La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1953, Été - Automne
W'"-.,4.«5 ssfi g?wv?MONTRÉAL Été-Automne 1953 Trimestrielle Canadienne PBBBBanBBBHBBHBnBiBMBBBi Àrf de l'Ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie Politique et Sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE 39èrne année No 154-155 Revue Nos collaborateurs.Coup d’œil sur l’économie canadienne .Léon Gérin, un disciple canadien de Frédéric Le Play.Le premier bateau à vapeur en fer .Analyse de la poutre continue sur appuis élastiques (seconde partie) .L’économie française en 1952 .Valeur explicative des mathématiques Revue des livres.Vie de l’École .114 Huet Massue .• • 115 Arthur St-Pierre • • 127 Philip SrRATT, Germaine-L.Bigot • • 144 Paul Tourigny .• s 149 Henry Mhun .« • 159 P.H.Casselman • fc 172 183 217 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l’École Polytechnique de Montréal et avec le concours de l’Association des Diplômés de Polytechnique COMITÉ DE DIRECTION Président Monseigneur Olivier Maurault, P.A., C.M.G., P.S.S., recteur de l’Université de Montréal.Secrétaire Henri Gaudefroy, ingénieur, Directeur de l’École Polytechnique.Membres Ignace Brouillet, D.Sc., ingénieur, Président de la Corporation de l’École Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo-J.Lafrenière, D.Sc., ingénieur, professeur à Polytechnique.Édouard Montpetit, avocat, secrétaire honoraire de l’Université de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, D.Sc., ingénieur, président de Surveyer, Nenniger & Chênevert.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-ministre des Travaux publics de la Province de Québec.Camille-R.Godin, ingénieur, secrétaire de la Direction de l’École Polytechnique.COMITE DE REDACTION Rédacteur en chef Edouard Montpetit Secrétaire honoraire de l’Université de Montréal Secrétaire de la Rédaction et administrateur: Camille-R.Godin, secrétaire de la Direction de l’École Polytechnique.Secrétaire adjoint : Jacques Laurence, ingénieur, professeur à Polytechnique.Membres Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, et messieurs Arthur Surveyer, Arthur Duperron, Maurice Gérin, Henri Gaudefroy, et Théo-J.Lafrenière, ingénieurs.Les auteurs des articles publiés dans la Revue Trimestrielle Canadienne conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue public des articles en français et en anglais.Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils ne sont pas retournés.La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise à la condition d’en indiquer la source et de faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.Il sera rendu compte de tout ouvrage dont un exemplaire parviendra à la Rédaction.La Revue parait en mars, juin, septembre et décembre.Le prix de l’abonnement est $3.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis.$4.00 pour les autres pays.Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, etc., doit etre adressée au siège de la REDACTION ET ADMINISTRATION : ÉCOLE POLYTECHNIQUE 1430, rue Saint-Denis Montréal REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE I coniEiLLEZ La Banque Canadienne Nationale n’est pas seulement pour l’homme d’affaires un organisme d’escompte et de transfert de fonds.C’est un conseiller.Exposez avec confiance vos problèmes au gérant de votre succursale.Il a intérêt à collaborer avec vous, sous le sceau de la discrétion, puisque le succès de sa succursale est lié à celui de votre entreprise.Banque Canadienne Nationale Actif, plus de $490,000,000 554 bureaux au Canada CHIMIE • PHYSI0UE • BACTERIOLOGIE Verrerie Pyrex.Outillage Précision.Etuves Prcas et Thelco.Balances de précision.Creusets et coupelles Battersea et D.F.C.Concasseurs, pulvérisateurs, fours Braun pour Laboratoires de Mines.Canadian Laboratory Supplies Ltd.403, RUE SAINT-PAUL OUEST, MONTREAL II REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE pour Mo*® guess®8 • La consolidation de surface des routes de gravier • La stabilisation des bases des revêtements • Abattre la poussière 0 Contrôler la glace 0 Accélération de la prise du béton 0 Contrôler la poussière du charbon 9 Le remplissage des pneumatiques de tracteurs • Solution réfrigérante 0 Antigel dans les solutions pour barils de prévention d'incendies Le service technique de Brunner, Mond Canada Sales, Limited a à sa disposition un personnel d ingénieurs qui peuvent être ccns.'+és sans obligation.Si des problèmes particuliers se présentée* par rapport avec n'importe lequel des différents usa- ges du chlorure de calcium, et que notre littérature ne couvre pas le sujet dans tous ses détails, nos ingénieurs se feront un plaisir de coopérer avec vous.Vous êtes donc cordialement invités à nous soumettre vos problèmes.( Partout où il se passe de grandes choses l’ingénieur n’est pas loin Où qu’on aille au Canada actuellement, on trouve l'ingénieur à l’oeuvre.Un fleuve change-t-il son cours pour mettre sa force tumultueuse au service de l’homme?.un pipeline escalade-t-il une chaîne de montagnes?.une route coupe-t-elle des amas de rochers et des étendues inhabitées?.chacune de ces formidables réalisations est due à l’ingénieur.Derrière nos multiples industries nouvelles, insoupçonnées il y a dix ans.derrière le développement sans précédent de nos ressources naturelles, il y a l’ingénieur.C’est à sa clairvoyance et à sa pensée ordonnée que le Canada doit une grande part de sa phénoménale expansion.X TOUS DE LA CANADIAN GENERAL ELECTRIC, 1\ n'oublions jamais que le génie est à la base même de notre entreprise.Nous savons que nos progrès dépendent du recrutement déjeunes ingénieurs et nous sommes fiers du rôle que nous jouons dans leur formation.Chaque année, notre compagnie engage de jeunes ingénieurs diplômés Chaque année, depuis sa fondation, notre compagnie engage déjeunes ingénieurs frais émoulus de l'université, afin qu’ils continuent leur préparation au moyen de cours spéciaux.Près de douze cents d'entre eux ont déjà acquis une expérience précieuse grâce à notre cours d'initiation.Le but de ce cours est avant tout d'assurer une source constante de personnel compétent pour la compagnie.Une forte proportion des hommes composant la maîtrise de la General Electric lui doivent leurpremierélan.Au long des années, ce cours a également fourni un grand nombre de spécialistes à l'industrie canadienne en général.Nous sommes fiers de pouvoir dire que beaucoup d'entre eux remplissent aujourd'hui des fonctions importantes dans des domaines très divers du génie.posés aux recherches, à la conception, à la production, à l'application, à la vente ou à l'entretien en matière d'électricité, de mécanique ou de chimie, travaillent, en fin de compte, pour vous.Ils élaborent, créent et fabriquent le matériel électrique complexe qui engendre l'énergie, la transmet sur de longues distances, la gouverne et la met à l’oeuvre pour le bien commun.Ils sont constamment en train d'améliorer et de simplifier les produits existants pour en augmenter l'efficacité et en réduire le coût.Ils mettent au point de nouveaux articles pour faire face à de nouveaux besoins.En collaboration avec les propres ingénieurs de nos clients, ils conçoivent et installent le matériel convenant aux conditions qui leur sont propres .en vue d'élever la production et d'en abaisser les frais.Le rôle des ingénieurs dans la prospérité croissante du Canada C'est un élément important de leur activité que de trouver de nouvelles méthodes de fabrication, de mettre au point du matériel et des articles nouveaux qui accompliront davantage, dureront plus longtemps et coû- 'l'ont le monde profite du travail des ingénieurs La Canadian General Electric emploie normalement quelque huit cents ingénieurs, soit un ingénieur sur dix-huit employés; elle en augmente continuellement le nombre.Ces hommes, qu'ils soient prê- teront moins cher de fonctionnement.C'est en employant des ingénieurs de valeur, dont le ennemies inné un si grand rôle dans le progrès dn Canada, que nous pouvons participer dignement au développement industriel de notre pays et contribuer à élever notre niveau de vie.CANADIAN GENERAL ELECTRIC COMPANY LIMITED Le pins ancien et le pins important manufacturier d'appareils électriques an Canada IV REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE GEO.| DEMERS INGÉNIEUR-CONSEIL Ingénieurs adjoints : Phil.Lemieux Jacques Roy 71, rue St-Pierre : QUEBEC Tél.: 3-6736 UNIVERSITE DE MONTREAL FACULTES ET ECOLE CONSTITUANTES Théologie - Droit - Médecine et enseignement connexe : Institut de diététique e* d-nutritjon et Ecole des infirmières - Philosophie et les Instituts d études médiévales et de psychologie - Lettres - Sciences - Chirurgie dentale - Pharmacie - Sciences sociales, économiques et politiques - Ecole d hygiène - Arts - Musique.ÉCOLES AFFILIEES Polytechnique - Médecine vétérinaire - Institut agricole d O^a - Ha.;*es Etude commerciales - Optométrie - Institut Marguerite d Youville - Ecole normale secondaire -Institut pédagogique C.D.N.- Insti: ut pédagogique St-Georges - Institut de pédagogie Case postale 61 28, EXTENSION DE L'ENSEIGNEMENT Co ;rs du soir conduisant au B.A.Prospectus des autres cours, sur demande Pour tout renseignement, s'adresser au SECRETARIAT GENERAL i Montréal 2 AT-9451, poste 77 39ème année No 154-155 MONTRÉAL Été-Automne 1953 Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'Ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie Politique et Sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE Nos collaborateurs.114 Coup d’oeil sur l’économie canadienne .Huet Massue .115 Léon Gérin, un disciple canadien de Frédéric Le Play.Arthur St-Pierre .127 Le premier bateau à vapeur en fer .Philip Spratt, Germaine-L.Bigot .144 Analyse de la poutre continue sur appuis élastiques (seconde partie) .Paul Tourignv .149 L'économie française en 1952 .Henry Mhl'n .159 Valeur explicative des mathématiques P.H.Cassei.max .•.172 Revue des livres.1S3 Vie de l’École.217 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIOUE MONTRÉAL NOS COLLABORATEURS HUET MASSUE, Ing.I’., B.Sc.A.(Polytechnique — 1913), D.Sc., (Unie, de Montréal — 1947).Directeur du Service de l’Économique et de la Statistique, à la Cie Shawinigan Water & Power, à Montréal.ARTHUR St-PIERRE, D.S.P., M.S.R.C.Ancien professeur à la Faculté des Sciences sociales, économiques et politiques de l’Université de Montréal.H.PHILIP SPRATT, Conservateur adjoint du "Science Museum” de Londres.GERMAI\E-L.BIGOT, Aide de bibliothèque, à la Bibliothèque Nationale de Paris.PAUL TOURIGNY, Ing.P., B.Sc.A.(Polytechnique — 1946), Ingénieur au service de la firme d’ingénieurs-conseils Surveyor, Nenniger & Chènevert, à Montréal.HENRY MHUN, Économiste-conseil, Docteur ès Sciences sociales et économiques de l’Université de Montréal.Docteur en droit de l’Université de Paris.THOMAS GREENWOOD, licencié ès-I.ettres (Paris), docteur ès-lettres.Directeur de la section d’études anglaises, et professeur de géopolitique à l’Université de Montréal.Autrefois professeur de philosophie des sciences à l’Université de Londres, puis à l’Université d’Ottawa. COUP D'ŒIL SUR L'ECONOMIE CANADIENNE* Huet Massue A l’occasion de l.i commémoration, en 1963, du bi-centenaire du Traité de Paris par lequel la Nouvelle-France passait à l’Angleterre, on exaltera le miracle de la survivance française au Canada et le rôle important joué par les descendants des 65,000 Français de 1763.De nombreuses études seront alors soumises sur les progrès accomplis durant cette période et sur l'influence bienfaisante des deux cultures, française et anglo-saxonne, sur l’économie et la culture canadienne.Permettez que j’anticipe ces études, et que je jette un coup d’oeil à vol d’oiseau sur l’économie canadienne, telle que nous 1 avons connue et la trouvons aujourd'hui.Douze tableaux suffiront a la tâche.1.— Progrès Economiques du Cumula, 1920-1952 Depuis 1920, l’évolution économique du pays fut très rapide.Si nous comparons la situation actuelle avec celle existant en 1920, nous trouvons d’abord que la population est maintenant (juin 1952) de 68 pour cent plus élevée.Puis, si nous estimons les progrès accomplis en fonction de la population et en dollars constants de 1935-1939, nous trouvons : a) Qu’en 195 1 le revenu national par capita fut de 68 pour cent plus élevé ; />) Qu’en 1950 les placements de capitaux furent 3.4 fois plus grands ; que la production d'énergie croissait de 830 à 4.700 kwh.2.— Population Canadienne en 1951 lin 1951, la population du Canada atteignait 14,009.429, soit le double de celle de 1911 et trois fois la population au moment de la Confédération en 1867.L’industrialisation du pays, depuis le début du siècle, est respon sable du fait qu’aujourd’hui la population est aussi urbanisée qu elle était alors rurale.F.n effet, au moment du recensement de 195 1, 61.7 pour cent de la population canadienne vivait dans des cités, villes ou sillages de 2,500 habitants et plus ; en 1900, environ 62.5 pour cent de la population vivait à la campagne.La population de culture française au Canada, d’environ un million qu'elle était a la Confederation, atteignit deux millions en 1910 et 4.320,000 en 195 1 ; elle sera probablement de 5,500,000 en 1961.Au dernier recensement, la population anglo-saxonne et d autres origines s’élevait à 9,700,000.En 1951.la population totale — urbaine et rurale — ainsi que la population de culture française, se répartissaient comme suit à travers les diverses provinces : Milliers de personnes Provinces Population Culture française Totale Urbaine Rurale Total C’ /O C.-B.1.165 79 3 372 42 3.6 Yukon - T.X.O.25 5 20 1 6.4 Alberta 950 450 490 56 6.0 C O l P i)’a:n.sur i ï C ONO.MIi C A N A Dit N N E 1 1 Sask.832 252 5 80 52 6.2 Man.777 44o 3 3 7 66 8.5 Ont.4.0’ 3,2 5 1 1.346 478 10.4 Québec 4,0 5 5 2.69_ 1.3 5 S 3,327 82.0 X.B.5 16 2 1 5 301 198 3 8.4 X.-l .64'' 345 29s 74 1 1.5 I.-P.-L.9 S 2 S 7 3 15 1 5.3 Terre-Neuve 36 1 151 206 10 2.8 CANADA 14,009 S.628 5,3 8 1 4.319 30.8 3.— Migration (aihnlinniCj /V0/-/V5/ Durant 1c dernier siecle, il vint au Canada 7,5 00,000 immigrants.La décade 1911-1921 en vit entrer près de deux millions et de 1931 à 1941 il n’en vint que 1 5 1,000.Au dernier recensement, on ne trouva que 2,060,000 Canadiens nés à l’étranger.De ceux-ci.912,000 étaient lies au Royaume-Uni, 282,000 États-Unis, 188,000 en U.R.S.S., 164,000 en Pologne, et seulement 16,000 en France, dont environ 7,000 vivaient au Québec.Le nombre relativement petit de Canadiens nés a l’étranger, en regard du nombre (5,420,000) des immigrants entrés au Canada depuis le début du siècle, et même du nombre (3,850,000) entré depuis 1911.indique une émigration importante du pays.L’analyse de l’accroissement de la population dû a l’immigration et au surplus de naissances sur les décès indique une émigration apparente de 3,760,000 peronnes depuis le début du siècle.Par décade, la migration canadienne se comporta comme suit : Surplus ou Décade 1 in migration 1.migration deficit 1901-1911 1,5 73,000 568,000 1,005,000 1911-1921 1.898,000 1,5 01,000 39',000 1 92 1- 193 1 1,232.000 1,007,000 225,000 1931-1941 15 1,000 244,000 93,000 (Def) 1941-1951 5 66.000 443,000 123,000 IIS IA K î.\ I l I KIM I S I KIM I I < AN Mill \M Depuis le début du siècle, l’Ontario profita le plus de l’immigration ; les Prairies et la Colombie-Britannique suivirent.Les Maritimes et le Québec, pour leur part, eurent un surplus d’émigration.C’est ce qu’indique le tableau suivant : Régions Immigration Emigration Surplus ou Déficit C.-B.5 5 2,000 - 707,000* Prairies 2,0 59,000 1.479,000 5 80,00,0 Ontario 1,722,000 1,027,000 695,000 Quebec S 34,000 866,000 32,000 (DEF) Maritimes 2 5 3,000 5 4 5,000 292,000 (DEF) Le mouvement de la pop ulation canadienne vers la Colombie Britannique dépassa l’émigration locale par 1 5 5,000 personnes.4.Production linllis/ricllc en 1950.D'après une étude récemment publiée (19-11-52) par le Département fédéral de la Statistique, la valeur de la production industrielle au Canada, en dollars courants, passa de x2,754 millions en 1938 à S10.562 millions en 1 950.En dollars constants de la période 1935-1939, la valeur de la production en 19 5 0 aurait été d’environ 56,000 millions, soit environ le double de ce qu’elle fut en 1939.En 1950, la production en Ontario s’éleva à S4.507 millions, 32,752 millions au Québec, v 115 millions au Prairies, S972 millions en Colombie Britannique, et 35 16 millions aux Maritimes.La valeur des produits manufacturiers s'éleva à s5,942 millions.Les produits agricoles contribuèrent si.SX” millions, la construction Si.2x4 millions, les mines x657 millions, les forets, les pêcheries et la chasse '4~S et les usines électriques S3 13 millions.La contribution de chaque province canadienne exprimée en dollars constants per capita tut telle qu’indiquée au tableau suivant: COUP d’œil su K I I CONO.MIL CANADILNNE llü M an u f ac - Agricul- Construe Forêt Prod.Provinces turcs t ure tion Mmes Peche Idée- Total Chasse triques C.B.422 5 5 122 81 148 27 85 5 Alu 1 31> 365 129 137 10 16 796 Sask.5 6 44 3 5 3 3 1 7 11 60 1 Man.2 29 S 4 24 16 21 596 Ont.682 120 1 1 8 36 20 24 1,000 Que.45 2 7 > 72 35 30 29 691 X.-B.204 79 64 21 5 : 13 432 X.-K.14 S 5 1 70 74 39 14 3 96 i.-p.-k.43 171 52 - 27 S 303 CANADA 429 137 93 4' 34 23 76 3 5.Occultation de ht Po/n/latii -m en / 9 5 /.Lors du recensement i .le 19 5 1.la main-d ’oeuvre canadienne comprenait 5,286,1 5 3 personnes de 14 ans et plus, dont: 4,1 2 1,832 hommes et 1,164.- 321 femmes répartis par province de la façon suivante: Main-d’oeuvre Provinces Total Hommes Femmes Terreneu ve 1 06,540 89.460 17,080 I.-P.-I-.34.125 28,156 5.969 X.-K.220,806 178.0S7 42,719 X.-B.169,03 8 134.95 3 34,03 5 Que.1.471,840 1.13 0.194 341.646 Ont.i .8 84,941 1,439.966 444.975 Man.298,501 232.296 66,205 Sask.302,1 12 2 5 1.077 51,03 5 Al ta 3 5 3,898 29 1,269 62,629 C.B.444,3 5 2 346,374 97,978 CANADA 5 .286,1 53 4,12 1,832 1,164,321 I 20 IA K1VL1 TRIM! STHII 1 1 I (ANMUINN1 La distribution industrielle des mains-d’oeuvre masculine et féminine était comme suit: M ain-d’oeuvre Industries 'Lot,il 1 loin mes Fem mes Agriculture 827,030 79 1,93 1 3 5,099 Forets 129,832 127.488 2.344 Pêche et Chasse 50,579 5 0,1 "4 405 Mines 103,84 S 101.520 2,328 Manutactu res 1,360,662 1,085,9 1 1 274,75 1 Construction 3 5 0,896 344, S S 9 6,007 Services publics 464,521 4 1 0.4" 1 54.104 Finance et Commerce 8 5 3.763 578.2 52 275.6 1 1 Services et autres 1,145,1)22 6 3 1,350 51 3,672 TOTAL 5.286, 1 5 3 4,121,832 1, 164,32 1 Par mille personnes de 14 ans et plus, l’occupation par régions était ainsi: Terre- Mari Prai- Industries neuve times Que .Ont.ries C.B, , CA \ Agriculture 16 "4 "I 58 184 30 S3 Forêts 47 26 16 7 T 28 13 Pêche et Chasse 82 19 T 1 2 5 5 Mines 16 20 7 9 12 13 M Manufactures 6 5 s 4 164 ISO 5 S 1 18 1 >6 Services Publics 4" 48 44 46 49 52 46 Construction 3 2 3 3 3 y 37 30 3 5 3 5 Finance et Commerce 66 ~4 "6 97 8 2 97 8 5 Autres 102 119 1 16 115 106 127 1 17 TOTAL 473 497 5 3 3 550 525 505 5 30 6.Otiiricrs lie nui unes Jans les Industries S'tiii-a^ru tiles Jn Canada.Les 3,3— S,000 ouvriers rémunères des industries non-agricoles du Canada en 195 0 représentaient une augmentation de 16 pour cent par rapport à 1943, lors du sommet îles activitsé industrielles de la seconde couI* d’œil sur l’économie canadienne 121 guerre mondiale, une augmentation de 64 pour cent par rapport a 1939 et de près de 100 pour cent par rapport au nadir de la dépression en 1933.Par régions, les travailleurs industiels du rant ces années se répartis- saicnc comme suit: Milliers d ’ouvriers Ré gions 193 3 1 9 3 9 1 94 3 1950 1952 Maritimes - - 25 S 292 Québec - - 8 5“ 948 1,104 Ontario - - 1.156 1,364 1,459 Prairies - 3 69 45 3 498 C.i J.