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Titre :
Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 19 septembre 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1908-09-19, Collections de BAnQ.

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[" SB® Mo ©964 SERIE COMPLETE Septembre ?©S Mo 31 SAMEDI, IB Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.L?Courrier fle SMyacMe Bt-Hya-ointhe, 19 Septembre 1908 GRANDE ASSEMBLEE Grande assemblée politique à St-Hyacinthe, SAMEDI, le 19 SEPTEMBRE 1908, sur la place du marché, à 2 hrs P.M.M.HENRI BOURASSA, député de Saint-Hyacinthe, sera présent pour remercier ses électeurs.Quelques amis de M.BOU-rassa adresseront aussi la parole.Bouchard et aux d scours de M.Beauparlant, sans espérer de voir nos vœu se réaliser.FETE DU TRAVAIL ELECTIONS GENERALES Le parlement est dissous, et la date des élections générales est fixée.La nomination se fera le 19 octobre et la votation le 26.M.Beauparlant qui n\u2019est plus député, n\u2019a pas encore osé convoquer une convention pour se faire établir candidat.Les dissidents même ministériels sont nombreux : et pour que M.Beauparlant soit choisi il faudra trier les délégués même parmi ces ministériels.Mais ceci ne regarde le Courrier que de loin, et nous laissons à M.Beauparlant champ libre pour les préliminaires de la latte.Quand sa séduisante personnalité sera officiellement devant les éle c-fceurs, le comté de St Hyacinthe se devra de lui choisir nn opposant qui lui répétera l\u2019opération faite à M.J os.Morin le 8 juin.Quatre années passées an parlement, laborieusement employés à se faire une réputation désarçonnante pour tout autre qne notre type, quatre années inutiles,\u2014absolument inutiles an point de vue de l\u2019avancement sérieux de notre ville et de notre comté,\u2014quatre années qui ont coûté an chef seul de l\u2019indemnité parlementaire de M.Aimé-Majorique $10,000, quatre années de servilis me moutonnier aussi inintelligent que rampant, c\u2019est déjà trop, et le comté de Saint Hyacinthe trouvera bien quelque 2,000 votes pour renvoyer à son bureau cet ex-député essentiellement incapable d\u2019exercer dans la vie pu blique autre chose que le métier de saltimbanque politique.U m PEL BAWL Aimé Majoriqne se parlant avec complaisance à lui-même ! Le fait aurait été constaté dernièrement.Il nous sera bien permis sans doute, à titre d\u2019ami, d\u2019attirer l\u2019attention de notre député sur ce symptôme qui pourrait être interprété à mal par d\u2019autres lui portant moins J d\u2019intérêt et lui étant moins sympathique.Avouons le, cependant : il y a à la base de notre démarche un petit motif assez étrange à l\u2019amitié.Nous espérons, en effet, que ce nouveau service de notre part fera enfin oublier le malencontreux délai, qui a privé pendant quelques jours notre irréductible adversaire des $50 que nous avons été condamné à lui payer pour avoir reproduit une machine quelconque écrite au figuré et qui fut prise au naturel.Voyons M.Beauparlant, soyez calme n\u2019ennuyez plus le public de cette horrible faute dont le souvenir vous navre.CAS DE CONSCIENCE L'Union veut absolument que nous ayions été mal et pauvrement dé.fendu dans l\u2019action en dommages que nons intenta naguère un certain Monsieur Beauparlant;.Mais alors, le jugement rendu en faveur de.notre adversaire ne signifierait plus rien et nons serions en droit, au moins an point de vue des dictées de la conscience, de rentrer dans tons dos déboursés.Nous espérons que le scrupuleux organe de Monsieur Bouchard ne s\u2019arrêtera pas en si beau theniiu et va voir incontinent à délester la caisse