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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 23 septembre 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1905-09-23, Collections de BAnQ.

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[" 52e Année No 3786 SERIE COMPLETE St-Hyaointiie.23 Settemhhe 1905 Paroles vengeresses Il énonciation | On attendait avec uue sanglante J certaine anxiété rassemblée de Montmagny, organisée par M.Laverguo, député libéral, pour rendre compte do sa conduite parlementaire, et à laquelle M.Henri Bourassa devait aussi parler.Ceux ci, accompagnés de M.Paquet, représentant du comté de ]'Islet, ont prononcé d© réconfortât», tes paroleB au sujet de lu question scolaire du Nord Ouest.Cu point, mis en lumière surtout pir les deux seuls députés libéraux qui aient tenu une attitude convenable au cours des débats, c\u2019est la lâcheté de leurs collègues minis té\u2019 rids.D\u2019après eux, cette conduite traîtresse est la cause de toutes uos pertes, comme Canadiens et catholiques.Voici il cet ég;#rd un intéresrant passage du discours de M.La vergue.Après avoir exposé la situation crééo dans le cabinet par la démission de M.Siftou M.Lavergne cou-tinue : 11 M.Laurier accepta sa démission, et voulu résister, mais M.Fielding protesta à sou tour contre la législation soumise ; puis lo parti cotiser vateur anglais se laissa entraluer à Ja suite des fanatiques.Alors Sir Wilfrid Laurier vint trouver sou parti et lui avoua qu\u2019il fallait céder ou tomber.44 Je ne crois pas, dit M.Lavergne, que M.Laurier fût tombé.Eu tous cas, 11 serait arrivé ceci : ou bien la loi eût été votée, justice eût été rendue aux catholiques et la réputation de M.Laurier aurait été grandie.Ou bien M.Laurier aurait été battu en Chambre et il en aurait appelé au peuple.Je suis couvaiucu que la majorité du pays aurait approuvé sou attitude ; ou biou eucore, M.Laurier serait tombé et M.Borden, s\u2019il eût réussi à former un cabinet, ?At été obligé, tôt ou tard, de rendre justice à la minorité.41 M.Lavergne explique ensuite Reflet de la législation adoptée, montre d\u2019après l\u2019aveu môme du ministre de la justice et de M.Laurier, que les catholiques sout privés de leurs écoles, et il demande ce qu\u2019il arriverait si la proviuce de Québec faisait la môme chose pour la minorité protestante ici.41 M.Lavergne attribue toute la responsabilité de la défaite subie par la race cauadieuue-française au manque de courage et do fierté do la députation de la province de Québec.41 Si, dit-il, lorsque Sir Wilfrid Laurier a manifesté son iuteution do céder, ses partisans de la proviuce de Québec lui avaiout dit qu\u2019ils ne Je snivraieut pas dans sa retraite, fort de cette attitude, lo premier ministre se serait retourné vers ses collègue anglais et leur aurait facile ment démontré qu\u2019il valait mieux, dans l\u2019iutérôt mémo du parti, maintenir le principe que la Chambre avait, déjà voté par une majorité de SI voix.Que la minorité ait été sacrifiée, rien ne le prouve mieux que cet argument du parti libéral anglais, disant aux conservateurs : pourquoi nous chicaner, vous qui voulez abolir les écoles séparées, quand pratiquement, nous les abolis sons avec l\u2019amendement Biflou \u201d.ygj M.Lavergne demande ensuite à ses électeurs s\u2019il a b.eu fait do préférer la justice aux avantages du pouvoir.Et l\u2019assemblée l\u2019applaudit.A lire aussi cette importuuto déclaration do M.Bourassi sur lo mémo sujet : 41 Pouvait-il résister Y dit-il, parlant de M.Laurier.Là est la question.J\u2019ai suivi de près les événements, et pendant trois mois, if ne s\u2019est pas passé de jours que je n\u2019aie cousé de la qnestiou avec le premier ministre.\u20224 Et je no crains pas de (lire que si M.Laurier a reculé, c\u2019est parce que la majorité de la province de Québec ne s\u2019est pas moutrée à la hauteur de son devoir ; c\u2019est que les députés ont préféré le pouvoir et io patronage à la justice, le pécule per-souuel et l'ambition individuelle à la liberté pour leurs frères.44 Je 'connais lo premier miuistre depuis longtemps, et bieu que jeune eucore, j\u2019ai fait de nombreuses luttes sous son égide et je suis encore à lui demauder une seule faveur.Mais j\u2019ai isH\u20acZ d\u2019affection pour le premier ministre pour désirer le voir entrer de plein pied dans l\u2019histoire plutôt que de le forcer, comme l\u2019a fait une majorité servile, A s\u2019abaisser jusqu\u2019aux exigences étroites d\u2019un groupe de fanatiques.\u201c Les amis de M.Laurier no sont pas ceux qui lui ont conseillé do COURRIER HYACINTHE Septembre '05 No 192 SAMEDI, 23 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.s'abaisser, de s'humilier et de céder les droits des bious, pour conseivcr le pouvoir.