Le Courrier de St-Hyacinthe, 14 mai 1910, samedi 14 mai 1910
[" 58s Année Mo 70« SERIE COMPLETE COURRIER HYACINTHE Mai 1910 \u2018 No 13 SAMEDI, 14 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.Le Wrier il» M-Hyaclil St-Hyaointhe, 14 Mai 1910 Edouard VII Vendredi soir le télégraphe Jetait ^ tous les coins dn monde la foudroyante nouvelle de la mort d*E-donard VII.Roi de Grande Bretagne et d\u2019Ir-1 nud«s empereur des Indes, fils aîné ,1e la reine Viotoria et du prince Consort de Saxe Oobourg, il naquit au palais de Buckingham le 9 no-* veinbre 1841.Le 14 décembre de la mémo année il fut créé prince de Galles et étadia plus tard aux Universités d'Edimbourg, d\u2019Oxford et de Cambridge.Nommé colonel en 1858 et altaohé au camp de Ourragh (Irlande), il f.it envoyé en mission spéciale par la reine Victoria au Oauada.Il arriva à Montréal le 25 août, in.ugura le pout Victoria, visita les chutes du Niagara, Hamilton, Détroit, Chicago, N» w-Yorkefc s\u2019embarqua à Port laud le 20 octobre.Nommé général en 1862 il visita eu compagoie du Rév.Arthur Stau ley, l\u2019Egypte, la Palestine, la Syrie et la Grèce,\t' Eu 1863 il prit son siègs à la cliHoibre des Lords et le 10 mars de la môme auoée il épousa en la chv pollo Saint-Georges, au château de W.udsor, la priuoesse Alexandra, fille aînée du roi de Danemark.Vers la fin de 1867 il fat atteint d\u2019une fièvre typhoï le et ou désespéra presque de sauver ses jours ; sa guérison fut célébrée par de grandes fêtes à la cathédrale Saint-Paul.Il visita les Iodes et l\u2019Irlande eu 1875 et en 1885 oélébra ses noces d\u2019argent.\t* Le 22 janvier 1901 mourait la reine Viotoria ; le priuce fat saoré sous le titre d\u2019Edouard VII et le 14 février il ouvrait le parlement avec la reine Alex ndra.L\u2019histoire de son règne a partir de cette époque est oelle de toute l\u2019Europe.Nos lecteurs savent qu\u2019à peine de retour d\u2019ua voyage de plusieurs semaines en Franoe, il a\u2019est éteint vans secousses et sans souffrances, daus l\u2019intimité des siens ; Dieu a donné a ce grand pacificateur la paix d\u2019une mort très douce et ses dernières paroles ont été celles ci : \u201c C\u2019est la fin, mais je crois avoir fait mon devoir Oui il a lait son- devoir.Montant sur le trône an moment oa.la guerre du Transvaal avait apporté le mécontentement dans toute# les coure européennes, il a assuré par ses efforts personnels la tranquillté dont ses sujets ont joui durant ses.dix années de règne ; à l\u2019encontre: des grands d\u2019Angleterre il A aidé.l\u2019Ir-laudo à obtenir son autonomie ; au lendemain de l\u2019affaire de Fachoda, il a étroitement rapproché l\u2019Empire Britannique de la nation française.Grand amateur de sports et de voyages il oaohait sous les dehors d\u2019une bonhommie pleine-d\u2019en train et d'iur souoiauoe on travailleur très an courant des affaires publiques et an diplomate pénétrant et avisé.Avec lui disparaît.Pane des figures les plus populaires et les pins universellement aimées.Nous regrettons pins spécialement en lui oelni qui aima le Canada et sa population française.En 1860 il û> chez nous le premier de ses voye?go» politiques à travers !e monde et en 1908 il envoyait poor le représenter aux fêtes dn tri centenaire de Québec son fils le prinoe de Galles.sujets catholiques n\u2019ont qn\u2019nne voix pour déplorer la perte de ce mouarque qui ne partageait pas, leur foi.Il fat eofin le grand ami de la France où il passa une partie de sa vie et noQSieepéroos que ls nouveau roi Georges V, oontervera intacte les soutimenU de son père pour 1a nu* française.Dimanohe matin 7 mal Georges Y * été proclamé roi d\u2019Angleterre par le couseii privé.La nouvelle souveraine portera le titre de reine Marie.Le tombeau dn roi Edouard VIIx Bers placé dans la rhfcpella; Memo ri*le Albert où répéta is de Bon file aloé le dmo de Clareoee.Les funéra&Uea aeroal lino la 29 maU TEMOIGNAGE MERITE La courageuse attitude de M.F.D.Monk lors des débats sur le Bill de !a Marine aa