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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mardi 12 avril 1853
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1853-04-12, Collections de BAnQ.

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[" Vol I.Saint-Hyacinthe, Mardi, 12 Avril 1853.No.14.LE COURRIER IE SAIIT-OYACIITIE JOURNAL LITTÉRAIRE, POLITIQUE, RELIGIEUX ET AGRICOLE.9 MELANGES.PHASCOVIE OU LA PIETE FILIALE.\t( (nmoi ré nufftK.)\tI (SUITS BT FIN*.)\tj Lorsqu\u2019elle kc réveilla le lendemain, et que le souvenir de | tout oc qui fêtait pn«*é la veille rentra dans «a mémoire, elle ! fit un ch de joie, 44 N\u2019est-ce pas un songe trompeur qui m\u2019a-; 44 buse ?Est-il bien vrai que j'ai vu l'empereur ?qu\u2019il m\u2019a 44 promis la grâce de mes parents?\u201d Les transports de sa joie augmentaient à mesure que scs idées plus claires se débarrassaient des vapeurs du sommeil.Elle rhabilla promptement, et, comme elle ne pouvait contenir dans son âme le bonheur dont l\u2019idée seule débordait toutes ses fncul-1 tés, elle alla trouver ses botes qui vaquaient déjà à leurs occupa- i lions, et se mit à leur raconter do nouveau la clémence de l\u2019ein* peretir, l\u2019air touchant de compassion et de bonté avec lequel il Pavait regardée; puis elle parla delà joie qu\u2019éprouvemint ses parents en apprenant In lin de leur exil, de sa reconnaissance pour leur généreuse hospitalité, du bonheur dont son aine était inon lée.Le bon Rossi et sa femme avaient les larmes aux yeux eu entendant ainsi les expressions naïves par lesquelles IV iscovi i les asMirail de sa gratitude, et elle, pauvre jeune fille, il lui semblait qu\u2019c.le était plus heureuse en s'entretenant de son bonheur avec ses hâtes.Plusieurs jours se passèrent avant que la grâce pût être expédiée; il fai ait revoir l\u2019a fiai ru de Stanislas LopouolT: en l\u2019examuant, A'exr.n ie fut convaincu que la seule équité lui eût ordonne île briser le-* fers de Pinfor une ; mais il avait fait giàce avant de savoir qu\u2019il devait faire justice, et les exilés ne ! l\u2019oublièrent jamais.Pendant qu\u2019on \"\u2019occupait de la révision du procès de Lopmi- i loir, le magnanime Alexandre n\u2019oubiia point la pauvre jeune fille, il lui fit remettre une bourse «le deux mille roubles pour subvenir à scs besoins; i'ollicier chargé de lui faire couaitre les intentions bienveillantes de l\u2019empereur, ajouta que, vivement touchée du sublime dévouement qui l\u2019avait portée a lutter contre tant d'obstacles, sa majesté m assignait une reine de mille roubles pour honorer ainsi en elle le triomphe de la piété liliale, et il lui remit en même temps le brevet de sa pension.Pra-covie, ainsi comblée des bontés d\u2019Alexandre, brûlait maintenant de l\u2019impatienee bien naturelle d'aller rejoindre ses parents, de briser leurs fers et «h» les ramener dans leur patrie.; Oh î dire sa vive reconnaissance pour les voies admirables de la Providence à son egard, pour les largesses de l\u2019empereur, pour l\u2019hospitalité de ses