Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mercredi 11 mars 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1903-03-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.Le Conirier île M-Byacile St-Hyacinthe, 11 Mars 19 3 HOMMGtS A Mgr DECEIVES Saint Hyaciuthe était,lundi matin, eu réjouissances.Cotte fête s\u2019éten dait au-delà des limites de notre ville puisque toutes les paroisses du diocèse y étaient réprésentées par leurs pasteurs.Les vénérables membres du clergé de St Hyacinthe, se sont transportés en grand nombre, pour féliciter notre évêque et pour lui offrir leurs hommages, l\u2019expression de leur dévouement apostolique et lui souhaiter que la Divine Providence bénisse ses efforts dans le plus grand intérêt du diocèse.Monseigneur de St Hyacinthe est entré ce jour là, dans sa onxième an née d\u2019épiscopat.Cette période, bien que relativement courte a été m »r-quée par des travaux nombreux et chacune des années qui la rom pose porte, profondément gravée, l\u2019eui preinte d\u2019un zèle et d\u2019un dévoue ment qui ne font que s\u2019accroître.L\u2019année qui vient de s\u2019ouvrir par la fête de lundi,sera particulièrement remarquable à cause des travaux importants qui vont être entrepris sous la direction habile de Monsei gneur Deeelles.Tl nous est particulière ment agréable de joindre nos félicitations et nos hommages à eux qu\u2019il recevait dernièrement de son c'ergé diocé sain.Nous savons traduire l\u2019expression des citoyens de Saint Hyaciuthe en déclarant que c\u2019est leur plus grand désir de le voir encore de longues anuées à la tête du diocèse, et aussi queson extrême dévouement soit récompensé par des œuvres remarquables pour le succès religieux et temporel du diocèse.Le digue successeur de f.-u Monseigneur Moreau, eri recueillant son autorité, a montré qu\u2019il avait aussi largement hérité des éminentes qua lités et des vues réellement progressives de sou vénérablb prédécesseur.Prions la Providence de lui conserver également une longue vie, po r lui permettre de réaliser ses importants projets Dour le plus grand avantage de ses administrés.Branche de salut Une dernière branche de salut pour les malades atteints de consomption : l\u2019emploi persévérant du BAUME RHUM AL, le célèbie spécifique français.JOLIE POSTURE Je lui parle de l\u2019importante réu nion du Bureau de Commerce, de la délégation qui l\u2019a rencontré à ce sujet, de son ami Tanguay, président de la délégation.Mon homme commence à se trémousser ; je vois qu\u2019il va se fâcher, et s\u2019il se fâche, il va uous dire quelque chose.C\u2019est malheureux de faire fâcher les gens en temps de carême, mais voyez-vous, c\u2019est pour le bien public.Enfin, le voilà qui pâlit et rougit : \u201c Deus, Ecce, Deus ! \u201d Laissez-moi donc tranquille avec votre Trans-Canada ! Depuis combien de temps sont ils incorporés et qu\u2019onfc-ils faits \u2014Ne uous fâchons pas, monsieur le Premier, voulez vous ?Ce dernier mot a un effet magique : leur demande est ridicule, dit-il, si je leur accordais ce qu\u2019ils veulent, ils pourraient bâtir tout le chemin depuis Québec jusqu\u2019à Port Simpson exclusivement aux dépens de la pro vince.Crac ! le premier ministre avait parlé avant que M.Thivierge ne se soit piononcé ! J\u2019ai eu le malheur de le lui faire remarquer.J\u2019admets que ce n\u2019était pas généreux de ma part.Mais, enfin, si tous ces gens là sont aujourd\u2019hui pour le Grand Tronc il était temps de le savoir.Et les voilà sortis de sous la soutane de M.Thivierge.Louis P.Pelletier.