous IIISTORIQUI m I 'OH&AMVI HON PROI 1 «KINM.I I I 9 connaissons sont sic date récente.Hn 1SS7, quand la Société canadienne des ingénieurs civils fut fondée, le téléphone, inventé au Canada par Graham Bell en 1 S76, commençait a peine à trouver usage dans quelques villes, l a télégraphie sans iil ne remonte qu'a 1901 et la radio qu’a 1919192 i.1.'électricité était dans l'enfance; la lampe à incandescence, inventée en 1SS0, ne fonctionnait qu’avec un courant continu à de très faibles distances.Les tramwavs électriques avaient fait leur apparition à l’exposition de Toronto en 1 S S4.mais le premier système urbain ne commença à fonctionner qu’en 1890.a Vancouver.La première ligne de transmission à courant triphasé d’importance, au Canada, fut inaugurée en 1S97 entre l’usine de Saint-Narcisse, sur la rivière Batiscan.et Trois-Rivières.Hile avait une longueur de 18 milles et pouvait porter 1,200 H.P.à 11,000 volts.Le moteur à essence n’existait pas, non plus que le diesel.L’industrie chimique se limitait à la fabrication d’acide sulphurique et d’acide nitrique, a quelques brasseries, distilleries et tanneries, ainsi qu’a la production de la poudre noire, de la nitro-glycérine, du savon et de quelques autres articles.Hn 1 S S 5.une petite usine de pulpe au sulphite avait été installée a Mcrritton — un vies signes précurseurs de notre grande industrie actuelle de papier.Les mines avaient un importance relative puisque la valeur de la production des métaux s’élevait à $2,000,000., mais les ingénieurs y jouaient un rôle minime.Les découvertes étaient à la chance et l’exploitation ' by the rule of thumb”.Ce n’est qu’en 1S93 que fut fonde a Kingston un "School of Mining”.A la tin de la première grande guerre, bien que seulement trente ans s’étaient écoulés depuis la fondation de la société, les ingénieurs avaient un vaste champ d’action et il s’était formé des spécialistes en ponts et chaussées comprenant la construction métallique et le béton armé, en électricité, en mécanique, en mines, en chimie industrielle, etc.Le nom "Engineering Institute” semblait donc, en 1918, plus approprié pour une société nationale qui devait grouper et servir tous les ingénieurs du Canada, quelle que fut la branche de la profession qu’ils exerçaient.C’est également a la suite du rapport du Committee on Society Affairs” que fut fondé le "Engineering Journal”, que les règlements fu- 10 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE rent modifies pour favoriser le développement des branches a travers tout le pays et que le secrétariat fut organisé en vue de satisfaire au\ exigences du temps et aux ambitions a réaliser.Le résultat immédiat de ces changements fut une augmentation de 2,000 membres des diverses classes dans les trois années qui suivirent.D’autre part, les corporations d'ingénieurs professionnels commencèrent a s’organiser, chacune suivant les besoins et l’intluencc de son ivdieu.Un grand nombre d'ingénieurs, qui n’étaient pas membres de 1 Engineering Institute, s’inscrivirent dans les associations provinciales tandis que d autres démissionnèrent de l’Institut pour ne pas payer deux contributions.I.i formation des corporations provinciales avait pour but le contr de de la profession.Leur role devait se borner a faire appliquer la loi tant pour l’admission de membres ayant les qualifications requises que dans les cas de pratique illégale au détriment de la profession et du public.Ln réglementant l’exercice de la profession, elles devaient remplir une fonction très importante qui jusque la avait manqué parce que 1 Institut était incapable légalement de l’assumer.Les diverses associations provinciales des médecins avaient senti le besoin d’un organisme professionnel national et se groupèrent sous le Canada Medical Act de 1902.De même les Barreaux des provinces formèrent la Canadian Bar Association en 1914, tandis que les associations provinciales d’architectes fondèrent en 1908 ^Architectural Institute of Canada.Il était donc logique et désirable que les Corporations d’ingénieurs professionnels fassent de même et il semblait que 1 Engineering Institute, dont le prestige était bien établi au Canada et a l’étranger, fut tout désigné pour représenter les Corporations dans le champ national et pour les contacts internationaux.Aussi, dès 1923, le Conseil de l’Institut exprima-t-il, par résolution adressée aux Corporations, l’opinion que toutes les questions d’ordre technique et scientifiques relatives au génie devraient être de la compétence de l’Institut tandis que les Corporations devraient se contenter d'admi- HISTORIQUI PI I.’organisation proi F.5SION Nl I I I 11 nistrcr les lois provinciales.Le Conseil invita alors les Corporations à une reunion pour discuter de leurs relations avec 1 Institut.1.assemblée dont le thème fut "Cooperation with the Engineering Institute of Canada” eut lieu en 192 5.Il est v rai que certaines associations d’ingénieurs professionnels avaient commencé d’empiéter sur le champ d’action jusque là couvert par l'Institut, en organisant des réunions d’etudes de sujets techniques et des activités sociales dévolues auparavant aux Branches de l’Institut.Mais, la grande objection à une coopération effective entre la Mère et les Hiles de la profession, si je puis m’exprimer ainsi, fut la question de l’admission des membres.Les Corporations étaient nées de la volonté de la majorité des ingénieurs d’avoir une profession fermée — comme les autres professions libérales — tandis que le Conseil de l’Institut continuait d’admettre ses membres sans tenir compte des exigences des lois provinciales.Il y avait dans l’Institut les deux écoles — celle de la porte ouverte" et celle du point de vue strictement professionnel — et ce fut là le véritable obstacle.En 1927, le Conseil de l’Institut approcha les Corporations pour discuter de la meilleure manière d obtenir 1 uniformité dans les qualifications requises pour l’admission tant dans les Corporations que dans l'Institut.On forma le "Committee on Relations of the Institute with the various Professional Associations”.Les membres, choisis par le Conseil de l’Institut, représentaient toutes les provinces concernées.Le Comité, sous la présidence de Monsieur Sam.G.Porter, de Calgary, (plus tard Président de l’E.I.C.) recommanda, en 1930, que l’Institut devrait accepter comme critère de compétence pour l’admission de ses membres le certificat de membre d’une Association d’ingénieurs professionnels, pourvu qu’on ait d’abord établi une réglementation uniforme pour déterminer les qualifications d’un ingénieur professioncl.De plus, le Comité recommanda qu’aucun candidat à l’Institut ne devrait être accepté à moins qu’il fût déjà membre d’une association provinciale. 12 RI\LE TRIM ESTRIEl I I CA N A III I N N I Ce rapport tut adopté par l’assemblée annuelle ties membres avec une seule dissidence.Au cours de l'année qui suivit, le Conseil proposa la formation d'un comité national, nommé par toutes les Corporations et par l’Institut, en vue tic taire une analyse et une comparaison des lois provinciales et des qualifications requises pour l’admission des membres.On comptait ensuite s’entendre sur une réglementation uniforme pour l’admission.Malheureusement, la Corporation tie la Colombie-Britannique s’objecta a un tel comité qui inclurait l’Institut.Le conseil de l’Institut se retira tout en exprimant son désir de coopération avec les Corporations pour promouvoir les intérêts de la profession par tout le Canada.Comme conséquence, les Corporations formèrent leur "Comité de 4’’ en 1431.Il consistait en un représentant pour les Maritimes, 1 pour Québec et Ontario, 1 pour les Prairies et 1 pour la Colombie-Britannique.Ce comité fit un rapport préliminaire et recommanda une plus grande représentation.On eut alors le "Comité de S” qui, en 1 933, recommanda l’organisation du "Dominion Council of Professional I.ngineers" et soumis un projet de constitution pour ce conseil central.On croyait, dans les circonstances, que c’était la le meilleur moven d effectuer rapidement une coordination complète de toutes les activités de la profession.