personnelle de notre député fédéral de même que celle de son bureau, de l\u2019argent que nous leur aurions ainsi indûment payé.Il est, cependant, un vague souvenir qui nous embarrasse.Il noos semble, en effet, avoir ouï dire qu\u2019au lendemain ou surlendemain du jour où.notre cause fut plai-dée, Maître Aimé-Majortqao ne trouvait pas, à l\u2019égal de L'Union, d\u2019au -joard\u2019hui, que notre avocat eût négligé de frire son devoir ; son humeur maussade qui s\u2019est trahir alors jusque dans les colonnes de L'Union prouva bien an contraire que M.Lussier a accompl sa tâche avec efficacité.Nons aimerions donc que Monsieur Bouchard prît des informations au -près de qui de droit sur la scène on l\u2019esclandre à laquelle nous venons de faire allusion avaut de nous induire davantage à exercer un recours en remboursement.L\u2019HON.M, L 0, DAVID M.David,un cumnlard qui est à la fois grr-ffinr du Conseil de Montréal et sénateur, en sa qualité de défenseur .officieux et bien récompensé de tontes les lâchetés de M.Laurier à l\u2019endroit de ses compatriotes, et de casuiste in partibus dans les questions politico-religieuses, a en à passer à plusieurs reprises an fil de la plume d\u2019un excellent religieux, doublé d\u2019un boD canadien, M.David a essayé *une parade en écrivant une calomnie sur le compte de ce religieux.La lettre suivante du Révérend Père Hage vient de remettre les choses au point : Vicariat Général des Dominicains, 301, Grande Allée, Québec Canada, le 15 septembre 1908, Monsieur le Directeur, du journal La Presse Montréal, Monsieur le Directeur, Le numéro du 2 septembre de votre journal a publié, sous le titre de \u201c Réponse à M.l\u2019abbé Gonthier \u201d, une lettre dont l\u2019auteur, l\u2019Honorable Sénateur L.O, David, signale cet abbé, auquel on aurait bien pn donner son vrai titre de Père Dominicain, comme interdit par Sa Grandeur Mgr Bruchési pour l\u2019exercice du ministre sacerdotal dans le diocèse de Montréal, Je suis le supérieur de ce religieux, eu cette qualité, j\u2019ai le devoir de le défendre, comme j\u2019ai le droit de mettre les chose au point.Or je^déclare que jamais le R.P.Gonthier n\u2019a été frappé, ni par Mgr l\u2019Archevêque de Montréal, ni par aucun supérieur légitime, d'aucune peine canonique de censure, ni de DN GRAVEJN RETARD Qu\u2019on nous pardonne ce titre, il est de l\u2019un des habitués de L'Union.C\u2019est guindé, solennel, avec beaucoup de gêne aux coudes et aux entournures.Ça se lit en tête d\u2019une demi-colonne où la langue française est maltraitée à l\u2019égal de la vérité et du bon sens.' Celui qui tient la plume ne sait évidemment pas lire, car il parle de répudiation de l\u2019article \u201c Incorrigible foa \u201d, alors que notre ami M.Lussier a dit tout simplement qu\u2019il était au regret de ne pas en être l\u2019auteur.Des répudiations comme celle-là, nous en souhaitons au journal de M.suspense, ni d\u2019interdit.Il y a eu seulement, do la part de Mgr l\u2019Archevêqae de Montréal vis à vis du R.P.Gonthier, un retrait de juridiction, c\u2019est-à-dire une disposition qne pour des motifs personnels et sans qu\u2019il intervienne aucune faute canonique, un évêqne peut prendre vis à vis de tout prêtre étranger ou non au diocèse.La différence est trop sensible pour qne je n\u2019aie pas le devoir de la bien établir, et la qualification d\u2019interdit est trop infamante pour que je la laisse injustement attribuer à l\u2019un de mes religeux.Comme la lettre de l\u2019Honorable Sénateur L.O.David a été publiée dans la page éditoriale du journal, je demande pour ma réponse la même honorable publicité.Agréez, Monsieur le Directeur, l\u2019expression de mes religieux sentiments.Fr.HENRI HAGE, O.P., Vicaire Général des Dominicains.