La revue trimestrielle canadienne, 1 janvier 1953, Hiver
tt'f % Revue Trimestrielle Canadienne Arf de l'Ingénieur —- Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie Politique et Sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation SOMMAIRE Table de* matière* de l'année 1953 .II Not collaborateur*.225 La prévention de la fumée, un problème d’ingénieur .Bernard Beaupré .230 L'électrification rurale dan* le Québec Rodolphe Laplantb .271 La brigade canadienne en Allemagne.Thomas Greenwood .277 Aspect* de la politique étrangère danoise.Kay Heckscher .262 Les transformations économiques de la Chine.Jean Malabard .290 Revue des livres.302 ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE Publiée par les soins de l'Ecole Polytechnique de Montréal et avec le concours de l’Association des Diplômés de Polytechnique COMITÉ DE DIRECTION Président Monseigneur Olivier Maurault, P.A., C.M.G., P.S.S., recteur de l'Université de Montréal.Secrétaire Henri Gaudefroy, ingénieur, Directeur de l’École Polytechnique.Membres Ignace Brouillet, D.Sc., ingénieur, Président de la Corporation de l’École Polytechnique.Hon.Léon-Mercier Gouin, avocat, sénateur, professeur à l’Université de Montréal.Théo-J.Lafrenière, D.Sc., ingénieur, professeur à Polytechnique.Edouard Montpetit, avocat, secrétaire honoraire de l’Université de Montréal.Antonio Perrault, avocat, professeur à l’Université de Montréal.Arthur Surveyer, D.Sc., ingénieur, président de Surveyer, Nenniger & Chênevert.Ivan-E.Vallée, ingénieur, sous-njinistre des Travaux publics de la Province de Québec.Camillc-R.Godin, ingénieur, secrétaire de la Direction de l’Ecole Polytechnique.COMITE DE REDACTION Rédacteur en chef Edouard Montpetit Secrétaire honoraire de l’Université de Montréal Secrétaire de la Rédaction et administrateur: Camille-R.Godin, secrétaire de la Direction de l’Ecole Polytechnique.Secrétaire adjoint : Jacques Laurence, ingénieur, professeur à Polytechnique.Membres Mgr Olivier Maurault, Hon.Léon-Mercier Gouin, et messieurs Arthur Surveyer, Arthur Duperron, Maurice Gérin, Henri Gaudefroy, et Théo-J.Lafrenière, ingénieurs.Les auteurs des articles publiés dans la Revue Trimetlrielle Canadienne conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.La Revue publie des articles en français et en anglais.Les manuscrits doivent parvenir à la Rédaction au moins deux mois avant la date de publication.Ils ne sont pas retournés.La reproduction des gravures et du texte des articles parus dans la Revue est permise à la condition d’en indiquer la source et de faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication les reproduisant.Il sera rendu compte de tout ouvrage dent un exemplaire parviendra à la Rédaction.La Revue paraît en mars, juin, septembre et décembre.Le prix de l’abonnement est $3.00 par année pour le Canada et les Etats-Unis.$4.00 pour les autres pays.Toute communication pour abonnements, publicité, collaboration, etc., doit être adressée au siège de la REDACTION ET ADMINISTRATION : ÉCOLE POLYTECHNIQUE 1430, rue Saint-Denis Montréal REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE I GEO.DEMERS INGÉNIEUR-CONSEIL Ingénieurs adjoints Phil.Lemieux Jacques Roy 71, rue St-Pierre QUÉBEC Tél.; 3-6736 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL FACULTES ET ECOLE CONSTITUANTES Théologie - Droit - Médecine et enseignement connexe : Institut de diététique et de nutrition et Ecole des infirmières - Philosophie et les Instituts d'études médiévales et de psychologie - Lettres - Sciences • Chirurgie dentaire - Pharmacie • Sciences sociales, économiques et politiques - Ecole d hygiène - Arts • Musique.ECOLES AFFILIEES Polytechnique - Médecine vétérinaire - Institut agricole d'OIca • Hautes Etudes commerciales - Optométrie - Institut Marguerite d Youville - Ecole normale secondaire -Institut pédagogique C.D.N.- Institut pédagogique St-Georges - Institut de pédagogie familiale.EXTENSION DE L'ENSEIGNEMENT Cours du soir conduisant au B.A.Prospectus des autres cours, sur demande “1 5 j - - - | Prospectus des autres cours, sur demande | Pour tout renseignement, s'adresser au SECRETARIAT GENERAL Case postale 6128, Montréal 2 AT-9451,‘poste 77 II REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE douxi unitJz’iiitaL’iz as.l'École des Haines Éludes Commeiclaies affiliée à l’Université Je Montréal et subventionnée par le Secrétariat provincial Trois années d’études Deux années de formation économique et commerciale générale : Matières enseignées : économie politique, pntique des affaires, comptabilité, géographie économique, technologie, droit civil, commercial, industriel et public, mathématiques financières, langue et correspondance commerciale française et anglaise, statistique et documentation économique.Une année de spécialisation : a) Section générale des affaires, où l’élève s’initie davantage aux diverses techniques des affaires en général et qui conduit à la licence en sciences commerciales ; b) Section économique, donnant droit à la licence en sciences commerciales et préparant aux carrières des affaires et du haut fonctionnarisme qui exigent une préparation économique spéciale (direction, secrétariat, statistiques, contrôles économiques, etc.) ; c) Section comptable, conduisant à la licence en sciences commerciales et à la licence en sciences comptables, qui donne droit d’admission dans l’Institut des comptables agréés (C.A.) de la Province ; d) Section des sciences actuarielle, conduisant à la licence en sciences commerciales et préparant à la licence en sciences actuarielles et aux examens d’admission dans les sociétés américaines d’actuaires (A.S.A., A.I.A., C.A.S.).PROGRAMME SPÉCIAL POUR LES INGÉNIEURS AVOCATS.NOTAIRES ET AGRONOMES Ouverture des cours : le deuxième mardi de septembre DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS GRATUIT 535, AVENUE VIGER MONTREAL REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE III (UNIVERSITE DE MONTRÉAL) ÉCOLE POLYTECHNIQUE ?Ecole d'ingénieurs — Fondée en 1873 Le programme d’études prévoit la formation générale dans toutes les branches du génie et l’orientation dans les spécialités suivantes : TRAVAUX PUBLICS - BÂTIMENTS; MÉCANIQUE - ÉLECTRICITÉ MINES - GÉOLOGIE; CHIMIE INDUSTRIELLE - MÉTALLURGIE.Les élèves reçoivent à la fin du cours les diplômes d’ingénieur et de Bachelier ès Sciences Appliquées avec mention de l’option choisie.Des études post-universitaires peuvent être entreprises à la fin du cours régulier et conduire aux grades universitaires de Maître et de Docteur ès Sciences Appliquées.Centre de recherches et laboratoires d'analyses.PROSPECTUS ET RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE 1430, rue ST-DENIS, MONTRÉAL mm Ce soir, au coucher du soleil.de l'est à l'ouest, duns toute l'étend ne de ce vaste pavs qu'est le nôtre, un spectacle grandiose s’oflrira à nos yeux.Bien quelles millions de personnes en seront témoins, personne n'y prêtera aucune attention.C’est un miracle aujourd’hui oublié, comme la plupart des merveilles de notre siècle.Il s’agit de la lumière électrique.Elle brillera de milliers de fenêtres de nos villes, créant dans la nuit un décor fabuleux comme celui que présente ci-dessus cette vue du port de Vancouver.Klle sortira à flots par les portes ouvertes des bâtiments de fermes de nos centres ruraux .sillonnera le ciel de nos aérodromes .et.partout, nous permettra de terminer agréablement la journée par quelques heures de récréation.Aujourd’hui, nous n’éclairons plus nos habitations dans le seul but de pouvoir vaquer à nos occupations: nous créons pour chaque pièce un système d’éclairage qui mettra en valeur l’élégance de notre ameublement.Nous avons intensifié l’éclairage extérieur à un point où les activités du jour peuvent être poursuivies sans encombre à toute heure de la nuit —qu’il s'agisse d'une partie de base bail ou de tennis, du chargement des wagons-marchandises ou de l’atterrissage des avions.Canadian General Electric se consacre à la fabrication d'ampoules électriques depuis plus de soixante ans.Celtccoinpagnie a été une des premières à apporter une suite de perfectionnements qui ont amélioré nos sytèmes d’éclairage—y compris l’ampoule au verre dépoli à l’intérieur, la nouvelle ampoule blanche au rendement supérieur qui diffuse une lumière plus douce et rétonnante lampe fluorescente,économique et de longue durée, qui a entièrement révolutionné le système d’éclairage des usines.Notre compagnie a largement contribué à la baisse constante du coût de l'éclairage d'année en année.Il n’y a pas si longtemps, une ampoule de 60 watts coûtait bien près d’un dollar.Aujourd’hui elle ne coûte qu’en-viron le cinquième de ce prix et donne une lumière beaucoup supérieure.Dans l'intérêt du public, General Electric a établi un Institut de l’éclairage où les autorités de l’industrie, des hôpitaux, des hôtels et des municipalités—et de tous les établissements où l'éclairage est particulièrement important —peuvent prendre connaissance des derniers perfectionnements et des meilleurs systèmes d’éclairage.Un îles pionniers des recherches en matière d’éclairage, Canadian General Electric ne manque jamais l’occasion de paver le chemin du progrès qui apportera au Canada un éclairage toujours plus abondant et plus efficace.CANADIAN GENERAL ELECTRIC COMPANY LIMITED Siège social: Toronto Le plus ancien et le plus important fabricant d'appareils électriques du Canada Revue Trimestrielle Canadienne Art de l'Ingénieur — Mathématiques — Sciences — Architecture Industrie — Economie Politique et Sociale — Finances Histoire — Statistique — Hygiène — Législation VOLUME XXXIX 19 5 3 PRIX TI AI PS — PTK — AUTOMNE — HIVER ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Kl YM I RIM I -, I K II I II I AN Mill N M TABLE DES MATIÈRES VOLUME XXXIX Art de l'Ingénieur 1.'ingénieur et le législateur, par IT Ion.Orner CÔTÉ Analyse de la poutre continue sur appuis élastiques, (première partie), par Paul 1oyrk.ni Analyse de la poutre continue sur appuis élastiques, (seconde partie) par Paul Tourigny La prevention de la fumée, un problème d’ingénieur, par Bernard Bi aupri Biographie Léon Gérin, un disciple canadien de Frédéric l.ePlay, par Arthur Sx-Pu RR! Construction Analyse de la poutre continue sur appuis élastiques, (première partie) par Paul Tourigny Analyse de la poutre continue sur appuis élastiques, (seconde partie) par Paul Fourk.ny Économie Politique et sociale The Factors Governing Employment, par P.Il- Cassi i man Coup d’oeil sur l’économie canadienne, par Huet Massue L’Économie française en 19*2, par Henry Miiun La brigade canadienne en Allemagne, par Thomas Greenwood 13 149 23 0 1 3 14l> 4s 1 I * 159 L revlt trimestrielle canadienne III Aspects de la politique étrangère danoise, par Kay Heck- SCITER 262 Les transformations économiques de la Chine, par Jean Malabard 291 Électricité Le nouveau système d’unités M.K.S.en électricité, par Paul Lorrain 2 5 L’électrification rurale dans le Québec, par Rodolphe Laplante 271 Industrie Petroleum Refinery Instrumentation, par Robert Masse 39 Mathématiques Valeur explicative des mathématiques, par P.LL Casselman 172 Navigation Le premier bateau à vapeur en fer, par Philip Spratt, Germaine-I.Bigot 144 Codaborateurs \’os collaborateurs 2.114, 229 Revue des Livres Revue des livres 76, 183, 303 Vie de l'École et de l'Association Vie de l’Ecole et de l’Association 90, 21.' NOS COLLABORATEURS BERNARD lit AL'PRE, B.Sc.A., (Polytechnique — 1941), M.Sc.A., (Toronto — 1943), M.Sc.(Flarvard —1946).Ingénieur surintendant de la Division de la Prévention de la Fumée, Service d’Ur-banisine de la Cite de Montréal.RODOLPHE LAPLANTE, secrétaire de l’Office de l'Electrification rurale; secrétaire également de l’Office du Crédit agricole de la Province de Québec.THOMAS GREENWOOD, docteur en philosophie, docteur es-sciences politiques, docteur és-lettres.Professeur titulaire a l'Université de Montréal (littérature et géopolitique).Autrefois professeur de philosophie des sciences a 1 Université de Londres, puis a 1 Université d’Ottawa.KAY PIECKSCHER, docteur es-sciences politiques (Copenhague).Collabore à plusieurs revues de France, d’Angleterre, de Belgique et du Canada.JKAX MAL.ABARD, docteur en Droit de l’Universitc de Paris; diplômé d'études supérieures de Droit international.Spécialiste de questions d’économie politique, d'histoire et de politique étrangère.1 RRATL'.M Dans la dernière livraison de notre Revue, no D4-15S, sur la page-couverture.il v a eu erreur dans le nom de l’auteur de l'article intitulé ; "Valeur explicative des mathématiques”.L’auteur de cet article est M.Thomas Greenwood. LA PREVENTION DE LA FUMEE, UN PROBLEME D'INGENIEUR* Bernard Bl AUI'Rl Je ne saurais dire à quel point je suis heureux et fier ce soir, d’adresser ici la parole à un groupe de confreres ingénieurs.11 y a plusieurs années, à l’automne 1940, alors que j étais encore étudiant à Polytechnique, je fus, a ce meme endroit, 1 un des conférenciers à la deuxième soiree d’étudiants organisée par l’Engineering Institute of Canada; mon travail portait ce soir-là sur le problème du traitement et de l’utilisation des déchets industriels.Ce problème continua à m’intéresser par la suite : j’en fis le sujet d’une these a la tin de mes études en génie sanitaire à l’Université de Toronto.Mais les déchets industriels ne se limitent pas à ceux qui peuvent être rejetés a l’égout ou transportés a l’incinérateur ou au dépotoir; il y a aussi ceux qui contaminent 1 atmosphère.Cette contamination peut prendre deux aspects différents : tout d’abord la contamination de l’air ambiant de l’usine et les dangers qu’elle entraine pour l’ouvrier, ce qui est le propre de l’hygiene industrielle; en second lieu, le rejet des gaz, fumées et poussières à l’atmosphère extérieure et les dangers ou dommages qui peuvent en résulter pour la population, ce qui constitue le problème de la pollution de l’atmosphère.Il est facile de se rendre compte dès ce moment, que la prévention de la fumée n’est qu’une phase du problème plus vaste et plus complexe de la pollution de l’atmosphère qui retient de plus en plus l’attention universelle.I! v a quelques mois, dans la revue "Utilization”, revue consacrée à la défense des intérêts des producteurs de charbon en Amérique du * Conference prononcée devant la Section de M m real de lT-nginecrini; Institute of Canada le 2” novembre.lrM2.par Bernard Beaupré, In g.IV.M.Sc., Ingénieur-surintendant de la Division tie la Prévention de la Fumée, Service d’Urbanisme, Hôtel de Ville.Montréal. I A I * K i \ | N I ION 1 > I I A I LMI I .LN PROllI I Ml l) LM.I NIM R 231 Nord, paraissait un article sur la prévention de la tuniee où on lisait ce qui suit : "Ce sont les faits, et non pas l’imagination tl une population surexcitée qui doivent guider les administrateurs municipaux dans leurs efforts pour combattre la pollution atmosphérique.C’est parce qu’on s’est rendu compte que la solution du problème dépend de l’ingénieur et non du réformateur social trop zélé, que les règlements municipaux deviennent de jour en jour plus réalistes’ .Retenons de ces phrases simplement ceci : la solution du problème de la fumée depend de l'ingénieur, et c’est ce que je desire sous exposer brièvement se soir.la prevention de la fumée pose un problème de combustion.N'ous pouvons définir la combustion comme une forme d oxydation où les a l’atmosphère de quantités excessives d escarbilles ou de cendres volantes, dégagement considerable de chaleur.Alors que la combustion est en soi une réaction purement chimique, la majorité îles problèmes qui y sont associés sont de nature mécanique, l e combustible doit être préparé pour la combustion; d doit venir en contact avec une quantité suffisante d’oxvgcne, et finalement il doit briller dans des conditions propres à assurer le parachèvement de la combustion.Chacun de ces éléments : préparation, mélange, et brûlage, dépend d actions ou d appareils mécaniq ties.On pourrait discuter longtemps sur les principes de la combustion, mais je voudrais plutôt me limiter a certains aspects de la question.A cette lin nous étudierons ce soir la prevention de la fumée comme un problème : 1 de combustible; 2 de chaudières, fournaises et brûleurs; 3 d’outillage spécialisé.Un problème de combustible d’abord, parce que le choix du combustible est d’importance primordiale; un problème de chaudières et de fournaises, puisqu’elles doivent etre construites de façon a assurer une combustion parfaite; enfin un problème d’outillage spécial souvent nécessaire ou pour parachever la combustion ou pour empêcher le rejet a l’atmosphère de quantités excessives d’escarbilles ou de cendres volantes. RfcVUI: TRIM 1 S IK 11 1.1.1 CANADILNNL 1.- Lii pm cut.on tIc hi jnincc est un problème Je combustible : I Jisons immédiatement que tout combustible peut brulei sans tuniee si les appareils utilises pour le taire lui conv iennent pa11 alternent.11 est donc ridicule de vouloir condamner tel ou tel combustible, mais son usage peut être limite dans certains cas par le genre de chaudière ou de tou niaise ou on le brûle.Nous allons taire ensemble la revue des combustibles actuellement disponibles et étudier leur valeur respective en regard du problème de la tuniee.a) Ch a v bon bit uni inc n\ : i.e combustible industriel le plus abondant et le plus facile a obtenir est le charbon bitumineux.Sa production au Canada et aux htats-Unis atteint 5OU,()()().()()() tonnes par année.Maigre le tait que les produits dérivés du pétrole envahissent rapidement tous les marches, on prévoit que la consommation du charbon bitumineux atteindra le milliard de tonnes par année en Amérique du Nord avant 1070, a cause de son utilisation de plus en plus considérable dans les centrales électriques.Les réserves actuellement délimitées de charbon bitumineux peuvent assurer du combustible pour encore mille ans, au taux actuel de consommation; pour l’anthracite les reserves n atteignent guère que cent ans, alors qu’elles sont de 30 ans pour le gaz naturel et de 14 ans pour le pétrole.Les vastes quantités de charbon bitumineux disponible sont la grande raison pour laquelle il y a des sections du Canada et des htats-Unis où il sera pour nombre d’annees a venir, plus pratique et plus economique d utiliser ce combustible plutôt que le pétrole ou le gaz.1) autre part, rien de surprenant a ce que les recents développements atomiques nous obligent a reviser tous nos concepts actuels et que dans quelques années le problème de la fumée n’existe plus, permettant ainsi a un certain nombre d ingénieurs et de techniciens de se consacrer a des travaux plus constructifs.Sous le nom générique de charbon bitumineux, on compte de nombreuses espèces de charbons, à compter des charbons "sans fumée” mokeless ¦ contenant de 19', a 25', de matières volatiles, jusqu’aux IA PRÉVENTION DE IA 1-f.MI.E, UN PROBLEM! I)IN(,IMPUR 23 > charbons gras qui contiennent 35' , ou plus de matières volatiles.On peut considérer dans le brûlage du charbon bitumineux trois phases distinctes : l’allumage, la distillation et la combustion.A la température ordinaire la combustion n'est pas spontanée : le charbon doit être allumé, ce qui signifie qu’une partie du foyer doit être portée a une température assez élevée pour distiller et enflammer les matières volatiles.Cette température d'allumage est plus élevée pour le charbon contenant moins de matières grasses.Quand le charbon est allumé, il s’ensuit une distillation des matières volatiles dans le voisinage immédiat du point d’allumage; ces produits de distillation comprennent de l’oxyde de carbone et des hvdrocarbures qui au contact avec l’oxygène en quantité suffisante et a une température appropriée vont brûler pour se transformer en vapeur d’eau et en oxyde carbonique.A cause de la présence de grandes quantités de matières grasses, les charbons bitumineux produisent de longues flammes, et sont excellents pour la production de vapeur.Mais par contre, s’il y a insuffisance d’air, si le mélange des gaz chauds et l’oxvgène n’est pas assez intime, si la température du lover n’est pas assez élevée, on obtient une combustion imparfaite due a une oxvdation incomplete ou au refroidissement brusque des gaz île combustion sur des surfaces froides, et conséquemment de la t umée.le règlement municipal de Montreal défend l'usage de charbon bitumineux contenant plus de 2f', de matières grasses, a moins qu’il n’v ait dans la chaudière des appareils pour prévenir l’émission de fumées denses; ces appareils peuvent être ties foyers mécaniques, des jets d’air ou de vapeur, ties tuvères ou tout autre genre approuve d’appareil de prévention de la fumée.Il n’est pas impossible de t! tuf fer du charbon bitumineux a la pelle