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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 28 octobre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1911-10-28, Collections de BAnQ.

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[" 59 e Année No7l27 gEBlE COMPLETE 9Sg» Octobre 1911 No 32 SAMEDI, 28 11\u201c Mo8 Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos St-Hyaointre, 2S Ootohee 1911 ïl» L\u2019affairo (la plant éleofcrique et de pompage, vient d\u2019entrer dans une nouvelle phase.Une pourBoite vient d\u2019fitre prise par la \u201cColonial Engineering Go.,\u201d dont le bureau principal est à Montréal, contre la cité do St.Hyacinthe, lui réclamant la somme de $24,666.67, sur le contrat pour lepoae du système électrique qui sert à l'éclairage de nos rues et de dos édifices publics et le pompage municipal.MM.Casgrain, Mitchell, McDougall & Creelman, avocats, de Montréal, représentent la demanderesse.Voilà donc oh nous eu sommes rendus : $30,000 siuou plus payés en bon argent.Un plant que, sur l\u2019avis do son expert M.Her lt, la ville a été obligée do refuser, eu protestant les fournisseurs d\u2019enlevar ces machines, à l\u2019exception de la ligue électrique ; Une opiuiou de l\u2019avocat de la corporation que la ville ne doit pas continuer à se servir de l\u2019installation actuelle d'engins et gazogènes ; et Doséchevius passant outre ; Et finalement un gros procès avec, pour la protection de la ville, un règlement couvé et pondu par notre ineffable greffier, appuyé devant les électeurs de l\u2019autorité do M.Marin, consigné tel quel par devant notaire, avec la plus tranquille assurance qu\u2019il fallait être.bleu pour trouver à redire.Si la ville perd ce procès, l\u2019ou n\u2019aura qu\u2019à relire l\u2019opiniou de M Herdt pour se rendre compte que nous aurous payé $00,0U0 pour no pas avoir la protection au cas d\u2019iu ceudie ni l\u2019économie qu\u2019on a fait miroiter pour aveagler le public.Nous espérons que rien ne sera négligé pour défendre les contribuables.Un contrat avec une corporation municipalo n\u2019est pas comme un oon trat particulier.La discussion publique d\u2019un règlement et la correspondance qui en a formé les préliminaires, doivent engager les contractants et les contribuables doivent avoir équité le droit d\u2019obtenir que ce qu\u2019on leur a offert comme rempliesant ce qu\u2019ils attendaient, réalise cette condition décisive de la transaction.Si le contrat prévaut contre l\u2019intention évidente du règlement et les promesses et représentations faites à la ville, nos échevins et leurs souf fleurs auront toute la responsabilité de cette triste affaire, où les avertissements n\u2019ont pas manqué.Le petit chèque non endossé et la résolution qu\u2019il appuyait avaient bien leur valeur ; les évènements le démoutreut maintenant.Voici l\u2019opinion donnée par Mtre Beauregard an sujet de l\u2019usage du plant après îe protêt fait par la cité : MM.les Membres dn Conseil de la Cité de St-Hyacintho.Messieurs, Votre conseil ayant contracté aveo The Colonial Engineering Company, pour l\u2019installation de certaines machineries dans la bâtisse dn nonvol aqueduc, ces machineries y ayant été placées mais n\u2019étant pas conformes aux conditions du contrat et ne donnant pas satisfaction à la cité de Si-Hyacinthe, on me demande si le frit de continuer do se servir de ces machineries dans l\u2019état où ellos se trouvent constitue une acceptation do la part de la corporation, et ai oola peut l\u2019empêcher d\u2019exercer contre la compagnie Colonial Engineering les droite qu\u2019elle (la corporation) a par et en vertu de tel contrat.kj* corporation ayant fait servir \u201c Colonial Engineering Company un protêt lui dénonçant les dô-iauts do ces machineries et le fait Qne la corporation n\u2019en était pas satisfaite, la mettant en même temps on demeure d\u2019avoir à îes enlever, sous trente jours de la signification o telle mise en demeure, c\u2019est à di-à compter du 8 