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Titre :
Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 11 avril 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1908-04-11, Collections de BAnQ.

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[" 56e Année No 6943 SERIE COMPLETE COURRIER HYACINTHE Avril 1908 * No 8 SAMEDI, il Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.Le Guerrier ie Saiit-HyaciÉe 8t-Htaointhe, il Aybii.1903 Echo du procès.Sous ce titre, duns V Union, M Beauparlaut qui parle do masques et qui ue signe pas, prétend que le Courrier se trompe et trompe.Eifc ce possible 1 Nous désespérons de jamais cou-teuter M.Beauparlaut ou son organe l\u2019Union.Nous avons reproduit la poursuite de M.Beaoparlaut en entier, sans retouches aucune à ce merveilleux document que \u201c l'homme parlant en public\u2019 u\u2019a considéré comme parfait qu'a près deux reprises laborieuses.Nous avoua reproduit notre défeose exactement.Et uous avons aussi textuellement cité le jugement du tribunal.Si M.B «a u parlant est trompé, ce doit être dans ses espérances,et nous n\u2019y sommes pour rien.Notre député voulait nous arrachnr $5000.,il eu a eu $50.00.A propos d\u2019un point déplacé de deux unités vers la gauche, pour quoi faire tant de mauvais sang ! Mais il se peut, peut être que uous n\u2019ayons pas interprété le jugement comme le fait M, B**au parlant.Là encore ce doit être lui le coupable ; il a taut massacrée la langue française, qu\u2019au sortir d\u2019un procès où il nous a fallu avaler en une seule done, tous ses discours depuis 1904\u2014uous avons nos craiutes d\u2019avoir perdu le 9 sens des mots au diapason de M.Beauparlaut et de ne plus iuterpiê ter avec quelque bou sens ce que nous lisons.M.Beauparlaut uous annonce qu\u2019il rira uu jour ; c\u2019est justice ; nous ue serions pas fâché de lui voir une antre binette que celle qu\u2019il avait pendant le procès.A QUATRE PATTES ! ! La Presse s\u2019abaisse de plus en plus.Voici sa dernière courbette à propos de conférences que le gouvernement fédéral vient de chirg-r M.Mont-petit de faire en Franco.41 II convient de féliciter l'houora-44 ble monsieur O iver do c»*tt.a mar-44 qae nouvelle (tnarqu») de sollicita 44 de poui l\u2019imigratiou française ; \u201d Il faut espérer que la sollicitude fr.iu çaise de M.Oliver ne le rendra pus malade.Tempérance La campagne contre l\u2019intempérance se poursuit avec énergie.Une requête présentée à la législature par le député de Oaspé, lo Dr Lemieux, demande d\u2019apportor une amélioration à la loi des licences ce est forte ment appuyée par de nombreuses associations qui se sont uuies de cœur avec le comité de tempérance de U Fédération Nationale St Jean-Baptiste.Le mouvemeot a été, on peut le dire, général, car les listes se sont couvertes de noms.La requête dont uous parlons se lit ainsi : 4i Aux honorables membres du gou-veroeinent et de la Législature Provinciale.La Fédération Nationale Saint-Jean Baptiste, section des dames de l\u2019Association SainbJnau-Biptista de Montréal, qui comprend 23 sociétés affiliées et représente au total pin eieurs milliers de f mines, expose l\u2019humble requête suivante : 44 Considérant que les femmes souffrent plus quo toute autre classe de la société des désordres occasion nés par l'alcoolisme et qu'elles out de plus le devoir de protéger leurs enfant» et d\u2019éloiguer d\u2019eux les scandales, la Fédération Nationale Siint-Jean-Baptiste, prie le gouvernement et la législature de Québec, d\u2019amender la loi des licences relativement À la vente des bolBbous enivrantes comme soit : 1.Eûlever au juge le pouvoir dis crétionoaire que lui confère l\u2019article 137 de l\u2019Acte des licences et l\u2019obliger à prononcer l\u2019annulation des licences après une troisième offense.44 2.Les officiers de police y cousins «le la défunte, S Sué- cal, de cette ville, et LttuonUg ne,de 8to Hélène assistaient au choeur, ainsi quo M.le ch moine Dec elles, curé et nos vicaire M.Monfet.Les membres do lu Congrégation et de l\u2019Atliauoe Nationale, ainsi q»ie les élèves «lu couvent assistaient eu corps.Parmi les pirents se trouvaient, outre la famille de M.Km ile Buy, MM.le D: II.A.Miguault, A.Miguault, P.IL.G Minas, les trois MM.Lifoutaiue, «le rit Hugues, MM.Albert, Arthur et B trtUôlouiy B >y et plusieurs dames «le la famille.Du St-Hyaoiuthe, assistaient M.Lou is L issier et J.«le L.Taché.Nous réitérons nos p us respectueuses sympithiei A M.U>y et A sa famille daus le malhmr qui les uLtoiut si douloureusement.Nous apprenons avec regrot la mort arrivée hier AOttewi, de M.Heuri Liuiotho, tils de l\u2019ancien maître des Postes «le Montré il.M.Guillaume Liinotiift, et cousin des familles Lamothe «le St-llyaointho.M.Lamothe occu paît le poste important «logrollin' de la Couronne eu ohm-oellerie.M.Limotlio était le frère «le Mesdames B mire Thibau leau, Henri litui*d, «la Bonlhillior Ch i-vigny, et Chis.Barnard.Il était Agé de 58 ans (né le 17 juiu 1850),et laisse doux oufauts nés do son mariage avoo Mademoiselle Bissé, sœur «\t\u201c\t\u2018 jugo Bosaé.Nos res- pectueuses sympathies A la famille du regretté défunt.L\\ REMEDE l\u2019OLIL le mmm Ne voua dosez pua avec dea pur g a tifa.