parlement fédéral, accueillie par les dénonciations des fanatiques de tous les élans, \u2014 n\u2019a pas été sans provoquer des témoignages du sentiment des masses de la provinoe de Qaébeo.La démonstration faite à M.Monk, an monument National mercredi soir dernier doit le veoger de bien des attaques.Tout ce que Montréal compte de distingué dans le monde politique dé siotéressé et grand nombre des chefs de nos campagnes, se sont donnés la main poor dire à M.Monk que l\u2019on ne risque pas soq avenir politique sans rencontrer chez tons les nobles coears one approbation vive et effeo tive.Conservateurs et nationalistes libéraux, gene des villes et gens des campagnes ont signifié à nos gou vernants qne la création de la marine militaire et U participation aux guerres de l.\u2019empire out été déoidées sans consultation préalable et qua le parlement responsable ne doit pas s\u2019entendre de cette façon.Ils ont donné le pins formel démenti à ee misérable subterfuge qne le bill delà marine qui engage notre flotte ponr le servioe à l\u2019étranger, soit le pendant naturel de la oréation d\u2019une milice pour la défense du territoire canadien.Ils ont intimé à Sir Wilfrid Laurier et tons les anglais jusqu\u2019au trognon de son espèoe, qu\u2019avant d\u2019engager des millions et des millions dans nue marine de guerre, il importe de penser-au développement du Canada, un pays naissant où tout est à créer, édifier et consolider.Et ils ont Insisté sur cette fausse situation grosse de conséquences poor l'avenir, que notre marine soit à la disposition dn parlement anglais sans que nous y soyions repiésentéa.Etlejoar où nous y serons repré sentés.nous serons engrenés à tout jamais, dans la machine impérialiste.Ce vote du bill de la m i-riue, o\u2019est le premier succès des im-pénalisants, et parce qu\u2019il n\u2019est pas dans les mœurs anglaises de tout créer d\u2019une pièce ou de procéder par révolutions, l\u2019on doit songer à l\u2019ave* nir et se demander avec de graves réflexions ce qui doit enivre cette première partie da plan.8lr Wilfrid Laurier continoe son œuvre ; elle est très avancé».La marine le portera un bon jour an parlement britannique, il mourra dans le manteau d\u2019un pair d\u2019Angleterre.Et les braves libéraux quand même auront la mémoire de lenr Idole, ponr se consoler dn fardeau qui pèsera sur toutes les épaules des générations à venir.Noua regrettons qne le manque d\u2019espace noos prive du plaisir de reproduire les remarquables discours de M.Monk, et de M.Bourassa, présent à la démonstration.Notre dépoté, Adèle à son attitude de 1899, de 1904, où les meilleurs intérêts de tous les Canadiens ont été revendiqués aveo an courage semblable à celai de M.Monk,s\u2019était fait no devoir d\u2019être là.Son discours a été à la hauteur de ce qu\u2019lia fait de mieux.Espérons qne St-Hyaointhe aura avant longtemps l\u2019avantage d\u2019entendre M.Bourassa sur cette question et que eette fois, il se prévaudra de sou droit de demander M.Monk qn\u2019il a si cooragensemeot et ai.crânement appoyé mercredi soir.LEURS TETES SU LOHK MOU» dépoté de Portoeuf, pro-coreor-géoéral et premier ministre de la province Il naquit, il y a quarante sept ans, le jour de la fête de Ba^nt-Joseph.Ce n\u2019eet pas aa faute, ni oelle de Sèiot-ffoaeph ; tout an plus est oe one drôle de ooïooidenoe, comme disait la IVeiM, l\u2019an dernier.Le Jeune Lomer fit des études brillantes an oollège de Lévis, puis fut reçut avocat, et finit par épouser la fille d\u2019Honoré Mercier.Je dis finit j je devrais plutôt écrire commença, oe fat le commencement de sa fortune politique.En effets M.Gonio qui était alors avocat devint soudain marchand de livres.Il fit, dit on, des proa>kei| tant et ai bit beau jour la4 Commission Royale nommée après la chûte de Mercier l\u2019invita à venir expliquer ses transactions devant elle ; M.Goniu demanda huit jours ponr répondre.La Province attead depuis au-delà de quinze ans, mais la répouse n\u2019est pas encore venue.Sir Lomer, qui