Le Courrier de St-Hyacinthe, 4 août 1866, samedi 4 août 1866
[" AüomrtcMBMm Koitîon pi Tint® Ffin uk Skmaisk Cnnndn, qb un, TROIS Piastre*; SU mois, UNR pîmitro ET DBMIK \u2022 * Ktnii» Unis, Un mii, QUATRE! piastre*; Sis mois, DEUX j iftstrrj.Édition p* Un* Pois ik Sniiain* ( miidi, un an, UNS piastre KT DKMIK; Hb »noli,l 30IXANTK-QUfNZR Ontsi- filai* m, uo' rtn, DKIJX piastres; Sîi mois.UNE pi site.Condition*.\u2014Lot abonne monts \u2022latent «lu ler( et du ift d« clmqur mois.\u2014 I POLITIOIE, AfiRHOLE ET S\u2019ANNONCES.Toutes Lettres, etc., doivent être adressées à CAMILLE LUSSIER, Editeur-Propriétaire I K A ZZ'i Comme ^ ^ 'le *ré K Brt f vec le prop^jjj»** \u2018,n traU,r* PE PUBLICATION *sa\t*5- « Edi,to\" '¦-w\u2014îrss,, j-KfrSi waar °\"»4-.f Edition Semi-Quotidienne.\u2014St.Hyacinthe, Samedi, 4 Aoi)t I8U6, FEUILLETON.LE MONTAGNARD OU LES DEUX REPUBLIQUES PREMIÈRE PARTIE.\u20141703.itfy Dl VÉGÉTAL DE \u2014Tii in as déjà entendu, bourreau et vous m\u2019entendrez tou* n ma dernière heure.0*eist le supplice des meurtriers d'assister à l\u2019agonie de ceux qu\u2019ils égoigent.Ce Dieu que vous reniez, vous a tous marquées au Iront.Vou» an-M, vous irez à cet échafaud, mais vous irez !o tète couibèe pnr vos cri-im*s snnghnts.Ma'gié vous le vieil lion-ncr de I«i France survivia à »a vie mutilée.I1 ouquier ne fii que tourner faiblement la \"\tXIII Suite.Fouquier retourna vivement la tôle.\u2014Qui est !à ! dil-il d\u2019une voix brève, tout en continua n* d\u2019écrire.\u2014\tNe te derange pa*f citoyen Fouquier, c\u2019e»t moi.J»* vieil- prendre les ordres pour lu séance d\u2019aujourd'hui.\u2014\tFié- bien / tiè \u2014bien ! Tiens, pendant que je teim ne mon tiavail, examine ce* dossiers qui sont la à g.n che,et simplifie, simplifie.Ou n\u2019a pas le temps île faire de la procédure.Kl il continuait de parler tout en écrivant.\u2014Ces bousier* et ces greffiers du tribunal emit vraiment insupportable^ de griffonner toujour- des rame a de papier.Que diable ! un nom, une question d\u2019identite et tout est dit \u2022 Obrier m* mit à parcourir les dossiers.Tout à coup il te prit à rire de ce rite grossier et machinal qui frissonne sur les lèvres.\u2014\tI orbleu, voilà une ci-devant qui est recommandée «pècinternent.L\u2019acte d\u2019accusation porte en marge : tête d guillotiner sa fis dèiai.\u2014Citoyen Obrier î Citoyen Fouquier 7 \u2014Ouvre le carton, dans le second casier à droite.\u2014J a* le tiens.-Il me fi,., six noms pour compléter m» j me\u201et i,\u201ep\u201e0pb,e, lu es lâche !.tourne,.; ne t.donne p,s I ennui de rher- Prrfcque au luéme\tlnalgré |,.s cln r ; prends ce .ju.te tombera *«».» L mam.j lllci(,BUX d, 8erric, |0, |1UI\u201eUM°ÜU Iribunnl Oor.er se penclm sur I épaulé de 1 ouquier | qui barraient le pas age, un jeune l.onn.e et pnrcourul la iMe.\tentra pft-e, le v.sôge a.terù, le cor,,, t'r.sson- -C est b en, dit*il, le vieillard J est.S.I nan, .>es ll&b,ls e?uleill a ^llol(icdécimé Quand on l\u2019appela parson nom, le vieux paysan provençal releva fièrement la tète.\u2014 Ici on n\u2019interroge pan, dit il, on condamne.-Tu n\u2019es que depuis peu de jouiH à Pari», reprit Fouquier, qu\u2019y es tu reuu faire 7 \u2014J\u2019y suis venu mourir.Dans le mémo moment il aperçut Obrier, qui était au milieu des jurés ; se* yeux s\u2019ar-léférent fixement sur lui ; alors, s\u2019avançant d\u2019un pas ; \u2014Je te reconnais, lui dit-il, et je te remercie ; car c\u2019est toi, n\u2019est ce pas 7 qui as j- inscrit mon nom sur cette liste.-Je suis juré, et je t\u2019écoute, répondit Ü(I lî B K I E H I)B ST.\u201cll Y A 0 I X I II B froidement Obrier.lÿ o 64 PAIN \" K\\\\ I FPicec*es lieutenants-gouverneurs pen- r/illl\tUlant au moins cinq ans et nous isole 1 ainsi du parlement fédéral et nous ; ! éloigne de l\u2019union législative ?PERBY DAVIS, c nose étrange, le gouvernement .ayant demandé d\u2019ajourner la disons* ANCIEN PRIX.