\u2014 Un tonique c'est tout cc dont lea gêna ont besoin.Pas exactement iualado\u2014mais pas trop bien.VoilA comment se sentent la plupart des gens au printemps.Aisément fatigués, appétit variable, quelquefois des maux do tête et une sensation de dépression.Les boutons et les éruptions se montrent peut-être, ou il peuty avoir du rhumatisme ou de U uévraigie.Tout cela indique que le sang est en désordre ; que la vie claustrale «le l\u2019hiver A laissé sa marque sur vous et qu\u2019il peut se produire des désordres plus graves.Ne vous dosez pas, comme le fout follement beaucoup de personnes, avec des purgatifs dans l\u2019espoir de remettre votre sang en bon état.Los pur-gatiD pacourent l\u2019organlsiue ctaffii-Missent au lieu do renforcer.Ce qu\u2019il vous faut au piiutemps, c\u2019est un ro-uiôde renforçant qui fera un sang nouveau, rich»», reconstituera les nerfs affaiblis et vous donnera une santé et une force non voile.Les Pilules Roses du Dr Williams sont l\u2019unique remède qui peut amener promptement, sûrement ce résultat.Chaque dose de ce remède fait uu sing nouveau, riche, rouge, augmente l\u2019appétit, éclairci le teint et rend gais, actifs efforts, les hommes et les femmes fatigués et déprimés.M.Hariy Huggins, Oshaw*, Out., dit : \"J a L»e crois qu\u2019il existe quelque chose d\u2019égal aux Pilules Bososdu Dr Williams pour la guérisou ne la nervosité, de l\u2019indigestiou et do l\u2019épuisement du sang.Pendant quelque temps, je souffris beaucoup de ces maux.J\u2019essayai plusieurs reiuèies ; mais rieu ne me tit de bien jusqu\u2019au moment où j*# co nru»*nç.àiA prendre les Pilules Roics du Dr Williams.Avaut de les prendre, jo me sentais comme un vieillard, tuais après en avoir pris quatre boîtes, mes forces revinrent uioiiupetit s'améliora, tues ueifs étaient plus forts et je me sentais uu homme nouveau.\u201d S'il vous faut un remède, ce printemps\u2014et la plupart des gens en ont I besoin-\u2014essayez les Pilules Boses du Dr Williams et voyez even quelle rapidité «dis* vous feront sentir comme uue personue nouvelle.Eu vente par tous les march m is de remèdes ou p*r la poste, A 50 ceuts la boite ou six boîtes pour $2.50, de The Dr Williams\u2019 Medicine Co., Brockvüle, Out.LES GRAIffi DE SEMENCE L'exposition «le graines organisée par 44 l\u2019Association Canadienne des Producteurs de Semeuces\u201d a ou lieu lundi dernier en cette ville.Elle comptait une ciuquautaiue d\u2019expo-Hauts dont la plupart sont du comté de Ht-Hy.icinlhe.D*-ux divisions existaient dans ce concours : l\u2019une l\u2019une pour les membres de l\u2019association, et l\u2019autre pour les personnes qui n\u2019y apparteiiaient pas.Les juges étaient MM, Newman, d'Ottawa, sécréta ire de Passsocia-lion, Côté, attaché au département «l\u2019Agriculture, **t inspecteur «les grains «le semence pour la province de Québec, Dtilaire, secrétaire de la Société d\u2019industrie Laitière et Chs.Péloquin, notre horticulteur bien connu.Voici la liste «les heureux concurrents : Blé.\u20141.Ch ibot, W.; 2, Lifre-uaye, S.; B, Luv illéc,Pierre ; 4.Provost, Joseph.Orge.\u20141.F.Chipdelaiuo ; 2.Horace Morin ; 3.Kruest Lagicé.Avoine.\u2014 1.Joseph Desmarais ; 2.André S iint-Pierre ; J.Zool Scott ; 4.Ludger Gauviu j 5, P.L.Lavallée.Pois.\u20141.Jacques Boulciy ; 2.S.Lafreuaye ; J.Z ici Scott ; 4.Nap.Girard.Fèves.\u2014 i.Victor Michou j 2.Alphonse Do-marnis ; 3.Joseph Dos- marais, 8arrasin.\u2014 1.Ainédée Beauregard ; 2.Louis La lime; 3.Joseph Djsiua-rais.Blé «l\u2019Inde.\u2014l.Amédée Beaure-grrd ; 2.A lias Michou ; 3.Louis Michou ; 4.ZjüI Scott.Liu.\u20141.S.Lafreuaye ; 1.Zoo! Scott.Mil.\u20141.Moïse Limo neux ; 2.Ul-dérie Lirivière ; 3.M.Chapdelaiue ; 4.Joseph Dostuarais.Patates B ancli s \u2014 L Joseph Das-mariis ; 2.Alphonse Desmarais ; 3.L.A.Plante ; 4.S.Lifrenaye.Patates rouges.\u2014 l.II oui Côté; 2, V.Z.Blanchir l ; 3.S.Lifre-uaye ; 4.Frank St-Georgos.Lentilles.\u2014 L.Z ml Scott ; 2.Amé-déo Beaureg ir 1.Dans l\u2019après-midi, des conférences ont eu lieu daus la salle de l\u2019Hôtel-de^Ville.MM.Côté, Péloquin, Dal \u2022 laire donnèrent d\u2019excelUmts conseils aux persouties présentes.M.Côté annonça pour l\u2019été prochain une surprise quelconque,probabl-nieiit so us forme de concours.Il rappelle que tout cultivateur peut faire faire gratuitement l\u2019essai des semences qu\u2019il a achetées, en envoyant un échantillon au département de l\u2019Agriculture Ottawa.Il recommande de se tué lier cette année des semences gélé^s.M.Dallaire, dont la longue expérience rend toujours les conseils pratiques.dit une bonne poignée de vérités A nos gens.D tu vite les cultivateurs a donner plus d\u2019activité >ï leurs cercles agricoles.Il insiste sur la grande utilité de ces réunions i u times où les cultivateurs, sans gêne, discutent a fou 1 les questions qui viennent devant eux.Il f»it voir combien le cultivateur A besoin aussi de s\u2019instruire, et, si ses occupations ne lui permettent pas do pousser sou instruction daus les matières extérieures aussi loin pai exemple que les gens de profession, rien u\u2019ompô lie qu\u2019il étudie les questions agricoles A sa manière et au moyen «L h institutions ut des formes «l\u2019instruction pratique qui sont A su disposition.M.Dallaire offre le local de l\u2019école de Laiterie comme centre de réuniou pour les cercles des environs.Il touche ensuite A la question «le la nourriture et de l\u2019entretien «lu bétail et remet devant notre public, cette uÛinuatiou, dont il commit la parfaite exactitude, que ch-z tous les les\t\u2018tours «le lait qu\u2019on appel le des modèles, on trouve des silos et la pratique de l'ensilage.Nos cultivateurs «le St Hyacinthe et des eu virons devraient tenir compte de cette remnrquo dout uous connaissons aussi l\u2019importance.Pourquoi cultiver si grand quand au moyeu du silo ou diminue la quantité «le terrain nécessaire «l\u2019abord A l'in vernoiueut et pacages eu les rendant bien plus riches par les bons effets des cultures sarclées revenant souvent et occupant uue large place daus la rotatiou de la f-rme.On a paru apprécier particulière-meut les rem «rques de M.Dallai»e.FACHES LAITIERES Pour apprendre A connaître la valeur des vaches laitières, il n\u2019est rieu de npeux que de créer des sociétés «io couirôie.Lire la communication ci après : SOCIÉTÉS DE CONTROLE DE VACHES LAITIÈRES.