et en l’absent : de tout outillait'- special sans en lettre pratiquement de fumée, en utilisant la méthode de cokage : cette méthode consiste à placer le charbon vert prés des portes et a l’y laisser coker avant de le repousser plus loin dans le foyer.Cette méthode requiert toutefois 234 K1 \ l I TRIM l S I KH I I I (ANADIINM l'attention continuelle (les chaut leurs qui prêtèrent de beaucoup surveiller des contrôles automatiques d’un poste de surveillance confortable.11 y a ties cas cependant où une combustion incomplete semble necessaire a certains procèdes industriels.Rappelons cette usine de Montréal qui fabriquait de la brique a feu dans des fours rectangulaires semblables pour la fabrication de la brique de construction ordinaire.Les briques, formées a la main dans des moules spéciaux étaient entassées dans ce four, laissant seulement d’étroits espaces pour le passade de 1 air et des gaz chauds, le chauffage se faisait par douze foyers, six de chaque côte du four.Durant les deux premiers jours, on se contentait d un feu relativement peu intense destiné à élever graduellement la température du four et à chasser l’humidité de"- briques.Le chauffage ne se taisait a pleine force qu’après deux jours pour atteindre finalement un maximum de température et s'y établir pendant 48 heures ou plus: le procède cntiei durait six jours.Durant les deux premières journées les gaz chauds étaient continuellement refroidis par leur passage a travers les briques et la fumée était intense quoique partiellement cachée par la vapeur d eau, surtout l’hiver.Les deux jours suivants, bien que la température du foui fût considérablement accrue, la fumée demeurait très dense; ceci s’explique par le fait que la cuisson des briques à feu doit s accomplir dans une atmosphère réductrice, c’est-à-dire avec une absence paiticlle d’oxygène.Il semble que les chauffeurs, particulièrement ceux des compagnies de chemins de fer.considèrent généralement qu’une bonne brique a feu doit être rouge : la couleur rouge est due a une mince couche d’oxyde ferreux qui serait rapidement oxydée en oxvdc ferrique, si la cuisson se faisait dans une atmosphère contenant un excès il oxygène.Voici donc un cas où la qualité du produit exigeait des conditions de fonctionnement entraînant l'émission de fumée dense, au moins quatre jours sur six.Il faut reconnaître dans ce cas particulier que la Division de la Fumée de la Ville de Montréal reçut de la compagnie en question la plus complète collaboration et que durant plus de deux ans.des améliorations diverses réduisirent de façon considérable la nuisance de fumee.A cause de la longueur des flammes requises, le : A l’KI VI NTION in I \ Fl'MI I .LN PKUBL1.MI I) INW N'IFL’R 23 5 coke et l'anthracite étaient hors de question : l’huile l’était aussi pour d’autres raisons et le gaz manufacturé était d’un prix prohibitif.Un foyer mécanique mobile approprié fut fabriqué et on l’utilisa sur trois des fours avec une diminution considérable de la fumée; ces foyers mécaniques ne pouvaient malheureusement pas être employés dans le quatrième four, faute d’espace disponible.Dans ce dernier four on brûla donc, et avec quelque succès, un charbon ’sans fumée” (smokeless), contenant moins de 23', de matières grasses.Un jour, on crut avoir trouvé la réponse définitive au problème, et un brûleur a l’huile fut installé à la base d’une des cheminées dans le but de compléter la combustion des gaz à ce point, et ainsi de brûler la fumée; théoriquement, tout était parfait, mais en pratique les résultats ne donnèrent guère satisfaction : le temps manqua pour étudier à fond les raisons de cet insuccès, mais au premier abord, il semble que la flamme du brûleur a l’huile n’était pas assez puissante pour couvrir la surface entière de la cheminée et qu’elle était défléchic par le passage des gaz provenant des fours; il eut probablement fallu aussi construire un élargissement à la base de la cheminée (plenum chamber) de façon a réduire la vitesse des gaz a ce point et à leur permettre un contact plus long avec la flamme.Ces essais réussirent malgré tout a réduire considérablement la nuisance de fumée de cette usine, jusqu’au moment où l’on put dessiner et construire un tour continu approprié à la fabrication de la brique à feu.Ce four est maintenant en opération, utilisant de l’huile comme combustible, et toute émission de fumée dense est disparue.Pour compléter ces quelques mots sur le sujet du charbon bitumineux,, on peut dire que c’est encore le principal combustible industriel en Amérique du Nord a cause de ses grandes qualités pour la production de vapeur, bien que dans l'Est du Canada, on se dirige vers d’autres espèces de combustibles, il faudra peut-être un jour reviser cette décision et utiliser plus de charbon mou que jamais auparavant, si les réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel menacent de s’épuiser.Quelques dépôts de charbon mou contiennent un combustible con- Kl \ l I i Kim i s nui i i i ( A N A I >11 \ M 2:>6 tenant plus de carbone fixe et moins de matières grasses; c’est ce qu’on appelle communément des charbons "sans fumée” (smokeless), qui contiennent entre 19', et 2S', de matières grasses.Leur nom peut cependant être trompeur, car une mauvaise combustion de ces charbons peut quand même entraîner la formation de fumée dense.b) Charbon anthracite ; Mors que le charbon mou est un combustible industriel sous toutes ses formes et en toutes grosseurs, on ne peut dire la meme chose de l’anthracite.A partir de la grosseur chestnut en augmentant l’anthra-pressions exercées par les dépôts ultérieurs en ont graducllcmcn tehmine les cite est surtout un combustible pour usage domestique; dans les plus petites dimensions, de la grosseur pea en diminuant jusqu’au buckwheat \’o 4.et aux poussiers (screening), l’anthracite constitue toutefois un combustible économique, et se prêtant bien aux usages industriels.L’anthracite est un charbon plus vieux, géologiquement parlant; les pressions exercées par les dépôts ultérieurs en ont graduellement éliminé les matières grasses, de sorte que le pourcentage du carbone libre s’v établit en général a plus de 90',, exception faite de l’humidité et des cendres.Cette absence relative de matières grasses rend l’anthracite plus difficile a allumer; ce n’est pas en soi un bon charbon pour la production de vapeur, mais il peut donner quand même de bons résultats en certaines circonstances.Il \ a peu de possibilités que la combustion de l’anthracite seul produise de la fumée, mais par contre, à cause île sa teneur relativement élevée en cendres, particulièrement dans les grosseurs industrielles, cette espèce- de charbon présente un problème de cendres volantes.Les plus petites dimensions d’anthracite sont en bien des cas utilisées dans l’industrie; ceci est particulièrement vrai des poussiers qui sont parmi les combustibles les plus économiques sur le marché.Les poussiers peuvent donner de bons résultats dans des chaudières a basse pression île preierence.dont la hauteur île mise en place est réduite, et où de l’air secondaire peut être introduit par un souffleur.Certains fovers mécaniquers.particulièrement les grilles a chaînes sans lin.peuvent aussi utiliser 1 anthracite avec succès. I.\ l’HI VI NTION Dl I I I L'Ml I .LS PKOIU.I M 1 0 INf.l Nil L R Mais un des aspects les plus intéressants de l’anthracite dans le chauffage industriel, est son utilisation en mélange avec le charbon mou : 'a présence réduit le pourcentage total des matières grasses, empêche la formation excessive tie mâcheters et diminue considérablement 1 émission de fumée dense; tie tels mélanges sont souvent utilisés avec succès dans ties chaudières chauffées a la pelle ou mécaniquement, et on obtient les meilleurs résultats quand les deux espèces tie charbon sont a peu pit' tie mêmes dimensions.1 experience a prouve que dans les foyers mécaniques alimentes par en-dessous, un mélange tic petites grosseurs d'anthracite, comme le ' barley” avec du poussier de charbon gras est recommendable et entraînera l'émission tic moins de fumée dense.De nombreux essais pratiques de divers melanges d anthracite de grosseur "barlcv” et de charbon mou ont été faits durant la dernière guerre par le Bureau des Mines les I tat Unis, en vue de trouver le moyen d’utiliser de grands surplus d'anthracite, et on détermina que, dans tous les cas, l'émis- on de fumée était moindre et qu’il était possible par ces mélanges d'améliorer les caractéristiques de chauffage d’un lit de charbon gras.c) (okc : Pans le domaine de la pretention de la fumée, le coke a presque l.i même valeur que l’anthracite, le coke est le résidu de la distillation du charbon bitumineux en vase J - dans une atmosphère hautement réductrice.La n ijorité d ' i tsses sont n ill et utilisées par la suite comme g.t/ manufacturé ou sous un grand nombre d’autres formes.I résultats de la distillation du coke varient énormément suivant le procédé utilisé.A haute température, c’est le procède Koppcrs qui .'uni:-: du ga/, du ben -ml et du toluol, de l'ammoniaque et des goudrons, .- d’un coke dur, léger et anguleux, contenant peu de matières volatile-.Les procèdes - basse température permettant l’extraction d’une triet-.beaucoup plus considerable de sous-produits; le coke provenant de ce procédé contient encore de ~ a P', de matières grasses, et peut être pressé en briquettes pour constituer un charbon domestique de grande valeur.On l’utilise surtout en Grande Bretagne sous les noms H I \ LI TRIM I STR 11 I I I ( A N ADII N N I 238 de "coalite" ou "Sun-Cole”, et depuis peu d’années aux Etats-Unis, sous le nom de "Disco”.Les plus gros cokes (à l’exception du coke métallurgique) n ont aucune valeur industrielle; on les utilise surtout pour le chauffage des maisons privées ou de certaines institutions; notons qu a Montreal, la Commission des Ecoles Catholiques n’utilise que du coke dans les écoles qui ne sont pas encore chauffées a 1 huile.Par ailleuis le coke a souftlciu (blower coke) se tend à un prix équivalent à celui d’un bon charbon mou pour foyers mécaniques, et les poussiers de coke (coke breeze) sont aussi économiques que les poussiers d anthracite et de charbon gras.Le coke à souffleur et les poussiers de coke brûlent sans la moindre fumée et peuvent être utilisés dans des foyers mécaniques à chaîne sans fin.comme dans les hôpitaux Roval N ictoria et Oeneial de Montreal ou en mélange avec du charbon gras dans les chaudières chauffées a la pelle.Un tel mélange est aujourd’hui utilisé avec succès dans les écoles protestantes de Montréal.d) Unis Le bois de corde n'a plus guère de valeur comme combustible-industriel.On ne peut pas dire la même chose du bran de scie et des copeaux.Ces sous-produits d’un bon nombre de procédés industriels s’accumulent souvent à un tel rythme qu’ils finissent non seulement par alimenter les chaudières de l’usine, mais encore par en permettre la vente à l’extérieur.Beaucoup de scieries le font, et il n’est rien déplus surprenant que de voir le nombre de buanderies et teintureries a Montréal qui utilisent le bran de scie et les copeaux comme combustible de base pour la génération de leur vapeur.Ceci eut son origine le jour où un homme, lui-même propriétaire d’une grande buanderie, découvrit qu’il se perdait inutilement beaucoup de combustible, et organisa le transport du bran de scie et des copeaux de bois d’abord à son usine, et plus tard, a d’autres buanderies.Pourquoi cette industrie est seule a se prévaloir de ce combustible bon marché est une question qui devrait inspirer une étude sérieuse a un économiste, si tant est que ces gens se préoccupent de si petits sujets. i A PHl’ VI- \ l ION Dl 1\ K'MII, IN PROBU Ml D IN C.l N I ! L'R.259 I journées pour mettre ordre ce trouble.I es huiles lourdes peuvent donc émettre de la fumée.L’huile à chauffage domestique formera du carbone et de la fumée si le brûleur est mal ajuste.I-, keros me même, l’huile a charbon de nos ancêtres, encore utilise de uns jours dans certaines fournaisser sans cheminée, ou braseros peut parfois entraîner de graves ennuis.Qui n’a nas Kl V l I I RIM I Sl : H I I I ( \ \ Mill Wl entendu parler d'une experience de ce entre, ou un petit foyer brûlant du kerosene à l’aide d’une mèche a commence a répandre une fine fleur de carbone par toute la pièce; et comme d convient, ces expériences se produisent surtout la nuit ou lorsqu’il n'y a personne a la maison ! Rappelons-nous avant de quitter la question du pétrole, que les réserves assurées de ce combustible sont plutôt limitées : moins de !5 ans au taux actuel de consommation.Il est vrai que les méthodes de recherche s'améliorent sans cesse et que de nouvelles découvertes viennent chaque an-v.c reculer cette date redoutable.Par ailleurs on peut espérer étendre ces reserves a plus de 100 ans.si les usine, experimentales actuelles, mises en oeuvre pour l'extraction du pétrole dis schistes pvtrolifcres donnent de bons résultats au point de vue indutricl et économique.De plus, comme les combustibles liquides ou gazeux sont beaucoup plus faciles a manipuler que les combustibles solides, il est bien assuré que de plus sérieuses recherces seront faites en sue de transformer le charbon en combustible liquide.les procédés Bcrgius et l ischer-I ropsch utilisés depuis de nombreuses années en I urope.ne pourraient aujourd'hui produire en Amérique îles pétroles capables de rivaliser, économiquement parlant, avec le pétrole naturel.D'autre part, le Bureau des Mines de.l.tats-Unis maintient en fonctionnement une usine du type Be: élus, de façon a ce qu'il soit possible in peu de temps de fournir les informations nécessaires à la construction d'usines semblables advenant une telle nécessite.d Gaz : les especes de ça/ qu’on trouve aujourd'hui a Montréal n’ont guère vli valeur ni pour l’industrie, ni même pour le chauffage domestique, l.c gaz de 1 ’I lydro-Québec, provenant des fours a coke est un combustible pauvre ne dépassant guère le minimum de 450 B.I .U.par pied cube, prevu par la loi.Le gaz propane, qui a une valeur calorimétrique beaucoup plus élevée, est par ailleurs d’un prix prohibitif pour le chauffage et son usage est limité aux laboratoires et aux poêles de cuisine domestiques.I e gaz naturel pourrait sous peu changer tout l'équilibre actuel, quel que soit son lieu d’origine, Texas ou Alberta. IA PKIVIMION m I.A IL'MII, L X rilOULI ML Ml L'R :4à Vous avons appris récemmcftt que la Commission I Ivdro-Electrique de la Province de Québec se prépare a faire face à ce problème et pourra sous peu offrir des contrats pour l’utilisation industrielle de ce gaz.Xos informations semblent être toutefois, que l’Hydro ne distribuera pas le gaz naturel pur, mais plutôt un mélange de ce gaz avec du gaz manufacturé, capable de donner une valeur calorimétrique de 600 15.I .L’.ou plus par pied cube.l e gaz lui -même ne peut être considéré comme un combustible sans fumée, mais a cause de sa diffusion rapide dans un foyer, il bride plus facilement que tout autre combustible.S'il v a un excès convenable d’oxygène, et un foyer assez grand pour les besoins, nous pouvons avoir une assurance relative que les chaudières chauffées au gaz ne causeront aucun ennui.Nous avons raison de croire qu’à moins que l’énergie atomique ne sienne résoudre bientôt tous nos problèmes de chauffage industriel et domestique de même que nos problèmes de production de pouvoir, le monde de demain dépendra de plus en plus des combustibles gazeux.Même si nos réserves de charbon bitumineux sont encore bonnes pour 1000 ans au taux actuel de consommation, toutes ces réserves ne sont pas d’accès facile, et l’extraction peut en devenir de plus en plus laborieuse.On conduit actuellement en Belgique des expériences sur la gazéification du charbon dans la mine même, en faisant passer de la vapeur a haute pression dans des veines trop minces pour se prêter à une extraction économique; ces recherches sont encore au stade experimental, et les gaz récupérés à date ne donnent guère plus que 150 B.T.U.au pied cube.Mais rien n’empêche aujourd’hui de croire que l’extraction du charbon bitumineux sous forme gazeuse ne devienne une réalité prochaine.2- La prétention de la fumet' es/ un problème de chaudières, de foyers et tie brûleurs.Les combustibles ont leur importance, il est vrai, mais il faut encore attribuer plus d’importance à la manière de les brûler et au lieu où s’accomplit la combustion.Il n'est pas question ici d’entrer dans :44 K I V l 1 1 KIM! S IK 11 II I l AN Mill NNI une discussion concernant les mérites respectifs des chaudières et des brûleurs mécaniques, mais il nous sera possible de revoir quelques bret.détails qui ont leur importance dans le domaine de la prévention de la fumée.Un des plus importants aspects du problème de la prevention de la fumée, est la construction de loyers donnant un grand volume de combustion pour le combustible.Ce volume de combustion est régi par le niveau de dégagement île chaleur (heat release) permis.Nous avons trouvé par expérience que nous obtenons généralement une bonne combustion sans fumée avec les \ .ilètirs suivantes de dégagement de chaleur.Charbon : avec foyer mécanique a alimentation par en-dessous : 4 5000 B.T.U.par pi.cube par heure.Ch arbon : avec foyer mécanique a épandeur automatique : 2SilOO B.T.U.par pi.cube par heure.Charbon : même foyer avec collecteur efficace de cendre- vidante- : 3 0)00 B.T.U.par pi.cube par heure.Charbon : chauffé à la pelle : 25000 B.T.U.par pi.cube par heure.I tuile : atomisation à la vapeur ou a l’air comprime : 3 5 000 B.T.U.par pi.cube par heure.Bran de scie et copeaux : t tûtes alimentations : 15000 B.! .1’.par pi.cube par heure.II faut maintenant tenir compte rie cas spéciaux comme dans ces ¦ itri ¦ : ¦ ¦ stca package unit "si i Huile est brûlée sous pression et ou le dégagement de chaleur atteint '-'Mm B.Id .par pi.cube par heure.Vous trouvons même de n- 'es petites chaudières de ce genre utilisées particuliérement dans -¦ locomotives diesels (Ls chandler- , eclair on ’flash-boilers”) dans le.quelles la chambre de combustion et construite en fonction d’un dégagement de chaleur de 1,2 50,000 B.T.U.par pi.cube par heure.Ces 1 tant fixés, il est a ble de déterminer la hauteur .mise en place necessaire pour ne pas dépasser le maximum permis I*K!: Y!.V!'l O N I>I IA I l Ml I .I N PRO B LI- Ml l) l> (\ I il I \ I l V.I I .\ PR O 11 U Ml I) INfjf NI EUR 2 5 5 1 ,i luma' qui résulte de la combustion de l’huile peut être généralement attribuée a plusieurs facteurs reliés entre eux.Ces facteurs sont, dans l’ordre uu on les rencontre le plus fréquemment : 1 ' Trop grande quantité d’huile introduite dans une fournaise froide au départ, ce qui entraîne un défaut de combustion complète.Ceci est souvent corrigé par l’utilisation d'un brûleur à l’huile légère ou au gaz, destiné a réchauffer la fournaise au départ et qui est ferme lorsque le brûleur principal fonctionne.Quelques brûleurs utilisant île l’huile No 5 ont aussi une soupape qui augmente graduellement la quantité d’huile admise durant une période fixée à l’avance, au lieu d’introduire brusquement des le début l’huile au plein taux de fonctionnement.2 Quantité d’air insuffisante (condition indiquée par une flamme fumeuse); ordinairement le résultat d’une porte d’entrée d’air trop petite, ou d’un manque d’air primaire.3' Tirage excessif dans le foyer, ce qui, avec une combustion incomplete, aide à entraîner les gaz inbrûlés à travers la chaudière et dans la cheminée.4 Vaporisation fautive due a un pré-chauffage insiffisant ou impossibilité de porter l’huile à une température suffisante avant la mise en marche.Une vaporisation irrégulière peut aussi être due à un defaut de l’injecteur, a la pulsation ou au mauvais ordre de tuyau d’a menée.[.’émission constante de fumée dans une installation a l’huile est inexcusable et peut être corrigée en examinant un à un les facteurs suivants : condition du brûleur, pré-chauffage, mélange d’air et d’huile, condition de la chaudière et contrôle du tirage.Ci Autres accessoire* des chaudières Certaines autres parties accessoires des chaudières peuvent avoir une grande importance dans la prévention de la fumée, comme le conduit de fumée, la cheminée, les éventails à tirage induit ou forcé. 2)6 RIIVL'I TIUMESTRIEI I I.