\ oila comment naquit le Dominion Council qui existe encore an ré s plus de 15 ans.Il est composé ce huit membres nommés par chaque Corporation et d'un secrétaire.Le Dominion Council est financé car les Corporations au pro-r.ua du nombre de leurs membres.Il est consultatif et n’a d’tu tori te qu’en autant qu’elle Ici est déléguée par toutes les Corporations, comme leur mandataire, dans les cas ou elles jugent a propos de présenter un iront uni.L’n comité de l’Institut pourrait tout aussi bien jouer le même r dc et.il me semble, avec plis d’efficacité.Ça a toujours été un pis aller, né d’une sorte de petit schisme au sein d’une division provinciale de l’Institut, et dont l’existence est prolongée un peu a cause de la presence en Ontario de succursales de sociétés américaines oui intéressent particulièrement de forts groupes d’ingénieurs spécia’is.s. IIISTORIQLf DI I.'ORGANISATION PROP ES5ION N ELLE 13 La rebuffade subie par l’Institut lors de la formation du "Comité de 4” eut pour effet de pousser le Conseil à étudier l’orientation qu’il conviendrait de donner à l’Institut dans l’intérêt de ses propres membres, tout en ne perdant pas de vue la possibilité d’une confédération plus ou moins éloignée avec les Corporations.Le "Committee on Development” fut chargé de cette étude.Après trois ans de travail, le comité soumit une refonte des règlements en vue d’une réorganisation, mais le projet lut rejeté par un scrutin des membres.Cependant, dans les Maritimes et au Manitoba, des projets de consolidation se dessinaient entre les Branches de l'Institut et les Corporations et le sujet reprit tant d’importance qu’à l’assemblée annuelle de 1933, le "Committee on Consolidation” tut constitué pour développer les possibilités de consolidation de la profession du génie au Canada.Deux ans plus tard, les recommandations de ce comité eurent le même sort que celles du comité précédent : les membres ne les acceptèrent pas lors du scrutin.Malgré cet échec, il était évident que la majorité des membres étaient en faveur du principe de la coopération entre l’Institut et les Corporations ; ils s’étaient plutôt objectés à la forme du projet.Si la consolidation de la profession par tout le pays était très difficile ou impossible dans les circonstances, le problème de la coopération dans la majorité des provinces paraissait assez simple.Un nouveau comité fut formé pour trouver un moyen : ce fut le "Committee on Professional Interests”.Comme résultat des activités de ce comité et de pourparlers avec certaines corporations, le conseil décida tout simplement de proposer un nouveau règlement lui permettant de coopérer avec n’importe quelle Corporation d’ingénieurs professionnels et de signer des ententes avec ces Corporations en vue des intérêts mutuels des membres et de l’Institut et îles Corporations concernées.Ce nouveau règlement (sect.78), soumis aux membres par voie de scrutin, fut agréé par une forte majorité.La première entente fut signée avec la Corporation de la Xouvelle-1 cosse, en 1940.Au jourd’h ui vinecs.Seules les n’ont pu trouver des ententes de coopération sont en force dans six proCorporations d’Ontario et de la Colombie-Britannique un terrain d’entente avec l’Institut./ 14 R F.VL’ F TRIM FSTRIFFI.F CANADIEN Voilà où nous en sommes actuellement dans 1 organisation de notre profession en Canada.Les relations sont cordiales entre 1 Engineering Institute et le Dominion Council of Professional Engineers et chaque organisme travaille à l’avancement de la profession dans sa sphère propre.Le nombre des membres des Corporations d’ingénieurs professionnels est d’un peu plus de 1 5,000 tandis que 1 Engineering Institute compte 13,700 membres de toutes classes — 80% des membres des Corporations et 63', des membres de l’Institut se trouvent dans Ontario et Québec.Il y a probablement 7.000 individus qui font partie à la lois et de 1 Institut et d’une Corporation.Serait-ce une utopie de penser que 1 Engineering Institute puisse grouper un jour tous les ingénieurs du pays ?Peut-etre, mais on y pense depuis longtemps et je termine en citant un paragraphe du mémoire que la Branche de Québec présenta a l’assemblée générale annuelle des membres de l’Institut, tenue à Ottawa en février 1 93 3 : "Our goal should be to develop the Institute in such a manner as would effectively make it the Heart of the Canadian Professional Engineering Body so that, in our National life, its pulse would circulate the vigorous blood, made of ideals common to all engineers, through the widespread organs which, while serving their special individual purpose, must all cooperate by providing subsistence and varied functions necessary to the growth and perfect health of the profession in general”. ESSAI SUR L'HISTOIRE DE LA HOUILLE BLANCHE Charlcs-Kd.Di si ai iui.un N O II.1)K L’AUTEL1 R Cette étude est avant tout un arrangement de notes de lectures glanées au petit bonheur durant plusieurs années et entassees un peu au hasard dans mon fichier.Un jour, la consultation fortuite de quelques-unes de ces fiches m a révélé a la fois leur nombre et leur intérêt surprenants.Depuis, j ai poursuivi à l’occasion quelques recherches d amatcuis dans les ouvrages spéciaux qu’il m’a été loisible de consulter.En conséquence, a part les interpretations et commentaires que j’ai cru pouvoir me permettre occasionnellement, cette étude ne contient que peu d’inédit et il n’y faut pas chercher une histoire élaborée de la houille blanche.Chapitre I 1./: S O R ICI N £ S 1 — L'avènement du moteur hydraulique.« Otez vos mains de la meule, meunière; « dormez longtemps, même si le chant du « coq annonce le jour, car Démcter a « chargé les nymphes du travail dont « s'acquittaient vos mains; elles se « précipitent du haut d’une roue; « elles font tourner l’axe, qui, par « des vis d’engrenages, meut le poids « concave des meules de Nizyra. 16 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIEN N I Nous goûterons la vie de l’Age d’Or, < si nous pouvons apprendre à savourer 2 5 28 Pt ntagones : 1 5 12 22 3 5 5 1 70 92 117 145 (D) Sombres Hexagones.On les obtient par 1 'addition deux à deux des termes d’une progression arithmétique commençant par 1 avec 4 pour raison.Ex luisants : 1 2 3 4 5 6 7 S 9 10 Générateurs : 1 5 y 13 17 21 25 29 3 3 3 7 Hexagones : 1 6 15 2 S 4 5 66 91 120 153 190 13.Le nombre s ayant le rang ou l’exposant n dans 1 a série des gène- rateurs ayant a pour raison, est donne par an — (a — I).14.Le premier polygone d'une série quelconque dont les générateurs ont a pour raison égale a ~f- 2.En effet, le premier terme de cette série est 1 et le second a 1 ; donc a -j- 1 —(— 1 donne bien 2 puisque le premier polygone est la somme des deux premiers générateurs.15.La différence entre le premier polygone d’une série quelconque et la raison de ses générateurs est 2 toujours.Cela résulte de (14).16.La formule générale d’un polygone P de rang n et de raison a pour ses générateurs est b .1 _> an (n — 1 ) -j- n.On voit que cette formule est celle de la somme des nombres n d’une progression arithmétique ayant a pour raison.17.De cette formule, on peut tirer la raison des générateurs d'un polygone donné dont on connaît l’exposant.L’expression 2 ( P—¦ n) n(n—1) donne cette raison.1S.Pour avoir la raison d’une série polygonale, il suffit de retrancher 2 à son premier polygone.Cela résulte de (14) et aussi de (17) en remplaçant donnant 2 comme valeur à l’exposant. INTRODUCTION ALA NOM IÎRES POl VGONES 63 19.L.i valeur constante entre 2 de la différence définie en (13) résulte aussi de (17) où on remplace n par sa valeur.II.