(Suite et fin) L'ÉGLISE ET L\u2019OUVRIER II Est-il vrai que l\u2019Eglise trahisse le peuple au profit des riches ?Voici une question qui a le don de m\u2019exaspérer, parce que je û\u2019ai jamais compris qu\u2019on puisse la faire, parce qu\u2019elle va à l\u2019encontre de tontes les idées qu\u2019un homme sage peut se former de la religion chrétienne.Vous savez bien, n\u2019est ce pas, qne l\u2019Eglise est l\u2019œuvre vivante de Jésus-Christ, et que les prêtres, ses ministres, sont les successeurs des apôtres et les interprètes de la doctrine de Jésus-Christ î Or, comment pourriez-vous vous imaginer qne l\u2019Eglise et les prêtres, en corps, aient eu l\u2019idée do marcher de gaieté de cœur à l\u2019encontre de la doctrine et de la volonté si fréquemment et si clairement exprimées de leur Maître et Fondateur Jésus Christ ?Ne serait-ce pas insensé ?Tout l\u2019univers ne se lèverait-il pas pour nous jeter la pierre î Ou pourra bien trouver un mauvais prêtre, deux, mettons dix.Mais dire que l\u2019Eglise, que les prêtres en corps sont mauvais, quel honnête homme le dira t Pourquoi serions-nous mauvais î Èîes vous mauvais, vous autres ?Sans doute vous avez des défauts, mais vous n\u2019en êtes pas moins de braves gens, vous n\u2019êfces pas mauvais.Eh bien ! nous nou plus, nous ne sommes pas mauvais.Or, tout le monde sait que Notre-Seigneur a aimé les panvr°a, les petits, les délaissés, ceux qui pleurent, ceux qui souffrent.Tout le momie connaît l\u2019Evangile.Les impies et les Socialistes eux\u2014mêmes, ne cessent de vanter celui qu\u2019ils appellent, dans leur sentimentalisme hypocrite, le Christ aux pieds nus ; et la poésie n\u2019a jamais trouvé dans son cœur de pins beaux vers que ceux ci : Vous qui pleurez, venez à Jé3us, car il pleure ; Vous qui tremblez, venez à Lui, ear il sourit ; Vous qui souffrez, venez a Lui, car il guérit ; Vous qui passez, venez a Lui, car il demeure.Eh bien ! si Jésus-Christ a aimé les pauvres, nous aussi nons les aimons, l\u2019Eglise aussi les aime.Et puis, pourquoi ne les aimerions-nous pas, ne vous aimerions-nous pas, peuple qui m\u2019écoutez ?Avons-nous intérêt à vous haïr ?N êtes-vous pas nos pères, nos frères, nos fils spirituels ?N\u2019avons-nous pas renoncé pour vous aux joies de la famille ?Sommes-nous des sans cœur 1 D\u2019ailleurs, ne vivons nous pas de vous 1 Car, enfin, puisqu\u2019il faut parler net, vous auties les Canadiens, les catholiques, vous êtes les pauvres dans ce pays.Et ce ne sont pas les riches qui bâtissent nos églises, nos presbytères, nos écoles, nos hospices, nos collèges, nos couvents ; c\u2019est vous les pauvres, de concert avec nons, les prêtres ; pas d\u2019autres.Et notre entretien qui y fournit î Vous.Comment donc ne vous aime-rious-uous pas ?Sans vous nous pé ririons, nous et nos œuvres.Nous prend-on pour des fous ?Seulement, voilà, nous sommes justed.Nous vous aimons, mais nous ne vous flattons pas, nous ne vous trompons pas.Nous vous disons la vérité, nous vous corrigeons comme des pères.Juges établis par Dieu sur les âmes, nos décisious doivent être marquées au coin de l\u2019équité, sous peine d\u2019être taxées de sentences sacrilèges, Nous vous interdisons l\u2019orgueil qui engendre la haine et la révolte, nous vous enseignons l\u2019amour du prochain ; nous voua parlons beaucoup plus de vos devoirs que de vos droits, sans négliger pourtant ces derniers ; nous vous disons qne le riche a des droits, lui aussi, aussi respectables que les vôtres ; nous prêchons