- 266 340 349 CANADA 1.6',' 2.0 ï 6 2.9 ¦ 16 3.3 7 S 3,703 Nous voyons qu’alors qu’en 194 3 il v avait en Ontario 300,000 ouvriers de plus qu’au Québec, en 19 5 2 ce surplus avait passé à ' 5 5,000.- Priori l’aies 1 iitlnslrifs manujtu /.l’Ontario et du Québec.1 'importance relative en 1949 des vin tt plus importantes industries communes aux deux provinces de \ )nt .trio et du Québec est tell e qu’in- diq uée au tableau suivant: l:ulu'!:-i,- V C.'ur Unit des Prc duits (Millions d dolhrs) Surp us Omari i .Ontario Québec 1.A utomobile' 4 ~6 — 476 — 2.Pulpe et Papier 264 3 "4 — 1 10 q Salaisons 26 5 14" 1 1S — 4.Red.et Alt.Métaux non ferreux 23 S oil 16 — 5.1er et Acier Primaires 11- ; - 190 — 6.Inst.Agricoles 169 2 167 — ~ Acc.Automobiles 1 6 S — 168 — 8.Machinerie Electrique 15 1 s: 69 — 9.Produits du Caoutchouc 145 3 3 112 — 10.Produits du Pétrole 14 1 144 — 3 1 1.Filés, tissus de coton 6 4 139 — 75 122 IA REVUE TRIM! STR 1 ! 1 I 1 ( -\ N A1111 NM 12.Confection, femmes S 2 131 — 79 13.Beurre et Fromage 129 101 28 — 14.Confection, hommes 69 126 — 57 ! 5.Moulins à farine 122 2 5 97 — 16.Matériel, Chemin de fer 5 9 122 — o3 17.Tabac, Cigares, Cigarettes 8 105 — 97 18.Fruits et Légumes 95 s i 7 3 — 19.Tôlerie 94 39 5 5 — 20.Moulage de Fonte 92 29 63 — Nous y votons que les indu stries dans lesquelles la produc tion au Québec dépasse celle de l’Ontario comprenaient : la pulpe et le papier, la confection pour femme et homme, les tilés et tissu de coton, le matériel roulant de chemin de fer, et la production de tabac, cigares et cigarettes.D’autre part, nous trouvons que les industries de l’Ontario dont la production dépassait celle du Québec, étaient pour la plupart des industries où la mécanique jouait un rôle important.8.— Nature des Industries du Québec et de l'Ontario Si nous examinons Pemploiement dans les principales industries de l’Ontario et du Québec en regard des salaires payés dans 1 industrie manufacturière des Etats-Unis, nous trouvons une grande différence dans la nature de l'industrie manufacturière des deux provinces.En effet, alors que l’Ontario compte un grand nombre d’industries, telles l’impression, la publication, l’automobile, la machinerie, etc., comportant aux États-Unis des rémunérations élevées, le Québec pour sa part compte un plus grand nombre d’industries, telles la confection, les produits du papier, les textiles, etc., comportant aux Etats-Unis des rémunérations beaucoup plus basses.C’est ainsi qu’en 1949.on trouvait en Ontario SO pour cent des ouvriers travaillant dans des industries payant aux Etats-Unis des rémunérations moyennes de S 1.44 l’heure et plus, et qu’au Québec on n'en trouvait qu’environ 2 5 pour cent.De même, alors que durant la même année, seulement 20 pour cent des ouvriers de l’Ontario travaillaient COL' P d'cEIL SLR l’lCONOMIE CANADIENNE 123 dans des industries dont la rémunération moyenne aux Etats-Lnis étaient inférieure à S1.2S l'heure, au Québec prés de 50 pour cent des ouvriers travaillaient dans de telles industries.9.— Population îles moins de 20 ans De 1S S1 a 195!, la population des moins de 20 ans en Ontario et au Québec se comporta comme suit : Surplus A nnces Ontario Québec Ontario sur Québec 18S 1 962.000 693.000 269,000 189 1 962,000 744.000 213,000 190i 904,000 808.000 96,000 190 1 904,000 808,000 96.000 1911 980,000 97 1.000 9.000 192 1 1,140,000 1,142,000 2.000 (Def.) 193 ! 1.2~8.UOO 1.322,000 44,000 " 194 1 1.263,000 1.414,000 15 1,000 " 195 ! 1,5 5 5,000 1.704,000 149,000 " En 1881.la population en Ontario des moins de 20 ans était de 269,000 supérieure à celle du Québec ; en 1921.elle y était égale et en 19 5 1, on la trouve de 149,000 inférieure.10.Progression du nombre d'ingénieurs au Canada, de 1901 à 195 1.[.'industrialisation du Canada depuis le début du XXe siècle a nécessité un nombre toujours croissant d’ingénieurs.On estime que depuis 1901 le nombre d’ingénieurs a progressé comme suit : 1901 .2,600 1911.7,350 1921.12,800 193 1 .1 5.85 0 1941 .20,500 1 95 1 .3 5,000 124 1 A R 1- \ L I I RI.MI STKII I U l A N Aim N NI Alors qu'en 1901 il n'v avait au Canada qu'un ingénieur par 2,100 personnes, en 191 1 il y en avait déjà un par 980, en 193 1 un par 65 5 , en 1941 un par 560, et en 195 1 un par 300 personnes.II.Diplômes tics onze facilites Je jcnic au Canatla, Je l'>4l à 1452.De 1941 a 1 95 2, d sortit des onze facultés de génie au Canada un total de prés de 19,000 ingénieurs, soit plus de deux fois le nombre de diplômés de 1920 a 1940.La contribution de chaque université à ce total fut comme suit : Jniversitcs Nombre de diplômés Toronto .5.524 C.-B .2.349 McGill .2,320 Queen’s .2.089 Sask Al ta .1.325 Man \.S.Tech .s 69 Pols tcch .697 V B .629 Laval .326 part, l’Ontario fournit 7,613 diplômés, les Prairies 4,0 le Québec 3.343, la Colombie-Britannique, 2.349 et les Maritimes 1.498.Alors que durant cette période, l’Ontario produisit l’équivalent d’un ingénieur par 600 personnes, les Prairies en fournirent un par 62 5, le Québec un par 1,230, la Colombie-Britannique un par 5 05 et les Maritimes un par S40.Les quelque 1,200 Canadiens-!rançais diplômés de McGill, de Polytechnique et de Laval, de 1941 à 1 95 2, représentent un ingénieur par 2,800 personnes de nom français.12.Distribution culturelle Jes ingénieurs canadiens.Des quelque 35,000 ingénieurs canadiens en 195 1, on estime qu’il n’y en a que 1,800 d’origine française et 33,200 d’origines anglo-saxonne et autres.Alors que de 1 926 a 195 1 le nombre d’ingénieurs d’origine française n’augmentait que de 1,000, celui des ingénieurs d’autres origines augmentait de plus de 20,000. coup i)’an.sur l’économie canadienne 125 CO.XCLUSIOXS Dans le panorama qui s’est déployé à nos yeux tout le long de cetts-envolée de reconnaissance à travers les dernières décades de l’histoire canadienne, plusieurs laits émergent à l’horizon.C’est d’abord l'accélération du développement industriel du pays résultant en grande partie des deux guerres mondiales et de la guerre froide qui sévit depuis bientôt trois ans.Accélération résultant aussi des découvertes et de la mise en œuvre de nombreuses ressources naturelles à travers le pays : puits de pétrole et de gaz en Alberta, gisements d’uranium dans les territoires du nord-ouest, minerais de toutes sortes en Ontario et au Québec, et minerai de fer en Ungava et au Labrador.C’est ensuite l'augmentation rapide de la population due presque entièrement à l’accroissement naturel, maintenant le double de ce qu’il était il v a à peine dix ans, plutôt qu'au surplus d’immigration sur l’émigration.Et, sur ce point, nous avons noté que dans l’est du Canada, au Québec et aux Maritimes, plus de personnes ont émigré durant les derniers cinquante ans qu’il n’en est venu.Puis, nous avons vu que les régions économiques du pays ne s’étaient pas développées de la même façon, ni au même rythme.Alors que les Prairies étaient demeurées agricoles, l’Ontario et le Québec s’étaient industrialisés et l’économie aux Maritimes était demeurée stable.De même, alors que la production industrielle per capita atteignait S 1,000 en Ontario, elle n’était que de S.700 au Québec et guère plus de 5400 aux Maritimes.Un coup d’œil périscopique dirige plus particulièrement sur le centre industriel du Canada nous montra qu’au Québec plus de jeunes gens entrent chaque année sur un marché du travail comptant 3 5 0,000 positions de moins qu’en Ontario.Sur un marché du travail comprenant un grand nombre d’industries, telles les textiles, la confection de vêtements et de chaussures et autres, comportant par leur nature, partout où elles se trouvent, des rémunérations peu élevées. 126 LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Enfin, dans le panorama, nous avons entrevu l’importance croissante du rôle de l’ingénieur dans l’économie de plus en plus mécanisée dans laquelle nous vivons et nous avons vu le rôle limité qu’y joue, à cause de son petit nombre, l’ingénieur de descendance française.Devant de tels faits, il est difficile de ne pas s’émouvoir et de ne pas se demander ce que nous pourrions faire, nous les descendants des 65,000 Français de 1763, pour aider à améliorer la situation.Notre responsabilité est d’autant plus grande que notre nombre augmente.Je termine avec cette pensée, sachant très bien que mes bons amis, Minville, directeur de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, Eortie, directeur des cours d’extension de l’Université de Montréal, Brouillet, président de la Corporation de l’Ecole Polytechnique, et Jean Delorme, directeur de l’enseignement technique du Québec, feront tout en leur pouvoir pour préparer un plus grand nombre de compétences sans lesquelles nous ne saurions apporter à l’économie une contribution digne de notre représentation.Aidons-les autant que cela nous sera possible. LEON GERIN, UN DISCIPLE CANADIEN DE FREDERIC LE PLAY Arthur Saint-Pierri Né à Québec le 17 mai 1S65, mort à Montréal le 1S juin 1951, Léon Gérin fut notre premier sociologue, si l’on conserve à ce titre un sens tant soit peu rigoureux.Il reste encore à ! heure actuelle 1 un des plus marquants.En 1SS5, c’est-à-dire à l’.ige de 22 ans, il se rend à Paris animé d'une grande curiosité intellectuelle, pour y étudier, il ne savait trop quoi.Il a raconté lui-même brièvement, au début d’une étude sur la sociologie.1 comment, presque par hasard, il s’était finalement orienté vers les études sociales.11 avait commencé par l'étude des sciences naturelles et y avait pris beaucoup d’intérêt.Mais un beau jour, passant devant une salle publique, où l’on annonçait un cours par M.Demolins, il vint prendre place, d’un mouvement purement impulsif, parmi les auditeurs.Tout de suite, il fut gagné par le talent du maître et par l’objet de la nouvelle science.D’abord auditeur assidu, il devint bientôt disciple de Demolins et par lui de Frédéric Le Play, dont Demolins était l’un des plus brillants seconds.L’École de la Paix Sociale reçut son adhésion enthousiaste.Il en fréquenta les chefs et fut admis à leurs réunions en marge des cours.Son orientation intellectuelle en fut bientôt et pour toujours fixée.Obligé de revenir à Québec peu de temps après, il resta en correspondance avec scs maîtres et continua tant bien que mal ses études sociales, au milieu des préoccupations d’une vie à gagner et d’un avenir à préparer.I Revue de l.i Science Sociale, avril 1912. LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE De sr bre\e excursion d.ins les sciences naturelles, il avait conservé, nous dit-il, le goût du concret, de l’étude méthodique de phénomènes observables et vérifiables.Ce qui, plus que tout le reste, l’attachait a l’enseignement de l’École de la Paix Sociale, c’est le fait que ses nou-\eau\ maîtres exprimaient le ferme dessein d appliquer constamment à l’investigation des phénomènes sociaux les procédés rigoureux des sciences physiques et biologiques.Il s'efforcait pour sa part d’utiliser exactement, sur le modèle des nomenclatures adoptées pour les sciences physiques, la méticuleuse classification des faits sociaux, élaborée par Henri de Tourville, l’un des plus brillants disciples de Le Play ; classification à laquelle son auteur avait précisément donné ce nom de Nomenclature qui lui est resté.Comme à ses maîtres, et comme plus tard à Paul Bureau, la sociologie lui apparaissait une science d’approches difficiles, exigeant une longue prépai ation, de patientes, scrupuleuses et presque interminables recherches.A cause de cette conception qu’il avait tics difficultés de la science sociale, à cause, certainement, des circonstances qui ne lui fournissaient pas 1 occasion de systématiser suffisamment scs études, d’utiliser ses méthodes et d extérioriser ses connaissances, il fut, autant que j’ai pu m en rendre compte, près de six ans sans rien publier.le ne sais trop pour quelles raisons, les études sociales devinrent à la mode au Canada français, aux toutes premières années du XXe siècle.L’n cercle d’études, sur le modèle des Unions de la Paix Sociale, fut tonde a Ottawa, grâce à l’initiative d’Errol Bouchette ; un autre à Montréal et un troisième à Québec.L’impulsion, â Montréal, était venue de M.I .-A.Chauvin, père de notre collègue à la Société Rovalc, M.Jean Chauvin, et a Quebec, de M.l'Abbé Stanislas I ortie.Je ne désespère pas de pouvoir rassembler, un jour, au moins les renseignements essentiels sur ce mouvement, à coup sûr très intéressant, même si la durée en tut brève et l’action circonscrite.Du moins, la curiosité était éveillée et c est vers 1 Ecole de la Paix Sociale que nos aspirants sociologues se tournaient pour en recevoir la lumière.lout naturellement Léon Gérin, qui avait étudié â Paris sous ses maîtres, qui avait vécu jusqu’à un certain point dans leur intimité et ''tait imprégné de leur enseignement, se trouva à jouer un rôle de pre LL O.S" C.IRIN, UN DISCIPLE CANADIEN 1:?micr plan dans ce modeste courant d’activité intellectuelle.Il fut dans une certaine mesure le professeur des nouveaux néophytes a qui il donna une série de leçons échelonnées sur une période d’environ deux ans.La substance de ces leçons, leur caractère, leur orientation, sont nettement indiqués par Léon Gérin lui-même dans plusieurs mémoires qu’il présenta à la Société Royale, de 1905 a 1915.Il devait les publier in extenso dans la Rei ne de la Science Social-.'.ainsi qu'il l’annonçait lui-même dans une première section de son étude, que l’on trouve dans la livraison d’avril 1912, de ce périodique.C’est un article un peu lourd, très long, imprimé en texte serré, ou l’auteur entreprend de définir l’objet propre de la Science Sociale.Pour le différencier de l’objet propre des autres sciences, il nous fait une svnthese hiérarchisée de tout le domaine de la connaissance, commençant par la logique et les mathématiques qui sont à la base, pour finir par la science sociale qu’il place au sommet.Si la classification est valable, elle expliquerait peut-être pourquoi, vu la distance qui les sépare, on trouve souvent si peu de logique en science sociale ! Tout cela est systématiquement rangé dans un graphique en forme de cône tronqué et couché ; la logique occupant avec les mathématiques la partie la plus étroite du cône, qui est a gauche, alors que toutes les autres sciences, il y en a une quarantaine, se placent dans un ordre irrégulier en allant vers la droite, c’est-à-dire vers l’ouverture large du cône.A cette extrémité, où l’espace ne manque pas, on trouve la théologie, l’économie sociale, l’économie politique et la politique rangées deux à deux aux côtés de la science sociale qui en occupe le centre.Cette présentation, faut-il vous l’avouer, ne me parait pas particulièrement heureuse et les longues explications qui l'accompagnent forment, à mon avis, une introduction de proportions exagérées, à une définition de l’objet de la science sociale.Sans compter qu’il me paraît d une subtilité vraiment excessive de distinguer ainsi l’une de l’autre l’économie sociale et la science sociale.L’article, nous promettait son auteur, devait être le premier d’une série de quatre.Le deuxième serait consacré à la méthode, le troisième à l’élaboration de la nomenclature, et le quatrième, à l’investigation des phénomènes sociaux et de leurs relations. LA REVUE TRIMESTRIEL! I ( A N A 1)1! NM 1 3 0 Autant que j’ai pu m’en assurer, les trois derniers n’ont jamais paru dans la Revue rie la Science Sociale.Mais, en décembre de cette même année 1012, cette revue publiait, sous la signature d’un M.Decamp, une étude sur la Méthode, c’est-à-dire exactement le même sujet que Léon Gérin devait traiter dans son deuxième article.Heureusement, Leon Gerin a exposé dans de brefs mémoires de la Société Royale, les vues qu il se proposait d’elaborer longuement dans la Revue de la Science Sociale.Le premier de ces nié moires a été publié en mai 1905 il a pour titre: l.a Vulgarisation de la Science Sociale.Malgré qu il ne soit déjà plus jeune à ce moment-là, puisqu’il dépasse la quarantaine, il parle de sa chère science sociale avec l’ardeur, ! enthousiasme et l’intransigeance de la prime jeunesse.Il déplore amèrement l’indifférence de ses contemporains pour la sociologie et — on est méthodique ou on ne l’est pas ! — il fait une classification peu flatteuse de ceux qui n étudient pas les questions sociales : les inintelligents, les ignorants, les insouciants, les imprévoyants et ceux qui se laissent trop absorber par leurs occupations quotidiennes pour s’intéresser à autre chose (p.69).Il définit ensuite en quelques mots l’objet de la science sociale, "science des groupements humains”, nous dit-il.Puis il caractérise sommairement les diverses écoles de science sociale, pour conclure tout de suite à l’écrasante supériorité de celle de Le Play, qui a pris pour point de départ de ses laborieuses recherches, la famille.Il nous explique qu il y a diverses sortes de familles, que l’on peut grouper, à la suite de Le Play et de ses disciples, en quatre grandes classes : la famille patriarchale ou communautaire ; la famille quasi-patriarchale, la famille particulariste et la famille instable (p.74).A ce point, on est porté à se demander ce qu’il fait de la fameuse famille souche, l’une des trouvailles de l’École de la Paix Sociale, dont il devait s’occuper assez longuement dans ses monographies, si intéressantes, de certaines familles types canadiennes-françaises.2 Une bibliographie de l’Œuvre de I.eon Gerin, préparée par Sceur Bcllavance, N.D.B.C., m’a été très utile dans la redaction de ces notes rapides. LEON GERIN, UN DISCIPLE CANADIEN 131 Gérin nous apprend ensuite que la forme de la famille est rigoureusement conditionnée par trois éléments principaux : le lieu, le travail et la propriété.On a assez, vivement critiqué — M.Paul Bureau notamment ' — l’influence exagérée attribuée par l’Ecole de Le Play à ces trois éléments.Il sut lit en effet pour se rendre compte de tout ce que la théorie a d’arbitraire, de se rappeler que le lieu et l’entourage sont constamment modifiés, et même transformés de fond en comble par l’effort énergique des groupements humains.D’après la théorie, la constitution des familles de sauvages er.Amérique, et celle de la tribu qui s’était formée autour, étaient la conséquence fatale de l’immense nature américaine au milieu de laquelle elles vivaient.Si l'on voulait dire tout simplement par là que sans les prairies il n’y aurait pas eu de bisons, et sans les bisons, pas de chasseur de bisons, on affirmerait une simple lapalissade.Mais la théorie va évidemment plus avant.C’étaient les bois, les lacs, les rivières qui avaient fait des sauvages d’Amérique ces tribus nomades vivant de chasse et de pêche et sans cesse en guerre entre elles, parce que ce genre d’existence provoque fatalement des conflits pour la possession des territoires giboyeux et des eaux poissonneuses.Comme si l’Amérique n’avait jamais connu de tribus sédentaires ; comme si, surtout, la guerre n’était pas un phénomène universel et comme si les hommes ne se battaient jamais pour autre chose que des raisons économiques ! Et puis, dans ce même milieu de forêts immenses, de lacs innombrables et de rivières sans fin, les blancs sont venus et au lieu d’en subir fatalement l’influence, ils l’ont transformé à leur fantaisie et aménagé suivant leurs besoins.Gérin fait un commentaire assez long et dans l’ensemble, très favorable de la fameuse et interminable Nomenclature de Tourviile.II reconnaît cependant que, si profondément qu’elle subisse l’empreinte du milieu où elle est forcée de vivre, la famille ne manque pas à son tour de réagir sur lui et sur les autres groupements qui s’ajoutent ou se superposent à elle.1."Introduction à la Méthode Sociologique" Bloud 3c Gay.Paris I9Î3, PP.IM et s. ! A K1 \ l F TRIMFSTKII 1!I.