< ANAOIENNI Le calibrage de ces accessoires est très important pour assurer une combustion parfaite puisqu’ils ajustent la quantité d air primaire requise pour compléter l’oxydation.3._ h, prévention Je la fumée est un problème J'ou tillage specialise.Tout ce qui a été dit jusqu’ici se rapportait a des problèmes concernant seulement la combustion, puisque une combustion parfaite empêche généralement l’émission de toute fumet dense.Il y a des cas toutefois ou l’outillage normal que l’on s'attend a rencontrer dans toute chambre de chaudières, est incapable d’éliminer complètement la fumée et où l’on doit avoir recours a de 1 outillage spécial.Parmi cet outillage, nous pouvons citer : a) les jets d’air ou de vapeur; b) les indicateurs de fumee; c) les collecteurs de cendres volantes.a) Les jets d'air ou Je tapeur : Les jets d’air ou de sapeur sont depuis longtemps utilisés pour prévenir la fumée et améliorer la combustion.Ils produisent ces résultats en introduisant de l’air secondaire dans la fournaise a 1 endtoit où il est requis et en mélangeant cet air avec les gaz non brûlés.S il y a déjà un excès d'air, les jets servent a créer tie la turbulence et a réaliser un mélange palus intime de cet air avec le combustible.I.air pieut etre introduit par tics souffleurs a haute ou basse pression ou par des jets de sapeur à haute pression, (.es derniers sont généralement utilises poui siphonner de l’air provenant de la chambre des chaudières à travers des tubes Venturi places le plus souvent dans le mur avant ou dans les murs latéraux ties chaudières.On obtient fréquemment de meilleurs résultats quand l’air est introduit à une température plus élevée, et il est recommandable dans bien des cas de placer la prise d air du souffleur près du plafond de la chambre des chaudières.On doit prendre de grands soins dans la détermination non seulement de l’angle des jets, mais encore de la longueur de leur pénétration dans le foyer; ces jets peuvent parfois LA PREVENTION DE I A I LM I E, L N PROBLEME D'INGENIEUR 257 développer une température excessive à l’endroit qu’ils frappent et endommager considérablement les murs latéraux ou le mur d’autel, ou même couper les tubes, si la pression de vapeur est trop forte.Il faut donc installer, avec les jets d’air ou de vapeur, un manomètre indiquant la pression sous laquelle ils peuvent fonctionner sans causer d’ennui.On admet généralement que les jets d’air donnent de meilleurs résultats que les jets de vapeur; d’autre part ils sont les seuls qu’on puisse utiliser lorsque la chaudière ne fonctionne qu’à 5 0 livres au pouce carré ou moins de pression de vapeur.Enfin, les jets d air sont économiquement supérieurs aux jets de vapeur, parce qu’ils dépensent moins d’énergie.Ln souffleur mécanique pourra fournir assez d’air pour faire fonctionner des jets avec seulement 2'i de l’énergie produite par la chaudière; les jets de vapeur de leur côté peuvent dépenser en certains cas jusqu’à 20', de toute la vapeur produite, bien qu’en général cette dépense s établisse plutôt a 5', de la quantité générée pour une installation faite avec soin par des gens d’expérience.Malgré la supériorité apparente des jets d’air, il y des cas où les jets de vapeur sont recommandables : 1 Quand il n y a pas de souffleur disponible.2 Quand il y a un surplus réel de vapeur comme c’est souvent le cas dans les scieries.3' Quand le coût d’achat des souffleurs est prohibitif.4 Quand on n’a besoin que de turbulence et que l’addition d’air nuirait au bon rendement de l’installation; dans ce cas on utilise des jets de vapeur sans appel d’air.Il est peu sage de laisser les jets d air ou de vapeur continuellement en marche.Dans le cas des foyers mécaniques à alimentation par en-dessous, par exemple, de la fumée peut être émise au départ et à l’arrêt; les jets doivent être munis de contrôles qui ne leur permettent de fonctionner que durant une longueur de temps déterminée à chacune de ces périodes.Nous avons eu l’expérience à Montréal d’un grand édifice ou les chauffeurs n’avaient aucun contrôle sur leurs jets de vapeur; ecs jets ont fonctionné sans arrêt tout un été avec le résultat que la KIA L 1 I RIM1 j l Kllil I.E CANADIENNE 2 5 S dépense de charbon fut doublée durant cette période de charge de plus, l'angle des jets était mal ajuste et le mur d'autel fut gravement endommage.L'addition d'un manomètre sur le conduit de vapeur alimentant les jets, de même que le contrôle automatique de leur fonctionnement par l'intermédiaire d’un indicateur de fumée ont permis de mettre ordre a ces ennuis.Il V a des industries, spécialement les scieries, qui doivent empejei des préventifs de fumée et ont généralement recours aux jets de vapeur.Ces usines brûlent leurs propres rebuts et font souvent face à une surabondance de combustible : les jets de vapeur améliorent les conditions en créant de la turbulence et en introduisant un excès d’air dans le loyer; comme par ailleurs, la demande de vapeur est bien inférieure à la quantité produite, les jets peuvent fonctionner continuellement sans ennui.Signalons enfin que les jets de vapeur font maintenant partie de l'outillage normal des locomotives a vapeut.b) Imlictl/t'iirs île fiunce : les indicateurs de fumée ne sont pas des préventifs de tumec; ils sont exactement ce que le mot donne à entendre : un appareil indiquant qu’il y a de la fumée.Dans beaucoup de centrales de chauffage, les chauffeurs ne voient pas leur cheminée; ceci est plus particulièrement vrai des grands edifices a bureaux.Un indicateur de tumec leur dira exactement ce qui s'y passe.Un indicateur de fumée est composé essentiellement d une source lumineuse et d’une cellule photo-électrique se faisant face dans une section de conduit de fumée ou de cheminée.Il peut, par un relais, allumer une lampe témoin, déclencher une sonnerie ou enregistrer sur papier la densité de la fumée.L’alarme est généralement donnée lorsque la fumée qui passe entre la source lumineuse et la cellule photoélectrique atteint ou dépasse le numéro 2 de la charte Ringelmann.Dans les installations plus modernes, les indicateurs de fumée sont généralement utilisés pour faire fonctionner des contrôles automatiques: a une densité de fumée donnée par exemple, un système de relais fera agir des jets d’air ou de vapeur, ou démarrer un ventilateur à tirage LA PREVENTION DE LA FUMEE, UN PROBLEME D'INGENIEUR 2 59 induit ou modifiera la position d’un registre destiné a contrôler le tirage de la cheminée.Dans de telles installation, les indicateurs de fumée rendent de grands services parce qu’ils appliquent les mesures correctives au moment même où les fumées sont produites.Dans notre réglement municipal, l'installation d’un indicateur de fumée peut être exigée dans les cas où les émissions de fumée sont fréquentes et sérieuses; mais pour que ceci ne devienne pas une mesure arbitraire donnant trop de pouvoir à l’ingénieur de la fumée, il lui faut dans chaque cas obtenir l’approbation d’un comité consultatif composé de conseillers municipaux, d’officiers supérieurs de la Ville et de certains experts de l'extérieur.c) Collecteurs île poussières : La collection des cendres volantes est exigée par tous les reglements municipaux quand le charbon est distribué par des foyers mécaniques à épandage automatique ou des brûleurs à charbon pulvérisé, et aussi toutes les fois que la quantité des cendres et autres particules dans les gaz de combustion rejetés à l’atmosphère est supérieure à un montant donné; à Montréal, ainsi que dans plusieurs villes de l’Amérique du Nord, ce montant est de 0.8 5 livres par 1,000 pieds cubes de gaz.Les collecteurs de cendres volantes deviennent d’usage de plus en plus courant; tout le monde connaît, au moins par oui-dire, les collecteurs électrostatiques, parmi lesquels le plus connu est le Cottrell, ou les collecteurs mécaniques.Il y aurait assez à dire sur ce sujet de la collection des cendres volantes pour donner une autre conférence; je devrai donc me contenter de données très générales.Il existe une grande variété de collecteurs de cendres volantes sur le marché.Le choix doit en être guidé par l’efficacité requise.S’il n'est nécessaire que de recueillir les particules les plus grosses, on peut y arriver par un changement brusque dans la vitesse des gaz avec chambres de sédimentation, ou par une modification soudaine de la direction des gaz, ou par le heurt contre des chicanes.Si l’on désire retenir les particules moyennes et grosses, jusqu’à un minimum de 5 microns de diamètre par exemple, on peut utiliser la force centrifuge, soit K » \ I * I KI \ 1 1 S ! K 11 I I I ( A \ \ I ) 11 NM 160 par des ventilateurs à grande vitesse, soit par des cyclones de petit diamètre.S'il est nécessaire d'arrêter non seulement les particules solides mais aussi les gaz et les vapeurs, il faudra passer le tout a travers un rideau d’eau ou un lilirc (scrubber) ; le lavage a I eau n a que peu d'et t ieacité pour les particules les plus fines qui ne se mouillent que très difficilement; cette efficacité peut être grandement accule pat l’addition de certains produits chimiques qui diminuent la tension superficielle du liquide utilise.Parfois, l’enlèvement des particules même les plus tines devient necessaire; tel fut le cas d'une grande fabrique de ciment de Montreal-Kst.Nous pouvons alors utiliser les collecteurs électrostatiques, dans lesquels les poussières et cvnelrcs sellantes sont chargees eleetiiquement en passant a proximité d electrodes portant un très haut voltage direct.Cette charge les fait adhérer a des électrodes collectrices ayant une charge opposée.L'efficacité des précipitateurs électrostatiques est très élevée, même pour Ls particules d un diamètre de 1 micron ou moins.Dans les installations importantes, pour ne pas surcharger a l’exces ces précipitateurs, il est d’usage sic les mettre en sene avec des collecteurs du type cvclone qui retiendront les particule, les plus grosses.I efficacité totale d'un tel arrangement peut ttteindre MS)', du poids total des particules solides.Il ne reste guère qu’une seule chose a ajouter a ces quelques considérations sur les collecteurs de poussières et de cendres volantes : en vénérai.la perte de pression statique y est élevee, et il est toujours n cesx.tire de compenser cette perte par un ventilateur additionnel.C< )\CI USION : Nous avons fait ce soir la revue du problème tie la fumée tel qu’il se présente à l’ingénieur.J’espère vous avoir fait mieux connaître ainsi le travail accompli par la Division de la Prévention de la Fumée de la Ville de Montréal.Il m’est agréable avant de terminer, de reconnaître que notre travail a été grandement facilité par la coopération des in- ; a l*Ri I \ I II >\ m I \ I IMI I, LN PKOU1 ! M I 1) l.M , 1 NI l-.U R 261 génieurs et surintendants d'usines.Cette coopération a rendu notre tâche plus plaisante et a donné des résultats qu’on peut aujourd’hui apprécier aisément.i.reste de la luma' a Montréal, mais le contrôle absolu de la situation nous échappé quelque peu.l e port et les chemins de fer ne sont pas soumis au règlement municipal.Mors qu’une ordonnance de la Commission des Transports du Canada régit la quantité de fumée emise par les locomotives et autres installations îles chemins de fer, rien de tel n'existe pour les bâtiments du port ni pour les bateaux a vapeur.1 t quand a Montréal, il ne se brûlera plus que de l’huile ou du gaz, ou en serons-nous i Serons-nous dans le cas de Los Angeles ou il ne se braie pas de charbon et qui est aux prises avec un des problèmes les plus incompréhensible de pollution de l’atmosphère, ou vivrons-nous enfin dans une atmosphere same, libre de toute suie.Je dois avouer que j’ai plut ,t tendance a pencher vers la premiere alternative, 'i j'en crois ce que j’ai vu au-dessus de Montreal certains beaux matins d’été favorables aux inversions de température, où toute la ville semblait plongée dans un bain d’ouate légère dont le sommet était bien tranché à 5 00 ou 600 pieds d’altitude.l e "smog" américain (smoke-fog ou mélange de fumée et de brouillard) n’est pas un mythe et démontre bien la gravité que peuvent présenter certaines conditions atmosphériques dans un lieu où sont relâchés les gaz de combustion et autres émissions industrielles. ASPECTS DE LA POLITIQUE ETRANGERE DANOISE Kay HLCKSCHLR la geographic est.et restera, l’élément determinant de toute politique étrangère.La composition etlmograpluque d’un pays, son economic, les idéologies, ne peuvent agir qu'a l’intérieur des cadres traces par les limites du territoire, par le voisinage par terre ou par mer daut.es pays dont les attitudes respectives peuvent être amicales, ou hostiles, selon l’époque et les circonstances.Comme gardien des Détroits le Sund.le Grand et le Petit Belts - le Daenmark a de tous temps eu une situation des plus delicate, a la fois barrant le chemin et protégeant les deux grandes puissances riveraines de la Mer Baltique : 1 Allemagne, et la Russie, les voisins plus lointains du Danemark — les Pays-Bas.ensuite l'Angleterre — avaient des intérêts opposés a ceux-là mais tout aussi grands dans l'ouverture ou la fermeture de ces mêmes eaux.Le problème du Danemark fut toujours — pour citer le mot d un cabaret parisien — de "tenir l’équilibre sur une échelle mobile”.Iai Pologne iillii'C ih' hi /‘rance Depuis l'antiquité — nos inscriptions en "runes” en font foi -1 Allemagne était le danger, l'ennemi.La politique danoise devait donc chercher l’entente avec la fiance d'un côté, la Pologne, ensuite la Russie, de l’autre.Ce fut avec un soulagement non déguisé — outre la satisfaction sentimentale — que l'on vit la Pologne ressuscitée après 19IX.ht la demande allemande d’une révision de la frontière Odcr-Ncisse ne trouve ici qu un écho mitige.La Pologne est.aujourd’hui, enrôlée dans le camp d’où le Danemark a le plus a craindre.Mais pour combien de temps le restera-t-elle ?Des Polonais réfugiés à Londres, en 1944.quand la guerre avait atteint son apogée et les armées polonaises se battaient contre les Allemands, côte a côte avec les Russes leurs alliés, ne me dissimulèrent point que.pour eux.la Russie resta toujours l’L.nnemi Xo Un.maigre la politique anti-polonaise ties Allemands depuis une couple de siècles.Lit cas SMM < rs m I A I’Ol.lTIQL't I I RAN'C.I III IIANOISI 26 À d’une nouvelle eonf 1 .iyimiion, les Polonais profiteraient de la premiere occasion, de la première défaillance, pour tomber sur leurs grands seigneurs et protecteurs moscovites.[a Russie tut, a travers 1 histoire, souvent 1 aliiee du Danemark, mais jamais une aliiee sure.Des revolutions de cour, des sauts d humeut, des intrigues d’alcôve, pouvaient du matin au soir — ou plutôt, du soir au matin — chancer 1 ami en adversaire.Le malheui du Danemark, a l’epoque de Napoléon, tut labandon russe de 1 alliance dite de la "Neutralité Armée" lSiiO.i ,|ui avait été formée pour assurer la liberté des mers contre les usurpations de i Angleterre.(.es temps sont révolus.1 a carte politique de 1 l.uiope se piesentc, aujourd’hui, d’une maniéré bien differente d alors, Cependant, les souvenirs subsistent, et la leçon.I t rien ne defend aux Danois de prévoir un retour, a plus ou moins longue échéance, vers un état des choses ressemblant a l'ancienne constellation.I a Russie, ayant etc tefouiee en Asie — mais ou l’Asie commence-1-elle .* — ce sont de nouveau la Prance et la Pologne, peut-etre aussi la 1 checo-Slos uquie, sui *1 tii le Danemark des ru s upputer contre une Allemagne uniliée et n ayant rien appris, ni rien oublie.(Dvielles que soient les contingences actuelles, et bien i|u\iyunt a sauvegarder ,1 abord nos inteiets plus immédiats, il nous convient de ne rien entreprendre qui puisse tie manière definitive compromettre cet avenir.l'ih C tlll\ R II " < Autrefois.l'Allemagne et.entre les deux guerres, la Pologne et le, trois états baltes — [Atonie.Lettonie, Lithuanie, aujourd’hui engloutis dans l’insatiable gueule moscovite — séparaient encore le Danemark et la Russie.Celle-ci n’.t'uit d’issue sur la mer qu’a St-Petersbourg, devenue 1 emngr.nle.A present, elle domine, ivec sa satellite la 1 ologne dont rn fait prévoir, il ailleurs.1 integration dans 1 l .R.S.S.toute .a cote de la Baltique depuis la frontière de la Pinlande jusqu au Holstein.Au Slesvig, les bornes danoises, ne sont éloignées que île l'ii kilomètres des postes avances russes face a la salle hunseutique île’ I ubeck.I.île danoise de Bornholm — dont la population conserve, avec des sentiments me- -26-4 Kh\ L'L I KIM i ) I Kll-.i.l I LA N ADIEN N L langés, le souvenir de sa "libération” par les Russes, en 1945 — n’est qu'a 60 kilomètres a vol d’oiseau des eûtes allemandes de la Zone Russe (Allemagne Orientale).Bornholm est ainsi comme un vaisseau porte-avions invulnérable, mais qui peut être conquis, ancré au milieu de la Baltique.Sa possession permet de dominer 1 entrée des Détroits, y compris le Canal de Kiel, menace le Danemark et la Suede (à 40km.).Bornholm est aussi le siège de pêcheries importantes.Nos pêcheurs, et ceux de la Suède, s’en vont pêcher le saumon au large des embouchures des grands fleuves continentaux : Oder, Vistule etc.tout en respectant les eaux territoriales des puissances riveraines, comptées à trois milles marins de la cote.Mais voilà que les Russes ont bruquement porte cette limite a douze milles.Leurs garde-pêche saisissent nos cotres trouvés dans ce territoire nouvellement interdit mais qui leur était familier; ils internent les équipages, ne leur permettent même pas d avertir leurs familles ou les autorités danoises, et ne les relâchent qu’après de longs séjours au port, leur infligeant des punitions draconiennes — s’ils ne les inculpent pas au-dessus du marché d’espionnage ! Le Danemark et la Suède se sont concertés pour protester contre ce changement arbitraire d’une règle internationale qui avait toujours été observée de commun accord par tous les riverains de la Baltique.Ils se heurtent à une fin de non-recevoir.Devant l’intransigeance des Russes, nous leur avons proposé d’aller a La Haye.Mais ils refusent, prétendant que la fixation des limites des eaux territoriales, donc l’accaparement d'une partie de la mer libre, est du domaine intérieur.L’affaire a un aspect qui dépasse celui d’un simple litige de pêche ; il s’agit pour les Russes d’empêcher l’observation de ce qu’il se passe à terre chez eux, la fortification des cotes, les établissements du genre Penemunde.Pour les Nordiques, c’est un grand principe du droit international qui est en jeu.L'Allemagne, le Slcsi ifr Nos rapports avec l’Allemagne se sont améliorés, bien que le souvenir de l’Occupation est loin d’être éteint.Elle est redevenue le second client pour nos produits agricoles, après l’Angleterre, et elle nous fournit en échange du charbon et des produits industriels.Mais ASI’i I Ts 111 1 A POU1IQLK I I'KANGI HI HANObl _ 6 ) nos exportations sont gravement menacées par le proteetionisme agrarien traditionnel de l’Allemagne qui reprend de plus belle, maigre les promesses du gouvernement de Bonn.lout le monde aimerait croire à sa conversion aux principes qui sont ceux de notre monde.On ne met guère en doute la sincérité des hommes qui président actuellement aux destinées de l’Allemagne, ni leur bonne volonté de ranger leur pays parmi les nations démocratiques.Mais, une lois l'Allemagne redevenue maîtresse de son sort, ces hommes seront-ils encore la ?lit si, un jour, l’Allemagne Orientale est réunie a l’Occidentale et reprend influence sur la politique allemande, si jamais Berlin redevient la capitale, comment cette politique sera-t-elle façonnée Malgré la récupération, en 1919, d’une partie du Slesvig, perdu en 1864, une importante minorité danoise, quelque 6U,0UU âmes, était restée au sud de la nouvelle frontière, et un petit nombre d Allemands avait été incorporé au Royaume.L’attitude de ceux-ci, pendant la guerre et l’occupation, ne fut point exempte de blâme.Le parti nazi danois, trouva parmi eux ses plus fermes soutiens.La défaite allemande permit a bon nombre de familles du sud, ex-danoises mais germanisées de langue par presque un siècle de domination, de proclamer leur appartenance-danoise et exiger ties droits minoritaires.Le marasme économique aidant, aggravé par l’afflux de "personnes déplacées” venant des territoires occupés par les Russes, les groupes danois reprirent de l’espoir, leurs écoles se surpeuplèrent, et les liens avec la mère-patrie se raffermirent de jour en jour.L’Allemagne nouvelle se devait de faire montre d une attitude plus, humaine envers eux, plus conforme aux principes démocratiques dont elle se prévalait, que celle des Prussiens et du Troisième Reich.Une "Déclaration de Kiel” vint assurer à la minorité danoise le respect dises droits a une vie propre nationale, culturelle, linguistique au sein de la nation allemande.Malgré les promesses, les persécutions de personnes, surtout de fonctionnaires, manifestant leurs sentiments danois n’ont point cessé.Le gouvernement central ne réussit guère à réprimer les vexations des autorités locales, zèle exagère comme c est souvent le cas Kl L I TRIM I S I KIT! I I ( \ N Mill N N I 2(.66 3, S 2 U 2 15,000.00 3,303,606 ~.Brigham 21 1 62S 41,410.00 995,796 S.Canton Magog 143 6 3 6 40,063.00 669,421 9.Canton Ragueneau 19.3 290 12.703.00 393.5 97 10.Comte de Matapédia 242.2 1.129 - - 11.Comté de Matane 1 37 6 6 S - - 12.Comté de Rimouski 11Î 320 - - 13.Comté de Rivière- 163 5 99 _ _ du-Loup 14.Gaspé-Sud 291 3.