en oes temps lointains n\u2019était encore que M.Gonin, fut ensuite élu député de Saint Jacques de Montréal.Déjà il exerçait one telle fascination sur l\u2019électorat que M.Marchand le supplia d\u2019acceptor on portefeuille dans son ministère.M.Gonin daigna accorder cette faveur à son chef, et entra dans le cabinet.Croyez bien que c\u2019était à cause de son mérite personnel et pas dn tout parce qu\u2019il était le gendre du grand Mercier.M.Gouin, comme tous les modestes, ne signala ses débuts par aucune action éclatante.Il administra paisiblement soue la tutelle do M.Marchand, et, à la mort de ce dernier, M.Parent ne soupçonnant pas quel volcan dormait eu lui, le prit daus son ministère.Oa se souvient de la hontease co médie qae furent les élections de 1904, alors que le gouvernement Parent prit les électeurs à la gorge et mit l\u2019opposition dans Impossibilité de fiire une lutte sérieuse.M.Parent, qui avait eu cette idée géniale, en fut bientôt châtié.Au début de 3905, MM.Gouin, Turgeou et McCorki.il sortaient du cabinet on faisant claquer les portes derrière enx.La panique gagna le reste du ministère.M.Parent essaya de résister, mais il dut céder à la coalition des arrivistes qui espéraient décrocher un portefeuille dans la bagarre, et des lionuôtes gens, qui comptaient sur M.Gouin pour changer la politique forestière et colonisatrice du gouvernement.Celui qoi avait été pendant de longues années le souverain incontesté de la proviuoe et surtout du district de Québec, M.Parent, fut obligé de se retirer, et Gouin prit sa place.Alors, M.Gouin s\u2019endormit.Il s\u2019endormit comme le jngo de Colmar.Mais celui-ci, sur son rond-de-cuir, avait deB cauchemars, car sa conscience n\u2019était pas en paix.Notre premier miuistre, au contraire dormait dn sommeil du juste qui a bien diné.Ii n\u2019avait pas de remords après la .disparition si .étrange de son chef légitime.\u2014Et la province, me direz-vous î Eh bien, mon Dieu ! Elle continuait de faire ce qu\u2019elle avait fait auparavant sous le régime de Parent.Elle faisait ce qu\u2019elle pouvait.L°s colons clamaient pour avoir justioe ; l\u2019Adonis du gouvernement, feu Adélard Turgeon, vendait les terres de la province à tous les Brenkey qui en demandaient, et cédait pour no morcean de pain des pouvoirs hydrauliques assez puissants pour satisfaire aux besoins do tont on district ; Rodolphe Roy sautillait consciencieusement eutre le Parlement et le Club de la Garnison et M.Gouin sommeillait au fond de son bon fantenil de cuir.A Ottawa, Sifton puis Oliver coin monçaient à ouvrir les portes du pays à tons les idiots, les dégénérés et les avariés de l\u2019Enrope ; les souteneurs de White-Chapel, l\u2019écume des bouges de Naples, les Doukho-bors, les Galioieus, les Russes, les Polonais, tout cela venait inouder les provinces de l\u2019Ouest et leur donner autant d\u2019électeurs, eu amoindrissant l\u2019iuûuence de la province de Québec.\u2014Mais M.Gouiu t.Sans doute, direz vous, il s\u2019occupait activement à détourner vers la proviuoe de Qué-beo le courant de l\u2019immigration française qui se dirige vers l\u2019Argentine, il s\u2019occupait à nous procurer une saine immigration, qui augmenterait notre population dans la môme proportion que oelle dés provinces do l\u2019Ouest.Non» non.M.Gonin n\u2019était pas encore réveillé.Et les Juifs, sortant de tous les colos de Kt?w, de Varsovie, do Francfort et de Plevno, les Juifs envahissaient le Canada, sur l\u2019iuvi-tation spéciale de l\u2019Idole, du Graud Oiuuyeu, de Sir Wilfrid, qui leur répétait aveo an sourire engageant de sou petit acoeut britannique : 41 Laissez venir à inoâ tons les petits joopiaa \u2019\\ \u2014Mais M.Gonio f.Sans doute il suait sang et ean et se démenait comme nn diable dans l\u2019ean bénite ponr arrêter l\u2019exode des Canadiens aux Etats-Unis et dans l\u2019Ouest T \u2014Quelle erreur !.Dans non moelleux fauteuil de cuir, M.Gouin dormait encore.II Il ue fallut rien moins que le coup de tounerre de