Le Courrier de St-Hyacinthe, 11 février 1903, mercredi 11 février 1903
[" 50e Année m 0t78 SERIE COMPLETE Février 1003 No 134 MERCREDI, Il aut ité.de de eo* Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.Le Courrier ûo BaM-Hyacinmo St-Byaointhe.11 Février 1903 BAZAR Les Dames de Charité travaillent activement à l\u2019organisation du Bazar qui commencera la semaine prochai ne, jeudi le 19.Les personnes gêné reuses qui ont des articles ou effets à envoyer, sont priées de les faire remettre tout de suite au comité,afin qu\u2019on ait le temps de les travailler, finir ou classer.Qu\u2019on se prépare pour cette belle fête dont les pauvres vont bénéfi ever.AU JOUR LE JOUR M.Borden et la Langue Française Ce fut une surprise bien flatteuse et bien délicate, que le gentilhomme accompli qu\u2019est M.Borden, chef de l\u2019opposition à Oitaw», causa aux ca-nadiens-lrancais réunis au banquet Monk, en piononçaut son discours en langue française.La sympathie Hyacinth).La coopération est la sauve» garde de l\u2019avenir.Aujourd\u2019hui oû tout se combine par de* trusts Immenses, la coopération est ta seule ressource laissée au petit capitaliste qui songe à l\u2019avenir de sa famille.En Europe, on a déjà réussi avec la coopération, à se sauvegarder, surtout en plaçant les coopérants dans leur propre maison, leur épargnant ainsi tout ce qu'ils perdaient en loyer et en faisant de bons citoyens avec un but de protection pour leur famille.Nous sommes vos administrateurs et vous êtes les propres contrôleurs de votre argent.Le trésorier est sur une garantie de la London Guarantee Coy., pour la sauvegarde de votre argent .Vous avez droit d'inspection en n\u2019importe quel temps.Si vos contrats ne sont pas maturês & la data Indiquée, tout^yotr* argwut vous aora remboursé voyant Clodion toujours couché devant l\u2019âtre et rêvant sans doute aux lapins de Bois Renard.IV UN BON HUISSIER Quand il se réveilla, et même assez tard dans la matinée, le marquis entendit dans la cour une voix qui ne lui était pas familière.Il se hâta de descendre et aperçut un jeune homme qui causait avec Pieyard.Ce jeune homme alla vers lui, en s\u2019inclinant profondément.\u2014 Vous ne me reconnaissez pas, monsieur le marquis.Je suis François Deschamel, huissier à Noyant.J\u2019ai prié Pieyrard de vous laisser dormir : on se réveille toujours trop tôt pour apprendre certaines choses Mais d\u2019abord, dans l\u2019espoir de vous donner confiance, je vous dirai q ri je suis.Je suis le fils d\u2019une vachère de la ferme Ducoudray.J\u2019avais huit ans lorsqu\u2019elle mourut.Quant à mon père.François n\u2019acheva la phrase que par un geste de douleur et presque de honte.\u2014Bref, monsieur le marqui , tout le monde se gaussait de moi, et les autres enfants me battaient.Feu Mme la marquise, votre mère, me prit seule en pitié, c\u2019est elle qui me plaça dans une école, et puis chez M.le curé de Braye qui m\u2019apprit un peu delatfh; de façon que j\u2019étais assez instruit pour mon âge et pour ma condition.Un jour, je vis, dans le village.une chose terrible : c\u2019étaient des paysans qu\u2019on expropriait parce qu\u2019ils ne pouvaient payer quelques dettes.L\u2019huissier les traitait si brutalement que je l\u2019aurais battu, mais je n\u2019étais pas assez fort.Cela me resta dans la mémoire, et.quand je fus grand et capable de choisir un état,, je me dis: Je serai huissier.Pour* quoi ?Pour faire le contraire de ce que j\u2019ai vu faire à l\u2019autre.Quand j\u2019eus vingt ans, j\u2019allai à Tours étudier pour cela ; et, il y a un an, j\u2019ai ach-té à Noyant une charge d\u2019huissier.Si je e fais pas tout le bien qu\u2019il f.udrait, j empê.he toujours un peu de mal.J\u2019obtiens du temps pour le malheureux qu on me force de poursuivre, j -fais honte aux riches qui se montrent impitoyables ; quand l\u2019expropriation ne peut-être évitée, je ferme le-, yeux sur bien des choses, et si un pauvre diable que l\u2019on chasse de chez lui emporte quelque sac de blé ou quel ques bouteilles de cidre, j\u2019ai les jambes trop courtes pour courir après -\u2014Vous etes un brave homme monsieur François, et s\u2019il y avait beaucoup d\u2019h .lissiers de votre pèce.\u2014Hélas ! monsieur le y a un créancier que je ne peux ni tromper ni attendrir, et voilà pourquoi je suis ici.es- marquis.Il -\u2014Je devine : je n\u2019ai pas encore payé mes contributions.\u2014Non, et vous avez déjà reçu deux sommations.La troisième en> porte saisie immobilière et mobilière.\u2014 Et cette troisième sommation ?.\u2014 Le percepteur de Noyant nu requis de vous l\u2019apporter.La voici.\u2014 Il m\u2019est impossible de payeL monsieur François.\u2014Je m\u2019en doutais bien.Aussi ai-js supplie M.-le percepteur de vous donner du temps ; ce n\u2019est point un méchant homme, et il y aurait consenti encore, mais il est pressé lut' même par le receveur particulier de l\u2019arrondissement, qui est pressé de b même façon par le receveur général.Bref, il n\u2019y a plus de délais à esperer.Le fisc est un engrenage qui broie tout ce qu\u2019il atteint._ \u2014Alors, monsieur François, qu au rivera t-il ?\u2014 Hélas! monsieur le marquis, h Lizardière sera vendue, par autorité de justice, devant le tribunal des saisies, à Baugé, chff lieu de l\u2019arron* dissement.\u2014Avant qu\u2019on ne la vende, j'y aU' rai mis le feu, s\u2019écria le marquis, te* prenant son air farouche; je me ^ suis promis, je le ferai.(à continuer) siHOP mnis mm- senterie, dentition douloureuse, etc.\u2014 Procure îe sommeil.En vente partout 25c.la bouteille» Guérit les bébés de Colique, dvs- 0^06 "]
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