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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
mardi 31 octobre 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1905-10-31, Collections de BAnQ.

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[" 52e Année No 3797 SERIE COMPLETE HYACINTHE Octobre \u2019OS No 203 MARDI, 31 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.le courrier de Sit-Qyaciiis StHVAOINTIIE.31 OOTODRB 1905 lus ET NOS VOISINS Vigilant* \\ J El C\u2019est «le nos frèios îles |utrioti*|lir ) Etats U ni» que uou < vicut uujo ird'bul la lumière.Apprécions un peu,afin d\u2019en tenir compte.Ih gr.»ve bçon qu\u2019ils nous donnent en c«* uiouient.Chez eux comme ici, l\u2019iotransi-g.»Hüce de certams élémeuts ne p»r-doiin» pas aux usages et au parler français.Li langue fratiçiise, les coutumes Canadiennes, parfois aussi li foi ci .non seulement ser veut de cible a île véiitibles orguii h i tous île tireurs, ma is piovoj tient à certains moments des expo «ion s plus retentissantes.D.»pu h quelqu »s mois la cr se s\u2019est accentuée, dans le dom due so oial et aussi, ce qui est d'autant plus pénible, dans le dom due religieux.Mais Dieu aide au courage, et ces tristes menées out abouti à uu boa r&u'tat.Il existe là bas des sieaoe'a lions dites de bi« ufaisance, lout le but caché est de causer aux citlioliqu»* et aux Uaundieus le plus de mal possible.Agissant avec un accord évident, plusieurs coors de la société des Fj rentiers d\u2019Amérique, après avoir eu glué beaucoup de uos compatriot s, avec de f»nx airs de liberté de conscience et de langage, out statué 1« proscription du françiis dans ears loges.Prompte a été la riposte.Avec un ensemble très digne, et eu peu de temps, plusieurs groupes ca nadiens inféo lés à 1 Ordre des Fo restiers d\u2019Amérique, ont résolu la séparation d\u2019avec le corps principal C\u2019était la meilleure répouse aux perfidies de leurs coufières américains.Sans perdre une h*'are, nos compatriotes se sont reconstitués, à Springfield, sous le nom de Forestiers Franco-Américains.Puisse leur titre de Forestiers no plus sous entendre comme auparavant le sacrifice de la langue mater-lie1 le et de l\u2019intégrité de la foi ! Un autre incident, dont, la presse natiouale retentit eucore, c\u2019est la décision hostile,pi ise par Mgr O\u2019Connell, à l\u2019endroit des Canadiens fran y ds de la paroisse de Waterville.Là encore, nos fières out sagement agi : sans soulever île vaines clameurs, ils ont bouinis leur cas au re présentant de Rome, et justice leur a été immédiatement reudue.Nous ue pouvons sans fierté assister à de pareils actes de vitalité nationale.Cette vivacité de sentiment doit nous consoler uu peu des trahi sous dont les nôtres se rendent «ou-pables dans des circonstances analo gués, par exemple dans le règlement de la question scolaire des provinces d\u2019Alberta et de Saskatchewan, q ue la mesquinerie de la plupart de nos députés Canadiens a reirlu ex tiémement défavorable.Nous eussions aimé les voir agir avec le désintéressement et la con viction patriotique qui inspire cor t'ins mouvements des Canadiens qui vivent au delà de la ligue quarante-cinquième.*** III l DOS) Les Etats Uuis qui,\u2014soit voisins J dit sais aigreur \u2014 s\u2019occupent beaucoup de nous, permettront-ils que nous uous occupions d\u2019eux un tantinet f\t, Il semble que notre grande voisine ne doit pas voir sans inquiétude le mouvement migratoire qui se dirige vers ses limites.Quaud ses journaux parlent de nous, ils nous regardent comnn un piys désemparé à cause de sa nom brous© et variéç agglomération d\u2019individus.Loin de nous l\u2019intention de nier les risques qne le Doiniuiou court avtc de paroi s sujets.Mils il fuit avouer que nous ne sommes pas la seule coujrée atteinte de ce fié «u daus l\u2019Amérique du Nord.A nos yeux, le mal, dans la république de Washington,est parvenu à l\u2019état aigu.Quelques chiffres, produits par les intéressés eax mômes, démontreront la justesse do nos craintes.Récemmeut, un journal de Londres apprenait à ses lecteurs que, l\u2019au demie», 812,870 iudividus ont cherché ref ge aux Etats-Unis.Or, parmi c*4H deux mille personnes qui sont veuilles, ch tque jour do l\u2019année 19 4, accroltie la population de la grande république, on compte les plus tristes sujets de l\u2019Europe et de l'Asie: hor les d\u2019iguorauts, de vicieux, dec Lu unis do iout *s lis variétés.\t, Est ce qu c»s é éments dégradés ne const il lient pas uiih m tiare terrible po ir uu p y* ! Au Cauu la, la natalité oppose, jusqu\u2019à tiil certain degré, une «ligue à l'envahissement extérieur.Il n en est m i heureusement pis ainsi pour F Américain ; chez lui, nulle protco-t.