(Evénement 5 mars).Notre excellent premier ministre s\u2019est fâché hier.Et quand M.Parent se, fâche il re descend au bas de l\u2019échelle d\u2019où il est parti.T\u2019as menti î Voilà le langage tenu hier, par le premier ministre, sur le parquet de l\u2019Assemb\u2019ée Législative de la pio-vinee de Québec\u20141 seule province de la Confédération où la majorité est canadien ne-française.Vernissez un homme, polissez le sans cesse et le repolissez : la caque sent toujours le hareng.L\u2019orateur a promptement rappelé le premier-ministre à l\u2019ordre.Sa fureut a redoublé et il a répété son injure.La colère l\u2019aveuglait.L\u2019orateur dit alors cette simple phrase : ceux qui ne respectent pas la décision de l\u2019orateur, trouveront dans leur conduite elle même leur moib le condamnation.Ce n\u2019est pas banal ce spectacle d\u2019un premier-ministre dans une telle posture.Mais l\u2019on a hâte de savoir pourquoi M.Parent s\u2019est fâché.Il a été amené à faire, un peu malgré lui, une déclaration sur le Trans-Canada\u2014il s\u2019en est aperçu un peu tard, et il a crié comme si ou lui avait arraché une dent.L\u2019hon.M.Flynn a invité le premier-ministre à parler, à uous dire la politique du gouvernement sur üj^4.oÀiaç>o r ta n t sujet.~~ M.Parent a répondu qu\u2019il ne savait pas, qu\u2019il attendait l\u2019opinion du Cardinal Richelieu\u2014pardon\u2014de l\u2019abbé Thivierge.Alors je me suis dit : il nous ennuie à la fin avec son abbé Thivierge ; si je le piquais un peu.essayons pour yoir.LE FLOT IMMIGRATION Sir Richard Cartwright a l\u2019habitude, loisqu\u2019il argumente pour faire croire à la prospérité du pays, de dire que l\u2019émigration canadienne aux Etats-Unis a suspendu sou cours.L ne sont pas universellement employées par tous ceux qui sont affligés d\u2019une manière quelconque, d\u2019une digestion difficile, est que bien des gens paraissent croire que, parce que une médecine est annoncée ouveudue dans les pharmacies on est protégée par une marque de commerce c\u2019est un humbug, tandis q\u2019uune matière de vérité, tout pharmacien observateur, sait que les Tablettes de Stuart contre la dyspepsie ont guéri bien des gens de l\u2019indigestion, le cceiu bi ûlé par uue ardeur excessive, la prostration nerveuse et un état comateux, généralement mieux que tout remède patenté et que les prescriptions des médecins réunis ensemble pour les maladies de l\u2019estomac.u TuyiiO £06 U» fAfWPri A5A ISS COXTRSIBB BE St-HYACTNTHE.n MA BS 1903 Le Courrier de Saint-Hyacinthe Jmal Bi-HeMomadaire JT«t imprimé et publié, en la Cité de St-Hyacinthe, rue Cascades, No 213, par J.dk L.Taché, domicilié en la dite Cité, de St-Hyacii the.ABONNEMENT 91.00 par an, Canada et Etats-Unis.U abonnement ht* du 1er et du 15 de chaque ruais.Tou1 année '.ommenc e se paie en entier.ANNONCES Prs aière insertion.10 eentms la ligne.Insertions subséquentes.5\t\u201c\t\u201c A, is de Naissances, Mariages et Décès, 26 centins chaque.A vis spéciaux .10 centins la ligne.Annonces à loug term- ,tarif spécial.(Suite de la 1ère page) M.le Dr Grignon !