- Ottawa, 7 avril 1908.Monsieur'e Rédacteur, Les opérations des sociétés de cou trôlo de vaches laitières éveillcut cette auuée, plus d\u2019iutéiêt que jamais, et plusieurs oentaines de cultivateurs i Madame Frank Delorme, Saint-Jean d\u2019Iberville, Québec, PROuUIT UNE ELOQUENTE ATTESTATION EN FAVEUR DES PILULES ROUGES QUI GUERISSENT TOUTES LES FEMMES MALADES.IL N\u2019EST JAMAIS TROP TARD POUR ESSAYER.FEMMES MALADES, PRENEZ COURAGE ET ESPEREZ.Vous êtes faibles, malades et souffrantes, mesdames, rien d'extraordinaire en cela, car il semblerait que, de 110s jours, la maladie est une loi naturelle.Aussi est-ce inévitable, du moins dans la condition où la Providence vous a placées.Il 11c faut pourtant pas s\u2019alarmer outre mesure.Admettons que les maladies des femmes se généralisent et prennent souvent de graves proportions, il faut compter sur les dévelopjx»ments tout aussi rapides de la science sans cesse à l'affût des meilleurs perfectionnements.Consolez-vous donc, 6 vous qui souffrez misérablement, reprenez courage et espérez! Peut-être que depuis des mois et même plusieurs années, la vie est pour vous un triste fardeau.C'est un poids lourd et cruel qui vous obsède sans cesse.Vous avez eu recours à bien des médecins et tous leurs soins vous ont coûté très cher.Cependant, votre mal persiste toujours et il pourrait bientôt prendre des développements sérieux et menaçants pour votre vie encore si utile A ceux dont vous êtes l\u2019indispensable soutien.Il est donc temps de réfléchir à propos, d\u2019ouvrir les yeux et de constater combien il est facile de vous guérir, de recouvrer vos forces d\u2019autrefois et de redevenir gaies, alertes, heureuses plus que jamais.Avant vous, bien d\u2019autres finîmes ont souffert, plusieurs ont passé cinq, dix, quinze et vingt ans de leur vie à endurer les cruelles tortures d\u2019un mal allant toujours empirant.Elles ont dépensé des sommes folles pour acheter tous les médicaments connus et tous les toniques imaginables.Et celles que l'on disait avoir déjà un pied dans la tombe, celles «pii désespéraient elles-mêmes, celles dont les parents «-t les amis avaient cru faire leur deuil, celles-là qui vivent encore et qui vivent heureuses, ont pris les merveilleuses et toujours populaires Pilules Rouges! Non, ce n\u2019est pas en vain que tous les jours, les personnes les mieux douées sollicitent, par tous les moyens, l\u2019occasion de faire connaître au public tout ce que les Pilules Rouges ont fait pour elles.Des témoignages spontanés et irréfutables viennent nombreux attester de l'efficacité du plus puissant régénérateur de la femme: les Pilules Rouges.Nous rapportons aujourd \u2019hui les paroles de Madame Frank Delorme, de Saint-Jean d'Iberville, et pour plus d\u2019évidence nous donnons son portrait dont elle nous a permis de nous servir: \u201c Les Pilules Rouges m\u2019ont parfaitement guérie.Depuis un an, je me sentais toujours bien fatiguée et mes jambes avaient bien de la peine à me porter.Je mangeais peu, la nourriture me déplaisait et la digestion 11e se faisait pas.J'avais des douleurs dans le dos, des névralgies, j\u2019étais enflée des membres et de tout le corps et je toussais beaucoup, tant que je me croyais atteinte de consomption.Dans ces conditions je ne pouvais pas travailler.Après avoir pris, pendant quelques semaines, les PiluUs Rouges, je pus constater une amélioration notable.J\u2019ai continué le même traitement encore, et après l\u2019emploi seulement de dix boites de Pilules Rouges j\u2019étais complètement remise.\u201d Mme FRANK DELORME, Saint-Jean d\u2019Iberville, Oué.Tous les maux, toutes les souffrances, toutes les maladies que la femme a si souvent à supporter, les maux de tète, les maux de cœur, les migraines, les névralgies, les vertiges, les suffocations, les Fac»Stmilê ct'uno boite de Pilules Rouges, s; » % ÇOi/Gf V\\^S K \" J À\t/% >> 1 * \u2022 >\u2022; \u2019> >-»>.« ii -»»i» #«/,\u2022«, y\u2022\t»\t/ /s\t¦\t1,\tm./,< > /,\tr ' t>l F A BR XML'.PR/M 50 CCNTS StX ffO'TCS $250\t\u2019 ° *** É>\"/v*/C*3tTrRAMC o am raie a/NC r>f J* I .