“90 2 15.4 5 8.00 3.064.5 54 13.f iolt e St- Laurent SI 46 S - - 16.lonquicrc ") •) 2X9 - - 1 ".I ac f douard *) "S - - 18.Lac Supérieur SO 34 3 1 2.040.00 270.3 50 19.Laurcntides 101.3 5 23 1 6.948.00 475.61" 20.La Rédemption 62.4 3 3 4 1 0.084.00 102.96" 21.Manicouagan 24.~ 2 14 21,03 5.00 920,5 8 1 22.Montcalm-Nord 102.3 1.24 3 43.986.00 694,520 23.Mont-Laurier 1 S3 63 3 41.254.00 467.969 Rl \ L I TRIM I STKII¦' I 1.1 ( AN \ DH N N 1 2~4 24.Mont-Rolland 6 2 5.Not re - D a m e du L a c 3 5 26.Papincau-F.st 3 6 1 27.Papineau-Ouest 162.2 2S.Péribonka 109.5 2 V.Pontiac-Ouest 53.5 3 0.Rapides des Joachims -) 31.Sacré-Coeur 26.5 32.St-André de 2 1 Restigouche 3 3.St-Cyrille 62 34.St-Donat 1 2 S 3 5.St-1 dmond du L.ac 5 4 au Saumon 36.St-F.tienne de Bolton 168 St-lean-Baptiste 2 30 de Rouville 3 s.St-Joachim & 3 1 3 IT.ii 1 ant-Jésus 3 y.St-Valérien 13 5 4o.Sept-Iles ' •) 41.Stanstead 33 5 42.Témiscaminguc 3 82." 4 3.Témiscouata 22U 4 s " 101 - - 298 73,893.00 1,062,715 'il4 5 6.054.00 1,124,660 6 S 5 3S.606.00 1,200,000 4 S 3 2 3,990.00 829,57' 79 - - 208 10.1 16.00 130,000 1U4 - - 446 1 y,462.00 418,270 1,05 2 64,767.00 1.705,65 6 2 19 830.00 10,9 5 0 "52 5 3,3 8 2.00 1,039,000 1.0 1 S "4,932.00 2,382,723 '84 44.3 54.00 915.124 '35 48,5 36.00 1,12 3.54 1 '8 1 1 21,364.00 2,000.000 84 5 66,676.00 1.5 78.5 3 5 2.097 1 54,937.00 4.609,20 1 1,200 57.15 1.00 630,665 I.’f LHCTRI1 IC ATJON RLKAll DANS 1! QUI UK 27 > SOURCES D'APPROVISIONNEMENT Trente et une coopératives s’approvisionnent auprès de l’un ou l’autre des compagnies privées précitées ou encore auprès de la McLaren Company à High Palis ou génèrent elles-mêmes l’électricité par moteurs Diesel, ou encore par exception, produisent l’énergie hydraulique comme par exemple au Petit Saguenay.Le tableau ci-dessous indique les cooperatives qui doivent recourir à la production par moteurs Diesel en tout ou en partie, ou qui possèdent un petit pouvoir hydraulique pour partie ou totalité de leurs besoins : Petit Saguenay & l’Anse St-Jean, Village Bergeronncs, Bonaventure, Gaspé-Sud, Golfe St-I.aurent, Lac Edouard, Sept-Iles 11 n’y a que la Coopérative d'Llectricité de Petit Saguenay & 1 Anse St-Jean qui produit toute 1 énergie hydraulique requise pour ses usagers-sociétaires.Le prix moyen de la consommation par kilowattheure est assez difficile a établir de façon équitable car une foule d’usagers n’achètent qu’un petit nombre de kilowattheures, ce qui fausse la perspective d’évaluation du tarif moyen.La consommation moyenne, en tenant compte de tous les milieux,, est de 102 kilowattheures au coût d environ cinq dollars.SUCCES OBTENUS Or donc en 1945, écrivions-nous il y a un instant, a peine 20', des résidents ruraux jouissaient de l’avantage du service électrique.Ce Kl \ L I MU NI I s I KH I I I (._ A N AI ) Il NM : 6 pourcentage dépasse maintenant 68 .de l'ensemble des residents ruraux.ratives que par les compagnies privées, ainsi que le nombre c l’usagers, etc.Milles terminés Clients desservis En 195 2 Depuis 194 5 En 1952 Depuis 194 5 Par les coopératives : 900.5 6,189.66 6.964 5 5.222 Par les compagnies : 4S2.S6 lo,051.86 2.696 68,3 3 0 1,3 S 3.3 6 16.241.52 9.660 1 03.5 5 2 A ces chiffres.il faut ajouter que certains services municipalisés Où l’on voit que l’électrification rurale, au pays de Québec, a fait j§.progrès considérables depuis 1 H 5 tant en raison de cette Loi de l'électrification rurale, de l’appui de l’Office qui en a résulte, de I initiative et du concours ties coopératives et dû au tait que les compagnies privées ont intensifié leurs travaux de construction de lignes depuis la promulgation de la "I.oi pour favoriser l’électrification rurale par Pent remise de cooperatives d électricité .Kncore quelques courtes années et 1 électricité aura etc portée , tous les residents ruraux, aux Madelinots, (évidemment en utilisant des moteurs Diesel car il n’y a aucune source d’énergie hydraulique aux Iles de la Madeleine) aux résidents de la (.«.te Nord et de partout dans la province de Québec.Nous croyons que la physionomie de la province de Québec, son économie en ont déjà été modifiées et que cette évolution s’accentuera d’ici peu pour le mieux.11 était normal qui., la population rurale d’une province riche en énergie électrique pût enfin jouir de l’électricité.Voila qui est presque réalisé.Ceux qui attendent cette grande fee moderne verront bien tût leurs voeux comblés. LA BRIGADE CANADIENNE EN ALLEMAGNE 1 hoir,,ii G RI.LA \\ OU ü.l'riit , u i ,1 VU nil cr\ilc de Mdnficul Apres leurs héroïques et briii.intes campagnes en I tu rope pendant la dernière guerre mondiale; les divisions canadiennes turent ramenées au | :\s dans l'attente d’une paix qu'un espérait prochaine.Mais celle-ci ne venait point, et la guerre froide prenait sa place, obligeant les puissances occidentales a organiser un s\ sterne collectif de défense contre des intimidations ou des aventures possibles du dynamisme soviétique.Nous eûmes ai nsi le Pacte de 1 Atlantique, auquel le Canada prit une part active dans sa préparation comme dans son exécution.Les discussions militaires provoquées par l’O.i.A.\.avec une participation canadienne effective, firent accepter par le gouvernement d’Ottawa la charge de marquer la présence militaire de notre pays en F.urope par une brigade bien intégrée ainsi que par une division aerienne./.— /.u A! ¦ on/ ,/ i/o> 7 i 01111' < I idéle a ses engagements, le ( inada les exécutait ales 195 1 en envov.mt en F.urope les premiers element, de son aviation et de son armée, les mille problèmes relatifs au transport, a l’installation, à l’intégration de ces hommes dans les formations et dispositions de S.H.A.P.E.; qui forme le bras militaire de l’O.T.A.N.étaient confiés au lu au ties I tats Majors Canadiens oui se trouve installe a Londres.Et c’est ainsi que la 27c brigade était recrutée dans toutes les parties du Canada, entraînée par bataillons dans les camps militaires du pays, puis envoyée par bateaux jusqu’à Rotterdam, d'où le rail la portait à sa base allemande de Hanovre, a quelques lieues de la ligne du Rideau de 1er.A ce moment, notre brigade était intégrée a la lie division blinde, britannique qui se trouvait déployée sur cette partie du territoire allemand, dans un dispositif général comprenant d’autres divisions britanniques, américaines et françaises, avec des éléments belges, hollandais, danois et norvégiens.Mais depu.s novembre 1 95 5, notre Brigade K 1 \ L I 1 KIM 1 STKILl I 1- l A N A 1)1 L N M 2 S est ,i Socst dans la Ruhr.No-, remarques présentes s appliquent surtout aux contingents de 1 lanovre qui viennent de rentrer au pays.Nous avions déjà remarque les qualités professionnelles du premier bataillon canadien de cette brigade au Camp de \ alcartier près de Québec, ou son commandant, le colonel Sprung nous avait invite pour donner a scs officiers et a ses hommes des causeries sur le sens politique et stratégique de leur mission.Nous avons egalement vu ce même bataillon au travail sur le terrain, dans cette magnifique région montagneuse du Harz que nous partageons avec les Russes : sous une pluie battante, le colonel Sprung faisait faire à ses compagnies des exercices de marches forcées dans les montagnes et des exercices de tir de précision a quelques kilomètres des lignes russes.Un jeep omniprésent nous transportait dans le sillage de notre premier bataillon.Nous avons vu nos hommes sur le terrain et sous leurs tentes, nous avons participé a leur popotte en plein air avec des cuisines de-campagne, et nous avons pu causer avec leur chef dans son camion personnel aménage pour lui servir de couchette et de bureau, l.es hommes et leurs officiers, dont plusieurs canadiens-françaix dont nous connaissons les familles, sont du même granit qui caractérisait leurs aines de la grande guerre, fiers de servir leur pays et la cause commune de la paix.|usqu’en 195 3.le quartier général de la Brigade était situé a Hanovre, dans une énorme caserne située au nord de la ville.C est le brigadier-général Pangman qui dirigeait les destinées de cet organisme militaire complet.11 avait succédé en 1')'- au brigadier-général Walsh qui avait le premier pétri dans une unité militaire effective les éléments de quinze regiments venant de toutes les provinces canadiennes.L’esprit de corps ainsi créé était renforce par le programme tl entraînement du brigadier Pangman.qui sut ainsi porter ses troupes au premier rang de l’efficience militaire, ce qui était après tout son objectif principal.Dans les manoeuvres communes de notre Brigade avec les effectifs de la II icmc division britannique et dans le cadre plus large des corps 1 A BRU,ADI (ANADIINNI i,N AL.IhMAGXl :_9 d'armée de l’O.T.A.X.en Allemagne, les officiers de l’état-major général ont remarqué la discipline et les qualités professionnelles de nos hommes.On sait donc que les troupes canadiennes peuvent jouer le rôle important qui leur est désigné dans le plan général des forces alliées.Formant une unité militaire complete, notre 27e Brigade se compose de trois bataillons d’infanterie, d’un escadron de tanks, d’un régiment d’artillerie, d’une compagnie du génie, de services médicaux et d’autres sections auxiliaires.Nous avons visité toutes ces unités dans leurs propres quartiers, v compris les sections d’hôpitaux militaires occupes par des malades canadiens.Parmi le personne! supérieur de toutes ces unités, nous avons rencontré de vieux amis de Québec, de Montréal, de Hull et d’Ottawa, l a Brigade ainsi qu’elle était constituée au début, comprenait une quarantaine d’officiers canadiens-français, dont les cha pel .tins militaires, avec lesquels nous avons causé des problèmes du jour.lotis les besoins de la Brigade en matériel lourd, en fournitures militaires, en munitions et en équipement lui sont apportés des fabriques du Canada même, par la voie de Montréal, Rotterdam, et dernièrement Anvers, où s’est installée en septembre 1 95 3 la base administrative de la Brigade.Il est a signaler qu’une partie des munitions et des pièces de rechange pour tanks, canons et matériel lourd, lui viennent aussi de stocks anglais, qui lui fournissent également des vivres et des provisions.Il est plus facile et plus économique à la Brigade d’acheter par l’entremise de l’administration anglaise, qui opère de vastes commandes pour ses propres divisions; car il lui faudrait autrement mettre sur pied toute une organisation trop coûteuse de l’intendance.Mais il est entendu que les rations de nos hommes sont faites selon les habitudes canadiennes, et que les quartiers-mai très peuvent toujours acheter sur place des vivres complémentaires.Nous avions pu nous rendre compte des caractères géographiques de la région où notre Brigade étendait ses éléments et organisait ses manoeuvres, en la survolant de l’avion particulier qui nous avait amené 2 S U KLYll I KIM I s I K11 : I 1 CANAIMINM de la base aerienne de Zweibri ken l’aéroport de W .tort, occupé pat les Britanniques, à l’ouest de Hanovre.La vaste pla.nc de Vestphalie .I • .Insimic.lorct*.de cours ci e.ui de minus-absence de entrecoupée de petites cules régimes de collines s’étendait sous nos regards, grands obstacles naturels entre la trouée du liar, et le Rhin_ explique il caractère défensif des manoeuvres qu'on y avau organisées jusque-là.Appuyées par de nombreux elements anglais, nos troupes avaient ainsi a défendre un poste d’honneur pour la sécurité collective.Il __, SiiLlats Canadiens an I ravail A bien penser les choses, la raison d’être d’une armée ou d’un organisme militaire est de s'exercer diligemment pour être prêt a tout moment de faire sa part dans la defense de la patrie.Il n’est pas impérieux pour un organisme militaire de se battre : au contraire, l’excellence et l’efficacité de son entrainement peuvent sut tire a elles seules a décourager toute idee d'aventure de la part d'un agresseur possible D’autre part.1 n’est pas necessaire qu'un groupe militaire s’excerce dans la region même ou dans le pays qui aurait fourni ses éléments.Il appartient a la prudence des chefs politiques de tenir compte des situations et des conjonctures internationales, surtout de nos jours, pour décider en accord avec tous les responsables des endroits ou l'imite doit s’installer et s'exercer.Ces deux principes de bon sens expliquent pourquoi les premiers elements de notre 27e Brigade canadienne étaient recrutés au Canada pour s,- voir transportes ensu.i.en Allemagne pour > faire leur travail, la routine des diverses unit.' de la Brigade est celle de toute unite normale.Car si ses divers elements ont déjà subi leur entrainement debase au Canada, ils doivent se maintenir en tonne, se familiariser avec le terrain, et s'exercer enfin avec les unites des autres nations dans le immédiat., nous avun dont ils font partie.Ces deux dernières •tre remplies au C '.anada même, où leur degrc aussi grand.jour- avec notre Brigade dans 1 lanovre et avons pu voir il le prés sa discipline et son s.î region I \ UKKiADI ( AN Mill .\M I.N Al.lEMAtj.NI 2SI travail.L’entrainement par compagnies ou par bataillons est le plus utile a suivre; car il vous donne un contact immédiat avec les petits détails du travail de nos hommes.Dans les casernes et les cantonnements règne une discipline militaire de bon aloi : sonneries, rituel de la garde et du changement, propreté, soin des armes, marches et contremarches dans le polygone pour l'execution rapide des commandements, sports (qui remplacent malheureusement dans une grande mesure les exercices rythmiques collectifs d’autrefois) et parades diverses.Comme le public canadien en general n’est pas habitue a la vie militaire, plusieurs croient que les soldats n’ont qu’à tourner en rond toute la journée, pour ne saisir leur carabine qu’en cas d alerte ou de guerre.Pourtant, il y a tant a faire pendant la période calme; et comme nous aimons a le répéter, pour éviter d'avoir a se battre, une armée doit être bien organisée, nombreuse, appuyée par le pays, et toujours en état d’entrer en campagne immédiatement.Aussi le programme quotidien de notre brigade était aussi charge a Hanovre que le sera celui des nouveaux éléments dans le quadrilatère de Soest.Ainsi la journée de travail est partagea depuis S heures du matin a 4.3 5 de l’après-midi en neuf périodes de 40 minutes chacune.Certains exercices occupent parfois plusieurs périodes, comme des marches de 10 milles avec l’équipement, ou des formations tactiques en campagne, ou des exercices physiques par équipés.Pour un bataillon d’infanterie, par exemple, voici un programme typique pour un jour : exercices dans la cour de para le, causeries par les lieutenants des pelotons, inspection des armes par le commandant, exercices de mitrailleuses légères (deux périodes;, manoeuvres dans la cour Je parade, démonstration de camouflage, causerie sur les actualités, etude de métiers, les autres jours de la semaine, certaines périodes s ut consacrées a l’hygiène, à l’inspection médicale, au soin J -s irmes, a l’emploi des armes pour la défense, à vme causerie de l’aumônier, ou a des parades du bataillon.L.es autres armes, comme las chars d’assaut ou l’artillerie, ont aussi des travaux appropriés.Il s’agit par exemple d’exercer les tracteurs des pièces d'artillerie, de fa re les exercices d’équipe pour le soin et K1 V UI 1 KlM I S I K11 I i I ( ANADN N \ 1 2S2 le tir des piétés, de vérifier les durs d .iss.utt, de les t.ure evoluel en formation ou individuellement, d'aguerrir les tireurs des fanons de tanks tomme veux des fanons antitank de defense, et ainsi de suite.Le génie a en plus le soin d’urgaïuser ia defense contre la tuent chimique, la guerre biologique et la guerre itomique, et de taire taire en grande vitesse toutes les opérations de mécanique nceess.tire pour tenu en marche toute la brigade, quels que soient les accidents du terrain.Enfin.il y a des manoeuvres de campagne de toute la brigaede de temps en temps, avec les divisions alliées d'apres des plans communs.Tout cela est tait pour aguerrir les hommes et pour les placer dans des conditions assez proches du combat éventuel.Outre les exercices quotidiens et l'entrainement tactique en campagne.la 27e brigade canadienne a égalemnt participé a une sérié de manoeuvres generales en Allemagne.On les a designees sous les noms romantiques, et pourtant symboliques de Redpath .Spearhead , Holdfast", Taster Egg", "Common a ealth", lav elm .Orand Repulse enfin.1 ras aillant cote a u te avec les soldats des autres armées alliées, dans le cadre de la lie division blindée britannique dont elle faisait partie dans son installation a 1 lanovre, notre brigade s'est hautement distinguée dans toutes ces manoeuvres combinées, dont elle a bien compris l’esprit.Disons ici que la gradation des manoeuvres alliées en Allemagne depuis les débuts de l’O.T.A.X.est très significative, en ce sens qu’elle indique l’augmentation de notre confiance en nous-méme et dans nos armements.Ainsi, les premières manoeuvres avaient pour but de défendre le Rhin, ce qui avait fait supposer aux Allemands que nous étions prêts à sacrifier leur pays en cas d'une attaque russe.\ ce moment, nous n’étions pas en mesure de faire mieux.Mais les opérations ultérieures prenaient un sens plus agressif.La manoeuvre ’Holdfast” indiquait déjà que nous comptions tenir le coup en face de l’Elbe, et non plus au Rhin.Comme nous n’étions pas encore forts alors, on pensait résister avec des ilôts de défenses composés de brigades entières plantées pour ainsi dire dans le sol avec leur artillerie lourde, et per- mettre à l’ennemi de les dépasser pour se faire casser le nez plus bas. I.A URICAD1 tWADllNNL LN Al.l.LMAGNE 2 y 3 sur un autre ilôt ou sur la ligne rhénane.Avec le Javelin’ toujours sur l’Elbe, on pensait déjà jeter suffisamment d'acier sur l’ennemi pour le faire hésiter.Mais avec Grand Repulse” on se croyait déjà fort pour pouvoir le repousser.Si l’O.l.A.N.n'a pas encore atteint ses objectifs complets, du moins on est assez avance pour compter sur sa force.Les soldats canadiens se sont montrés des le début à la hauteur de leur métier de soldats, et ont montre dans toutes ces manoeuvres qu’ils connaissent bien leur métier et que leur tactique est impeccable sur le terrain, indépendamment des conclusions stratégiques de l’état-major.Dans l’exercice ”1 loldfast”, nos troupes avaient si bien pratiqué leur rôle contre une brigade britannique qui leur était opposée, que toute la manoeuvre finit un jour plus tôt.Comme des officiers nous l’ont dit, quelle que soit la conduite individuelle des soldats en dehors du service, nos hommes comptent parmi les meilleures troupes de l’O.T.A.N.sur le terrain.De l'avis de tous les experts, on peut donc compter sur la 27e Brigade pour faire tout son devoir militaire, au service de la politique de défense.Comme nous avions passé toute une journée dans le Hat'/ avec le premier bataillon pour le voir à l’exercice, nous avons tenu aussi à visiter les pontonniers a 1 l.immeln, ou ils s’exercaient a faire et à défaire des ponts sur la Weser, en minutant leur performance, ainsi que les passages de troupes et de matériel sur leurs constructions.De même, nous avons vu notre escadron de tanks a I lohne, prés de l’ancien camp de concentration de Belsen, en train d'essayer et de perfectionner la manoeuvre de ces gros mastodontes de ’’Centurions" qui surclassent les engins de même ordre.Enfin, nous avons été invité a observer avec l’état-major interallié nos batteries d’artillerie en action avec d’autres, dans l’énorme polygone de tir au nord de 1 lohne, la même où le général Guderian, grand expert allemand île la guerre de tanks, avait tait l’organisation et l’entrainement de se.fameuses divisions blindées.Dans toutes ces visites, nous avons admiré la bonne tenue et l’ardeur des hommes, l’enthousiasme des officiers, la qualité de notre équipement et la precision des manoeuvres. R K VI I l'.IMK'ilK!! 1 I 1 ( AN A LUI N N 1 ; -t Qu’on nous permette de marquer ici la démonstration de la puissance de teu de la section d’artillerie de la 1 le division britannique au nord de Hohne, dont tait partie le 79c regiment ci ’artillerie canadienne de notre Brigade propre.Par une belle après-midi de iinllct, apres un solide repas au mess des officiers à Holme, nous nous trouvions dans une longue file d’autos transportant les officiers supérieurs de la division vers le polygone de tir d’artillerie aménagé autrefois au nord de la ville.Les batteries de campagne, la batterie de canons Bot ors.et les pièces de notre regiment canadien .liaient déia pris position dans divers recoins de ce vaste emplacement entrecoupe de ravins, de crêtes et de bosquets touffus.Installés sur un tertre élevé agrémenté d’une longue cabine en bois faisant poste d’observation, officiers, observateurs et téléphonistes attendaient I.