— LES SÉRIES POLYGONALES ET LEURS PROGRESSIONS CORRESPONDANTES 20.De la formule (P — 2) on déduit que les polygones impairs ont des séries génératrices à raison impaire, et les polygones pairs ont une raison paire.En effet, selon que P est impair ou pair, P — 2 sera aussi impair ou pair.2 1.Les séries génératrices ties polygones impairs donnent alternativement des nombres impairs et pairs.En effet, d’après (20), la raison de ces séries est impaire.Représentant par a cette raison on aura d’après les règles élémentaires de l’arithmétique 1 ; 1 -j- a — /; ; /)-)- ; /'/) ~ a = l> et ainsi de suite.22.Les séries génératrices des polygones pairs, ne donnent que des nombres impairs.En effet, d’après (20), la raison de ces séries est paire : 1 ; 1 -j- a — ij) ; //) -j- a = //> et ainsi de suite.23.Les séries des polygones impairs donnent alternativement deux nombres impairs et deux nombres pairs.En effet, nous avons d’après la formation de leurs séries génératrices ( 2 1 ) 1 ; 1 -(— /> — i/> ; if> -f- ij> = /i et ainsi de suite.24.Les séries des polygones pairs donnent alternativement des nombres impairs et pairs.En effet, d’après la formation de leurs séries génératrices (22), nous avons : 1 ; 1 — ij) = /> ; /» —(— i/> — /’/> et ainsi de suite.2 5.Dans les séries des polygones pairs, les nombres polygones pairs correspondent à des exposants pairs, et les impairs aux impairs.Cela résulte de la formation de la série naturelle et du principe (24).En effet, la série naturelle donne alternativement des nombres impairs et pairs, de même la série paire de polygones ; donc les termes correspondants de chacune de ces séries sont de même nature. 64 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 26.Dans les séries des polygones impairs, les pairs se correspondent de 4 en 4 à partir de l’exposant 4.et les impairs de 4 en 4 à partir de l’exposant 1.Cela résulte de la formation de la série naturelle et du principe (23).En effet, dans ces séries, il y a alternativement 2 nombres impairs et 2 pairs, ce qui fait 4 nombres.Or, le dernier est pair ; il correspond par conséquent au 4" exposant qui est pair ; de même le l''r de ces quatre nombres est impair et correspond au l''r naturel qui est impair.27.Les différences entre les générateurs et leurs polygones correspondants reproduisent les termes mêmes de la série polygonale.Cela resuite de la formation même des nombres polygones.En effet, tout nombre polygone est formé par l’addition de son générateur correspondant avec le polvgone immédiatement intérieur.28.Les différences entre les termes d’une série quelconque de polygones reproduisent leur série génératrice.Ce principe qui est 1 inverse du précédent, résulte de la formation même des polygones.En effet, d’après sa définition, un nombre polygone est formé par l’addition de son générateur avec le polygone qui lui est immédiatement inférieur.29.Les différences entre les termes d’une série polygonale quelconque et leurs exposants donnent une série formée par l’addition 2 a 2 des termes d’une progression arithmétique commençant par o et ayant pour raison celle de la série génératrice de ces polygones.30.Les différences entre les termes de la série génératrice et les exposants forment une progression arithmétique commençant par o et avant le module pour raison.En effet, ces deux séries étant arithmétiques, leur rapport est constant ; or, ce rapport n’est autre que le module ou différence entre l’exposant 2 et son générateur correspondant.31.Dans une série polygonale quelconque, un polygone est égal a la somme des différences plus I des polygones qui le précèdent dans la même série.En effet, toutes ces différences sont les générateurs ; or.d’après leur définition un nombre polygone est formé par l’addition de son générateur avec les générateurs précédents.32.Les séries génératrices des polygones se prêtent à tous les théorèmes concernant les progressions arithmétiques ; comme par exemple : IN' TRODL'CTION Al X NOM IIK I S I’OI 1 C.ONI S 65 1 ) dans une progression arithmétique tout nombre est égal au premier terme et autant de fois la raison qu’il y a de termes avant lui ; 2) dans une progression arithmétique la somme de deux termes équidistants des extrêmes est constante et égale à la somme des extrêmes.33.Les différences entre les termes correspondants de deux séries polygonales consécutives, reproduisent toujours les termes de la série t riangulairc.III.— Gl'iSl-RATIONS DIYIRSI.S DIS .YO.UtfKES POLYGOS’ï.S 34.Pour obtenir une série polygonale quelconque, on peut additionner, terme à terme, la série naturelle et les termes d’une série formée par l’addition 2 à 2 des termes d’une progression arithmétique commençant par o et avant pour raison la raison de la série génératrice de la série polygonale qu’on veut obtenir.Cela résulte de la différence qui existe entre les exposants et leurs polygones (29).Cette différence n’est autre que la série formée par l’addition 2 à 2 des termes d’une progression arithmétique commençant par o et ayant pour raison celle de la série génératrice.Donc, il est évident que si nous ajoutons les termes de cette série aux exposants, nous obtiendrons la série polygonale.3 5.Pour obtenir une série polygonale quelconque, on peut additionner 2 à 2 les exposants, en négligeant à chaque addition, à partir de l’unité, autant de nombres qu’exprime le module.Si l’on écrit ces nombres séparément, on se rend compte qu’ils forment la série génératrice de la série polygonale ainsi obtenue.36.A partir des hexagones, les séries polygonales paires peuvent s’obtenir en additionnant 3 à 3 les termes de la série naturelle, mais en multipliant tous les termes naturels pairs par la différence entre le second ternie de la série génératrice et le chiffre obtenu par la moitié de la somme de l'exposant 2 avec son polygone ; ce qui revient à dire en multipliant par 1 les termes pairs de la série naturelle pour les hexagones, par 2 pour les octogones, par 3 pour les décagones, et ainsi de suite.37.En multipliant les exposants avec leurs générateurs de la première série polygonale, celle des triangulaires, on obtient la première série polygonale paire ou des tétragones.En multipliant terme à terme 66 REVUE TRIM ESTK1HI.I I- CANADIENNE les exposants et les générateurs de la 2“ série polygonale paire, celle des tétragones, on obtient les termes de la 2'' série polygonale paire, celle des hexagones.En général, en multipliant terme à terme les exposants et les générateurs d'une série n1""’"’ polygonale, on obtient les termes d’une série n""” polygonale paire.Cela résulte de leur divisibilité.De la on peut tirer plusieurs théorèmes, que nous exposerons dans le chapitre de la Divisibilité des Polygones.3S.On obtient une série polygone de n côtés, en faisant les carrés successifs de la série des entiers (ou exposants) et en ajoutant a chacun de ces carrés le produit par n — 4 du nombre triangulaire d un rang immédiatement inférieur.Cette règle de generation permet de déterminer rapidement un nombre polygone de u côtés (pour n 4) quand on connaît la série des triangulaires.39.La moitié du produit d'un exposant quelconque avec son générateur correspondant, plus la moitié de cet exposant donne le polygone correspondant à ces deux nombres.En formule, on aura P— 'a (i/s-j-i/) ou s est le générateur.Cette formule se déduit de (16) en donnant a s sa valeur (13) remplaçant s dans (13) par sa valeur.41).Voici un mode de génération particulier des nombres hexagones qui possèdent des propriétés spécifiques que nous mentionnerons plus loin.La moitié de la différence entre un exposant et son hexagone est égale au produit de cet exposant par l’exposant qui le précède immédiatement.D’où l’on peut conclure que le double du produit de deux exposants consécutifs ajouté au plus fort de ces exposants donne l’hexagone correspondant au plus tort exposant.41.Les triangulaires qui ont également des propriétés remarquables, ont un mode de formation qui ne nécessite aussi que la série des exposants.La moitié du produit de deux exposants consécutifs est égale au triangulaire correspondant au plus faible exposant.42.Voici enfin un nouveau mode de generation des nombres décagones : On les obtient en additionnant quatre par quatre les exposants et en ôtant à chaque somme les termes correspondants d’une progression naturelle commençant par zéro. INTRODUCTION AUX NOMBRES POLYGONES 67 Note.