septembre dor-nl®ri «fc d\u2019avoir à rembourser les argents déjà reçues, je ne orois pas mim ° ^\t*a oorporation d\u2019avoir iileê ces machineries pendant ces rente jours en constitue une acceptation de sa part Je ne suis pas prêt à dire que l\u2019on puisse inférer une acceptation do ces machineries par la corporation du fait qu\u2019elle aura continué do s\u2019en servir après l\u2019expiration do ce délai mais il est certain' ment mieux do discontinuer immédiatement cet usage des machineries pour f.iiro disparaître toute interprétation plus ou moins douteuse résultant de ce fait, et do plus, pour enlever à la corporation toute responsabilité qui pour raifc résulter de tel usige, je conseille en conséquence à la cité de Sr-Hyaciuthe do ne plus se servir de ces machineries et d'agir sans plus do délai contre cotte compagnie, The Colonial Engineering Company, pour la poursuite des droits lut résultant du contrat en questiou.Lo tout humblement soumis, J.O.Beauregard, avocat.St-Hyacînfcde, ce 13 octobre, 1911.BANQUE DK ST-HïâCIHTIIK Lundi dernier, suivant les avis donnés, se sont réunis au Palais de Justice de cotte ville 1rs actionnaires do la Banque do St.Hyacinthe, en liquidation, pour étudier lo renouvellement, sous uno forme modifiée, d\u2019une proposition do composition aux créanciers restant à payer, déposants et autres.Le liquidateur M.Pliilie fit une revue des résultats obtenus jusqu\u2019à la date du 19 octobre courant, pour l\u2019information des intéressés.Les chiffres douués so résument comme suit : I/actif courant d« lu Imrnjuc a réalisô Sur lu balance 'lu*1 j> .r u-v.ons non enti'T'-im-nt acquitté- il .t été collecté Réalisation totale à date.3005,417,00 C.\\ 701,45 $1,028,20$, 15 Les paiements effectués sont iltns les gr.iinl m lignes, les suivants : Rachat des billets de li Unique $250,-15.00 Dé|iôt du gouv.Prov.\t££>,604.00 Hodge et Whiti.\t, Payé dans causes pendantes lors de la suspension,\t19,02*1.00 Payé aux dej»osant* et autres créanciers [2 «tiv.J\t577,631 .(X) Assurances,\t2,084.00 Salaires des employés\t0,60.00 Loyers des succursales.\t1,0\u2019»5.00 Frais de liquidation * te., 11 restait en caisse le 10 octobre cou mut la H i \u2022 > mJ libéraux, et 89 conservateurs.L;\t\t culbute est donc\tcomplète avec un\t surplus.\t\t Eu divisant les\tchiffres ci-liiuts\t par régions, est, contre, ot ouest on\t\t trouve les résultats suivants :\t\t \tAvant î\tY près \t21 sep.2\t1 sep.Prov.Maritimes :\t\t Libéraux\t20\t19 Conservateurs\t9\t10 Ontario et Québec\t\u2022 \u2022\t Libéraux\t88\t51 Cous, et Nat.Prov.do l\u2019Ouest :\t03\t100 Libéraux\t19\t10 Conservateurs\t10\t19 Donc, sauf dans les provi je» s maritimes, les libéraux ont été battus daus toutes les régions.«m \u2022 Au moment (1e mettre sous presse, nous apprenot)3 que tous les nouveaux ministres fédéraux sont élus par acclamation.Le nouveau ministère Borden va donc se mettre à l\u2019œuvro activement et avec toute l\u2019autorité que donne nue belle majorité parlementaire, et la confiance renouvelée do l\u2019électorat.¦ 1.\te.\t.B / L LET DU SOIR .Chef de Police.Tuez-le ! tuez-le î A mort ! A mort ! hurlait la foule sanguinaire eu lançant un déluge de pierres, qui en si filant, venaient fracasser les mâchoires.\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Le lecteur croira peut-être quo ceci est une citation empruntée de Taine, et que nous voulons lui mettre sous les yeux uno hordo de saus-culottes saluant, à leur manière le passage d\u2019un ci-devant.Il n\u2019en est rien.Co n\u2019est pas qnatro-ving-treize, c'est mil neuf cent onze ; la scène ue se passe pus à Paris, mais à St-Hyacinthe.Antre temps, mémos mœurs, direz-vous.Nou ; cette fois-ci l\u2019autorité, en l\u2019occurrence représentée par un chef do police, n\u2019est pas avec les émeutiors.Disons en toute justice qu\u2019elle n\u2019est pas contre non plus.Lo brave chef cependant est à son poste, \u2014 à son poste de police \u2014 et pour rieu au monde il no le quitterait.Il n\u2019a pr»s