Çaiv+oa, Pots roi*.A1*i%,_ Mme.FRANK DELORME, SV-Jean d'Ibernile, Que.palpitations, les étouffements, l\u2019anémie, les pâles couleurs, les nervosités, les moments de tristesse, de mélancolie, de découragement, de faiblesse; toutes les difficultés qu\u2019elle a si souvent pour traverser les périodes plus ou moins critiques de son existence, 11'ont souvent d\u2019autre source que le beau mal et ses corollaires inévitables, la faiblesse du sang, la faiblesse des nerfs, du cœur et la faiblesse générale.Le premier soin d\u2019une femme qui n\u2019est pas bien portante, qui souffre ou qui est affaiblie soit par les maladies, soit par toute autre chose, doit donc être de se procurer les Pilules Rouges qui guérissent chaque jour tant de femmes, de jeunes filles, de jeunes mères, de femmes Agées, atteintes de différentes maladies qu'aucun autre remède ne parvient à guérir.Femmes Agées, jeunes mères et jeunes filles, prenez donc les Pilules Rouges.Quelques boîtes suffiront pour rétablir votre santé, vous rendre vos forces perdues, régulariser toutes les fonctions de votre corps et rétablir ainsi très complètement votre organisme ébranlé, débilité, anémié ou même épuisé.Seulement, n\u2019acceptez pas le premier médicament venu, car beaucoup de pharmaciens sans scrupules sont payés par des fabricants peu délicats chaque fois qu\u2019ils parviennent à remplacer les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine par un de leurs produits.Exigez donc les seules Pilules Rouges qui portent s'ur leur étiquette le 110m de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et qui sont en vente dans toutes les bonnes pharmacies.N\u2019acceptez pas non plus de ccs Pilules, dites \u2018\u2018Pilules Rouges\u201d que des colporteurs ou colporteuses.passant par les maisons, allant de porte en j>orto, vous offrent.Ces gens sont des imposteurs et nos produits 11e sont jamais vendus de cette manière.Nos Médecins Spécialistes donnent clos consultations gratuites, au No 274, rue Saint-Denis, Montréal, tousles jours, excepté le dimanche.Si vous demeurez trop loin, demandez un blanc de questions.Si votre marchand n\u2019a pas les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, en-voyez-nous 50c.pour une boîte ou $2.50 pour six boîtes, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant de l'argent, et vous recevrez, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.Adressez toutes vos lettres: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274, rue Saint-Denis, Montréal.sont main tenant bien «lécblés à se rendre no compte exact «le la quantité et «le la valeur du lait donné par chacune de leurs vaches.C\u2019est là an premier pas dans la f«>rumtion du troupeau, car il importe avant tout de découvrir les vichys qui n'arrivent pas A un rendement raisonnable afin «le s'en débarrasser.Pour connaître de façon exacte le rendement d\u2019une vuch», le seul m« y *u bûr est de peser le lait et «l\u2019en faire l'épreuve régulièrement.C\u2019est pour faciliter la coud dite de eu travail que b*s so ci ôtés de contrôle sont organisées.Dans plus du 50 districts des dispositions ont été prises pour faire faire l\u2019esaai «le la richesse du lait une fois par mois par le fabricant de la fromagerie ou de U beurrerie, do sorte qu\u2019il o\u2019en coûtera rien au patron, si ce n\u2019est une somme insignifiante pour le-» bouteilles d\u2019écli intilloo et la balance.Il n\u2019est pas encoro trop tard pour s\u2019y mettre.Dm** chique localité2 ou 3 h>mui**s entreprenants peuvent s\u2019entendre ensemble, s\u2019arranger avec le fabrioaut pour l\u2019essai du lait et commander les balances et les bon teilles.Que l'on écrive au Commissaire do l'Industrie laitière et de U Réfrigération à Ottawa pour denim-der des blanes de pesée qui seront fournis gratuit»*m nt.Chas.F.Whitley Proposé au Contrôle des Roud**m»»uts.De L\u2019Etranger Un spirituel voyageur, M.d\u2019fîs-touriuel, r.icunteque su trouvant uu jour dans un salou cosmopolite, il avait cherché à placer, daus un com-pürnent à la maîtresse de maison, une pointe toute française.En représentant sa tasse do thé,oû la dame versait le nuage de lait, il avait osé dire : \u2014Voua ôtes, madame,comme cette taaso, vous êtes pleine de \u201cbon thé ', Le j-u de mot fit souriro le cercle et obtint en ce pays étranger un large succès «l'estime.Quelques jours après, dînant dans une haute maison, M.d\u2019Estourmul entendit un gros Allemand dire û la dame du logis i \u2014Madame, fous êtes gomme cette dasse, fous êtes bleiue du pou café ! La dame uu comprit pas le corn pli meut et le convive tndesque cherche encore pourquoi il u\u2019a pas obtenu lu succès de M.d\u2019Estourmel.Tokio, 9\u2014L°s nouvelles do Séoul, mandent que les insurgés font preuve d\u2019une recrudescence dans lu voisinage de la capitalo corénne.Iis sont encouragés par l'attitude d«î certaius membres de la coar ooréenue.Les insurgés viennent «lu lancer une circulaire dans laquelle ils de\u2022 maudeut que les Japonais soieut expulsés du territoire coréen.Le mandais Ito, le président général japonais, est attendu à Séoul demain.Tokio, 9.\u2014Les accusations portées contre les fonctionnaires japouais qni gouvernent actuellement la Corée sont confirmées par uue très hante autorité japonaise.L'Osaka Mainichi, un des journaux les plus iuiluunts du Jupou, déulare que ces fonctionnaires japon us s'oe.cnp^nt à supprimer le peuple.\u201c Les fonctionnaires j ipouais, «lit le \u201c Mainichi\u201d, vont généralement, en Corée dans le seul bntd\u2019obteuir an salaire plus élevé.Iis y reçoivent un salaire plusieurs fois plus élevé qu\u2019hu Japon, et la plnpart d\u2019entre eux se livrent à l\u2019ivrognerie et à la débauche.Ils ne sout pas plus tôt arrivés dans la péuiusule qu\u2019ils deviennent \u201ccoréanisés\u201d et s\u2019associent avec lea gouverneurs locaux malhonnêtes, acceptant des pots de vin et exigeant «le l\u2019argentd-8 pauvres gens, étant plus habiles que las fonctionnaires indigènes à commettre oes actes de brigandage.Pour cette raison, le Coréens craignent oes fonctionnaires comme de u seconds tigies \u201d et les haïssent pins que les Japonais ne haïssent U poste.LE MOIS LITTÉRAIRE ET PITTORESQUE 5 rue Bayard, Pari» Sommaire de Avril 1008.Nouvelle.Le péché do MarieJlosc.par Pierre Billaud.