\u201c Chacun a sa m inière de prouver son affection.La notre est d\u2019appuyer nos chefs i>l il tôt que de les déserter ±u moment critique.4\u2018, Il en est.d\u2019un ch\u201cf comme d\u2019un général.Quelle quo soit su force et bon talent, si le moment de la bitail le arrive, ses soldats l\u2019abandonnent, il ne peut pas remporter la victoire.\u201c J\u2019allirme que la majorité de la députation ang aise était prête à nous rendre justice.Un député anglais me disait un jour : \u201c Le gou veruoineut a raison de vouloir rendre justice suivant la constitution, mais puisque ce sont vos ministres et vos députés qui cèdent, que vou-h z vous que nous fassions \u201d.BitnoHou douloureuse pour notre race et pleine de honte pour ceux qui l\u2019ont fiito î Voilà deux députés qui accusent tout huit, devant toute la provine-, leur* collègues ministériels d\u2019avoir trahi la nation cumuli enne et la foi catholique en préférant leurs mesquins intérêts à la justice de la cause et au bieu des.leurs.A ces traîtres, il no reste plus d\u2019autre réponse que celle do leur aîné : 41 Eli ! suis je lo gardien de mon fi ère 1 \u201d Et toi [ Ce qui perce le plus à tra-aussi ) vers les dénonciations indignées des deux politiciens, c\u2019est leur ménagement à l\u2019égard de la personne du chef libéral.C\u2019est leur droit d\u2019admirer Sir Wilfrid.M.Lavergne, en bon fils politique, no voit M.Laurier qu\u2019à travers le uiirago des beaux sentiments qu\u2019il lui attribue.Touchante piété filiale ! Pour M.Bourassa, c\u2019est un peu la môme chose.S r Wilfrid fut élevé à l\u2019école et d'après les principes de son aïeul, le 'fangueux Papineau.Aux yeux de M.Bourassa, Sir Wilfrid jouit presque de la môme prérogative que le souverain aux yeux de so9 sujets ; eu regardant son chef, il est toujours tenté de s\u2019écrier : 44 The king eau do no wrong ! \u201d\u201444le grand homme no peut mal faire î \u201d Les preuves les plus palpables do faiblesse no semblent pas pouvoir détruire ou môme diminuer cette haute admiration qu\u2019à M.Bourassa pour son chef.Aussi reste t-il iu-complet dans la distribution des responsabilités de ce malheur national.Pour l\u2019amour de la vérité historique autant que de la justice, H est nécessaire que Pou fasse ici la part de ch ic:un.Tout le monde bien avisé reconnaît aujourd'hui que la veulerie et la mesquinerie de la dépptation canadienne ont joué daus cette inoubliable trahison un rôle prépondérant.Mais de là à dire que Sir Wilfrid demeure iudemne, a acoompli son devoir, il y a loiu.C\u2019est ce que nous alloua démontrer par les propres paroles du grand fétiche.On ue saurait trouver son intention mieux formulée ni plus fortement arrêtée que dans sa lettre adressée à un disciple de George Brown en date (lu 3 mars 1905 : \u201c Ottawa, 3 mars 1905.Cher monsieur, U il J\u2019ai l\u2019honneur d\u2019accuser réception de votre lettre en date d\u2019hier, à laquelle je m\u2019empresse de répondre.41 Je suis heureux que vous me soumettiez vos vues, et puisque vous ôtes nu vieil ami et un disciple de George Brown, je puis faire appel contre vous-même en cotte occasion, car j\u2019ai l\u2019autorité de ce grand nom, George Brown lui même, en faveur du principe de la clause d éducation intro\u2022 duitc dans le bill que j'ai présenté.Puisque vous vous êtes occupé activement à rapporter les débats de la Confédération, personne no connaît mieux que vous hous quelles conditions s\u2019est faite l\u2019union.Vous savez encore mieux que moi que la Confédération a été un compromis sur plusieurs questions, et qu\u2019il eu a été ainsi spécialement sur l\u2019éducation.44 Vous vous rappelez les débats do la couférenoe de (i lébec, et qu\u2019alors beaucoup d\u2019appréhension existait chez les protestants anglais de lu proviuce de Québec sur lu sécurité do leurs privilèges cu matière d\u2019instruction aux mains de la majorité de la proviuce.Vous vous rappel* z qu\u2019Holton à combattu pour la sécurité du système des écoles séparées dans Qoéb* c ; vous vous rappelez aussi que Gall a également combattu, et que comme compromis il fut convenu, dans les résolutions de Québec qui vous sout familières, que duns les proviucos d'Ontario ot de Québec, les autorités pioteatintes et catholiques auraieut leurs systèmes d\u2019écoles séparées.Vous vous rap- pelez que G ilt ne fut pas même satisfait de cela, et que pour se rendre aux vues de boauroup d\u2019autres, lu section 13 entière de réso\u2019utious do Québec fut refaite, ot deviut la section 93 de l\u2019acte «le l\u2019Amérique Bri-taunique du Nord.44 Par cette section il est prévu : 44 93 \u2014 Daus et pour chaque province la législature peut exclusivement faire des lois relativement à l\u2019instruction, sujettes et suivant les prévisions suivantes : 41 (1) Rien dans telle loi ne devra préjudicibusement