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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mercredi 24 décembre 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1902-12-24, Collections de BAnQ.

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[" 50e Année No 6165 SERIE COMPLETE COURRIER HYACINTH '-'Mai Décembre \u201902 No ICI MERCREDI, 24 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.Sr-HvAWNTiiE.24 Décembre I9i>2 LETTRE PASTORALE \u2022\tu sujut tlt* lit rcrointruction «l«* ht Cut lirdiulc «le HAlnt'Iljraclutlio.MAXIME DEC ELLES, par la grâce de Dieu et la faveur du siège apostolique évêque de Saint-Hyacinthe.Aux fidèles de la ville épiscopale et de la paroisse de Saint Hyacinthe-Ie-Con-fesseur, salut et bénédiction en Noue-Seigneur.Nos TRÈS CHERS FRÈRES, Conformément à ce que nous vous annoncions, lors de notre entretien en date du 25 mai dernier, nous venons aujourd\u2019hui vous faire des propositions officielles, au sujet de la reconstruction de notre cathédrale, qui est en même temps votre église paroissiale.Dans notre dernier entretien, nous croyons avoir parfaitement démontré que le payement de $32,000.00 fait pour la construction de la cathédrale actuelle, en vertu de la convention intervenue entre les paroissiens de Saint-Hyacinthe-lc-Confesseur et l\u2019évêque, au mois de novembre 1871, n\u2019a pas dégagé la population de l\u2019obligation de reconstruire la dite église, si, pour une cause quelcon que, elle venait à disparaître.Le texte de la loi spéciale accordée par la Législature, pour sanctionner le susdit arrangement, le démontre bien.L\u2019article 22 de cette loi dit en effet : \u201c Lorsque la dite église sera bâtie, l\u2019évêque en prei; dra possession pour la livrer au culte public ; et elle deviendra,\u201cparole fait, sa cathédrale et celle de ses successeurs, tout en restant a lu charge 4/es paroissiens comme les églises tics nul res paroisses \u201d, etc.\u2022\tL\u2019obligation pour les paroissiens de reconstruire l\u2019église actuelle, si elle a besoin de l'être, que l\u2019acte provincial de Québec établit si clairement, n'a pas été non plus enlevée par la suppression du conseil d\u2019administration établi par la loi pour la gestion tem e des biens et affaires de l\u2019église.L\u2019amendement au Statut 35 Victoria, chap.34, adopté en 1884, porte simplement ces mots : \u201c Tous les droits, pouvoirs, charges et devoirs du dit cou-seil sont conférés, transférés, attribués à la Corporation épiscopale catholique romaine du diocèse de Saint-Hyacinthe et seront exercés par et le-même, sous la surveillance de : \u201c Le chapitre de la cathédrale de Saint-Hyacinthe\u201d, à qui elle devra annuellement rendre compte.\" D\u2019où l'on voit que la Corporation épiscopale a été simplement substituée au conseil d\u2019administration, sans que l\u2019église cessât pour cela d\u2019être à la charge des paroissiens, comme le sont les autres églises- du diocèse sous l\u2019administration du curé et des marguilliers.Or, N.T.C.F., cette église dont vous avez gardé la charge, est-il nécessaire de la reconstruire, au moins dans un avenir prochain ?Depuis quelques années déjà, les rapports pessimistes de certain personnage officiel contre cet édifice vous ont induits â conclure dans l\u2019affirmative.Pour nous, les verdicts de deux architectes expérimentés qui, après un sérieux examen, se sont accordés à considérer la solidité de notre cathédrale comme précaire, ne nous permettent pas de douter que ce serait encourir une responsabilité dangereuse de laisser plus longtemps cet édifice ouvert au culte, dans l\u2019étal où il se trouve présentement.11 faudrait, pour écarter les dangers qu\u2019offre présentement son peu de solidité, en démolir une partie, ce qui ue remédierait nullement au mal, et pourrait tout au plus retarder de quelques années sa reconstruction.Dans ce cas, vous conclurez, sans doute, comme nous, qu\u2019il vaut mieux pour notre avantage commun, et pour l\u2019honneur de notre ville, nous mettre de suite â l'œuvre.Quoique, dans l\u2019arrangement de 1871, qui a amené la construction de l\u2019église servant actuellement de cathédrale et d\u2019église paroissiale, il eût été entendu que la Corporation épiscopale ne dût se charger que des dépenses qui incombent ordinairement aux fabriques, c\u2019est-à-dire de'l'ameublement intérieur et des décorations de l\u2019église, la Corporation épiscopale a bien voulu venir en aide à la population, en avançant pour la seule construction de l\u2019extérieur, une somme de plus de $30,000.00, qui depuis plus de 20 ans, ne lui a pas rapporté un sou d\u2019intérêt.Malgré ces énormes sacrifices du pas- t§ VOULEZ VOUS DES FOURRURES t U tv v, .k' fi\t* 1 h\ty , Nous avons le plus grand et le plus bel asFortiineut du continent.Notre maison n\u2019a pas de rivale comme