\u2019a dédié aux ministres de l\u2019agriculture d\u2019Ottawa et de Québec.Il est désirable que ces départements prennent les me* cessaires pour le mettre gratuitement aux mains de notre population agricole, comme celui de M.Gaston de Montignv,auquel ce traité de méde-ciue vétérinaire est bien supérieur comme renseignement.Eu atteudant que nos gouvernants te mettent à la tête de ee mouvement, tout le monde peut se procu-îer le livre tn question, moyennant cinquante centins, ou un bon postal de ce montant, envoyés à M.le Dr Gi gnon, Ste Adèle, eomtéde Terrebonne.ETUDES Publiées par les PP- de la Compagnie de Jésus PARAISSANT LE 5 ET 20 DE CHAQUE MOIS Sommaire du Numéro Au 20 février 1903 1.\u2014La Carrière, Faits ; ouveaux.Orientation nouvelle, par Maurice Blanchard.IL La Nouvelle Législation scola re en Ang'e-terrc, pa Joseph Boubée.III.\t- L\u2019Enseignement libre.Notes et Souvenirs (rixièm ai tide et fin), par Paul Ker.IV.\t\u2014La Condamnation du livre de M.Loizy \u201c L\u2019Evangile et l\u2019Egl se par Joseph Brucker.V\u2014\tChoses de l\u2019enseiguemeut et de l\u2019éducation, par Joseph Burnichon.VI\u2014\t\u201c L\u2019Italie des Romantiques \u201d, par Pierre Suau.V4I\u2014Revue des Livrrs.VIII.\u2014Notes Bibliographiques.IX\u2014Evénements de la quinzaine.\t« REVUE CANADIENNE SOMMAIRE Pages T.A.Bernier.{?Desavantages que la Religion Catholique procure aux individus et aux peuples.\u2014II\u201d.225 A.Leglaueur.\u201cMary* Konopnicka\u201d.234 Maiyt BAnopnicka.\u201cLa mère B mas\u201d.250 L.A.Pru dhomme.\u2018-Les premier Aborigènes du Manitoba et du xNord-Ou st\u201d.202 Louis Dantin.\u201cEmile Neiligau et s n œuvre\u201d 227 A.B.Routhier.\u201cQuébec.-Sou si e incomparable\u201d.283 Paul et Victor Margeritte.\u201cDans les Alpes \\\t(3e partie)\u201d.289 C ouille B l aigne.\u2018Sîlhouett s de Music eus\u2019 311 Thomas Chapais.\u201cA travers les faits et les œuvres\u201d.319 ILLUSTRATION E.Munier.\u201cLa prière du matin\u201d.Prix de la livraison : 25 cents.Indépendance dn parlement (Du Rappel) Les libéraux, lorsqu\u2019ils étaient dans l\u2019opposition, proposaient des motions pour décréter que pas un député eu pouvoir de mandat ne pouvait aecopb-r une übmination du gouvernement.- Or,jamais marchandage plus éhonté des places et des mandats de dé putéa n\u2019a été commis que depuis i avènement des libéraux au pouvoir.Voici, à titre de document, une liste bien incomplète de membres de la Ühambte des C inuinues qui out été nommés à des pital G înéral.Oq ne connaît pas bien la cause de l\u2019incendie ; ou croit que le feu a été communiqué par uu petit poêle.Du \u201cMontréal\u201d il ue reste que la charpente eu acier.Le navire était encore en la possession des-constructeurs, les Bertrams, de Toronto, et n\u2019était pas iivré à la compagnie.De» assurances couvrent ia parta du batiment.Sorel a un nouveau juge : depuis 7 mois que le district de Richelieu eu est privé, c\u2019était frire languir les aff tires; «le ce district bien trop longtemps.Le choix des ministres est toai-M [A suivre sur la ée page) t mà*» To Cure a Cold in One !>ey Take Laxative Bromo Quinine Tablets, m p™ £ Seven Million boxes sold in post 12 months.\tThis Signature» v£fc Sfr'jCfar Cures Grip iss Two Days.on every box.25g. DE OOTJBBI1K B® ST-HTAOINTH&, îi M ÀÏtS 1903 NOTES LOCALES \u2014La fête de St Thomas d\u2019Aquin a été bien imposante, samedi, à l\u2019église de la Paroisse.M.l'abbé Bros-seau, a pronorcé un éloge du grand Saint : son panygyrque a été nue pièce oratoire de mérite.L\u2019assistance était nombieuse.