( ANADIKNM Dans le même mémoire que j’analyse en ce moment, il s’attache à démontrer la nécessité des études sociales et que la science sociale se prête bien à la vulgarisation, ce qui est bien un peu et même beaucoup en contradiction avec ce qu’il enseigne ailleurs sur la complexité, l’ampleur et les difficultés de cette même science.En conclusion, il préconise la création de petits cercles d’études, et nous avons peut-être là le germe du groupement d’études sociales qu’Errol Bouchette devait fonder à peu prés au même moment, parmi les employés civils, Son mot de la fin révéle bien la profondeur de sa foi : 'Vulgarisons la science sociale, et la science sociale nous sauvera”.Parmi les recommandations faites par Gérin, au sujet des cercles d’études sociales dont il préconisait la fondation, il peut être utile de relever celles-ci : Le cercle ne doit pas compter plus de dix membres.11 doit avoir des réunions régulières et fréquentes.Ses membres doivent s’abonner a la Revue de la Science Sociale et en méditer les enseignements.Commençant par l’étude de la science théorique et de la méthode de Le Play, ils doivent s’orienter le plus tôt possible vers la recherche, sers l’étude de leur milieu, en suivant rigoureusement la méthode d’observation enseignée par les Maîtres.Les études et les recherches ne doivent pas rester purement théoriques, il faut les orienter vers l’action.Les disciples de Le Play doivent être, au Canada, des réformateurs.Les cercles isolés doivent se fédérer le plus tôt possible.Le projet n’eut pas de suite, et les deux ou trois cercles fondés a cette époque, ainsi que je l’ai signalé, ne tardèrent pas à disparaître.Mais déjà l’A.C.|.C.qui venait de naître, avait fait sienne la formule et lui dut vingt-cinq années d’une existence active et féconde.Lin 1909, Léon Gérin reprend et développe le sujet de la méthode en science sociale, sujet qu’il n’avait pu qu’effleurer dans son mémoire de 190 5.Son travail est un consciencieux commentaire de la Xomriit latine de Tourville, à laquelle il prodigue les témoignages île la plus respectueuse admiration.Avec toutes sortes de précautions oratoires cependant, il se permet de proposer certaines modifications à ce document vénérable, pour le simplifier dit-il, et pour rendre l’étude de la science sociale plus facile au commun des mortels.Cette proposition, il devait LEON GLRIN, UN DISCIPLE CANAD1I N 13 J .'a reprendre dans la première tranche de la longue étude, publiée dans la Revue de la Science Sociale, en avril 1912, comme nous l'avons déjà vu.Et peut-être avons-nous ici la raison véritable pourquoi la suite de son étude n’a jamais paru dans ce périodique.11 semble raisonnable de supposer que l’audacieux projet, mis de l’avant par le modeste disciple canadien, d’améliorer la sainte Nomenclature, ait choqué et scandalisé les Directeurs de la Revue, gardiens de son orthodoxie.Quoi qu’il en soit du bien-fondé de cette supposition, notons que Gérin pousse encore plus loin ses téméraires propositions.Il exprime l’avis qu’il serait bon d’ajouter une base philosophique à la Xomenclature, qui est, en vérité, un document assez matérialiste, ainsi que Durkheim lui-même n’avait pas manqué de le souligner.11 recommande ensuite, comme étant plus logique, la division de la Nomenclature par phénomènes de même nature, les phénomènes de groupement : famille, association, communes, provinces, état.D’après lui le fait d’avoir introduit des divisions basées sur les notions de lieu, de travail, de propriété, complique inutilement les choses.Les nouvelles divisions qu’il propose sont au nombre de treize, qui toutes sont divisées uniformément en six parties ; ce qui me parait bien révéler un esprit de système poussé à l’excès.En tout et partout, divisions et subdivisions s’élevaient a quatre-vingt-onze alors que la Nomenclature en contient deux cents cinquante.C’était évidemment une simplification d’importance.Mais tout cela n’était pas très clair, ni peut-être aussi rigoureusement enchaîné que les multiples sections de la Nomenclature.Et c’est peut-être aussi pourquoi, toute question de mécontentement et d’orthodoxie mise à part, seule la première partie de son travail a été accueilli, en I rance.L’une des meilleures études de Léon Gérin, à mon avis, est celle qui a été publiée dans un autre rapport annuel de la Société Royale, année 1914 sous le titre : ’’Sociologie le mot et la chose." Gérin y fait dans ce travail, l’historique de la sociologie, depuis la création du mot par Auguste Comte en 1 8 38.Dans l’esprit du fondateur du Positivisme, le nom sociologie devait s’appliquer uniquement à sa conception positi- 134 IA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNI vistc de la science sociale.C'est abusivement, croit Léon Gérin, que le sens d umot a été étendu.Pour lui, la sociologie n’est qu’une branche ou subdivision de la science sociale.C’est cette dernière expression seulement qui devrait être employée pour désigner l’ensemble des sciences qui traitent des sociétés humaines.Gérin a publié nombre d’autres études dispersées.11 en a recueilli plusieurs en volumes.L’essentiel de son oeuvre est contenu dans deux ouvrages sur lesquels nous allons jeter un rapide coup d’ceil.Le premier a pour titre : Le type économique et social des Cana- diens”, et comme sous-titre : "Milieux agricoles de traditions françaises”.’ 11 renferme cinq études consacrées, suivant la définition même de l’auteur.à "des exemplaires bien caractérisés de la famille et de la paroisse rurales canadiennes-françaises”.Ces monographies de familles agricoles canadiennes-françaises renferment probablement les meilleures, les plus vivantes pages de Gérin.Il ne peut être question de les résumer toutes, mais je vais m’arrêter un peu à la première, afin de permettre à ceux qui n’auraient pas lu l’ouvrage, de se faire une idée, incomplète sans doute, mais une idée tout de même de la manière de l’auteur et du genre de renseignements que son petit livre nous offre.Si je pouvais faire naître chez ceux qui ne le connaissent pas encore le désir de lire Léon Gérin.ce serait tout profit pour eux.Cette monographie a pour titre : "Le paysan 1 du Bas-Saint-Laurent, colonisateur du Saguenay.” Il s’agit d’une famille de St-Irénée, comté de Charlevoix.Ce qu’il y a de particulièrement intéressant dans ce travail c’est qu’il devait être, dans l’esprit de son auteur, la continuation et le con trôlf d’une enquête monographique, faite en 1 862, par le Consul de France à Québec, M.Gauldrée Boilleau, qui avait voulu emplover dan' l’étude de cette rustique paroisse canadienne française, les méthodes de recherche et d’observation de l’Ecole de la Paix Sociale, dont il était un fervent disciple.3 Paru aux Fditions de l’Action Canadienne-Française, en 1937 et aux Éditions f*ides, en 194s.4 Ce qui fera bondir notre colle.yue M.Geo.Bouchard, qui soutient que les yens de la campayne chez nous, ne sont pas des "paysans”, mais des "habitants”. ; ü)\ ( ; 1 KIN, IN DISCI PL I C AN ADI I.N 135 La monographie de Gauldrée Boilleau avait été publiée dans le cin-• uicme volume de la série Ouvriers des Deux-Mondes et Léon Gérin, ’ui naturellement la connaissait voulait, après plus de soixante ans, se rendre compte de ce qu’était devenue la famille Gauthier, objet des études du sociologue français.Celui -ci avait cru trouver au foyer des Gauthier, la fameuse fcitnillr '•((frite chère à l’École de Le Play, qui enracinée sur un coin du sol natal, s\ maintient de génération en génération, fournissant des rameaux pour des plantations plus ou moins voisines ou lointaines, mais restant toujours le centre de ralliement, l’abri où les membres dispersés de la famille sont heureux de se rencontrer.là n 1S62, la famille d'Isidore Gauthier se composait du père, de la mère et de sept enfants.Tous, sauf l’aîné marié et établi a son compte, travaillaient en commun pour le bien de tous.Le sociologue français avait remarqué que, dans nos campagnes, le bien ancestral est rarement divisé, grâce a la liberté testamentaire, contrairement i ce qui se passe en h rance, où cette liberté a ete abolie.Ce bien, qu on ne divise pas, passe rarement au fils aine.La raison en est que.lorsque les premiers nés de la famille sont prêts à s’établir, les parents sont encore trop jeunes, trop vigoureux, pour leur ceder la place.On les aide a s établir ou on les tait instruire, mais le père continue a exploiter lui-meme son domaine.Quand enfin arrive pour les parents l’âge de se retirer, 1 un des enfants, parfois le plus jeune, reçoit le bien en heritage, a charge pour lui de faire vivre ses vieux parents et de dédommager, dans une certaine mesure au moins, ses frères et sœurs de n’être pas comme lui héritiers.Quand l’héritage est important, les choses se passent un peu différemment, particulièrement s’il y a plus d’une terre.Le partage peut se faire alors entre deux ou plusieurs enfants.Mais le cas général est bien celui signalé par le Consul français, qui trouve cette solution bien supérieure au partage forcé imposé par la loi française.Qu’était devenue la famille Gauthier lorsque Léon Gain se rendit a son tour à Saint-Irénée, en 1920, pour l’étudier .' Elle n existait plus, du moins sur place.Elle avait vendu son bien et s était établie sur d’autres terres, dans les régions de colonisation alors nouvelles du Saguenay où, du reste, elle avait prospéré.D’où Léon Gérin conclut : "Ainsi 136 LA 1UVU1 TRIMESTRIEL II L AN \DIENNE s’écroulait piteusement la glorieuse vision un instant aperçue d une famille souche canadienne sur le modèle classique de Le Play (p.13).Conclusion prématurée ou du moins exagérée, à mon avis, si 1 on ne s’accroche pas à une interprétation trop rigide des formules.La famille souche d’Isidore Gauthier ne s était pas dispersée aux quatre vents : encore moins était-elle éteinte, hile s était tout simplement transplantée, et avec le plus grand succès, dans une région nouvelle de peuplement, ou les chances d établir convenablement scs nombieux enfants dans le voisinage étaient beaucoup plus grandes que si elle fût restée à Saint-lrénée.Mais il est bien certain qu’au sens idéal, exclusif, le type de famille souche qui .irait séduit Le Play, ne peut se rencontrer qua ! eta-d’exceptions.la \ i c est trop changeante pour que, sans întertuption durant des siècles, sur une même terre, puissent se rencontrer, tant soit peu ’ .quemment.les descendants d un même ancêtre.Sans doute on en peut Liter ties exemples.A 1 occasion du 1 roisiemc Centenaire de la \ilir de Québec, on a distribué des médailles, si ma mémoire est fidèle, aux tôt par l'ancêtre.Mais on n’en avait pas trouvé beaucoup (exactement 273 i.-ans doute parce que notre pays est encore jeune, mais surtout à cause de l’essentielle instabilité ties affaires humaines.1 a famille Isidore Gauthier étant partie, Léon Gérin oblige d aban donn.; m premier projet, n’en étudia pas moins la paroisse de St-Irenee et le- conditions d existence tl une autre famille Gauthier, patente de !i première et dont le chef s’appelait d'un nom que je n’avais jamais encore rencontre et que je n ai pas revu depuis : Mcdérile.Irt decant le spec tacle qui se déroule a ses yeux Gérin s eerie : Xous nageons ici en pleine tradition communautaire” (p.22).Le disciple de Le Play avait retrouve a la fois son enthousiasme et son vocabulaire.Il y aurait une foule de détails à noter ici, mais je n’en puis souligner que deux ou trois.La mere de Médérile Gauthier vivait encore et habitait avec lui.C’était une Harvey ; elle était de naissance écossaise et Gérin nous explique comment elle était devenue la mere de toute cette lignee de Gauthier.Les Highlanders, nous dit-il, formaient un contingent important de 1 armée de W olfe.Après la conquête, ils s établirent en nombre LÉON GIRIN, UN DISCIPLE CANADIEN 137 dans les seigneuries concédées dans le bas du fleuve, à leurs officiers les Nairns, les Fraser, etc.Communautaires autant et plus que les Canadiens français, ils sympathisèrent avec eux, s’unirent à des Canadiennes-françaises et ne tardèrent pas à se fondre dans le milieu rural québécois.Gérin nous parle de grande et de petite culture, de production spontanée et d’industrie domestique.11 nous révèle, en passant, les incursions généralement malheureuses faites par certains habitants de St-Irénée dans les mines et les transports.A travers des réflexions justes, des observations ingénieuses et peut-être même profondes, il jette certains jugements que, pour ma part, je ne serais pas prêt à accepter sans discussion.Il semble alors que ce sont les réminiscences, les souvenirs trop précis des enseignements de l'École de la Paix Sociale qui encombrent sa mémoire et faussent, à mon avis, ses perspectives.Le reproche qu’il fait à la famille agricole de ne pas former une élite de chefs d’entreprise pour les arts usuels, me parait porter à faux.Ce n’est pas là le rôle d’un milieu agricole.Qu’il fournisse les sujets, d’accord, mais la formation de ces derniers incombe à d’autres qu'aux agriculteurs eux-mêmes.Quand il affirme que la race se décapite à chaque génération, même en considérant soigneusement le contexte, on n arrive pas a comprendre ce qu’il veut dire.Les regrets qu’il exprime de ne pas trouver à Saint-Irénée "une classe patronale, mais seulement des familles toutes égales, non hiérarchisées” ne sont que les échos des théories de l’École de la Paix Sociale dont, même en France, le comte de Mun s’était efforcé sans succès, de faire l’application dans ses cercles catholiques d’ouvriers.Le paternalisme s’est révélé une solution chimérique au problème social en Kurope, et nous n’avons pas à regretter son absence chez nous, surtout, je crois, dans nos campagnes où l’absence de classes distinctes et hiérarchisées me parait être une force, bien loin d’être une faiblesse.Certaines autres pages de Léon Gérin, où transparaît à l’extrême i'influence de ses maîtres, me paraissent encore discutables et parfois contradictoires.Nous ne pouvons nous y arrêter.Mais il est un passage que je ne puis m’empêcher de relever, tant il me paraît extraordinaire : 13 S i \ RI.VL I I RI M I STKILLI I < AN M)l! N N I "Fait curieux, caractéristique, écrit Gérin, l’habitant qui, de date très ancienne, a su trouver dans son groupement familial l’armature d’une vie économique simple mais intégrale à son point de vue du moins, a reçu de l’extérieur et pour ainsi dire toutes faites ses institutions reli gieuses, qu’il tient de l’église catholique, et ses institutions politiques, empruntées à l’Angleterre et a un moindre degré aux Etats-Unis” (p.SI .Je vous avoue que ces lignes m’ont un peu étonné.Est-ce que par hasard Léon Gérin aurait voulu que — à l'instar de cette grande dame de la Cour de Louis XIV, si doctement commentée par Brunetiere, no~ habitants se "fissent chacun son petit religion à part soi” ?Il est incontestable que nos habitants reçoivent leur religion et leurs institutions religieuses toutes faites, comme le font les catholiques de tous les pays, à tous les degrés de la vie sociale.Ils ne seraient pas des catholiques s’ils agissaient autrement.Et je suis bien sûr que tel devait bien être au fond la pensée de Gérin.Il en est de même de nos institutions politiques.Elles ont été élaborées péniblement par nos chefs, au cours d’un siècle de lutte contre une majorité de la section anglaise de la population qui cherchait à nous en imposer d’autres.Elles s’incarnent dans la constitution, et poursui vent une lente évolution sous l’influence des lois que votent nos législateurs.Nos habitants les reçoivent et les subissent, comme nous le faisons nous-même.Je me demande comment, à moins de se maintenir en état constant de révolution, ils pourraient faire autrement.Je suis convaincu qu’ici les mots ont trahi la pensée de Léon Gérin et lui ont fait exprimer des idées qui n’étaient pas du tout les siennes.En somme il me parait que Léon Gérin a eu le tort de suivre de trop près les enseignements de ses anciens maîtres.Ce qu’il y a de bon.d’excellent même, dans sa monographie est sans doute de lui ; le moins bon.le plus discutable porte la trace d’influences étrangères, d’idées et de théories qui pouvaient valoir ailleurs, et encore, mais qui s’adaptaient mal à notre situation.Pressé par le temps, je passe sans plus tarder au plus volumineux, au plus important à tous points de vue des ouvrages de Léon Gérin : "Aux sources île notre histoire." ; Dans ce volume il s’est efforcé de mon- 1.Public aux I-Jitions FiJes, sous le patronage de l'Institut Je Sociologie, en 1 946. LÉON GÉR1N, UN DISCIPLE CANADIEN 139 trer les conditions économiques et sociales qui existaient dans 1 ancienne, ausvi bien que dans la nouvelle France, et qui expliquent pourquoi le peuplement de notre pays sous la domination française s’est fait si lentement ; les raisons de la grande pauvreté et de l’extrême faiblesse de la N’ouvelle-1 rance, en regard de la prospérité de la