affecter aucun privilège concernant les écoles dé-nominatlonelles, que toute classe do personnes détient par la loi dans la provinco 44\u2014au moment de l\u2019union\u201d.44 Si l\u2019Alberta ot la Saskatchewan avaient été admises daus la confédé ration eu 18G7 au lieu de 1905, pen sez vous que Gftorge Brown les an mit traitées différemment des provinces d\u2019Ontario et de Qnébeo T 44 NVst-il pas raisonnable que les privilèges de la danse 93 doivent s\u2019appliquer à ces nouvelles provinces du moment que le même étst de choses existe comme dans Ontario et Québec î J\u2019ai donné plusieurs années «le ma vie à compléter l\u2019œuvre de la Confédération.Je trouve qu\u2019il y a des passions, en 1905, comme il y eu avait en 1807, et pour accomplir une tâche je dois faire appel aux règles couchées dans l\u2019acte de la Confédération lui-même.Si je faillis en cola, ma tâche sera simplement désespérante.44 Allons encore plus loin.Z/m pression prévaut que les écoles séparées, (elles que prévues dans le bill, set ont des écoles ecclésiastiques.Ceci est une erreur.Ce que vous appelez écoles séparées dans ce cas ici n'est pratique meut que des écoles nationales.Voici la loi des territoires du Nord-Ouost à l\u2019heure qu\u2019il est.44 Tous les professeurs doivent subir un examen et avoir un certificat du bureau de riustruction publique ; tontes les écoles doivent être soumises à l\u2019inspootiou d\u2019inspecteurs nommés par le bureau de l\u2019instruc-tiou publique, tous les livres ou usage dans les écoles doivent avoir été approuvés par le bureau de l\u2019instruction publique ; toutes les affaires séculières seut bous le contrôle du bureau de l\u2019instruction publique ; tout enseignement doit être donné eu langue auglaise ; à 3 heures 30 minutes l\u2019instrnutiou religieuse pour être donnée aux enfants suivant certains règlements faits par les commissaires, mais la présence des élèves n\u2019est pas obligatoire.44 Trouvez vous quelque chose à repioudro à cette dernière clause t Ne croyez-vous pas que ce que vous appelez 44 Ecoles Séparées ue sont en réalité que des Ecoles Nationales.\u201d 44 La grande objection aux écoles séparées c\u2019est qu\u2019elles diviserout notre peuple, mais si la môme éducation est dounée dans ce que uous appelons les écoles séparées comme dans toutes les autres écoles, je ne vois pas l\u2019objectiou qu\u2019il peut y avoir à uu tel système.Je traite oo sujet avec lo môme esprit qui auimait les chefs du parti libéral lorsque j\u2019étais jeune étudiant à Montréal, et que l\u2019ou discutait de la Coufôdération.Je vous serais très obligé si vous examiniez attentivement la question, et si vous me favorisiez eucore uue fois de vos vues, 44 Votre tont dévoué, 44 Wilfkid Laurier.\" Est-il pofls.ble de conserver des doutes sur les vues de Sir Wilfrid après des déclarations aussi claires, à l\u2019effet de calmer un enuemi des institutions catholiques et françaises T MM.Bourassa et Lavergne n\u2019ont dû jamais lire cette trop révélatrice meesive.Au reste, ces déclarations surprennent-elles après le règlement si fautif do la question scolaire maul-tobaine.*\u2022 Chfta.i(z le naturel, il revitnt au galop,\u201d disait l'autre.Sir Wilfrid qui s\u2019est toujours enorgueilli, môme depuis le (léixeuti quo lui a envoyé Léon NUI dans l\u2019encyclique 44Affari vos\u201d, do la mauière dont cette question avait été décidée, pouvait-il, sans se dédire d\u2019une façon flagrante, adopter ici uu procédé différent î \u2022 Ses amis, en dépit do tout le mal qu\u2019ils se dounont pour exonérer leur chef de ligne, ue parviendront jomais à laver l\u2019odieuse tache dout il s\u2019est délibérément convert, et derrière laquelle il restera daus l\u2019Histoire.Est-il raisonnable de croire qu\u2019un chef qui jouit d\u2019un contiôle iucou-testé sur une majorité d\u2019au-delà de quatre vingt partisans avant tout attachés au i at rouage n\u2019ait pu, au bénéfice d'une question capitale comme celle ci, faire mouvoir son armée de manière à remporter uu succès complet î On ne fera jamais admettre cette absurdité aux gens qui s\u2019accordent un instant de rétlexiou.I CE QU\u2019UNE MERE DOIT A SON ENFANT.L'enfant dépend de sa mère pour ses forces et sa santé.y.6 4 £3 « y \\ rfis'V: b mère ne peut pas donner à son enfant c« iu* possède pas elle-même.Si *)lc est elle ne peut pas lui donner de la force; si lie est malade, elle ne peut pas lui donner i santé.Ces énoncés sont évidents; Ils l'ont pas besoin d'explication ni tic défenses 1s sont clairs comme le jour.Qu'il y eu a des milliers de femmes qui attendent, dans l'angoisse et dans la douleur, l\u2019heure de la naissance, de leur enfant, et qui pourraient être heureuses et eu bonne santé, si elles le voulaient! Quelle est la fenmie (pii ne voudrait être bien