\u2014Vous trouvMt z nu grand choix d\u2019indiennes, mousselines, Lawn pour robes < h z 18 m.\tBrousseau & fils.\u2014 M.Dubi ûle et M.Authier sont de nouveau sur les rangs p -ur la prochaine élection municipale.\u2014Le plus grand choix de tapis, prélarts, rideaux est élu z 18 ai.\tBrousseau & fils.\u2014Melle Helmina Berthiaume, de B Hugues, était lundi en promenade chez M.Larivière, de cette ville.\u2014Nous tenons toujours un grand choix de lingeries pour Dames.18 m.\tBrousseau & fils.\u2014Un grand nombre de prêtres du voisinage sont venus, lundi, célébrer à St Hyacinthe l\u2019anniversaire du sacre de Monseigneur Maxime Decelles U y eut messe solennelle à la cathé drale et uu banquet auquel prirent p*rt les nombreux assistants.\u2014Monsieur le notaire H.Gélinas, de St Hugues, était en ville lundi.\u2014Jeudi dernier, le contrat entre la cité et la compagnie Ames et Holden, de Montréal, au sujet de la ven te de la propriété Séguin & Lalime, a été signé définitivement.\u2014La Oie.du Gaz, Electricité et Pouvoir fera l\u2019installation électrique à l\u2019intérieur des bât sses à raison de 20 et 25 eentins de l\u2019heure ou de deux dollars par jour, et u\u2019emploiera que des hommes absolument compé tents en ce genre d\u2019ouvrage.31 mai \u2014A la session du conseil, ven dredi soir, Sou Honneur le maire présidait, ayant à ses côtés MM.Ducos, Chenette, Gemme, Perrault, Morison, L.P.Morin, Ls Lussier et E.Morin.M.le greffier lut le rapport des délibérations du dernier conseil ainsi que le résultat du travail des pom pes.La Cie des Pouvoirs Hydrauliques offre à la corporation de lui vendre quelques instruments.R Gré au comité d\u2019éclairage.On agit de la même façon pour une lettre de M.Cross, qui off e de la pierre à trot toir : le comité des chemius eu déci dera.Le comité de police avisera an sujet d une lettre de M.Bélair qui demande ou i! pourrait se tenir un endroit commode pour opérer le commerce d\u2019échange de chevaux ; ce monsieur offre de payer les taxes que le conseil ordonnera.On a éb taché qn ique peu la pro position \tAtwell Williams fit autres f redev cura aie lui A,.Les xcFarlane .vente et a, Charles S.At André daus il.Acte lui en i 1849 par devant aire.\t¦ a 1 vagiTJ-ay - vvuii»âv .réarme et vint auprès et dit Lajoie pour en œment.Mais le feu de .vait détruit la maison et âgé la ferblanterie qui d\u2019ha-juisait au soleil sur le perron boutique, ne lui permit pas de j ses paiements.JEn novembre 1856 par acte devant D.Désilet, notaire, Burroughs fit un marché avec Lajoie par lequel ce dernier lui donnait deux billets pour arrérages d\u2019intérêt et acompte sur des paiements échus ; il lui donnait de plus une hypothèque sur une terre qu\u2019il avait eue de de son père, se réservant le droit de remettre le terrain sous trois mois pour avoir sa quittance, s\u2019il le jugeait bon.P.Lajoie fils s\u2019obligeait aussi à faire disparaître l\u2019hypothèque qu\u2019avait son père sur cette même terre pour assurer à Burroughs le paiement du montant qu\u2019il venait de lui garantir.Mais il parait que le père Lajoie ne l\u2019entendait pas de même, et alors le fils fut contraint de faire