— Les tétragones ou carrés s’obtiennent non seulement en faisant le carré de leurs exposants ; mais encore en multipliant 2 à 2 les exposants et en ajoutant à chaque produit le dernier exposant multiplie.De la on peut tirer diverses conséquences que nous exposerons plus loin.IV._ DIVISIBILITÉ DLS NOMBRES POLYGON ES 43.Tous les nombres polygones des séries paires sont exactement divisibles par leurs exposants correspondants.Donc, la formule générale (16) est divisible par n si a est pair ce qui donne P n — 1 3 (s—(— 1 ) en tenant compte de (39) où s représente le générateur.44.Les quotients ainsi obtenus sont les termes de progressions arithmétiques commençant par l’unité et ayant pour raison la moitié de la différence entre le premier polygone et son exposant correspondant.43.Des deux principes précédents on peut conclure que tous les nombres polygones appartenant il des séries paires, ne peuvent être premiers.46.Dans les séries impaires, les polygones correspondant à des exposants impairs sont divisibles par ces derniers.47.Les quotients ainsi obtenus sont égaux à la moitié du générateur plus l’unité : ils reproduisent donc la série génératrice.D’où l'on conclut que, de même pour les polygones pairs, les polygones impairs ont leurs quotients contenus dans leur table même.On peut donc les déterminer immédiatement.45.Pour avoir le quotient d'un polygone de série quelconque mais de rang impair, il suffit d'ajouter 1 a son générateur et de diviser cette somme par 2, en utilisant la formule (39), ou bien encore, on calcule le rang impair de l’exposant et on reporte le nombre qui exprime ce rang dans la série génératrice.49.Pour avoir le quotient d'un polygone pair par son exposant correspondant, on calcule le rang pair de l’exposant et l’on reporte le nombre qui exprime ce rang dans la série génératrice.Ce nombre plus la moitié de la raison de la série génératrice est le quotient demandé.On obtient aussi un pareil quotient en utilisant la formule (43). 68 REVUE trimestrielle canadienne 50.Pour que les polygones impairs correspondant a des naturels pairs soient divisibles par ceux-ci, il suffit d ajouter a ces polygones le nombre qui exprime leur rang pair.5 1.Les quotients ainsi obtenus sont égaux a la moitié plus 1 de leur générateur.Ils forment une progression arithmétique commençant par le nombre qui exprime la moitié du premier polygone de la série et avant pour raison celle de la sérié génératrice.5 2.Pour obtenir le quotient d’un polygone impair d’après le principe (5 0), on calcule le rang pair du polygone et l'on reporte le nombre qui exprime ce rang dans la série génératrice.Ce nombre plus la moitié du générateur suivant immédiatement l'unité, est le quotient cherché.5 3.Voici une autre méthode pour trouver ce quotient : on prend le rang de l’exposant d’une série naturelle commençant par zéro, et l'on reporte le nombre qui exprime ce rang dans la série génératrice.Ce nombre moins la moitié du module est le quotient requis.5 4.Tous les polygones correspondant à l’exposant 3 ou à ses multiples sont divisibles par 3.5 5.Dans les séries des polygones pairs, si nous ajoutons a chaque polvgone son exposant correspondant, nous obtenons un nombre exactement divisible par cet exposant.En effet, puisque tout polygone pair est divisible par son exposant, celui-ci divisera le polygone plus cet exposant, car, lorsqu’un nombre divise exactement deux autres, il divise aussi leur somme.5 6.Pour la même raison, en ajoutant à ce polygone deux ou plusieurs fois son exposant, on obtient un nombre exactement divisible par cet exposant.57.Les quotient ainsi obtenus sont égaux à la moitié du générateur plus l’unité et plus autant de fois l’unité que nous avons ajouté de fois l'exposant a son polygone.Cela est prouvé par des principes élémentaires de l’arithmétique : soit n le nombre de fois que nous avons ajouté l'exposant a son polygone; ce quotient sera P n— 1 _• ( s-f- 1 ) -f-n. INTRODUCTION AUX NOMBRES POLYGON ES 69 5 8.Réciproquement, en ôtant une ou plusieurs fois les exposants de leurs polygones dans les séries des polygones pairs, on obtient des nombres exactement divisibles par ces exposants respectifs.En effet, tout nombre qui divise exactement deux autres, divise aussi leur différence.Soit il le nombre le fois que nous avons ôté l’exposant de son polygone : nous aurons pour valeur du quotient obtenu de cette manière : P (s+1) -—-il il 2 5 9.Dans une série génératrice quelconque, en ajoutant le module à chaque générateur, on forme des nombres exactement divisibles par les exposants correspondants.Pour chaque série polygonale, les quotients ainsi obtenus sont toujours égaux à la raison de leur série génératrice représentée par la formule P — 2.60.En ajoutant ! aux générateurs de rang pair, dans une série polygonale quelconque, on obtient des nombres divisant exactement leurs polygones correspondants.Les quotients ainsi obtenus suivent la progression naturelle.61.Il en résulte que pour avoir le quotient d’un polygone de rang pair par son générateur plus 1, il sut lit de déterminer le rang pair du polygone et de reporter le nombre qui exprime ce rang dans la série génératrice.Ce nombre est le quotient requis.62.En ajoutant à un polygone quelconque son générateur correspondant plus la raison de la série génératrice, on obtient le polygone immédiatement supérieur au premier.Cela résulte de la formation de leurs séries mêmes.Ainsi, étant donné un nombre polygone dans une série, pour avoir le polygone immédiatement supérieur, il faut ajouter à ce polygone le générateur suivant immédiatement le sien.Or ce générateur est égal au générateur du premier polygone plus la raison de la série génératrice, comme cela résulte de leur formation même.Soit P le polygone donné et v le générateur, on a : P+ (s-j-rf) = P-j-1. 70 R K V L-1 IRISH SIKH I I I CAN.MIII NM 63.Il est à remarquer que la somme des termes d une série génératrice faite successivement à partir de l'unité jusqu à un nombre donné est égale au polygone correspondant au dernier nombre, c’est-à-dire au nombre donné.Cela résulte de la formation même des séries polygonales et de leurs séries génératrices correspondantes.64.D’après le principe (46) nous concluons que les polsgones de série et de rang impairs ne peuvent être des nombres premiers.6C Si.dans la série des polygones impairs, on ajoute aux polygones de rang impair une ou plusieurs fois leurs exposants correspondants, on forme les nombres exactement divisibles par ces exposants.Ce principe a la même démonstration que le principe (55).Les quotients ainsi obtenus sont pareils a ceux obtenus d apres le principe (5/ ) c est-à-dire égaux a 1 _>(¦' — 1 ) —n.66.Réciproquement, on peut appliquer aux polygones de série et de rang impair le principe ( 5 S ).67.Dans une série polygonale quelconque, si on ôte aux polygones de rang impair le nombre qui exprime leur rang impair, on obtient ties nombres exactement divisibles par le générateur immédiatement supérieur au polygone donné.Les quotients ainsi obtenus suivent la progression naturelle commençant par zéro.65.Dans les séries polygonales impaires, en étant aux polygones de rang pair le nombre qui exprime leur rang pair, on forme des nombres exactement divisibles par leurs exposants correspondants.Les quotients ainsi obtenus sont égaux a la moitié des générateurs correspondants aux nombres divisés.69.Voici une propriété remarquable de la série génératrice.Pour avoir la somme ties nombres de la série naturelle, successivement additionnés jusqu’à un nombre donné, il suffit de multiplier le nombre donné par le nombre qui exprime son rang impair.S’il est pair, il suffit de le multiplier par le nombre qui exprime le rang pair et d’ajouter le nombre au produit. INTRODUCTION AUX NOMBRES POLYGONES 71 70.En ôtant de la série génératrice des ennéagones les termes correspondants d’une progression arithmétique commençant par o avec 3 pour raison, on obtient des nombres exactement divisibles par leurs exposants correspondants.Les quotients sont égaux a 4 et invariables.V.