choix et bas prix.Nous achetons directe meut, au comptant et sommes la seule maisou au (Jtuatlu qui fasso l\u2019épargne considérable de 30 À 40 op sur l\u2019im portation de la fourrure.Notre coimnt rce est uuique comme assortiment, dernières nouveautés, coufoo* tioi: et bas prix réels.Cira.Desjardins & Oik.1537 i539 Rue St Cat hernie.Montréal.13-17-20-24 sé.nous ne songeons nullement, N.T.C.F., à vous demander de supporter seuls les frais de reconstruction de votre église paroissiale, si* comme nous le cnn ois, vois désirez maintenir l\u2019ordre de chores spécial créé en 1871,sur votre demande, par acte de la Législature.Afin cie vo s faire mieux comprendre ce qu \u2022 nous sommes disposé à faire pour 1 otre ville épiscopale, nous avons déjà fa t préparer par l\u2019un des architectes les plus en renom du pays, un plan de cathédrale qui nous annonce un idi «ce splendide.Ce plan, que vous avez tous pu admirer, est au-j mrd\u2019hui complété, avec ses devis et spécifications et approuvé par le cha-pitié de notre cathédrale.Le cofn d*exé( ution, étant donné le haut prix actuel des matériaux de construction, approchera, si même il ne la dépasse pas, la somme de £200,000.00.Hé bien ! Nous ne voulons vous demander, sur cet énorme montant, qu\u2019une somme rlc $40.000.00, «\u2014 payable dans l\u2019espace de quatre ans, \u2014 pourvu que vous acceptiez les conditions suivantes, qui, nous l\u2019espérons, vous paraîtront p u onéreuses : 1.\t\u2014La Corporation épiscopale catholique romaine du diocèse de Saint-Hyacinthe s\u2019engage, aux conditions ci-dessous énumérées, à construire et parfaire une église dont les plans, préparés par M.Albert Mesnard, architecte de Montréal, sont déjà adoptés par le chapitre de la cathédrale, et a ne pas dépenser pour l\u2019exécution d\u2019iceux, en outre de la somme que vous nous fournirez, moins de $125,000.00.2.\t\u2014Un acte spécial devra être demandé à la Législature ptovincialc, à sa prochaine session, pour donner force légale à tout ce (pii, dans les présentes conditions, s\u2019écarte de la loi générale concernant les constructions d\u2019églises, ou de l\u2019acte établissant un ordre de choses exceptionnel et particulier â la paroisse de Saint-Hyaciothe-le-Confes-scur,.sanctionné le 23 décembre 1S71 (Statut 35 Victoria, chap.34), et amendé par le chap.47 du Statut 47 Victoria.3.\t\u2014La paroisse de Saint-I lyacinthe-le-Confesscur devra payer â la Corporation épiscopale catholique romaine du diocèse de Saint-Hyacinthe, pour sa part de contribution aux frais d\u2019exécution des susdits plans d\u2019église cathédrale, la somme de $40,000.00, en quatre versements égaux de $10,000.00, payables comme suit, savoir : le premier versement, le tcr janvier 1904.01 chacun des trois autres, au premier janvier des années 1905, 1906, et 1907 \u2014 sans intérêt jusqu\u2019à échéance, mais avec intérêt de six pour cent après échéance des versements.4.\t\u2014La susdite somme de $40,000.00, à payer comme susdit, sera prélevée sur les biens immeubles appartenant à des catholiques seulement et situés dans les limites «le la paroisse de Saint-ITyacinthe-le-Cônfesscur, sauf sur ceux ci-après exemptés, par les syndics préposés à la construe tion de l\u2019église ou par les conseils des trois municipalités qui composent lia paroisse de Saint-Hyacinthe-le-Confcsseur, comme il sera dit plus bas.5.\t\u2014Seront exemptes des cotisations susdites les propriétés suivantes, savoir: la cathédrale actuelle, i'évêché, ses dépendances et le terrain sur lequel ils sont construits ) le séminaire et la terre sur laquelle il est construit ; le noviciat des Frères Maristcs et le terrain sur lequel il est construit ; toutes les bâtisses occupées comme établissements d\u2019éducation, ainsi (pic les terrains sur lesquels elles sont érigées ou qui forment partie de tels établissements ; PHôtcl-Dieu et le terrain sur lequel il est construit et ses dépendances ; la bâtisse dite Maison Saint-Antoine, servant d\u2019hôpital et de retraite pour les prêtres infirmes, ainsi.que le terrain sur lequel elle est bâtie ; et l\u2019Ou-vroir Sainte-Geneviève et son emplacement.6.\t\u2014Pour présider aux diverses opérations nécessaires à la construction de l\u2019église, il sera nommé sept syndics, dont trois seront laissés au libre choix de l\u2019évêque diocésain ou de l'administrateur du diocèse ; un, sera élu par les catholiques francs-tenanciers résidant dans la municipalité de Saint-Hyacinthc-le-Confesseur ; un, par les catholiques francs-tenanciers résidant dans le village de Saint-Joseph ; et les deux autres, par les catholiques francs-tenanciers résidant dans les quartiers 1, 2, 3 et 4 de la cité de Saint-Hyacinthe.7.\t\u2014 Les syndics ainsi élus, sauf ceux choisis par l\u2019autorité épiscopale, devront être, non seulement catholiques et propriétaires, mais encore être résidants dans les limites de la municipalité (pi'ils représenteront.S.