ün de ce »olé et sa co essaie r:rhe*-se ne saurait lui pruOuiGi ce moyeu.Ainsi, d.»ns (\\ dos plus gros b'ocs de N W-Y » k.où IGÔ f«»m;îles aniéri-cmies in1 ite t \u2014nue vraie vil c! \u2014 o.i ue compte pie 21 e.ifants,ar-sure t ou ; par «outre, d ms 3 édifiées qui st»»v«*nl (L* gîte aux innnigr *nts dims uu quartier pauvre, 104 families se ré p .i tissent une pi« g -n Hure de 350 eaf nts.Quelle ineii>çaut\u2018 différence ! ' L-s voilà les bases du prcli ôine qui prendra sa so utiou avant uu d« mi siècle peut-être.Il sera iut'-ressaut alors de voir t\\ le génie américain, génie mercantile par excellence, avec ses Rock* feller, ses Astor, ses Gould, ses Vanderbilt, ses Morgau, ses trusts tyranuiques et ses compagnies d\u2019assurances traus formées eu cavernes de voleurs, opposera uno résistance eilicieo aux passions des nouveaux veuus.Alois ou assistera à un captivant spectacle, dans ce pwyi où les théo ries les plus h»rdies, gtâ'*e à cette lib rté taut vautéc, ont libre cours, et l\u2019on sauradaqaelle des d-Mix pais-sauces aura le debSUS : de la cupidité méprisante des i lobes ou de la veu-geance haineuso des iu iigeuts, que la famine aura rendus insatiables à leur tour.N\u2019y a t-il pas pour nos voisins, dsiUH cette situation, mat ère à de sérieuses réil ixiou-î T Qui peut dire quo cette lui te titiuei-qoe ue se terminera pas par l\u2019tUbudr* ment de la république e Ile-même T Il n\u2019y a rien do mieux De tous les remèdes contre les rhumes la toux, la grippe et la bronchite, il n\u2019y a pas uu beul qui ail accompli autant de guérisons que le B AU MK UllUM AL.De là so:, immense popularité.ECHOS Quelques-uns,\u2014ils sont heureusement rares\u2014refusent de prendre au sérieux les disp initions vicieuses des jeunes gens dont la correctionnelle s\u2019occupait cos jours passés ; pour eux le fait de dévoiler les geus en pleine rue ou de vider les magasins, la nuit, contitue des fredaines.Nous eu savons parmi ces rieurs qui ch ingéraient vite d\u2019opiniou si les firceurs allaient quelque nuit opérer le pillage de leurs propres tiroirs.Quand on devient l\u2019objet de la f iice, ou rit jaune.> ,*** La typographie couspire avec les tribunaux pour atténuer la punition dre délits : ainsi, ou * uous faLait dire, au cours de notre av.iut deruier numéro, que la loi autorise une péna fi té do quatre aus pour vol sur la perbonne ; c\u2019est plutôt quatoize ans qu\u2019il f ut lire.Avouons que la différence eàf notable.é L\u2019é« bovin Fortier, pésident du comité des Parcs, a dû éprouver un vif sentiment d\u2019orgueil eu lisant dans la Patrie do la semaine dernière qu\u2019il avait obtenu une allocation de $7.000.00 pour améliorer le parc Dessau lies.Si, apiôs cette foudroyante résla me que lui fait notro graud coufrèie montréalais, M.Foriier u\u2019est pas réélu, c\u2019est qu\u2019il a du guiguon ! LE MONUMENT LAVAL Le 3 juillet 1908 aura lieu l'érection du monument de Mgr de Laval-Montmorency, premier évêque du C.nadu.Des souscriptions géué-reuses feront de ce mouument uu des plus beaux souvenirs «le uotre gloiieux pissé.Voici à son sujet l\u2019appréciation du Bulletin de la Canadienne, de Paris : En témoignage de gratitude pour son premier évêiu»*, Québec lui élè vera sur uu* de ses places, dans U ville haute, un monument, digne de lui et «ligne d\u2019elle, dont Pexéoution a été confiée à un grand artiste cana-d\u2019cu-français, Pli lipp* Hébert.Ce choix est de tous pointa »xoeL lent.11 fallait pour eutreprendre un s» g'orlenx monument, uu ar*i-te dont le t*-* Inique fût sûre, qui po* *é«fûi la science des ni 1 ras de la btatiia;re, qui fût ase z \u2019\u2018class qne,\u201d «lans le sens é evé du mot, pouf qu\u2019on n\u2019*nf tv>s à redouter de sa par» n*iMlqu* \u201cauiérlcanism qu-l qiiu a-.Iiu.c choquant^ *1huh une œuvre qui doit rester, qui a'admet point «le concession à la mode et qui doit s\u2019assurer les suffrages «le générations diverses dans leur g«»ût.Il fallait d\u2019autre part que cet artiste fût un patriote convaincu, en uiôin» temps qti\u2019uu croyant pour que la sincérité «le sou inspiration dounfit au bronze du caractère, «le l\u2019û«ue »*t de la vie.Or, Philippe Hébert remplissait toutes les conditions requises.Il est uu artiste de h tu te cous ci «Mi ce ; il sait ils sou art tout ce «|u\u2019on peut en apprendre ; il est en outre uu ardent patriote «-t uu chrétien convaincu : le monument Montmorency-Laval est en bnune mains.Par scrupule d\u2019artist*4, M.Hébert, est venu à Paris, non pas seulement préparer l\u2019exécution «lu groupe de bronze, mais mettre la dernière maiu à la uiaijuette elle même, daus le voisiuage et pour aiusi dite au contact des chefs-d\u2019œuvre que Paris recèle.C\u2019est dans son atelier de la rue La Rochefoucauld que nous avons pu voir la maquette qui est l\u2019ébauche «lu monument futur.Un socle éuoriue et altier, g ûce auquel le regard et le geste du prélat dominent les maisons du la ville haute et s\u2019étendent sur le fleuve immense ; sur le soubassement \u201cUne Gloire\u201d offre l\u2019hommage de couronnes et de palmes ; au secoud plan, la façade de Notre-Dame des Victoires, l\u2019église fameuse de Québec ; devant elle, la Religtou fait accueil aux chrétiens du Nouveau-Monde ; assis sur les marches de l\u2019AitJtso,dans une pose familière, \u2018\u2018uu Etudiant\u201d canadieu écoute les enseignements de la traditiou et songe à U grandeur future de sa