généreux lunes et pour toutes les personnes charitables qui l'avaient aidee et secourue pendant son long et périlleux voy »ge, dire tout cela.ee serait chose impossible à ma faible plume ! Cependant In prospérité ne fit point oublier à Prascovie les j deux pauvres exiles qui, lors de son depart dlscliim.lui avaient offert de partager avec elle leur peut trésor.Souvent elle avait parlé d'eux à semr Pour !a ?lülre \"C lova précipitamment pour le conduire chez les infortunes.porte ; le mémo messager qui leur avait apporte .~ r\t.\t.vnnt-veillc la bonne nouvelle, trayant pas trouvé le Capitaine °^crt * :a i*MI,,CÿSf P*,cuse \u2018*e'n ^wiétè romaine, ispravnik ( 1 ), auquel était adressée la dépêche, et connaissant ,ne 1 *^,se s:nl s emparer du talent : elle i arrae.Les deux malheureux s\u2019étaient retires dans le plus allreux désespoir.En rentrant dans leur cabane déserte, ils s'assirent \u2022le In religion.LTniversité romaine, appelée la sapience se compose de cinq facultés.Théologie, droit médecine, philosophie, philo- sur un banc dans l\u2019obscurité, et gardèrent un morne silence.Que l\"i\u2019\u2019llL,\u2022 El|e compte+S professeur, et le programme de ses cours pouvaient-ils sc dire ! Ils avaient perdu imite espérance, et l\u2019exil pesait sur eux maintenant de tout le poids de l\u2019attente deçue.Depuis une heure, ils soutiraient a in fois leurs maux present\" et ceux que leur présageait un sombre avenir, lorsque la lueui ne le cède à celui d\u2019aucune université de i'Europe.A cette institution se trouve adjointes les écoles des Beaux-A rts, dont les principes sont enseignes |>nr douze professeurs, membres de \u2019Academie de St.Lue, si célèbre par ses connaissances ar- d'une lanterne vint éclairer lout-â-coup In petite fenêtre de leur ,1ls,lUPS\u2018 Les Ll,ts U,,ma\u20181\"s «Hl\"l\u2018»en» sept Lnivers.iiw, ce qui m,-omble réduit ; ils émulent, plusieurs personnes .arclte.it; ,loi\u2018 lmra,l,e ».e source de science bien abondante, pour une et parlent auprès de la cabane.On frappe ; une voix bien con- : l»üPuln,\u201c1,n C1U1 ne s elc,ul P»s a3\tli ho,',mes\u2018 nue se fait entendre ; \u201c Anus, ouvrez ! grâce ! grâce atiss- pour \u201e.Le rülU\u2018ë° ron\u2019a,n\u2019 ,cn\" Par JcsU,lcs* r,vail!'e presq\" avec vous 1 ouvrez \u2019**\t*\t1 Université i\\v ln Sapience.Dans ses c asses ou enseigne les ' Il n'v a point d\u2019expression possible pour d'écrire une sem-! lli,rérenU\u2019s ™ence* tieln,is lt,ÿ Plus élémenlnire*, jusqu\u2019aux plus blable iituation.Pendant quelques .imites on n\u2019e.i.endit que e'evve*\u2018 °\" J\u2019 a,,mel n\u2018,n se,,,e\",e\"t ll*' Ro,î,n,\"s\u2019 \",!,ls :\u2018\"l,ore des phrases entrecoupées : \u201c Crâco ! L'empereur ! Que Dieu les y™ S*,r*\t'««\t\u2018I«« peu%-i*ni y prendre des \u2022\u2022 le bénisse ! Q- e Dieu soit loue ! Que le ciel comble de sîra,l°8* Cette institution compte douze cents et.nl,nus.tous \u201cses bénédictions la bonne Prascovie q.ne nous a point externes, et .grand nombre de professeurs connus de lE.tmpe \u201coublies!