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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 9 décembre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1911-12-09, Collections de BAnQ.

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[" 59e Année No 7133 SERIE COMPLETE COURRIER HYACINTHE Décembre 1911 No 38 SAMEDI, 9 w J Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.St-Hyacinthe, 9 Déoembbe 1911 nu L'hon.M.Rodolphe Lemieux, dont l'écrasement prévu aux éleo lions du 21 septembre a été si corn plet, a l\u2019air de chercher dos ocoa-eious de se rétablir devant l\u2019atton-tion publique ; mais il le fait de manière à renforcer la réputation de maladresse qu\u2019il s\u2019est brillamment acquise à l\u2019assemblée d\u2019août dernier, à St-Hyacinthe.Dans l\u2019intention, sans doute, de montrer anx électeurs du district de 8t-Hyao\u2019*nthe qu\u2019il n\u2019est pas mort et qu\u2019il est digne de porter la gaffe traditionnelle de Rouville, M.Ro dolphe Lemienx a fait la petite interpellation suivante à la Chambre des Communes, le 23 novembre der nier (voir page 554 des débats des Communes, édition non révisée) : \u201cLe gouvernement a t-ll l\u2019intention de rembourser les dépositaires do la Banque de 8t Hyacinthe et de la Banque de St-Jean t \u201d La réponse a été faite par M.White, (Leeds) ministre des finan ces : 44 Le gouvernement u\u2019a pas mis cotte sffiire à l\u2019étude.\u201d On peut difficilement être plas maladroit que M.Lemienx : Pourquoi par exemple, M.Lemienx accole-t-il les noms de la Banque de St-Jean et de la Banque de St-FIyaciuthe dans son interpellation Y A causa de la façon dont les affaires de la Banqne de St-Jean ont été administrées, l\u2019interpellation de M.Lemieux, constitue une véritable injure pour la banqne de St-Hy cin-the, dont les| lireotenrs n\u2019ont pas été traduits devant les tribunaux et encore moins condamnés au pénitencier.La Banque de St*Jean, à tout évènement, n\u2019aura qu\u2019un dividende nominal à distribuer à ses déposants, quelques misérables sons tout au pins.Les déposants de la Banqne de St-Uyaointhe ont déjà reçu 70% de leurs dépôts et sont eu plus déjà assurés de recevoir un autre 15%.Qaelle parité y a-t-il entre les deux cas Y Et la pablioité des dé* bats du parlement ajoute encore aux conséquences de ce rapprochement lancé aux quatre coins du p.iys par la stupide question de M.Lemieux Ou devine bien l\u2019inteutiou de Hl.Lemieux de créer là un sujet d'attiqnes contre le gouvernement actuel.Mais à quel titre autre que celai de successeur de l\u2019anoien gouvernement, lo ministère Borden devrait il rembourser le montant des dépôts t Ce ne peut-être que par suite de la négligence et de la faute de l\u2019ancien gouvernement ; il n\u2019y a pas d\u2019autre lien d\u2019équité possible.Que M.Lemieux ne se gêne pas d\u2019entrepiendre l\u2019enquête qai établi ra cette responsabilité contre ses collègues de l\u2019auoieu ministère.Sa maladresse notoire mérite qu\u2019ou lui confie cette besogne.Mais il y a plus.8i les déposants de la Bauque de StrHyaoiuthe ont le droit de demander à un gouvernement quelconque de leur rembourser la balanoe de leurs dépêts, les actionnaires, eux qui vont perdre la totalité de leur mise, ont le droit de rappeler aux membres de l\u2019ancien gouvernement qu\u2019eux auraient pû sauver la Banqoe de St Hyacinthe de son désastre, et qa\u2019ils ne l\u2019ont pas fait.Nous ne connaissons pas tout dans cette affaire, mais nous savons ceci ; c\u2019est qu\u2019à l\u2019époque de l\u2019achat de l\u2019auoieu chemin de fer de Drummond pour eu faire la continuation de i\u2019Intercolonial jusqu\u2019à fcta Rosalie, le gouvernement Laurier & sauvé la Banque des Cantons de l\u2019Est, sinon d\u2019un désastre, au moins d\u2019un très lourd fardeau à Porter, et que, par le prix versé, non seulement la Banqne des Gantons de l\u2019Kst a été payée de ses créances en entier, mais plusieurs particuliers ont ^7 