avec Burroughs un antre marché qui fut la remise du terrain pour avoir sa quit- 1 Par acte du 8 mai 1852 passé devant O.Désilets, notaire, P.Lajoie fils remit à Chs Burroughs le terrain qu\u2019il possédait sur la rue Cascades, stipulant que 7 pieds en avaient été vendus au maire et conseil de ville pour l\u2019élargissement de la rue.Par le même acte il avait quittance de son prix d\u2019achat.1\u2019em r» lacement avait transporté sa boutique dans une bâtisse érigée snr l\u2019emplacement au coin des rues Cascade et St Hya» cinthe.\t.Ce Pierre Marcelot dit Lajoie, ferblantier, était le fils de Pierre Marcelot dit Lajoie cultivateur de la paroisse, propriétaire de la terre appartenant aujourd\u2019hui à J.ÏL Lemieux.Le père Lajoie est mort frappé par uu bœuf qui lui planta sa corue dans un endroit qui n\u2019était pas fait pour ça.P.Lajoie fils était marié à Luce Talon dre Lespérancequi l\u2019aida beaucoup dans so a métier.Elle se tenait à la boutique assidûment et fonçait autant de chaudières et de terrines que lui même.Hile est morte dans la maison de briques à deux étages où sont aujourd\u2019hui les bureaux d\u2019aff tires du journal de l'Union.(A suivre) ?L fi ÜV 5 ¦ :-Guérit les bébés H.i.p UKMÎL de Coliqt!ei aVs- -enterie.dentition douloureuse, etc.\u2014Procure i r sommeil, Eu vente partout 25t.la boutëttl* $4?mibmmu\tn nkm im N«mt «t Adret«es -DES - Maisons d'Affaires RECOMMANDABLES \u2014 DE ST-HYACINTH' E.BISSONNET & BRODEUR Marchands-Tailleurs et merciers, 169 rue Cascades.C.E.BRODEUR Ferblantier-Plombier, 277 rue Cascades.JOB.BRODEUR k CIE., (J obber») Marchandise* «èckes et Epiceries.Gros et Detail.228 et 234 rue Cascades.S.BOURGEOIS k CIE., Magasin-Général, Place du Marché.BROUSSE AU k FILS Marchandises sèches et Nouveautés, 63 et 67 rue St-François.B.BÉLANGER Marchand de Chausames, Cuir.Cordonnier.Sillier et PAGÜNELO FRÈRES Importateurs de Provisions, Epice ries, Vins et Liqueurs.RAYMOND & FRERE Magasin-Général, 228 rue Girouard.J.H.RICHER Barbier-Coiffeur, 217 rue Cascades, Porte voisine du Courrier.J.C.RAYMOND Marchand de Pianos, Musique en feuilles e1 lus-truments de toutes sortes.Accordeur de Pianos* 237 rue Cascades.C.ROULEAU & FILS Charbon et Bois, 7 rue Laframboise.CHS.G.RACICOT Marchand de Grains, Farines, Son, Gru, Moulte, etc.110 rue St-Antoiue, Place du Marché LE vm DE g U WINE DE CAMPBELL FOftTIEIB LA Compagnie F.X.BERTRAND (Successeur de F.X.Bertrand.) Et Constructions Mécaniques.Engins et Chaudières à vapeur, stationnaires et portatifs, Turbines à Eau, de toutes dimensions.Outillages de Moulins à Scie, à Farine, à Carde, Machines à travailler le bois.Machines à faire le bardeau, et les boîtes à beurre et à fromage.Fournitures d\u2019Aqueduc, de Beurreries et Fromageries, Pompes, Bornes Fontaines, etc.Ouvrages de Fonderie et Réparations de toute sortes.GEORGE ST-JEAN Marchand de Journaux,'Revues, Chansons et Chansonnier.-, etc.Coin de» rues Cascades et Mondor TRAHAN & McNULTY Marchandises et Nouveautés.Patrons \u201cStanda Enseigne de la boule Rouge, Place du Marché.JUHEMINS DE FER 132 rue Cascades.U.BEAUNOYER Peintre*Entrepreneur.Magasin de peinture, Tapisseries, Ferronneries, etc.95 rue Cascades.Téléphone 237.SAUL CADORETTE Restaurateur, Coin des rues Cascades et Ste-Anne.EDOUARD CHAUSSÉ Artiste-Sculpteur Monuments Funèbies *n Marbre et en Granit.269 rue Cascades.CASAYANT & FRÈRE Facteurs d\u2019Orgues DUSSAULT & LAMOUREUX Fondeurs, 4 rue St-Hyacinthe.J.B.DAIGNEAULT k CIE., Epiceries, Vins et Liqueurs, 229 rue Cascades.L.J.OSCAR FONTAINE Professeur de Musique 113 rue Girouard.