— PROPRIÉTÉS RI V MU )L'Mil.IS DU S NOMBRES POLYGONES 71.Nombres triangulaires.— Parmi les nombres polygones, les nombres triangulaires ont le plus de propriétés remarquables.On peut les considérer comme les plus parfaits des nombres polygones.Seuls ils se prêtent aux conditions si variées du triangle arithmétique qui exerça particulièrement l'esprit du grand Pascal.Ce géomètre composa a cet effet un Traité du Triangle Arithmétique avec ses diverses combinaisons et ses divers usages.Mais ici, nous avons suivi une méthode tout a fait différente.Voici quelques propriétés importantes des nombres triangulaires par rapport à leurs séries correspondantes.— Le carré d’un exposant est égal a la somme de son triangulaire et du triangulaire qui le precede immédiatement.Ainsi, ir — P-j-(P 1).— Le cube d’un exposant est égal a la somme de son triangulaire et du triangulaire précédent, multipliée par cet exposant.De même pour le carré-carré, le carré-cube et ainsi de suite.— Nous remarquerons avec Théon de Smyrne, que la somme de deux triangulaires successifs donne toujours un carré.— l es triangulaires correspondants à des exposants premiers peuvent être premiers, à condition d’ajouter 1 au triangulaire s il est pair, ou de lui retrancher 2 s’il est impair.Mais comme dans la suite naturelle des nombres, les nombres premiers suivent une série capricieuse, cette règle comme tant d’autres à leur égard, est loin d’être générale.— Nous avons déjà dit (3 3) que les nombres triangulaires successifs sont les différences entre les termes de deux séries consécutives de polvgoncs quelconques (voir aussi no.4 1). — 1 REVUE TRIM ESTR II I ! E CANADIENNE 72.Nombres tétragones.— La racine carrée d un nombre tétragone est égale à son exposant correspondant.__ Le produit d'un tétragone par son exposant est le cube de cet exposant.— Le produit d’un tétragone par le carré de son exposant est le carré-carré de cet exposant.— En général, une puissance n d'un exposant est égale a son tétragone multiplié par n— 1.— Le produit de deux nombres tétragones est toujours un carré.— Les carrés des générateurs sont les termes de rang impair de la série des tétragones ; cela resuite de leur formation.— Donc, le produit d’un exposant impair par le nombre de la série génératrice qui correspond au numéro du rang impair de cet exposant, est égal au carré de cet exposant.Ce nombre de la série génératrice n’est autre que l’exposant lui-même, comme cela résulte de la formation de la série.73.Nombres hexagones.— D’après les principes (37) et (47) les quotients obtenus par la division des hexagones sont les termes générateurs des tétragones mêmes.On peut donc déterminer les rapports qui existent entre les hexagones et cette série que nous appelerons radicale Mais, ce qui est vrai à ce sujet pour les hexagones, l’est aussi pour les autres nombres polygones : on peut déterminer les rapports des nombres polygones avec leurs séries radicales.Mais nous nous bornerons à indiquer quelques rapports entre la série des hexagones et sa série radicale, après avoir établi la série hexagonale avec ses exposants ainsi que les termes correspondants de sa série radicale.Nous avons : lie posants : 1 2 3 4 3 6 7 S Hexagones: 1 6 15 2S 4 5 (,6 91 120 Raillean \ : 1 3 5 7 9 1113 15 — Le produit d’un hexagone par son exposant, divisé par le radical correspondant, donne toujours le carré même de l’exposant.Soit n l’exposant, P l’hexagone et R le radical, on aura : l'n R - ir. INTROIK CTION V X NOMURHS POl.VdONES 73 — Le carré du quotient d’un hexagone par son exposant, est égal au carré de leur radical correspondant.— En général, une puissance n du quotient d’un hexagone par son exposant est égale a la même puissance n de leur radical.Cela résulte de la formation même de la série radicale ; puisque ce quotient n’est autre que ce radical même.— La somme d'un hexagone et du terme correspondant de la série radicale, est exactement divisible par l’exposant immédiatement supérieur a cet hexagone ; et ce quotient n’est autre que le radical même de cet hexagone.— Les hexagones ne sont que des termes triangulaires de rang impair.Et pour .r oir les termes triangulaires de rang pair ou intermédiaires avec la série des hexagones, il suffit d’ajouter a chaque hexagone le double de son exposant.— La somme tie deux exposants est égale au radical correspondant au plus tort exposant.-—• Donc, la somme de deux exposants divise exactement l’hexagone correspondant au plus fort exposant ; et le quotient ainsi obtenu n’est autre que ce plus fort exposant.— On peut tirer beaucoup d’autres considérations de la série radicale par rapport à la série des hexagones, comme d’ailleurs pour tous les nombres polvgones dans ces mêmes circonstances.74.Problèmes Je Diophante.— 1.Etant donné un nombre polygone.trouver son côté.2.On donne le côté du nombre polygone, trouver ce nombre.— à Etant donné un nombre n trouver de combien de manières il peut être polvgone.75.Théorèmes Je Bttehel.- Th.1.— Dans la progression arithmétique des nombres impairs I, 3, 5, 7, 9, et ainsi de suite, l’unité est le premier cube ; la somme des deux nombres impairs suivants le deuxieme cube ; la somme des trois nombres impairs suivant le troisième cube et ainsi de suite à l’infini. REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENS! 74 Observation Je icnmit.— Cette proposition peut être rendue plus universelle : l'unité est le premier terme dans une progression quelconque de nombres polygones.Deux nombres consécutifs augmentés du premier triangulaire pris autant de fois qu’il y a d’angles dans le polygone moins 4 feront la seconde colonne : trois nombres consécutifs augmentés du deuxième triangulaire, pris autant de fois qu’il y a d angles dans le polygone moins 4 feront la troisième colonne ; et ainsi de suite a 1 infini.s.— Dans une progression arithmétique où le plus petit terme est égal à la raison, le produit du cube du plus petit ternie pai le carré triangulaire formé avec le nombre des termes, est égal a la somme des cubes des termes.O bien il I/o il Je 1er mat.— Il suit de la que le cube du plus grand nombre multiplié par le nombre des termes, est quatre fois moindre que la somme des cubes de tous les termes.Car le premier terme étant a et la raison étant n également, la progression sera nu et la somme des cubes sera 1 _> 11-, broché France (franco) : 570 fr.étranger: 62 5 fr.Numéro hors série publié par le Moniteur des I ravaux publics e tdu Batiment, 23, rue de Châteaudun, Paris (9‘).Cet ouvrage collectif luxueusement édité et abondamment illustré, lait le point des progrès réalisés en France depuis 1947 (date à laquelle avait paru un premier numéro spécial sur "L’Industrialisation du Bâti- 90 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ment et la Reconstruction”).D'éminents spécialistes ont bien voulu nous exposer le résultat de travaux qu’ils ont dirigés ou auxquels ils ont directement collaboré, donnant ainsi à cette série d’études un caractère concret.Nous savons que leur métier est moins d’écrire que d’agir ; toutefois, lorsqu’il s’agit d'un domaine aussi peu défriché que celui de l’Industrialisation du Bâtiment, il importe, plus encore que dans d’autres secteurs, de faire connaître les plus récentes acquisitions.THÉORIE ÉLECTROXIOUE DES corpuscule.s et expose SYNTHÉTIQUE DE SES CONSÉQUENCES, par Louis Fili.oux, ancien élève de l’École Polytechnique.L'n vol.éd.1997, Y-3 5 pages, 6'j”xl0”, fig,; broché: 150 fr.Gauthier-Yillars, Paris.Table des matières — Chapitre I : Le malaise actuel : Symptômes, causes.— Chapitre II : Théorie électronique ; Bases.