\u2014En cas de démission, de mort ou d'absence permanente de la paroisse de quelqu'un ou de quelques-uns des syndics nommés par les contribuables, d\u2019autres seront élus â leur place par la majorité des syndics restants, dans une réunion régulière.Les syndics choisis par l\u2019autorité épiscopale seront, s\u2019il y a lieu, remplacés par l\u2019évêque ou l\u2019administrateur du diocèse.9.\u2014Les syndics seront connus et désignés sous le nom de \u201c Les Syndics de la Cathédrale de Saint-Hyacinthe,\" et constitueront sous ce nom un corps politique et incorporé.lisseront chargés de payer à la Corporation épiscopale catholique romaine du diocèse de Saint-Hyacinthe la susdite somme de $40,000.00 aux termes d\u2019échéances ci-dessus déterminés, et se- ront à cette fin autorisés par la Législature provinciale à emprunter la dite somme, remboursable aux conditions cl de la manière qu\u2019ils trouveront plus avantageuses, par contrat ou autrement, ou en émettant des debentures, avec ou sans annuités ; et à prélever sur tous les biens immeubles appartenant à des catholiques seulement et situés dans les limites de la paroisse de Saint-Hya-ciiithc-le-Confessciir sauf sur ceux énumérés ci-haut au paragraphe 5, les sommes nécessaires pour couvrir les montants empruntés, les intérêts sur iccux, les frais de rédaction et de passation de l\u2019acte de la Législature et sa mise à exécution, les frais de perception des sommes à prélever, ainsi que les pertes qui pourraient survenir dans la perception.Ils devront de plus faire la collection des susdites cotisations.10.\t\u2014Nonobstant ce (pie dit au para graphe précédent, si, dans les trois mois qui suivront l\u2019élection des dits syndics, les conseils des trois municipalités qui composent la paroisse de Saint-Ilyacin-the-le-Confesscur déclarent vouloir se charger de faire eux-mêmes les emprunts des sommes à payer, prélever et collecter les cotisations nécessaires, au moyen d'une taxe spéciale payable pendant un certain nombre d\u2019années, il sera loisible aux maire et conseillers de chacune de ces municipalités, sur simple résolution dûment adoptée en assemblée régulière, de se substituer aux dits syndics, dans tous les droits et pouvoirs conférés à ceux-ci par la Législature, pour l\u2019emprunt des argents|à payer à la Corporation épiscopale, le prélèvement des cotisations et leur collection, chaque municipalité devant contribuer au montant total des dépenses occasionnées par le présent arrangement, proportionnellement au montant d\u2019évaluation des propriétés catholiques imposables, comprises dans scs limites.Chacun des conseils municipaux pourra alors agir indépendamment des autres, relativement aux modes et conditions d\u2019emprunt qu\u2019il voudra faire, aux modes ci aux termes de remboursements des sommes empruntées, et aux termes et à la durée des cotisations imposées.11.\t\u2014Les conseils des trois municipalités se Jchargeant comme dit ci-haut de faire les emprunts d\u2019argent et les cotisations nécessaires â leur remboursement, les syndics seront déchargés de cette partie de leurs attributions, mais ils devront recevoir d#s dites autorités mu nicipales les argents par elles emprun tées pour les remettre suivant les termes d\u2019échéances déjà mentionnés, à la Corporation épiscopale, et ils auront droit et devront réclamer en justice, s\u2019il est besoin, contre les dites autorités municipales, tous montants d\u2019argent non payés â échéance.12.\t\u2014Les syndics auront aussi le droit et le devoir, si la Corporation épiscopale les en requiert, de réclamer en justice contre l\u2019architecte, les contracteurs ou fournisseurs de matériaux, tous dom mages-intérêts résultant de la non exé cution ou de l\u2019exécution imparfaite des contrats faits en rapport avec la cons truction de l\u2019église.13.\t\u2014Les dits syndics auront encore pour charge et devoir d\u2019aider la Corpo ration épiscopale dans la construction de la dite église, en mettant à son service leur connaissance pratique des affaires pour la préparation des contrats, et la surveillance des travaux, afin d\u2019assurer l\u2019ex ^cution des plans conformément aux règles de l\u2019art et aux prescriptions de l\u2019architecte, mais ils devront agir en toute chose concernant l\u2019exercice de leur charge, de concert et d\u2019entente avec l\u2019évêque ou l\u2019administrateur du diocèse.Les plans de l\u2019église et leurs devis, connue aussi tous les contrats devront être, préalablement à leur exécution, approuvés par l\u2019évêque ou l'administrateur, de même que toutes modifications que l\u2019on voudrait y apporter.14.