la conciliation, les concessions mutuelles sans lesquelles la vie devient un enfer ; nous prétendons qu\u2019un verre d\u2019huile fait plus de bien dans les ressorts de la société qu\u2019un gallon de vinaigre, et qu\u2019il faut tout voir du Don côté ; nons ajoutons enfin que, tout en ayant pour le pauvre un amour de prédilection, l\u2019Eglise ne hait personne, car tous les hommes, les riches commes les autres, sont ses enfants.Que si l\u2019on objecte les malédictions du Sauveur aux riches, nous expliquons que c\u2019est aux mauvais riches qu\u2019elles sV' \u2019essaient, aux riches orgueilleux, avnreS, injustes, tels qne le riche de la parabole condamné à l\u2019enfer.Le sentiment qu\u2019il nourrissait envers les riches en généra! était de 'a pitié, parce qn\u2019il y voyait leur salut plus difficile.\t\u2022 Quant aux bons riches, an saint homme Job, an vertueux Lazare de Béthanie, à Z ichée converti, Jésus n\u2019avait qne de l\u2019amitié et de l\u2019estime pour eux.Nous allons plus loin et nons disons que la pauvreté méritoire et la richesse coupable sont moins des réalités positives qne des dispositions de l\u2019esprit.Qu\u2019un mendiant qui pas-e devant la maison du riche en lançant des regards furieux et en grinçant des dents, le cœur gonflé de dpssins homicides, est maudit de Dieu, car il est riche de convoitises et de haine.Qi\u2019un saint Louis, an contraire, on qu\u2019une sainte Elizabeth qui dispensaient aux misérables, sans compter, leurs trésors et leur amour, soot bénis de Dieu, car ils sont pauvres dans leur absolu détachement.Telle est la doctrine de l\u2019Eglise, la doctrine de Jésus-Christ, n\u2019empêche que l\u2019Eglise, comme je le disais tout à l\u2019heure, a toujours en un faible pour les pauvres.E le est, à l\u2019instar de tontes les mères, mieux disposée pour ceux de ses enfants qui souffrent, qui sont malades «ans leur corps ou leur àme, désamparés, délaissés.Elle les prend par la main, elle les conduit avec une infinie tendresse à travers les ronces et les peines tranchantes de l\u2019âpre sentier de la vie.-\tIII Ce serait une erreur, toutefois, de croire que l\u2019Eglise, en aimant les pauvres et en faisant de l\u2019amour de la pauvreté une vertu, approuve et favorise la misère.Loin de là.Autant la pauvreté lui semble an état favorable au développement des ver tus morales, autant la misère lui paraît dangereuse.La pauvreté, dure école, nous sèvre hâtivement du lait et du miel de l\u2019existence ; elle fait de nous des hommes vigoureux qui ne era gnent ni le travail ni les intempéries des saisons \u2022 elle nous force à la sobriété, à la tempérance générale, c\u2019est-à-dire à l\u2019abstinence de tons les vices coûteux ; elle nous apprend l\u2019humilité, la mortification, )a patience, la nécessité de la prière et du recours à Dieu ; elle nous détache en nn mot, de la terre et nons rapprocha de Dieu.Mais la misère est l\u2019excès de la pauvreté.C\u2019est un fardeau trop lourd pour nos épaules qui nous porte au découragement et enlève à l'âme tout ressort.De la misèri naissent noe foule de vices ; l\u2019abjection, l\u2019inconduite, le vol, la haine, l\u2019absence comp èfe de la dignité pro pre et du sens de l\u2019honneur.La misère fait des esclaves et des révoltés, jamais des hommes.Ainsi l\u2019Eg ise se désole t elle lorsqu\u2019elle voit, dans les grandes cités industrielles, des quartiers ouvriers immondes où les familles entass es dans d\u2019étroits logements vivent ou plutôt végètent sans hygiène physique et morale, livrées à tous les vices qu\u2019engendçp une honteuse promiscuité.Avec quelle joie au contraire