— L’électair; Les electrons.— Chapitre III : Conséquences : Conséquences physiques, Conséquences astronomiques, Conséqueces philosophiques.Résumé et Conclusion.Nous signalons quelques titres de brochures reçues de Caracas, Vénézuéla.— Ministère de I Education.Cancionero popular del Nino Venezolano, I” y 2" Grados.éd.1946 20 p.I M/2 x 9 .Cancionero popular del Nino Venezolano, 2" vol., éd.1946 26 p.9x13 .Segundo cuaderno de Aguinaldos Venezolanos, 2" éd., 1946, 47 p.9x13.~ Cuarto cuarderno de Canciones populares Venezolanos, éd.1943 45 p.9 x I 3 .Pequenas Canturias y Danzas Venezolanos, éd.1947, 19 p., 9 x 13 .Himno nacional de Venezoela, éd.1947, 6 p.9"x 13”.Diez Canones de Ronda, compuestos por V.-E.SOJO para les Escuelas nacionales, éd.1948, 17 p., 9"x I 3 ".Très Siglos de Pintura Venezolana, éd.1948, 51 p., 76 reproductions de tableaux, 9 x 13 .Arturo Michelena, 1863-1898, catalogo y estudio preliminar de Enrique PLANCHART, Fotografias de Ricardo RAZETTI, Roberto-J.LUCCA y Segundo VICENTE, éd.1948, 87 p., 9 xI 3 . / VIE DE L’ASSOCIATION \'ous trouverez sous cette rubrique le résume des activités qui ont marqué la tenue de l’assemblée annuelle et du smoker de notre association ainsi que le texte des rapports présentés par les sections et par le conseil à l’assemblée annuelle.A SS H M BI É E A.NNUl 1.1.E.I.'assemblée annuelle fut tenue au Cercle Universitaire samedi, le 2 février à huit heures du soir.Environ cent membres de l’association étaient présents.Les délibérations furent présentées par le Lieutenant Colonel Guy Nlontpetit en l’absence de notre président M.Louis Larin.Les rapports présentés à cette assemblée sont publiés ci-après.Les élections pour 1912 ont donné les résultats suivants : Elus par acclamation : Président : Adrien Pouliot '19.2' Vice-Président : I.éon A.Duchastel ‘2~.Secrétaire-Trésorier.Roger Lessard ’41.Elus directeurs par ballottage : MM.Jean Doucet ’36.Fernand \ oiseaux ’47.Ovila Rolland 17.Léo Scharry ’46.Yvon R.Tassé ’3 5.La liste complète des membres du conseil est publiée à la suite du rapport annuel du secrétaire-trésorier.L’assemblée annuelle fut suivie d’un smoker auquel environ 175 diplômés assistèrent.i 92 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE RAPPORT DU CONSEIL POUR L’ANNÉE 195 1 Messieurs les Membres de l’Association des Diplômés de Polytechnique, Le Conseil de l’Association a l’honneur de vous soumettre son rapport pour l’exercice 195 1.Il y eut cinq assemblées au cours de cet exercice.La moyenne des assistances fut de treize personnes.Le Conseil est composé de vingt-quatre membres.L’actif total de l’Association au 31 décembre 195 1 s’élève à $3.5 56.22 réparti comme suit : En caisse En banque Placement : Obligations de l’Université de Montréal Obligations de l’École Polytechnique Comptes recevables $ 2 5.00 2.155.62 $500.00 500.00 375.60 1,375.60 ACTIF TOTAL $ 3,5 5 6.22 Le rapport financier accuse cette année un surplus de $8 10.99.Les recettes se sont élevées à $8,322.10 et les déboursés à $7,5 11.11.Le montant des cotisations versées a augmenté de façon appréciable cette année.Il est passé, en effet, de $3,782.50 à $4,082.00, soit une augmentation de $300.00.La publication de la Liste des Diplômés a rapporté un profit net un peu supérieur à $2 5 0.00.Les autres item de nos activités au point de vue social particulièrement, tels que banquet annuel, fête aux huîtres, tournoi de golf, ont accusé dans chaque cas un léger déficit qui se totalise pous les trois événements à environ $200.00.Les contributions au Fonds du 75'' Anniversaire qui n’ont été l’objet d’aucune campagne spéciale au cours de l’année, si ce n’est l’invitation faite aux diplômés sur leur formule de compte, a rapporté la jolie somme de $ 1.263. VIE DE L’ASSOCIATION 93 A l.i fin de 1 exercice écoulé, l’Association comptait 1,102 membres titulaires répartis de la façon suivante : 997 avaient payé 1951 46 " ” 1950 33 ” ” 1949 26 ” ’’ 1948 886 diplômés sont enregistrés dans le district de Montréal, 165 dans la région de Québec, 27 dans la région d’Ottawa-Hull et 24 dans celle du Nord de Québec et d’Ontario.L’augmentation des membres se chiffre à 76.94 diplômés ont été admis dont les 93 finissants de mai 195 1.15 membres ont été suspendus pour non paiement de cotisations et 3 sont décédés.Le nombre des diplômés vivant au 3 1 décembre dernier était de 1,302.Le pourcentage des membres en règle était de 76.6 et celui des membres titulaires de S4.7',.L’Association compte toujours quatre membres d honneur dont deux diplômés, messieurs Louis S.Parizeau ’77 et E.R.Faribault ’82.Elle compte aussi quatre membres adhérents.Le bureau de placement nous avise que les conditions ont été meilleures en 195 1 qu’en 1 950, particulièrement pour les étudiants finissants.Le placement des diplômés n’a présenté aucune difficulté, car tous nos ingénieurs travaillent actuellement, et beaucoup de demandes toutefois restent sans réponse, personne n’étant particulièrement intéressé.Les 99 offres qui nous sont parveues se sont réparties de la façon suivante : 40 en provenance île l’industrie ; 19 des services du gouvernement ; 18 des services de municipalité ; 5 de bureaux d’ingénieurs-conseils ; 12 de bureaux d’entrepreneurs; 5 de sources diverses.99 Total.Les travaux acceptés par les étudiants finissants se sont répartis de la façon suivante : II 94 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIES 22 dans l'industrie ; 10 d.ins les services du gouvernement ; 13 d.ins les services de municipalités; 13 dans les bureaux d’entrepreneurs de construction ; S dans les bureaux d'ingénieurs-conseils ; S dans les utilités publiques ; 3 dans l’industrie minière ; 9 dans les entreprises diverses ; 3 dans les services armés ; 2 pas de renseignements.95 Total Quatre étudiants inclus dans le tableau des emplois divers poursuivent des études post-universitaires et 2 sont en Angleterre comme boursier Athlonc.Le placement des étudiants non-finissants reflète la même caractéristique que par les années passées.15 étudiants seulement sur un total de 390 sont restés sans emploi parce que, pour des raisons diverses, ils n'en ont pas cherché.47 cependant ont dû travailler dans des emplois non techniques.l.es emplois non-finissants se sont répartis de la façon suivante : Services réguliers des gouvernements 6 5 Utilités publiques — 1.entreprises privées 17 2.entreprises gouvernementales 40 Industries diverses 5 2 Mines 13 Municipalités 2 5 Entrepreneurs 13 Bureaux d’ingénieurs-conseils 17 Emplois techniques divers 21 Services armés .57 Divers (autres que techniques) 4“ Rien 13 vu; de i.'association 95 Le Comité des activités sociales a eu le plaisir de convoquer les diplômés à deux réunions durant l’année : le tournoi de golf qui a eu lieu le 27 août et la fête aux huîtres, le 15 novembre.Les deux événements ont été très bien réussis.L’assistance dans chaque cas ayant été très satisfaisante.La participation de nos diplômés à la publication Revue Trimestrielle Canadienne s’est encore améliorée cette année puisque 12 de nos diplômés ont collabore à notre publication en 195 1.Le comité spécial chargé d’activer la participation de nos diplômés à la publication de notre Revue continuera son travail de sollicitation durant 1 952.Le Conseil a abonné comme par le passé les membres de l’Association a la Revue 1 rimestrielle Canadienne.Nous avons à cet effet versé la somme de $1,862.pour l'abonnement de 927 diplômés et 4 membres adhérents.La Liste des diplômés édition 195 1 a été distribuée vers la fin de l'automne.Le résultat quoique incomplet annonce d’être assez intéressant et ce.grâce à la collaboration de nos membres et des maisons d’affaires qui ont bien voulu y faire paraître leur annonce.Le résultat financier de cette publication se chiffre par un surplus d’environ $2 50.Nous sommes heureux d’annoncer ici les noms des gagnants des médailles en mai 195 1.Monsieur Pierre Sauve a remporté le médaille d'or comme étudiant classé premier en cinquième année d’études.L.cs Médailles d’argent ont été attribuées à MM.Guy Dionne, de l’Option Travaux Publics et Bâtiments, Jacques Laframboise, Option Mécanique-Electricité, Georges Courttmanche, Option Mines et Géologie, Gilles Lefebvre, Option Génie Chimique et Métallurgie pour l’excellence de leur thèse de fin d’études et de leur travaux pratiques des deux dernières années. 