patrie^deboufc enfla sur les bas-côtés, \u201cuu Indieu\u201d accepte uoblement la civilisation uouveDo et s\u2019incline devant une religion plus haute qne celle de ses pères.Ainsi groupé*, los personnages se détachant sur le granit gn*û re et dénudé du socle ; la Gloire et l\u2019Indien dressent leur silhouette sur le ciel bleu et sur la blaucheur de la neige, la première un peu trop classique peut-être, le secoud bien musclé et bien vivant, très beau dans la simplicité du costume.Tout an-dessu*, nimbé par la 'minière «lu joar, le grand évêque \u2022l\u2019Occideut, mil ré et revêtu des ornements saceriïotaux, convie auprès de lui les fidèles de Nouvelle-France.Son geste est très simple et très grand.Dans une première étude qu\u2019il a bien voulu nous montrer, M.Hé bert avait modôlé une image de l\u2019évêque graud seigneur, plus conforme peut être à l\u2019histoire, tout vois*» du Fenelou de Nauteoil et du Richelieu de Philippe de Champai gué, uu évêque, très fier et très noble, tête uue et les épaules revê tues du surplis de dentelle ; mais celui là u\u2019était pas le pasteur d\u2019un peuple perdu dans le vastrf nouveau monde ; il u\u2019avait pas la douceur accueillante qu\u2019à le modèle définitif, et uous préférons de beaucoup la dernière figure de Mgr de Laval Montmorency.L\u2019œuvre de Philippe Hébert marquera daos l\u2019histoire do Part américain.Elle est toute franç lise par sou aspiration, et si soq exécu-tiou, particulièrement laborieuse, est menée à bien, comme nous n\u2019eu doutons pas, elle honorera à la fois l\u2019école française et la jeune école canadienne et Soutiendra devant la postérité la réputatiou du bon sculp leur, Philippe Hébert.Dimanche dernier M.Hébert a préseuté au comité de construction du Mouument Laval, une troisième maquette du moQument p ojeté.Celle-ci a été exécutée à Paris, sous les yeux, pour ainsi dire, d\u2019éminents artistes, et elle comporte plusieurs heureuses modifications des projets antérieurs.La plus iuipor-taute est la substitution d\u2019uu évêque portant crosse et mitre à l\u2019évê-qu«», revê u de la oappa dw premiers projets.\u201c L\u2019évêqne rnitré, a écrit M.Fa-gel, le grand artiste de Paria, osl plus mouumental, d\u2019impression architecturale plus graude.\u201d Cette maquette, a-t il «lit eucore, moutre un pasteur «Fûmes, au gaste simple, accueillant, rendu avec uu rare bou-fieur.Bref, d\u2019après le maître, oette maquette est excellente.Ce projet, appi ouvé p*r des artistes de pareiPe valeur et qui se recommande d\u2019ailleurs par son seul aspect, le comité l\u2019a définitivement adopté./ M.Hébert est retourné immédiatement à Montréal, pour sa mettre *> » ~ir*.* irdu Xord la lettre suivante, qui ne laisse place à aucune équivoque : A RO II R VÉCU É DH S.V1NT R ON f TAC H Bt-Bouifuce, le 13 octobre 19)5.A Monsieur Jules E louard Prévost, direc'eur du journal l'Avenir du Nord.Cher Monsieur, Ou m\u2019envoie le numéio du cinq octobre count ut (jeudi) «1«y votre journtl,et j'y lis avec éfonnem«*nt dans un article intitulé I/intranni geance de Mgr Langevin et sigué Jep uue assertion absolument fausse que je suis obligé de démentir.Voici le pistage en «inostion dans l\u2019artiole précité : \u201c Or, voici que ces messieurs (Sir Donald Smith, MM.Alphonse Des-judins et A.K.Di'*k«»y) étaient prêts à accepter, au nom de la uiino r té catholique et d'accord avec l'archevêque de Saint Boniface% connue règlement définitif do la questioo.\u201d J oppose un démenti formel à la pat f ie de Vassettion qui tue concerne, \u2022le n'ai jamais eu même un instant l'idée d'accepter tes propositions des trois honorables délégués du Gouvernement d'Ottawa, en LS9l», au commencement «lu cuôuie.Voici, «lu reste, ce que j\u2019ai dit à Sir Donald Smith, uia'ntenaivt Lord Btratlieomi, qui est.venu me voir, dans mon pilais épis-eop *1, à St Bonif .ce : \u201c Cher Monsieur, je connais très bien vos propositions concernant le règlement définitif de notre question d écoles et j'ai le regret de vous dire qu il m'est impossible de les accepter parce que cc serait un abandon des droits sacres dont je ne suis que le gardien.Je ne me reconnais fou le pouvoir de disposer ainsi des droits scolaires de la minorité cathodique.\u201d L\u2019huuomblo Monsieur, avec sa courtoisie ordinaire, m\u2019a répondu qu\u2019il u\u2019oserait pas insister «-t il s\u2019est retiré en s\u2019excusant «le m\u2019avoir «le-mandé une chose «pie je ue pouvais quil.fi *r «le beau geste toute réclamation eu faveur «le la justice lor«-qn\u2019elle n\u2019est pas suiv e d'un résultat immédiat et qu\u2019elle «levient, par conséqu«*nt, inutile pour le moment, t A ce compte là la protestation des Papes contre la spoliation d«»s Etats Pou li fi eaux en 1870, no serait qu\u2019un beau geste parce qu\u2019elle n\u2019a eu jus-«ju'ioi aucun résultat t Beau geste aussi, j«» suppose, l\u2019app-l «lu Divin Maîtrn sur la croix, alors qu\u2019il tendait les ni d ns vers un p«mplo qui criait contre lui et qui se moquait do \u2019u T Beau geste encor»' le non possu\u2014 mus es apôîriM mis à mort, «juaud mêm *, pour la foi du Chiist t M.Jep peut, insulter à son aise l'archevêque «le Saint.Ban face qui n\u2019est qu\u2019un hniuuœ mortal et impuissant, mais il u'empêchai a pas la cause de la minorité catholique dans l'Ouest caun«li«*u, d\u2019être immortelle, «a ce qui lu tient en vie, mute grau le et sainte cause de la liberté religieuse et politique, c\u2019est le non possum us «les apôtres qui aiment le Canada plus que leur vie et «jui siiueut Dieu plus que le Canada.