portante et avoir un enfant plein de santé?Le vouloir n\u2019est pas suffisant II faut employer les moyens nécessaires Les Pilules Rouges sont offertes aux femmes faibles et soufrantes comme moyen d\u2019acquérir des forces et de revenir à la santé.Des milliers de femmes les ont cm- ) ployées et affirment qu'elles ont \\ rempli le but pour lequel elles sont .estinées Si la lemmc malade veut revenir ] à la santé, si la mère de famille veut acquérir t des forces,les Pilules Rouges sont là pour l'aider.Hiles ont aidé tant de femmes qu\u2019il n'est plus I permis de doutei de leur efficacité.Elles donnent la santé aux femmes de tout âge et les guérissent sûrement de tous les maux dont elles peuvent souffrir; elles adoucissent les angoisses de la maternité et donnent à la mère la force et la santé qu\u2019elle transmettra à sou entant.\t^ \" Les Pilules Rouges ont fait pour moi plus que les médecins qui m\u2019ont traitée.J\u2019ai souffert, pendant des années, de faiblesse générale, de maux de tète et de douleurs à l\u2019estomac et au dos ; malgré les soins, mou mal allait toujours eu augmentant et mes forces s\u2019épuisaient.J étais mariée, j\u2019entrevoyuis Pespoii de devenir et je tremblais d\u2019être incapable de remplir tous mes devoirs à cause de mou peu de capacité.Pour me fortifier j\u2019essayai les Pilules Rouges et constatai dès la première botte que je prenais du mieux |e continuai donc, j\u2019en pris jusqu\u2019à douze boites, et ma sauté s\u2019étant toujours améliorée de plus eu plus, je me trouvai tout à fait rétablie.Ma maladie a été heureuse et mou bébé est fort.Maintenant, je me seiîs vigoureuse et j\u2019ai du plaisir à vivre.Mme C\\ R ILLE PERRON, Verrier, Ont- Pac-Slmllc exact d'une boue de Pilules Rouget.mAVÇUt Rtntoc tnxut GUCOIT TÜUTtS U9M*>OfVS IRVtt/SCS CTCOHPUQA/trs «mKUUCBM *iX ft \u2022coasting it arsTTwe tr CMocim u rtinr SvrUplrj la wA.nrnifitA.1 Urt la ntrjtlai P»imiOCtNT%Si*Boiri« $250 cokih&ml\tvuanco xmiwainf I \\ L'Etiquette est de papier blanc Imprimé en rouge.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274.rue St-Denis, Montréal.Certains commerçants et médecins peu scrupuleux n'hésîtcnt pas.lorsou\u2019ou leur demande le» Pilules Rouges, à recommander, dans un but intéressé, une substitution, un remède quelconque qui, disent-ils, guérit tout aussi bien que les Pilules Rouges de la Cic Chimique Franco-Américaine.Les malades qui veulent se guérir doivent se méfier, car il y va de leur santé, et ainsi prévenues, elles doivent exiger le» Pilules Rouges de la C ie Chimique Franco .Américaine, qui sont contenues dans îles boites île bois, renfermant 50 pilule*; et enveloppées d\u2019uuc étiquette imprimée en rouge, portant toujours le nom tie la Tie Chimique Franco Américaine, comme la vignette ci-contre.Si les malades ne peuvent les trouver dans leur localité,non» 1rs prions de nous écrire directement Nous les leur enverrons sur réception du prix, .sorts pour 1 boire, $2.50 pour 0 bottes.Venez nous voir ou écrive/ nous sans crainte, si vous désire» avoir des conseils sur votre maladie, nos consultations sont tout à fait gratuites.i 1 Napoléou en eut-il gagné beaucoup du victoires en suivant l\u2019avis des polirons et des fuyards 1 Et cependant il n\u2019a jamais eu\u2014avantage au crédit de Bir Wilfrid\u2014une armée aussi nombreuse que l\u2019adversaire.Qui veut la fiu veut les moyens.Rien de plus manifeste que le mauvais vouloir de Bir Wilfrid, sommes-nous forcé d\u2019admettre, au risque de chagriner ses tiop fidèles soldats, MM.Lavergne et Bourassa.±** Frayeurs ) A eu croire les minis-non motivés I tériels de la politique ot de la presse, lo projet présenté à l\u2019origine aurait rencontré uue opposition écrasante et soulevé contre lui toute la section anglaise du parlement.Cette défense, qui ont loiu du sérieux, est appréciée à sa valeur par M.Bourassa qui nous assure des dispositions de l\u2019élément anglais vis à-vis de nous.C\u2019est sur l\u2019élément canadien seul qu\u2019il rejette la faut© et c\u2019est juste ; les faits le prouvent.D\u2019ailleurs, s\u2019il était vrai qu\u2019on put embrasser tous les députés de laugue anglaise duus un vaste complot contre l\u2019élément fiauçais de ce pays, il eut été\u2014ot il serait plus que jamais\u2014impossible de continuer le régime coustitutiounel qui uous régit.