Nouvelle-Angleterre, et comment nous nous sommes engages dans un conflit ruineux d où nous devions fatalement sortir écrasés — avec des colonies dont la population était de 40 à S0 fois plus nombreuse que la notre.Ce livre est la coordination et le développement d’études anciennes.Le résumer est impossible dans les quelques instants que nous pouvons lui consacrer.Le meilleur conseil que je puisse donner c’est de le lire.Il jette sur beaucoup de points de notre histoire, que les manuels expliquent insuffisamment ou pas du tout, de grandes clartés.Les causes de l'insuccès flagrant de la colonisation de la Nouvelle-France par les grandes compagnies, par le roi lui-même et par les Seigneurs, y apparaissent dans un jour cru.Les méfaits à longue portée de la traite des fourrures, l’action néfaste de ce que Gérin appelle "la gentilhommerie fonctionnariste”; l’excès de centralisation, le refus de presque toute initiative et liberté à la population stable du pays, ces causes, et bien d’autres encore (dérivant pourtant à peu près toutes, de celles-là) agissaient séparément ou collectivement pour conduire le pays à la ruine.La narration historique est assez, brève.Elle nous rappelle les voyages de Cartier, la lamentable aventure de Roberval, etc., mais n ajoute rien ou guère à ce que nos historiens nous avaient déjà appris.Dès l’origine, la colonie se développe avec une extrême lenteur par la faute des marchands qui ne voulaient aider ni a la colonisation, ni à l’évangélisation des sauvages, parce que cela coûtait trop cher et pouvait nuire au commerce.I a colonisation par l’établissement île seigneuries a aussi échoué pendant longtemps — sauf le cas isole du médecin Giffard parce que les Seigneurs ne connaissaient rien à la culture et comptaient pour vivre sur des postes de fonctionnaires et sur la traite des fourrures.Au surplus, le mal remontait plus haut. HO ( \ IU \ L 1 TIUMl.STIUl I I l C \ N ADI! NM Au debut — durant la première moitié du XVII'' siècle — la vie locale était désorganisée en France même.Les Seigneurs et les noble-les plus riches vivaient à la cour.Les plus pauvres végétaient sur leurs terres et ne pouvaient pas songer à entreprendre une aventure d’établissement agricole au Nouveau-Monde.Procédant par la méthode monographique, Léon Gérin décrit assez longuement ensuite une tentative de colonisation par fondation pieuse, celle de l’établissement de Montréal par la Société Notre-Dame, pour en arriver à conclure que : "même pieuses ou charitables, parce que fondées et soutenues par une classe dirigeante instable, ces tentatives de colonisa tions finissent toujours par réclamer la protection de l’Etat” (p.188).Et alors Léon Gérin pose la question : Pourquoi les grandes compagnies françaises : celle des Cent Associes fondée par Richelieu, celle des Indes Occidentales fondée par Louis XIY, ont-elles échoué, alors que les grandes compagnies anglaises et hollandaises, moins favorisées par l’État, ont prospéré ?” Et il nous donne lui-même la réponse : "C'est, nous dit-il, parce que ces dernières étaient des créations spontanées de leurs membres, qui avaient le goût et le sens du commerce, l’attrait du risque en vue du profit, l’audace des grandes entreprises, tandis que les compagnies françaises étaient constituées d’en haut, composées de membres qui, pour une partie du moins, y étaient entrés sans enthousiasme et même malgré eux ; qui craignaient ies aventures et cherchaient à s’approprier les largesses de l’État avec un minimum d’effort et sans remplir les obligations correspondantes”.Ceci entraînait l’incapacité et la prodigalité des administrateurs, la multiplication des emplois payés — la prédominance de l’esprit bureaucra tique i p.202).Pendant quelques années, la colonisation reçut de Louis XIV lui-même une impulsion vigoureuse, qui ne produisait pas, cependant, des résultats correspondants aux efforts et aux dépenses, à cause surtout du manque presque total de coopération de la part des Seigneurs, qui sollicitaient et recevaient de vastes concessions sans se mettre en peine de les exploiter convenablement.Et Gérin en tire cette conclusion que l’intervention du pouvoir central doit rester impuissante, quand la participation des forces de il vie privée reste insuffisante (p.211). LÉON GÉRIN, UN DISC [IM I' CA N AD IL N 141 Pendant ce temps les nobles et les seigneurs au Canada vivaient dans la gène, souvent plus mal que leurs censitaires, qui ne leur donnaient a peu près rien.Les plus heureux se rattrapaient sur le fonctionnarisme, mais même cette ressource restait très limitée, car les plus hauts postes étaient réservés à des fonctionnaires venus de France.Pour améliorer la situation on se tourna vers la traite des fourrures.Des brèches furent faites au monopole de la Compagnie des Indes, qm fut bientôt ruinée par le commerce librement ouvert aux habitants de la colonie, soutenus par l’Intendant Talon.Gérin nous montre alors le commerce des fourrures s’organisant avec le concours et sous la direction de l’État, un peu comme dans nos sociétés modernes où le commerce international profite ou souffre de l’ingérence des gouvernements.Et Gérin nous indique quelques-unes des formes les plus importantes de l’intervention de l’État : expéditions militaires pour assurer la liberté des communications, relations politiques et traités de paix avec les tribus indiennes, distributions de cadeaux, etc.Toute la colonie entra bientôt dans le puissant mouvement créé par ces circonstances favorables et la traite devint la grande affaire de tout le monde.Elle fit même surgir une nouvelle classe sociale, celle des Coureurs de Bois.Tout ne se passait pas dans l’harmonie la plus parfaite, bien au contraire ; des factions se formèrent, qui se faisaient la guerre.Et il fallait aussi compter avec la concurrence des colonies anglaises qui avaient, semble-t-il, plus que nos gens le sens du négoce.Et ceci amène Léon Gérin a écrire — sur l’autorité nous dit-il de La Hontan — que les Français pavaient leurs fourrures aux sauvages 160'i meilleur marché que les Anglais (p.221).C’est un exemple de distraction comme j’en ai assez souvent rencontré chez des économistes et sociologues amateurs.Mais s’il est déjà amusant de voir un adulte, qui est supposé savoir compter, perdre de vue ce fait élémetnaire que le pourcentage peut augmenter indéfiniment, mais qu’il cesse d’exister dès lors qu’il a diminué de cent pour cent, une pareille distraction dans une page d’un sociologue de la valeur de Léon Gérin étonne.Même s’il est démontré que La Hontan s’en est rendu coupable avant lui, on voudrait qu’il eut aperçu l’énormité de cette statistique et qu’il s’en fut dissocié. LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 142 D'.iprés Leon Gérin, la guerre contre les Iroquois a été volontairement traînée en longueur par 1 armée et les chefs du pays parce que les Seigneurs et leurs enfants y trouvaient un emploi profitable et des chances d’avancement, alors que les dégâts matériels étaient surtout supportés par les habitants, qui voulaient la paix, mais n avaient aucun moyen de l’imposer.L’accusation est très grave et je n ai aucune autorité pour tenter de la réfuter.Léon Gérin la développe et 1 amplifie.Il attribue aux Français une guerre d’agression contre les Anglais, pour conserver le commerce des fourrures.Les Américains cherchaient la paix et offraient, dés 164S, une alliance perpétuelle entre les deux colonies, indépendamment de toute rupture qui pourrait surgir entre les deux couronnes (p.239).Et il ajoute: Un fait remar- quable c’est que le parti de la guerre ne s’organisa au sein des colonies anglaises, qu’à l’arrivée des fonctionnaires anglais (p.242).Les guerres franco-américaines, affirme encore Gérin, ont etc causées par les marchands et les fonctionnaires français et anglais.Les habitants des deux pays n’en voulaient pas.La question n’est pas de ma compétence, mais de prime abord, il me paraît que Gerin oublie trop, ou du moins sous-estime, un fait fondamental : la dépendance des colonies à l’égard de leur métropole respective.Au profane que je suis en ces matières, il paraît évident que les germes des guerres d Amérique doivent se trouver tout d’abord en Europe.Les volontés et les intérêts qui, de ce côté-ci de l’Atlantique, les favorisaient pour en tirer prolit, auraient été, me semble-t-il, impuissants à les imposer.Gérin fait une vivante comparaison entre les éléments dirigeants des colonies .1 n c Lu ses et les nôtres et cette comparaison est nettement a l’avantage des Américains.Ceux-ci, par leur seule initiative, avaient constitué entre la mer et les Alléghanvs de riches et nombreux groupements de population, alors qu’en Nouvelle-France la population n augmentait guère et restait pauvre.Ils — les Américains — étaient 1.200,000 et peut-être 1,5 00,000 et nous n’étions que 80,000.C’était une pure stupidité d’attaquer cette population et de la forcer à prendre les armes pour sa défense, alors qu’elle ne demandait pas mieux que de laisser les armées anglaises seules aux prises avec les armes du roi de France (p.247). LÉON CL R IN, L N DISCIPLE CANADIEN 143 l.n dépit de toutes ces misères, un solide noyau s’était constitué en Nouvelle-France mais avec une extrême lenteur.Le secret de la survivance française, nous dit Génn, se trouve la, dans quelques milliers de vrais paysans français venus des régions peut-être les plus dures à cultiver de la France ; il se trouve dans leur courage, leur vigueur, leur frugalité, leur honnêteté et leur foi ; il se trouve surtout dans le transplantation chez nous de la famille quasi-communautaire où l’on travaille en commun, où tous les revenus sont mis en commun, où l’on produit pour les besoins essentiels de la famille, fort peu pour le marché et pour l’échange.(Voir tout le chapitre XYI.pp.25 5 et suivantes).J’ignore ce que notre sociologue a rapporté de vraiment personnel, original, dans son excursion "Aux Sources de notre Histoire”.Je serais bien en peine de démêler ce qu’il a dit de vraiment nouveau d’avec ce que ses devanciers avaient dit avant lui.C’est la besogne d’érudit, pour laquelle je n’ai ni préparation, ni goût.Mais ce qui me parait indiscutable c’est que, pour avoir envisagé sous l’angle sociologique, pour avoir analvsé avec la célèbre méthode les phénomènes meme supposés tous connus — de nos origines, il les a éclairés d’une lumière différente ; il en a mis en relief certains aspects importants, oubliés peut-être ou du moins sous-estimés.1! a fait avec conscience et talent, besogne utile.Son dernier livre, l’ensemble de son oeuvre, le place au premier rang de nos auteurs canadiens ; en tete des plus notables artisans de notre toute modeste littérature sociale canadienne-française. LE PREMIER BATEAU A VAPEUR EN FER H.Philip Spratt et Germnine-L.Bk.ot la construction en ter Je bateaux n’était pas du tout nouvelle en 1821.lorsqu’on entreprit la construction du premier bateau à vapeur en fer pour la navigation de la Seine, entre Paris et Le Havre.Des 1.7, on avait construit un petit bateau de plaisir en fer 1 sur les bords de la rivière l oss, en Yorkshire ; la coque en avait 3 m.70 de long et 1 ni.S0 de large.Dix ans plus tard, en 1787, un certain John W ilkinson construisit un bateau en fer, le ” I rial '.à W illey en Shropshire, pour les transports par canaux/ Ce bateau en charge était d un déplacement de 40 tonnes ; il avait 21 m.30 de long et 2 mètres de large.La coque en tôle rivée avait 8 millimètres d’épaisseur ; mais l’étrave et l’étambot étaient en bois, les plats-bords revêtus de bois, et les poutres d orme.Le premier bateau de commerce entièrement en fer fut le \ ulcan .construit en 1818 par Thomas W ilson à Faskine, en Ecosse, d’apres les plans de Sir John Robertson, pour le transport sur les canaux.La coque mesurait 19 m.20 de long, 3 m.96 de large, 1 m.32 de creux et 1 m.22 de tirant d’eau en charge." Elle était faite de tôle sur des membrures de fer en barres ; toutes ces membrures et les épontilles étaient forgées à la main.1 En ce temps, le bois de construction pour les bateaux était devenu rare et coûteux, et par conséquent les architectes navals furent contraints à se tourner vers le fer.Au commencement, cette innovation rencontra beaucoup de résistance ; plusieurs constructeurs expérimentés déclaraient qu un bateau en fer sciait contrane à la natu re”.1.Ci nllniui"'' S\a nazi ne, Londres, May 1777, p.2-C.Cirantham.John.Iron ship-lilillilinn : mil’ liimliiul illnslralions.Londres, 18r.8, P- ('¦ v -\ n II II ill Register oj tkt Y tin 1820.Londres, 1822, Part II.p.1371.4.7/’I I n.KHUt r, Londres 2 1 January 1898.p.50. LE PREMIER BATEAU A VAPEUR EN 1ER 145 Cependant, le premier bateau à vapeur en 1er "Aaron Manby' était construit en 1S21.Les pionniers de cet entreprise étaient l’homonyme Aaron Manby (le propriétaire du chantier Horseley Ironworks, pres de Tipton, Staffordshire) et son fils aîné, Charles Manby, associés au Capitaine (plus tard l’Amiral Sir) Charles Napier, dont l'objectif était l'exploitation des bateaux a vapeur en ter pour la navigation sur la Seine.¦’ La coque fut construite en tôle de 6 mm.3/10 d’épaisseur, le fond plat et l’arcasse carrée.Les joints longitudinaux étaient à clins et rivés.Les membrures se composaient de fer a cornière.La contre-quille était de bois, et des supports de bois étaient pourvus au-dessous des machines.Le seul pont, et les traverses qui le soutenaient, étaient egalement en bois.Le bateau portait un beaupré au-dessus de son étrave inclinée (voir l’illustration, reproduite d'un dessin contemporain, conservé au Science Museum de Londres).1/ linlcuu à vapeur en fer “Anrim Munhiy” / Napier, 1.11.1).I;., The lift‘ tiihl t'orrt i/mti/eufi' nj Imitai Su C/iarl.X .iftivr, I ondres, 1862, Vo!.I.p.120.t f ield, Joshua, Diur) of a tour m tin NiilldtiJs, 1821.Manuscrit conserv.a la Bibliothèque du Science Museum a Londres.Imprime, avec introduction et notes par John V.Hall, dans les / oiinat /unit of the .\, nantit n Sot it'/), 1 ntufres, Vul.VI.102 5 -26.p.:u I \ !U VII TR1MI STRU M I l ANADII NNE 146 Le bateau fut ponte de tete en tete, de manière que toutes les mat-chandises étaient a l’abri de la pluie ; et l’on se dit assuré contre 1 incendie, vu que le bateau fut construit en fer.Entre la machine et les marchandises étaient deux cloisons, dont une en fer et 1 autre en bois, et tout l’intérieur du bateau fut doublé en bois pour empêcher la chaleur de se communiquer à la cargaison”.La cheminée se dressait a 14 mètres au-dessus du pont, fixée solidement au beaupré, sur les deux cotés, et à l’arrière ; il semble qu’en même temps elle ait servi de mât, à la manière de celle du "Cornet” construit en 1812.' La propulsion du bateau était assurée par une machine à vapeur, nominalement de 30 chevaux, construite d après le brevet d invention pris par Aaron Manby en 1821.Cette machine avait deux cylindres oscillants, d’environ 6S5 millimètres de diamètre et 91S millimètres de course, qui pouvaient développer environ H) chevaux à toute vapeur.M.Manbv devait reconnaître plus tard que son brevet n avait aucune valeur,' les essais d’une machine à cylindres oscillants ayant été faits par William Murdock en 1783.La même construction fut également adoptée plus tard par Joseph Maudslay, dont la première machine marine oscillante de 1827 est encore conservée au Science Museum de Londres.0 La vapeur à basse pression, d’environ 0,1 S atmosphere, était fournie par deux chaudières en fer aux flancs plats, placées côte à côte.Ces chaudières avaient 1 m.5 0 de large.3 m.70 de long et 1 m.80 de haut ; les angles des couvercles en étaient arrondis.Chacune contenait deux foyers longs de 1 m.37 et larges de 46 centimètres, avec des carneaux retournants.La surface chauffante totale était d’environ 45 m-, la surface des foyers 2 rrr 5 0.Les cendriers étaient ouverts au-dessous des foyers : les tuyaux se réunissaient dans la cheminée, qui avait environ 915 millimètres de diamètre.L’intention initiale avait été d’utiliser deux paires de roues ; mais les plans furent modifiés plus tard, sans doute pour la raison même qui avait affecté le "Cornet” en 1812 : on constata que le sillage de la pre- 7.Spratt, H.P.Merchant steamers an./ motor-ship>.Science Muséum, Londres, 1 949, Part II.p.92.8.Manby, Aaron, Ouillafing steam engine >.Spéci îication No.4ÎÎ8.Great Seal Patent Office.Londres, 9 July 1821.Spratt, H.P.M./'/'/c engineering.Science pp.2 S - 2 (» 9.Muséum.Londres.I93Î, Part II. LE PREMIER BATEAU A VAPEUR EN FER 147 mière paire de roues nuisait au bon fonctionnement de la deuxième.Par conséquent, le bateau "Aaron Manby” ne reçut enfin qu’une seule paire de roues.Elles avaient 3 ni.70 de diamètre ; et leur largeur était limitée a "60 millimètres, parce que le bateau, destiné à la navigation de la Seine, ne devait pas dépasser 7 mètres de large.Les aubes de ces roues furent actionnées par le mécanisme aux pignons coniques, breveté par John Oldham 10 en 1 820.Ces roues faisaient environ vingt-cinq tours à la minute, le bateau faisant sept nœuds.La fabrication de la coque fut achevée au chantier Horseley Ironworks vers la fin de 1821.Le bateau fut alors transporté à Londres en sections, et reconstruit dans les Surrey Docks à Rotherhithe, sous la direction de Charles Manby.Ce travail lut terminé le 30 avril 1S22.Les essais en eurent lieu sur la Tamise,11 entre Battersea et Blackfriars, le jeudi 9 mai 1822.Un rapport contemporain 12 (traduit) dit que le bateau "est le spécimen le plus complet du travail en ter que l’on ait jamais vu ; il a un tirant d’eau d'un pied de moins que tout autre bateau à vapeur construit jusqu'à présent”.Commandé par le capitaine Charles Napier (plus tard l’amiral Sir) et ayant Charles Manby comme machiniste, le vapeur "Aaron Manby” quitta la Tamise, chargé de graines de lin et de fer.Il traversa la Manche au Havre, et remonta la Seine jusqu’à Paris, où il arriva le lundi 10 juin 1 822,1,1 à l’étonnement des habitants.Un journal contemporain 11 écrit que : "Le bateau à vapeur en fer "Aaron Manby”, capitaine Napier, est arrivé avant-hier à 8 heures du soir au port Saint-Nicolas”.On dit que ce "bateau en fer” fut d’abord regardé comme une imposture,,r> étant donné que le ter ne pouvait jamais surnager.Cependant, il était bien le premier bateau en fer qui prit la mer,111 et ce fut lui qui, le premier, fit la traversée directe de Londres à Paris.1' 10.Spécification No 4429.Great Seal Patent Office, Londres, 9 June 1S20.11.Morning Chronicle, Londres, 14 May 1 822.12.The Courrier, Londres, 1S May 1 822.13.Journal des Débats, Paris, 11 juin 1 822, p.3.14.Le Constitutionnel, Paris, 13 juin 1 822, p.4.lî.Napier, L.H.D.E., up.cit., Vol.I, p.121.16.Journal des Débats, Paris, 16 juin 1 822, p 2.17.Paris, Vice-Amiral Edmond, et Bonnefoux, Pierre M.J.de, Dictionnaire de la marine à mile et du quai de sorte que la continuité de la poutre peut être tenue comme parfaite.Deux positions de la charge seront envisagées. POL' TRI CONTÎNUI LT APPUIS PLASTIQUES 155 RIX III R( III DI S (.OXSTAXTTS Tableau A.