\u2014 Tel.296.FRS.GERYAIS Marchand de chaussures, 212 et 214 rue Cassades.GRÉGOIRE & FRÈRE Epiceries, Vins et Liqueurs, 37 rue Cascades.HUETTE & THERRIEN.Tel.138 Ferblantiers-Plombiers et Couvreurs, 68 rue St-8imon, Place du Marché.E, LAMARCHE Routier et Opticien Eta&fê en 1882.153 rue Cascades.J.E.LANOIE Chapelier et Manchonnier, (Bloc Martel).No 179 rue Cascades.Les trains laissent St-Hyacinthe tous les jours comme suit : C.P.R.\u2014Allant à St Hugues,etc, 42.10 et 7.50 P.M.Allant à Farnham,etc, : 8.15 À.M.at 4.05 P.M.Gi.T.R.\u2014 Allant à Montréal,6.05, 7.20, 11.45 A.M., 5.35 P.M.Allant à Acton, etc, : 9.14 A.M., 5.35, 9.23 P.M.I, C.R.-Allant à Montré il,5.35, 9.14 A.M., 5.05, 8.30, P.M.Allant à Drummond vil le : 1.10, 8.55, A.M., 1.15, 6.00, 9.00 l'.M fAGHE&DËbÂUTELS -NOTA [R?S- fb®ts d\u2019argent a oon > Bue ST-DENIS, S i IONS EAOIIiES RYAC1NTHI N.B.\u2014M.Désautels continuera toutes lesoffai Ms du bureau de M.Taché en t absence de ce der He l.TACHE.- .I0S.fl.BESA11TEU Lussier & Gendron JA V O G A T S 76 Rue Girouard, *\t\u2022\t- St-Hyacinthe La.Lussier.L.A.Gendron.LL.b S.CARREAU No 7, Rue du Palais, St-Hyacinthe AGENT D'ASSURANCE SUR UE* EU : Sun ; Liverpool Je London me et pre que souriante.Il avait rep ris son travail et s\u2019y adonnait avec une - ardeur fébrile : \u201c la Chasse au sangl ier\u201d était presque terminée, et la co.mtesse, cette fois, ne trouva point que le- *-chêne ressemblât à un orme.Elle e.ta^t tou^e radieuse du succès de son je \u2019une Pa rent, et le comte restait en devant le portrait de Clod; \u201c coiffait\u201d le sanglier de l\u2019air farouche qu\u2019ait jamais eu un vingien.L\u2019étonnement du comte et comtesse devait être plus grar, core.Une lettre du notaire d* extase on qui le plus Méro- de la fd en-e Châ- Les tableaux du recensemeufc de 1901 sur l'origine natiouale des ci toyens du Canada comparés avec les tableaux du recensement de 1871 ae disent une augmentation de la po pulation plus grande pour les français canadiens que pour les anglais canadiens.Le même fait existe pour la popu lation catholique romaine à l\u2019égard de la population protestante.Voici le tableau comparatif : Population totale.Catholiques romaiuâ, Nou-eatl;ohques.1871 1,191,516 1, 19,8;10 171,616 1901 1,648,898 J ,429,-60 219,638 Le Pyramid Pile Cure, le Seul remède connu, comme efficace contre les Hémorrlioïdes.Une boîte d\u2019essai, envoyé gratui.tement par la malle à n\u2019importe qui atteint de cette maladie, qui oous enverra son nom et son adresse.Le Pyramid Pi\u2019e Cure est garanti guérir n\u2019irnporte quel cas d\u2019hémor-rhoïde8, qu\u2019elles causant des déwan.g-aisons, qu\u2019elles saignent, qu\u2019elles soient radiées en dedans.N\u2019importe quels cas d\u2019hémorihoï.des ou d\u2019ulcères au rectum, sont guéris promptement et d\u2019une manière permanente.En 1871, les catholiques i ornai ns composaient.85^- p-.r cent de toute la population ; eu i96L le taux était de 86 pour cent.L\u2019augmentation durant les 30 dernières auuées a été de 40 pour cent, alors que celle des non catholiques n\u2019a été que de 28 pour cent.Voici les chiffres des principales dénominations protestantes.