l\u2019Abitibi pour socouer sa torpeur.Ici, permettez moi une courte parenthèse.Permettez moi de vous dire en passant qae M.Gonin est un homme très brave, qui ne lâche jamais ses amis.Quand ils sont attaqués, il ne les abindonue pas, mais s\u2019efforce au contraire de les couvrir de sa large poitrine.Il, n\u2019a pas pour deux sous d\u2019égoïsme.Aussi, quand commença le procès Piévost-Asselin, si M.Gouin n\u2019était pas aux côtés de son collègue attaqué, ee n\u2019est pas par lâcheté ; oh nou ! Seulement, (et c\u2019est une simple coïncidence), il était parti pour l\u2019E iropo quelques jours auparavant.Quand il revint, il était éveillé pour de bou.Daus la lumière crue de la Cour il\u2019Assises, La il 4 mine avait étalé la vérité au grand jour.L\u2019anarchie régnait au département des Mines, et sur la tôte d\u2019Adélard pesait une formidable accusation.Co fut alors, dit-on, que M.Gouiu fit sa première colère.Qui nous dira ce qui se passa daus la salle du conseil exécutif entre M.Gouin et ses denx collègues f On ue le saura janiiis et o\u2019est dommage.III La situation n\u2019étaii pas rose.Le désaccord do jury, daus l\u2019affaire As-selin, équivalait à une mise 6D accusation dn ministère.A l\u2019été, ce fut encore pis.Bou-rassa, LaVergue et Laflarame se mirent à parcourir la province et à dénoncer le gonv-rne nent.Laissé à lui-même, Prévost n\u2019eue pas hésité à courir au devant de ses adversaires.Ou avait prouvé qu\u2019il y avait eu de la uégligence dans son département, mais non d\u2019avoir volé.Il avait Ie9 mains nettes.Mais M.Gouin, prudent comme toujours, le retint.Bonrassa alla à Saint-Rock, où uua bande d\u2019apaches sou loyés par l\u2019argent libéral essaya eu vain de le tuer ou de le faire taire.M.Gonin il f mt le reconnaître n\u2019avait eu rien à faire dans oette bagarre.Mais malgré les pierres et les œufs pourris, par-dessus les hoquets des ivrognes et les criailleries de la presse ministérielle, la gran le voix de Bourassa avait commencé à soulever Ir masses.A son tour, sans argent et sans appui, M.LeB ano entrait en campagne aveo une poignée de partisans.Si les conservateurs avaient eu alors à leur disposition une presse comme oelle dont dispo sait le gouvernement, le ministère était perdu.Mais, môme avec l\u2019appui de la presse quotidienne, l\u2019attaque était teliemont sérieuse que M.Gouin jugea à propos de sortir de sou cabinet.A son tour il alla devant le people, aveo beaucoup de fanfare et très pea d\u2019arguments.Dix fois, Bourassa l\u2019invita à venir discuter aveo lui sur les hustings.M.Gouin refasa constamment.\t.Seulement, dans l\u2019ombre, se préparait le guet-apens de Bellechasse.Déjà Prévost avait été poignardé.Il ne restait plus que Turgeou à sauver.Ah, ce fut supérieurement bien organisé ! Pendant un mois, Talbot avait parcouru tout le comté, préparant la voie à Turgeon.Quand tout fut prêt-, le bel Adélard, d\u2019un goste héroïque et farouche, invita Bourassa à venir le rencontrer dans Bellechasse.Et le chef nationaliste, malgré l\u2019avis de 9es partisans, au risque de compromettre le succès de sa oause par on echeo retentissant, ût tôte à l\u2019ennemi et se lauça dans la bataille.Alors M.Gouin reprit son sourire et ee frotta les mains aveo un plaisir manifeste.Quoi qne fut le résultat de l\u2019élection, il ue pouvait que lui être fftvorable.Bourassa écrasé, o\u2019é-talfc, pensait il, la fia de la campagne nationaliste.Turgeon battu, o\u2019é-lait un débarras pour lui.D\u2019oa côté comme de l\u2019antre M.Gonin ne pouvait qu\u2019y gagner.La latte fat épique.Turgeou traîna sur les hustiugs sou père octogénaire pour essayer d\u2019attendrir les électeurs, et se refaire une virginité avec ses cheveux blancs.Lo whisky et l\u2019argent oouUient à Ilots, Une nuée d\u2019orateurs ministériels sortis de partout couvraient le comté, et malgré tout cela, à la veille mémo da vote Bourassa arrachait encoro des applaudissements aux ge'is de Saint Charles qui voteialeut le lendemain contre lui