\tF Histoire.Une petite crur au XVIIIe siècle : Stanislas \\ Lunéville, par Giapard de Weede.He.iux*Arts.Le salon des refusés du siècle, par Gustave Huf Causerie.I/in lé|>cudince de 11 critique, par Jojepli A george».Poésie.Sous les tilleul «, par Pierre Ladoué, \u2014Vieux Mme «, par Jo«uph-Emile Poirier.Roman.En 1315 (4e partie),par Ernest Daudet.Varia.Eu piy-* hongrois, par Djmiuique Netterlé.\u2014Chauffeurs et mécaniciens, par E* Laval.\t^ Chronique.Pluie d'invontlons,psr le Sénéchal.I-e Livre du moi».L\u2019Egérie de Lmia*Philippe, par U.Arnaud.Causerie dramatique, par François Veuillot.Récit |K>ur Pslqucs.\"Je suis le pain de vie\u201d, oar Paul Ch ris tolr l'agis oubliées.Booz endormi,oar Victor Hugo ; \u2018 L« pie,\" parlt.de Chateaubriand ; A.Soeur Marcelline, par Alfred «le Mu «set : \"IA où un homme p-ut «Huer, «L-ux psuv -ut di ier, par Xa« vi»?r Marinier ; \" L« mort du Dm dim\u201d par Àl-phouso Daudet ; Peas à 9, par S.François de Sa es.Variétés scientifiques.La Révolution et le* sa v «ut*, p.r A.Acloque.Statistiques pittoresques, pu U mot.\u2014L\u2019Esprit 1 rrauce, 2 croquis\u2014Eohoi «lu moil.\u2014Annex M en et supplément.\u2014 Album du \" Md»\u201d ; Bdlade, If* b.Far.tou ; Lo U dour des hirondelles\u201d, par laul 1 uget ; Nouveaux Livres, Mode, Cou-cour», otc.6658 ^ 11 9023 LB COURRIER DÉ\tVOtNTlIB, U A.V ttL' 1908 da jl/iui&aaA 38 NOTES LOCALES \u2014A la cathédrale vendredi d«*niier nier no incident assez peu ordinaire a jeté le trouble dans la foule des dames qui suivait la retraite prôchée pas les RH.PP.Franoiscains.Pendant le plus impressionnant des sermons sur l\u2019iuteinpérauce, un bruit se produisit venant probablement dans le soubassement où l\u2019on travaille de ce temps ci.Un cri de frayeur poussé par l'uoe des person nés présentes suflii pour effrayer d\u2019abord les voisius ; uue bouseu'ade en régie suivit peudaut laquelle les retraitantes ao précipitèrent vers les portes issues de sortie.Après quelques minutes de confusion la plupart re viureut peu à pou reprendre leur place.\u2014Il paraîtqu'il est question d\u2019une grève daus les usineH do la Penman.A la suite des désagréments de Pan dernier, la Compagnie a intimé à ses employés que les chefs de département ne pourraient faire partie des unions, parctque les iutéiô's do la compagnie et c»*ux des unionistes ne sont pas les mêmes, et quVu vertu du principe qu\u2019on ne peut pas servir deux maîtres, le fait d\u2019ôtre unioniste devait nuire au zèle des employés pour la compagnie.Cinq employés faisant partie do l\u2019union et chargés do postes supérieurs ont été mis eu demeure de renouccr A leur afli'iatiou à l\u2019uniou ou à leur poste A l\u2019empoi de la compagnie.De là, conférence de ions les membres de l\u2019union et délibération au sujet de la décision à prendre de se mettre eu grève ou uou.M.Paquette employé public à Montréal, qui peut compter sur sa situation quuud nos employés sout en grève,a pirait-il, encore été appelé pour aviser nos ouvriers.Espérous que les conseils de piix prévaudront plutôt que les conseils de se mettre eu grève.FROMAGERIE A VENDRE.\u2014Le notaire soussigné a été cbirgôdu faire la vente d\u2019une from ig^rie, située dans un très bel eudroit, et munie de tous les outils, à peu près neufs, nécessaires à faire le fromtgc.Pour les conditions s\u2019adresser à Elz.Chahot, Notaire.St-Hyaciuthe, 28 Mars, 19 )8.j.n.o.\u2014Nous apprenons avec plaisir que les négociations eutum es il y a quelques temps déjà pour convertir on compagnie la muisou S.Bourgeois, viennent de se terminer par la sign a* C ure de lettres patentes, constituât) uue nouvelle compagnie sous lo nom do\u201d S.Bourgeois & Cie incorporée\u201d.Le capital autorisé de la compagnie est de §50.000.Ses premiers directeurs sout : Messieurs J.N.Cabana, Louis Bourg» ois, Dr Emile Osti-guy, Dr J.A.Tuilier, Ovide Brouillard et Michel Archambault.Au delà de la moitié du capital de oette compagnie est souscrit.Les affaires seront continuées dans le local actuel de la maison Bourg ois.Le commerce de ferronnerie sera encore la principale exploitation de la compaguie,et sera plus activement poussé que jamais.Notre populaire ami M.Louis Bourgeois reste gérant de la compagnie.Succès à la nouvelle entreprise.A VENDRE\u2014Au village St Simon, l\u2019emplaoemeut de feu Upton Brunei-le comprenant magasiu, maison pri vée, hangar, remise, etc., le tout eu parfaite condition.L\u2019acquéreur pourra aussi, s\u2019il le désire, acheter de M.Hector Brauelle, un stork général de deux aus à des conditions avau tageuses.S\u2019adresser à M.Hector Branelle à St Simon, ou à M.Horace Brunolle, à Uptou.\tj.u.o.Le conseil municipal a siégé vendredi soir, en séance régulière, sous la présidence de Son Honneur le maire Saint-Jacques.Les demandes de lio midi, lorsque la voie fat complètement déblayée.( .D'antre part, on nous apprend que de 40 à 5n familles canadiennes fran çalses des Etats Unis doivent venir s'établir à l'Ascension, ce printemps, à la suite et à l\u2019exemple de M.Ménard, nn compatriote originaire de Saint Hyacinthe et récemment repa-trié.Oe monsieur a acquis la scierie Copping, de l\u2019Ascension, ot il a fait de si encourageantes affaires qu'il a invité d\u2019autres compatriotes, désireux de revenir »u col natal à aller se fixer autour de lui.Sou appel aurait été largement entendu.Taut mieux! Et puisse cette invitation pacifique, qui s\u2019annonce ainsi réconfortante, développer et affirmer son mouvement si favorable.