* Co sont les beaux gestes «le nos pères ne servaut qu\u2019une idée, l\u2019idée chiétienuc, et qu\u2019un drapeau, celui «lu Christ et de lajpatiie, qui ont accompli l»B merveilles appelées par l\u2019histoire G esta Dei per L rançon \u2014 Les faits et gestes de Dieu par los Francs.Eu vous remerciaut à l\u2019avauoe, M.le Directeur, de vouloir bien iu-séior cotte lettre dans votre journal je demeure votre compatriote tout dévoué, (Signé) * j* Adélard, O.M.I., Archevêque de Saint Btniface.Vo:là, cher monsieur, la vérité.D'ailleurs, Lord Struthcoua (S.r DouhIiI Smith) est eucore plein «le vie, à Londres, et vous avez, près do vous, à Montréal, l\u2019honorable Dos-jardius qui a procédé avec tant do délicatesse dans cette affure, veuii-liz donc les consulter et leur deiiiun-«1er si j\u2019ai accepté leurs propositions.Votre correspondant Jep a donc avancé une fausseté cl celle fausseté est doublée d\u2019une calomnie, odieuse.Eu conséquence, j\u2019alteinls do votre esprit de justice et «le votre gentil-hoüiinerie l'insertion demon démenti formel daus votre jourual afin «jue vos lecteurs, amis de la vérit*'», sachent ce qu\u2019il faut peusor de la déclaration mensongère du Sieur Jep.Me permettrez-vous, monsieur le Directeur, «l\u2019ajouter uu mot.Est ce bieu l\u2019idée de M.Jep de MftlŒHPRUDENTES La mère prudeuto ne donncraja-uisisà son enfant otn potion pour le sommeil, un retnè le calmant ou ua opiat quelconque sans l\u2019ordre «l\u2019un médecin compétent qui aura vu l\u2019enfant.Tous Ioh remedes calmants et les potions pour dormir contiennent des poisons mortels et une «loae trop forte tuntr«i la diarrhée, les trou nies de la dentition et la constipaijon et j\u2019ai constaté «jue c\u2019étiit exactement oe qu\u2019il fillait pour donner la sauté aux enfants et la leur conserver.\u201d El venta eh^z tous les_jihirm iciens ou par la poste à 25 ceuts en écrivant à la i)r Williams M niiciue Co , Brock* ville, Ont.AGENTS DEM \\NDÉ4.-\u201c La Pro-vulence \u201d,Cie «Fassurauce contre feu, «lingée par des hoiuiii«*s d\u2019evpérieuce et re-uponsables, deiu Kl lo des agents pour la représenter daus tou.es les vil|«*n et à la campagne : I expérience n\u2019est pas néce-«HHire\u2014CorumiHsiou génér»-u**e\u2014Tarif indépendaiil- Taux réduits\u2014Smurités i iinon tes tables \u2014 Opère sous le contiôle du gouverne-meut.B\u2019adresser : \u201c La Pkovidknob \u201d, No.705, rue dt Autoiue, MüUtrôal% 5291 569162 OOUÜIiTjçfi DE flT-HTACTîTTHH, 31 OCTOBBE 1605 ''\u2022V-\u2014 » » v HISTOIRE 012 Saint-Denis = Richelieu CHAPITRE XIV Dernit-rcs années du curé Frichct, ses infirmités et scs aides.Les progrès accomplis sous son règne.Sa retraite et sa mort.1764-1774.|*iii7el Si enfin il eût été encore ).Avec deux ou trois cent piastres seulement de revenus par année, M.Frichct ne pouvait songer a tenir mai-sou longtemps, quoique le libre usage de son breaby-tere lui lût laissé.Il lui en coûtait bien un pou de quitter la paroisse oïi il avait généreusement dépensé scs quatorze dernières années de labeur, mais la nécessité le forçait d\u2019aller chercher ailleurs un refuge que Saint-Denis ne lui offrait plus.Obligé de partir, il se sentit attiré vers Québec de préférence à toute autre place.IA, il avait grandi, étudié et reçu les ordrevs, 1;\\ deiqouraicnt son évûquc et un nombreux clergé, il ne fallait pas tant d attraits pour l ent rainer do ce coté, (\u2019\u2019est a la fin «lp l\u2019ete que, jetant un dernier regard sur Saint-Dcpis, il s en éloigna pour ne plus revenir.A Québec, les religieuses de l\u2019Ilopital-Oéneral, mm sa demande, lui avaient préparé une bonne chambre.(Vest dans cette institution de charité qu il acheva son existence, partageant entre la souflrance et la prière les six années qui le séparaient du jour de sa récompense.( Y ternie arriva pour lui le 17 août 1771 ( !)\u2022¦» Il n\u2019était encore iigé a cotte date que de cinquante-huit ans, dont trontc-un passés dans le saeordtfc:*'.Dès le lendemain, il était inhumé fort simplement nous le chœur de la chapelle de 1 hôpital, avec chant seulement d\u2019un libéra ; le chanoine Kigauville officiait rt cinq piètres, ainsi que trois clercs, y assistaient ontr autres.U*s prêtres étaient j MM.Augustin Hubert, desservant de Saint-Joseph-de-Lévis, P.-S.Renaud, curé de Reauport, que le père de la reine Victoria aurait voulu dans la suite voir évêque de Québec, F.-N.Noiseux, vicaire a SuintTierre-d\u2019Or-lénns, plus tard cnn' et grand-vicaire dos Trois-Rivières, (\u2019.