elle admire, dans d\u2019autres villes, ces quartiers coquets et salubres, où chaque famille, propriétaire de sa maisonnette de bois lambrissée de brique, vit en piix.Choque soir l\u2019honnête ouvrier, rentrée de son travail, s\u2019asseoit le repas pris, sur sa galerie, respire l\u2019air à pleins poumons, et contemple avec jubilation les ébats de ses petits eufants sur la pelouse.Voilà l\u2019aisance que l\u2019Eglise souhaite pour chacun d\u2019eutre vous, avec des économies, ou, du moins, des assurances suffisantes, en cas de vieillesse, de maladie, de chômage on de mort, pour les nécessités de vos familles.Aussi béait-elle de grand cœur toutes les lois que l\u2019Etat peut faire en votre faveur, vos sociétés de se cours mutuels, vos coopératives de production et de consommation, et, en général, toutes les œuvres existantes on à créer dans cet ordre d\u2019idées.Elle approuve également vos unions ouvrières qui ont pour but de vons rendre un peu de la sécurité qu\u2019assuraient si parfaitement les an- ciennes Corporations.Léon XTH a écrit à votre intention sou Encyclique immortelle : \u201c Sur la condition des ouvriers \u201d : Il vaut mieux, dit ce Pontife, ci tant l\u2019Ecriture, que deux soient en semble que d\u2019être seul, car alors ils tireut de l\u2019avantage de leur société.Malheur à l\u2019homme seul ! car, lorsqu\u2019il sera tombé, il n\u2019aura personne pour le relever.Et encore : \u201c Le frère qui est aidé par son frère est comme une ville forte.\u201d Toutefois, il faut bien que je vous le dise franchement du haut de cette chaire de vérité, l\u2019approbation que donne l\u2019Eglise à vos Unions ne va pas sans une arrière-pensée d\u2019inquiétude ; car autant elle en approuve le bon usage, autant elle en réprouverait l\u2019abus.L\u2019Union est une arme à deux tranchants : défensive elle est légitime ; offensive elle deviendrait criminelle.Nous sommes ainsi faits qu\u2019une fortune trop soudaine nous tourne souvent la tête.Il arrive parfois que certains ouvriers, devenus mem bres d\u2019une union puissante, perdent le sens de la justice et de la modération.Tel artisan se plaint de la dnreté de son patron qui, devenu à son tour patron, se coudait plus durement que lui.Tel ouvrier accuse d\u2019insolence son contre maître, qui, devenu unioniste, manque de respect à ses chefs et vent se rendre maître dans l\u2019atelier.Cet autre se lamente de l\u2019insuffisance de sou salaire, qui formule ensuite des demandes ruineuses pour sa manufacture.Ou a dit de certains peuples qu\u2019ils étaient toujours battauts ou battus.Pour Dieu, mes frères, éviter qu\u2019on puisse dire de vous la même chose.La liberté du travail est sacrée, ne l\u2019oubliez pas.Vous réclamez vos droits, respectez ceux des autres.Craignez les grèves.Elles sont toujours, sinon injustes, du moins ruineuses.Comme les procèr, comme les guerres elles sont une calamité.Le vaincu, dans ces luttes sort ruiné, le vainqueur affaibli.Si du moins c\u2019était l\u2019innocent qui dût triompher ?Mais non, c\u2019est le plus fort, le mieux organisé.La justice n\u2019a rien à voir dans l\u2019issue de la querelle.Le résultat le pins clair de ces combats est la banqueroute pour le patron, la misère et l\u2019exil pour l\u2019ouvrier, la ruine pour la ville et l\u2019ulcération ingisérissibla d-s cœurs qui préparera au siècle qui commence d\u2019abominables guerres sociales.Recourez\u2019donc dans vos différends avec vos patrons, à l\u2019arbitrage.On a dit que l\u2019arbitrage ne rendait jamais pleine justice.En effet, c\u2019est le cas le plus souvent, et l\u2019on peut dire que c\u2019est là