\u2014 Le Pionnier).C'est de M.Jos.Ménard autrefois de Laprésentation, qui est fixé à l'Ascension et dont il est question dans l'entrefilet qni précède.exact, et nous verrons avoo plaisir un changement qui remit los choses eu plus équitable état.M.Fhilius Gagnon un de nos plus érudits archéologues et historiens, gardien des archives de la Cour Supérieure, Québec,vient de publier une revue documentaire de la constitution do nos Cours d\u2019Appel depuis les premiers jours do leur existence, jusqu\u2019à nos jours.M.Gagnon, dans la conclusion do son ouvrage, établit que la proportion des appels contre les décisions de première instance, établit le degré de confiance dans oes derniers tribuuanx.M.Gagnon trouve que 12J pour ceut d\u2019appels, aux cours d\u2019appel ou de révision, coostitoe une proportion trop élevée.Dans son opinion, de plus,les plaideurs riches abusent des moyens que notre organisation judiciaire leur fournit de traîner les petits plaideurs dans appels sur appels jusqu\u2019à épuisement de leurs ressources.Ou devrait faire quelque chose pour remédier A oet injuste état de choses.Coque dit IA M.Gag no u est parfaitement Winnipeg, 8.\u2014Emma Goldman, le reine des anarchistes, qui était venue au Manitoba donnor uue conféreuce sur son sujet fivori, a voulu retourner aux Etats Unis, hier soir, mais a été arrêtée à la frontière interna-tionuule par les officiels américains de l\u2019immigration et renvoyée à Eut* merson, la gare la plus proche (le la frontière du côté canadien, où elle est descendue à l\u2019hôtel Anglo Amé ricuin, et s\u2019est enrégistrée sous nn faux nom.On dit qu\u2019il ne lui sera plus permis de retourner aux Etats-Unis.Elle a quitté Winnipeg à la sourdine, mais elle était surveilléo do piès par l\u2019inspecteur Carr.du service d'immigration deB Etats Uuis qui u pris le même train qu\u2019elle, (Dépic lies) C\u2019est, le Cauadu qui va maintenant avoir l'honneur d'héberger les anarchistes.Les Etats-Unis les arrêteut à ses frontières ; nous les verrons sans prendre aucunes mesures préventives, et lo courant ne pourra manquer de se diriger sur nous.Projet «portaol de coméu Voie électrique pour les comtés DU SUD électriques sont en vole de fabrication par la\u201d United States Steel Corporation\u201d et sont attendus A Montréal pour lo 14 courant, afin do les poser sous le lit du oaual Laohi-ne avant l'ouverture de oo dernier A la navigation qui est ordinairement le 1er mai.L\u2019t itrepriso va mettre plusieurs dos Comtés Sud du St Laurent eu communication électrique avoo Montréal.Ceoi veut dire beaucoup.Les municipalités intéressées ferai» nt bien de faire les démarches voulues ponr s'assurer le servioo do cette voie importante.M.Chas.Arpin, do St-Joan est nommé l'arbitre de U Cie Montréal et Comtés Sud.La construction du chemin (le fer électrique de la Compagnie Montréal et Comtés Sud est commencée à Montiéal.Uue équipe d\u2019hommes a été mis à l\u2019ouvrage ces jours derniers nour l\u2019ouverture du chemin au poQt Black allant vers le sud.Au départ l\u2019ouvrage se fait sur le terrain da gouvernement.C\u2019est M.J.A.Burnett, ingénieur électricien et surintendant do la compagnie, qui est en charge.La commaude pour les rails d\u2019acier a été ilonuée A la \u201d Dominion Bridge Go.\u201d et ils seront po* sés sous court délai.Dos cables AVIS PUBLIC IN UE Mn»l ) Maladies «1rs Veux, d» \u2022» Oreilles, du Ne/.«*t de J » (iorge.Ttl.Elt «371.loi Mur SI Driil», Montrai.Hiuru )\u2022 Consultjtion : 2 a 6 fin.l'Ijm-fridi dimanvln 1 h>t-C>ei»i««t»- Ri h»*\u2018.S JJ AO N *UL tMAINE Notl\" a von* rjnrlqur» 1>o*iilu*navB»ftiilf a{x»ur tOitiiiirt et femmes «R.tmnt prendre «1rs ifx nunandrs pour ua srtlc le ger, Durable Cvxxfl topennatti Vcniiu |iartoiil UWMMM UX ISSUS TtMOMKX OMt i \\ LLUsrpfArrS ___ *SCRIPpRtC^Xrjl Les OnlRN rr.MHV ^ nt 1rs UittUt «'onnursrt Ira pliissOres.! \u2022 rimtctjll (|f t'llS|Qi) | .t.jlb't » p*-ur «aranti** U ti |iuuil«>n «l'nn* liisisim sans « servi pour lin*, «tm.m>n commerce.1*0 C.ul«*«r >lr« ».r.lnr, Fl l( Il v pour I l>OM s avoir fisnoosur «Iriusiido.U ronltriit des planehes rnlorlt\u2019e*, notnhr'-um\u2019t KTsturrR, «lrscr||.l|oiis ronipli-n-s, prt» et avis de culture pour plus de ta.» »*rirt.\u2022 de NSruinru , t de fleurs.Iiiiwtiuiatdc pour tous.M'ailrraacr a D.M.FERRY A CO.t Windsor, Ont.A VENDRE Eniphiconumt ot Terres lo.Dan* U cité de St-Hyaciiitlio.\u2014 L'oiuplaoe-meut de M.Joint Lttvlor hitué nu coin tirs nn*H BounUge* ot St Antonin.(.'uutetintit quaruntc-sept pieiLx de front, j*ur quatre-vingt* un pied* de profondeur, avec une Ikhiu»* grande maison en Iroin a un étage et demi sur milage et uutrra »lé|>endAn-oe« y ërigevs ; *2o.Dans le Grand Rang d»* la pmiisae tir St-Thomas d\u2019Aquin.A deux mi Iles de la cité «I»* S t-Hyacintlic.