\t_ Bi ces hommes étaient si dangereux, les Canadiens du groupe libéral no îompeiaieut-ils point eux-mêmes l\u2019alliance avec de si farou ches ennemis T L\u2019amitié semble pourtaut aussi forle qu\u2019en aucnn temps.Ce n\u2019est doue pas d»; côté que provient le plus grave dunger, tuais de nos propres rangs.Le peuple Canadien devra tenir compte de cc détail.La situation et ) M.Bourassa a tarit remède 1 miné sou discours eu démontrant la valeur du régime établi par M.Liurior ; 11 La dernière loi des écoles est celle accordée aux barbares de l\u2019Inde, aux Peaux Rouges des Etats Unis.Le vaiuqueur (fis Boers a douné mieux que cela aux vaincus.et que cela soflit ; nous (levons pro téger les nôtres partout où ils se frouveut.Ce ne sont pas les étrangers qui out ce devoir.Sou venez-vous que vous payez des taxes au ministère de l'intérieur, qui importe des Européens dans l\u2019Ouest.Et nous laisserous offrir à des Doukho-hors, à des Galiciens et à des Juifs une constitution plus libérale qu\u2019aux enfants Je ceux qui ont ouvert les plaines de l\u2019Ouest et qui y ont implanté la foi du Christ et y ont parlé le français cent ans avant qu\u2019on y ait entendu la langue anglaise Y \u201d Eu voilà un qui no nous paie pas de mots sur la valeur, au double poiut do vue canadien et catholique, de la législation qui ferme l\u2019ouest à ton to peisoune qui désire vivre sui vaut nos traditions.L\u2019a venir uous dira jusqu\u2019à quel point le député do Labelle a raison, et combien peu exagérées sout ses paroles.Enfin, la dernière partie du discours traite du devoir public, et contient un appel vibrant au devoir du citoyen en vue d\u2019éviter la ruine to-talo de la nationalité : 44 Mais on nous objecte : vous n\u2019êtes que sept qui avez plia U môme attitude ; que pouvez-vous faire Y Je réponds : La vérité, la justice et la libéralité ne se calculent pas par le nombre.Vous souvenez-vous que sur la question des coutiu-gents d\u2019Afrique, nous n\u2019étions que trois et qu\u2019on nous traitait (le fous.N\u2019eiupôch© pas que trois ans après nous, Sir Wilfrid Laurier disait la mémo chose que nous en pleine ville de Londres, à la conféreuce intercoloniale.Une idée juste fait son chemin quelque soit la personne qui l\u2019émet ; ainsi en sera de l\u2019enseigne-meut au Nord-Ouest.Los textes ue sont pas grand chose et si vous élisiez des députés oapables de désintéressement ils pourront faire eu* tendre votre voix eu dépit des textes de loi.Faites savoir par votre vote qu\u2019il faut au gouvernement respecter le pacte fédét.il et ils seront obligés de sabir vu.»»» impulsion.\u201c Après avoir ju t.ao la conduite do votre député à Ottuwr, Rassemblée d\u2019aujourd\u2019hui a pour but de vous faire songer à 1 avenir et de vous le faire préparer.Bougez que, dans un demi siècle, l\u2019Ouest gouvernera lo pays et ulois si vous n\u2019avez pas fait votre devoir, non seulement Ne dites pas que vous êtes libres Ici vous aurez sacrifié vos compatriotes Ï3S do là bas, mais vos enfants oux-tnô-mes, car la province do Qnébeo pourra subir à sou tour l\u2019injustioe que vous aurez laissé faire à vos frères de l'Ouest, et alors vous aurez donc ruiné tout ce glorieux passé que nos ancêtres moins nombreux ot plus pauvres que nous ont acquis.Et vos enfants vous muu liront au Hou de bénir votre mémoire, comme vous le faites de nos pères.44 Songeons et assurons l\u2019avenir et pour cola s\u2019il le faut périssent les hommes et quo la justice ot l\u2019honneur restent.Mon ami Luvorgne et les conservateurs qui sout avec non», n\u2019agissait t pas pour les beaux yeux de qui que ce soit.Nous no prêchons pas l\u2019agression, ni les représailles, mais nous voulons rester debout Hurle roc de la constitution, respectueux des autres et de uous-mêmes \u201d.Voilà le bilan de la journée de dimanche à Moutmagriy.Sauf lo point que nous avons jugé à propos do mettre davantage en relief : la responsabilité du chef libéral, nous trouvons pleines d\u2019à propos les remarques de MM.Laverguo et Bourassa.Ces hommes ont fait montre do caractère, qualité raro do nos jours.Avec MM.Monk, Bergeron, Mo-riu, ràquet et Léonard, ils ont formé uno garde d\u2019houucur autour (les principes canadiens.Alors que los liens du parti, la fLittorio des chefs, la perspeotive d\u2019avancement vers lo succès personnel, tout enfin, les invitait à forli-gner à l\u2019instar de leurs hiuIh politiques, ces députés ont écouté le sentiment du devoir, dévouant les seuls protestataires contre la trahison do leur parti.Beaucoup d'hounour s\u2019attache à leurs p>is,et leur conduite vaut d'être signalée comme uu noble exemple do vrai patriotisme et de dévouement national.S\u2019assimile facilement U«j estomac débilité réclame don ména-gemeuts.Le BAUME K1IUMAL préconisé contre toute» le» uffectiom de la gorge et de» poumons est facilement usai* xnilé et n\u2019exige pus uu régime spécial.Pour guérir le /tial de dents en une minute One Application cia Nervol suffit Sinon votrv [eut rendu.(îuétit iiusm lu névralgie ci At ç1k« Cou» Ica \u2018 \u201c\t* LE OOÜBEIEB DB ST*HTA-OINTHE, 23 SEPTEMBRE 1908 I-IISTOIRE DE Saint-Denis H Richelieu CHAPITRE IX Les médecins de Saint-Denis : Lafond, Delorme, Dormicour, Chcrricr, Nelson, Mount, Chamard, Morin, Hébert, Steiger, O\u2019Leary, Saint-Jean, Delisle, 2 Mignault, Duvert, Fortier, Marchessault, Guertin, Desrosiers, Richard, Auclair, Picard, Dèsi-lcts, Mascotte, Tétreau.1752-1905.