\t\u2014Si les syndics ne sont pas relevés, par l\u2019action des autorités municipales, du devoir de prélever les sommes nécessaires au remboursement des argents payés à la Corporation épiscopale, ils devrontdans la première quinzaine de janvier, chaque année, faire rapport aux paroissiens de toutes leurs opérations et leur rendre un compte exact de toutes leurs recettes et dépenses.15.\t\u2014Les syndics resteront en charge tant que l\u2019église ne sera pas parachevée, et ^que les cotisations légales, s\u2019ils ont dû sc charger de les faire et les collecter, n\u2019auront pas été closes.L\u2019évêquc prendra alors possession de l\u2019église, et elle deviendra par le fait sa cathédrale et en même temps l\u2019église paroissiale, tout en restant, comme les autres églises du diocèse, à la charge LA FOURRURE CHEZ DE8JÀRDINS Premier choix, tailleurs experts, couturiers-experts, iofflirtatiou di recte,'éeououiie réelle de 30 à 40 0/0 sur leu achats, position unique et sans rivale que toute uotre olientè\u2019e sait apprécier sous la forme de la uouveauté réelle, de la qualité supérieure, de la confeetiou artistique et des bas prix.Cira.Dfkjardinr & Cie.1537 1539 Rua St Catherine, Montréal.13-17-20-24 des paroissiens, qui seraient obligés de la reconstruire dans le cas de destruction par une cause quelconque.-\t16.\u2014Iai nouvelle cathédrale, sera com- me celle qu\u2019elle est destinée à remplacer, administrée par la Corporation épiscopale catholique romaine du diocèse de Saint-Hyacinthe suivant ce qui a été réglé par le .Statut 35 Victoria, chap.34.ai lendé par le chap.47 du Statut 47 Victoria.17.\t\u2014Après que la présente lettre pastorale aura été lue au prône de la messe paroissiale, la paroisse devra se pronun-cer pour ou contre les présentes propositions, en assemblée de paroisse conj voquée de la manière usuelle, par la majorité de ses habitants francs-tenan-cicrs présents.18.\t-Si nos présentes propositions sont alors acceptées par la majorité des paroissiens francs-tenanciers, ceux-ci devront.pour donner suite i leur résolution, autoriser l\u2019évêque de demander à la Législature de Quebec l\u2019acte spécial nécessaire pour donner force légale aux conditions et arrangements proposés par la présente lettre pastorale.Les conditions, que nous venons de poser comme bornes à notre générosité, vous paraîtront, nous en avons l\u2019espoir, justes et raisonnables.Nous tenons cependant, N.T.C.F., à ce que vous puissiez examiner mûrement nos propositions avant de vous prononcer *ur leur adop tion.Nous avons donné instruction de répandre parmi la population autant d\u2019exemplaires de notre présente lettre, qu\u2019il en faudra pour permettre à chacun de se rendre parfaitement compte de notre offre et de notre demande.Nous attendons, maintenant, de la prière et de votre esprit de foi qui nous est connu, le succès de nos démarches.Que Dieu vous donne sa grâce qui éclaire les esprits et fortifie les cœurs ! Four nous, nous croyons ré- 0 pondre à l\u2019appel de Dieu, en travaillant à lui ériger un temple digne de sa gloire.Fasse le ciel que vous compreniez tous que c\u2019est pour vous un devoir de prendre part à nos sacrifices .\u2019 Sera notre présente Lettre pastorale lue au prône de la messe paroissiale de Saint Hyacinthe le-C\u2019onfessetir, dimanche, le 21 décembre proi bain, quatrième de F A vent.Donné a Saint-Hyacinthe, en notre palais épiscopal, ce quinze décembre mil-neuf-cent-deux, sous notre seing et sceau, et le contreseing de notre assistant-secrétaire.+ MAXIME Ev.de Saint Hvacintiik.Par mandement de monseigneur, A.M.Daoust, assist.-secret.FOURRURES DE CHOIX Ici vous êtes toujours certains d\u2019obtenir une plus-value de 25 à 35 p.c.sur la qualité ries fourrures neb tées à la maison Ch».Desjardins & Cie la plus grande en Canada.Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.Cira.Desjardins & Cie.1537 1539 Rue St Catherine, Montréal.13-17-20-24 Les Enfants pleurent pour avoir du CASTOR IA.NOELS 0 ^AUTREFOIS A P oocasiou do la grande fête de la Nativité, uos confrères ont publié des numéros spéciaux qui font bon neur au journalisme canadien.Nous sommes forcés d\u2019être modest -, b en modeste.Mais nous voulons servir quelque clio^e à uos lecteurs ; et non» croyons ne pas manquer de les iutéresser, en tirant d'un bel ouvrage canadien,pu blié en 1888,\u2014une page qui rappelle >a cérémonie bretonne du \u2018\u2022feu non veau.