-1 Bailly, alors missionnaire en Acadie et futur évêque, et le Père 1\\-L.Dtijaunuy, jésuite et curé de la Pmutc-aux-Trembles, près Québec.Les séminaristes étaient : MM.A.Pinet, sous-diacre, C.-F.IVmiult et N.-P.Mailloux, acolytes, qui tous trois sont (lèvent s prêtres (\u2019>).Le service solennel trayant pu être célébré le jour même de la sépulture, il le fut le 10 suivant (tî).Dans la euro dvonisicnne, dont il était encore le titulaire à sa mort (7), M.Cherrier, son successeur, lui chaula un second service ; chacun se rappela de nouveau ce que le défunt avait opéré de bien dans la paroisse, puis pour lui comme pour les autres le silence se lit peu a pen autour de sa t«mibc (8).CHAPITRE XV Retour tic l\u2019abbé Gcrvaise comme missionnaire.Scs derniers travaux à Saint-Denis.Son éloge et sa fin.1726-1769 L\u2019évêque n\u2019avait pas attendu sa décision définitive «lu juillet 1708 (1) pour suppléer son prêtre rnaliulo dans la paroisse de Saint-Denis.Dès le 11 mars 1707, il l\u2019avait officiellement déchargé sur M.ilarvate de toute l'administration financière; puis le 13 juin de l\u2019année suivante, il en avait fait autant verbalement pour la partie spirituelle.A la fin, il confirmait et complétait seulement ce qui avait été réglé auparavant.Par cet arrangement final, c\u2019est l\u2019état de choses d\u2019autrefois qui reparaissait dans la localité; mais il ne revenait sûrement pour le plaisir ni «les uns ni «les autres.Aussi l\u2019autorité ne Vimposa-t-ellequ\u2019;\\ regret.Les sentiments «le tous étaient suffisamment connus sur ce point ; ceux des paroissiens surtout avaient vivement éclaté dans les derniers temps de la desserte do lour église par voie «le mission.Mgr Briand, pour rendre plus acceptable h ses diocésains ce qui les avait jadis tant irrités, leur promettait (pie ce régime no durerait guère plus qu\u2019un an.On si* soumit ainsi «l assez bonne grace.( 'y) \u2014 .hiAfctj 1 le rr.i> héde Suint-Hyacinthe, (4)\tLe* Anna.tic l\u2019Hôpital (Jéuctal de «Juélicc «lisent qu\u2019il mourut en celle mahon \u201cdans le* appai lenient* «lu clergé\".o) fanjjuav, A'é/t' to ire gin.du clergé canadien, \\ô) Voici la prcmuie partir «le l\u2019extiait mortuaire «le l'abUc iTi\u2014 diet : l.'an mil sept cent soi vante et quatorze, a été inhumé dan* l\u2019église «le cet hôpital par nous soussigné, prêtre chanoine tic Québec, île présent cuir du lint, le cotps de Mcssire Jean Uaptiste Fiichet, prêtre cuié tie Saint Déni* ^on service solennel «litière à demain), décédé hier, ngé de 57 ans ou environ,'dont 32 de piêtn>«:, après s\u2019étic confessé et avoir reçu le sacrement d'extrême-onction.\u201d Registres des baptêmes, mariages et sépultures del'Hêpital Général de Québee, \\ la date du iS août 1774.f7) \u2014 Annales tie rilôpital-Cîénéral de Québec et Registres des baptêmes, mariages et sépultures de la même institution.(5)\t\u2014 l.e collège «le Saint Déni» conserve la partie d'été tie son bréviaire.I n trie il a lui-même inscrit son nom avec le millésime 1742.\\x premier propriétaire connu tic ce livre, imprimé en 1906, a été l'abbé 1.U.-l .H renet, ordonne en 1726 et décédé cui( de Montmagnyen 1740.^l) - Mgr Brigand alors èciit entre autres chose* à Rabin* (iervaisc : \u2022\u2022 Nous avons résidu devons diargci «le la desserte de la dite paroisse («le Saint-Denis), afin que vous puissiez mettre l\u2019ordre dans les * flaires «le ccttc église, qui ont été un peu négligées depuis Dnluniité du «lit Sr curé (Frichct)., c\u2019est pourquoi nous vous donnons «le ce jour la desserte «le cette paroisse avec le «Iroit exclusif d'y faire le* fonctions curiales.; nous vous permettons de btnci tous les dimanche» et fête* \u201d.Arehr.es Je l'évêché de Saint Hyacinthe.[A suivrc\\ Le Courrier de SainMIyaciothe Jonru.il Bi-Hnlidoinadaire Fat imprimé-t .«Citéde SMDacititlm rue Hto-Atioe, 0 7\t) * J.DK i,.Taciijî, duiuicilio eu la < *.* « t «- 6i-Ilyiuriut.be.abonnement St.OO\t»n, Canada et Etats-Unis.fj*nht renient date du 1er et dtt 15 ai e' 'lyi g vois Ts.ut année eu mm me H se paie t\\ entier.ANNONCES P.«d .»\u2022 e ou.10 reutlDh fa ligne.loi* iors hi\u2019c* é()U***ites* \u2022\u2022 .5\t\u201c\t\u201c Av «de N\u2019 \u2022 \u2022 1 \u2022«, I tges et D.icù.s, 25 c rutila 1** *ii»e.\t.Avi» wpr .\t.0 r satina L ligne.Aturuicj - !oi f.Vif, f»|K«cia]./ Centrifuges FENIX Marque do Commerça J'A S*-Den is, 20.\u2014 Notre paroisse vient rie voir disparaître lino «1«* .scs figures les mieux connues ri ms lu personnt 1I0 Daine Venv»- Toussaint Laprès, véuérublo centenaire.Cette personne était Agée «b* cent ans, cinq mois »-t vingt finit jours.Elle a vue (h* pr«*s b s débuts de St D mis etm connu tons les événements si iulèr s sauts du sièeln dernier, qui su sont passés à 81 Denis.Sou heureuse mémoire en faisait nu témoin prédeux d«s actes d\u2019antnn.Depuis une «loti/, line d\u2019années,elle 6 ait identic au tit par suite (Fun accident.Elle doit sa longue vieil Ies*o eu partie à la sollicitude dont sou fils «Tévoué, M.J *an Baptiste l a tlaïuiue, n\u2019a cessé «le l\u2019cniouror.Depuis quelques semnnes/ous les deux étaient «liés so mettre en pen siou ch* z M.Magloire V zlna ; au commencement «le la semaine d» i \u2022 uière, Madame La près inan Testa un état «le langueur inaccoutumé, «*« dans la nuit^le j**udi, >\\ une h* uredu matin, la veuéiablo centenaire reu (lait l'Auie.Ses fuuéiailles ont li» 11 samedi, à l\u2019église p;nois-i île.C\u2019est M.l\u2019abbé Aitliur Vé'/:na, piofesseur hu Sémi nuire de St-Jly icintlie, qui chanta le service.Ce dernier est un neveu «!ur.Tons doux portent asàcz yaillum ment leur Age.Nona leur so .lui to os beaucoup do b j.iheur, pour terminer lour carrière déjà avancée.