\u201d jamais habitation humaine n'avait renfe.ine desjsavan,e: tels sont entre autres les Peres Vico, March, et Cer- êtres plus lietiMHix, jamais il a\u2019exila de passage plus rapide de ! Pe™nf*\t.\t.\t.\t.\t.l'excès de la douleur a l\u2019excès de la joie.\t11\tMais qu est d besoin d e.n.morer les institutions littéraires ou Je me hâte.I en est temps ; Prascovie n'a point voulu qu'on scientifiques de Rome?.La science, et la science dans i or- prévint ses parents de s*neunn,ix ; mais le seigneur duquel tel fond qili cntouriî d*mi état-major foni.idahle, .t qui, avant d'al- Ll e P, VllJn\tl \u2019 ÎT Ne \u201c *** \u201c ^ ^\tJuranl c,\u201d\u2018l 3.'ls =jeule«ncM,t, dans ses pri- U.r Constantinople, pu- eu revue la Hotte c ;\u2019arméc russes ™ S i 5\t, 'n dCS * \u2019 '*! ,eT-a S T V\";'e', et hypw, ,ere!* contre lü fonds\u2019 p°\"r ,L> Paieiuent de la mer Noire, et leur a lait exécuter des niauuMtv.es d\u2019en,- un point de vue uiucrenl T Dominer, serait-ce toujours sa des- \" *\t.tinée ; mais sa prénfinence aurait passé de la sphere de la puissance matérielle à celle où s\u2019exerce l\u2019intelligence humaine.\u201c ,oua °\"ér?P de droiw seigneuriaux non prescrits et légale- barquoment et de désarmement.Ce n'es, pas ton,.Cet ami,as-111 n lla\u2019\tsaileur a'eat présenté au divan en matamore.Négligeant de LE COURRIER DE SAIHT-HYACIHTHE.MAPJ)I MATIN, 12 AVRIL 1853.ASSEMBLÉE LEGISLATIVE.^.NE FÊTE ISTÉRFSSAXTE.La galistaction produite parle mCj portait un simtile coutume de ville, et a refusé du rendre I résultat de la lete de I Institut de?Aitifan?, dimanche dernier, a visite au remplir les formalités d\u2019usage, il n\u2019avait pas revêtu son unifor- | réellement gagné tous les cccura.On s\u2019occupe encore à redire i les heureuses impressions dont on s\u2019est ressenti en attendant les , discours éloquents prononcés en ce jour, et non seulement parle-j t-on très favorablement du sermon de la grand\u2019messe, «i appro-j prié à la circonstance, et si bien donné par mestsire Gravelle, chapelain de l'Institut ; mais aussi, on se fait un plaisir de redire ce qu\u2019on a éprouvé de contentement dans l'entretien dont ministre des adaires étrangères.l\u2019uad-Ellèniii, dont la mauvaise foi, a-t-il dit tout haut, était connue du cznr Nicolas.Le pauvre ministre a immédiatement donné sa démission, «levant cette insulte ollicielle, que !e sultaiit fut force d'endurer et do sanctionner.Mais celte humilité plus que chrétienne n\u2019ayant point désarmé le Moscovite, la Porte se serait placée nus lu protection de l\u2019Angleterre et de la Fiance, et le colonel R«>hC charge d\u2019alfa ires d'Angleterre, aurait aussitôt expédié a lirment I appel de dimensions suffisantes pour admettre les plus gros steamers du , peurs et artisans ; pain-béni, musique, quête, etc., tout était salue Ontario à 5\\ hitehall, ferait considérablement diminuer les ! induisant dans cette solemnité couronnée si oicn par l\u2019installation frais de transport entre le lac Erié et New-York, revenir de des officiers de 'l\u2019Institut.Celte cérémonie do l\u2019installation a nouveau le commerce de l\u2019Ouest dans sa voie naturelle (le St.formé à elle seule, une séance très intéressante et dont on se _\t-\u2014- réjouit à l\u2019idée seule des allocutions pleines d\u2019à propos de la part (t) Le P.YjcoetleC.Mizzofrnte vont mortj toi» «leux.