I L\u2019Jnévitablo vint.Le soir dn 4 novembre 1907, Bourassa était écrasé et M.Gouiu jubilait.C\u2019en était fait ! Le sommeil si fâcheusement interrompu pourrait être repris.Pondant six mois la vie tranquille d\u2019autrefois recommença.Lo Soleil et le Canada avaient proclamé Bourassa mort et enterré et quelques-uns so demandaient si l\u2019énergie et le talent de l\u2019auoieu député de Labelle parviendraient à triompher de l\u2019échec de BelleohiS8e.Mais tout de même M.Gouin n\u2019était pas sur un lit do roses.Aussi pour ne pas donner au chef nationaliste le temps de repreudre sa campagne, il brusqua les choses, et fixa les élections au 8 juin.Mais voilà qu\u2019nn beau soir, pour la première fois depuis sa défaite, Bourassa parait en publie au inouu-rnent national.Et o\u2019est une étourdissante ovatiou qui l\u2019accueille, uu délire d\u2019acclamations qui dure uu grand quart d\u2019heure, et recommeuoe à chacune de ses phrases.Peu de temps aprè?, il accept# la candidature dans Saint-Hyacinthe, l\u2019ancien comté de Mercier, et accepte eusuite de venir reocontrer le premier ministre dans Saiut-Jacques de Montréal.Comme chacun sait la prndenoe est mère de la sûreté.Aussi M.Gouin s\u2019empressa t il de se présenter également dans Portneuf.Tout de môme, il ne pouvait abandonner St-Jacques, et vint parlerau Monument National.On l\u2019accueillit par cette questiou cinglante avant môme qu\u2019il eût ouvert la bouche : \u2014As tu apporté ton couteau t.Le soir du huit juin, les forces libérales de Saint Jacques (le Mont* réal étaient en pleine déroute.Seul et presqu\u2019abandouué, pendant que vingt cinq mille persoones acclamaient sou vainqueur, M.Gouin put réfléchir à son aise sur la graudear et la décadence des empires et des mandats de députés.Heureusement ponr Ini, les braves électeurs de Portoeuf l\u2019avaient élu par 900 voix de majorité.Soq calvaire ne faisait que commencer.IV Il loi fallut eufln se remuer, et trouver quelque chose.Depuis quatre aos il n\u2019avait fait qu\u2019augrnoii' ter les taxes.Il continua.A la dernière session, il avait senti se réveiller en son Âme des instincts d\u2019éducateur, et il avait résolu de bÂtir de grosses écoles qui feraient passer son nom à la postérité.Il continua et continue encore.Son cœur paternel saignait en voyant les prisonniers de Montréal si mal logés.U décida de construire one prison.Seulement il oublia la Ohambro et ne la consulta qu\u2019après coup.Ou conviendra que o\u2019est nn simple détail, et à peine uu oubli.Il ne s\u2019agissait qne d\u2019un pauvre petit million 1 Il trouva ensuite que les revenus n\u2019aogmeutaient pas assez vite, malgré les six cent mille piastres du subside fédéral, et prépara quelques bonnes petites lois destinées a pressurer encore le public et à enfler la caisse du gouvernera» nt.Pais, ayant expédié M.Turgeon à la Chambre Hante, il attendit.Les lecteurs dn Courrier savent oe qui s\u2019est passé l\u2019année dernière en Chambre.Inutile d\u2019y revenir.V Et voilà l\u2019histoire de M.Gouiu depuis qu\u2019il est premier ministre.En 1908, à l\u2019occasion des fêtes dn troisième centenaire de Québec, le Prince de Galles le usira\u201d.Et maintenant, le SoîeU, oet organe farouchement libéra), ne counait plus que SIR Lomer Gouin.Oh l Vous rappelez vous les longue* tirade* de* vieux rongea d\u2019tik- tuu, contre les titres nobiliaires, les cris de 3.Michel et 3.Georges, etc t \u201c Comment eu un plomb vil l\u2019or pur s'est-il changé î \u201d L(*h admirateurs de M.Goulu vous diront qu\u2019il est patient.C\u2019est vrai.II oe se fâche qu\u2019une fois par jour, eu chambre, ou à peu près.L\u2019an dernier, sur la question de l\u2019Abitibi, il a attaqué M.Bourassa avec une violence de laugago qui n\u2019aurait pas été tolérée dans aucun pays civilisé.\u2014 Il est bon et dévoué, repreoneut ses thuriféraires.Il est loyal à ses amis.Ç % c\u2019est vrai.Exemples: Parent, Prévost et les antres.\u2014 Il est bravo et courageux, clament eu chœur Barthe ot d\u2019Hellen-court.