[suite] M.II.A.Mignault vit maintenant à Saint-Hyacinthe, tout en ayant hou bureau a Montréal depuis 181l7.No à Saint-Denis, fils du notaire Migault, le l i juillet 1838, il appartient à Tune des plus belles familles de la localité.Après avoir lait, ses études à Ottawa, Saint-Hyacinthe et Montréal, il obtenait son lire vol do médecin à J\u2019Æge de vingt ans.Trop jeune pour avoir aussitôt sa licence dans la province, il est allé exercer son art un au à Saint-Paul-Minnesota en attendant.(Vest à la suite de son stage dans l\u2019ouest O < I h * i 1 est revenu aux siens à Saint-Denis.J'résident de la commission scolaire, maire et seigneur, il a été tout cela pendant les trente ans qu\u2019il est ensuite demeuré à l\u2019ombre du eloeber de sa paroisse.En s\u2019en éloignant, il est allé passer un an à Paris dans Pin té-ré t de sa profession.Actuellement il est major dans le quatre-vingt-quatrième bataillon «le la milice «le réserve depuis 1803, médecin consultant «le P Hôtel-Dieu «le Montréal et, de 1880 a 1895, il a été membre il 11 bureau médical «le la province de (juéhec.Marié avec Marie-Valérie-Emélio Brodeur (12), fille «le l'ancien député de Pogot, M.Timothée Brodeur, il compte parmi scs enfants A «loiplie et Arthur, tous deux aussi médecins, Timothée, dontistc dans le Connecticut, Anne, dite Sœur Saint-Maurice, dans la communauté «le la Présentation «le Marie, et Henriette, dite Sœur «b* lTmmnculé.c-Conccption «buis la communauté des Sœurs Grises «le Suint-Hyacinthe (13).Duvert, allié à la famille Daigle «le Belœil, était déjà un ancien «le la profession, lorsqu\u2019il est venu de Saint-Charles offrir ses services à Saint-Denis.Il est ensuite allé terminer ses jours à Saint-II vacintlio.De son côté, c\u2019est à ses débuts «pie Portier s\u2019est présenté «lans la localité.Malgré sa jeunesse, il n'y «\u2018st pas pour cela resté plus longtemps.La famille Préfontaine, dans laquelle il entra par mariage à cette époque, l\u2019entraîna peu apres «lans le florissant village de Longueil, où il s\u2019est fixé définitivement.Marchessault, enfant «le Saint-Antoine et élève du collège de Saint-Hyacinthe, était marié avec Octavio J\u2019réfontaine.Il est plus tard allé résilier à Coaticooko, où, coïncidence pénible, il décéda le meme jour que son épouse, il mourait lui-aussi emporté par la consomption.Guertin n\u2019est arrivé dans la paroisse qu\u2019après douze uns d\u2019expérience.Ne à Belœil le 27 décembre 1830, il avait fait ses études à Saint-Hyacinthe et A Montréal et suivi ont r\u2019autros le bureau do Saint-J eau pendant deux ans ; puis il s\u2019était fixé a Saint-Césaire.( Vest «le là qu'il vint s\u2019installer sur les rives du Richelieu, où il avait épousé Kuphémio Bousquet, le 3 mars 1802.\t11 était aveugle depuis déjà assez longtemps, lorsqu'il est décédé le 21 septembre 190*1.Desrosiers, qui a laissé la réputation d'un saint homme autant que celle d\u2019un médecin capable, était originaire «le Saint-Antoine et oncle du maître-chantre «le la paroisse, son homonyme.Né le 14 février 1813, il n\u2019avait pu faire son cours classique à Saint-]lyacilithe que grâce, à la protection «le son charitable curé, M.A linotte.Avant «le venir à Saint-Denis, il avait ensuite pratiqué non art à Saint-llugucs, Saint-Marcel «*t Saint-Barnabe, ainsi que dans sa paroisse natale.Son travail auprès des mourants ne se bornait pas aux corps, les âmes en avaient aussi leur large part et, moins pour l'administration «les sacrements, il valait souvent un prêtre.11 est allé finir ses jours ;\\ Saint-Antoine «m 1895.Joseph, avocat de Montréal, et Hugues, médecin tous deux décédés, sont ses tils.11 était marié avec Eméremle Cartier, sœur de Sir Üeorgc-Eticuno ( \u2019artier.M.A.Mignault, tils du Dr.II.A.Mignault, n\u2019a tait que ses premières armes dans la paroisse.11 y est né en 1SC3, est entré au collège «le Saint-Hyacinthe en 1870 et a été admis à la pratique de la médecine on 1887.