\t1 de I).r L Morrison, écr., niessire F.Tètrcau et V.St.fiermain, glaise par pontQiiémeut cette résuintiuii.ou indirecte du sultan, jüurd\u2019lim dit le savoir d'une souico Quoi qu'il en soit, le danger n\u2019en serait pan moindre, s'il était vrai, comme on l\u2019avait annoncé d\u2019abord, (pie l'ercndrc russe avait franchi les Dardanelles, ou si elle se disposait a le faire.Aurfi ies tonds publics ont- l:» subi une furie baisse à la Bourse.Ou se demandait quel parti allait prendre lo gouvernement français dans ce conflit.Il avait lui-même «ie récents griefs *\tM LK COURRIER DE SAINT-HYACINTH IS.rÆiï;\tjp! » *.?*¦* «***.^t.de Constantinople n été marqué d'une dernière injure t car le vapeur cjni !o ramenait en Fiance a reçu un boulet du commandant du fort des Dardanelles, en gube de salut.Ce commandant nero indubitablement destitué pour cet acte d\u2019impru-dcnce ou de fanatisme, mais la France n\u2019en conserve pas moins le il roi t de se montrer peu sympathique à un gouvernement faible ou parjure.Eu l'abandonnant à la vengeance et a l'ambition de la Russie et Je FAutrielie, Louis-Napoléon pouvait obtenir une large poil de ses dépouilles, que cette pari lui fut faite Maroc ou à Tunis, en Egypte ou sur ie Rhin.Cette prévision a d\u2019autant plu** causé d'alarmes en Angleterre, qu\u2019un rapprochement réel avait eu lieu, dans ces derniers temps, entre le cabinet des Tuileries et celui de Saint-Péters-bouig; qu\u2019on avait même parlé d\u2019un voyage \u2018 nin du ezur à Paris; que LouinN:\t*\t, voulant éviter l\u2019oppositinmles empe- reur» tl\u2019Autriche et de Russie à moi sacre parles muiusdu pape.Russie aboutira à un échec aussi complet.Cela me parti it peu probable, vu l\u2019absence futaie des ambassadeurs d\u2019Angleterre et de 1 rance, qui a du laisser le Divan sans conseils influents et sans appuis solides.Mais le rapprochement des deux cours de Paris et de Londres n\u2019en sera pas moins un lait d\u2019un grand poids dans la balance où s*e pèsent les destinées de la Turquie et celle de la liberté européenne.En s\u2019alliant a la Russie et à l\u2019Autri-l\u2019Empire Iran ça is entrait forcément, et de plus en plus, dan** l\u2019orbite des gouvernements absolutistes.Il rentrera forcément, au contraire, dans l\u2019orbite des gouvernements constitutionnels ou représentatifs, en se rattachant à l\u2019Angleterre.Aitaiuks d\u2019itamb.\u2014 Il s\u2019eu était rapproché déjà en ap puvant, comme elle, par d\u2019amicales observations adressées au cabinet autrichien, la protestation du gouvernement piémontais contre le séquestre mis sur les biens d-*s anciens habitants de la j Lombardie, naturalisés sujets j^ardes.Lord John Russell a annoncé aux communes que la cour d\u2019Autriche avait cédé à eo> pté en ce qui aie \"i lui annonçant sa nomination.Bien loin d'être effrayé d cette nouvelle et de reculer, il sentit son zèle .