\u201d Mai9 la scèue se passo à l\u2019aurore de la colonie Canadienne.L\u2019auteur M.Ernest Myrund, dans u Une fête de Noël sous Jacques Cartier,\u201d\u2014une fiel ion admirable, fondée sur les documeuts et l\u2019histoire, raconte qu\u2019en allant à la messe de minuit, à la basili jue de Québec,\u2014no soyez pas scandalisés,\u2014il s'endort.Un rêve le reporte aux premiers temps do la colonie, et\u2014quand ou rêve tout arrive,\u2014l'abbé Laverdière, l'historien, est là uussi ; ce dernier invite Fauteur à descendre, à travers la forêt vierge, vers le bassin de la rivière Saint-Charles, au rniseau Lairet où les trois vaFsoauv de Jacques-Cartier, la Grande Hermine, la Telit e J termine et L'Emêrlüon, et leurs équipages sont en hivern» ment.Le scorbut a ravagé les rangs \u2022 mais ou n\u2019oublie pas la mère-patrie à l\u2019occasion de Noël.I/ouvragoest à lire eu entier.Laverdière raconte, comme préambule à l\u2019étrange céiémouie qui va se dérouler, qu\u2019il existait en France au seizième siècle, chez les Prêtons, une tradition immémoriale, prescrivant d\u2019allumer à la lampe du sanctuaire de l\u2019église voisine le fen qui devait consumer la bûche de Noël» Les Prêtons des équipages de .lac ques-Oartior 110 veulent pas manquer à la tradition.La coutume populaire a substitué un feu do rameaux bénits au feu de la lampe du saiicduaire.On a fait le bûcher et le f 11 est déjà allumé à l'immense pile de bois mé lés ; l\u2019auteur parle : C\u2019était un bûcher colossal, m »mi nuit, au bas calcul, vingt pieds de hauteur ; une superbe pyramide, ou mieux un cône plein, où entrait, évidemment tout le bois d\u2019on chêne.D habiles espaces avaient été ménagés aux courants d\u2018air, et les interstices multipliés entre les pièces ru gueuses étaient profondément cal feutrés d'écorces de bouleau, de brin dilles do pins, de branchages rouges de sapins uiorts, do feuilles sèebes, de vieilles étoupes pleines d'huile, de gros paquets de mousses trem pées, comme des éponges, de there bint lie rt de goudron.Tout ce cumul de matières iuilamumbles produisait un feu iutense.Aux ronthinenls formidables de la fi mime, activée par le veut furieux d'une tempête qui commençait à son ill -r, les bois de chêne, les branches sèches, les écorses torsives, les résines et les nœuds francs répondaient par des explosions de colère et des crépite ment s d\u2019armes à feu, sonores, acéré?, sou ten us, comme autant de feux croisés do mousquetei ie.\u201d En ce temps là, disait la belle 14 voix reposée de Dom Guillaume \u201c Le Breton, eu ce temps là, Césai u Auguste loudit un édit pour b* dé-\u201c uombrement de ses su jets par toute \u201c la terre.Ce premier dénombre u ment se lit par les soins de C'y 11 \u201c nus, préfet de Syrie.Tous allèrent 44 donc se faire i inscrire, cha.un dans 44 la ville d\u2019où il était.Et comme 44 Joseph était de la fimille et de la \u20224 maison do David, il soit it de Na 14 zireth, ville de Galilée, et vint en 44 Judée dans une ville de David 44 appelée Bethléem afin de s\u2019y faire 44 enregistrer avec Marie, son épouse, 44 qui était enceinte.Et comme ils 44 y étaient, le terme arriva où elle 44 devait enfanter, et elle enfanta 41 sou lils premier-né ; elle l'euve-44 loppa de langes, et le coucha dans 44 une crèche, parce qu\u2019il n\u2019y avait \u20224 point de place pour eux dans rhô 44 toilerie.Ur, il y avait dans ce 44 pays des bergers qui veillaient 44 pendant la nuit à la garde de leur 44 troupeau.Et.voilà qu\u2019uu Ange du Seigueur se tint près d'eux, et 44 la lumière de Dieu les environna \u20224 de ses rayons.A ce moment précis où l\u2019aumônier prononçait cette parole de l\u2019Evangile : Et cl aril as Dei circumfulsil eus, il se produisit uu phénomène étou nant do coïncidence.Le bûcher, comme s'il eût été dévoré par un feu intelligent, s'affaissa tout à coup avec une telle recrudescence do cha h-ur et de lumièie que les mari us 10 cillèrent et rompirent brusquement leur cercle pour ne pas eux mêmes être lôtis vifs par le brasier qui dé fer ait sur la glace comme uue mer de feu ! C* t événement, conséquence ordinaire d\u2019une cause très naturelle, fut ce \u2018 accepté comme un pro dige par ces témoins à imaginations vives, ardentes comme leur foi.Aussi, la plupart des matelots,spec 1 atours de cotte me» veille, crièrent-ils à pierre fendre : 44 Miracle ! Miracle ! ! \u201d L'aumônier, et avec lui lo Capitaine Général, les officiers de marine et les gent i !shoin m» s firent trois lois le tour du f**u.A ois il fut solennellement béni pat Dom Guillaume Le Breton.Tout aussitôt Jacques Cat lier demanda \u2022 Où est Benjamin î Or, il n\u2019y avait pas lin seul homme qui s'appelât Benjamin dans Ica trois équipages et j\u2019en fis de suite la remarque à Laverdière qui me répondit : Le capitaine découvreur demande quel est le pluH jeune matelot de la tiottillo, car une vieille coutume, particulière à la Bretagne, et universel binent respectée en Franco, veut que le plus jeune enfant do la famille préside à la bénédiction du feu.J icques Cartier dit pour la seconde fois : Où est Benjunin î Et presque aussitôt, : Où donc est Philippe 1 Ce Philippe qu\u2019il voulait u\u2019était autre que Rougemont.Jacques Maingard, le m Afro de la galiote, rortit alors des rangs do l\u2019état, major, s'approcha du Pilote du Roi, et, portant la main à son bonnet do fourrure, répoudit simplement : 44 Devant lo bon Dieu capitaine !