tort.Un chef soucieux do sa sécurité ne doit jamais s\u2019exposer.Que l'on massacre ou que l'on tue, que lui importent cos peccadt -les, pourvu quo ces subalternes soieut là pour recevoir les horions.Charité bien ordonnée, n\u2019ost-co pas, commence par soi même.Autrement, si un chef do police allait se fourror où il y a des coups à recevoir il finirait par en attrapper lui-même.Uu cailloux l\u2019atteignant par ha\u2022 nard, endommagerait son physiquo et un chef do police qui a le physique endommagé n\u2019est plus un chef de polico.Même à St-Hyacinthe.Uu coup mortel, comme disait M.de la Palisse, entraînerait la mort du ( hcf.Alors ce serait terrible, car en J fi et où serait l\u2019autorité s\u2019il n\u2019y avait plus do chef T C'est co que le vaillant et surtout intelligent chef de la fore*s constabulaire do St-Hyacinthe a compris, et c'est pourquoi il est resté à sou poste \u2014 encore de police.Nous savons que de méchantes gens lut ont jeté la pierre \u2014 ceci est au figuré naturellemeut \u2014 mais ce sent des misérables, ou plutôt, pour les qualifier plus justement, \u2014 même au prix d'une poursuite eu libelle \u2014 noue no craignons pus de (Mro que ce sont des nationalistes.f'i no prend que dos nationalistes pour vouloir fairo sortir un valeureux chef de polico un soir d'émeute.Hs ne peuvent pas so rentrer un instant dans l\u2019esprit, cos mécréants, qu\u2019un chef dans des circonstance aussi difficiles doit restor envers et courre tous, à son poste \u2014 toujours de police.A ces nationalistes, nous dirons sans crainte qu\u2019avec une mentalité comme la leur, ils no seront jamais chefs de police du moins ils ne lo seront jamais comme Vintrépide chef «le Bt.Hyacinthe.NAl».T EL LIEU.\u201411 IjC Devoir\u201d HH Nos compatriotes des Etats-Unis ont appris avec une grande satisfaction la décision en date du 10 août, rendue par les autorités de Borne, au sujet de la tenure des propriétés \u2022les églises et autres institutions religieuses locales aux Etats-Unis.D ms le diocèse do Portland, la crise provoquée par co sujet irritant, avait atteint un caractère particulièrement aigii qui s\u2019était terminé par l'interdiction do plusieurs fidèles (l'origine française.Nous n'excusons pas les violences de foi me auxquelles se sont portés des gens bien intentionnés, mais nous sommes heureux de constater que lo but auquel tendaient nos Canadiens-Français des Etats-Unis vient d\u2019être déclaré par les autorités romaines non seulement désirable, mais que les évêques devront pour obéir à cette sentence, prendre soin immédiatement d\u2019iutroduiro comme sy-tèmo d'administration des biens temporels, les institutions paroissiales partout où la loi civile lo permet, ot rechercher à fairo amender les lois pour obtenir cette permission partout où elle u\u2019existo pas encore.Les institutions paroissiales ont été une des grandes causes do la préservation do la foi et do la langue dans notre province, ot l\u2019on s\u2019explique facilement rattachement des nôtres à oo qni a été pour eux uno garantie d\u2019existouoe religionso et nationale.Nous reproduisons d\u2019après P Ac-lion Sociale la traduction du décret rendu par lu Congrégation du Concile.SACREE CONGREGATION DU CONCILE Borne, 10 août 1911.Num.profc.1709 10 (Dans la réponse on doit mentionner co numéro.) Révérend issime Seigneur et frèro, Il est très à la louange des évêques (les Etats-Unis (l\u2019Amérique qu\u2019ils n\u2019aient jamais manqué, parmi tous l«*n soins auxquels leur zèle s\u2019applique et qui leur font dépenser lenr dévouement et leurs forces pour lo progrès do la religion catholique et le soutien de la piété des fidèles, de s\u2019occuper avec prudence de la pro.toot ion dos biens temporels do l\u2019Eglise et de leur bonne administration.Il existe sur co point de nombreuses preuves do leur sollicitude pastorale, parmi lesquelles il faut assurément mentionner les déc rots porté* par les conciles pléniers do Baltimore touch ml l\u2019administration des biens