— Appar-iissont ici les constantes ayant trait aux propriétés mécaniques de la poutre et des pieux.Ces valeurs sont en quelque sorte données .Tableau II.— L'ne flèche unitaire a été imposée à différents appuis et l’on a recherché les moments et les réactions qui en découlent.Tableau G.— Si l’on impose une flèche unitaire à l’appui M, les points d’appui voisins vont se déplacer.Ces flèches ont été trouvées, ainsi que la charité du verm M, après le fléchissement.Pour soulager le vérin M, il faut donc imposer une flèche à tous les appuis élastiques, flèche proportionnelle au soulagement désiré et liée à la position de l’appui.Il a fallu tenir compte du iait que la flèche d’un appui sis a gauche île M est aussi la fléché de 1 appui de même ordre sis a droite de M.RI (I II RC III DIS Y Al.TU RS M' ET R l es appuis sont considérés comme rigides et 1 on recherche les moments et les reactions dus au chargement.Remarquons qu’a la position numéro - de la charge il n existe aucun moment M . flOKIPS Ô0 KIPS Position! N! 1 j ! i i i i f i i i i I I f i rm 17 16 19 20 21 22 23 24 25 26 27 2d 29 30 31 32 33 19 £.31 APPUI 50.7 - 10 0 -0.6 3 2 6 -0 7 -20.7 - I 8 -0 4 - IO 0 -0 4 *0 3 -0 3 ?0.2 M = 10 m - 10 M = 10 TRIMESTRIELLE CANADIENNE Position K|S2 POUTRE CONIINLl ET APPUIS EI.AS'I IQUES RI X III R( III DI S I I.IX DI S Its reactions R" constituent la charge des vérins imaginaires.Nous allons supprimer tous ces vérins un a un.Pour ce faire, chaque appui LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 1 S s devient à tour de role l’appui M du tableau C.Le soulagement desire s’exprime alors : dp,,, := — R’ Utilisant les coefficients de ce tableau C l’on imposera les fléchés requises à l’appui en question et aux appuis voisins ; le vérin imaginaire peut être enlevé.L.a somme des flèches imposées après la suppression de tous les vérins représente la flèche finale et vraie.RFA 1 U-RCIU DES VALEURS "m” LT "r” La poutre est maintenant marquée de fléchés dont nous venons de trouver la mesure.Ces flèches sont considérées comme données et 1 on procède à la recherche des moments m et des réactions r dues uniquement à ces flèches.RECHERCHE DLS VMEURS "Al" ET "R" Les équations (1) et (2) nous conduisent à la valeur globale des moments et des réactions : (1) M : M" - m ( 2 ) R - : R — r Ln ce qui concerne la position numéro 2.la premiere équation devient : M ' m.COXCLl'SIOXS Dans la pratique la longueur des pieux n’est pas une constante.Pour tenir compte de la différence des longueurs il faudrait, lorsque nous posons l’équation (4), utiliser la valeur S propre à chaque appui.Nous obtiendrions alors la charge résiduelle des vérins, charge qu il faudrait éliminer en créant des flèches additionnelles.La méthode s’avère d’un emploi relativement facile.Il est vrai que la symétrie de la structure a facilité les choses.Dans un cas d’asymétrie, il pourrait être préférable de considérer l’élasticité simultanée de deux ou trois appuis seulement et d’atteindre le' flèches finales au moyen de déplacements graduels. L’ÉCONOMIE FRANÇAISE EN 1952 Henry Mhln Au debut de chaque année, depuis la tin de la guerre, le Conseil National du Crédit publie un rapport sur l’évolution de économie de la 1 rance.Ce rapport, qui englobe l’ensemble des activités economiques et insiste particulièrement sur les problèmes soulevés par la distribution eu crédit, constitue un des documents les plus importants sur 1 economic française.Prépare avec soin, détaillé, il met en relief les caractéristiques Je cette dernière et en souligne les principaux changements au cours de l’année écoulée.le Vile rapport du Conseil National du Crédit concernant 1 année 1 y52 vient d’être publié.Comme les précédents, il présente un tableau d’ensemble sur les sujets suivants : situation et evolution de l’organisation bancaire, distribution du credit, politique du crédit et rapports entre le credit et l’évolution de l’économie française.Nous avons tait I ma sse des parties les plus susceptibles d’intéres er nos amis les Canadiens, analyse qui fait ressortir la situation de l’économie de la Prance en 1 Il est bien connu que la conjoncture mondiale, dont la tendance i h huisse et a l’inflation avait été accentuée en 195 1 par les incidences economiques et psvchologiques de la guerre de Corée, avait commence de s'infléchir au cours du second semestre de 195 1.Cependant, par suite de-circonstances locales, cette accalmie n’était apparue en P rance qu avec un certain retard.File s’y est poursuivie depuis lors, et c’est lune des misons pour lesquelles l’ann.e 1 952 a présente des caractères économiques complexe** et souvent conti .idicton es.Parmi ceux-ci.les plus marquants sont les suivants : production industrielle dans l’ensemble supérieure a celle de 195 1, mais comportant maints mouvements en sens contraire et marquant dans la seconde moitié de l’année une tendance assez generale au fléchissement ; récoltés e .cep- 160 LA REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE tionnelles pour certains produits et très médiocres pour d’autres; indices des prix a la baisse au stade des marchandises en gros, mais difficilement stabilisés au stade du coût de la vie; dépenses publiques accrues sans majorations d’impôts et réglées par une augmentation de la dette, notamment de la dette à l’égard du système bancaire; création de monnaie nouvelle sensiblement ralentie, mais non pas arrêtée; balance des comptes avec 1 etranger déséquilibrée mais orientée vers un certain rétablissement dans les derniers mois de l’année;confiance dans la monnaie rétablie dans une large mesure par l’évolution mondiale des prix, l’action du gouvernement; par suite, a la fois accroissement de l’épargne et léger fléchissement de la demande intérieure des produits de consommation courante, et recul plus accentue en fin d'année dans l’emploi de la main-d’oeuvre : toutes ces caractéristiques témoignent d'une économie qui échappe graduellement a la poussée mflationnaire.le retour a la stabilité des prix a été naturellement accompagné tics difficultés habituelles dont les principales ont été un abaissement des commandes, le ralentissement de 1 embauche et l’accroissement du poids tie la dette.Mais ces difficultés ont provoqué a la tin tie 1952 et au début de 195 3 des réactions favorables : recherches en vue de l’amélioration des méthodes de production, de l'abaissement du prix de revient et de la prospection des marchés étrangers, évolution des techniques pouvant aller jusqu’à la transformation totale de certaines activités mal adaptées, ti ansferts de main-d oeuvre aux secteurs dont les besoins ne sont pas satisfaits, et dans le domaine financier, relais, modestement amorcés, du credit bancaire par I épargne, sous la forme notamment d’augmentation de capital.Dans une première partie, le Conseil National du Crédit étudie le?problèmes relatifs a la production et aux échanges.Dans un pays comme le Canada où la production industrielle et le commerce extérieur sont les bases de 1 économie, cette étude ne peut manquer d’offrir un intérêt tout particulier.L'a/i/’roi isionnnnt'iit Jt l’inJmtrie Les quelques difficultés d’approvisionnement qui subsistaient encore en 1951, note le rapport, ont à peu prés complètement disparu au cours de l’année 19 52.Le potentiel de l’industrie française, notablement accru [.’ÉCONOMIE FRANÇAISE EN 1952 16 i du fait, en particulier, de la modernisation des secteurs de base f1).aurait pu être largement utilisé si le resserrement des débouchés sur les marchés intérieurs et extérieurs n’avait ralenti l’essor d’un certain nombre d’activités.Les ressources énergétiques se sont accrues.Par suite de la mise en service de nouvelles centrales électriques, la production d’électricité a poursuivi sa progression, passant de 37,900 millions de KWH à 40,800 millions de KW H, soit une augmentation de 7' i dans l’année.L’utilisation nouvelle d’importantes installations comme celle de Donzère-Mondragon, inaugurée en octobre dernier, permettra d’augmenter encore la part de l'énergie hydraulique dans la production totale.La production charbonnière s’est élevée de 4', par rapport a 195 1 et le rendement moyen journalier par ouvrier de tond s’est accru de 1.307 a 1.361 kilogrammes.Le stock sur le carreau des mines, qui était très faible à l’été 1951, s’est relevé progressivement a prés de 2 millions de tonnes.Les raffineries de pétrole ont poursuivi un programme d’équipement qui a même dépassé en 195 2 les objectifs du Plan Monnet.Elles ont pu ainsi traiter 21.5 millions de tonnes de pétrole brut dont 6.5 millions pour l’etranger en regard de 1S.4 millions de tonnes l’année précédente.Les difficultés d’approvisionnement en matières premières sur les marchés internationaux ont été progressivement éliminées ; aussi bien, le gouvernement britannique a-t-il autorisé la réouverture a Londres de marchés libres sur un nombre croissant de matières premières.Des restrictions d emploi et de contrôle de prix subsistent encore pour quelques métaux non ferreux, mais on peut prévoir leur suppression dans un proche avenir.Soulignons par exemple que la répartition internationale du cuivre a pris fin le 1 5 février dernier.I n I rance, les pouvoirs publics, pour limiter le déficit du commerce extérieur ont dû contingenter de nouveau les importations; ils se sont toutefois efforcés de ne pas faire porter les réductions sur les matières indispensables à l’industrie.Les importations tie cuivre ont été maintenues a un niveau élevé, de 30', supérieur à celui de 195 1 ; la pénurie de coke s’est par ailleurs atténuée ; les achats de peaux luinées ont été 1.Sous l’effet du Tl an Monnet ¦\ K 1 V L 1 1 RIM I S I Kll II 1 l A NAD11 N N 1 62 assez abondances pour permettre la reconstitution des stocks de l'industrie exportatrice du délainage.Les stocks, a la fin de 195 2, des autres matières premières de l'industrie textile, étaient en revanche intérieures à ceux du premier semestre, mais cette situation était imputable, non a des difficultés d’approvisionnement, mais au fait que les importateurs avaient restreint d’eux-mêmes leurs achats en raison de la baisse constatée dans les industries transformatrices.Le volume de la production nationale de matières premieres a été, dans l'ensemble suffisant.La production de minerai de fer a augmente de IV,.ce qui a permis de livrer un tonnage plus important aux usines françaises, le volume des exportations étant maintenu.La production de bauxite, qui s’était accrue de 39',' en 1951, s’est maintenue sensiblement en 1 5 2 au niveau de l’année précédente.L extraction de la potasse a dépassé de S'< celle de 195 1.L'amélioration des approvisionnements en matières premieies s est repercutée aux différents stades de 1 industrie.Les livraisons ont été obtenues dans des délais plus rapides, ce retour a des delais plus normaux expliquant le dégonflement des carnets de commandes.Les dépenses d’équipement recensées par la commission des investissement ont été plus fortes en 1 952 qu en 195 1.atteignant l.s." milliards de francs contre 1,650 milliards, ou respectivement 5.2 et 4.7 milliards (')• Les dépenses ont été surtout importantes dans les industries charbonnière et sidérurgique, qu'elles visent a rendre compétitives au sein de la communauté européenne du charbon et de 1 acier qui vient de commencer a fonctionner.Les investissements ont été egalement considerables dans l'industrie de 1 énergie électrique qui doit fane face a i accroissement régulier de la demande.Les dépenses de capital pour le logement et la construction ont passé de 4 5 0 a 5 60 milliards de francs (s i.', î.r, milliards), ce qui.compte tenu de la hausse des prix, a permis un effort de construction supérieur d’environ 10', a celui de 1 année pré cédcnte.Fnfin les difficultés de vente sur le marché intérieur et le développement de la concurrence internationale ont encore souligné la nécessité de réduire les prix par une amélioration de la productiv ité.A cet égard, ( i *• chiffres correspondent à peu pris aux dépenses d’investissement au Canada L’ÉCONOMIE I KANTaise EN 193- lo'î on .1 constaté des exemples d’utilisation plus rationnelle de stocks, de regroupement d’ateliers et même d’usines, et d’amélioration des efforts de prospection des marchés.La production industrielle I indice général de la production industrielle dont le maximum, en 1951, avait été de 147 (Base 100 en 1938) a progressé au début de 19)3 pour atteindre son plus haut niveau en avril, soit 151.D’avril à novembre, il s'est maintenu au-dessus du niveau des mois correspondants de 195 1; mais alors qu’au cour des 4 premiers mois de l’année la movenne mensuelle dépassait de 8', celle de 195 1, l’écart n’était plus que de 4', en septembre et octobre; en novembre, l’indice s’établissait au niveau d’un an auparavant, et il se taxait en fin d’année légèrement au-dessous de son niveau de décembre 195 1.Des différences accusées sc sont manifestées dans l’évolution des divers facteurs composant l’indice général ; la progression est restée très sensible dans la production de biens d’équipement et de l’énergie.La régression est au contraire très nette dans le secteur des biens de consommation.Nous avons souligné l’amélioration continue de la production d’énergie.La sidérurgie française a atteint son maximum de production en octobre avec 1,001,090 tonnes d’acier.Le nombre des hauts fourneaux en activité était à la fin de 1952 de 117 contre 107 en décembre 1951.La moyenne mensuelle de production d’acier a été de 906,000 tonnes contre 819,000 en 195 1 ; celle de fonte brute de 814,000 tonnes contre 728,000.De leur côté, les usines de laminage ont fourni une moyenne de 647,000 tonnes par mois contre 587,000 en 195 1.De son côte, la production d’aluminium a dépassé 10,500 tonnes par mois en regard de 9.509 en 1951.1 ’activité du bâtiment et des travaux publics s’est améliorée.Or.note un progrès dans la fabrication des matériaux de construction : la production île ciment s’est accrue de 6', et celle des briques et tuiles de 8',.Le nombre des logements achevés en 1952 se monte a “8,840 contre “4,920 l’année précédente.Ce rythme est encore insuffisant eu égard aux besoins : le gouvernement envisage de porter progressivement 64 ; A REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE .1 21),000 par mois, au cours des 4 prochaines années, le nombre des nouveaux logements mis en chantier.Bien entendu, un tel ch,dre suppose résolus des problèmes concernant le recrutement et la formation de la main-d’ocuvre qualifiée, l’accroissement de la capacité de production des entreprises et le financement d’investissements élevés.L'industrie automobile a produit en moyenne par mois 41.6SX véhiculés comparativement à 32,207 en 1951.1 a diminution des exportations de plus de 251, par rapport a l’année précédente, et la persepetive si une contraction des ventes sur le marché intérieur ont toutefois obligé les constructeurs a ralentir le rythme de la production au cours du dernier trimestre de 195 2.Bien que convenablement approvisionnées, d autres industries de transformation ont travaillé avec une certaine irrégularité.Il en tut ainsi, notamment, des fabriques de machines-outils, de machines agricoles rCXception des tracteurs), de matériel ferroviaire et de matériel textile.Dans la production des biens de consommation, on relève egalement des divergences.Dans l’industrie chimique, les fabrications ont diminué par rapport a 1951 en raison notamment de la diminution des commandes d’engrais et de matières colorantes, ainsi que des difficultés d’exportation.De son côté, l’industrie du papier a subi une baisse sensible d’activité.Celle du verre est dans le même cas.Dans certains secteurs qui avaient dû réduire leur activité en 195 1.des elements de reprise se sont manifestées.Tel a été le cas dans la bonneterie.la chaussure, les industries de la laine et de la soie.I.d l'rnduction et aliment divi | n 1 9 5 2.la récolte de blé a atteint *4 millions de quintaux, chiffre le plus élevé d’après-guerre; son rendement moyen de 19.6 quintaux a l’hectare a dépasse les rendements atteints jusqu’ici en I rance.Par contre, les récoltes de céréales secondaires ont été médiocres, a 1 exception de l’orge.La sécheresse du début de l’été a été défavorable a la culture des pommes de terre et des betteraves et les pluies d’automne ont été trop tardives pour rétablir la situation.Au total, les quantités récoltées l'i.tONOMIl 1 HAM AISI IN 195 2 165 s "élevèrent a 9.5 millions dc tonnes de betteraves et 11.2 millions de tonnes de pommes de terre contre, respectivement 11.8 et 12.1 millions de tonnes en 19 5 1.La production de vin, 5 2.4 millions d’hectolitres contre 5 0.8 millions en 1951, est venu ajouter un nouvel excédent a celui de l’année antérieure, l a lièvre aphteuse a gêné l’accroissement du cheptel et la production de lait.L"approvisionnement en viande et produits laitiers a cependant été assuré convenablement.I.a production de viande est estimée a 2 millions île tonnes contre 1.9 millions en 195 1 et celle de lait a 145 millions d’hectolitres contre 160 en 195 1.Dans l’ensemble, les disponibilités françaises en produits agricoles n’ont pas sulti a satisfaire les besoins intérieurs et il a fallu recourir a l’importation, notamment de viande et de beurre.Il est certain que les progrès de l’agriculture restent insuffisants pour apporter la contribution souhaitable a l’équilibre de la balance commerciale de la l'rance.L'cm/iloi lin 195 2, l’évolution du marché du travail a été moins favorable qu'en 195 1.Certains secteurs ont été touchés par une baisse de 1 embauchage au cours du premier semestre, telles les industries du textile, des cuirs et du papier.Mais leur situation s’est améliorée au cours du troisième trimestre, tandis que des difficultés commençaient à se manifester dans les industries métallurgiques.Aussi, la moyenne de la duree hebdomadaire du travail et l'indice du niveau d’activité sont-ils restés stables de janvier à octobre.La situation d’ensemble s'est aggravée à partir du mois de novembre.L’amélioration observée dans le textile est restée partielle.Dans l’industrie mécanique, par contre, la durée du travail a dû être réduite parfois au-dessous de 40 heures.L'n symptôme caractéristique de l'évolution du marché du travail en fin 1 952 résidait dans la raréfaction du nombre d’offres d’emploi et l'accroissement des demandes d’emploi non satisfaites.Alors qu’en 195 1 on comptait une offre pour 5 demandes, on enregistrait au 1er janvier 1 9 5 5 une offre pour 50 demandes.D’une année a l’autre, le