\u201d Jacques Cartier eut un tressa ut douloureux : le mouvement de sur-prlHO instinctif,naturel aux gens bien ués qui blesseut par uiégurde un sen time nt on un souvenir.Le précédent, corn manda-t il, avec uue voix basse de tristesse.Rieu de précis comme lo cérémo niai d'un rire superstitieux, car, voyez vous, la plus légère méprise eût compromis, pour ces crédules Bretons, les chauces de l\u2019avenir,pro voqué fatalement d\u2019inénarrables catastrophes.Aussi les ch'irpon*iera de navires et les compagnons mari-niera se oousultèrout ils longtemps avant d'admettre que Robin Le Tort étnii bien le plus jeune marin do la Houille, après Philippe Rougemont.On lui remit de suite une gourde pleine de vin cuit.Et tout aussitôt le Benjamin de i\u2019équipage s\u2019ugououil-la devant, le feu.O fen ! s'écriâ t il, réchauffe pen-pani l\u2019hiver les pieds frileux dos pénis orphelins et des vieillards infirmes ! O l\u2019eu ! fépriud fa obirtô et ta chaleur ch* z les pauvres ! O leu ! ue dévore j «mais l\u2019étable du l.ibourein* ni la barque du marin ! A in-u pi ononç ml ces paioles séculaires, Robin Le Fort versa la gourde de vin euit dans les il un mes crépitantes du biasier.l\u2019ont à coup cinq hommes, tirant* après eux une tahag uie pesamment chargée, entièreut dans le e«*rcle des matelots ch intnnt à pleine voix avec un bel en Iran» : Le jour est fêriau Aat unau, nau ! C étaient les deux fossoyeurs Jean et Guillaume L gentilhomme, avec les trois veilleurs do Rougemont, I h m Du vert, Guillaume Héquarfc, Elistaelie ( î i ossiu.Leur traîneau était évidemment de lubrique indienne, car sur lavant, recourbé comme la pinco d\u2019un canot d\u2019écorce, il y avait uue hideuse tête d\u2019idole grossièrement pointe à l\u2019ocre rouge.Mais ce qui m'étonna davantage lut J Y norme tronche d'arbre qui chargeait la voiture ; à ce point qu\u2019.elle en paraissait écrasée, eucavéo dans la glace par la pression uccu-blante du firdeau.Je vis alors J icques (\u2019«rtier, suivi de sou état major, fiire gaiement le toui du cercle des coinpaguous mariniers et ( h irpentiers de navires.\u2022p,iis il s\u2019écria d\u2019une voix joyeuse : Eli ! bieu posons-nous la bûche, eu faut* T Et tous de répond 10 avec enthousiasme ; Uni, père grand, promptement, promptement, posons la bûche ! Comme ils parlent ! me dit Ltver-dière.Cela rafraîchit, le sang rien qu\u2019a les entendre.1 ai beau langage de la famille avec son incomparable c o dialité.Lo matelot (pii dit au Capitaine \u201cpère y rand'1 parce qu\u2019à ses yeux Fam;ral représente lo chef de la maison, IVrâul, l\u2019aucêtre.Et le Capitaine Général, le l'ilote du Roi, qui dit : \u201cenfants11 à ses marins ! Ecoutez encore le feu ; connut) il parle ce feu do joie avec les mille voix de ses 11 a 111 mes claires ot chaude», claires comme le rire d\u2019une frau-chc et jeune gaieté, chaudes coin ni0 l\u2019étreinte d'une vieille et forte sym-\u2018 », le feu de joie qui dit à chacun d'eux : Je.suis le foyer duintsti\u2022 que.Ecoutez encore le g dion, lo galion qui prend la parole à sou tour, et (J suivre sur la 'le pay \u2022) u Tm&MjçSvù csl un veritable trésor, y .C'.'ggt- Madame Gustave Morin, Sainte .Varie de la Tea tu e, P.(J.Au mois (le Septembre dernier, j\u2019ai souffert de débilité générale, causée par l'appauvrissement du sang.^ Mon esto- mue refusait de digérer même les aliments les plus légers et une faiblesse épouvantable m\u2019accablait nuit et jour.Mes souffrances étaient telles que j\u2019en avais même perdu le sommeil.l*uti-guce de tous les remèdes que j\u2019avais pris et qui n'avaient fait que me soulager term>orairenient, je me décidai à prendre du VIN ST-mICHEL.Dès la première bouteille je sentis que ce tonique était bien ce que l\u2019on en disait II fit renaître en moi les forces d\u2019autrefois, il n\u2019a fallu que cinq bouteille* pour opérer chez moi une guérison complète.Depuis ce moment, je mange bien, di-cèic facilement tout ce que je mange et je dors d\u2019un sommeil tranquille nui repose ; enfin, grâce nu VIN ST-MlCHEL nia santé est parfaite.Je considère que ce tonique est nu véritable trésor que l\u2019on devrait toujours avoir à la maison, et je suis persuadée que si chaque fois qu'on se sent faible on prenait un verre de VIN ST-MICHEL, on éviterait bien souvent de longues et pénibles maladies.Signé : MADAME GUSTAVE MORIN.GRATIS-\u2014Sur demande nous ron» enverrons l\u2019Album du Vin St-Michel, conleoani cent illustrations et des renacictterucnls utiles A tou».Adresses : BOIVIN, WILSON & CIE 620 RUE 8T-PAUL, \u2022 MONTREAL, CAN.Stuli Agents pour VAmérique.QUIRIN A OUHAIMC, 110.ns Friend.RmUa, Uss* Actml* Pome U* JiUU-Umt* _____________^ 5 9 0954 xm oouBKios d*\tu décembre itw Le Cou Tier de Saint- '.' \u2018 J ml Bi-flebdomaûaire K«t ituprioiéet publié, en U Cité «le St-Hyacinthe, ru» (Joncult**, No 213, |*ar J.jic I*.Taciié, domicilie uji 1st dit» Cité, «le St-H y noir the.ABONNEMENT *1.00 par an, Canada et Etats-Unis* Uabonauivnl laU du 1er et du 16 ae chxuf\\u tnvl».Tou: année commence *t yuù en eniter.ANNONCES i*r*> mère iu*ertiou.Jü column la ligne.IusTtiowi auboéquentea.