\u2018/enflammer et ne mit que fil us dViri pressentent pour se tendre à sa nouvelle destination.Arrivé au milieu d- ses non veuille paroissiens, il sentit son cœur d\u2019apôtre et de père, brûler eu désir de gagner d'ahôrd leur affection pour les gagner tous ensuite à Dieu.Il se livra sans mesure u toute l\u2019ardeur de son zèle, u\u2019épâ'r-?i|a \u201cuctm moyen qu\u2019il crut propre d lui procurer le chemin de leur cœur; d les n-cevait chez lui avec bonheur ; *\u2019¦ntretenait familièrement aver eux; s * rnoriti&ii toujours prè* à leur rendre service, et ne s\u2019absentait pre>(ju\" jamais de chez lai, même pour aller visiter un ronfièie; afin qu'on put toujours le trouver si un avait besoin de lui.Mais ce fut stu-tout dan* la chore qu\u2019i! déploya une activité étonnante, ne manquanr jamais aucune occasion d instruir**, ou de s\u2019élever contre les désordres.Si, paifoi», il était obligé d\u2019adresser des reproches sévères, on ne s'en plaignait point, parce que l\u2019on savait que ce n\u2019était point en vue de dire des personnalités qu\u2019il parlait, mais uniquement pour conifer et ramener les pécheurs.On i'écoutail toujours avec attention et avec plaisir.s«* voix était forte et sono «¦ ; son débit plein d\u2019onction et de naturel, rt j.imab «es bons parois.jens ne se mut lassé< d * 1 Entendre.Aussi, !e bi**n qn*ü a opéré parmi eux u-t-il été remarquable, et, en peu d\u2019années, cetie paroisse de St-.Thérè-e, d\u2019abord si décriée, s\u2019es^elle trouvé, {tonte changée\u2018J une des paroi «ses lui- plus régulières des enviions.Honneur donc, aux lions et digues habitants de Ste.I hérèse qui ont su apprécier et reconnoitre tout ce que leur bon et vénérable curé a fai1 pour eux î \u2022 secours et Leur docilité a sou égüd a vraiment été adrnirabl *, et leur dévouement décret im- aU^(,.ssn\u2019 de tout éloge.Sous ce rapport, commesous plusieurs autres, ils , ,\tméritent assurément de servir de modèle.clialeureu-1 M.Ducha «mu «îuiiimm qui s iriMruisatciil Iliins\tcette ville.\tI\tHier î- men.\tn n < n irouvu aucun de pins micacé que ta bonne éducation Le b!octt< mentirant dont le IVssin\tour les jeun*» g en.il ne recule pas devant c.-tîr nouvelle entreprise, et bientôt la pa* DtM.ChirLtt Joseph Du- h imt,JÎrchi-prèlre et ancien Cure de roU*?'!e SawteTbéjô»* ^trouve dotée d\u2019un beau couvent, où les «ligne» St»\\ T-éri»; etc.\ti et vénérât) es tiilcs «îe ni 55œur Bourgeois se chargent de tormer a la piété .\t.\t.,\t1\t'\t\u201e .létaux connaissances utiles à leur sexe, les jeunes filles de la naioisse.,*\u2022 pa).s ** ?