\t* Puissante vérité ! L\u2019an dernier, jamais il n\u2019a voulu parler avant Bourassa.Par courage, sans doute T Quand Bourassa viut lo trouver daus StJacquos, il ho réfugia dans Portneuf.Excès de bravoure, n\u2019est-oe pas t Quand, eu 1907, les nationalistes le défiaient do veuir les reucoutrer, il ho terrait daus sou bureau ot so tenait coi.Pur héroïsme, vous savez.Il brûlait d\u2019aller les rencontrer î VI Voilà, en pou le mots, l\u2019histoire de M.Gouiu depuis hou avènement au pouvoir.J\u2019ajouterai que, daus la vie pr vée, il est- bon, courtois et aimable ; un peu prompt, peut-être, mais chaque homme à ses défauts, u\u2019est-ce pas î Pour employer l\u2019expression do feu Israo Tarte, o\u2019est \u201cun sobre et un travailleur.\u201d Enfin, c'est uu houuôto homme.Ce qui lui uuit, c\u2019eftt surtout son égoïsme politique.11 s*est entouré, les trois quarts du temps, d\u2019hommes do paille oa de ministres de second ordre.Cela lui a uuit ot lui nuira eucore.Il tenait à cet entourage, car il esû autoritaire et aiuio à imposer sa politique personuollo à sou parti.Il a pour devise: \u201cPas d\u2019histoires\u201d! ojo m\u2019en voudrais de l\u2019attaquer comme homme privé, mais, ooinme premier miuistre, le plus tôt il s\u2019en ira, le mieux co sera.P.V.R.L\u2019ECZEMA EST CAUSEE PAS LE SANS IMPUR Demandez à n\u2019importe quel médecin et il vous dira qne l\u2019eczéma est causé par les impuretés contenues dans le sang ; que rien de oh qui u'atteiut pas lo sang no peat le guérir \u2014 que des applications externes sont d\u2019aucune valeur.Voilà la raison pour laquelle les Pilules Roses du Dr Williams ont toujours en tant de succès\u2014elles agissent snr le saug, et en agissant sur le sang olles chassent ces éruptions et bontons, soulagent l\u2019irritation et prooarent une santé parfaite.E'ies ont gaéri des milliers de cas où lo sang pauvre a causé la maladie.Eutre autres personnes qa\u2019elles ont guéries se trouve Mme J imofl Wilkins, d\u2019Animer, Ont., qui dit : 44 Je souffrais beaucoup d\u2019eczéma et rien ne m\u2019apporta de soulagement jusqu'au jour où j* fis usage des Pilules Roses du Dr Williams.Ce remède me déba-rassa le sang do toufc»*s les impuretés et me donua un soulagement rapide.Je suis en conséquence, naturellement très enchantée de ces pilules, que je louange fortement.\u201d Uu remède qui peut rendre le sang riche et rouge, guérit l\u2019anémie, le rhumatisme, l\u2019eczéma, la névralgie, l\u2019idigestion, lo battement de cœar, les maladies de la jeune Allé et de la jeune femme, et une foale d\u2019autres maladies\u2014-simplement paroe que ces maladies sont dues au mauvais sang \u2014 voilà pourquoi ces pilules guérissent toujours les sasdi-tes maladies et donnent nn teint vermeil aux joues pôles.Vendues chez tous les marchands de remèdes ou expédiés directement à 50 cents la boîte ou six boîtes pour $2.50, par The Dr Williams\u2019 Medicine Co.f Brockville, Ont.\u2014pris elrvé pour peaux DK VEAU.\u2014 Nous payons ce printemps des prix de fantaisie pour tontes sortes de peaux de vean.Si vous en avez demandez nos prix avaut do los vendre ailleurs, Noas payons lo fret.Argent comptant.Nous voulons nous enteudre aveo quelqu\u2019un daus chaque village où nous n'avons pas d\u2019agent, pour ramasser les peaux de Veau, de Bœaf, de Cheval,Me Mouton, le Suif et les Oj, etc.Nous douuoQS l\u2019argent pour les achats et maiutenous nos acheteurs au courant du marché.Ecrivez pour informations.OARROLL s.page, Hyde Parky VI* nsifl -I MO TJ _ LB OOUBBIBB DB 9T-HTACIWTHB, 14 M AT 1910 Le Courrier de '\t\u201d Jonriial HeMomadairo KstImprimé et publié, en la Cité Ou St-Hyac^nthe ru« Ste-Anue, No 70, par J.DK L.TaoiiS, domicilie en U dite Cité, de St-Hyacinthe.ABONNEMENT $1,00 Par *n# Canada et Etats-Unis.1/abonnement date du 1er et du 16 de charju moii T'tut année commencée te paie en entur ANNONCES Première insertion.10 caution langue.lomrtioDnanbséqnentea.fi *\u2022\t** \u2022 via do