96 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Le Comité spécial chargé d’etudier les moyens a prendre pour remédier à la situation mise à jour par l’etude du Dr Huet Massue a tenu quelques réunions cette année et le Conseil est très satisfait du travail accompli jusqu’à date.Un rapport spécial vous sera soumis avec de plus amples détails sur la question au cours de la présente assemblée.Le Conseil s’intéresse toujours très vivement au succès remporté par nos membres dans l’exercice de leurs fonctions.Nous avons noté au secrétariat un grand nombre de distinctions et de promotions dont les diplômés ont été l’objet.Il est vraiment hors des cadres du présent rapport de vous en dresser une liste ; nous nous contenterons de féliciter tous nos confrères qui nous ont fait honneur ainsi pendant l’année et nous leur souhaitons bon succès dans leur nouvelle fonction.Avant de terminer ce rapport, pensons un instant a nos confrères qui sont disparus durant 195 1.Ils sont au nombre de six dont quatre membres de l’Association.Roméo BOURREAU ’11 Raoul CHENE VER T ’12 arch J.-C.DROUIN ’ll arch.Eugène GUAY 15 Gilbert HÉTU '20 J.-Emile GILL ’OS CAMII.LE-R.GODIN décédé le 15 avril." le 4 mars." le 30 juin " le 5 mars.” en octobre.Sccrctairc-trêsoricr VIE DE L’ASSOCIATION 97 État Ills REVI SES LT DEPENSES POUR L'ANNEE L’ANNEE 195 1 Rec itt i s : Cotisations S4.0S2.00 Banquet annuel 1,716.90 Intérêts sur obligations 36.25 Intérêts sur dépôts 44.18 Liste îles diplômes 1.206.59 Fête aux huîtres 567.84 Tournoi de golf 6 5 3.5 5 I )i\ ers 14.79 TOTAL DES RECETTES $8,322.10 Déboursés : Banquet annuel $ 1.803.98 Abonnement à la Revue Trimestrielle Canadienne 1.862.00 Remise — Section de Québec 263.20 Remise — Section Ottawa-Hull 43.60 Remise — Section Nord de Québec 34.00 Papeterie et impression 324.17 Téléphones et télégrammes 14.82 Collection sur chèques 7.3 1 Timbres-poste 220.58 Fleurs et messes 10.50 Indemnité — Secrétaire général 300.00 Indemnité — Secrétariat bureau de placement 100.00 Assemblée annuelle 162.85 Délégués de promotion 65.30 Dépenses pour dossiers 3 1.8 1 Liste des diplômés 912.40 Fête aux huîtres 609.90 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIEN NE 98 Tournoi de golf Contribution au fonds du 75" anniversaire 1 fivers TOTAL DLS DÉBOURSÉS $7,511.11 Ext ÉDENT DES RECETTES SL R Ils 1)1 IIOURSI s 810.99 Rapport des vérificateurs Je* coin pies Le 21 janvier 1 95 2.N'ous, soussignés, nommés vérificateurs des comptes en vertu d’une résolution adoptée à l’assemblée générale du 27 janvier 195 1, déclarons avoir examiné les lit res du secrétaire-trésorier de l’Association des Diplômés de Polytechnique et les avoir trouvés satisfaisants.La somme des recettes pour l’année 195 1 s’élève a $8.322.10 et celle des dépenses à $7,5 11.11.soit un excédent de $810.99 des dépenses sur les recettes.Le bilan de l’Association au 31 décembre 195 1, s’établit comme suit : A C T 1 F Disponibilités : Espèces en caisse Espèces en banque $ 25.00 2,155.62 $2,180.62 Vil- DE I ASSOCIATION 99 Placements : Obligations de l’Université de Montréal S 500.00 Obligations de l’Ecole Polytechnique 500.00 Comptes recevables 375.60 5 1,375.60 S 3,5 5 6.22 P A S S I F Avoir au 31 décembre 1 9 50 $2,745.23 Surplus de l’exercice 195 1 (d’après l’état ci-joint) 810.99 Avoir au 3 1 décembre 195 1 $ 3,5 5 6.22 L’état des revenus et dépenses est annexé au présent rapport et il accuse un excédent de $810.99 des recettes sur les dépenses.I.Association a reçu $1,163.00 en souscriptions au Fonds du 75" Anniversaire.Ce montant a été remis intégralement au Comité de Direction du prêt d’honneur avant la fin de l’exercice écoulé.CAMILLE LAURENDEAU ERNEST RINFRET LOUIS TRUDEL JACQUES M.DÉCARY 100 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE CONSEIL DE L’ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE POUR L’ANNÉE 1952 Président : M.Polteiot, Adrien T9 Vice-président : MM.Montpetit, Guy ’29 Duciiastel, Léon A.’27 Secrétaire-trésorier: M.Lessard, Roger ’41 .MM.Damnais, Henri ’47 I Demi rs, Georges ’3 5 Gi’ri.n, Maurice '20 Élus en 195 1 ¦ Li iti i , Raymond ’39 I Matte.Raymond 27 I Sic otte, Bernard '44 Gravit, Anastase '18, architecte.MM.Dolce.T, Jean '36 Noiseux, Eernand ’47 Élus en 1952 • Rolland, Ovila ’17 | St MARKS , Léo ’46 Tassé, Yvon R.’3 5 Directeurs ex-otticio : M.Lavigne, Ernest ’16 Dr Brouillet, Ignace '29 M.Larin, Louis T S Représentants de la Section de Québec : MM.Dupuis, P.A.'2 1 Duiresni, Léo ’28 Représentant de la Section Ottawa-Hull : M.Lepage, Paul ’3 3 Représentant de la Section Nord de Québec et d’Ontario : M.Limoges, Jacques ’32 VIF.I)K I ASSOCIATION' 101 Représentant de la Corporation de 1 École Polytechnique : M.Frigos, Augustin, D.Sc., C.M.G.Représentant des étudiants de Polytechnique : M.Dlt oir, Julien COMITÉ DE DIRECTION FONDS DU 75' ANNIVERSAIRE Le Comité de Direction du Fonds du 75'' Anniversaire s’est réuni deux fois durant l’année, le 19 février 195 1 et le 16 novembre 195 1, dans le but de considérer les demandes de prêts.Le montant attribué durant 1 année s élève à 51,900., réparti en onze prêts différents.Le nombre total de demandes reçues s élevait a douze.Depuis sa création en 104,S, le Fonds a déboursé $6,300., en prêts aux étudiants de Polytechnique.L’actif au 31 décembre 1951 s’élevait à SIS,3 2 5.1 sait comme suit : Fonds en banque Intérêts courus sur placement Placement évalué au prix coûtant : Obligations du Canada et de la Province de Québec Prêt d honneur moins remboursements déjà effectués TOTAL SI S,3 2 5.1 7 Les contributions versées par les diplômés au cours de l’année 1951 se sont élevées à S 1,263.00.Les revenus additionnels comprennent des intérêts sur obligations, sur dépôts en banque et sur prêts de $364.20, taisant un total d encaisse de $1,627.20.Les dépenses, qui comprennent frais de comptabilité, de banque et de poste, s’élèvent à $ 5 0.03.Le surplus net est donc de $1,5 77.17.et se repartis- $ 2,397.67 9 5.00 1 1,042.50 4,790.00 ERNEST LAVIGNE T résorier. REVUE 1 RIM l.STKII 11 1 CAS AIHI N N Ir iu: RAPPORT DU COM IT H DI L'ETUDE DU Dr HUET MASSUE Notre comité soumet au Conseil et aux membres de ! Association un rapport sur ses activités durant l’année DUE Constitué a l’assemblée générale de janvier 1950, le comité se compose comme suit: M.Gu\ Montpetit.président, Dr Ignace Brouillet, Dr Huet Massue, Dr Antonio Lalonde.MM.Henri Gaudefroy.Léopold Nadeau, Léonard Cartier et Roland Bouthillette, ces deux derniers agissant comme secrétaires conjoints.Voici tout d’abord quelques statistiques qui démontrent clairement que les travaux du comité durant 1950-5 1 ont porté fruits.A l'an tourne île 19 5 1 : a) Polytechnique est la seule école de génie au Canada dont le nomb«e d’élèves est supérieur a celui de l'année précédente.b) En première année : 15S élèves, ce qui est supérieur tie 25 au chiffre normal ; en deuxième année : 129 ; en troisième année : 77 élèves ; en quatrième : 87 et en cinquième année : 78 élèves, ce qui forme un total de 5 09 étudiants.c) Il est à noter que.malgré les défaillances en première année, la deuxième année sera très nombreuse Pan prochain, car il y a maintenant plusieurs institutions qui, à l’exemple du Mont-Saint-Eouis, préparent leurs étudiants directement pour la deuxième année, ce qui apportera en deuxième année un nombre additionnel d’environ 3 5 étudiants.Il n’est pas exagéré de supposer qu’à compter de 195 5 nous atteindrons un minimum de 100 diplômés par année.Il est à noter qu’il faudra encore augmenter ce nombre si l’on veut