- événements.Le brigadier-général Pangman.commandant notre Brigade canadienne, nous expliquait le programme.On allait assister à dix démonstrations de tirs d’artillerie, les batteries canadiennes devant participer a trois d’entre elles.Il s’agissait de neutraliser une concentration hostile s’avançant vers nos lignes, de lancer des obus plongeants vers un ennemi invisible, de lancer des obus à éclatement au-dessus d’éléments hostiles tâchant de débarquer sur une rive, de donner une couverture de tir a nos hommes partant a l’attaque, de surprendre un ennemi traversant un pont, ou encore faire un barrage de fumée pour un assaut.On pouvait entendre par mégaphone les ordres, entendre le roulement du canon, et voir l’explosion des obus aux endroits choisis.1 a performance d’un barrage de tir rapide par la batterie de Butors a été part., ul.renient intéressante.\ous avons aussi admiré la précision, le sang-froid et la rapidité de nos artilleurs dans cet exercice oui est le point culminant d’un entrainement constant.I.’inspection subse.mente des pièces de canons nous a permis de remarquer les progrès immenses de la balistique et de l’artillerie, qui certainement n’a point encore atteint ses limites : il se peut que la prochaine fois, nous assistions à une démonstration tactique d’obus atomiques ! En rentrant a Hohne.après le thé traditionnel au mess, nous avons visité de près le parc de l’escadron de tanks (régiment de dragons) tous ! \ ISRK.AI»! 1 AN ADI!.N N1 IN Al I I MA».NI 2S S tlu type ( niturion à 5U tonnes, le meilleur qu’ait produit l'Angleterre.Pour les tanks, comme autrefois pour les bateaux de guerre, le problème est de construire des machines manoeuvrables et rapides, portant des canons de plus en plus puis ants et munis d’une cuirasse de plus en plus forte : il est difficile de dire si nous avons atteint la limite.Mais a un déjeuner intime chez le brigadier-général Pangman quelques jours avant, un colonel britannique assis a cote de nous, disait que 1 Angleterre avait sur le chantier un tank plus puissant que le (.culnrimi et dont le Canada aurait bientôt une primeur.I ourdi- est a porter la cote de maille de la paix.III.— Vit S a,/,ih' Jit Soldat (aiittiimi lin essayant d’organiser nos impressions pendant notre visite a la Brigade canadienne, nous avons naturellement porte une attention spéciale à l’aspect social de la vie de nos soldats a 1 étranger.Il est facile de comprendre que la présence de six mille hommes d armes dans un pavs étranger, parlant une langue qui n’est pas la notre, et sans le réconfort d’un environnement familial doit nécessairement créer des problèmes pour tous.Officiers, médecins et aumôniers ont confirmé d’une maniéré ou de l’autre les observations que nous avons pu taire sur le vif.en nous laissant la responsabilité de nos propres conclusions.Tant qu’un soldat est à la caserne, pour son service, au polygone pour ses exercices, ou dans la vaste nature pour ses manoeuvres, son besoin de concentration pour son difficile métier lui fait oublier son environnement natal.Mais une lois son travail de la journée fini, on se demande ce qu’il peut faire de son temps.On ne saurait réclamer des prières, de l’étude et îles bonnes oeuvres de la part d’une masse d’hommes dont la majorité possède une éducation touchant la cinquième année à peine.Reste alors les sorties, les spectacles.!i boisson et les rencontres fortuites avec leurs conséquences souvent regrettables.Pourtant les autorités militaires font tout en leur pouvoir pour aider leurs hommes a relever leur niveau intellectuel et moral, a les élever socialement.Tout d’abord la Brigade avait organisé en permanence REÇUE TRIMKSTKIKI.LI CANADIENNE 2$ 6 des cours de metiers, d’éducation scolaire et de développement culturel sur une base volontaire.Pendant les premiers 18 mois de son installation en Europe, près de 700 soldats ont gagné des certificats comme commis de bureau, dactylos, cuisiniers, chauffeurs, mécaniciens, opérateurs de radio ou même de musiciens.Par ailleurs, un programme est sur pied pour faire monter le niveau moyen d’éducation à la huitième année, en insistant particulièrement sur l’étude des langues.D’autre part, la Brigade avait organisé neuf cours de trois mois pour des soldats qui voudraient gagner le grade de sergent.Chacun de ces cours porte sur 30 hommes qui apprennent ainsi les éléments de l’organisation militaire, la conduite des hommes et le civisme.Ceux-là formeront les cadres de notre future armée.Chaque unité de la Brigade a un officier d’éducation qui donne tout son temps à ces questions, et qui trouve même moyen de conseiller ses collègues qui préparent les examens de leur promotion., [ nim les aumôniers organisent des causeries d’une heure par semaine pour les hommes qui veulent entendre leurs paroles de sagesse; et ils s efforcent d intéresser les soldats a de courtes séries de conférences sur l’histoire, la géographie ou l’art, et même de les encourager à faire des voyages instructifs pour leurs vacances.Les services religieux du dimanche et de la semaine, ainsi que les visites et conversations privées viennent compléter leur harassante besogne d’apostolat.D’excellents résultats sont obtenus par toutes ces initiatives au bénéfice des hommes qui veulent en profiter.Mais il en reste une grande partie qui reste réfractaire a ces appels du bon sens, et dont la formation leur permet difficilement de résister a d’autres tentations.Malgré les punitions disciplinaires infligées a ceux qui se laissent prendre par la boisson, les tavernes de 1 lanovre et des autres localités sont fréquentées par les garnisons : de la aux mauvaises fréquentations, il n’v a qu’un pas.Il est ainsi pénible de constater que les soldats canadiens avaient une haute proportion de maladies parmi les troupes de diverses nationalités qui se trouvent sur le sol allemand. |.\ ISHK.AM ( A N AUI I NM IN A 1 I.IIM AG N I: 2S7 Voyons de plus prés les causes de ces difficultés.Au point de vue de la formation personnelle des soldats, ceux-ci ont été recrutés par le volontariat, ce qui ne laisse pas aux autorités militaires la faculté de faire un choix parmi ceux qui se présentent.Alors que la conscription obligatoire en d'autres pass amené au regiment une moyenne convenable de toutes les classes de la population qui permet ainsi des compensations effectives, le Canada devait accepter tous ceux qui pouvaient faire des soldats : l’armée les a disciplines, leur a appris un métier, leur a permis de s’s perfectionner pour îles besoins sisals, et leur donne même 1 occasion île relever leur niveau il education de trois ans.Mais elle ne saurait être tenue responsable pour leur formation initiale au Canada, ce qui est la responsabilité de leur famille et île leur province : cette immaturité expliquerait donc leurs écarts, I imitation de mauvais exemples, et les ennuis subis.Leur solitude sociale est cependant une cause plus profonde de ce que 1 on deplore chez île nombreux soldats.I lors de leur propre environnement canadien, il est difficile à ces hommes d’une education trop élémentaire et ignorant la langue du pays, de se faire des amis solides dans leur nouveau milieu.Mais rien ne nous dit que les hommes non-mariés se comporteraient mieux a Montréal par exemple qu'en Allemagne, lotit autre est le cas des hommes maries dont le contrat d’engagement ne prévoyait pas l'installation de leur famille a l’étranger.Alors que les soldats mariés européens peuvent facilement aller de l’Allemagne chez eux dans leur foyer, tel n’était pas le cas pour les Canadiens qu’un vaste ocean séparé de leur patrie.Ils ne pouvaient pas profiter ainsi pour visiter leur famille îles trois périodes de congé île 1*1 jours chacune en plus du temps necessaire au vos age entrepris.Par contre, les hommes maries ne s'étaient engagés pour servir en Allemagne que pour un an, au lieu de deux.Au mois de novembre 1912, prés de deux mille militaires mariés furent rapatriés au Canada, et d’autres avaient pris leurs places.Tout ceci apparaît inevitable au début, quand le gouvernement canadien s’était engagé à renvoyer rapidement une Brigade en Europe.On ne pouvait pas savoir alors combien de temps nous devions porter K I \ LI I RIM I S I K I! I 1 1 < A N M1II.NM S cc sacrifice.Mais maintenant ou tout semble indiquer que les lorces de PO.T.A.N.resteront longtemps en Europe, il est naturel que le gouvernement canadien entreprenne de faciliter la vie de nos soldats.Ainsi nos ministres ont compris et utilisé maintenant ces deux principes.Le premier est que la qualité du travail d un officier ou d’un soldat est meilleure, s'il a une vie familiale normale dans une garnison à l’étranger.Le second est que le moral d un groupe militaire est meilleur si les hommes appartiennent a des régiments ayant des traditions et s’ils vivent ensemble.Les nouveaux contigents de 1 infanterie installés maintenant dans le quadrilatère de Soest sont bien plus homogènes que ceux qui se trouvaient a Hanovre : ils comprennent un bataillon du 22e Régiment Royal, un bataillon du Régiment de la Princesse Patricia, et un bataillon du Royal Canadian Regiment, avec les compléments nécessaires de l’artillerie, des tanks, de génie militaire, des services médicaux et des sections auxiliaires.Les vieilles traditions de ces régiments d'infanterie, base de leur esprit de corps, contribueront certainement a faciliter leur vie de garnison en terre étrangère, et à leur faire éviter les ennuis dont les contingents disparates de la première heure ont fait l’expérience.Ions nos hommes sont déjà installés dans les nouveaux cantonnements que le gouvernement canadien a tait construire dans la région svlvestre du sud de la Rlnir.I n effet, la 27e Brigade a laissé pour de bon les grandes casernes qu’elle occupait a I lanovre jusqu’en octobre, pour se replier a l’ouest en avant du Rhin, toujours dans le réseau ties divisions anglaises qui occupent cette importante région de l’Allemagne.Le quartier-général de la Brigade est dans la petite ville de Soest.et ses éléments sont partages entre Soest, Mohnesec, Iserlohn et W’erl qui torment les sommets d’un quadrilatère stratégique aménagé ati nord du lac de Mohne, ce petit confluent de la Rhur dont le grand barrage avait été détruit lors d’un raid historique de l’aviation anglaise pendant la dernière guerre.Cette belle région agricole est agrémentée de jolies forêts, où le maréchal Goering avait aménagé autrefois ses réserves de chasse.Si le i \ i'K K - \ 1 > I ( AN \ : !l N.M IN AMI \ 1 A (.N I 28 9 barrage de Moline est répare aujourd’hui, les paysans vous montrent encore les endroits où les bombes anglaises de dix tonnes avaient fait Muter cet ouvrage, précipitant ainsi les eaux du lac artificiel dans la vallée de la Rliur, où les industries de guerre furent paralysées pendant trois mois.Nous avions visité les installations canadiennes de ce quadrilatère militaire l’été dernier, en nous y rendant par la route depuis 1 lanovre, et en passant par le noeud ferroviaire de l’aderborn.a travers la vaste plaine westphalienne.I.cs installations étaient presque achevées cet etc quand nous les avions visitées : aujourd’hui, elles résonnent de vie et de labeur, comme il sied ù des casernes actives.Tout est neuf dans les bâtiments du quadrilatère de Soest : chambrées, cuisines, bureaux et jusqu’à la prison nouveau modèle qui, nous voulons l'espérer, ne sera la que pour la forme.S’il n’y avait pas alors des locaux pour des ménagés, il semble qu’en ce moment, le gouvernement canadien a decide de rendre plus normale la vie des militaires martiés, en faisant bâtir a leur intention â Soest.â deux milles des casernes, deux grands immeubles â appartements.Les Canadiens ont ainsi compris que leur vie de garnison en I urope sera longue, aussi longue que la tension politique qui constitue la guerre froide.A l’encontre îles opinions tendancieuses et mal intormees parues dans certaines revues l’été dernier, on voit que le soldat canadien i l’étranger remplit efficacement son devoir militaire, fait magnifiquement sa part dans le dispositif stratégique de l’O.'l .A.N.et cela en travaillant ses huit heures par jour, tout comme un ouvrier ou un fonctionnaire.A Soest.ses loisirs seront organisés en grande partie par ses officiers : cinéma dans le camp et en ville, danses publiques, voyages dans les environs et dans les grandes villes du pays, comme aussi dans les pays voisins.On espere éviter ainsi les problèmes que connurent les premiers éléments de la Brigade dans sa période expérimentale â Hanovre.I experience acquise par les Canadiens en garnison a l’étranger pourra ainsi profiter a la paix île leur conscience individuelle qui est une condition de la paix des peuples.â LES TRANSFORMATIONS ECONOMIQUES DE LA CHINE Jean MAI A BAKU L’héritage laisse par le Kouomintang au moment de son effondrement n’apparaissait guère réconfortant.Les maux dont souffrait la Chine au surplus, étaient bien connus.Il s’en trouvait de traditionnels, d’autres appartenaient en propre au régime défunt (sa survivance ne concerne plus, jusqu’à nouvel ordre, le continent asiatique i.un grand nombre enfin provenaient de cette interminable lutte contre le Japon menée par Chiang-Kaï-Chck avec un courage obstiné depuis 193 5.Ces derniers maux étaient susceptibles de s’effacer avec le temps : on panse assez vite les plaies d’une guerre, si implacable fut-elle, en un pays qui en a subi tout au long de son histoire.Les seconds en bonne logique, disparaitraient avec le régime lui-même, l’effet cessant avec la cause.Mao I se Lung s'est attaqué avec non moins de vigueur aux premiers et prétend, comme ses maîtres soviétiques, faire bon marché des contingences historiques aussi bien que, jusqu'à un certain point, des données naturelles.Il ne s’agissait donc plus seulement de relever des ruines, ni de balayer des méthodes malaisément défendables, encore que la prudence commande d’éviter des appréciations trop éloignées d’une optique chinoise.Les nouveaux dirigeants n’ont pas caché la nécessité de faire peau neuve, de repartir en quelque sorte à zéro grâce a des bouleversements de structure visant a atteindre tous les degrés du système économique.L’économie, de plus, ne se trouvait pas seule en cause.Le régime a apporté dans ses valises une idéologie, des méthodes, qui ont fait leurs preuves ailleurs; leurs divers aspects ne relèvent pas de cette étude.Nous écarterons de pénibles considérations pour demeurer sur le plan économique, où des réformes radicales ont suscité une conjoncture dont il importe aujourd’hui de dresser le bilan.Il convient néanmoins de rappeler, bien que la République populaire ait tiré un trait sur le passé et affecté de considérer la Révolution de 191! comme de l’histoire an- [|s I RANSFORMA I IONS ICONO.M1QLIS 1)1 I A (HIM 2 y 1 vienne, les sensibles ameliorations obtenues par les disciples de Sun-àat-Sen.en regard des incontestables defauts tant de leur technique que de leurs méthodes, le présent gouvernement en lait bon marche, et avec le zèle des néophytes prétend s’attribuer le mérite de tous les postes satisfaisants du bilan.Avant de dresser 1 actif il importe de reconnaître la juste part de chacun, et de ne pas davantage sous-estimer par des critiques sans portée la rénovation apportée par le gouvernement populaire de Pekin à une nation de 45 0 millions d’habitants.Le partage des terres constituait l'objectif majeur des réformes de structure.In un pays où une grande partie du sol cultivable appartenait à des propriétaires fonciers, qui ne cultivaient pas eux-memes et percevaient des fermages atteignant parfois 50 a S0', du produit de la récolte, où de très nombreux travailleurs agricoles ne possédaient meme pas un lopin de terre, une redistribution s’imposait aux nouveaux dirigeants.et s’accompagnait de la réquisition des stocks, du cheptel, du matériel agricole.Sur les territoires libères, c est-à-dire la Mandchourie.la C liinc septentrionale et orientale, la loi de septembre 194/ permettait de déposséder propriétaires fonciers, koulaks (cultivateurs et riches), et collectivités religieuses, sous le contrôle de comités locaux de paysans, de la fraction du sol en excès sur la part commune, fixée en rapport avec la fertilité de la terre.Ainsi aboutissait non sans de lâcheuses incidences sur la production cette réforme agraire égalitaire promise depuis la révolution de 1911 et jamais réalisée.Cette accession des ouvriers agricoles a la propriété, cet accroissement de la part des cultivateurs modestes par la mise au pas ou l’éviction des plus fortunés, ne pouvaient s’opérer d’une manière aussi radicale sur les deux autres tiers du territoire chinois, c’est-à-dire sur les provinces du centre et du sud où les inégalités apparaissaient moins flagrantes, la terre moins aisée a partager si l’on souhaitait maintenir un taux de productivité raisonnable.Il serait d’ailleurs inexact de considérer l’économie chinoise comme basée, a I image de tant de pays d’Orient, sur une classe de grands propriétaires terriens féodaux; ceux-ci 292 i: 1 \ L 1 I KIM I VI KM:I ! i < A N ADII N N I détenaient 50'< du sol (10S millions d'acres) tandis que koulaks, cultivateurs moyens, et paysans pauvres se partagèrent par tiers les 50'( de surplus : en moyenne 5 5 millions d’acres a chaque catégorie.Aussi la loi tie juin 1 95 0, applicable a une population supérieure à ÂOU millions d’habitants, s’attachait-elle davantage a un abaissement considérable du taux des fermages (de 25 a à 5 '.) et de 1 intérêt (15 a 20(b), en vue d’alléger ainsi les charges sans bouleverser trop hâtivement le \laln quo.11 n’était plus question de déposséder les koulaks, île saisir les stocks, mais de procéder par étapes a la division des domaines; tout remembrement ferait l’objet d’enquêtes approfondies, basées davantage sur les considérations de productivité que sur les inégalités d’aspect social.Bien qu’incomplète jusqu’à présent, la réforme du régime foncier féodal suscite un intérêt considérable, puisque S01 ", de la population s’adonnent aux travaux de la terre.Echelonnée sur trois ans, l’application de la "Loi nouvelle” doit transformer les conditions de production en élevant le niveau de vie et par suite le pouvoir d’achat de la plupart des paysans, aujourd’hui orientés vers les formations coopératives qui groupent, sans doute par la iorce plus que par Lt persuasion, des dizaines de millions d’adhérents.Il reste à obtenir l’amélioration du rendement, seul susceptible de résoudre le problème paysan.Plus encore que l’extension des surfaces cultivées, on vise à l’accroissement du rendement par hectare, que les statistiques officielles affirment, mais sous forme de pourcentages, en voie d’amélioration pour 1 9 5 1- 1 952 par rapport i 1949 et 1 950, en dépit de la sécheresse et des inondations qui ont sévi à travers les provinces du nord-est et le Chantoung.Un vaste programme, déjà entré dans la voie des réalisations, a atteint des résultats concrets quoique encore modestes.Il comporte l’accroissement de l’élevage, le reboisement des collines, la construction de canaux d’irrigation et d’évacuation, l’emploi rationnel d’engrais et d’insecticides, la création île fermes expérimentales et de stations-modèles. 