nombre global des chômeurs secourus s'est accru de 64', ; d’autre part, le nombre de chômeurs partiels recensés (salariés travaillant moins de 40 heures) s’élevait à 284,000 au 1er janvier 1 6b LA REVL’E TRIMESTRIELLE CANADIENNE 1953 contre 210,000 le 1er janvier 195 2.La majorité de ces effectifs se rencontre dans le textile, l’habillement et les industries connexes.Les ce ha hrcs : les débouchés intérieurs La psychose de hausse qui incitait encore en 1 95 2 les entreprises à multiplier les achats de précaution de biens de consommation ou d’équipement a fait place, à partir de mars, à des espoirs de baisse généralisée.suscités et soutenu par la politique gouvernementale.Il en est résulte une diminution des commandes de l'industrie qui s’est manifestée aux divers stades de la fabrication, dans une mesure et à des époques variables selon l’importance des stocks dont disposaient les utilisateurs.Le problème posé pour nombre d’entreprises fut d’écouler les stocks antérieurement accumules et de ne procéder qu’avec précaution aux renouvellements nécessaires.Au total, la diminution des échanges paraît avoir etc plus sensible dans les transactions de gros qu’au détail.Parmi les principales manifestations de ce fléchissement il faut noter le rendement de la taxe d’affaires inférieur a ce qu'il était prévu, la légère diminution du tonnage des marchandises transportées par chemin de fer, et la plus grande difficulté des ventes au public, bien qu’au total l’activité du commerce de détail en 1952 n'a pas été inférieure à celle de 195 1 : l’indice du volume d affaires des grands magasins et des coopératives de consommation.mis en relief par le rapport du Conseil National du Crédit en témoigne.Le commerce extérieur de la Prance en 195 1 et 19 52 apparaît dans le tableau suivant : COMMLRŒ EXTÉRIEUR 1)1 LA I RANCI Importations (milliards de francs) De 1 etranger De la zone franc Total 195 1 1,2T2.5 3 34.9 1,60'.4 1952 1.2 3 1.6 3 5 3.5 1,590.1 Exportations (milliards de francs) Vers l’étranger La zone franc Total 195 1 93 3.3 5 4 5.5 1.573.3 1952 813 5 93.5 1,416.3 I-’f.t ONOMII IRANI MSI IN 1 V 5 2 167 Ainsi qu’il ressort de ces chiffres, si le commerce extérieur de la France avec l’ensemble des territoires de la zone franc a présenté en 1952 un solde excédentaire plus élevé que l’année précédente, (240 milliards de francs contre 211 en 195 1), en revanche les échangés avec les pays étrangers ont continué de présenter un résultat déficitaire.l es exportations vers l’étranger, en diminution depuis le deuxième semestre de 195 1.ont fléchi jusqu'en septembre 1 95 2.Pour l’année 1952, la regression s’observe dans presque tous les secteurs et par rapport à toutes les zones monétaires.Ainsi, les ventes a la zone dollar sont tombés de 116 à 7~ milliards de francs et plus précisément les ventes au Canada ont fléchi de S23.9 a 19.1 millions (statistiques douanières canadiennes).Les exportations à la Grande-Bretagne ont également fléchi de 13 3 a S5 milliards de francs.A l’in\erse, les importations qui n'avaient cessé de se développer pendant les derniers mois de 195 1, continuèrent d’augmenter au début de 1 95 2, en raison notamment des craintes de contingentements ou d’inquiétudes sur le sort de la monnaie.Hiles atteignirent leur maximum en février.A cette époque, le gouvernement décida de suspendre les mesures de libération des échanges.Le montant des contingents d’importations lut réduit a deux reprises, la diminution portant principalement sur les biens durables de consommation.la position débitrice de la France à l’Union Huropéenne des Paiements continua cependant de s'aggraver au point de dépasser le montant au delà duquel les règlements doivent être effectués en totalité en or ou en dollars.D’autre part, les importations en provenance des Lt.tt-Unis, qui portent sur des matières premieres et des biens d’équipement ont continué d’être en grande partie financées par l’aide américaine.Il est intéressant de souligner que contrairement au fléchissement des importations étrangères en France de 195 1 à 1 9 5 2, les achats en provenance du Canada ont augmenté de S46.5 a 4S.2 millions (statistiques canadiennes).Malgré la situation défavorable de la balance commerciale, l’approvisionnement du pays en matières premières et biens d’équipement indispensables à la bonne marche de l’économie a pu être assuré.Le déficit des échanges extérieurs, imputable en partie aux mesures île restrictions prises à l’étranger, à la concurrence plus vive de pays î 6 S I A REVUE TRIMESTRIEl LE CANADIENNE rééquipes (Allemagne et Japon par exemple), a 1 industrialisation de certains pavs neuf (Canada par exemple) doit également être attribue au niveau trop élevé de certains prix français par rapport aux prix étrangers.Aussi, des mesures d’encouragement ont-elles été prises en faveur des exportateurs.Les arrêtés des 6 février, 30 juin et 26 décembre 1 9 52 ont prevu le remboursement d’une partie des charges fiscales et sociales en ce qui concerne une liste importante de produits exportés.D autre part, des facilités nouvelles ont ete accordées en matière de credit à 1 exportation.Il est probable que ces mesures ont dû contribuer à la légère amélioration constatée a partir d’octobre.Toutefois, les causes du déficit du commerce extérieur ne sauraient être éliminées par ces palliatifs, L'inflation mondiale consécutive au déclenchemet de la guerre de Corée avait amélioré la balance française des paiements internationaux.Mais en 1 952, le pourcentage global de couverture des importations par les exportations s'est établi a 66', ; il était du meme ordre avant la guerre.Les augmentations de prix survenues en 1 950 et 195 1.supérieure- en 1 rance a celle des prix étrangers, n’ont tait qu’aggraver et généraliser les difficultés qu’un coût de production trop éleve opposait déjà en 1949 au développement de certaines exportations françaises.Lc\ J>17 \ INDICES DI S PRIX Base 100 en 194'-' Moyenne mensuelle 19 5 1 1952 M,ui21’os premieres importées Produit ¦ i .'id ust rie .Combustibles U et énergie Produits alimentaires Indie.* e .’ .*: — — — — — 212 MS.7 126." 1 19.7 1 3 S.3 158.4 MS.2 142.3 13 1 144.9 n examen détai Ile de I’ évolution des prix en Erance montre que ices en 19 52 atteignent leur maximum en janvier pour les prix de gros et février pour les prix de détail, [.’ensemble des indices, pour la première fois depuis longtemps, marque en fin d’année des niveaux inférieurs à ceux du premier trimestre.Quant aux prix de gros, ils on: marque l’an passé une baisse à peu près continue. l’économie française en 1952 1 69 Pour la première lois depuis la fin de la guerre, 1 indice des piix de détail, qui ne figure pas au tableau ci-dessus (il s’agit des prix a la con-•ommation familiale a Paris) n’est pas supérieure en fin d’année à son niveau de janvier.Les prix de détail des produits alimentaires ont peu varié, subissant seulement une baisse saisonnière au milieu de l’année.Les prix des objets manufacturés ont baissé d une façon continue.Les prix élevés auxquels les stock avaient été acquis, le maintien de marges de sécurité, ont constitué pendant les premiers mois de 1 95 2 des elements de resistance qui se sont atténués sous la pression des difficultés de vente dans certains secteurs.L’incidence de la baisse des objets ouvrés a été compensé, dans l’indice de prix de détail, par l’augmentation du prix des services, notamment des loyers.Les salaires et le pouvoir d'achat Aucune modification n’est intervenue depuis septembre 195 1 dans la fixation du salaire minimum interprofessionnel garanti.L ensemble des salaires avait été relevé dès le premier trimestre 195 1 et au debut de 1 95 2, sensiblement dans la même proportion (15'() que le salaire minimum garanti.La loi du 18 juillet 195 2 instituant I échelle mobile a prévu la révision du salaire minimum dans le cas où I indice mensuel des prix à la consommation familiale a Paris accuserait une augmentation tcale ou supérieure a 51 < d une valeur de reference hxee a 14_ .cette condition serait dès lors remplie si l’indice atteignait ou dépassait 14lM.\otons que depuis la promulgation de cette loi, 1 indice est resté chaque mois au-dessous de cette limite et s est établi en moyenne, en 1 ^5_, a 14 5.4, soit au niveau du dernier mois de 1 9 5 2.Fn janvier 195a, 1 indice avait peu bougé, puisqu’il était de 14 5.6./. et i/ des équations hamiltoniennes relatives au mouvement d’un électron.On a trouvé ainsi que ces matrices doivent être hermitiennes et infinies tout en satifaisant a la règle de commutation d’une matrice PO-OP avec une matrice scalaire : et que ces matrices introduites dans la fonction II (ù/,/i) doivent VALEUR 1 XPUCATIVE DES MATHEMATIQUES 1/9 transformer celle-ci en m.urice diagonale.Tin réfléchissant sur ces opérations de l’esprit, peut-on dire que la solution des équations hamiltoniennes ou des équations matricielles causent ou tout au moins expliquent les prénomèncs liés à elles ?Nous venons de voir que ces équations restent subordonnées aux faits d’expérience qui ont guidé les chercheurs à les inventer ou à les poser.Elles n’expliquent pas ces faits dans un sens strict : elles les fixent, elles les transposent dans un langage général exact, elles indiquent les relations permanentes entre différents états d’un même objet matériel ou d’un même groupe d’objets et de propriétés.Ayant été conditionnées par les faits, ces équations peuvent les interpreter à leur tour en ajoutant à cette interprétation le poids de leur rationalité propre.Si même l’invention d’une théorie mathématique précède dans le temps son application à la réalité concrète, cette antériorité historique n'implique pas une antériorité logique ; car alors on ne saurait comprendre pourquoi l'humanité dut attendre si longtemps pour trouver les cadres mathématiques qui conviennent a des phénomènes naturels qui se produisent de la même manière depuis le commencement du monde.Mais peut-être sommes-nous trop sévères sur le sens à donner a l’explication par le moyen des mathématiques.S’il faut entendre par explication le fait île rendre clair et raisonnable le déroulement des phénomènes naturels, n’est-il pas vrai que les mathématiques réalisent cette condition ?A cette question nous répondrons que l’explication mathématique est fondamentale mais non exclusive ou totale.A l’appui de cette réponse nous pouvons présenter les considérations suivantes.Alors que l’univers est un dans la diversité de ses éléments, la ri chesse des matériaux mathématiques produits par l’imagination humaine est trop vaste pour permettre leur encadrement dans un système unique.Il n’y a pas une adéquation complète entre la totalité de l’univers tel qu’il se présente à nous et la totalité de nos mathématiques.Par certains côtés celles-ci dépassent la nature et par d’autres elles lui font défaut.Mais dans les deux cas, l’immense complexité actuelle des mathématiques a porté la raison à organiser scs matérieux en systèmes séparés, même si elle peut les hiérarchiser en quelque sorte pour en faire iso I A IUVLI TRI.MI-5TRII.i l I CANAUIENNI ressortir les relations mutuelles.Tout en consacrant leur légitimité rationnelle, cette formalisation ne sut lit pas pour ordonner l'univers sensible.Il iaut encore développer ces systèmes de manière à les rendre capables de nombre, et rechercher ensuite lequel convient le mieux à la représentation spatiale et métrique des phénomènes.Le déroulement synthétique de tel ou tel système peut fournir les cadres de son arithmétisation et subséquemment de son application aux données expérimentales dont il faudra donner une représentation unifiante.L'arithmétisation même des matériaux géométriques organisés en systèmes se fera d’une manière plus directe et plus exacte en recourant aux méthodes de la géométrie infinitésimale utilisant tous les cadres de I algèbre moderne.Mais tous ces perfectionnements ne donnent encore que des approximations lorsque leurs symboles sont appliqués à des aspects de la réalité sensible.Avec les mathématiques classiques on avait alors la conviction de pouvoir pénétrer univoquement les relations intimes des phénomènes naturels.En observant ceux-ci de plus près, on découvrit bientôt qu’ils dépassaient les cadres de leur explication mathématique.Il a fallu ainsi édifier des méthodes probabilitaires de plus en plus délicates pour représenter les phénomènes, et organiser ces méthodes dans des cadres bien plus généraux que ceux des mathématiques classiques.I.a nécessité de raison qui preside au déroulement des méthodes probabilitaires et aux manipulations de leurs cadres, n’explique pas le déroulement des phénomènes qui a une nécessité de fait : elle se borne à les interpréter.Ce décalage est mis en lumière par de nombreux exemples.Qu’il nous suffise de rappeler celui des Relations d’incertitude de Heisenberg qui touche directement à la causalité dans un sens large.On sait que ces relations naissent des rapports entre l’observateur et la chose obser-\ ée a l’échelle microscopique.Pour observer les effets d’un électron on doit employer une certaine lumière et des instruments d’optique qui 1 affectent : dans ces conditions, le choc indispensable d’un photon sur un électron produit un effet mécanique qui change la direction et le moment de 1 un et de l’autre, ce qui rend impossible la détermination exacte de ces deux observables.En désignant par A/> l’erreur relative au moment, et par A\ 1 erreur relative a la position, Heisenberg montre VAU LR I XPLICATIVI 1)1 s MATHEMATIQUES 1SI que le produit de ces deux erreurs ne saurait descendre au-dessous de la constante de Planck, sou As.A/.h.Il semble donc que le maximum de pi écision mathématique dans 1 analyse des phénomènes microscopiques ne permette pas de donner une explication causale de ces phénomènes.Nous n irons pas a dire avec certains penseurs, comme Eddington par exemple que cette difficulté enlève complètement la causalité du domaine de la physique.On retrouve toujours celle-ci dans l’analyse des moindres séries de phénomènes.Mais elle ne peut pas être toujours représentée par des expressions mathématiques.On voit par la une des raisons de la limitation des mathématiques dans leur effort d’explication.lotîtes ces considerations mènent a des conclusions significatives sur la valeur explicative des mathématiques.Sans avoir a discuter ici le problème du symbolisme mathématique en soi et de ses relations pré cises avec les réalités qu'il enrobe, nous dirons que nous sommes poulie dualisme du symbolisme et de la réalité concrete sans chercher à réduiie I un à 1 aurte.En raison de cette inadéquation foncière, qui s explique par les remarques initiales dans cette étude, on ne saurait pré-tendie que les mathématiques puissent nous donner une représentation ou eneoie moins une explication finale ties phénomènes.Si les lois connues des phénomènes sont donc perfectibles, c’est que l’appareil mathématique qui les exprime est perfectible aussi.Sans diminuer la coherence essentielle et intrinsèque îles mathématiques et leur adaptabilité propre aux phénomènes, nous dirons que les lois mathématiques de la nature sont approximatives, [.’explication quelles peuvent offrir des phénomènes est donc une explication approximative, qui reste hypothétiquement mais utilement vraie dans les limites de notre connaissance, du symbolisme qui l’exprime, et de la difficulté à pénétrer le secret intime de la nature.•Vous ajouterons que cette explication est partielle du fait qu’elle se borne a révéler uniquement les relations quantitatives des phénomènes.Elle est foncièrement incapable de donner une explication strictement qualitative, et encore moins une explication par les essences.Mais cette incapacité ne doit pas nous pousser à identifier les phénomènes avec-leur représentation mathématique et il tomber ainsi dans cet idéalisme [j,2 I A RIAL t TRIMESTRIELLE CANADIENNE a l.i mode que nous trouvons chez plusieurs penseurs contemporains.Autrefois, le savant cherchait a connaître les essences: en identifiant la nature et la fin des choses, il usait de toutes les causes dans sa demonstration.Le savant moderne a un objectif plus modeste : en abandonnant le problème des essences il se borne à relier les phenomenes, en employant les mathématiques pour exprimer cette liaison, et en utilisant celles-ci pour se permettre vies généralisations et des prédictions légitimes.C'est ainsi que la forme probabilitaire qui enrobe les expressions de la physique moderne n’est pas 1 effet du hasard ou d une complete indétermination.La notion de probabilité mathématique s'exprime par des quotients comportant des valeurs déterminées ; et pour lepré-senter les divers éléments de ces valeurs il faut recourir a des alternatives, ou encore a des ensembles jouant entre certaines limites.Mais ces alternatives ou ces ensembles ne sauraient former une classe infinie, car on tomberait alors dans le cas du pur hasard qui est la négation de toute science.F.n les réduisant a de petits groupes, la physique moderne fait appel à des principes restrictifs qui se fondent nécessairement sur la causalité physique.Mais par la meme, la valeui explicative des mathématiques s’en trouve réduite d autant.Avec ces réflexions, nous croyons faire justice au problème que nous avons voulu discuter, en montrant en même temps toute l’ampleur objective et l’application restreinte de l’explication mathématique.En somme, pour donner à celle-ci toute la force concluante que certains veulent lui octroyer, il faudrait qu’elle arrive à puiser sa puissance dans les mathématiques di- vines. REVUE DES LIVRES Voie! une liste de pertes brochure de la collection : Le; Cohérences du Pala ;¦ de la Decouverte oubliées sous les auspice: de I Université de Paris .Pression atmosphérique et physio-pathologique de l'altitude, par le médecin-général BEYNE, directeur du laboratoire de physiologie apptquée à I aéronautique ae école pratique des Hautes E1udes I brochure, éd.1950, 7 x5 17 pages fig.La Biochimie de la Carcinogenèse et le traitement du cancer, par E.BOYLAND professeur au Royal Cancer Hospital, Londres.I brochure, ed.1950, 7 x5 17 Dages, fig.Pascal et la Science du Vide, par M.G.-A.BOUTRY, professeur au Conservatoire der Art et Mét'er \ I brochure, éd.1950 7 x5 22 I cages, fig.Pascal physicien, car M.Jean CABANNES.membre de l'Institut, doyen honoraire de la Faculté des Sciences.I brochure, éd.1950, 7 x5 , 16 pages.Les Hormones mâles, par M.le professeur F.CARIDROIT, directeur du laboratoire d endocrinologie à lecole des Hautes Etudes.I brochure.