\t1871\t1901 Anglicains\t\t.62,449\t81,563 Presbytériens\t\t46.165\t58,012 Méthodistes\t\t.34,102\t12,014 Baptistes\t\t.8,686\t8.480 Cong\u2019 égatîoualistes\t.\t5,210\t5,173 Adventistes\t\t\t.\t3,150\t3,079 Les anglicains viennent en tête, avec un progrès coustant ; les près bytériens suivent et après eux, les méthodistes.Ces trois sectes sout assez nombreuses ; les autres sectes restent stationnaires avec un chiffre relativement, bas.Dans la colonne des non catholiques, sont compris les juifs dont le nombre augmente aussi.En 181, ils n\u2019étaient que 519 en Canada.B i 1901, ils étaient 7,198 dont 6,500 sont à Montréal.Outre les dénominations qu\u2019on vient de lire, il y avait encore dans la Provinc-', fn 1901, 50 Memnomtes, 215 G ecs, 1,642 Luthériens, 587 Frères, 17 D -cipies, 292 soldats de l\u2019Armée du Silut, 59 Amis ou Qua ke s, 3 Mor mons, 5 paï ns et 3,611 non classifiés.La province de Québec est en grande partie peuplée par des ctfilio liques, ceci résulte d\u2019un coup d œii sur la statistique.Par exemple, à Ces remèdes sont faits sous forme de suppositoires et ne contiennent absolument rien qui puisse causer quelque douleur même la plus légère : ils sont astringants, antisep-, tiques et consolidants, et peuvent êrre appliqués par la personne elle, même, privémeut, h ia m tison, sans qu\u2019elle soit obligée de subir de la part d\u2019un médecin, un examen r-m barrassant, indélic l et dispendieux .< t 8; ns qu\u2019elle passe par les tortures d\u2019une opération chirurgicale queue procure, tout au plus, qu\u2019un soulagement temporaire.Le traita ment d\u2019essai que nous vous eu voyons par la malle gra tintement vous produira un sou lagemeut instantané s\u2019il est suivi promptement par l\u2019esage de Pyramid Pile Cure, que tout pharmacien vous vendra moyennant 50 contins la boîte ; votre argent sera remboursé si voire guérison ne s\u2019opère pas.après avoir fait l\u2019usage de la moitié d\u2019une pleine boîte, et qu\u2019il soit apparent, que vous ne guérmz pas comme vous le désir* z.Si vous préferez f lire venir le remède directe ment de chez nous, nous vous l\u2019enverrons par la malle, dans nu paquet bien rempb, sur té 'option de votre argent, : Pyramid Drug Co., 116 Main., Sr., Mar.-hall, Mich.teau la VaHière vint annoncer au comte que le prix de la Lizardière serait versé le dimanche suivant entre les mains du m .rquis, et il priait ce dernier de venir en son étude pour signer les actes, en même temps que rviue Deaormes.CIiTisrlane et son mari craignaient un nouvel accès de tristesse pour Jean ; tout au contrai re, il reprit cette nouvelle presque avec satisfaction, et il demanda à son cousin et sa cousine de l\u2019accompagner ponr l\u2019accomplissement de toutes ces formalités.\u2014Le voilà enfin raisonnable, dit tout bas M.de Chazé à Christiane.\u2014Attendons ! \"répondit ia corn tess?.Le dimanche, Jean, accompagué de M.et Mme de Chazé, se rendit au rendez vous que leur avait donné le notaire.Iis y trouvèrent M, Désormes, sa fille et son fils Raoul.