1 r.S TRANSI ORMATIONX I C ONOMUJl I S 1)1 I A CHI NI 293 A breve échéance, les améliorations les plus tangibles proviendront des immenses travaux en cours de protection contre les eaux, accomplis grâce a la mobilisation de milliers de paysans e|ui doivent se contenter du bol de ri/ quotidien pour tout salaire.1 a négligence traditionnelle, le détournement du Meuve Jaune par les forces nationalistes en 1938-1939 pour empêcher l’avance des Japonais vers l’ouest, aggravaient périodiquement la sous-alimentation et les desordres dus aux catastrophes.Au programme de lutte contre les inondations, dressé a 1 échelle de la nation, le gouvernement central de Pékin accorda la priorité.S'il faut en croire les commentaires officiels, l’oeuvre entreprise serait vertigineuse, qu il s’agisse des digues permanentes en maçonnrie établies aux points dangereux ou du volume de la terre remuée qui, pour les trois dernières années, atteindrait 1,700 millions de metres cubes, dix fois ce qu’il fallut pour le creusement du canal de Panama.Des millions d’hectares sont rendus a la culture, tandis que d’autres régions vont connaître la prospérité par le seul fait de la sécurité vis-à-vis de la sécheresse ou de l’inondation.Ces plans gigantesques, qui bénéficient de crédits énormes, font honneur au sens avise et à la ténacité des dirigeants, quelque réserves que l'on puisse faire sur les méthodes pour l’obtention d’une main-d’ocuvre a bon marche.Seuls ties regimes totalitaires peuvent imposer des conditions aussi draconiennes : inclinons-nous pour une fois desant le résultat bienfaisant.Il reste certes un long chemin a parcourir avant que la Chine, cessant d’importer céréales et rr/.redevienne ce quelle doit être, 1 un des greniers du monde.Car si les chiffres tic production en ascension et surtout une répartition à la fois plus équitable et moins localisée constituent déjà un net progrès, l’ensemble des récoltes, en dépit de 1 impulsion et de l’émulation indiscutables suscitées par les sphères dirigeantes, ne dépasse guère les chiffres de 1 93 5.où ne figurait pas la province de Mandchourie.Une amélioration substantielle apparaît dans le domaine de l’industrialisation où un plan quinquennal vient d’être dressé pour 1 95 3.Mais la tâche à accomplir se révèle beaucoup plus ardue, car la mise en 294 IU VL I TRIM IS ! IUI 1.1 1.( A N AUIi NM valeur du sous-sol et l’équipement se sont effectués a une échelle modeste, en dehors de tout plan rationnel.La dispersion des ressources et leur localisation en des régions souvent excentriques, si elles ont procuré pendant la guerre certains avantages à la création d industries locales, représentent pour une exploitation nationale un sérieux handicap singulièrement aggrave par la faiblesse, voire 1 inexistence, des moyens de transport.Un reseau de 22,000 kilomètres de chemins de 1er, de 300,000 kilomètres de routes plus souvent semblables a des pistes loin des agglomérations, apparaît hors de mesure pour une economic en développement.Avec un bonheur inégal, on s'est attelé à la tâche en apparence surhumaine de l’organisation des voies de communication en vue d’échanges rapides entre grands centres.Après la réfection, terminée dès le milieu de 1950, de l’ancien réseau fermé détruit par la guerre, on a confié à l’armée la construction de voies nouvelles, encore peu nombreuses.De même les routes s’améliorent, mais à un rythme trop lent, et l’emploi de gazogènes pour la circulation par camions en raison du blocus pétrolier restreint encore l’essor des relations routières.Ce sont l’air et l’eau qui triomphent : la navigation intérieure accuse de semblables progrès, l’aviation civile joue un rôle indispensable quoique tort insuffisant.Ce problème des communications encore loin de la solution pèse lourdement sur l’exploitation minière et industrielle; seules font exception des entreprises en contact avec l’Occident.Les données économiques se sont une fois de plus transformées depuis le début de la guerre de Corée par suite des complications entraînées par les considerations stratégiques.On pousse donc fébrilement le rythme de production : les chiffres officiels font état entre 1 950 et 195 1 d’une progression de 18rf pour le charbon, 22',' pour l’énergie électrique, 30 à 80', pour les diverses branches de l’industrie sidérurgique, qui pour la première fois a exporté de la fonte en Pologne au début de 1952.L’industrie légère s’accroît de 20 à 35',', filés et tissus de coton mis à part.D’importants investissements y sont affectés, malgré le volume croissant des crédits réservés à la défense nationale. 1.ILS TRANSI ORMATIONS 1 CONO.M IQLES t>I LA (HIM 295 Même a il rvthme actuel, s.itist .lisant si l'on tient compte des immenses difficultés de toute nature, la mise en valeur des richesses naturelles du pays, nombreuses mais encore inexploitées, se trouve au stade de l’enfance, exception faite en ce qui concerne la Mandchourie, qui eut plus à souffrir des Russes que des Japonais, i avenir à longue échéance — parait plus rassurant, car si le pétrole fait défaut (au moins en l’état actuel des prospections), si les gisements de fet se révèlent peu abondants et de teneur plutôt faible, on fera de plus en plus appel aux réserves immenses de houille, de bauxite et d autres métaux non-terreux, d’antimoine et de tungstène, aux possibilités hydroélectriques inépuisables.Le développement de l’industrie demeure la cle de la puissance.Or l’équipement de la Chine, déjà fort modeste et toujours en retard sur les modèles occidentaux avant la guerre, a souffert de treize années d’invasion puis de guerre civile.I! a donc fallu renouveler entièrement les installations, et surtout procéder en hâte a la construction d’usines de tous genres.L'importance de l’industrie est attestée, en liaison avec la mise sur pied du nouveau plan quinquennal, par la creation, le 10 août 1 95 2, de cinq ministères nouveaux : industries mécanisées de première importance, industries mécaniques secondaires, industries du bâtimnt, géologie, ravitaillement.•n I i bouleversement le plus manifeste introduit par la revolution dans l’économie chinoise concerne le fonctionnement aussi bien que l’orientation des échanges avec l’extérieur.En aucun domaine les changements de structure ne se sont révélés plus profonds, plus radicaux.Là plus qu’ai 1 leurs les considérations politiques l’ont emporté sur les nécessites économiques, qui exigeaient de substantielles modifications par rapport a un svstème trop lié à des intérêts étrangers, mais selon des concepts mieux adaptés que de trop subites variations.Fournisseurs et clients traditionnels s’étaient bercés pendant quelque temps de l’illusion de maintenir un fort courant d’échanges avec Kl Y UI fRIMI.S I K 11 U 1 l A N A 1)11 N NI 296 la République populaire.Mais li lallut bientôt se rendre a 1 evidence.Tous les liens avec l’ancien regime se trouvaient rompus; négociants, commerçants, banquiers, même établis de longue date, étaient expulsés sans cérémonie.Des pertes immenses résultèrent de ce tait, sans meme que le gouvernement de Pekin se soit donné la peine de procéder à des expropriations.Ln privant les firmes de leurs débouchés, en leur imposant de paver les salaires a un personnel soudain sans emploi, en le grevant enlin tie lourds impôts, les dirigeants menaient a la ruine des maisons jusqu’alors prospères, et les forçaient a une liquidation désastreuse.M.I.den estimait il y a quelques mois a £250 millions la valeur des seuls biens immobiliers britanniques ainsi abandonnés.A défaut d’échanges directs, un transit s’opéra par Hong-Kong ou les milieux commerciaux s’équipèrent pour le passage d’un volume important de marchandises.Après deux années extrêmement prospères, le début de 195 1 sonna le glas de cet actif commerce, désormais réduit, avec des charges diverses, a s’opérer en contrebande ou par Macao, dont aujourd’hui les quais ne désemplissent pas malgré son absence d’envergure.Moscou exigeait et obtenait que la majeure partie des échanges s’opère avec l’U.R.S.S.et ses satellites.C'est aujourd’hui chose faite.Le changement décisif qui s’est produit en 195 1 dans l’orientation du commerce extérieur de la République populaire a fait passer en un an la part des pays soviétiques de deux cinquièmes à quatre cinquièmes.Le traité russo-chinois, signé a Moscou en 1950, accordait à la Chine un prêt de 300 millions de dollars, et l’U.R.S.S.en échange des matières premières qui lui faisaient défaut s’engageait à fournir les biens d’équipement nécessaires au plan d’industrialisation chinois.Mais, tandis que la Chine a expédié de substantielles quantités de haricots et de thé, de tungstène et d’étain, de laine et de soie, ties retards considérables intervenaient à l’exécution de l’aide soviétique, et en particulier à la livraison du matériel industriel tant attendu.Par contre la création d’importantes sociétés mixtes a placé entre les mains d’agents soviétiques l’extraction des métaux non-ferreux, la LUS TRANSFORMATIONS ÉCONOMIQUES IJE LA CHINE 297 production pétrolifère, l’organisation de 1 aviation civile et des transports ferroviaires entre les deux pays.Peu à peu 1 influence russe s est étendue à toutes les matières premières susceptibles d échanges, en particulier dans les riches provinces de Mandchourie et du Sin-Kiang.Importations passées de 20 à 45',, exportations de 25 à 52' ( entre 1950 et 195 1 (les chiffres de l’annec 1 95 2 entière ne sont pas encore connus), telle est la part du commerce soviétique dans 1 économie chinoise.Progression identique dans les pays du bloc de 1 Lu rope orientale, ou les importations se sont élevées de 2 à 2 5 ' ^ , les exportations de 4 a 26' f .Conformément aux accords commerciaux signes avec chacun des Ltats, les denrées alimentaires et les matières premières s échangent contre des biens d’équipement et des produits manufacturés ' matériel de chemin de fer, équipement minier, articles d’acier, produits chimiques et textiles de Pologne; équipement lourd, machines-outils, voitures et camions, produits chimiques de I checoslovaquie; machines lourdes, matériel textile, instruments de précision d’Allemagne orientale; machines a T!coles, appareils électriques, pompes de Hongrie, etc.Des missions commerciales et des voyages de spécialistes en Chine d une part, la participation de celle-ci aux foires de Leipzig, de Posnam, de Prague d’autre part, soulignent la volonté de développer le marché chinois et de s’v adapter.L’ampleur de ces échanges, effectués exclusivement sur la base des accords de compensation par 1 intermédiaire des compagnies commerciales d’Ltat, a abouti a 1 elimination progressive d’abord des firmes privées, obligées sans v etre contraintes par la force de fermer leurs portes, puis d’une large traction du commerce avec Text rieur, qui bénéficie encore d’importants vides a combler.De nouveaux courants tendent à se développer depuis 1 952 surtout.Ils laissent planer quelque scepticisme sur la possibilité d’intégrer la Chine dans un strict commerce d’obedience soviétique.Un substantiel circuit d’affaires avec l’Europe occidentale renaît sous la forme de troc depuis l’aménagement dans le secteur oriental de Berlin des bureaux de la China Import Export Corporation, créée en vue de canaliser les échanges entre les pays européens non soviétisés et la Chine.A la suite K I \ L I I KIM I S I K11 I I I ( \ N Mill N M 29 8 de la Conference économique Je Moscou (avril 1952), un organisme identique s’est tonné a Londres sur l initiative de certains delègues britanniques, decides a reprendre sous une autre formule le rule joué par les anciennes maisons britanniques de Chang-Hai et de Hong-Kong, aujourd'hui sans avenir et réduites a envoyer leurs représentants traiter les affaires a Berlin où négocient également d’autres firmes d’Europe occidentale.Ce récent système, mieux adapté aux nécessités politiques actuelles, conférerait a Vint port Export Corporation une importance appréciable sans le severe blocus qui, mis en vigueur en juin I9fl par les puisances occidentales, limite les échanges a un chiffre d’affaires dérisoire par rapport au volume traité à l’époque de Chiang-Kai-Chek.En contre-partie des textiles, des produits chimiques et pharmaceutiques, du papier, des machines-outils, la Chine offre ses traditionnels produits : soies de porc, huile de tungstène, oeufs, soja .Les opérations effectuées au comptant en livres sterling, se trouvent ainsi ralenties à l'extrême par la rigueur de la liste de marchandises dont l’exportation vers les pays communistes demeure prohibée.Une redoutable inconnue subsiste : l’évolution des relations sino-japonaises.La Chine constitue le marché naturel du Japon prêt à exporter ce qui concerne l’industrie lourde (matériel roulant, machines-outils, locomotives, constructions navales, métiers à tisser, ciment, etc.), les produits chimiques et pharmaceutiques, les appareils scientifiques, après avoir accompli un large effort d’adaptation aux besoins du marché voisin.Tokyo se montre d’autant mieux disposé qu’au moment où les influences commerciales occidentales s’amenuisent, la Chine se trouve en pleine période de rééquipement.La C.hina Import Export Corporation s’adresse aux commerçants et industriels japonais par l’intermédiaire de VAssociation pour la commerce ai ce la Chine, fixée a Tokyo, et offre charbon et minerai de fer qui font défaut a l’industrie japonaise en échange de cuivre, de tubes d’acier, de tôles ondulées et galvanisées, de textiles et de filés de rayonne.Le Japon se heurte toutefois aux prohibitions décrétées par les U.S.A.envers Pékin, plus sévères pour le japon que pour eux-mêmes.Des industriels japonais se sont rendus à la Conférence EES TRANSFORMATIONS ECONOMIQUES HI I A CHINE 299 de Moscou sans autorisation de leur gouvernement; ils se montrent désireux de l’encourager à un développement des relations avec la Chine avec l’appui de certains hommes politiques des partis de gauche.On s’attend à ce que la Japon qui a sacrifié le marché chinois en cultivant l’espoir d’une extension de son commerce avec le monde entier, bénéficie bientôt d’une atténuation de ces restrictions.A la différence du régime de naguère, célèbre par ses réformes brillantes sur le papier mais toujours différées, la République populaire a conçu un progrès national qui a mérité d’exister et d être traduit en actes.Des résultats aussi incontestables que la stabilisation de la monnaie et l’abaissement des prix des denrées de consommation courante représentent une experience réussie.1.11e trouve son complement dans le bouleversement radical de l’ancien système fiscal et 1 apparition des principes de justice et de clarté, la où ! on rencontrait corruption et complication inextricables.L.es ressources financières, d ailleurs considérables, exigées par le fonctionnement du regime totalitaire sont demandées à l’impôt, à l’emprunt, et a l’épargne.D’un système d’imposition particulièrement inique et qui ne comptait pas moins de trois cents variétés, on a tranché dans le vif en en laissant subsister treize, dont 1 assiette et le recouvrement sont singulièrement facilités; toutefois bien des abus semblent demeurer dans la perception, trop souvent laissée, par carence de personnel spécialisé, entre des mains inexpertes ou impures.Sous le nom de contribution volontaire, de sévères prélèvements sur les capitaux s’opèrent, particulièrement fréquents depuis 1 9 5 0, et souvent interrompus brusquement en raison de leurs effets néfastes sur les transactions.Ils servent à remplacer les anciennes recettes des douanes, le meilleur soutien des finances chinoises a l’époque où le commerce avec l’étranger fonctionnait en toute liberté.La crise de croissance de ce régime se manifeste par le caractère contradictoire de nombreuses mesures qui a abouti, par exemple en 1951 dans le commerce et l’industrie, à paralyser la production pendant une Kl \ l I I KIM I S III! I 1 I ( WMIII NM 300 moitié de l'annee et a la stimuler pendant 1 autre.Sans toujouis lesetir un aspect aussi visible, les consignes en sens inverse sont cncote tre-q u en tes a lechelon de 1 execution, uû sévit la carence de cadres qualifiés.La remise sur pied de l’ensemble de 1 économie représente une oeuvre considérable.Pour être menée à bien en un si couit laps de temps selon les méthodes radicales, elle suppose une energie obstinée de la part des dirigeants, mais aussi la présence d une foule d exécutants souvent choisis davantage d’après leur sentiments idéologiques affectés que suivant leur competence, i n iait, du haut en bas de 1 échelle, l’application judicieuse des ordres se heurte a la valeur hétéroclite des agents d’exécution, trop sommairement formés ou trop peu doues.Là réside l’une des causes majeures de la lenteur des progrès, en dépit d une activité considérable.Une immense tâche de formation de cadres qualités d’"instructeurs de la pensée” et destinés a la réadaptation idéologique’’ du peuple chinois -— est entreprise depuis plusieurs années déjà et laisse croire que si le régime ne renie rien de scs tares essentielles, l’incohérence de l’exécution, involontaire, s’atténuera notablement.Le bilan de l’expérience se serait révéle nettement plus favorable si les opérations de guérillas à peine terminées, ne se dressait de nouveau le sceptre de la guerre, symbole de l'incompatibilité entre deux idéologies, dont la Chine nouvelle subit le contre-coup.S’il est vrai, comme l’affirment ses dirigeants, que les hostilités en Corée ont eu pour principal résultat d’accentuer l’enthousiasme et de durcir la volonté des populations, il n’en reste pas moins qu’au moment où l'on songeait a une démobilisation partielle des trois millions d’individus sous les drapeaux, il a fallu au contraire renforcer les contingents, — bien payés et bien nourris, qu’il s’agisse des militaires ou des milices provinciales, à la différence des armées d’autrefois — et sacrifier au profit du budget de la défense nationale des investissements pourtant indispensables à l’économie.Ce gaspillage immense d’hommes et de crédits constitue en période de démarrage un dur handicap, encore accentué par le rigoureux blocus économique édicté par les nations libres.A côté tic substantielles réalisations, les échecs.Les dirigeants IIS rit A Ns! OR MA I IONS I I.ONO.M IQL’I S DI I A (MINI eux-mêmes recourent souvent à ce paradoxe de combiner la sans restrictions destinée à la propagande et aux oreilles étrangères, et une autocritique sans doute plus proche de la réalité sous réserve de sa sincérité et profitable.I n supposant écartés à jamais les innombrables fléaux traditionnels (épidémies, inondations, forte mortalité infantile, etc), la Chine, même bénéficiant avec le concours de l’Etat d’un fort accroissement démographique, ne deviendra pas en quelques années un colosse, au sens moderne du mot .Epreuves momentanées et lacunes permanentes n empêchent pas qu’avec une rigueur souvent inhumaine le régime s emploie a transformer en grande puisance la République populaire où désormais l’ordre régne.Elle serait susceptible de le devenir a longue échéance si 1 économie seule entrait en jeu: sous ce rapport une faillite n’est pas a escompter.Les interrogations sur la Chine future ne peuvent se poser qu’en matière politique, où deux inconnues subsistent : les événements internationaux, et les éventuelles réactions intérieures consécutives.Encore apparaît-il que même en cas de conflit les nouvelles bases de l’économie auraient peu de chances de disparaître au profit des formes qu’elles ont supplantées.301 louange REVUE DES LIVRES LA POLITIQUE D’APPROVISIONNEMENT.Un vol., éd.1953, 8>/4x5l/4.128 pages, 2 figures.Paris-Hommes & Techniques, 33, rue Jean Goujon; cartonné : 975 francs.Une bonne politique d approvisionnement permet aux entreprises d alléger leur trésorerie, de diminuer leur prix de revient, d'améliorer la qualité de leurs produits et d augmenter leurs chances commerciales.C'est pourquoi la Cégos a jugé utile de réunir sous le titre Politique d'approvisionnement" 7 importantes monographies d entreprises de nature très diverses présentées lors de iournées d’études par des techniciens des services d'approvisionnements.L’ensemble de cette documentation permettra aux chefs d'entreprises, directeurs généraux, directeurs de service d’approvisionnements et chefs de services d’achats de repenser le problème et de dégager des principes valables pour la majorité des entreprises.AVIS LA BIBLIOTHÈQUE DE L ÉCOLE POLYTECHNIQUE EST OUVERTE LES MARDI ET VENDREDI SOIRS DE 8 HRS À 10.30 H RS '?OCTOBRE À LA MI-MAI) Lund', mercredi, jeudi Mardi, vendredi Samedi 9 A.M.a 5 P.M.9 A.M.a 5 P.M.- 8 P.M.a 10.30 P.M.9 A.M.à 12 P.M. K 1 \ L I ms I I \ IU s 3 0 LES FONTES SPÉCIALES : leur élaboration — leurs emplois, par C.Bader, chef de laboratoire des Fonderies Theret et D.Godot, n-génieur A.et M.Un vol.éd.1953, 10x6'h, 296 pages, 104 figures.Paris, Editions Eyro'le:: cartonné : 1.820 Trancs.A la suite des progrès réalisés au cours ae ces dernieres a é( l'Industrie de la Fonderie est devenue des plus importantes.De nouveaux matériaux aux caractéristiques particulières ont été créés ams, les Fontes Alliées qui cor-'ennent des éléments en alliage, tels que le nickel le chrome, A molybdène.I aluminium, e manganèse, ie s11 -cium.etc.