précisément son utilité.L\u2019arbitrage ne condamne, pas, n\u2019écrase pas, ne ruine pas, n\u2019envoie personne eu prison, ne satisfait pi« la vengeance.U pacifie, il réconcilie, il console celai qui perd, il renvoie amis deux adversaires et les force à se serrer la main.L'arbitrage, je le répète, n\u2019est pas la justice, c\u2019est quelque chose de mieux, c\u2019est l\u2019équité.Le tribunal d\u2019arbitrage ressemble, permettez - moi la comparaison, à notre tribunal de pénitence Deux personnes s\u2019y présentent, l\u2019une bouillant de colère, réelamaat la peine de l\u2019enfer, c\u2019est le diable ; l\u2019autre tremblante et sachint bien qu\u2019elle mérite l\u2019enfer, c\u2019est le pécheur.Nous antres les juges, nous arrangeons si bien les choses, en douceur, que le pécheur s\u2019en retourne pardonné, mais converti, tandis que le diable est payé du sang versé par Jésus-Christ.O divin arbitrage qu\u2019il fiat aimer et bénir ! Méfiez vous surtout des sociétés secrètes et, en général, des associations dont les chefs nous sont inconnus.Elles vous entraîneraient bien vite en dehors du droit chemin.Elles sont secrètes, c\u2019est, assez dire qu\u2019elles ne fout pas connaître le fond pensée.Depuis que le monde existe,jamais méchant n\u2019a envié sa méchanceté, jamais fourbe n\u2019a conféré sa duplicité.La parole ne leur sert qu\u2019à cacher leur pensée.Ils savent que les hommes, malgré leurs fautes, ont le cœur bon, et ils cachent toujours leurs noirs desseins sons des précieux prétextes.Et c\u2019est par leurs mielleux discours qu\u2019ils trompent les innocents, c\u2019est-à-dire la masse ignorante de leurs adeptes.\u201c Entrez chez nous, disent ils, nous ne parlons jamais religion,nous respectons tons les culti-s, noos nous contentons de notie rôle de secours mutuels, nous payons de gtossesas.surances.\u201d Voilà ce qu\u2019ils disent, et beancou p d\u2019innocents les croient.Ils viennent ensuite nous trouver et nous répètent ce qu\u2019on leur a dit : \u201c On ue parle jamais re.iglou dans nos assemblées.\u201d Sans doute on ne parle pas de religion devant vous ; on se coutente de se servir de votre argent et de votre influence.Mais, dites-moi, si je demandais à un soldat de me dévoiler le plan de sou général ne me répondrait-il pas : Je l\u2019ignore ?Eh oui ! ii i\u2019ignore ; mais, tout ea l\u2019ignorant, il l\u2019exécute et contribue dans sa modeste sphère à sou succès.Oc n\u2019as point aux discours, c'est aux actes qu\u2019il faut juger les hommes.Or savez-vous à qui nous devons la fameuse Commune qui, en 1870, après la guerre c intre la Prusse, a brûlé la ville de Paris î A une société secrète qu\u2019ou appelait alors l'Internationale, laquelle, pour être juste, n\u2019avait rieo à voir avec vos Internationales américaines d\u2019auiour-d\u2019hui.iSa.vez.vous à qui nous devons la prise de Rome ec l\u2019usarpation des Etats Pontificaux ?A uue société secrète appelée le Carbonarisme.Savez vous à qui nous devons en Frauce les éco e- sans Dieu, l\u2019expulsion des relig eux, la confiscation des biens de l\u2019Eglise, la suppression des traitements du clergé, la séparation, l\u2019apostasto officielle die cette nation autrefois si catholique î A une société secrète maî;resse et directrice de toutes les autres, à la Frauc-Maçouuerie.Et qu\u2019on n\u2019aille pis dire que oes sociétés secrètes sont inconnues par ici ou qu\u2019elles sont inoffmsives.Ne l\u2019oubliez point, mes ftèr *s, le même arbre produit partout les mêmes fruits.J\u2019ai terminé.Que le Dieu tout-puissant vous bénisse ! Aimons-nous, supportons-nous.Ne voyous pas toujours le mauvais côté des choses.N\u2019eufiel-loqs pas notre vie.Vous avez va ce qu\u2019étaient les ouvriers du planisme ; si vous connaissiez la condition des travailleurs de l\u2019Europe vous ne songeriez pas tant à vous plaindre.Elevez d\u2019ailleurs vos cœur3 au-dessus des misères et de la terre, et tout eu améliorant votre sort autant qu\u2019il est possible, jetez les yeux en haut.