\t6\t'*\t\u201c A /i« de Nawmnoee, Mariage* et Dérè», 26 ceutina cha'iu».\t, Avl» apécianz .10 ceutiiia la ligue.Annonce» k long tenu* , tarit f>p' rial.(Suite de la 1ère page) qui dit : 1 Je suit la maison paternel le ! Je vous ui sum dans l\u2019exil, j* ° me suis avec voua arraché du sol 44 natal, je vous ai traversés la Mer 44 et sauvés de la Mort.Aim«z uioj 14 .eu souvenir de l\u2019autre de«ueu 44 ie.C\u2019est moi qui vous ramènerai 44 eu Bretagne !\u201d Il ii\u2019»st pas jusqu\u2019à cette terre sauvage, étrangère, ennemie, qui u\u2019aiixiio les couleurs de Fiauce aux yeux de ces bannie, comme pour se luire pardonner les austères rigueurs de sou climat et de sa solitude ; qui ne rappelle, aux d«jà venus d entre ces aventuiiMH héioïques, que l\u2019exil et la ueige u y sont pas éternels,que ]e sol glacé du sou luxueuse domaine s\u2019échauffe, .tressai! n£f.palpite au retour du soleil, cosine du cesur d\u2019homme, qu\u2019il geime Je blé et la vigue comme la Unie de Fiance, qu\u2019il eat fécond, généreux, recou naissant pour qui le cultive, l\u2019habite et l\u2019appelle vail Juin meut patrie ! Laverdière me disait ces choses avec uue éloquence passionnée, un élan où vibruieut à l\u2019uuissou l\u2019amour et l\u2019orgueil, ces deux plus grands sentiments du coeur du l\u2019homme : l\u2019oigueil d\u2019un paysan faisant à un {Ranger\u2014et devant elle\u2014l\u2019éloge de sa terre ; l\u2019amour d\u2019un bon tils pour sa mèie, la remerciant devant tout le monde de la vie belle, heureuse, honorable qu\u2019elle lui a donnée.Alors Kohi n LoTort sortit des rangs, s\u2019approcha de l\u2019état major, salua profondément le Capitaine et lui piiseuta sur un plateau d\u2019argouL un carafou rempli de viu cuît.Jacques Cartier reçut le carafou, s\u2019approch i de la Cosse de Nau et versa trois fois le vin cuit sur la tronche, disant d une voix haute et vibiaute : Allégresse ! Allégresse ! que Notre Seigneur nous remplisse d allégresse ! Et les inarius crièrent en chœur : Allégresse ! Allégresse ! que Notre Seigneur nous remplisse d'allégresse ! Jacques Cartier poursuivit : Et si une autre auuée nous ne soin rues pas plus, mou Dieu, mou L)iou.ae soyons pas moins ! One dernière fois l\u2019équipage s\u2019é cria avec un éiau de joie supiéme : Allégresse ! Allégresse ! que Noire Seigneur nous remplisse tous d allégresse ! Allégresse 1 Ah 1 que le cœur saignait dans la poitiue à n garder ces hommes crier allégresse ! Comme la bouche tneutait au visage, et comme ceslèvres douloureusement nerveuses se contractaient avec effort pour ne pas boire dans leur faux rire lis pleurs brûlants tombés des yeux.Alors Rnfciu LoTort ot François Duault (le plus jeuue et l\u2019ntué de l\u2019équipage valide) vinrent se placer A ohaûi ne des extrémités de la tronche.Mais comme cette pièce d\u2019arbre était d\u2019uu poids énorme, immobile pour deux hommes seuls, Lucas rummy*, Guillaume Kauault, Jiillien Golet, J than Hamel, Goalset Ri ou et Jacques Duboys, les six plus forts mariniers du cortège, vinrent à la rescousse, eu levèrent la bilche du Noël, la chargèrent, sur leurs épaules et tirent trois fois le tour du feu.Je demandai à Laverdière quel était le symbolisme des trois cercles.C\u2019est me répondit le cicerone, un touchant usage qui ne relève ni rie la soperstitiou, ni de la magie.Eu Bretagne, la nuit de Noël, on fait trois fois le tour ée la maisou pater ?elle processionnaut ainsi la tronche consacrée.Cette cérémonie conserve aux demeures du paysau et du marin la bénédiction du ciel.Les gars de St-Malo, répèteut cette tradition familiale.Tandis que Laverdière et moi can siouN de la sorte, les huit porteurs de la tronche de Ne ë! s\u2019étalent éloignée du feu 4e joie à la distance d\u2019euvirou cinquaute pas.Je demandai A mon guide-interprète où ces braves gens prétendaient aller avec une pareille charge aux épaules.Mais avant qu\u2019il eût ouvert la bouche pour me répondre, un cri sec, ton f, sans écho, rapide oomme un coupé de fleuret, éclata eu plein silence.Et tout aussitôt Lucas Fammys, Guillaume Esnauit, Jullieu Golet, Jehan Hamel, Goulset Riou, Jacques Duboys, Philippe Thomas, Frauçoia Duault partirent au pas gymntts-tique cornant vaillamineut sur le feu.Allégresse ! allégresse, s\u2019écrièrent ensemble tous les matelots, allé grcsse} allégresse, que Notre Seigneur nous remplisse d'allégresse ! E le était vraiment originale, ca raetérique, entiaîoante^cett* course au bûcher, avec ses balancements de tangage, ses poussées irrésistibles, comme le travail d\u2019uu navire trop chargé de l\u2019avant, et les chocs eu re cul, les aies boutés des matelote ae cabrant, mordant la glaoede tous les clous de leurs talons pour mieux résister ail terrible eutrHÎii«*ui*nt de cette masse inerte décuplant avec sa pesanteur la force acquise «le l\u2019élan, et parer une culbute aussi ridicule que rodoutable.Les coureurs n\u2019étaient plus qu\u2019à dix pieds du feu de joie.