\u2014On attend pour lus premiers jours de novembre le jugement dans la cause de Dun \u2022 Treflli Gu *rt»n vs la Oie du Québeo Su 1.Ou se rappelle dans quelles ni il h mrenses cir* constances Guurtin, qui était ft l\u2019emploi do U compagnie, est mort.Li cuise a été entendue ces jours passés.\u2014 A LOUER.\u2014 Deux logements contenant.Sir appartements sur le même puncher, avec Witerclo.se», etc.Très bien bft is ; hur U rue Tes tue.Conditions faciles.S\u2019adresser ft Melle Stint Germain, rue Buur lages, St Hyacinthe, j.n.o.\u2014M.et Mme Auguste Séguin, ainsi que leur gititille demoiselle, Melle Blanchu, s\u2019eu vont passer quelques se in linos ft Burlington, Vermont.Bon voyage ft nos an»«s.\u2014Une c iimo qui a pro luit un cer* ta n bruit, celle de Girard vs La Banque do St Lfy tciulhe, a i sujet, de laquelle jugement de débouté a été rendu dernièrement, vient d\u2019être portée eu Révision parla déniante resse.\\ \u2014N\u2019achetez pas vos tapis et pre-lai ts sans avoir vu le bel assorti oiui.t n yu chez Bergeron & Sicotte.\u2014 Plusw-uid mai chauds, mécontents, dit-on, du Rotate du consul autorisa ut la réonverlure ilu matché le vendredi soir, se dispose aient- ft attaquer devent les tribunaux l\u2019ut titude du uos échevins.\u2014Sarn-d., ft la U i'ta, 491 bol es de beu.ro out été oQui tus eu vente ; sur eu moutaut 2 >5 ont éiô v indues 21J ; *25 belles 's ft\\.ui«g», jff%rtes à 10J cts sout restées sur le m irehé.\u2014Pour vos couvoiies do laine, /ta oui luttas, comforlubtas et laiuage do toute sorte, allez chez Bergeron & Sicottk.\u2014M GéJéon Beaupré, é.diaviu, a la douleur d\u2019avoir perdu son en faut, K-tou1, ûgé de tro's mois.La sépul lura a eu lieu hier apu s-midi, ni ft quatre heures, ft la cathédrale.Plusierre pareil ts et amis y tnsta t \u2018eut.' \u2014Au département du lceve»nde PI jteiienr, ou vient de pnb'ta'yhtn* un bulle»iu, lu résultat nés auafy^e f.M.ea sur S3 échuntiHo is d eugi u> ; Si e ce nom b e o5 oqjL et a lecounus excellents j sur les JO éch mi-il'ous p» -h a -St-Hyacinthe, il y eu avait H bon-», 5 fé» i »urs et 2 doucetrr.\u2014 Notre magiRÜque choix (RétoflVs ft lobes et aunes nouveautés pour Daines est maintenant eu exhibition allez Bergeron & Sicottk.\u2014 La première neige est tombé»* li or avaut mi H ; signe l\u2019hivar nous menues de près.Mais elle n\u2019est vite tournée eu boue.6 lus pro ios-tics se vériÜ *nt, la neige qui to ubs-ra dans uu mois de ci jour, passera l\u2019u i ver.A LOUER,\u2014 Logeaieot de S appartements, ch «uffï»,97 rueOiiouai'd, pour un couple, ou pas plus du 4 grandes put son uos.Possession un médiat»*, s\u2019udre ser ft A4.kani Beauregard, Rrotouotuti e.\u2014A Rassemblée légifère des uteiu bit 1 du conseil vendredi, étaient présents : MM.le eu «ire ci h * cent vins Chanet te, Lussier, Dub û n,Br > dunr, Casa vaut, F.nttar, Clnrpeii tier, Messier et Bouch>rd.Ou a pris connaissance d'une ro quête do la part des contribuables de Iiruo lIuloï%a demuidaftt la eons t motion d\u2019uue tri verse sur colts » *ie, v s A vis de la me du la Brnère.Lu louiité dus chem us y furi j 1 situe.Un ami 11 cou table, M.G D \u2022«\u2022 uir.ais, soPieito du nouveau son cm ploi d autrefois S1 do uaude ru&te si* r la tabta, lu poitu désiré u'étaut p is vacant.Ua incident est surveau daus le oaatrat d\u2019habils des coustablos : M.Allaire iuforuio le coaseil qu\u2019il s\u2019est trompé dans sa soumission, indiquant le prix d'achat au lieu du prix (le veute 5 ce qui a pour cousé* D\u2019OUTRE-TOMBE Il fait unit : le prête, enivré de mydôro, iS'-ut I** souffle de Dieu qui panse sur lu terre.G\u2019est l\u2019heure où nos défunts épanchent leurs r-o 1 pi rs\tr A travers lu feuilDge eu célestes zéphyrs.El les airs sont chargés d\u2019angéliques présences\t.Laissant autour «le nous «le suaves essences \u2014 Ut sur clnqne rameau mille Inspirations Vienneut b- icer leurs ni«ls tressés d\u2019émotious.C\u2019est l'heure où le Passé déroule sur nos têtes\u2014 Eu dêm.vaste **t pur comme celui des deux\u2014 L\u2019ftme de ses h r*»s, ses dieux et sus prophètes - Qui suivent les humains ft pus silencieux.Car la nuit est veune : heure douce et mystique Où la Nature tomba uu transe uiugnStique Au coutael inspirant du moa«lo des esprits \u2014 Plus perceptible aux sens dans le calme «lus nuits.C\u2019est Plu tire où «les milliers «lu lèvres Divisibles, Chuchotant «tas pensées de sublime grandeur, L« s font traduire au bu«ie en poë ues visibles : Car tout b mlo est du ciel l\u2019éch » lôvohi'uur.Puis on en au tou 1\u2014le long dc$ \\ léic'p.ilhiquoH Qui relient noire momie aux célestes portiques \u2014 V.brer on témoins doux, lointains, induis, Les ft ues apportant des messages bénis.TÉLESPHORE S WTII-VAUDttY, _\tPt ru, du l\u2019A relu diocèse de Chicago, (Nuit des Morts, 2 Novembre).queue* d'annuler lu règlement do cette iifflire et d\u2019aviser le tuuveau jnsiju\u2019.t c «lie sein i'üi'.M Lissier, sueoa 16 pir M.Ohc-nofcte, prop mu ensuit » que !