éd.1949, 1 x5 21 pages, fig.L'Arithmétique des Idéaux, par M.Albert CHATELET, doyen de la Faculté des Sciences.I brochure, éd.1050, 7 x5 , 26 pages, fig.Effets biologiques de la Pression barométrique.Leurs Conséquences en Climatologie, par le docteur Georges CUVIER, inspecteur principe1 de la Santé.I brochure, ed.1950 7 x5 28 pages.Carences nutritionnelles et Résistance aux Infections par A.AloeU DELAUNAY, chef de laboratoire à I Institut Pasteur.I brochure, éd.1950, 7 x5 , 28 pages.L’Importance de la Vie symbiotique dans la Biologie des Coraux constructeurs de Récifs, par M, Louis FAGE.membre de l'Institut, professeur au Muséum National d Histoire naturelle et à I Institut océanographique.I brochure, éd.1950, 7 x5, 19 pages.Los Changements de Sexe et les Problèmes de la Morphogénèse, par M.L.GALLIEN, professeur à la Faculté des Sciences.I brochure, éd.1950, 7 "x5 , 22 pages, fig. IA RI.YLT TRl.Ml STIU11 I I C.ANADllXM 1 84 Physiologie de la Termitière, car M.Pierre-P.GRASSE, membre de l’Institut, professeur a la Faculté des Sciences.I brochure, éd.1949, 7 x5 , 17 pages, fig.Quelques Applications scientifiques et techniques du Spectre infrarouge, car M.J.LECOMTE, directeur de recherches au Centre national de la Rechercche cientifique.I brochure, ed.1950 7 >5", 30 pages, fig .Pascal Mathématicien, car M.Paul MONTEL, membre oe I Institut, doyen honora're de la Faculté des Sciences.I brochure, éd.1950 7 x5 , 18 pages.Les Oxydations respiratoires et leur Rôle dans la Physiologie des Plantes, car Alexis MOYSE, change de recherches au Centre national de la Recherche scientifique.I brochure, ed.1950 7 x5 25 pages, fable.Les Greffes de la Cornée, car M.Guy OFFRET, professeur agrégé à !a Faculté de Médecine.— Ophtalmologiste de ' hôpital Cochin.I brochure, éd.1950, 7 x5 , 16 pages.Pascal et la Météorologie, par M.J.ROULLEAU, ingénieur en chef de la Météorologie, directeur de I établissement d Etudes et de Recherches météorologiques.I brochure, éd.1950.7 x5 16 pages.Pascal et la Science de son Temps, oar M.Pierre SERGESCU ancien recteur de 1 Ecole Polytechnique de Bucarest, préident de ! Académie internationale d Histoire des Science,.I brochure, éd.1950, 7 x5, 18 pages.L'Histoire et les Progrès de la Psychiatrie, car le Congrès international de Psychiatrie (Paris I95C).i brochure, éd.1950.8 >5 .44 page' avec front, ill.La Balistique, par A.DELACHET et J.TAILLE, agrégés de î Univer ité.Professeurs au Prytanée National Militaire.Preface de A.RICHARD Lieutenant-Colonel d Artillerie.Que Sais-je No.470.Le Point des Connaissances actuelles.I vol.éd.1951 7 x4;;2 , 128 pages, avec fig.broche.Presses universitaires de France, 108 boulevard Saint-Germa-n Pans.Cet opuscule constitue un excellent ouvrage de vulgarisation particulièrement propre à cuvr.r les yeux du profane, ou du futur Artl-leur sur les multiples horizons de la Balistique : a le préparer a se pencher, de façon précise et minutieuse, sur te, ou tel des problème: de balistique intér eure eu extérieure sur tel ou tel de: problèmes :t RE Vf H DES I IVRES 1 S 5 complexes du tir : à s initier en un mot aux mystères" de cette science sans laquelle il n y aurait pas d Artillerie, cette science qu'on hésite a classer dans As sciences dites exactes puisque, le lecteur le verra si elle est à base de calcu1; d une extrême rigueur, elle tait aussi un large appel a l'expérience.pour ne pas dire à I empirisme.Cent Ans de Béton armé (1849-1949).Suoplément a la revue Travaux No.194 bis I vol.éd.1950, 12 x9 , 216 page: avec tig.ill.photos.Editions Science et Industrie, 6 avenue P’erre-ler-de-Serbie, Paris (XVIe), Broche : 1.000 fr:.Ce volume abondamment illustré pourrait être divise en trois parties : I.- Le message de Monsieur le Président de la République ainsi que les allocutions prononcées lor: de la célébration du Centenaire du Béton armé oar Messieurs Edouard Fougea, Christian Pineau Claudius Petit, C.S.Chettoe, Gustave Willems, P.Lardy.II.— Le tableau de: grandes dates françaises dar= I histoire du Béton armé subdivisée en trois périodes, suivi d une II te de précurseur: a I étranger.III.-— Les articles de fend proprement dits.Ces derniers sont tous écrits en français avec de: resume: en anglais et en espagnol et ont peur titre: : Naissance du Béton arme par Albert Caquot.— Le Bétor armé et I Architecture, car Auguste Perret.— Souvenirs, par Eugene Frey.'net.-— L’Evo'u-'cn du Béton armé, par Jacques Fougerohe.— Les Cintres de Grande Portée, par Edouard Fougea.— Le Béton armé dar la C: r.-Mucticn et ta Reconstruction de3 Ouvrages d Art, par Daniel Boutet.— Le Boton arme et le Bâtiment, Conquête et Promesse; par Andre Bal-or v-Bearn.— L'Avenir du Béton armé, par Henry Lossier.— Le Béton arme, son Out rage, par Pierre Genouville.•—• Procédés spéciaux ; Béton précontraint, par Pierre Lebelie.— Les Théorie- nouvelle; du Béton armé et la Flexion élasto-plastique, par René Chambaud.— Le rôle de la Recherche expérimentale dans I Evolution du Béton arme, par Robert L’Hermite.— L Exposition du Béton armé, Inaugurarlon du 9 novembre 1949, par Eugène Chalumeau.TRAITÉ DE ZOOLOGIE — ANATOMIE, SYSTÉMATIQUE, BIOLOGIE, publie sous la direction de M.Plerre-P.GRASSE, membre de llnstitut, professeur a la Sorbonne.Un vol., éd.1953.10x6: , : I 160 pages, 833 figures deux planches en couleur.Tome I.Fascicule II : Protozoaires : Rhizopodes, Actinopodes, É l.A RF.VL'I TRFMFSTRIhl .l.h CAWAIHFNNI 1 S 6 Sporczoaires, Cnidcsporidies.Broche: 9 215 francs.Cartonne: 9,935 francs.Paris-Masson.L accueil qui a été réserve dans le monde entier, et particulièrement dans les pays arglo-saxons aux tomes parus du Traite, a montré a quel point 1 était nécessaire de réaliser un regroupement de toutes es connaissances actuelles, en même temps qu une documentation ample et solide sur la tôt a i té du règne animal.Plus encore qu à ce besoin, 'e succès est dû a a qualité de ces œuvres, a la ma^’ise avec 'aquelle le Auteur; parmi lesquels figurcnt les grands noms de la Zoologie contemporaine) ont traité leur su’et à I unité que e Professeur Grassé a maintenue entre 'es divers chapitres, à la perfection et a I abonaance de 1 illustration.La plupart des dessins sont originaux et ont été exécutés spécialement pour le Traité e plus souvent d’après nature, eu d après des documents de valeur indiscutable.Certain; de ces originaux constituent de véritables œuvres d art.Le Traite de Zoologie se présente avant tout comme une oeuvre de synthèse claire et moderne : il établit un 'uste partage entre I anatomie, :a systématique, I écologie et l’éthologie.THE BIAS OF COMMUNICATION, Hared A.INN'S.Un vol éd.1951 9x6, 226 pages.Bound.4.50.Toronto.University of Toronto Press.L'ORGANISATION DES FONCTIONS PSYCHIQUES.Marcel MON-NIER, avec les contributions de M.Brazier (Boston), W.S.McCul-och (Chicago), A.Gemelli (Milan), F.Gonseth (Zurich), C.J.Herrick 'Chicago) H.Klüser, M.Monnier (Genève), C.S.Sherrington (Cambridge), W.Grey Walter (Bristol), N.Wiener (Boston).Un vol.ed.1951, 9x6 105 pages.Broché : 6 francs suisses.Neufchâtel (Suisse).Éditions du Griffon.Le problème très actuel de I organisation des fonctions psychiques est abordé sous forme de Symposium car un ensemble de neurophysiologistes, electro-physiologistes, anatomistes, psychologues et mathématiciens de réputation internationale.Après une introduction consacrée REVUE DES EIYRES 18/ au groupement fonctionnel des processus psychiques, I ouvrage traite des fonctions sensorielles et des perceptions, puis de I integration sen-soriomotrice vue sous I angle de !a Cybernétique.Le substratum de: activités intellectuelles et mnestiques, la personnalité et le langage au service de la vie sociale font l'objet des autres contributions .Grace a I optique nouve!'e et a la documentation neurophysioio-gique qu il apporte le volume etab1 t le: oases d une discussion fructueuse entre les spécialistes du système nerveux et tous ceux que passionnent les grand- problèmes de la vie psychique.COMMENT CONVAINCRE CETTE INCONNUE, LA FOU'E.Un vol., éd.1951.9' x6 296 pages.Broché : 950 francs.Paris- Cégos, 16, rue de Monceau.En 'anvler 1951.la Cégc: réunissait devant un public d industriels et de techniciens de la cub cite, diverses personnalités du monde du théâtre du barreau, de la radio, de la presse, du cierge de I Industrie, de la publicité, qu> analysaient sous des angles divers, les multiples aspects ce technique: d information, propagande et publicité.Successivement furent évoque les aspects psychologiques des masses, les ressorts suivant lesquel- un langage, que1 qu'il soit ' passe la rampe' , I utilisation de ces langages eu égard aux diverses caté-ciories d interlocuteurs, selon ce qu on attend d eux.C est le texte de ces conférence que la Cegos vient de publier.|| g cette particularité, parmi les publications de la Cegos, d intéresser un icub'ic extrêmement large : le: spccia stes de la pubfcité y trouveront le témoignage de quelques grands ténors de leur profession ¦ les industriels et les cadres de: entreprises, des exemples de réussites retentissantes de lancement' pub ; :'taires et aussi d échecs dont la publicité, qui a dégagé ses techniques, aperçoit maintenant les raisons.Mais loin de ne s’adresser qu'à des techniciens ou des utilisateurs, ce livre dont certaines pages sont signées par d éminents représentants de notre littérature contemporaine, aura sa place dans toutes les bibliothèques. I A Kl \ L I I KIM 1 STKI! 1.1 I- ( A NADU \ M 1 ss MÉMENiO D ÉLECTROTECHNIQUE, • jme V • apc cations de eler-tr'clté.A.CURCHOD.D eutième édition refondue et mise a lour par L.VELLARD.Un vcl.ed.1951.83/4x5 ; XVI-624 pages, 425 "igures et de nombreux tableaux.Relié toile : 3,200 francs.Paris-Dunod.Index alphabet:que de" cinq tomes, éd.1951.1V-80 pages.Broché: 100 francs.Le développement acquis par les applications de l'électricité et la creation de disoositifs nouveaux ont conduit a effectuer sur la première éd'tion au Quatrième tome du Memento d electrotechn'que de: reman,emen+: et ad|oncticn; d une tel’e importa m:c- qu il devenait impossible, a,.-s cette seconde édition, de Ha:ter ce:- question; dans un jn que vo'ume ou; peine d on gross r exagérément : moo: tance.C est pourquoi ! a mat ore de ce vaste :u¦ ot que cor:: tuent e ; applications de ¦ Hctncito a du être répartie ur deux volumes constituant es tomes i / et 2 Gu Memento .Dam ce emeu cme et dern er tomQ .e poursu t I étude des application: do I e'ectricité.mal; alors que le tome 12 était consacré aux aopl.cation: des courant-: dits forts ,es u;ets traités ic: concernent plus part cuilèrement les aoplication: des courants dits faib'es a une part et 'e radiations, G autre part.Par rapport à a première edit.cn d rnportantes ad onctions ont été apportées au chacitre Éclairage notamment en ce qui concerne fe domaine des lampes a fluorescence, les éclairages spéciaux, le rayonnement ultra-violet et le rayonnement nfrarouge : des question" nouvelles ont été traitées dam.le chaoitre Télégraphie et Téléphonie : 'a voix, 'a parole I électro-acoust que, 'a théor’e des quadripoles et des Titres les câbles téléphoniques à longue distance, les câbles coaxiaux, es systèmes a courants porteurs, les appareils et circuit: de téléphonie automatique.! automatique rural, les rela’s télégraphiques, 'a commutation, 'es appareils pour fac-similés, les translations et les retransmissions, les hyperfréquences etc.Le chap.tre Radiologie a été I objet d une refonte a peu près totale, afin notamment, de tenir comcte des mportants progrès accomplis depuis une quinzaine d années • il contient I essentiel de ce que doit connaître i Ingénieur spécallsé dans I ctude et la construction du matériel radiologique et le praticien charge de la mise en oeuvre Ri\Ll DIS IDRIS 1 89 des rayons X dans des buts medicaux, scientifiques ou industriels.Par la diversité des sujets traités, I abondance des renseignements qu il sondent, son modernisme et 'a richesse de sa documentation bibliographique, ce Memento " en cinq volumes, complétés par un index alphabétique, constitue un outil de travail d un réel intérêt pour les Ingénieurs électriciens, à quelque spécialité qu Us apoartiennent.LES STATIONS HYDROMÉTRIQUES FRANÇAISES.Deuxième partie : Région du Massif Central.Pubi'e par la Soc eté Hydrçtech-n'que de France.Un vol.éd.1951 10' -,x7, 92 pages.Cartes, graphiques et tableaux relatifs a vingt stations de la région du Massif Central.Brr-ché : 95 trancs.Paris, Société Hydrotechn’-que de France.Cet ouvrage fait cuite au premier fascicule paru au debut de 1950 sous e même titre général, mais qui ôtait consacré à la Region des Alpes.Comme 3on devancier.Il comporte, pour chaque station, :e: tableaux des debits moyens mensuels et des modules depuis, I origine des observations, des renseignements sur 'a topographie et fa aéolo-gie du ba - s In versant, ainsi que de: données sur les caractères généraux du régime du cours d eau à la station.Un tel ensemble de données et de caracterbt'ques, que I on trouve habitue'lement dans ies Annuaires Hydrologiques étrangers concrétisera la physionom’e des stations dont les relevés anruels font I objet de I Annua!re Hydrologique de la France, en rendra la facture ¦ lus vivante et i Interpretation plus fertile.De plus cet ensemble pourra, dans certains cas .constituer une base, sommaire II est vrai, mais bien schématisée pour les études d aménagements hydrauliques.Cependant, la répétition annuelle de ces données semi-oerma-nentes dans 1 Annuaire, aurait alourdi la présentation de cet ouvrage périodique.Aussi, avons-nous, comme il était envisagé dès l’origine de l'Annuaire, donné à la publication des caractéristiques des stations une forme indépendante. 190 LA REVUE TRIM ESTKIEI LE CANADIENNE D'autre part, la spécialisation géographique de certains usager nous a incités à publier cet ouvrage en trois parties : — La première groupant les stations de la région des Alpes, qui est parue en 1950 : — La deuxième, relative aux stations de la région du Massif Central, objet de la présente notice ; — La troisième, relative aux stations de la régior des Pyrénées en creoaration pour 1952.Cette division a permis, en même temps, de répartir sur une pericde plus longue I effort des auteur: et les charges de I édition.LES PROBLÈMES DE L’ACHETEUR.Un vol., éd.1951, I0%x8 2 HL pages.Broché: 500 francs.Paris-Cégos, 16, rue de Monceau.Cette publication, établie avec le concours de spécialistes des problèmes d achats dans les entreposes, envisage les cas pratique: oui :e posent quotidiennement a I acheteur.Les moyens dont il peut disposer et les méthodes propres à faciliter son travail y sont exposés à I aide d exemples concrets.Les principaux chapitres de cet ouvrage ont pour objet : les appels d'offres : les commandes : la relance : les factures ; le contrôle des hausses et des formules de révision de prix : les paiement- : le problème d importation : les licences ; le: transports etc.Le caractère pratique de cet ouvrage en Tera un instrument de travsl1 pour tous ceux oui sont chargés des achats dan; les entreprises LES ROUAGES DE L’EXPORTATION.Charle;-Ed, THIVIERGE.Un v: éd.1951.8x5'/;,, 216 pages.Broché: $2.00.Montréal, Édition - Fides.A une époque où les échanges internationaux deviennent de plu: en plus fréquents, il est certainement très utile de mettre à la disposition des exportateurs un ouvrage susceptible de leur fournir I essentie de ce cu'ils doivent connaître pour assurer à leur entreprise sa pleine efficacité.C est à cette préoccupation que répond l'ouvrage de M.Th'vierge.que pubfent les Édition Fides.Le: Rouage de I exportation". Kf \ L I U1 S 1 i\ Kl S i y 1 L auteur, après avcir montre dans une meilleure répartition geo^ oraph’que des biens de :a terre, la principale raison d être du commerce international souligne la nécessité vitale — tant au point de /ue national au Individuel — du commerce d'exportation dont i! tait un Service au sens le dus elevé du mot : La connaissance des rouages de I exporfabon n en est donc que plus nécessaire.Avant d aborder les questions proprement techniques concernant I établissement du pr:* de revient, les soumissions, es modes de règlements, les a .urances madmes en passant par ce qui concerne I em-ba ;age et 'es documents d expéditions M.Ch.E.Thivierge expose en des pages qui dénotent une connaissance profonde des problèmes abordés I Importance de l'organisation du service d importation : il y a là toute une série de remarques et de notations qui mettent en re'lef le rôie éminent des facteur: humains dans le: rapports commerciaux : leur valeur ne saurait échapper a personne.En de copieux Addenda le lecteur trouvera un certain nombre de questions connexes te' oue le change, !a publicité, les té'ecommu-nicatiors etc.En résumé.rien n a ete négligé pour faire de ce travail un instrument indispensable à qui veut faire de I exportation.La finesse des remarques psychologiques, le climat humain dans Aque .ont abordé: ces problèmes techniques îacilitent la lecture de ce 'ivre au peint de le rendre agréab'e, ce qu’ n est pas a négliger.LES PUBLIC-RELATIONS.Un vol., ed.1951, I03/4x8!':., 141 pages.Broché : 900 franc .Paris-Cégos, 16.rue de Monceau.Le Cego: vient de publier la documentation de ses lournees d études d avr:l 1951 sur les cublic-relations, oour lesquelles elle ava’t fait aepel à de- soécialistes ayant I exoérience de ces techniaues dans des entreerses franca:se:.C'est le compte rendu de ieurs eces figurant déjà à titres variés dans certains chapitre*, on voit que seul: es exercices sur les séries et les nombres complexe: sont absents du crem'er tome.Problèmes synthétiques.— Ce sont pour la plupart de; problème p'cpcsc: aux examen:.II.requièrent de théories variées e* ferment a;n:' une révision du programme.LVe IV.Exercices et Indications complémentaires sur l’esprit des méthodes dans quelques ordres d’activité consécutifs au cours de Mathématiques générales.