\u2014 Trois trrres up|«rteliant aussi à M.Ltwlsr dont deux sont continues ft ont chacune trois aqteuU» do front |s»r imite arpents tic profondeur, avec les bétiw^ \\ érigtVw.Quant \\ la UoiMt'tme, «die a une largeur dr trois ar|wntrtvt une perche et une pmfomlcur île trente aqients, elle est, pour (Mirtie eu culture, mais|Htur la plus grau* «le jxirti*», liicti Imitée on pins, «minettes et autres Imis de ctuittruction et tir ohauliage.Iat proximité du iv» terns île la cité tie St-Hyacinthe, la i^uautlté et la i|Uiilité ties ill verses rsj«é- cea de tsusqui s\u2019y trouvent oliront tien avantages nues aux cuit e'étatdir.uniques aux cultivatcurv, et a ceux qui déeirvut Pour les conditions, S\u2019adrrxvr \\ M.E* W.Helisrt, Négocient A V tllevlield.P.Q., ou \\ M.JuIom Chtruiain, noUiiv àSt-llytciuthe.j.u.u .Avit eat donné au public qu'en vertu de U loi des ctmqtagnies de QutNbee, 1007, il a été accordé par It lieutenant-gouverneur tlo la province de Québec, tien lettren |w\\tentes, en \u2018late till nix mars 1908, constituant en corporation MM.S.uuuel (»i-runl, marchand-voiturier, Protja'r Ulouin, l'hilias l-eMsiic, llenri Lirchevéquo tlit Larché, Jttsepli Langeviu, Uelphis Ouitdet, Alphonse Ihdatiger, Antoine bqtUute, cultivateurs, llenri Grvnou, fabricant de fromage, tu i* tl>> la imreiitsc do Saint-Bamabé, dans le but suivant, savoir : d» la re* cheixhe et île l'exploitation d» s pnits d-* gaz natural et de jétrole dans la paroisse de Saint-llama* hé, st dans cette province, sous le nom de M l.a Comnaguie de (las «t Pétrole tie Stint*harnabé.ooints de Saint-Hyacinthe\", avec un capital total de vingt nulle piastres ($iO,000.00), divisé en deux crut- (200) factious de ceut piastres ($100.00) chacune.\u2022 Dofé du bureau du secivtaire de U province de Quebec, ce sixième jour de mars 1908.L.KODOLPHK HO Y, Secretaire tie la province.l*ublic notice is hereby given that, uuder the Qu*l>ec Companies Act, 19ii, letters jmtent have wen issued by the Ueutenaut Governor of the çjovinoe of Quebec, bearing date the sixth day »»f March, 19td iucoqtorating Menant.Samuel Girard, vehicle merchant, Prosper lllouin, Philé.ui 1^»* blanc, H«nri Larchrvénie tlit Ijorclie, Joseph Isingt'viii, lVlphis Gimlet, Alpho-ise Belanger, Antoine Implante, farmers, Henri Grenou, cheese maker, all of the pirtnh of Saint lUrnabé, for the fuluwmg pnr|>oar, namely : to search for and work Wells of uatural gas and {xuroleuui in the parish of Saint Haniabo and in this province, by the name of, \" U Cotu|»aguie tie 0.iz et Pétrole tie Saint Haraabé, comté de Saint-Hyacinthe\", with a total capital xtock of twenty thousand dollar» (f'JO,000.00), divitlcd into two hundred (ii00) ahan aofone huudrctl tiollar» ($lih) DO) each.Hated front the offîoeofthe provincial secretary, thU sixth day of March, 1903.L- KODOLPHK ROY, lVovincial aecxvtary.I/.IM DE LA PAIX ! Robert Vigier restait seul dans son atelier de sculpture ; ses amis venaient de partir après avoir félicité l\u2019heureux artiste dont le projet avait été préféré à celui de tous ses concurrents.La maquette était là devant lui : l\u2019honneur reçu rendait Robert difficile ; il trouvait plus d\u2019un défaut au chef-d\u2019œuvre à l\u2019idée que, d'ici quelques mois, son Ange se dresserait sur les plaines d'Abraham et devrait soutenir la critique des contemporains et de ia postérité.Son esprit se mit à rêver, la statue sc transformait dans son imagination, la fièvre du travail se saisit de lui.Revêtant sa longue blouse d\u2019atelier, la tête coiffée d\u2019un légendaire bonnet de police en papier, il se mit h pétrir la terre glaise et de ses doigts fébriles se bâta de fixer la beauté entrevue.Détonr-nant les yeux du modèle que le Co mité venait d\u2019accueillir favorablement il voulut créer de nouveau.La statue commençait à se dessiner ; il prit ses instruments et s'attaqua à la tête qu\u2019il voulait plus céleste et plus douce.Certains critiques avaient reproché à son premier projet de rappeler trop un Saint Georges habillé en Ange.Mais quelle surprise ! Il n\u2019était plus maître de lui.Cette bouche qu\u2019il voulait à peine entr\u2019ouvrir comme pour laisser deviner le \" Pax hominibus \u201d qui retentit audessus des montagnes de Judée, cette bouche s'élargissait d'elle-mcmc et la glaise qu\u2019il ajoutait aux lèvres sc changeait en dents larges et proéminentes qui semblaient réclamer un roast-beef saignant.La vulgarité et la gloutonnerie du détail lui donna un haut le cœur et pour se distraire de ses dents effrayantes que n\u2019auraient pu limer tous les \"th\u201d de la vieille Angleterre, il attaqua la chevelure.Il la voulait flottante mais sans mollesse, encadrant un visage viril fait de bonté et de force.La bonté qui impose la paix.L\u2019instrument lui tomba des mains, l\u2019artiste était découragé.Les cheveux résistaient à tout effort : il rêvait cheveux légèrement soulevés par la brise, et sa main exécutait un casque plus St-Georges que tout le reste.Quelle fatalité s\u2019attachait donc, ce soir-là, à son travail.N'était-il plus maître de son art ! Découragé il s'attaqua au buste.Une robe flottante retenue par une ceinture portant cette inscription \"Pax\u201d, telle était son idée.11 allait enlever cette partie en un tour de main, la robe devait simplement se soulever sur la gauche, le pied porté en avant donnerait l'illusion de la marche.Le messager de la bonne nouvelle allait au devant des peuples leur portant le trésor de la Paix.Cette fois, ce fut de la stupeur.Au lieu de la robe rêvée et des plis gracieux.des squames de cuirasse nais saient sous ses doigts ; quant à la robe elle reparaissait bien au oas de la cuirasse mais refusait absolument de tomber plus bas que les genoux.\u2014 \" Ce n\u2019est pourtant pas un Ecossais que je veux représenter ! C\u2019est à devenir fou !