\u2014Nous sommes arrivés avant l\u2019heure, dit M Désormes, parce que j\u2019ai dû envoyer ma voiture à Saint Paterne, ou elle prendra M.Frédéric Ltgrand qui revient de Tours et qui doit s\u2019arrêter à cette station ; il vien dra nous chercher ici pour retourner avec nous aux Bruyères.En vous attendant, j\u2019ai examiné les -actes, qui sont en règle; il n'y manque que les signatures.Les signatures furent cch^ng(4es Jean s\u2019était incliné sans mot dire en prenant la plume des mains de Ray- \tLa Clôture eu fil Métallique tissé de Page.Avec ses courbes continues (non pas gaufrées) est la meilleure gardienne de bétail qui soit faite.Le fil métallique No.7 de Page soutient une tension\t \t\t \tde 3,000 lbs\u2014du fil commun No.7 n\u2019en soutient que 1,700.Du fil commun ne peut être courbé\u2014 il se redresse de nouveau\u2014il ne possède pas une\tWSi \ttrempe de ressort\u2014celui de Page la possède.\t \tLa Page Wire Fence Co., Limitée lia\t \tWalker ville.Ont., Montreal, pué., St.John, N.B.\t monde, mais quand M.Désormes eut déposé sur la table, devant le notaire, un portefeuille contenant cent mille francs en billets de banque, Jean, avec un calme parfait prit la paro\u2019e.\u2014 M.Dubois, ayez l\u2019obligeance maintenant de préparer un nouvel acte par lequel je fais don à la ville de Château la VaHière d\u2019une somme de ioo,ooo francs, à la charge par elle de faire bâtir un hospice qui s\u2019appel lera l\u2019hospice de Lizardière.Ce fut une exclamation générale, dominée par la voix tonitruante de M de Chazé : \u2014Il est fou, mon cousin I il est fou ! \u2014 Monsieur le marquis, dit M De sorme, permettez moi, en faveur de mon âge, de faire une observation.,.\u2014Elle serait inutile, monsieur.Je n\u2019ai pas l\u2019eabitude d\u2019accepter ioo ooo franc», et plus, pour ce qui n\u2019en vaut pas ioooo.\u2014Mai», au moins, ces 10,000 francs-U, gardez les.f \u2014Non, monsieur, si je les gardais, c est comme si je vendais la Lizer-dièie de mon plein gré ; j\u2019aime mieux la donner aux pauvres.D\u2019ailleurs, c est le hasard seul qui en a fait mon ter le prix si haut, un ha»ard que je ne m explique pas bien.Si j\u2019en pro fitais, ce ne s rait pas même ce qu\u2019on app lie une bonne affa re, ce serait une vilaine, devant ma conscience au moins.\u2014Alors, cria le comte, je t\u2019ai conseillé une vilenie, moi ?\u2014 Non.mon cousin, mais vous m\u2019avez parlé selon la sagesse vulgaire ; pardonnez moi si j\u2019en ai une autre.\u2014Jean a raison, mon ami, dit a son tour la comtesse ; si sa conscience lui inspire ce qu\u2019il a fait, ce n\u2019est pas à nous de l\u2019en blâmer.Monsieur Dubois, préparez l\u2019acte d?donation.Pendant ce colloque si animé, Mlle Raymonde n\u2019avait pas piononcé une parole.Seulement, elle était devenue toute pâ e.Quand le nouvel acte fut termine et sîgné par Jean, M.Dubois offrit a ses hôtes de passer dans la salle à manger où Mme Duboi- avait préparé une collation.Mile Raymonde et Christiane acceptèrent, mais les homme-; préférèrent aller danslejardin se livrer aux charmes du cigare.Is étaient assis sous une tonnelle de clématites, fumant et causant, lorsqu on entendit le bruit d\u2019une voiture, e6 peu d\u2019instants après, M.Frédéric Legrand entra dans le jardin.En aper- cevant le jeune marquis, il eut un singulier sourite que celui ci remar qua.\u2014Monsieur Legrand, lui dit il avec politesse mais d\u2019un ton ferme, ai je eu le ma\u2019h ur de vous déplaire, que vous me regardez de la sorte ?(A continuer) 0446 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.