* \u2022\t< f* .lontrtM «*n part»cu»i**r, \\ îenr^r.i ce f*iir«* un- t)ans c«*tte nouvelle entreprise», comme dans celle du collège, le généreux p-.te b.en serifible dans .personne de Mesv.re erieux.Il est facile de voir par la rédaction même vie !a note du .Monittur, que I veut pa» être coiiqilètement absent «les 1 ic être de grave** evemmen's, n ais qu'il de assez é'.o gnê ])«» ir n'y pas pren lie une par Cette provision du journal conservateur semble corroborée jusqu\u2019à un certain point par la Patrie, le Pays ci le Constitutionnel (l\u2019aujourd'hui, qui cherchent à rassurer les esprits, en disant *ous les troi**, dans des termes à peu prés identiques, que l\u2019envo'l de notre escadre dan*» 1 *3 relu pel ira rien de menaçant pour a paix : i4 Q dans le» eaux de la dire à plus «le cinquante li plénum nt que la i\u2019 .~ \u2014\u2022 -j**; \u2014 1\tp-\t.-««4\t««.,«\t-c «iuuua ««¦\tpn mièr*» attaque «te paralyse *.-r ei.vuon quatre a posit on d expectative», en se tenant plus à la portée des eve- 1 état eccléti étique et se rendit a (!ur>-r nour/atre ses études théologi- ébranler sa forte coi stitution qui' semblait levo : lui assurer une longue nements.\"\tqiu\u2019Jj au\tce.tr \\ ihe, qui i vénérable quelles il ne peut retour se* éloge».Selon lui, le Russie n \u201clSn*oSbw°1814 'Tu\"8 ordonné prêtre nrfeo Mer Pieu» I ^\t^r,Uut ;k!, ; es années u.sujet d® longue «.libration pour *.\t.\t.\t« \u2022 «\t.\t.tu hum* uüt.iiüfi 101 1,11X111 r.r pr« »rc p.ir.*u .wgr.e^sis, 6UX> Monseigneur de Montréal, «nrouré d\u2019un nombreux clergé, a «hanté voulu souder le terrain et later 1 buropc par une démonstration d hemous** im-moire, qui le nomma vir.iire pour.« paroisse de St.Laurent \\e SPrv,C0 funèbre et s\u2019est chargé de faire lui-même le panégyrique du théâtrale.Si la Fram e avait honte, tout était perdu.La Rus- (l'\\' ; v ^Luitréal.Deux nnnées qu\u2019i1 y passa, en cette qualité, ont i vénérable déftint et de rendre justice à sa tendres piété et d toutes b«s .\t.\t.\t.\t.\t.\t.\t\u2022»?#* ilA'iV\t!*\u2022 l»j*f /«.lirtion Miinr t-, ?t#* nnmittA * l.c h^lxtinte i\t*\t* PIC lion barbe de ,\t.\t.\t| .\t.\t.\tII.Il*- « « II»*.\u2022.11 U M'4\tI MI«.vil XVI\tUl\t(.11 1IUH1' III .IC VVMV-l.).( w .1 une famille de cultivateurs liés respectables.Apres avoir reçu .-lie/, c01./cnt ,ramis et beaux bâtiments en grande partie à ses frais; fruits s,s parents les premier.** instructions, il lût envoyé, au rnc» ;a >Juw>! usasd : Le second LUNDI de chaque mois, il otîîtra en vente toutes de ME U BU dre.Ul rr,R4 1 ,_:T*n, 1, 7.\u2018 ' -o » ap'aiumir.iÿtii -v surp amiouoap, i ap \u2018oupnos ri an espères «PAN!M \\t-X, de \\0IJLUi.;t -q vno* ujjnojç ujnis unonr d^aiî uojiuodmoo , etc., qu on lui aura env«»yo pour von- j kfU, uiaAiii*d mb svjDpiiîsap ;uoiêAnoji vaj;.Ligne Clipper Earlt3.m JsiL.LA .VOULU BAlîQl'E KATE SWSETLAND, Catt.B j: ati nu, SUCCEDERA à ia Barque HCXGAUIAK, comme .t ,\t.\t.J .O quatrième de cette Ihrne.et fera voile j our MKL- exactitude, et Us prix *»ront bien modères BOlJRNFa ET PORT PHILIP, le 20 .-\\VU1L.de BOSTON» avec un Capitaine expérimenté, un Médecin habile et de bons matelots.Le sous>i^né invite IMPRIMERIE.ON sera toujours prêt.à cet Etablissement, à faire toutes especes d'ouvrages ( Jobs )*te!s qu\u2019impies* »io:.s i.'e f»r.m te* **t Pttitis\tWanes de toutts sortes, pour Notaires «*t t»iel!i**rs de* ('ours drs C«>m-iniSFaires et dp Circuit.Lettres JJaires.Lettres l'u~ né:aires.Cartes Visites ni d'affaires.Il çus, Billets, A généralement tout ce qui concerne l'imprimerie.