ecclésiastiques.Bécemmeut, quelques évêques, considéiaut les circonstance** actuelles et les besoins particuliers do certaines localités, out cru utilo do demander conseil au B.Biège et ont prié le Saint-Père de fixer des règles pour radininistration «les bieus temporels dans toute la république di s Etats-Unis d\u2019Amérique* Or, la Sacrée Congrégation dn Concile, à qui l\u2019affaire a été confiée, après inùre considération et après H'ôtro enqnise par l\u2019intermédiaire do Monseigneur lo Délégué Apostolique du désir des Bévérendisslmes Archevêques (le ce pays, et se coafor-niant surtout à oo désir, a proposé ot déoidéy dans sa séance plénière du 29 juillet dernier, oe qui suit : lo.\u2014Des systèmes de possession et d\u2019administration des bieus ecclésiastiques qui sont aujourd\u2019hui eu vigueur dans les Etat-Unis d\u2019Amérique celui qui porte lo nom de \u201cParish Corporation\u201d est lo plus préférable, pourvu toutefois qu\u2019il soit appliquée selon les conditions ot aveo les précautions qui sont en vigueur dans l\u2019Etat do New York.Les évêques prendront soin d\u2019iutroduiro immédiatement ce système d'administration des biens temporels dans leur diocèse respectif, si la loi clvilo lo permet.Bi la loi civile ne lo permet pas, ils feront des instances énergiques auprès des autorités civiles pour obtenir aussitôt quo possible le GOU6GQturnout do fa loi sur oo point.2o.\u2014Dans les endroits où la loi civile ne recommit pas la \u201cParish Corporation\u201d, et tant qu\u2019on y aura pas réussi à obtenir cotto renouais-sauce légale, l\u2019applicatiou du système dit \u201cGorporatiou Bole\u201d est permise, de telle sorte cependant quo l\u2019Evêque uo procède dans l\u2019administration (les biens ecclésiastiques qu\u2019après avoir entendu l\u2019avis des intéressés et des oonsultcurs diocésains, et, dans les affaires importante es, qu\u2019après avoir obtenu leur consentement, la B.Congrégation laissant à la conscience de l\u2019Evêque lui-même la responsabilité des manquements à ces prescriptions.3o.\u2014Lo système qu\u2019on appel lo \u201ciu Fee Simple\u201d doit être absolument aboli.\t- Je suis heureux (le vous commué niquer, de par l\u2019autorité du Bunt-Siège, ces décisions salutaires que les Emiuoutisttimes Pères ont jugé utile de prendre, espérant quo leur mise à exécution sera très avantageuse au bien do l\u2019Eglise dans co noble pays.En attendant, jo prie le Seigneur de tout cœur qu\u2019il vous accorde toutes sortes de bienfaits, et je me dis avec respect, A.T.Votre frèro.C.Card, gexnari, Préfet, B.POMi\u2019iLi, Secrétaire.Le Discoers du Trône M.B.-B.Bennett, dépnté do Calgary, a été choisi pour proposer l\u2019adresse en réponse au discours du tiôno qui sera secondée par M.Albert Séviguy, député do Dorohos-ter.M.Bennett est l\u2019ancien chef de l\u2019Opposition dans la législature de l\u2019Alberta.Il vient (lu démissionner pour s\u2019introduire dans l\u2019arène fédérale, et l\u2019ou peut dire qu\u2019il a fait une entrée sensationnelle, puisqu\u2019il s\u2019est fait éllro daus Calgary avec uue colossale majorité.M Sévigny est uue dos plus brillantes figures de la jounesso cana-dlenne-française.Il esc excellent orateur et parle avec uno égale facilité les deux langues.Il entre sous d\u2019heureux auspices daus la politique fédérale, où son talent lui permettra certainement de faire sa marque.M.Sévigny a devant lui un avenir plein do promesses.Le parlement s\u2019ouvrira le 15 novembre prochain.La session promet d\u2019être intéressante.COMTE DE VEUCIIEKES Parmi les comtés particulièrement heureux de la victoire du 21 septembre, Verchères est au premier rang.Peunant quarante ans, à moins de s\u2019appeler Geoffrion, les candidats étaiout voués à la défaite.Notre ami M.J.II.Rainville, a* brisé cotte tradition, et son triom-plio a été d\u2019autant pins éolatant.Aussi nos amis do Vorehères n\u2019ont-ils pas manqué do fêter lo jeune et brillant député.Depuis le 21 il ne s\u2019est pas passé un dimanche