- les Fontes malléable diverses- 'es Fontes à graphite spheroidal.Ces Fontes, aux propres ;es du- diverses ont souvent méconnues des Constructeurs, aloe Quelles leur permettraient d’appcHer des solutions pratiques et economiques à de nombreux problème^ de frottement- de corrosion de resistance à a chaleur, etc.Les auteurs ont réalisé un gu:de précieux, au .bien aux Ut ! sa-teurs de ces Fontes, qua leur.Fabricants.I1- ont rassemblé dan: cet ouvrage, l'essentiel de la littérature technique traitant de ce sujet et .ont aiouté le fruit de leur expérience personnel'-:- en vue de fame e point des connaissances pratiques indispensable; à tou: les Technic -:-n-que ces questions intéressent.Une partie de cet ouvrage s adresse aux Profes onnels de la Fonderie (autre partie constitue un catalogue et un gu-de d ut -sa1 on coproduits de cette branche de la Fonderie : 'e d'fferentes Fon+e^ Spéciales y étant classée: par o'dre de caractère- et oar dos -o , + : d'emplois.SÉRIES ADHÉRENTES, RÉGULARISATION DES SUITES, APPLICATIONS., par S.Mandelbrolt.Un volume, éd.1952.10x6'/; page- broché : 4 000 francs.Paris, Gauthler-Vi'lars . REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE 5 04 PHILOSOPHIE ET MYSTIQUE DU NOMBRE, par Mat'a Ghyka.Un vol., éd.1952, 9>:5 '?, 283 pages 30 tableau/' broché : 900 francs.Paris-Payot.Matila Ghyka, tour à tour marin diplomate, professeur d esthé-• que dans deux universités américaines, est surtout connu par ses ouvrages d esthétique mathématique, dont le Nombre d'Or (oréfacé par Paul Valéry).Ce n est pas d esthétique qu il s agit ci quo'qu une Beauté ao-.Traite se reflète souvent dans les formules rythmées de ! Analyse aussi c'en que dans les formes pures de la Symétrie.L'objet du nouvel ouvrage de Matila Ghyka est d abord le Nombre ou les Nombres, en tant qu individus, membres de la société des nombres ", doués de personnalités aist:ncte$, archétypes pouvant aussi agir comme régulateurs des fermes.La notion pythagoricienne de nombre pur ou divisé est à source des idées occidentales a ce sujet, et les définitions et commentaires de Pythagore, de Platon et de Nicomaque de Gérase sont encore valables, reformulés par Bertrand Russelle et les logisticiens o aujbürd hu1.L aboutissement d une évolution plus de deux fois m" llé-naire est I extraordinaire spiritualisation de la mathématique occidentale vers une Thécr:e des Groupes, avec la notion d'invariant qui en découle.Ces mat.ères d apparence aride offrent cependant un champ teU le à ! imagination; sans compter 'es imaginaires mêmes, les espaces à un nombre quelconque de dimensions, les cohortes transfinies oc Cantor et certains monstres mathématiques suggèrent en des décor' de ba ets fabuleux, mais abstraits, de vrais contes de fées métaphysiques, et c'est comme une suite d histoires ou de contes due Ghyka nous présente.Mais c'est seulement après avoir fait le tour de toutes les dis-'cimes mathématiques, après avoir médité sur les quelaues définition; REVUE DES LIVRES 305 spiaaires léguées par les penseurs antiques, que nous entreverrons dit Matila Ghyka, le profit que la philosophie peut en tirer, et que nous aboutirons, si I abstraction ne nous effraie pas, à une mystique du Nombre dont la beauté neigeuse rejoint la Beauté Suprême célébrée dans le Banquet".UN DEMI-SIÈCLE DE PROGRÈS DANS LES TRAVAUX PUBLICS ET LE BÂTIMENT.Un vol., éd.1953, I2x9: - 400 pages avec plu- ¦ eurs illustrations.Paris, Editions du Moniteur des Travaux Publics, 1250 francs.A I occasion du Cinquantenaire de sa fondation (1903), le Moniteur des travaux publics pub' e un très :mportant Numéro Spécial sonsacré à "Un Demi-Siècle de Progrès dans les Travaux Publics et le Bâtiment".L'Energie, la Circulation, l’Habitat constituent le triptyque sous ’equel sont analysés les progrès accomplis dans les barrages, la route, !es chemins de fer, les ponts, les ports, l’immeuble, l’urbanisme, etc.Encadrant ces synthèses, des études exposent les amélioration: apportées aux matériaux anciens et I importance des nouveaux maté r aux, le rôle grandissant du matériel, I influence des recherches théo-r eues et des laboratoires.Enfin, d autres articles montrent comment cette évolution des ¦ciences et des techniques dans les domaines de la Construction ' mscrit elle-même dans l’évolution générale du demi-siècle, et en-îra‘^e une profonde transformation dans les professions d'entreore-neur et d'architecte.A ce Numéro Spécial du MONITEUR, véritable bilan de la Construction dans les cinquante dernières années, ont collaboré les techniciens et spécialités français les plus éminents : M.Amiot, Aubert, 3 06 RI.V L I I RIM I S I KI i I I I ( A N A DU N N I BdJas, Beltrèmieux, Billiard, Boiichayer, Bone, Bouttev e, Caquot, Dehe, Dufau, Dumont, Duriez, Fougerolle, Freyssinet, Gig^et, Hersent Houdry, Koch Laurent, LebeHe.Levi I Hermite, Lossier Missenard, PII peu1, Pommer, Prothm, Reyre, Rouger, ae Rouvre, Pumpler Sen-tenac.Sonre1, Spinetta Vitale, Wetzel.TRANSMISSION TÉLÉPHONIQUE - Théorie des lignes, oar R.Croze et L.Simon.Un volume, éd.1952, 91 x6 A 368 page'.Par Editions Eyrolles 2840 francs.Cet ouvrage représente la m:se au point du cours de Transmission Téléphonique, professé depu'.1941 à I Eco'e Nationale Supérieure des Télécommunications, d abord oar L.Simon, puis par R.Croze.Ce cour- do* avom un caractère à la fois théorique et prar que.Il doit, en effet, étuaier tout d abord, au point de vue de la transmission des courants téléphoniques, les propriétés des divers types de circuits que I on peut rencontrer ou utiliser dans la constitution des liaison: téléphoniques, et établir les principales formules de transmission servant a ! Ingénieur des Télécommunications.Mais, faisant ;u:te dans renseignement de I Ecole, à un cours d Electrotechnique générale et à un cours d Electricité théorique.:l peut prendre fréquemment comme point de départ, et sans les redémontrer, les résultats généraux déjà obtenus dans ces deux cours.D'autre part.s: I on se place du po’^t de vue de l’Ingénieur, un certain nombre d’approximations :ustif!ées par la nature physique de-phénomènes étudiés, permet, en n'ayant recours le plus souvent qu à des développements mathématiques simples, de substituer à des formules rigoureuses mai; difficilement maniables des formules approchées directement utilisables et serrant la réalité de suffisamment près pour les besoins de la pratioue. REVUI.DIS LIVKLS JD' Il importe d ailleurs de vérifier la validité de ces formules approchées : le cours comporte donc de nombreux exemples numériques .permettant de préciser dans des cas concrets les ordres de grandeur des diverses quantités.Le cours de Transmission téléphonique constitue enfin l'introduction à un cours sur les circuits amplifiés : il a donc surtout en vue la transmission sur les circuits en cables souterrains à grande distance.L'UNIVERSITÉ, par Jean Bruchési, m.s.r.c.Un vol., éd.1953, 7 px5, 120 pages, Québec, Presses Universitaires Laval, broché $1.25.Le dernier ouvrage de M.Jean Bruchési que les Presses Universitaires Laval viennent de publier sous le titre de L'université constitue une excellente vue d ensemble sur les divers problèmes que confronte en ce moment l'enseignement universitaire au Canada.On pouvait difficilement trouver pour traiter un sujet aussi important quelqu un de mieux qualifié que M.Bruchési.Ce dernier est en effet I un de nos universitaires les plus distingués et sa réputation a depuis longtemps franchi nos frontières.Comme professeur il a été invité au cours des dernières années à donner des cours ou des conférences dans plusieurs universités françaises où il a porté bien haut le prestige du Canada français.Il collabore activement à la vie de nombreuses sociétés culturelles, scientifiques et éducatives.Il a aussi à son crédit un grand nombre d'ouvrages consacrés à la littérature, à l'histoire, à la politique, aux problèmes d éducation, qui lui ont valu de nombreuses distinctions.L étude de M.Bruchési porte donc la marque d'une vaste expérience et les quatre conférences qui la composent méritaient d être connues du public vu l'importance du sujet qu elles abordent K1.\ Li 1 Kl M I S I R11 l-L 1 l A NADI IN N l 308 et ia haute tenue Kttera're qu' les caractérisé comme aft rms s bien Mgr A.-M.Parent, vice-recteur de I Université Lava! dan sa présentation de 1 ouvrage.Dans un premier chapitre, consacré à I origine et à I évolution cio l'université, I auteur rappelle que c’est au XIIle siècle, sous I impulsion de l'Eglise, qu apparurent e; premières institution; d ense.gnement supérieur.Elles ont :ub au cours des siècles de s! profondes transformations :iue dan certain; cas surtout depuis le debut du XXe siecle.elles sont devenue, le rendez-vour du sa.' e plus anarchique où la religion est totalement absente.Sans nier I importance des bes,c ns mater ei: M.3rucho.aan un deuxième chapitre con,a.ré au problème de la religion et de a culture dan; ,a vie umvem taire attache à mont'er que les 1 .t tu-t'ons d'enseignement supérieur ont trop sauvent perdu de vue la fin quelles poursuivent et que doivent faire retour à l'humanisme, en particulier à I human!.me chrétien p ,ur a urer eur propre ilut et celui de 1 humamté.Tout en reconnaissant, au de-but du troisième chapitre de son étude, que l'université, sans never d être une institution de cernee.doit en même temps préparer a la prcfe.s'on M.Bruchés- montre le péril de l’utilitarisme malheureusement trop répandu.I! montre en suite de façon nuancée ce au faut entendre car éducation ocou la;re’ .M.Bruchés- esquisse ensuite en trad: 'orge- ma s préc-s, ce que dr’t être a formation universitaire.Mais ! univer té a besoin d hommes pour ia dinger, elle dob au; ' disposer Je moyen, financier; suffisants : à cet égard, l'Etat tout en re.oectant la 'ibe-té académiaue a des devoirs bien définis que ne manque pas de soul gner M.Bruchés .Le dernier chapitre de l'ouvrage traite du rôle que doit iouer l'université canadienne pour aider à conjurer erbe mtellectueHe et morale oue traverse actuellement 1 humanité.Au Canada, comme REVUE DES LIVRES 309 ailleurs l' Iver:lt2 doit reconnaître I importance de a religion dans l’ordre mora et donner une plus grande attention a ia culture dan: l’ordre intellectuel.Et M.Bruchési termine sa bd lante étude en rappelant que c’est d abord aux universités qu’il appartient de convaincre la nation canadienne de i existence d’une culture française et d’une culture anglaise dans notre pays.Ce serait là un excellent moyen de faire naître en meme temps une pensée vraiment canadienne dont pourront se réciamer Canadiens de langue anglaise ou de langue française.CANADIAN REGION : A Geography of Canada.Editor Donald F.Putnam.One Volume ed.'952.91 ^x7, 601 pages bound : $7.50.Toronto J.M.Dent & Sons.t NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE CHIMIE GÉNÉRALE : a a lumie-e des théories modernes.A ; usage des étudiants, de: ch'mistes et des b’ologistes.Par Pau: Pascal.Un vcl., éd.1953, 9 ; x6 4, 550 pages, avec 243 figures et 7 planches.Paré, Masson, cartonné : 3.6Û0 fr.Le professeur Pascal a déià publié.sous le titre Chimie Générale' , Quatre vciumes exposant de façon théor'que et critique es principales préoccuoations des spécialistes dans le doma!".e de la Phys’cochimie.‘ fais I! a oaru en outre qu un oublie étendu d esprits cultivés, que leur formation crémière ou leurs tendances oropres ont mal D'éoarés aux exf o é abstraits de cette science, était cependant désireux d’acquérir une idée suffisamment développée des problèmes actuels de la Chimie Générale.On a pensé aussi que ce oublie ferait confiance à un auteur oui ne lui apporterait cas de façon permanente la démonstration des quelques formules nécessaires à la précision de son exposé.C esf dans cet esprit qu’ont été rédigées ces ' notions élémentaire- .On y a limité le r u possible l'emploi de I acpa«-ei! mathémati- 310 KI \ ri TRIM I.STR I ELI I CANADIENNE que e+ on I a maintenu en tout cas dans les limites propédeutiques des Facultés de sciences et de médecine.L auteur a multiplié, en échange, les diagrammes représentatifs qui parlent davantage aux yeux et qui reposent la mémoire.Un chapitre spécia donne le moyen de lire les graphiques les plus usuels.Grâce à I Indépendance relative des principaux chapitres, un lecteur arrêté par une difficulté momentanée pourra la sauter lors d une première lecture, sans risquer de se perdre dans la suite du développement: des redites volontaires 'ui faciliteront éventuelement la tâche.L audience d un te! ouvrage est donc très large.Il intéresse non seulement les étudiants, les chimistes et les biologistes, mais tous es esprits scientit ques voulant se tenir au courant des dernières acquisitions de la chimie.GUIDE DE LA CLASSIÈRE, par A.Brauman.—Fascicule 3 du Guide de la Secrétaire - Un vol.81 jx5 *, 104 pages, 17 figures, 21 tableaux, I hors-texte, impression noire et rouge.Pans-Hommes & Techniques "Les guides de la Cégos" -— 3: rue Jean Goujon.Cartonné : 250 francs.Ce guide contient des conseils pratiques permettant aux secrétaires de classer sans difficultés les divers documents qui leur sont confiés ef de retrouver immédiatement ce dont on a besom.ÉLECTRONIQUE GÉNÉRALE, par A.Blanc-Lapierre.G.Goudet et P.Lapostolle.Un.vol., éd.1953 9x5, 396 pages, 203 f gures, Paris.Editions Eyrolles.Broché : 2.900 francs, re'ié : 3.208 francs.Depuis quelques années, les tubes électroniques, dont I emploi était jadis presque exclusivement réservé au domaine des Télécommu- MALI DLS LIVRES 311 nications, ont trouvé de.application: nouvelles dans la plupart aes branches de la science et de la technique.L electron, extra!: de corps solides, lancé dans le vide ou dans les gaz raréfiés aII NNI f:cue el de- etudes plu.spécialisées de Mécamoue theor'que et apd -quée.L auteur aborde directement a Mécanique proprement dite en envis ïgeant successivement (Chap.Mil) le: deux méthodes : méthode élémentaire, basée sur l'application du principe qui, suivant la dénomination introduite par M.Henri Béghin, constitue la loi fondamentale de la Mécanique, et méthode du travail virtuel.Dans I un et I autre cas i traite mmédiatemer*- I acpl cation à la Mc* aniquc- de ,M 06j r arfa’t: qui forme l'objet principal du volume.La discussion faite au Chapitre II montre qu'en fait, dans le cas aes Y cns multiples par contact, la Mécanique des so1,des parfaits n a qu une faible extension en dehors des deux cas limites du frottement néaligeable et du contact à rugosdé parfa'te.D autre part, dans l'application aux solides de la méthode ou trava'1 virtuel, l'auteur a repris un point de vue qu’il avait développe dan" un Mémoire dé à ancien 'Journal de Mathématiques, série 9.t.VIII, 1928, p.337).Pour établir que la condition des travaux virtuels est suffisante pour ' équilibre, on cherche en généra' à démontrer l'im^çssibilité d'un mouvement.Mais une telle démonstration ne rseut être entièrement satisfaisante pu:squ J peut arriver, dans des cas qui a vrai dire sont très particuliers aue des conditions initiales données laissent le choix entre l'équilibre et un ou c usieurs mouvement: éga n ent possibles.La démonstration en question perd d'ailleurs toute signification dans le cas de la dvnamicue.On se trouve par contre ur un terrain solide r I on envsage I é1 mination de*" forces de i'aison.La seule question est de savoir si les déplacements virtuels compatibles, lesquels éliminent les force: de liaison, donnent bien toutes le: conditions d'élimination, assurant ainsi que e calcul de ces forces (aU; restent en général largement indéterminées) n amènera oas à des impossibilités.On vérifie aisément que la réponse est affirmative, si l’on écarte certains types singuliers de liaisons, dont on constate qu il: sont a criori inadmissibles en Mécaniaue du solide. RI VL'l m:s i i\ Ki s 51 7 Le Chapitre IV est consacré à i étude de i équation fondamentale a:)-'; r F(q).A cette -rasion, quelque: indications sont donnée jr e: développement; trigo.nométr eues qu.interviennent dans le ca d ure '-‘égrale périodique.Dans le même chapitre on introdu't le: fonctions elliptiques sn, en, dn en se bornant a quelques propriétés tr, immédiates et qu' ne concernent que ie champ réel mais qu uk sent cour beaucoup d ac: -ations à a Mécanique.Après deux crac ires d acts cat ors Traitées par la voie élémen-• Lre théorème- généraux, -ont expos .-s les éléments de la Méca-' juf analytique : équation de Lagrange et d’Appeil, principes varia-fionne's de la Mécanique et équations canoniques, petits mouvements.Sont envisagées enfin l'étude analytique des liaisons unilatérales et ¦S'- e des phénomèrce choc, y comer’s le cas d un contact avec fpr | f Ç-fTiÇnt.L : Mécanique des corps déformables est abordée dans un dernier Chacitre, qui constitue une introduction à cette étude.Dans ce domaine, de même qu’en Mécanique des solides, les théories mettent en leu des éléments hétérogènes : d une part les principes, qu c- : en f-ncc ‘ -a-r eue ion reste oans ie champ de la Physique macroscopique, et d autre part des lois d’origine empirique, parfois très grossières, qui méconnaissent la complexité des corps ou l’inter-derendarce de phénomènes cia' A dans des domaines différents de notre Science.Lautru- a dévelopf particulièrement la Statique des corps linéaires et quelques questions importantes de dynamique des •” .i ’"::te d’autre part ur e mode de calcul du travail des efforts ’eu- d un rorp; continu : c’est l’équivalence nécesake entre les ”-;:hoder élémentaire et du travail virtuel.qu: intervient essentiellement pour déterminer ’e calcul en Question.LA PHYSIQUE QUANTIQUE RESTERA-T-ELLE INDETERMINISTE ?, car Louis de Brcclie.Exposé du problème suivi de la reproduction de certains documents et d’une contribution de M.Jean-Pierre Vigier.Un vol., éd.1953, 10x6b'- -VII - 113 pages, broché : 1.500 francs - Paris-Gauthier-VÜlars. 318 RU VL\.TRIMESTRIELLE C ANADIENNE ae M.Jean-Pierre Violer.Un vci.éd.1953, 10x6 2 - VII pages, broché : 1.500 francs.I 13 L interprétation purement probabiliste de la Mécanique cndu-atoire a laquelle le- noms de MM.Born Bohr et Heisenberg restent attachés est fort curieuse et introduit de: conceptions nouvelles sur la causât' te, es incertitudes, I indiscernabilité des particules, la nature des lois de probabilités, etc.L'auteur de l'Ouvrage qui, depuis 1928, avait adhéré sans restrictions à cette interprétation probabiliste, l'avait maintes fois exposée dans ses cours et dans ses livres à caractère moins technique.Cette interprétation ne correspondait cependant pas à a prem'ère orientation de sa pensée, car il avait proposé pendant les années 1924- ! 927 qui suivirent immédiateme-t la découverte de la Mécanique ondulatoire une autre interprétation plus conforme aux idées traditionnelles de la Physique théorique, mais, découragé par les difficultés que le développement de cette inter prétation comportait et par le peu d audience qu il obtenait de la part des autres théoriciens de la Physique, il y avait renoncé.Les travaux récents de deux ieunes physiciens, MM.David Bohm et Jean-Pierre Vigier, ont ramené I attention de l'auteur vers ses idées anciennes.C'est pourquoi, d'accord avec M.Vigier, l'auteur s'est décidé à publier dans le présent opuscule une série de documents relatifs à cette question et susceptibles de donner au lecteur une vue d'ensemble de ! état actuel du problème.On trouvera a abord la reproduction d une Conférence faite par l'auteur le 31 octobre 1951 qui, complétée par quelques Notes sert ici d'exposé général préliminaire.Ensuite sont reproduits quelques Notes ou Mémoires anciens publiés par ! auteur entre 1924 et 1927 en particulier, on y trouvera le texte de I article du Journal de Physique de mai 1927 où se trouvaient exposées dans leur ensemble les idées de fauteur sur la double solution.Ce texte est suivi de commentaire^ ajoutés par l’auteur pour le présent livre, commentaires où se trouvent RI \ L I DIS 1 I \ HI s 3 19 déveicpés ou rectifies certains points du trava’ de 1927 à la lumière d un nouvel examen récent du prob'ème.La reproduction de sept Note pubi:ees entre septembre 1951 et aecembre 1952 les unes par auteur, les autres par M.Vigier, er.-'ra d illustration a ce qui a été dit précédemment dans I exposé générai et permettra de suivre quelques-unes des étapes du travail actuellement en cour'.Enfin une contribution de M.Jean Pierre V'oier contenant un résumé très clair de se; idée: au sujet de la réco''c'llat’on possible entre la théorie des Quanta et la théorie de la Relativité généralhee donnera un aperçu des efforts que ce jeune • avar1 poursuit en ce moment ave' beaucouc d ardeur et d'originalité de censée.COLLOÏDES ET GELS, par J.Duclaux.Un vol., éd.1953, 10x6'/, - VI 292 pages, 61 figures, broché : 2.000 francs.Paris-Gaufhier-Villars.Cet ouvrage est un abrégé de physique et de chimie des colloïde: dont le but principal est de montrer les aspects très divers sous lesqueh se présente leur étude .Nous vivons au milieu de colloïdes et la grande majorité des produits que nous avons autour de nous appartiennent à cette classe.Les propriétés qui nous intéressent sont très différentes de l’un à l’autre.Les uns forment les tissus des plantes et des animaux et forment notre nourriture.Nous demandons aux textiles leur souplesse et leur résistance, aux plastiques leur déformabilité à la cellophane sa transparence, au caoutchouc son élasticité, aux peintures leurs viscosité, aux colles leur adhésivité.Nous sommes ainr’ amenés à nous placer à des points de vue d'une variété presque illimitée' tellement que si nous n'y prenons garde l'unité fondamentale des colloïdes peut s'effacer.Là où la chimie ordinaire pose une ques-Lon, la chimie colloïdale en pose quatre.Ainsi l’écoulement d'un liquide ordinaire est défini par le seul coefficient de viscosité : celui d'ur colloïde fait intervenir en plus la rigidité, la thixotropie, ''élasticité, la dilatance et d'autres variables encore. .) 