\u2022s repressions M-ionî exécuiées avec ioin et »»» .J OOtCï v n .\t,\tr .\t.\t«*0 Uiattl.Kff|qUI^ JUOJ J«*1I5!A « Ls^OllUOIIO^JiOd r .\u2018v, tni'11\ta dîne * * *,rn\u201c irîoria, ; v .sauiuosiy *.il y aura constamment à cet Eta* compagnie expédia tons les »,crN/.r.jours un Vais*\tAssort,ment veau de co Port.Pour passage s\u2019adresser à\tJ ^ d l.t.«»LL^ que ue ««IN L !.^ I)L 1 K.LULb, , Papier de los.tt à giar.dours C «le diiîerentes qualités, Enveloppes à lettres, Encres noire et bleue.Plumes, Boston, 2 avril 18: 3.passage C.NV.STARNES, 39, State Street, Boston.\u20183i.±3H03>dJ 7S3Nyva-J'D \u2022aaj»LVff v sNnnoivi \u2022qtnpp, xijd sap v.:o pjoij -ouïr ojttaS ,in4p *,o,di[qvip(| siudap nâaj u tia jrnb jujçqij luauiaücjnoo| \u2022uaj jnod {tupupX u.» oijqnd î>| ia sanbqiud sasnwq rT -mou jajojauiaj ap puaqij uj puajil puîî'[ L j \u20183HlJCrivXH-\\lS\t! *sa\\THva \\i t) xd aiuaam*! J1 vis.rF.S)i,.i«igr,è préviens le Public «juc je i»«» ^t»:ai res pon*ab!e d'aucune DETTE contiaciue en mon nom sans un écrit signé de ma main.J.C.PERRAULT, St.Hyacinthe.$ aviil 1853.A VI S.ÏSABELLE MORIN, mon épouse, ayant laissé mon domicile sans cause égitime.je préviens toute ;i«»r-sonne que je no serai responsable d'aucune dette qu\u2019clle pourra contracter en mon nom.AM A BLE GOYETTE.Roxton, 5 avril 1853.Cire, Pain à c%icheter, Crayons, etc., etc.Tons but objets spront vendus aux mêmes prix qu'à Montréal.St.Hyacinthe, L i avril 1S33.LAIT ! LAIT ! \\ ceux qui veulent acheter leur LAIT à bon mar* JjL chô et iaris troub\u2019e.le soussigné s\u2019engage à tour* ni r chaque matin, tics assidûment et bien ponctuellement, à commencer au PREMIER MAI PROCHAIN, le lait voulu pour les besoins journaliers, en allant chaque jour distiibuer aux domiciles de ceux qui voudront bien Phonorcr «îe leur pratique du Iaiü pur et MUic< i t» m* s i ni «* »\u2022: au pubic en géué\u2019«t! qu\u2019il a !\u2022*»#«\u2022 c.*f êtLbii*-\u201c* meut si onr;* emps et *j avantageusement connu son».If nom Je HOTEL DU CANADA, siti.é vur In rue St.Gabriel et ci-devant ocru| é et tenu l par Madame '-d.Julien.S.G.\u2014Avant aussi acheté le terme non*échu du bail J actuel «le cette moi*on, a l\u2019honneur d\u2019annoncer que »on **a!on pom nitiaichissetneiit*est actuellement GUVFKT pt qu\u2019il sera plût a lecevon s»-* arm*, voyageurs, pen* sionnaire» et le public, é \u2019ouverture de la n*i\\igaio n ou nussiuit que »** i épuration» \"t améliorations qu\u2019il entend faire à son étabdssement *eront conrpIttéeR, et dont ;i\\ i* sera diierneut donné dan» le* jouriuiiix* Et il a»*ure ses ami* que rien ne manquera de »n part j>oijr .contribuer Al COMFORT de «\u2019eux qui voudiont bien l\u2019honorer de leur pat tonnage.Montréal, K mare 1853\u201411.JUSTINIEN BENOIT & AMABLE BENOIT, MEUBLiLRS, Bue St.Simon, rû-o-rw M.Léonard Boivin, ( ARRIVÉS RÉCEMMENT DES ETATS-UNIS.) ONT l\u2019honneur d\u2019annoncer qu\u2019on trouvera chez eux des MEUBLES dt toute* sorte* et qu\u2019ili seront toujours prêts à er.fabriquer de nouveaux sous le plus court délai et dam le goût qu\u2019on demandera.Leurs ouvrages seront toujour* d\u2019un prix très-réduit ot faits de manière é ne pouvoir craindre la compétition en aucune minière.St.