« p irt'e du N) 11, xi'* lut lus trois «ju ir.s des tii agiéabl*\\ C.ilgaiy est une ville cosmopo\u2019i* te.O 1 y aencoutre d * toutes les nations.Ma s ce scf.it sut tout les cowboy*», la pohen montée, les indiens, les m lis.et l« s anglais pur sang que l\u2019on leuepntie ; une varié e de costumes noos faisant croire A une foire.Les chevaux sont- tous des bronchos et tout le monde est ft ( In val, même les fumm *3.\u2014 Le nombre «les pensionnaires de iu* re g* ô » i *r s\u2019accroît : trois sujets, condamnés pour ivresse, vieuueut «l e re lo'és au violou.Sur eu nom brodeur nout «lus étrangers, condamnés ft puig\u2019T des s.*ut»;uces l\u2019un du 15 et l\u2019autre «le IS jours.Le troisième est l\u2019un du nos loncitoy ms ; lOmuie sa présence menace du dovu*» uir fréquente devant la correction uelle, ou lui a inlligé une senteuce du deux mois.j .J\tÜiVU ikU « m *.Y flf r -ur*\u2022 I Of ou- uiil AÜilroH*.IKE PATEWr RECORD, LA SANTE £ONE FEUE Dép tid île la itch ?*c d /.\u2019\u2022 < Hé de son sang u Une fetn me a besoin régulière ment «ruu remèio ponr le sang, justement paice qu'elle est f**nime.Dupuis le moment où elle devient f«|inmejus qu\u2019au milieu «le la vie l.t santé et le bon h ur de chaque femme dépende ut «le sou sang, «1b*s d'un citoyen m arquant-, comma laplnpait des tmv illeurs de l\u2019eu-(Loit, se p uisent ft 1 épeler haute meut qnv, mémo pendant les longs mois «le s de» uièm mal ««lie, « h icuu d\u2019eux a \u2022 onvé un lui ilu ami dévoué.Disons\u2014ta, M.Pierre Uomirau a été» le type du véritable Canadien, rnli gieux, oyal et «liligont dont s\u2019Iiono rent uos vieiltas paroi «ses.Bus funérailles eurent li«*u ce rai-tin et furent imposantes Une foule co »s «léiiible a assisté ft son service et i*a conduit an cimetière.D«» rem »r«|tiait, ft l\u2019orgue, MM.L.A.-Ij IL *uruuz or g »uiste, J.D *Iorm », m «îtie «le ch « pepe, J.Lamoureu.x, J.O.U y, A.Lunourcux, J h, Roy, avocat, M.lhiurnssa, Dr Morin, A.Lmvière, etc-\t, Le Courrier ofiV.» ft la famille en deuil sus siucèrcs coudoléanc«*s.SIROP PUNIS 6ÂUVIN\u2014 \u2022entrne.dentttlcm doulnumuic, rtc.\u2014Procura Lu Russie» subit- en co moment une révolution complète dans son régime gouvernemental.C\u2019est le résultat «le la longue «»t sanglan e agitation qui terrorise ce pays depuis «lus années et particulièrement en ces dernier* temps.Voici le manifeste publié par le Iztr le .\u2018M octobre, «lans ta Messager de 1 K npire : Noiis.Nicolas, deux èuio «lu nom, war b* grfteede Dieu, empereur auto-orat'3 du toutes l*»s Rassies, grau«l «lue «ta Finlande, etc., «léclarons ft nosBoyaux sujets, qao les troubles et Pag i tti«ui «|ni su sont pro luits d i«ih none capitale et dans plusieurs autres «le nos villes, emplissent notre cœur de trist«*9se et «le p iao.Le bon h *ur du souverain russe «si inlimeineut lié au bonheur du ses p*u pies.Il p uit résulter-dus présentes pur-tubitionsde gt and s 111111 x.Ils menacent Piutégrté et Puuité de notre E n pii e.Le «I-voir que nous imposent les ciic 11*tances «»st «b* hft'er la contra I» atioa de l\u2019autorité et ft0 }h 3.40.» .St.Madeleine., a.f.*8.20 .0.07 .St.Dumase.8.0.6,67 f.!.Caroline.f.h8.66.6.29.Rougemont .8.00.,.o 9.16,.6.C3.St.Au^î«.,7.^9.610 9.47\t.' 0.M .Si.Grégoire.7.ï5.t.u- 11,46./.«h.'\u2022\t*\t7.J6.4.0 .\u2022 i.\u2022 \u2022.*\u2022 Ut* M on i rea i itii .¦.i.lli vl.h ü.Ju 3.J< .9.4j 8 0u liH'iville Jet.f.12.18 9.63 8.13 ,.Sablevois.0.17 8.13 4.07 12.43 10.02 8.23 .lleuryville.0.08 8.05 3.43 1.15 10.13 8.34 .Clarence vil h*.6.60 7.51 3.13 1.30 10.20 8.40ar.Noyau JctJv 6.60 7.45 :t.00 n.Allât»* le *nm> di seulement./.Arrête sur bi^iMil du pavilion.Les traiuH no.i et no.60 Tout raccordement a Sorel.Service do chars Pulman entre SMlyocinth* Boston et New-Yolk lia Uurliuglou et b\u2019ulhnd.1 uovemhie 1906.60 YEARS* EXPERIENCE Traoc Maras Disions Copyrights Ac.Anyone ter.ling « »kc pas à si peu ! Les clameurs augmentaient toujours.Tout à coup une mdttc vie terre iouU a.rc pieds des prisonniers, puis une sccon \u2019e, puis encore une tro \u2022 : ième.Un» figure pim ç»nt; p;**ut au bord du toit, à l\u2019endicnt meme o ', sept jours plus tôt, le marquis sXait fait reconnaî re par le soldat.Le> b .-igeis de Ben-S ilem, témoins de l\u2019entrevue, sav tent q u dan** cet en-dioit le gou'bi pouvait s\u2019onviî» à leur vengeance, La lutte allait s*.mgiger dans t'clable, la lutte acharné-, son «Hante, mort lie.Nou* sommes perdus, dit PI ar renc : mais j\u2019en réponds, not^ vie leur coûtera cher.\ts Le marquis po>a ses mains contre sa bouche, et, ressemblant toutes scs forces, il appela : \u201c B?n Maz i ! B:n Maza ! maMieur à toi ! i's entrent par le chemin.