320 Kl \ l 1 1 KIN11 s I R11 I 1 1 CANADIENNE veut redire à oetit volume la physicochimie colloïdale.il faut ou Di en neqliqer partout trè: bref.C est man'ère que le lecteur t L in:onvér :e nt est que ! dû être traite en quela avait une ii n portance 1 de’a peur ci usieur: d en pourra se re ; cor ter.cette dernière solution qui été adoptee, 6- piüpart des sujets, après avoir été définis, ont ses lignes: c'est seulement quand un p'oblome énérale au’il a eu l'être en détail.I1 ex ste L Ouvrage ne comporte aucun développement mathématique et se limite au point de vue expérimental.La science des colloïdes n est pas encore réductible à un petit nombre de principes dont il suffirait de déduire l'une après l'autre les conséquences.Tout ce que l'on peut faire est de choisir, parmi les expériences, celles qui plus tard pourront servir à édifier une théorie.L absence d'une synthèse est certainement regrettable, mais moins que ne serait une synthèse prématurée.La chimie colloïdale est intermédiaire entre la chimie o.-dinaire et la chimie de a matière vivante et c est à son prr.ca! attrait.C'est donc aussi, comme tout ce qui touche à la vie, un sujet sur lequel il ne faut pas parler trop vite.Auparavant il taut se faire une idée nette de l'ampleur et de la variété des problèmes à résoudre, et des raisons pour lesquelles les tentatives théoriques ont usqu ici échoué.ÉLÉMENTS DE THÉORIE DES QUANTA ET DE MÉCANIQUE ONDULATOIRE, par Louis de BROGLIE.Un vol., éd.1953, 10*6 , 302 caoes, broché : 3.000 francs.Paris-Gauthier-Vhlars.Ce volume reproduit l'essentiel du cours que j’ai professé à I Ecole Normale supérieure depuis 1934.Il contient l'exposé des principals auestions qui Laurent dans la partie fixe du programme du nouveau certificat des Théories physiques de la Faculté des Sc.ence^ de Paris.Seules, ont été laissées de côté quelques questions te es Kl I I III S LIVRES 321 que s Relativité généralisée, la théorie quantique de !a Chimie, la théorie quantique des solides et des liquides et l’étude des phénomènes nue eaires sur lesquelles le programme demande seulement aux can-dîcJat- oe posséder quelques notions, ainsi que les preuves expérimentale de I e>::*ence de: atomes, des molecule: et des electrons, qui sont au'eurd hui connues de tous les étudiants en sciences.Ncu- n'avons pas fait une étude déta:Hee approfondie des théor e' de la nouvelle Physique quantique, car le present Ouvrage étant destiné aux candidats au certificat de Théorie1- physique, et à ceu< qui veulent initier a la Mécanique ondulatoire, 'I doit partir oe ¦ nnaissar.ee ciue tout etudiant qu.a suivi les cours de Physique générale doit posséder et montrer comment et pourquoi se sont introduce1 les idées fondamentales de la ohysique contemporaine.C est seulement ainsi que Ion peut -stre amene à bien comprendre ces idée: très subtile' qui sont souvent encore mal interprétées.C est seulement ensuite que l'étudiant avancé pourra entreprendre avec fruit etude plu approfondie de: prolongements actuels de la Physique auart'que eh en cart'cu er, de théories encore très mouvantes et \4 3, 224 page-, 67 figure; brcché : 260 francs.Paris-LibraVe Armand Coi;n.Sc'ence relat./ement ancienne .a spectroscopie a pris ces der-•nnées un essor considérable, en raison à la fois des progrè: •* e-es Kl VL1 m s I i\ lu S 32 5 r-éaliie-: car la technique- scientifique et de ! extension de ses app ear:.-.Grâce aux perfectionnements prodigieux des spectroscopes, elle est devenue l'auxiliaire irremplaçable de certames sciences, comme l'astrophysique et la chimie, et de l'industrie.Le laboratoire de spectroscopie, équipé d appareils à plaque photographique et a lecture directe pour analyser qualitativement et quantitativement en série de nombreux produits est aujourd'hui un organe indispensable de tout etablissement a industrie chimique ou métallurgique.M.P:erre Michel, Ingénieur E.P.C.I.et directeur d un des laboratoires de spectroscopie les plus importants en Europe, éta t tout désigné pour exposer les données scientifiques relatives à la formation des spectres, au principe de fonctionnement des appareils et des méthodes utilisés, et décrire les applications de la spectroscopie dans tous les dema nés.Son exposé, qu accompagnent 67 îigure: doit permette au phvsicien théoricien et à l'opticien de voir i Importance industriel-* rie leur: etude: aux ph\ Gens et ingénieurs des instituts de recherche-de connaître cjairement la base physique de leurs méthodes afin de mieux les uhüser.A tous II expose simplement les données fondamentales d une science de première Importance et I essor d une telle technique nouvelle pleine QG promGSSG.PER LA CITTA DI DOMANI volume 2 Gaetano Vinaccia.Un vol., •:-d.1952, 10',-7 , 157 pages, 90 figures, broché : 1500 1res.Rome FratelU Palompi editor!.LES SYSTÈMES AXIOMATIQUES DE LA THÉORIE DES ENSEMBLES, par Hao Wang et Robert McNaughton.Collection de Logique mathématique, Série A.Un vol., éd.1953, 10x6' 2.55 pages, broché : 750 francs.Paris-Gau+hier-VilIars.E- avril 1951, M.Hao Wang avait fait au Centre d'Etude; de L-oiquo symbolique de I Université de Pars, une conférence très remarquable présentant une vue d'ensemble tout à fa:t synthétique des REVEE TRIM LSI RILL LE CANADIEN N L 3 26 différents systèmes axiomatiques de la théorie des ensemole^ et des recherches qui s’y rattachent.Je lui ai alors demandé de bien vouloir rédiger un court Ouvrage de mise au point sur les systèmes axioma-l'ques de la théorie des ensembles et c est ce texte très clairement construit qu'il nous donne aujourd hui, en collaboration avec M.Mac-Naughton.Il constitue le premier Ouvrage de ces auteurs paraissant en librairie et je les remercie d avoir bien voulu le confier à cette Collection.En effet, ce livre sera particulièrement utile à ceux qui veulent s'initier aux recherches modernes sur I axiomahsation de la théorie des ensembles et aux démonstrations de consistance, qu a étudiée.spécialement M.MacNaughton (les deux derniers chapitres, en particulier, rendent compte des plus récentes recherches métamathéma-tlques et sémantiques, notamment sur la consistance et la force des divers systèmes).Ce livre, complété par une abondante bibliographie forme ainsi une bonne introduction permettant de s'orienter parm les recherches modernes, de situer, d étudier et d approfondir les travaux de Fraenkel, von Neumann, Bernays, Quine, Gôdel, Tarski et bien d'autres auteurs.M.Hao Wang, qui a déjà apporté de nombreuses so-tributions dans les domaines dont traite cette monographie et travaillé d'une part avec Quine aux Etats-Unis et d autre part, en Eurooe avec Bernays, est particulièrement désigné pour présenter une synthèse des principales orientations actuelles.P.D.F.LA QUESTION RACIALE DEVANT LA SCIENCE MODERNE : Le concept de Race' : résultats d une enquête, (l'opinion de 69 savants sur le problème racla1.) Un vol., éd.1953, 8 mieux préparé que MM.Théodore Kahan et Bernard Kwa! à entreprendre ce petit ouvrage dont M.Lou’S de Brogl e a bien vou!u écrire 'a preface.La définition de la Mécanique ondulatoire y est faite en partant de la Mécanique classique et de la théorie de Jacobi, suivant un mode d exposition moi-; abstrait et plus accessible, qui rattache la mécanique des Quanta a ce qu ! a historiQuement procédée.Tout I exposé est fait aussi simplement que le suiet le permet; i! est accompagne de remarques DC,ne*rantes et 'lustre par de; exemples détaxes.Beaucoup d'esprits apprécieront cette manière à la fois précise et concrète d accéder à a Mécaniqùe ondulatoire.Ceux qu ont déjà étudié la Mécanique ondulatoire aimeront à retrouver dans cet ouvrage, énoncées sous une forme instructive, des idées qui leur sont familères tandis que les débutants y trouveront une remarquable voie d initiation à des problème; ardu; due tous les ohysiciens doivent aujourd'hui connaître.ÉLÉMENTS DE MATHÉMATIQUE, oar N.Bourbahi.XV, première partie.Les Structures fondamentales de 1 analyse.Livre V, Espaces vectoriels topologiques, chapitre; I et II.Un vol.éd.1953’ 10x6' 2• 123 pages, broché.Paris.Hermar- et Cie.Actuates Scientifiques et Industriel?N; I 189. 328 K \ \ L I I KIM I SIKH I i I ( A N A 1)H N N ! THERMODYNAMIQUE, par Rocard, I vol.éd.1952, 9' '2x6, 551 nages; 27 | figures re!:e, 4.150 francs- broché 3.650 francs.Paris-Masson.Le Professeur Rocard, à qui : on doit de|a un traite d Eec r -de moderne et une Dynamique Générale des Vibrations, a reuni en un seul volume une Thermodynamique et de très importants complements, qui constituent un traité de Thecr'e Cinétique des gaz et un traité de Mécanique.C est donc la mat.e-e de trc 'uvrage-: der e gre-ment oui est présentée ici.L : uvrage intéresse les étudiants qui préparent a licence.Ceux-ci v trouveront non euiement les grands principe^ qui forment la base des matières d examen, mais toutes sortes d applications et de développements qui peuvent leur suggérer de pousser leur: études plus avant.Les cana'dats a 'Agrégation, les élèves des io,randes Ecoles, et les Ingénieurs soucieux d approfondir leurs techniques, y trouveront de plus l'es sentie1 des développement: qu ils doivent connaître.Dune manière générale : Auteur s est efforcé d atteindre un niveau qui permette au lecteur de lire er uite a son a;se le' mémoires crioi^ux modernes.L ouvrage e caractérise en ce que toute théorie abstrate est illustrée d exemples d application.B'cn entendu, la Thermodynamique classique / est suivie d une Thermodynamiciue technique : les machines à vapeur usuelles s'y accompagnent de développements sur les turbines à gaz, les turbopropulseur: la propulsion par ,et.Des enao très -ur le froid, le: explosif', ! énergie nucléaire, complètent cette section.Une autre section, consacrée aux propriétés thermodynamiques de 'a matière, développe également 'es aophcat'ons.Une section entière est consacrée à la radiat'on et aux étoiles : le thermodynamicien moderne ne peut rester md férent a I astrophysique et même a la cosmogonie.On y évoque des questions telles que ! âge de l'Univers et la naissance des Eléments. |U\Ut I>I s l.IVRUS La théorie cinétique de: gaz, qui vient ensuite, est poussée oans deu;< direction:, d abord un développement aussi correct que possible de i equation d Etat, ensuite une étude par des méthodes graduées des problèmes de non équilibré, viscosité, diffusion, etc.Comme applications, on mentionnera la technique du vide, '3 stabilité des atmosphères planétaires.On notera aussi une théorie nouvelle de la tension superficielle, un exposé sur les solides, sur les corCs a longues chaînes et erf:n un chapitre spécial consacré aux fluctuations.La sixième ;ect!on tr Lte oe a Mécanique Stat.stique.selon Beitz-mann, Fermi Bose, avec comme applications les chaleurs spécifiques, les théories modernes de :a fusion des alliages, a condensation ae Bose-Einstein.les électrons dans les métaux.La conductibilité thermique vient ensuite: un chapitre spécial ur les très moderne: théores des phénomènes irréversibles termine l'ouvrage.i _ Dans le vaste ensemble de matières classiques et moderne; eu est condensé dans ces 550 pages, l'enseignement français trouvera la satisfaction de tous ses besoins en la matière, et les ingénieurs une lagre rmse au point et de riches enseignements.SCIENCE ET HASARD.Par Pus Servien.Un vol., éd.1952: 9x5l/2, broché 600 francs.Paris-Payot.Après un dfmi-siède de bouleversements rhéorie de la relativité théorie des quanta), la science n a pas retrouvé sa sérénité.Elle v : :t se lever à la place de : antique destin qui la menait, une divinité nouvelle, le Hasard.Aujourd hui, partout où I on creuse le sol de la cie"ce on trouve le hasard.Cette :c;ence du hasard apparaît comme la def même de la ¦ - -noréhens - n de la nature r.animee ou vivante, E1 e esi simple, mais e||e demande surtout un e:orit universel.Elle n’avance visiblement, auo -• I esprit humain ;ait intervenir, non des trava'lleurs rigoureuse- 330 REVUE TRIMESTRIELLE CANADIENNE ment spécialises ma s décidés a adopter la largeur de vue et d mfor mation qui fut celle des Cai'iee, des Pascal, des Fermat, des Huyghens, celle des créateurs de la théorie.Et ce sont précisément ces difficultés étranges de la science du hasard — clef de la science actuelle tout entière — ces difficultés qui attendaient d'être enfin comprises avec une pleine clarté, qui font tout I intérêt encore nouveau de la science du hasard.L'auteur de ce nouvel et important ouvrage Science et Hasard, Plus Servien, Membre de I Académie des sciences de Roumanie et du Centre National de la Recherche scientifique de Paris, n'est pas connu seulement par ses ouvrages de probabilités.Leonard de Vinci lui donnerait du cousin’ , écrivait Léon-Pau! Fargue dans une étude de ses oeuvre; intitulée : Un Homme de a Renaissance' .Dans une autre, intitulée : Le Cas Servien", Pau! Valéry, de I Académie Française, écrivait : Il n'y a que contrastes et point du tout incompatibilité entre ! être infirment sensible qui peut tirer de soi de pareils vers et l'être infiniment intelligent qui peut de sa même substance, tirer les précisions les plus importantes.Et un autre des premiers esprit; de notre temps, E.Schrodinger, Prix Nobel un des fondateurs de la mécanioue nouvelle, reconnaissait dans un de ses récents mémoire; : La préface a une monographie sur a base de la Théorie des probabilités par P:u; Servien m a induit a réunir mes propres pensées sur ce sujet.I y est ait que ! état non satisfaisant de la théorie des probabilité; doit nécessairement avoir une influence sur la physique moderne, où le; crobabilités ont un rôle s: ém’nent.Je reconnais que la façon hâtive avec laquelle nous physiciens et bien d autres qui usent de la thé _r'e en pratique, nous en adoptons la base actuelle, signifie en prendre un peu trop à son aise avec tout cela.De graves objection- apparaissent.Ce sont ces éclaircissements nouveaux, présentés par P'us Servien au derr'er Cc''oaue ’nternationai de physique, qui sont développés dans ce livre; et, par là même apparaissent adressés tant à un public étendu nu aux cher:heurs en ces domaines tou:ours plus essentiels de la sc'c-ce. REVUE DES LIVRES 33 1 LA PHOTOGRAMMÉTRIE APPLIQUÉE À LA TOPOGRAPHIE.Par R.Daniel.Préface de G.PoîviIIiers.Un Vol., éd.1952, I0x6'/2l 438 pages, 358 figures- broché 3.800 francs.Paris, Editions Eyrolles.La phototopographie, branche de la photogrammétrie, a pris, au cours de ces dernières années, un développement considérable et tend de plus en plus — au moins pour les échelles dites topographiques — a remplacer les anciens procédés de levé à la planchette.En dehors de leur exploitation purement topographique, les photographes, notamment les photographies aériennes observées stéréos-copiquement, apportent aux techniciens un puissant moyen d investigation, qu'il s agisse de géologie, de géomorphologie, de géographie humaine, d étude de la végétation, d'archéologie, de prospection misère, pétrolière, etc.A ce titre, cet ouvrage n'intéresse pas seulement ceux dont les occupations ont quelque rapport avec la topographie, ma’s également tous ceux — de plus en plus nombreux — à qui la topographie peut fournir une aide précieuse.Après un rappel de notions sur la photographie et la sensitométrie, l'auteur étudie sommairement la vision binoculaire et la vision stéréoscopique.Puis, après un court historique de la photogrammétrie, il passe successivement en revue les différents procédés d exploitation des photographies pour l'établissement des plans et cartes, et aborde, à cette ccasion, tous les problèmes qui se posent : construction des chambres photographiques, appareils de restitution, et en particulier, les appa-re'l français Pouilhiès, emoloyés de façon intensive oar l'Institut Géographique Nationac L'auteur traite ensuite rapidement du 'cherrvnement photogrammétrique ou aérotriangulation ", et conclue en insistant sur les ques-f'or- de précision et les exigences extrêmement sévères auxquelles il faut s'uscrire si I on veut obtenir, dans les levés phototopographiques, a précision optimum.MÉMORIAL DES SCIENCES MATHÉMATIQUES, publié sous le pa-tronaoe de l'Académie des Sciences de Paris, Ed.1952-53, 10x61/2, L,roché — 900 francs l'exemplaire.Paris, Gauthier-Villars. 1 AN Aim N M Kl \ L i.TRIM I STRIER KI- Fascicule CXVIII CXIX CXX CXXI CXXII CXXI I ! Su' meiqueb propriétés de; valeurs caractéristiques des Matrices carrées.Par Maurice Parce;'.63 pages.Vote I ty and the thermodynamic State - a gas •:ov/.Par A.Truesdell.53 pages.Complexe, Ineeires.faisceaux de comciexe; i'néaires ulte.et cycles de compares linéaire, so-^lugue .Par André Charrueau.83 pages.Sur les application: de 'a notion de moment -j "ertle en géométrie.Par D.Wolkov/itsch.41 pages.Le: tra- -:îormat!;n; b’rationneller.du pian.Par Luc en Godeaux.67 pages./- qèore ' cale.Par Pierre Samuel.76 pages.MÉMORIAL DES SCIENCES PHYSIÇUES, publié sous le patronage de 1 Académie aes Sciences de Par s.Éd.1952 !0'6 ; -1000 francs 1'exemclalre.Par' Cauth er V' N' Fascicule LII " " lui LIV LV LVI Pby-’que de au'de: d ondes electromagnéf! aue .Par Théo.Kahan.98 page-s de texte.Condensation et adsorption des molécules sur ur.e ‘urface en atm s ohère raréfiée.Par.F.Marcel De/:enne.86 page de texte.Propriété optiques dëjs lames minces solides.Par M.P.Rcuard.84 page de texte.Application; optiques de, lames minces so ides.P ar M.P.Rcuard.54 pages de texte.Conduct!' r thermique dan, le gaz raréfiés, coefficient d accommodat:on.Par F.Marcel De-v’erne.74 caao de texte. R h VL* I DIS LIVRES MANUEL DE CALCULS TECHNIQUES, collection dirigée par Loi.Couffignal.VoL : CALCUL DES CONDUITES D'EAU AVEC CHEMINÉES D'ÉQUILIBRE.Publication de I Institut National pour les applications du calcul iRome).Etablie sous la direction du professeur Aldo Ghizzetti, traduit de I italien par Angelo Poli.Un vol., éd.1953' 8 -'5' -, 78 page'' broché : 1000 francs.Par :-Gauthier-Vlllars.Ce volume, consacre a I écoulement de I eau oans une conduite avec chermnée d équilibre est la traduction, avec quelque adap tation au* usages de: ouvrages techniques français, d un ouvrage italien qu: fait partie d une collection étab'îe par l'Institut national oour les applications du Calcul de Rome.Dans ce manuel est exposé une nouvelle méthode de calcu de: oscillations de l’eau dans une installation hydroélectrique, aven cheminée d équilibré.Deux cas sont considérés : celui d une colonne à ection constante et celui d'une colonne à section variable.CHARBONS ACTIVÉS (Adsorption des gaz et des vapeurs).Par C.Courty.Préface de M.le Professeur Jacques Duclaux de l'institué Un volume, éd.1952, 10x6 - IX - 534 pages; I 18 figures, broché : 4.500 francs.Paris-Gauthier-Viilars.L Ouvrage de M.Courty, à en croire le titre, est consacré aux charbons activés, mai: son programme réel dépasse, de loin, ce domain° restreint.Le:- théories de l'adsorption ne s appuient pas expressément sur la nature chimique du corps absorbant : en ce sens que les propriété: de ce corps qui assurent son efficacité ne sont pas, à proprement parler, des propriétés chimiques.Par définition, celles-ci n ap-paraé.ent qu’au moment des transformations : et par définition aussi 'e corp' adsorbant idéal ne -e transforme pas lui-même et ne transforme r’en autour de lui.Aussi toute théorie valable pour le charbon T est-ell e aussi pour d autres corps, et M.Courty va souvent prendre de' exemples en dehors.Ainsi, il pourra être suivi, avec grand profié par tou: ceux que l’adsorption intéresse sous ses diverses formes. 334 RL Y LT TRIMESTRIELLE CANADIENNE L utilité aes théories, même pour la prat-que quotidienne, n est pas r'able.Mais ; inverse est plus vra: encore et l'expérience reste reine.M.Courty ne l a pas oublié et a pris grand soin d ©nrich r son texte en données prai'Que;, réussissant ainsi a y condenser une m nation aux plu: hautes soéculations et ce que Ion pourrait presque appeler un gu'de de I acheteur.L étendue de la bibliographie permettra de juger i ampleur de son effort.DEUXIÈME COLLOQUE DE GÉOMÉTRIE ALGÉBRIQUE, tenu a L:ege a; 9, 10, Il et 12 juin 1952.Un vol., éd.1952; 10
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.