Naissances, Mariages et Décès, 26 ceutins chaque.Avis spéciaux.10 centins la ligne Annonces è long tonne, tarif spécial.Distribution dos Prix il l\u2019Ecole dus Arts COURS DE DESSIN MECANIQUE ASSIDUITÉ 1er prix, offert pur Son Honneur le Maire Puyaii, mérité par Georges Fournier.lie prix, offert par M.Georges Bor-duns, mérité par Orélius Barsalou.mi: kit h (le année) 1er prix, offert par M.le Chevalier Xault, mérité par Nbè Loi ange.MERITE (3e année) 1er prix, offert par M.J.E.La-noix, mérité par Iténéo Boniim».MERITE (2eHiu;éo) 1er prix, off**rt par M.J oh.1 luette, mérité par Louis Morier.M EDITE (1ère année) 1er prix, offert par M.C.Bour-dier, mérité par Ernest Lemoine.2e prix, offert par MM.Bourgeois & Cie, mérité par Jacques Roy.Prix spécial, offert, pur Emile Solis, mérité par Hildèga Dé-halliers.CO U RS I ) K M EN U ! S E KIE ASSIDUITÉ 1er prix, offert par M.Joh.H nette, mérité par Henry H Blanchard.2 * prix, offert par Son Honneur le maire Pnyan, mérité par Antoine Comtois.3e prix, offert par le Rév.M.Se néc.l, curé, mérité par Stanislas Gi-rouard.le prix, offert par M.le Chevalier Nanlt, mérité par J.P, L\u2019Hércault.5e prix, offert par M.Thomas Gau tiller, mérité par J.M.Tarte.COURS DK DESSIN D\u2019AGRICULTURE assiduité (Ire anuée) 1er prix, offert par M.Thomas Gauthier, mérité par St.uuialas Cordeau.ASSÜIDITÉ (2« année)\t\u2022 1er prix, offert par M.J.Paul Fournier, mérité par Napoléon Delorme.àpkuidité (3a année) 1er prix, oil art par Son Honneur le Maire Payan, mérité par Stanislas G i rouard.MEDITE (Ire année) 1er prix, offert par MM.Richer & Fils, mérité par Ernest II il ley.2e prix, offert par M.J.il.Blanch ird, mérité par Aimé Roy.MEDITE (2e année) 1er prix, offert par M.Eugène Désautels, mérité par J.I*.L\u2019IIé-reault.2e prix, offert par M.Ulnld Fournier, mérité par Con raid Quintal.médité (3üannée) 1er prix, offert par M.Samuel OaBBVAut, mérité par Alphonse l)o-lorme.2e prix, offert par MM.Bourgeois & Cie, mérité par Auguste Hébert.DESSIN A MAIN LEVEE (Classe du Jour) lro ANNÉE 1er prix, offert par lo Rév.Père Hamel, curé do N.D., mérité par Melle B rtho Plamondou.DESSIN A MAIN LEVEE (Classe du Soir) Ire ANNÉE 1er prix, offert par le Rév.M.L.A.Seuécal, mérité par M.A.Hébert.2o prix, offert par M.L.A.Bro-tou, mérité par Melle A.Durocher.3e prix, offert par M.le Chevalier Nanlt, Ex*Aequo, mérité par Melle Cécile Beauregard.PEINTURE D\u2019APRES NATURE (Classe du Jour) lro ANNÉE 1er prix, offert par E.II Richer & Fils, mérité par Melle A.B lain.2e prix, i ffert par le Rév.M.Se-nécal, mérité par Melle M.Taché.PEINTURE D\u2019APRES NATURE (Classe du Jour) 2e ANNÉE 1er prix, offeit par M.O.E.Dal-laire, mérité par Molle Bibeau.2e prix, offert par tin ami des Beaux Arts, mérité par Melle Robéa Lapierre.PEINTURE D\u2019APRES NATURE (Ülasso du Jour) île ANNÉE 1er prix, offert par M.Emile Solis, libraire, mérité par Madame Alp.Plinn nn^ Cboquet.2e prix, offert par Madame J.& N.P.Fournier, mérité par Melle Aline Cil «rtier.3e prix, offert par M.Engène Désaute Is, Ex Aequo, mérité par Mlle Marie Rose Bousquet.PEINTURE D\u2019APRES NATURE (Classe du Jour)\t' 4e ANNÉE 1er prix, offert par M.O.E.Dal* laire, mérité par MePe A borta Ga-tien.2e piix, offerts et mérités par les personnes suivantes : Sam.Casa vaut, à Melle F.Deshal* liera ; Docteur Fournier, A Mme P.A.Lefebvre ; Révérend M.Seuécal, A Melle Marie Dal laire ; S.Casa vaut, A Melle Léontine Tou idiot ; Son Honneur le Maire P.»yao, a Melle C.G at ion.PEINTURE D\u2019APRES NATURE .