\" Un cri de tète féroce lui répondit.La porte s\u2019ouvnt, et le inru re se jeta devant les prisonniers en faisant tour ncr le yatagan qu\u2019 l tenait à la main.\u201c Donne-le moi,\u201d lui dit le mar quis, pend nt que P omereue lev:it la pioche ferrée et fixait sur le> assaillants un r.gird aigu plu* terrible que les éclairs lancés par eux dans leur fuieur.Au mè ne instant cinq ou six ICa uyles roulèrent presque sous le poing de Ben Salem, qui venait, la sueur au front, se range» près de B:n-Maz i.Au dehors, une voix gémLaunte suppliait les Kabyles de s\u2019écirler ou de ledouter les plus affreux malheurs.La viciée Aïdr, craignant comme les deux maîtres de voir si foitune engloutie dans le sang des prisonniers, cherchait à persuad *r ses compatriotes allant jusqu\u2019à leur affirmer que les deux captif» étaient puissants en toute e pèce de sortilèges, et que, s\u2019ils périssaient dan-» le gourbi, leurs esprits s\u2019en vengeraient en faisaient mourir les bestiaux.Mort aux fils de chiens 1 disaient les Kabyles pour toute réponse.\u2014 Je réclame l\u2019amin I s\u2019écri le marquis en be*bèr \\ \u2014 Voyez-vous ?glapit 5\\ïJa ; voyez-vous bien ce que je dis ?Il est en rapport avec les génie).Hier il ne comprenait pas no're 1 .ngue, il la parle aujourd\u2019hui.\u2014 L\u2019ami n venge, a la grande ville, crièrent les vaincus .au lieu d\u2019écoutcr AïJa.\t- \u2014Dem indexa djemaa pour exposer te v droits, reprit M.de VChi i mont en s'adressant à B^n-Vlaza.Celui-,:i se frappa le front ; c\u2019était le prisonnier, l\u2019étranger,qui lui suggérait \u2019idée salutaire, la 'seule qui j_ût au moins retarder la mort des captifs.\u201c Lj djema^pron jnceia, cri v B:n Maza D\u2019ici à cj qn\u2019elle s\u2019assemble,les prisonniers seront gardés à vue et attachés aux murs de mon gourbi.\u201d Les assailants eurent un mouvement de recul.Tous c *ux qui se trou vaient au premier rang d:s lignes meurtrières faisaient partie des membres de h djemaa.Attendre se bornait pour eux à demander par voix délibérative c; qu\u2019ils réclam lient par imprécations, la condamnation juri dique au lieu de la mort violente ; le moyen de savourer l\u2019assassinat !.I's acceptèrent.\u201c Sors vite,\u201d dit B:n S item en poussant par les épaules son ancien e.-clave.Ben M.za tenait le bras du colonel.I's le conduisirent h)rsde l\u2019étable et *fes fi«ent entrer dans le hangar aux ch t vaux.Djs anneaux de fer étaient scqjlés au mur, et des lanières, roulées sur les dalles, atten daient les hôtes ordinaires du lieu.I\u2019s vont nous attacher, dit P.ome reuc avec horreur.\u2014LiLse les faire et ne résiste pas, dit le colonel.ETl tffrt, les limè»^ bouclées et passées dans les anneaux retinrent bientôt les deux captifs, qji conservaient seulement assez de mouvement pour s\u2019asseoir sur la terre.I s nous mettent là comniî des moutons pour la bouch rie, répétait le so\u2019dat.\u2014Laisse-les faire, te dis je, et tais* toi.\t# Plomereuc s\u2019assit, et, se croisant les bras, pencha tristement la tète 3ur sa poitrine.Nous ne pourrons plus nous défendre, pensait il.Peu à peu les rangs pressés qui les entouraient commencèrent à 3'éclair-cir ; la foule se dissipa.Quelques hommes armés de couteaux et de sabres demeurèrent dans la cour, ne voulant pas se fier trop aveuglément à la promesse de Ben-Maza.Celui-ci n\u2019osait quitter le hangar, non plus que Ben Salem.Ils ressemblaient à' deux brigands gardant avec désespoir une part de butin menacée par leurs compagnons.ÇA tuivrê) a BOUS UC CONTROLE 1>U GOUVEHXKMKNT.La Provinciale\u201d (ASSURANCE MUTUELLE \u2014 INC1NDIE).BU RE A J-CHEF : 160 RJ£ ST-JACQUES.MONTREAL.m Sécurité absolue.\u2014 Taux raisonnables.Pertes payéec promptement.AGENTS : Taché our toutes lea const ructions ; et beau jeune buis pour chauffage en quantité.25 nr|>eutH d'ortnière, sur bord do petite riviere traversant la propriété au large.Eau courante.A deux nulle* et demie d\u2019une Htatiou de chemin de fer.Dans le* Townships d'Actou.Bon marché pour comptant.S'Adrrsser à TACHÉ A JODOIN, Notaires, St-Hyacinthe.j.n.o.OESAU TELS ft ST-GERMAIN -NOTA I RK.4* PB It H D'ailOKNT A OONDITIObrt rAOILRA 7 Rua 8T-DENIS, S1-SYAC1NTHS m.c.wminm\" il.st-oridiaiv ^\u2014\u2014¦\u2014\u2014^i^\u2014\u2014¦ rn m\u2014 M ¦ wm \u2014\u2014\u2014 LIBRAIRIE L.UI11LLK t POISSüA JUST POISSON COMMISSIONNAIRE Librairie de U Sociét* .\" Il4, ruo do Beauuo, Parü Librairie el Coirâon ci Mirclmfc |C0NUITI0M8 ds4Paibmcmt Un Compt^Un'irant est ouvert à nos Clients dé})OHant à notre caivia nue prjvUioo dont il leur est délivré reçu.\u2014 Rolevé Uq compte est envoyé \u2022emo-strielle nmteu j iivur et J uiiiet.Pour les Clients n\u2019ayant pas de Cornpto-Oonran t le paiemeut le uaseavai* se fait \\Pd E8 RECEP TI O N, par ohô jies ou matlits postiuc k aucr nom.\t_\ti.» ToatefictUM uou soHée Uns h trimistra e recouvré psr U poète, angmunt(e des frai A ivowTrttaect, « U do d» chsqr* tr' * 0446 83 414016 "]
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