enrichis.Des instances out été faites auprès du gouvernement Lan-rièr pour lai faire aoqnérir en même tempe le chemin de fer des Corn tés -Dais, offrant on xaooordement direct aveo les voies américaines, et allant aussi vers Sore), port dont l\u2019importance se dessinait.Oet achat représentait quelque chose oomme six ou sept cents mille piastres seulement, ou peut-être un million au plus, et il aurait sauvé la Banque de St- Hyacinthe du désas tre qui la menaçait.L\u2019anoieu gouvernement a bien trouvé lo moyen de faire acheter des joui naux comme la Presset à pou près ces prix-là et de les faire payer par ses sou-teueurs : pourquoi a-t-il hésité devant un aohat qui constituait ua placement légitime et même profitable à la lumière des développements qui se sont produits depuis et que lo gouvernement pouvait prévoir.Ce mémo gouvernement a bien remboursé aux actionnaires du pont de Québec l\u2019argent que sou incurie cou tributoire a englouti, aveo tant de vies d\u2019hommes, dans cette entreprise.Combien de millious n\u2019ont-iis pas été jetés à tons les vents du ciel, par exemple pour faire élire quelque part des égrïstos comme M.Lemieux.Mais non, le gouvernement de Sir Wilfrid Laurier n\u2019a pas voulu consentir à tendre la perche à notre institution locale.Et la banque de St Hyacinthe, parce qu\u2019il avait refusé de l\u2019aider, a bittu de l\u2019aile pendant des années et est morte de sa blessure J; et la banque des Can ton de l\u2019Est s\u2019est trouvée remise avec une nouvelle vigueur sur la voie de la prospérité.Les actionnaires de la Banqne de St.Hyacinthe ont perdu leur mise entière, et l\u2019achat du chemin des Comtés Unis on temps opportun, à la valeur marchande do la voie, les aurait sauvés, voilà le fait brutal, puisque la porte définitive des action naires ne dépassera que très peu le chiffre de oe que la Banque a perdu de sa réclamation devant la cour de l\u2019Echiquier.Dix années de tiraillements et de gê e financière, les frais de deux liquidations coûteuses devant les cours de justice (celle du Q.S.R.devant la cour de l\u2019Echiquier, et celle de la Banque elle-même ici) ; la perte de la moitié de sa réclamation, voilà le bilan de malheurs que les déposants de la Banque pour une très petite partie, et les actionnaires de la Ban que, pour la totalité do leur mise, et p ut être pour le double de leur mi-84, ont le droit de j Her à la f.*oe de M.Lemieux, et de ses anoiens collègues, en leur demandant de prendre plutôt leur cause auprès de ceux qui peuvent encore les aider.Car il existe un gouvernement qui peut encore faire quelque chose pour les déposants ot les actionnaires de la Banque, lo gouvernement de Québec.Au moment de la faillite oelui-oi y avait $52,629 de dépêts ; il a été payé en entier do cette somme, oomme o\u2019était son droit d\u2019ailleurs.Mais au même temps, et de-pois ce temps là, les doonmeuts parlementaires nous donnent ee gouvernement comme débiteur vis à vis du Ch.de la Rive Sud, de la somme considérable de $84,550.00.Que M.Lemieux s\u2019emploie donc à ftire payer oatte somme à la liquidation delà Biuque de St-Hy lointhe, au lieu de oheicher des midis à quatorze heures, qui n\u2019aideront ni mémo no consoleront déposants ou actionnaires du la banqne.A l\u2019assemblée do 23 octobre, on a paru ne parler de cette dette qu\u2019en glissant.Qu\u2019y a-t-il donc là de si mystérieux Y Le gouvernement a prodait devant la Cour de l\u2019Echiquier ses réclamations pour taxes de toutes espèces ; cela se montait à $34,780.17.Le bordereau de oollocatiou ne les a admises que jusqu\u2019à conourreooe de $5,697.18.Si l\u2019on retranohe ce montant des $84,550 portées comme dues au ch.de la Rive Sud, il reste dono encore $78,852.82, dus aux créanciers du Q.S.Ry, (amalgamation des 3 chemins de la Rive-Sud, des Comtés Unis et de la Vallée du Richelieu.) Et si la Banque de St-Hyacinthe devait toucher là dedaoB 1a même pioportiou qoo dans le reste de l\u2019aotif, il y aurait de quoi