\t11 exerce aujourd'hui sa profession à Nortb- Adnms «lans le Massachusetts depuis 1898, après avoir fait un séjour de neuf ans à Saint-Simon-de-Bagot.Né à Saint-Denis le 30 mai 1862, le Dr Richard a passé um* partie «le son enfance à Sainte-Rosalie et à Snint-Barnubé-sur-Yamaska ; mais il est revenu à temps «lans sa paroisse natale pour jouir des bienfaits «le l\u2019école modèle alors sous la direction de Lacroix.C\u2019est de cet to école qu\u2019il est parti pour le collège des Sulpiciens «le Montréal, à l\u2019âge de quatorze ans.Bien préparé et bien doué, «les sa première année il a été lo troisième d\u2019une classe de quarante-sept élèves et le reste «le son cours d'études a répondu â ce commencement.A l\u2019université Laval «le la môme ville ; qui lui a ensuite procuré son initiation à la science médicale, il n\u2019a pas eu de moindres succès.Aussi, l'ensemble de ses examens à cotte institution lui conféra, en mémo temps que son brevet, le titre significatif de docteur en médecine, le 25 mars 18S7.Le 16 du mois suivant, il s\u2019établissait à Saint-Antoine ; le 7 juin, il retournait à Montréal s\u2019adjoindre une compagne dans (12)\u2014 Kite cm décédée & Saint-Hyacinthe après une courte mala-«lie, le 24 juin 1905.Courrier de Saint-1lyacinthe, ah juin 1905.1*3) \u2014 \u2022v'»*s autres enfants sont : Maria, HcmadeUr et Hélène, encore à u maison paternelle.la personne de Marie-Louise Soly, et un peu plus de deux ans après, le 11 novembre 1889, il arrivait à Saint-Denis pour s\u2019y fixer définitivement.M.Auclair, né à Saint-Die-de-Bagot en 1849, n'a fait qu'une étape «le quelques mois à Saint-Denis.Il avait pratiqué son art auparavant à Saint-Damase pendant quinze ans, puis il s\u2019en est allé à Sainto-Angèlc-de-Monnoir, où il réside encore.Il a épousé Arzélie Richer dans la localité dyonisienne le 30 mai 1870, huit ans avant d\u2019obtenir sa licence en qualité do médecin.Après avoir re«;u son instruction à l'université Laval «le Montréal, ainsi qu\u2019à Saint-Hyacinthe, sa )«lace natale, Picard l\u2019a d'abord utilisée en faveur des Canadiens «le Danielson, «lans le Connecticut.C'est «le là qu'il est venu s\u2019établir à Saint-Denis en 1896.Mais, dès cette époque, il était sourdement miné par la consomption, à laquelle il finit par succomber.Il est mort à Saint-Denis, le 27 janvier 1904, à l'âge d'environ trente-six ans.Son épouse, Emma Rozand, de Montréal, lui survit ainsi qu'un petit garçon du nom de Roméo.\t.M.Désilcts, actuellement, dans la paroisse voisine de Saint-Charles, n\u2019a guère prolongé son séjour plus qu'un mois à Saint-Denis, sur la fin «le 1903.M.Marcotte, «le Saint-Antoine, s\u2019est également contenté «l\u2019un essai «le quelques semaines dans la paroisse, lors «lu décès «le Picard, au commencement «le 1904.Il exerce maintenant sa profession à Contrecœur.Avec le Dr.Tétreau se ferme la liste «les médecins «le Saint-Denis.Nouvellement sorti «le l'université Laval «le Montréal, il n\u2019a pour ainsi dire que passé à Suint-Paul-de-Rouville avant «le venir recueillir la succession «le Picard sur les rives richeloises, en mar-1904.Né à Richelieu môme, c\u2019est au collège «!«\u2022 Marievillc qu\u2019il doit ses études classiques.Il c*>t marié avec Emélia Ducharme, «b» Montréal.Outre les médecins, il y a eu dans la paroisse le célèbre rebouteur Isidore Dragon.Tous savent ce qu\u2019il a eu «le vogue.Il était très souvent mandé et l\u2019on venait «le fort loin requérir ses services.Jamais cependant il n\u2019avait fait d\u2019études médicales ni chirurgicales : ce qu\u2019il en savait, il le tenait d'aptitudes naturelles.Il a ainsi, sans aucunement amasser fortune, conservé la faveur du peuple pendant plus de soixante ans.Quelquefois les médecins, le trouvant encombrant, lui ont mis des entraves ; ils lui ont meme fait payer amende nue fois, mais «levant les sollicitations «les gens aux membres démis ou fractujés, le pauvre rebouteur récidivait toujours.Il s\u2019est endormi dans le Seigneur en 1903, à l\u2019âge de quatre-vingt-deux ans, après avoir célébré ses noces de diamant, le 12 janvier «le cette mémo année, avec Marie Angers, sa «ligne compagne (14).Il était fils «le Jean-Baptiste Dragon et «le Madeleine Bousquet.Les principales épidémies, que les médecins ont eu à combattre dans la localité, se comptent assez facilement.Le première remonte à 1784 et a causé de sérieux ravages parmi les enfants.En 1809, des fièvres malignes sévirent et près de cinquante adultes v succombèrent : le médecin Dormicour fut de leur ?9 nombre.Le choléra asiatique de 1832 a terrassé une quarantaine de personnes (15) et sa réapparition en 1834, une vingtaine, parmi lesquelles le curé, M.Bédard.En 1837, pendant que les patriotes se battaient, l\u2019ange «le la mort fauchait encore plus dans les berceaux que but les champs de bataille.C\u2019est seulement cinquante ans plus tard que la diphtérie a ensuite ramené l\u2019alarme dans los familles en dépeuplant sans merci bien des foyers.Depuis lors aucune maladie contagieuse n\u2019a eu «le succès à Saint-Denis.CHAPITRE X Les notaires de Saini-Denis : Dcguire, Courville, Frichct, Jchanne, Chcrricr, Michau, Bourdagcs, Dutalmè, Mignault, Laparre, Saint-Germain, Gauthier, Marin, Leblanc, Saint-Aubin, Durochcr, Bonin, Crevier, Dauray, Saint-Martin, Laflammc, Archambault.1758-1905- Après le prôtre et le médecin, cc fut le tour du notaire ; il arriva en 1758, suivant le curé, M.Frichct, à la distance «le quatre ans.La paroisse, depuis