\u201c Sursu m corda \u201d.Aspirez aux biens inamissibles, aux biens du ciel.Oh quelle belle Union, quelle Union parfaite an Paradis ! Nous n\u2019aurons tous qu\u2019au cœur et qu\u2019une âme, tous nos maux seront finis.C\u2019est là où je vous co avie m»s frères, dans l\u2019amour du Sacré-Cœur et avec la bénélietion.de notre cher Père en Dieu, Mgr l\u2019Archevêque.J,., î Nos dents sont très belles, naturellea.I garanties.INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN (Incorpore.) 162 Rue Saint-Deal* Montréal.Correspondances Spéciales Upton, 11 Sipt 1998.\u2014La semaine dernière étaient de passage à Upton deux religieuses de la Miséricorde de Montréal, toutes doux missionnaires à Green Bay, Wisconsin, aorè3 six années d\u2019absence : \u2019la Rav.Sr St Ephrem née Poitras, chez son oncle M.le notaire F dard et la Rev.Sr Ste Catherine le Sienne née Côte, fille de Madame Vve Pierre Côté.Par une heureuse coincidence M.Albert Poitras, frère ainsi de Sr St Ephrem., ariivait de San Diego Californie ; les frères et cousins se réunissaient dimanche soir, pour une très agréable soirée.Mercredi arrivait chez sa mère Madame Pierre Côté, M.Alfred Côté agent de Clareueeville, en voyage de noces, M.Côté arrivait de Québec, 8te Aune de Beaupré et faisait le tour de sa famille et de celle de sou épouse, nés Lécuyir, à Montréal.UN MAGISTRAT PARLE BE ZAM-BUK NENEGLIGEZPAScetteplaie Le magistrat Perry, de Goldfield, Colombie Ang., dit qu\u2019il est bon de faire connaître les bonnes choses.Il écrit à propos de Zam-Buk : \u2014 \u201c Après un essai sérieux de ce remède j\u2019en suis des plus satisfait.11 m\u2019a guéri d'une éruption qui durait depuis cinq ans et qu\u2019aucun médecin n\u2019avait pu guérir .Il a raison.Chaque maison a besoin de Zam-Buk.- Il est sans rival pour les coupures, les brûlures, l\u2019eczema, l\u2019empoisonuement du sang et autres maladies de la peau.50 cmts la boîte chez les pharmaciens et les marchands.Remède infaillible pour les hémor-rhoïdes.Un homme de Chicago vient de mourir d\u2019un empoisonnement du sang provenant d\u2019avoir néglige une petite irritation.Ne négligez ni une cou -pure, ni une tache d'eczéma ni irritation quelconque.L\u2019air est iufeste de microbes qui ue demandent qu\u2019à se loger dans de telles plaies.Le remède est dans Zam-Buk.Il est tellement antiseptique qu\u2019il rend impossible l\u2019empoisoauement du sang.Bu vous eu servant vous eu avez trois résultats puisque c\u2019est un cil man t, un cicatrisant et un antiseptique.Essayez-;e sans retard.UNE OFFRE VERITABLE.ESSAYEZ ZAM-BUK A NOS DÉPENS ! Nous approuvons ceux qui nous disent : \u201c Si votre préparation est telle que vous le dites, vous ne devez pas avoir d\u2019objections à nous le laisser essayer avant que nous fassions des déboursés \u201d et nous leur demandons de 1 ous envoyer un timbre pour les frais de poste avec leur nom, adresse et date de ce journal à Zam-Buk Lo., Toronto.Us recevi ont en échange une boîte échantillon.Zam-Buk est purement végétal, convient aux peaux tendres des enfants et cependant peut guérir des plaies chroniques qui durent depuis des années.Chez les marchands et pharmaciens pour 50 cents la boîte.
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