\t1 \u2022\t* J Ians oes libéraux du Haut Canada t refusent t, ute justice à leurs Dans qu CURMIF DU CHOLERA DOULEU Méfiez-vous drs contrcfbgo \u2022 imitcuoii* de nulle OlNTESUNS 1(1 «*ÉMé «**,«¦«!«\t+\u2022* * + +A+ + Nous reviendrons sur ce sujet.Samedi, 4 Août 1866.Correspondance Parlementaire.Outuouais, 28 juillet I860.Pendez-vous, M.Evonturcl ; I'arbitrage impérial a été discuté et vous tète.et auvtifot li?*- Iiuêex et les vociférations U N éliez pas ! couvrirent les parole* du vieillard.\tUne motion de M.John A.Mcl)o- |\t\u2014T.» meute aboie, Fouquier ! «\u2019écria ce- nald pour amender les résolutions | lui-ci d\u2019une voix vibrante .\tj déjà soumises aux chambres relati- Dius le môme moment, un tumult*; mac- veinent aux constitutions locales, a de faire disparaître partiellement le | caractère fédéral de l\u2019Union des I Sînsfcl 3°\\ d\u2019eXp°8Ur Jtr l6eis,«- «oncMoyens catholique*, je rcconnai.Hires locales a venir en conllil avec le bien là les lihérnnv ,\u201ei\u201e\t>¦,\t\" youverneinent cen.ral trop déeireux montrentLjoure t pcut-ôlrs de leur imposer sa poliiiqae, pays.Saturés de lyrannie cl de fa! indue sut le mu.srne, ils ont sans cesse le mot de iberté sur les lèvres et crient sans cesse a la modération ; haineux et hypocrites, ils parlent d\u2019amour et de opinions et dt?s consciences, ils veulent bâillonner ceux qui voient dans le Pontife romain le Vicaire de Jésus Christ sur lerre.Ah ! je vous reconnais bien ! Vous n\u2019èîes point nés d\u2019hier.Vous êtes ceux là mémo qui en Angleterre ont pillé les églises et envoyé des martyrs sur l\u2019échafaud et Igouvernement fédéral une prépondérance plus grande sur les législatures Le bill de l\u2019éducation n\u2019est pas j locales que celle que lui accorde le encoie proposé.Il y tt beaucoup de orojet de Quebec,\u2014lui qui a dit dans pourparlers à ce sujet.M.Chauveau son discours sur la Confédération : est ici depuis quelque temps et on le 1\t\u201c La Confédération que je deman* dit aisez peu satisfait de ce qu\u2019on lui !l< da était uneXonfédèraiion réelle, a proposé jusqu\u2019à ce moment.\tiu donnant les plus grands pouvoirs Il y a quelque inquiétude parmi les,1* aux gouvernements locaux, et seu-jqui ont insulté en Canada les minis- de out** s bas-canadiens.Un caucus doit avoir lieu lundi.coutume troubla In -#>anr*».C\u2019eiaient lus voix confuse», et au milieu de c»*s voix, cOlo du greffier en chef du tn-butml.Les juges et les jurés >e regardéren .~\tn T ouquier |»â*it sur sou siège.Les accusé**, inquiet», palpitants, tendaient déjà leurs moins vers une espérance inconnue.\t,\t.\t.\t-\t.Le vi ei 11 ni d seul ne fit pas un mouvement < })rovl^uire, et qu il devrait tenir sa Son front resta hautain et calme.\tcharge strioletnent suivant bon plat- tlonno nuioeutiue i« ccilw i je mus dévoue corps et âme à la léjiuhlique : si tout mon snng appartient à la patrie f si les ennemis de sa sainte liberté m\u2019ont toujours trouve debout et armé , je vans demander uu tribunal levolulionnaire In grâce de mon jière.Aprè» le* jmroles «lu jeune montagnard; il se fit un silence; silence solennuel et terrible, p»em d\u2019angoisse et de moi telle anxiété.Fouquier se leva.La pâleur avec le danger avait un peu disparu de son visage.\u2014 Citoyen George, dit-il d\u2019une voix qu\u2019il essay ut de rendre câline , mais à travers laquelle perçait encore l\u2019émotion qui l\u2019avait agrü ; certts la patrie est reconnaissante envers ses enfants dévoués,et elle sait qu\u2019elle peut compter sur toi.Mais, à côté de son cœur, il y a {\u2019inflexibilité du devoir qu\u2019elle a a remplir ; il y a surtout le salut de tous qui pèse plus dans In balance que la douleur d\u2019un seul.George releva la tôle et, sans rien répondre, posa un de ses bras sur l\u2019épaule de son père.L\u2019nci*u*-at
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