lors, a été particulièrement favorisée de l\u2019attention des hommes «le loi ; durant deux ans, elle en a môme compté quatre simultanément.Aujourd\u2019hui ils sont «lo la moitié moins nombreux pour se partager la clientèle.Au total, il y en eut vingt-deux dans la paroisse en cent-quarante-sept ans.Charles Dcguire a pratiqué à Saint-Denis, de 1758 à 1762 ; Louis-Léonard Courville, de 1760 à 1765 ; Simon Frichct, do 1762à 1767 ; Marin Jchanne, de 1765 à 1787 ; François Chcrricr, de 1770 à 1793 ; Christophe Miclmu, «lo 1779 à 1803 ; Louis Bondages, de 1790 à 1835 ; Paul Dutalmé, de 1800 à 1821 ; Joseph-Edouard Mignault, de 1824 à 1878 ; Henri Laparre, «le 1835 à 1840 ; Narcisse Saint-Germain, de 1841 à 1848 ; Antoine-Théophile Gauthier, de 1852 à 1858 ; Onésimc Marin, de 1866 à 1874 ; Jean-Baptiste Leblanc, de 1867 à 1870 ; Zéphirin Saint-Aubin, de 1808 à 1872 ; Adolphe Durochcr, de 1872 à 1892 ; Paul Bonin, de 1875 à 1885 ; Philéas-Jean-Baptiste Crevier, de 1886 à 1899 ; Lonis-Omer Dauray, depuis 1888 ; Louis-Napoléon Saint-Martin, de 1899 à 1901 ; J.-C.-II.Laflamtne, do 1901 à 1902 ; et Edouard Archambault, depuis 1903.Lo Courrier de Saint-\u201d.' \" Journal Bi-Hebdomadairc K«t imprimé et publié, eu U Cité «le St-Hyacinthc me 8te-Anne, No 70, i*r J.de L.Taché, domicilié eu U dit* Cité, de St-Uyacinthe.ABONNEMENT 81.00 par an, Canada at Etats-Unis.L'nbonntvu.nl daU du 1 tr et du 16 de charte mois Tout année commencée te paie entier.ANNONCES Première insert*on.lOceutin» (aligne.ImtcrtinDH nui iiéquen'***.6\t11\t41 Arin de N'aümucct, Mariages et Décès, 25 ccntin chaque.Arii sjiéciaux.10 contins 1a ligue.Annonce* à Ion g terme, tarif Hpécial.MENUS PROPOS (14)\t\u2014 La Preste, de Montréal, 24 janvier 1903.(15)\t\u2014 Cette même année, à «Québec seulement, il lit 3,300 victimes «lans Popacc de quatre mois.Gorneau, Histoire du Canada, III, 295.\u2014 C'est, dit Mgr.Têtu (Les éxéquts de Québec, 545 et 546), \u2022* le plu» terrible fléau dont l'histoire du Canada ait gardé le souvenir.A , SS SEPTEMBRE IMS NOTES LOCALES K., \u2014A l\u2019Hôtel-Dieu, le 20 du pit) pour lui permettre «le continuer sr* m* r «tions.Art.XII.\u2014 Au cas «l'iiiexémition i«ar !«\u2022 «ut Antoine lviroci| e de toute* et clutatuo «le* cou utiou* du present rtrgleuiriit, ce «icinier rv-ra tenu «le rein* noiirsir la corporation du montant «le six mille piastre* pr -Houtemeiit accordé le piel devirudra ivmlHiiir*ablo exigible (ip*o facto) et lY\\riuptiou \u2022l« taxe* «i l 1 u '-.«t pneentrmeiit a«xs»itlé rrasem aussi pir le fut ununr.Kt A défaut j*a- «u d\u2019rrtVo-tm-r «\u2022*\u2022 r» iiilHUirseuiriit après «pi\u2019uxi* ou aura «lontié à cet «-lier par la cor|»oratmit.cel;e «lerniôre diivii-iidra proprietaire (ip*«» facto) «le to- t mm êta-bliHoement de «\u2019ommenv coiupreaaut UiIIShos, t«-r-tains, outillage, etc.Ait.XIII.\u2014D'uu autre e0!é lors-pie le dit Antoine Ijiitxxjuo surn satisfait à tout* « et dis-cuiio «le* condition* il lui uiq*ov«-* par'o présent règlement |H*n«lant le «lit e*|«aco de tniuw «le «lix années è compter «l«- sa tui«e en o|«ératioii alors et «lan* ce eu* il «levieinlra nrapn t«iir- du «lit montant «l«* six mille piastres A l« i présente mont ac«*>r-«lé «-«»iiiiii'* \u201cbonus\u201d ; *«,ri liliéraeuve * U inunici-i «alite du villag- «1«- Ricln-lieu et p um exiger «le la «litr iminiripalite «plittam e générale et finale da *«-.* oldig itiolis.Art.XIV.\u2014le «lit Antoine laïuv.pie «l»rrs fournir et «lé)Hwerau huresiidu ***coit««ra-trA*orier de lu «lit>* iiiili-icioalite tou* les *ix moi* «-t plu* souvent si le romei) l\u2019exige, llli «-tat certifia, constatant lu ui««iitiiiit «le Halain * ou gugi-H payé*, lai Maire o*i le H« cnitain-tramirier ou tout autre |Wir-Hoin e ainsi autorisée |«ar le coiim*il, nun touj«iur* lu «trait «l\u2019aller vérifier par l« u t la «I «to et lu numéro ue la «léheiitun?dont il* fout partie, lus-ur le punlauiraeninit «l\u2019ioelIeH, il est par le prônent ordonné «pi\u2019une taxa *|»écial« «lu trois cent* vingt huit piastre* et soixante «-t *ix oeutiii* (fm-ra rj|»artle annuellement *ur le* hi«-u*-lo id* im|KHibh-9 «le la iuuniri|iulité, suivant le rAlu d'évaluation ou force lor* «le telle répartition et prélevée connue taxe *I>édulo «lu la municijulité.Art.XV111.\u2014Avant «l\u2019avoir força et effet lu ro*eut réglement devra être approuvé p«r le* acteur* mu n ici |aux propriétaire* «lu hiemi fomLi imjNKnblrs situé* «lau* le* limite* du la miraici|»a-lito «lu vlllngi- «le Riclielieu, et par lo Li-iiteiiuut-(J raveriuMir en i*n*-fond* dans la municipalité n-n tenue «Un* l« nnlle ordiimin?«lo* séimy* du dit oonseil, èlanli lu troisième jour «le Octobra prochain H* à «lix heure* «h- l'avant-midi, pour approuver ou dé approuver I-
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