- - Chapitre très nouveau réunissant de; questions empruntées a des branche: variées des mathématiques supérieures : en face d’elles, I élève pourra s interroger sur ses préféren- ce: pour la poursuite de ses études.Signalons enfin que des problème; non résolus sont proposé: a la f’n de chaque chapitre : pour beaucoup d entre eux la réponse est indiquée. Kl VUE DES LI\ R LS 201 COLLOQUE INTERNATIONAL DE GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE, tenu a Louvain, du II au 14 avril 1951.Un vol., sd.1951.IO/6'/2, 240 cages.Broché : 350 fames belges.Liège.G.Thone.Paris, Masson : 2,450 francs.Jusqu au début de ce siècle, la géométrie infinitésimale ou Géométrie différentielle, a été étudiée soit dans de groupe des decrements, soit dans le groupe des transformations conformes.Les ouvrages fondamentaux de Darboux en France et de Bianchi en Italie, font en quelque sorte le point des connaissances acquises a cette époque.Depuis, le chamo des investigations s est considérablement élargi et Ion sa't I ampleur de: recherches récentes sur la Géométrie protective différentielle creee par Fubini et a laquelle E1 e Cartan a apporté- des contributions essentielles.D autre cart, .es théories d'Einstein ont egalement largement contribue au développement de I étude des variétés et, ici encore, ce sont les profonde; recherches d Elie Cartan que I on doit évoquer.Il était donc naturel que !e Centre Belge de Recherches Ma,hématiques crovoquât une réunion consacrée aux résultats obtenu- et au/ méthodes utilisées dans ce genre de recherches.Les conférences faites a ce propos ont été reunies en un volume.On y trouvera les exposés faits par MM.BompianL Favard, Terracini, Schouten, Vincen-ni, Haantjes, Lichnérôwicz, Hlavaty, Kuiper, Simonart, Van Bouchout, Backès, Godeaux, Rozet et Debever.Nul doute que ce volume ne ren-entre le meilleur accueil de la part de: géomètres, auxquels offre un large tour d horizon sur de: questions à I ordre du jour.APPRENDRE POUR VIVRE.Une c isade de I UNESCO contre ignorance et la misère.Un voL, éd.1951, 9,,2> :ngénieur; de fabr’cation :narge: de : utilisation et de I exploitation de ces machines-outils, Us apprendront à suivre le fonctionnement des contacter a aloe de chema- impliflés, à saisir la synthèse fonctionnelle des équipements, à analyser le cycle opératoire et 'es mouvements des différents organes et sous-ensembles des machines.Les rufurs ingénieur: erfv- y trouveront un passant moyen de formation, aporenant notamment comment les divers types de commandes et de circuits peuvent être utilises eu combinés pour réaliser les différentes conditions de marche meesee: aux machines.Pour guider nos techniciens dans étude des commandes électronique: et des servo-mécanismes qui après s être répandues aux Etats-Unis, se développent rapidement dans ' Industrie frança’se où elles appara’'sent comme un 'mportant 'acteur de productivité, il fallait, mieux que aes traductions ou des monographies forcément incomplètes, un Ivre écrit pour eux, conci: dépouillé de i appareil mathématique non indispensable, :es menant pas a pas, par des exposés toujours clairement rattachés a la solide base aes principe: généraux, a la comprehension des réalisaticrjf ies plus modernes : c’est le but de cet ouvrage sans équivalent dans ’a ittérature technique française.ARCHITECTURE PRÉFABRIQUÉE.Po1 ABRAHAM.Un vol., ed.1952, 2e édition, 3‘ ;x5, XVI-140 pages 77 'lgures.Broché : 960 francs.Paris, Dunod.Le; techniciens de tou: es pays admettent la nécessité d industrialiser !e bat'ment.Le Ivre de Pol Abraham paru en 1945 a été 1 un des premiers à poser le problème et a indiquer des solutions.Bien plus, son auteur a pu procéder sur une large échelle de 1945 à 1949 a une expérience de seml-crefabrication dont 'es résultats positifs REVUE DES LIVRES 215 sont à la base de réalisations p1 us évoluées.Il a pu egalement poursuivre l'application de ses méthodes, non seulement dans le domaine de lhabitatior mais dans celui des constructions scolaires et universitaire: auxquelles elles sont remarquablement appropriées.Il était indispensable que I auteur fit avec une aosolue sincérité, e point par rapport a sa propre expérience, d une question qu oreoccupe tous le: technicien:.Ce ;!vre qui complété par un exposé de M.I ngé-nieur en chef des Pont: et Chaussées, M.A.Brunot.et orré de nombreuses illustrations de réalisations récentes et en cour: ; adresse aux architectes et aux.entrepreneurs ;era lu avec profil par les ingénieurs et par tou: ;eu» qu' : 'ntere:.ent a la clarification des bâtiment .LE CALCUL GRAPHIQUE A L'USAGE DES INGÉNIEURS an: équerre, ni compas, n tire-ligne).H.MASSON.Un vol.éd.1952, 10x6 134 pages, 65 figures.Broche: 950 francs.Paris, Editions Eyrolles.Le but de cet ouvrage est de permettre a I ingénieur ou au technicien de concevoir, calculer et preparer un projet, sans ! aide d un dessinateur en faisant appel aux seules connaissances de mathématiques élémentaires.En effet, pour trouver une solution économiaue et techniauement satisfaisante, I ingénieur est en généra1 amené a taire de mu Itiples essais comportant des calculs de mécanique appliquée.Ce: calculs Impliquent, soit des opérations numériques longues et fastidieuses, soit des épurés de calcul graphique qui nécessitent la collaboration d un dessinateur professionnel.De là beaucoup de temps perdu et de désagréments, l'ingénieur étant sans cesse obligé d attendre son dessinateur pour poursuivre ses recherches.C est pour éviter ces inconvénients que M.Masson a songé à rassembler d une façon ordonnée un certain nombre de constructions géométriques qui peuvent être faites par I ingénieur lui-même, sans équerre, ni compas, ni planche à dessin. 2 16 I.A REVUE TRIM ESTRIELLE CANAUIENNI La méthode exposée, résultante de vingt années de pratique et a études, ne nécessite qu'une simple feuille de papier quadrillé et un double décimètre.Elle doit permettre à tout ingénieur ou technicien de mener à bien, dans un minimum de temps, les calculs d avant-pro’et auxquels il peut être astreint. VIE DE L'ÉCOLE TRAVAUX DE FIN D'ÉTUDES DES ÉTUDIANTS DE LA 77e PROMOTION (1953) OI'TIOX "A" — TRAVAUX PUBLICS-BÂTIMI-XTS Ailleurs et sujets ASSI I IX.Marcel.— Aqueduc à Mont Saint-Michel (cté Label le ) P.Q.BEAUDRY, Augustin.— Etude d’une ferme du type Pratt d’une portée 114’ et soumise à des charges mobiles.BISSON.Jean.— Étude expérimentale sur la stabilisation des sols par addition de liqueur de sulfite.Série d’essais suivant le procédé C.B.R.BOYER, Simon.— Construction d’un viaduc sur la route Montréal Ste-Anne-de-Bellevuc (chemin de la Côte de Liesse) ainsi que les travaux accompagnant ce projet.COTE.Claude.— Amélioration au réseau d égoûts de Richmond.CYR, Guy.— Etude analytique et solution graphique des dômes.DAME, René.— Calcul d’un hangar circulaire en béton armé, composé d’un dôme central de 70 pieds de diamètre, entouré par un dôme renversé, en voile mince, formant un porte-à-faux de 4 5 pieds.DENIERS, Jean-Guy.— Etude expérimentale sur la stabilisation des sols par addition de liqueur de sulphite (Essai Proctor Standard).DL'BI .Yvon.— Etude expérimentale sur la stabilisation des sols par addition de liqueur de sulphite (Essai Elarvard Miniature).DETOUR, Julien.— Plans pour la construction d’un abattoir de volailles dans la région de Charlevoix.DEPUIS.Marcel.— Pont en préconisant sur la rivière Ste-Anne à St-Raymond-de-Port neuf.DURAN'CEAU, Jean-Guy.— Canalisation de la rivière Saint-Pierre.GAGNON, Jean.— Etude des moments dans une structure archée pour tunnel dans la terre — Par méthode de coupe et porte-à-faux. : A REVCI: IKIMl STRIIU.LK CANADIENNE 218 OPTIO\ "A" — TRAVAUX PUBLKS-BÂTIUI.XTS ( suite) GRANGER, Jean.— Projet de Batardeau, pour l'exécution du raccordement des deux tronçons du tunnel Atwater au milieu du canal Lacliine.HEBERT.Raymond.— Etude comparative de l’alimentation en eau de la ville de Montmagny, P.Q.HOULE, Claude-Ravmond.— Construction d'un Viaduc en béton armé, a Joliette.EACH APE I 11.Bernard.— Amélioration des conditions de circulation sur le pont Jacques Cartier et a ses approches.LAHA1E, Denis.— Construction d’un centre sportif avec toiture en arche a deux rotules au collège Laval a Saint-Vincent-de-Paul.LEBELT, Yvan.— Projet d’agencement des voies d’accès du pont Jacques Cartier, dans la ville de .Montréal-Sud.LECLERC, Lucien.— Projet de systèmes d’égoùts et d’aqueduc pour le village de Massueviile .comté de Richelieu.LECLERC, Réal.— Emplacement et calcud d'un pont en charpente d’acier a Chàteauguav sur la rivière du même nom.Lit FO R I .Pierre.— Calcul d’arcs à trois rotules, en bois lamelle, servant à la structure de l'église Christ-Roi, à Joliette.LEVESQUE.Maurice.— Construction d’un tremplin olympique de ski en béton armé sur le campus de l’Université de Montréal.MARCEAU, Bernard.— Construction d’un toit a charpente d’acier, à trois rotules, au-dessus du pont roulant de quinze tonnes, chez Lord et Cie, rue Iberville, Montréal.MARCOUX, Ronald.— Améliorations au réseau d’égouts de Marie-ville.MARQUIS.Jean-Marie.— Tunnel en béton armé sous les voies de chemin de 1er, rue Masson.MIGNERON.J.-P .— Projet de reconstruction du barrage Cabonga.MORIN.Gaétan.— Calcul de la structure en bois laminé de l’église de La Conception.NADEAU, lean-M.arc.— Etude de l’approvisionnement en eau du village de Princeville. Ml DE L ECOLE :i9 OPTIOX "A" — TRAVAUX PU BUGS-BÂTI SU-XTS Unite) PAZUSIS, Jean.— Etude de certains aspects des écluses de navigation adjacentes à l’usine de Beauharnois.FERRAS, Gilbert.— Calcul d'une usine de filtration de type rapide pour la cite de Jacques Cartier.FOI I RAS.Jean.— Plateforme d’observation sur un lac.PRIME.AU, Raymond.— Epuration des eaux usées de Salaberrv de Val-leyfield avant leur rejet dans le chenal perdu.RICHARD, (lilies.— Projet de lotissement du territoire de la cité de Montreal borne par la rue Sherbrooke, par les limites nord de la ville, par la pépinière municipale, par le cimetière de l’est, dans le quartier Mercier.RUEE.Aidas.— Contamination de l’eau d’alimentation de la ville de l a I tique occasionnée par le flottage du bois par International Pulp and Paper Co.SI-PIERRE, D’Arey.— Etude d’un procédé de fabrication de tuvaux de béton armé.IAEBOE, Fernand.— Projet d’aqueduc et d’égoûts pour la ville de Sept -1 les, Québec.OPTIOX "fi" — ,\[/i( AXKjUE-f ri GTRICITÉ ARSEN'AL'E 1 .Real.— Study of operation and maintenance ot main machinery on board of a light cruiser.BEAUVAIS, Gérald.— Essais Charpv et Schnadt.Etude et comparaison ties déformations plastiques sous charges dynamiques dans des éprouvettes de type Charpv et de type Schnadt au moyen de mesures de dureté en vue d’étudier la température de transition.BEGIN’, Robert.— Electrification et éclairage d’une "Office and Exchange House” a Asbestos, avec tine ligne d’alimentation de 2,200 volts.B1 I I\ EAU.Paul.— Calcul et dessin d'un moteur Diesel industriel. IA RKVLI- IRISH SI'RIUI I I CANAMKNNl 220 Ul’TIOS "B" — MÉCANIQUE-ÉLECTRICITÉ (suite) BÉRARD, André.— Développement, par la photo-élasticité, d'un nouveau tvpc d’éprouvette devant servir à l’étude de la resistance des métaux en tension répétée mono — et biaxiale.BERTIX.Claude.— Etude et construction d’une nouvelle machine en fatigue mono — et biaxiale : étude du comportement de certains matériaux de construction en fatigue sous tensions combinées.BORDUAS.Roger.— Étude de l’influence de la viscosité sur l’écoulement au-dessus d’un barrage déversoir.BOURBONNAIS.|ean-R.— Etablissement d’un moulin a papier-fibre ( tibreboard ).BOURGAUET.Gerald.— Détermination des facteurs devant influencer le choix des appareils de climatisation de l’air.BRETON, Alain.— Etude de raffinage du titane par fusion dans divers milieux.BRUNETTE.Robert.— Etude des systèmes de protection des réseaux électriques contre la foudre.Cl IA R BON XT A U.Bernard.— Restauration partielle de l’atmosphère et chauffage de la cabine d’un avion propulsé a réaction.DAGE N AD.Ravmond.— Calcul d’une sous-station de distribution et de transformation à 121) - 60 - 12-4 K.V.reliant les sous-stations déjà existantes de Montréal-Est et de Jeanne-d’Arc.DAN’EAU.Paul-Emile.— Avant-projet de turbine a sapeur.DAOUST, Real.— Traceur automatique de trajectoires d'electrons.DENIS, Arthur.— Etude comparative d’un système de distribution à divers voltages, soit : à 1 10-220 volts, à 5 5 0 volts ou à 204 volts, trois phases.DES R OC El E RS, Maurice.— Un générateur d’oscillations électriques multiformes au moyen de la cellule photo-électrique.DE YIZIO.Marcel.— Étude comparative des autobus et trolleybus comme moyen de transport dans la cité de Monrtéal.DUFRESNE, Marcel.— Réfection d’un système de chauffage d’un grand hôtel.DUPRE.André.— Mesure électronique du déséquilibre dynamique des pièces tournantes. Nil 1)1 I ECOLE 221 OPTION "B" — MÉCANIQUE-ÉLECTRICITÉ (sniff) C.hi.IXAS, André.— Étude comparative des systèmes de contrôles électroniques en regard des systèmes pneumatiques et électriques avec application à l’air climatisé.GODIX, Gilles.— Études expérimentale sur un diffuseur en tonne de cloche.IIA.MHh.René.— Étude comparative des diverses méthodes de calculs régissant le système de chauffage rayonnant.l.AI I RRIÉRE, Georges.— Étude théorique de différents cycles ther-modvnamiques d'un moteur a combustion interne en vue de l’application d’une culasse spéciale.1 AI I R R11 R H, Ls-Charles.— Étude comparative, descriptive et économique entre les systèmes d’éclaireges à trois fils et a quatre fils.I I I KBVRH.Maurice.— htude comparative des propriétés de résistance a la fatigue du titane métallique sous divers traitements thermiques.I O.XGPRh.Marcel.— Étude des divers moyens d’améliorer la tension sur un réseau électrique.XADOX.Guv.— Établir correlation entre les résultats pratiques obtenus a date et les formules scientifiques rigoureuses pour le chaut fage rayonnant.OSTIGUY, Claude.— Mise au point d’un appareil électronique pour l’enregistrement automatique des diagrammes efforts-temps et efforts-déformations des matériaux sous impact a haute vitesse.PA IT.X'AUDF., Jacques.— Illectrification d’un moulin a papier a Québec.POL'PARD.Maurice.— Étude de l’effet sur quelques matériaux de construction des efforts renversés en traction-compression et en torsion, produisant des déformations micro-plastiques.POL'hlOT, Michel.— Application du bombardement électronique, du polissage électrolytique et de l’attaque à l’acide pour la révélation de structures métallographiques. 22: l\ REVU TRIM ESTRIEI I E C.ANADIENM OPTION "B" — MÉCANIQUE-ÉLECTRICITÉ ( suite) SIMON.Roger.— Étude d’un moteur ou générateur électrique shunt a courant continu utilisé sous un courant alternatif après adaptations appropriées.TREMBLAY, Réal.— 1 ournaisc spéciale pour chauffage d’acier en vue du laminage.VIENS.Léonard.— f reinage par injection des moteurs d’induction.OPTION ’Y " — MINES — GÉOLOGIE BEAUCHEMIX, Raynald.— Etude sur les possibilités d’éliminer les planchers de bois dans les chantiers de coupe et remblai à la mine Quémont.BROSSEAU, Pierre.— Augmentation de production à la mine d’ilménite du lac Trio Havre St-Pierre, Québec.DUCHESNE, Guy.— Décollement des formations terrifères sous le mort-terrain par méthode séismique.JUTEAL', Laurier.— Etude sur la possibilité d’employer le "Trackless mining” dans les gisements de métaux de base.MA IE HOT.Jean.— Vue d’ensemble sur la géologie de l’enclave archéenne de la région Timmins du bouclier canadien.MASSE, Roger.— Creusage d’un puits dans un terrain instable.VERREAULT.Gaston.— Projet de développement souterrain à la Bell Asbestos Mines Ltd., Thctford Mines, Québec.OPTION "D” — GÉNIE CHIMIQUE — MÉTALLURGIE HOL'I.E.Wilfrid.— Établissement d’une usine pour la fabrication d’aniline.TOUPIX, Marc.— Etablissement d’une distillerie d’une capacité de mille gallons par jour d’alcool industriel à base de mélasse. R !-.VUE TRIM ESTRIKl LE CANADIENNE Clouzi unû.T£iiitaiz£ lU l’EciK des Humes Élues Gommerelaies affiliée à l'Université Je Afont real et subventionnée pjr le Secrétariat proiincial Trois années d’études Deux années de formation économique et commerciale générale : Matières enseignées : économie politique, pritiquc des affaires comptabilité, géographie économique, technologie, droit civil, commercial, industriel et public, mathématiques financières, langue et correspondance commerciale française et anglaise, statistique et documentation économique.Une année de spécialisation : fl) Section générale des affaires, où l'élève s’initie davantage aux diverses techniques des affaires en général et qui conduit à la licence en sciences commerciales ; b) Section économique, donnant droit à la licence en sciences commerciales et préparant aux carrières des affaires et du haut fonctionnarisme qui exigent une préparation économique spéciale (direction, secrétariat, statistiques, contrôles économiques, etc.) ; c) Section comptable, conduisant à la licence en sciences commerciales et à la licence en sciences comptables, qui donne droit d'admission dans l’Institut des comptables agréés (C.A.) de la Province ; d) Section des sciences actuarielle, conduisant à la licence en sciences commerciales et préparant à la licence en sciences actuarielles et aux examens d’admission dans les sociétés américaines d’actuaires (A.S.A., A.I.A., C.A.S.).programme spécial pour les ingénieurs AVOCATS.NOTAIRES ET AGRONOMES Ouverture des cours : le deuxième mardi de septembre DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS GRATUIT , 535, AVENUE VIGER MONTREAL VI REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE S s s s s s \ s s s s s MATÉRIEL DE DESSINATEURS ET D’INGÉNIEURS NIVEAUX - TRANSITS - MIRES - RÈGLES À CALCULS Recommandes par les ingénieurs depuis plus de 8 5 ans KEUFFEL cV ESSER OF CANADA LTD.MONTREAL ^ / .^Lquei QUE SOIT ^ à- Æ \\ 0 \f LE METIER NOUS AVONS \ L’OUTIL P il * ' • * ^ 'f :j ?i • ' -¦ ' i * .=¦ > » > YL xJH LA.0251 V 14 0 6 ST.01 NI 5 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE VII [UNIVERSITE DE MONTREAL) ECOLE POLYTECHNIQUE Ecole d'ingénieurs — Fondée en 1873 Le programme d’études prévoit la formation générale dans toutes les branches du génie et l’orientation dans les spécialités suivantes : TRAVAUX PUBLICS - BÂTIMENTS; MÉCANIQUE - ÉLECTRICITÉ MINES - GÉOLOGIE; CHIMIE INDUSTRIELLE - MÉTALLURGIE.Les élèves reçoivent à la fin du cours les diplômes d’ingénieur et de Bachelier ès Sciences Appliquée* avec mention de l’option choisie.Des études post-universitaires peuvent être entreprises à la fin du cours régulier et conduire aux grades universitaires de Maître et de Docteur ès Sciences Appliquées.Centre de recherches et laboratoires d'analyses.PROSPECTUS ET RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 1430, rue ST-DENIS, MONTRÉAL \ III REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE L'AVE NIR L É N E R G I E électrique produite et distribuée par la Shawinigan a contribué au progrès industriel, commercial et agricole de la province de Québec.La croissance de la Shawinigan a créé, directement et indirectement des emplois rémunérateurs pour les travailleurs du Québec.L.’électricité qu’elle produit aide à transformer les matériaux bruts du Québec en une source d’avantages bien concrets pour le public.Par la mise en valeur des ressources naturelles du Québec, elle favorise, dans la province, l’établissement d’industries et de maisons d’affaires de toutes sortes.Enfin, toute son histoire témoigne de la coopération amicale et féconde que notre civilisation permet d’établir entre le gouvernement, la direction des compagnies et leurs employés.Fidèle à son passe la Shawinigan — compagnie de la province de Québec — garde pour l’avenir cette même ligne de conduite qui consiste à servir les intérêts de la province et de son peuple aussi activement quelle l’a fait dans le passé.WATIR AND POWIR CD.MafU'In micllii il tlllilii
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