\u201d gémit le pauvre artiste.Pour les pieds inutile d\u2019y travailler, ils étaient déjà là, sans même que le sculpteur y eut touché Pour comble de malheur ils étaient chaussés de robustes souliers qui auraient fait l\u2019orgueil de tout membre d\u2019un club Alpin.Vous savez, ces souliers rappelant le cothurne antique par leur hauteur et faisant songer à la civilisation moderne grâce aux larges trottoirs qui débordent de la semelle.On lui avait jeté un sort ! C'était évident.Aussi, découragé, il alla s\u2019asseoir sur la maquette du piédestal que l\u2019architecte lui avait envoyée.Surcct te base il y avait déjà une inscription, et ce qui était plus fort, cette inscription était une réminiscence un peu défigurée du Pape St-Grcgoire-le-grand.En lettres dorées et bombées qui auraient fuit l\u2019ornement d\u2019une Agence Cook, on lisait distintement \"Non Angélus, sed Anglus\u201d I II détourna la tôte pour voir la statue fatale qu\u2019il venait d\u2019ébaucher malgré lui.M Ma foi, c\u2019est vrai : c'est un Anglais, un Ecossais peut être ; pour un Ange jamais.\u201d De dépit, il saisit son maillet de sculpteur et l\u2019envoya sur cet Ange manqué.La maquette en tombant fit un vacarme tout à frit guerrier, et le malheureux artiste, en se réveillant, ressentit à la main une douleur très vive.De la main, il avait renversé le chevalet qui était à côté de lui ; le bruit et la douleur l\u2019avaient réveillé.Car il dormait.Ses amis partis, il avait en effet songé à la critique, et la crainte le prenant, son imagination l\u2019avait entraîné si loin qu\u2019il s\u2019était endormi.Quel cauchemar pour un artiste ! Il respira d\u2019aise en retrouvant le projet véritable, celui que le Comité avait choisi parmi une vingtaine de concurrents.Effet merveilleux des impressions ressenties en rêve,il crut reconnaître dans son chef-d\u2019œuvre les défauts du monstre qui l\u2019avait obsédé durant son sommeil.Les dents sem blaient se dissimuler à grand\u2019peine derrière des lèvres trop courtes, et malgré lui, Robert songea au co te du Petit Chaperon Rouge et à la réponse de la prétendue Grand'Mère.Jusqu'au vi«age de l'Ange qui lui rap- pela vaguement le profil Je renard du ch f Anglais vainqueur sur les plaines d'Abraham.Décidément il y renonçait.Il se sentait incapable de toucher à son modèle sans retomber dans les éxtra-vaganccs dont il avait été hanté durant son rêve.C\u2019est pour cela que le monument de Robert Vigier n\u2019eut pas les honneurs de l'exécution.ALEXANDRE LECLERC.(Fleurs de la charité).tes voire via dans la \"SaayBgards\u201d- P®pi ?La Sauvegarde étant la seule compagnie essentiellement canadienne-française qui exploite toutes les branches de P assurance-vie dans la province de Québec, n i-t elle pas le droit et le devoir de demander à nos compatriotes de lui accorder la préférence lorsqu'ils veulent souscrire un contrat d\u2019assurance,si,sous lesautres rappo; ts e 11 e pe 111 so u t e u i r a v a n t a g e u se t n e n t la comparaison avec les compagnies qui rivalisent avec elles ?Ceci posé, examinons quelles autres raisons cm peut invoquer en :a f -veur pour induire les Canadiens-Français â l'encourager.'l'ont d abord, cette compagnie est régie par les lois de notre pr ovince, lois édictées pour la protection spéciale des citoyens de cette partie du Canada, et lois qui sont connues ou peuvent l\u2019être facilement par tous ; de plus, la Sauvegarde est soumise à une dis-jjositiou particulière qui l\u2019oblige à accumuler la réserve nécessaire pour garantir ses assurés.Voilà deux points qui méritent considéra*, ion, n\u2019est-ce pas?Mais ce n\u2019est pas tout.\to .'iCcux qui désirent s\u2019assurer peuvent transiger en toute sécurité avec les agents de la Sauvegarde, car cette compagnie les choisit avec un tel soin que le public est certain de ne pas être trompe sur la nature des contrats qu\u2019ils proposent.Ajoutez à cela que les polices sont très libérales, puisque toutes les formules dont on sc sert sont en un français précis et intelligible et vous comprendrez qu\u2019aucune autre compagnie ne peut vous donner ni illcure satisfaction.Aucune autre compagnie, non p*us, ne pourra se vanter d\u2019avoir un bureau supérieur à celui de la S mvegarde, car il est impossible de ! vu n i r |>1 usd\u2019hommes distingués et lsmorablus, plus d\u2019hommes sol-v i\u2019.\u2019les et compétents à la tête d nue institution quelconque.Maintenant, comme la Sauvegarde est gérée avec une sage économie, ainsi qu\u2019on peut le constater en comparant ses dépenses avec celles des compagnies dont l\u2019état des opérations est publié dans les livres officiels, les assurés ont le plus grand intérêt à l\u2019encourager, vu que les bénéfices qui leur reviendront seront d\u2019autant plus élévés (pie les frais d\u2019administration le seront peu.: Que l\u2019on envisage donc la question au point de vue du patriotisme pur ou à celui strictement d'affaires, un compatriote logique devrait être incapable de refuser sou patronage à la Sauvegarde, ptri-que d'un côté c\u2019est une institution nationale unique et que d\u2019un autre elle offre des garanties qu\u2019on ne saurait rencontrer chez les autres compagnies.60 YEARS\u2019 EXPERIENCE Tradc Marks Designs Copyrights Ac.Àîirono sending a ekctrh and description ms?fjnlrkly hsi ortnlu cur opinion fruo win inreution I» probablyl'ftUjntnhUv Ci lion»»trltflljr
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