{Soudain retentit ce cri sec et bref, sans écho, rapide comme un coupé de fleuret, le même entendu tout à l\u2019heure.Instantanément, et tons ensemble, les huit compagnons mariniers, par uu pu'SHaut effort, \u2018evèrent à hauteur de bras la colossade pièce de chêne.Iai bû lie de Ni ü , suivant l\u2019impulsion du sa vitesse acquise, vint tomber nu franc milieu du brasier, soulevant dans sa chiite uue poussière éblouissante d\u2019étincelles.Et tous les matelots se rnireut à danser alentour du feu de Joie, brau (lissant leurs torches empanachées de fumées et de flammes, criant avec allégresse, avec délire : Mulo ! Malo ! Noël ! Noël ! ! Alors Jacques Cartier, s\u2019appro chant des charbons rutilants du brasier, s\u2019écria : Bûche béuie ! rallume le feu !\tfJ r Et le Capitaine U«uiéral ajouta les paroles traditionnelles : O feu sacré ! que la sauté r\u2019ivieu ue à tous ; Que nos trois vaisseaux reprennent la Mer ; Que le veut soit favorable jusqu\u2019aux rivages de la B etugoe ; Que nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs, nos frères de France, vivent jusqu\u2019à notre retour ; Mou Dieu, souvenez vous du Roi, François 1er, notre maître votre ser viteur j Etoile le la Mer, Notre-Dame de Roc Amudour, soyez notre Boussole î O Providence ! Jmarelnz devant noos sur les eaux ténébreuses de l\u2019Atlantique \u2022 O feu sacré ! que la clarté de ta loiutuiue lumière ait un n flet à nos foyers ; que la joie de tes étiucelles, le rire clair de tes flammes, soit poulies iitues oublieuses et les mémoires distraites uu écho des giitéa ancien nés, une gracieuse imago dos bon heurs chantants de la jeimesso.O luu sacré ! que ta puissautook» leur ruyouue sur les amitiés glacées par l\u2019absence, l\u2019exil, la mort.O feu sacré ! brille avec joie, avec éclat, avec ardeur pour ceux-là d\u2019eu tie nous qui ne reverront p!us le El ayez vu pips is DES SYMPTOMES D\u2019UNE MALADIE THÉS RÉPANDUE Il n\u2019y a aucune maladie généralement répaudue dans le pays et les Etats Unis comme le Catarrhe parce qu\u2019il apparaît sous tant de formes et attaque un si grand uouibre d\u2019organes différents.C\u2019est uue idée également fausse de préteudre que le Catarrhe ue s\u2019atta que qu\u2019au nez et à la gorge.Toute inflammation de la mem brune muqueuse qu\u2019elle soit où elle voudrait, accompagnée de secrétion non normale, est le Gatariha.Le catarihe do l\u2019estomac ou à la vessie, ou aux iutestins est aussi commun que le catarrhe au n«z, et.beaucoup plus sérieux, quoiqu\u2019il sait vrai que le catarrhe à l\u2019estomac et le catarrhe daus les otgaues intérieurs soient le résultat d\u2019un catarihe au nez qu\u2019à été négligé.Uu nouveau leiuède a été tout dernièrement découvert, qui après des essais sérieux semble remarqua blemoot effectif en guérLiUifc promptement le catarrhe partout où il se trouve.Cette préparation est on vente ch* z les pb miliciens généralement, suus le nom de Tablettes de Stuart pour le Catarrh*, et.outre qu\u2019elle est très agréable au goût, et convenu Me à prendre, elle possède un mérite extraordinaire procurant en un grand nombre de cas nu mieux Immédiat de la toux, du hoquet, et éclaircissant la gorge et la tète d\u2019uuo minière constante, et débarrassant la gorge ot la tête d\u2019une manière cous tante,, et débarrassant des symptômes qui sout famiIliers à tous ceux qui out jamais souffert do rhume à la tète ou à la gorge.Le catarrhe est simplement la con-tiuuatiou de ces symptômes jusqu\u2019à ce que la maladie devienne chronique et augmente en iutousité d\u2019au uée eu année.Les Tablettes de Stuart pour le Catarihe sont uu composé d\u2019Hydras tine, d\u2019Eucalyptol, de Ouaiacoi ot d\u2019autiseptiques siuiil tires et de spécifiques coût te le catairhe, duquel ou ue fait uumiu secret connu»* ou pent le voir facilement pour les ingrédients qui y entre*ut ; il n\u2019y a pas de poiston .«mural daus cette composition comme il arrive dans presque tous le* cas de remèdes cou u us pour le catarihe.Poor le Catarihe au uez, à la gor ge aux conduits des brouches, pour le catarrhe à l\u2019estomac, aux iutes-tins, à la vessie, aucuuo preparation n\u2019est aussi effective et ue donne des résultats si rapides ot aussi perma i.euts que les Tablettes de Staart pour le Catarrhe.Tous les pharmaciens les vendent 50 c n ins pour uu paquet complot.Vous p»uv
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