sans qu\u2019une paroisse ou uno autro n\u2019ait invité sou député à rocovoir les félicitations enthousiastes'des électeurs.Ji s\u2019était biou dû car M.jRiio ville s\u2019est lancé daus la ^lutto dans des circonstances qui exigeaient de lui presque un vôritablojsaoritice de sa santé et do ses affections.Bou triomphe est celui des éleo tours do Vorehères avant tout.Mais les élections du Comté de St-Hyacintho n\u2019ont pas été moins hou-roux qu\u2019eux défia victoire d\u2019uu dos leurs, puisque M.Rainville est enfant de la Paroisse de St.Madeleine.M.Rainville comptojchez nous de chaudes amitiés que sou succès n\u2019a 1 pas refroidies. IF.COUIttHEB DE STHYACINTHE 28 OCTOBRE 1911 Le Courrier de Saint-Hyacinthe Jonrnal Hebdomadaire Imprimé »*t publié, «n U Cité «le St-Hyacinthe, ra« HU-Anne, No 70.j»ar J.UK L.Taché dimicUié en la dite Cité, «Je St-Hyacinthe.ABONNEMENT SI,00 P*r ftn» Canada et Ktata-Unlt.L\u2019abonnement date du 1er et du 16 de chaqu mois.Tout année commencée te paie en nnlur DISCOURS PRONONCE Pi l\u2019flONORABLE 1.CH1P1IS A L\u2019INAUGURATION DU MONUMENT MONTCALM.Voici, reconstitué iiuhr! fidèle meut, quo ponsible, io discours prononcé pur l'honorable Thomas Chapa is a l'Inauguration du monument Moutcalm : Monsieur le gouverneur, Monseigneur, Mondâmes ot Messieurs.Il y a cont cinquante-deux mis, un mois ot doux jours, )o lieu où nous Hommes nm into mint réunis était io théfUro d\u2019uno scène do ournugo ot do deuil.On y ontonduit rotontir b-formidable grondement du canon, Io crépitement sinistre do lu fusillade, les clameurs triomphales et les cris do fureur.Les gémissements des blessés et le ift'o des mourants étaient étouffés par le roubment précipité des tambours et des f»i»fires éclatantes des clairons.(Jue armée victorieuse achevait la déiou-to d\u2019une armée vaincue.Les soldats de Guyenne, de la Barre, do L ngue* doc, de la Heine, rie Roya'-R >ussil-lou, tant de fois triomphants, avaient dans unn minute fatidique, senti passer sur eux le souille glacé de la défaite.Bulvuut les dessins providentiels, l\u2019heure avait sonné qui devait changer les destinées do la Nouvelle-Franco.La bataille des Plaines d\u2019Abraham venait d\u2019étre livrée et perdue.Et, au milieu de l\u2019horrible confusion des régiments rompus et décimée, entraîné par le Ilot des fuyards, un homme couvert de poussière et do sang descendait cette Grande Allée, affaissé sur sou cheval noir, et soutenu par trois soldats dont la ligure aunouyiit la consternation et le désespoir.Cet homin'*, vous l\u2019avez nommé avant moi, c\u2019était Montcalm.Blessé \\ mort on essayant do conjurer le désastre, il allait abriter sou agonie dans notre pauvre Québeo, monceau de décombres fumants, et le lendemain, à l\u2019aurore, il expirait en héros chrétien, qui croit aux promesses do l\u2019immortalité.Quelques mauvaises planches, rassemblées par le contre-maître d\u2019uue de nos maisous monastiques, servi-lent do bière à celui qui s\u2019était appelé Louis-Joseph de Baint-Véran, marquis do Moutcalm, lioutenaut-géuéral des armées du roi de France, et commandeur de l\u2019ordre illustre de Saint-Louis.Le soir de ce funèbre jour, à la lueur des torchon, sous la menace des obus et «les bombes, on l\u2019entorruit dans une fosse creuséo par l\u2019explosion d\u2019un projectile anglais, près du chœur do l\u2019église des Ursulinos.Los témoins do ces navrantes funérailles pouvaieut bien se dire que la uatioualité canadienne descendait dans le môme tombeau.Mais le mi-aérable cercueil de Moutcalui contenait un germe do vio et de résurrection.Il y a des tombes qui ne peuvent garder loa grands morts qu\u2019ou lour coulie.Il y produit oomnro une germination mystérieuse, qui, après un tomps, en fait éclater les parois.Et les héros ensevelis surgissent soudain pleins de jeuuesse ot rayouuants de gloire.Tel u été le destin de Moutcalm.Aujourd\u2019hui, après un sièole et demi, il a brisé la pierre sépulcrale.Il vit, il
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