maintenir le strict minimum de 100 diplômés par année, tie 1 950 à 1960, tel que fixé par l’étude Massue l’an dernier.d) Le nombre des nouveaux étudiants inscrits à Polytechnique venant des écoles supérieures a augmenté.La raison : examen d’admission vu ni i'association 103 supprimé pour les étudiants ayant obtenu un certain pourcentage durant leur stage à l’école supérieure.Realisations Jurant 1911 : a) Il a été décidé de publier les résultats de la deuxième étude du Dr Massue sur la situation des ingénieurs canadiens-français au pays.2.000 copies de cette publication ont été distribuées récemment.b) M.Guy Montpetit était le conférencier invité à une réunion organisée pour les élevés des collèges classiques par le comité d’orientation professionnelle de l’Lngineering Institute of Canada en novembre dernier.c) M.Ignace Brouillet a exposé notre problème à Mgr Léger, qui s’est déclaré favorable et prêt à collaborer.J) Plusieurs membres de l'A.D.P.se sont dévoués pour faire des visites à leur aima mater, de façon à renseigner les jeunes étudiants sur Polytechnique et le génie.Programme Je l'année 19 5 2 : a) Le comité fera rapport sers le mois de mars aux professeurs des écoles supérieures et des collèges classiques du résultat de leurs étudiants inscrits a Polytechnique pour une première année d’études.A cette fin les résultats du premier terme des étudiants de chaque institution seront compilés et transmis aux professeurs concernés.Quelques semaines plus tard, une invitation conjointe sera adressée a tous ces professeurs pour une réunion-forum qui aurait lieu à Polytechnique, sous les auspices de notre comité./>) \ isiles Jam les collèges : le comité se propose d'organiser tin plus grand nombre de visites dans les collèges afin de renseigner les jeunes étudiants sur Polytechnique.A cette fin une invitation est lancée a tous les membres de l'A.D.P.qui seraient intéressés à visiter leur aima mater d’entrer en communication avec un des membres du 104 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE comité, de façon à ce que ces visites soient organisées sous la direction du dit comité.Resolution : Le comité s’étant rendu compte des difficultés considerables attachées à la réalisation du programme qu’il s’était trace, recommande au conseil de l’A.D.P.de demander à la Corporation de l’École Polytechnique d’engager un officier des relations extérieures dont le mie serait le suivant : a) Organiser des visites annuelles dans les colleges et écoles ; un ingénieur, ancien de chaque institution, serait accompagné si possible d’un étudiant de Polytechnique venant de la même istitution.b) Tenir les statistiques du Dr Massue a date.c) Voir aux relations extérieures de l’École Polytechnique et maintenir une publicité constante pour l’École et ses diplômés dans les journaux tant de langue anglaise que de langue française, en n’oubliant pas la Revue Trimestrielle Canadienc.J) Cosulter les étudiants en vue d’obtenir des renseignements intéressants concernant les relations extérieures de Polytechnique.e) Aider à l’orientation des étudiants de 3" et 4' année vers la spécialité du génie convenant a leurs aptitudes.f) Favoriser, par un service de renseignements aux scripteurs radiophoniques, la diffusion dans le grand public du rôle de l’ingénieur et de Polytechnique.GUY MONTPETIT Président. VIE DE L’ASSOCIATION 105 RAPPORT DU CONSEIL DE LA SECTION DE QUÉBEC DE L’ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE POUR L’ANNÉE 105 1 Messieurs les Membres de l’Association des Diplômes de Polytechnique, Le Conseil de la Section de Québec a l’honneur de vous soumettre le rapport de ses activités pour l’année 195 1.Au cours de l’année, quatre assemblées du conseil ont été tenues et la moyenne des assistants fut de neuf membres.Le S février dernier, le conseil invita les membres de la section à une visite officielle du Nouveau Colisée de Québec.Cette visite groupa une cinquantaine d’entre nous, en compagnie des Architectes de Québec.Elle fut suivie d’un film sur la construction de cet édifice.La fête annuelle de notre Section eut lieu le 6 avril, au Quebec Winter Club.La réunion, à laquelle prirent part 72 personnes, consistait en une danse suivie d’un buffet froid.A l’Occasion de l’élection à la présidence de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de Québec du Docteur Adrien Pouliot, Doyen de la Faculté des Sciences de l’Université Laval, notre conseil a cru bon de souligner l’honneur dont était gratifié un de nos membres, en lui offrant un cocktail, le 1 I juin, au Cercle Universitaire Laval.Le IS juin eut lieu au Royal Quebec Golf Club le tournoi de golf de la Section de Québec ; 73 personnes assistaient à cette réunion.Le meilleur score brut fut réalisé par M.P.A.Dupuis.La coupe pour le meilleur score net tut gagnée par un confrère de Montréal, M.Camille Hébert.A cette occasion, plusieurs magnifiques prix furent distribués aux dames et aux messieurs.Nous en remercions les généreux donateurs.Nos remerciements vont aussi, avec nos plus sincères félicitations, à Madame P.A.Dupuis et à Monsieur Geo.Demers qui furent les présidents et organisateurs du tournoi. 106 REVUE THEM ESTR1ELEE CANADIEN NE Le Conseil organisa pour le 4 décembre dernier, sa partie d huîtres annuelle.Elle fut cette année réservée aux membres seulement.Cette fête eut lieu au Chalet des Employés Civiques, parc Victoria, et 1 assistance fut de 42.Le succès est dû a ses organisateurs MM.Arplule Long-pré et René Rioux que nous remercions de tout cœur.La dernière réunion organisée tut la réception du 16 janvier en l'honneur de M.Maurice Bourget, M.P.membre de la délégation canadienne a l’O.X.U., a son retour d'Europe.Quelque 175 personnes vinrent alors saluer notre eminent confrère a un banquet au Château Frontenac.Cette fête fut l’œuvre conjointe de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de Québec, de la branche de Québec de 1 Institut des Ingénieurs du Canada et de notre Section.Deux de nos membres.MM.Geo.Deniers et Roger Desjardins prirent la part active de cette manifestation et méritent nos remerciements et nos félicitations pour le succès obtenu.Au cours de l’année qui vient de s’écouler, la section a perdu deux de scs membres actifs : M.Raoul Chênevert et M.J.C.Drouin, architectes.Aucune mise en nomination n’ayant été faite au 1 1 decembn conseil dut remplir les fonctions qui devenaient vacantes pour 195 2.et voici comment sera constitué le nouveau conseil : Président : Vice-Président : Secrétaire-Trésorier : Conseillers pour un an : Conseiller pour deux ans : Ex-Officio : Conseillers à Montréal : Bourget, Maurice M.P.’32 Longpré, Arphile ’27 Roy, Jacques ’46 Boisvert, Cks.’2 5 Mallé.P.E.’3,S De Vil 1ers, R.A.’42 Duquette, R.N.’3 3 Desrivières, E.’42 Perron, !.’47 Gagnon.L.’27 Demers, Geo ’3 5 Paré, A.E.’31 La vigne, E.’16 notre année Ill L ASSOC IA no.N 107 \ II Représentants à Montreal : Dupuis, P.A.’21 Dufresne, Léo ’28 ainsi que tout membre de notre section qui pourrait être élu sur le conseil général, lors de l’Assemblée annuelle du 2 février prochain.JACQUES ROY Secrétaire-trésorier.État i inancitr pour l’anm'i unissant u 51 dkctmbre 1951 RI ( Il 11 s : Cotisations $263.20 Intérêts sur dépôts en banque 5.S5 S.269.05 I )t pi nsi-s : Impressions, timbres, papeterie, etc.S 55.3S Réception assemlée annuelle 22.63 Coût de réception, fête annuelle 59.60 Déficit, cocktail du I 1-6-5 1 79.5 3 Déficit, tournoi de golf 33.14 Déficit, partie d’huitres 21.19 I ributs mortuaires 2 5.50 Contribution fête M.Bourget 1 00.00 Honoraires Sec.-trésorier 5 0.00 Honoraires Sténo.-Dactylo 10.00 1 livers 3.5 5 s4 5 5.5 2 Excédent des dépenses sur les recettes 5186.47 En banque au 31 décembre 1950 $434.77 En banque au 31 décembre 195 1 $248.30 Déficit de l’année 195 1 $186.47 108 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Balance réelle en banque Chèques en circulation
de

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