-Hyacinthe, 25 mais 1853.wc\t-\u2014\t.- ¦\t- .- Maison de Pension.BE1JAHH S1I0TTE, Pris du Marché, rue Cascade, St.Hyacinthe, OFFRE se* sincère* remercîrnents à ses amis et au public pour i\u2019encouragement qu\u2019il en a reçu, et a l\u2019bonieur de le* infoim-r qu\u2019il est convenablement loié pour recevoir 15 a 2 J pt-rsonnes.Il prendra de» pen-io.naiie* a \u2018a sema ne et «u mois.Les voyageur* qui voudront bien visi tr sa iqjisoq seront satisfait tou» tou* les rapports.St.Hyacinthe» 1er mars 1653.MB.ISIDORE LUPIEN, Grande mauon de Briques, Place, du Ida.'ch é, Saint-Hyacinthe, : Reconnaisant envers ses amis et le publie pour l\u2019encou-! ragement libéral qu\u2019il en a reçu, a l'honneur de les in! former que l\u2019on trouvera chez lui, comme par le passé, i toutes sorte.» d\u2019ATTELAGES CANADIENS et AMERICAINS, SELLES, BRIDES, VALISES et PORTEMANTEAUX.&c., kc., faits dans le dernier goût et avec les meilleurs matériaux.Tous ces artirl»-» étant fabriqués chez lui.il pourra le» vendre aux mêmes prix qu à Montréal.Mr.LUPIEN recevra, au printemps prochain, un grwnd assortiment de CUIRS de toute espèce.qu\u2019il vendra à bon marché.St.Hyacin\u2019he.S mars 1853.MEUBLES! MEUBLES! LES soussignés annoncent à ceux qui veulent se pom voir de COUCHETTES, TA BLES.CHAISES de toutes sorte», etc.qu\u2019ils sont aujouid'hoi piêts à les satisfaire en leur donnant ces MEUBLES de ^\t_ U meilleure qualité et d\u2019un prix plus mo- dique que qni que ce toit, vu le nouveau mécanisme tin ployé pour le» fabriquer.1 '\tJ.St.GERMAIN et Cie.St.Hyacinthe, 1er avril 1S53.\\rOCLF.Z-vous avoir une chaussure élégante e! bonne, adressez-vous à M.V.Côté, vous trouverez à son magasin ce qu\u2019il vous faut.Aimeriez vous un choix très considérable, vous le trouverez Id à votre portée ; où bien attendez, **t avant longtemps vous choisirez dans un assortiment beaucoup plus varié, qu\u2019il doit recevoir.A ceux qui veulent des cuir» de îouten sorte* comme fournitures pour les cultivateurs et le» cordonniers, on n\u2019a qu'à entrer chez M.Goto pour le* avoir d bas prix tout de même que, harnais complets, bride» e! selles etc., de la meilleure qualité fabriqués dans son établissement on importés des Etats-Unis de manière à le* vendre d très-bon marché.St.-Hyacinthe, 24 fév.NOUVELLE PHARMACIE CANADIENNE, No.SB, rue .\\otre- D îne, t iwi vis le nouveau Palate de Juetirc.Montréal.C.VAN FELSON &.Co., PHARMACIENS-CHIMISTES, ONT en mains un a-*orîirnent complet de Drogue» \u2022t Médecine», Medecliie» n Patente», Parfum*, \\c.\\c.u vendie.kn G no* et y.s dktaii., à phi* bu irix que Inns tout antre établissement en cette Tité.I* viennent au*M
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