\t(Soir) 1 re ANNÉE 1er prix, offert par le Rév.M.Seuécal, mérité par M.Antonio Breton.2e prix, offert par 1\u2019.Gau 1 hier, mérité par Melle Alice Larivière.3e prix, offert par S.Casa vaut, mérité par Melle C.Lemoine.assiduité (Classe 1 Melle Léontine Tou robot ; Par M.S.Casuvaut, & Molle Philomèue Tour-chofc ; Par Sou Honneur le Maire Payan, A Melle F.Deehilliers.ASSIDUITÉ (Classe du Soir) Prix offerts et mérités par les personnes suivantes : M.le Chevalier Nanlt, il Melle K.Guortin ; M.E.Boucher, A Melle C.Lemoine ; M.T.Ga» thior, à Melle A.Coderre; U*v.Père H»ui»d, A M elle Eugénie Cadotte ; M.T.G »u-ibicr, A Monsieur Hocb Ob utter.La statistique suivante montre que notre petite ville vient iminô diatement après Montréal et Québec, au point de vue du nombre des élèves et de l\u2019assiduité.Couds de i/Ecole dks Aura à St- Hyacixtiii\ta 4\t\u2022\t \télèves,\tmoyenne, Dos-an i» main levée, et i**m-\t\t ttm*.soir,\t\t51\t20 Dessin A inniu b-vée, »*t poin-tunp, \u20182s conr- du soir ouvert le 13 nov.1909 et fermé le\t\t 23 déc.1909\t\t42\t19 Arch l\u2018et*111 re .\t20\t13 M» caniquc\t\t20\t15 \t23\t12 Dessin a main levée et pein-\t\t turn, jour,\t\t\tCO\t20 \t000\t111 en 1\t.\t193\t122 A ut r es Ecoles :\t\t \télève»,\tmoyenne, Québec\t\t\t\t200\t108 \u2022Sherbrooke\t\t\t103\t66 Valley field\t\t\t\t49\t28 Saint*.) e\\àii\t\t\t\t5$\t30 Larbi ne\t\t\t\t\t31\t17 \t133\t83 Snint-Uomuald (Levis)\t\t91\t30 Charuv ( Lewis)\t\t\t Fmscrville\t\t73\t28 \t00\t15 Chicoutimi.\t\t\t35\t21 Sorel\t\t27\t21 Fête de l\u2019Union St-Josepli Dimanche passé l\u2019Uniou St Joseph de St Hyacinthe a célébré avec éclat sa fête annuelle.Après être allés chercher leur président, M.Aimé Amyot, A sa résidence «le la rue Gi rouard, les membres de cette société, au nombre d\u2019environ cinq cents, auxquels s\u2019étaiout joluts les invités des unions similaires de la province et les délégués dos succursales du d ocèse, nos députés, notre maire et des amis, ont déli é musique ou tête et bannière au veut pour se rendre à l\u2019Eglise do la Paroisso où un uflioe a été célébré A leur inteution et où le R P, Hamel leur a douué un fort beau sénnou.A l\u2019issue do la cérémonie le cortè ge s\u2019csfc «ch miné vers le Kiosque où uno foule nombreuse désireuse de mauifester s.% sympathie aux mom lires et bienfaiteurs do cette société ! de bienfaisance les a reçus.M.Amyot, M.le mairo Payao, M.M.Bourassa et Beauparlant, députés, et M.le curéSméeal prirent succès sivemeut la parole, faisant l\u2019éloge do la mutualité et de l\u2019union d* s membres de la Société de St-Hyaciu the.Nous uo pouvous mieux faire que no citer les résultats des opérations de Panuée qui vient île s\u2019écou 1er, tels qu\u2019il nous out été donnés par le dévoué présidât M.Amyot.Béuéfices touchés pur lés membres pour Panuée 1909 : Décès d\u2019époux.$47.403 Maladies.21.781 Décès d\u2019épouses.4.300 Total.*73.484 Il a été admis cette année 412 nouveaux membres.Le total des membre» en règle an 31 décembre était de 5475.Ajoutons ce que M.Aimé Amyot s\u2019est- bien gardé rie dire : que sa jeune et intelligente activité est en grande partie responsable de ces brillants résultats.Lh fête s\u2019est terminée A E hôtel du Canada, par un bauquet dont nous1 ne donneious pas le menu de peur (le fiire naître chez nos lecteurs le regret de ue pas y avoir ass»té.Au dessert M.Amyot, M.le curé Séné-cal et le R.P.Hamel, MM.Beau-parlant et Bourassa, M.le Dr Saint-Jacques, ont parlé, ainsi que les représentants rioH sociétés sœurs de l\u2019Union «le St Hyacinthe : MM.Archambault, président ries Artisans Cauttdi»-ns île Montréal, Dr Archam-, bault, de l\u2019Union du Canada, H.A.Cholette, avocat A Montréal, de PU-nion St Pierre de Montréal, N.Rou-dean de la Société St Jean Biptiste de Québec, Vaillant de l\u2019Union St-Joseph de Druinmondville, St Ouge de l\u2019Union St Joseph de Lac h*, ne, Fraud eux riw l\u2019Union St Joseph de Montréal, Radeau de PUmou St Jo seph de St Michel de Sorol.Après eux se sont levés les représentants des succursales de Saint-Hyacinthe : MM.Gau l«*tte, de S -Jean et D\u2019Artois, maire de Far oh am.Enfin cette longue série s\u2019est term: liée par les discours de MM.Roy.gérant de la Cie du Téléphone, d > St-Hyaclnthe, Delisle, des Vétéran de Montréal, T.D.Blanchard qui a porté la santé dis dames et Lauiat clic C\u2019est ainsi Vous d que graduellement je revins à la .\t* .vie et qu\u2019au bout de deux mois t, alt
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