oompléter le paiement des 15% qu\u2019on offre oomme compromis aux déposante; et les chances d\u2019un petit dividende additionnel sans entamer la double responsabilité, deviendraient assez assurées.Oui, M.Lemienx, que les vraies dattes de gouvernement ae paient anx créanciers de la banqne ! Et que les efforts portent où ils comptent pour quelque chose, et où il y a quelque chose de réel à offrir aux pauvres malheureux qui ne sont pas encore tout à fait payés, pour le plus grand soulagement des action naires menacés de la collection de la double responsabilité.Et la situation est telle, M.Lemienx, qne si les choses en arrivent à cette extrémité que les déposants exigent tout, ce qui est possible, \u2014 justifiable même \u2014 beaucoup d\u2019actionnaires, les bons, paieront poor les autres qui ne peuvent pas ou ne veolent pas payer.Ces actionnaires là se rappelleront qui aurait pu leur épargner cetce livre de chair, prise sur lenrs misères, même si lo gouvernement de Québec se hûto de s\u2019acquitter de ce qu\u2019il doit, et à plus forte raison s\u2019il retardo davantage oa ne paie pas du tout.\"De nos amis, Seigneur, délivrée-nous\u201d, voilà une litanie que les actionnaires do la banque peuvent maintenant réciter en pensant à l\u2019ancien gouvernement, à M.Lemienx, et an gouvernement local si oette questioo du subside de Québec, reste où elle eu est.Si nous mentionnons ici le gon-vernement de Québec et la balance due p ir lui, ce n\u2019est qne pour renseigner le pifblio, ot exprimer eu même temps l\u2019opinion que les actionnaires ont un droit équitable à un règlement prompt et décisif do cette affaire avec lui.Une assemblée est convoquée poor lo J9 du courant, et à ce moment où il ne reste plus que très peu de créances à liquider, le gouvernement proviucial rendrait un grand service aux aotiounaires o déposants eu éclaircissant bien au ?et sa part de la situation et en payant, an pins têt, oe qa\u2019il doit.Pour l\u2019information de nos lecteurs, nous répétous plus bA8 les rensei-gnemens publiés dans notre nnméro du 28 octobre, fournis par le liquidateur à l\u2019assemblée du 23 octobre.Depuis cette date, la Cour de l\u2019Echiquier a rendu un nouveau jugement qui intéresse la Banque, et n\u2019accorde à la Banqoe qu\u2019un pen plus de $5000.00 an lieu d\u2019environ $30.000 qu\u2019elle espérait obtenir ; cette adjudication va être contestée par le liquidateur.A Rassemblée du 23 octobre der.nier le liquidateur M.Philie fit une revue des résultats obtenus jusqu'à la date du 19 octobre courant, pour l\u2019information des intéressés.Les chiffres donnés par nous dans notre numéro du 28 ootobre résument comme suit oes renseignements: L'actif courant do la banque a réalisé Sur la balance duo par Actions non entièrement acquittée», il a été collecté 3955,417-00 02,791,45 Réalisation totale h data.\t$1,023,203,45 Les paiements effectues sont dans lus grandes ligues, les suivants : Rachat des billets de la Banque Dépôt du cour- l'rov.Hodge et white, Payé daus causes pendantes lors de la suspension, rayé aux déposants et Autres créanciers [2 div.J Assurances, Salaires des employés Loyers des succursales.Frais de liquidation etc., Il restait eu caisse le 19 octobre courant la somme de Ët la liquidation n reçu depuis h la suite du jugement dans l'affaire des MM.Coté $259,815,00 55.064.00 5,\tCO5,00 19.020.00 677,531,00 2.634.00 6,\tfc66,\"0 1.955.00 15.250.00 84,409,34 Total de 11 tant retrancher de oe montant les dividendes dus & des dé]K»aiitf qui ne sont pas présentés pour toucher oes dividendes.Différence Le liquidateur esj^ro do plus toucher Balança sur réclamation Q.S.K.Sur divers 14,500,00 $93,909,34 13,367,47 185,541,37 30.000.\t00 10.000.\t00 $125,541,87 Plus ce qui semit dü par le gouvernement sur les subsides votés au q.S.R.mais uoo encore payé».Sur ce point les reuseiguemonts donnes paraissent très indétiuis.Le liquidateur explique qu\u2019il reste dû aux déposants et autres créau* oiers la somme d\u2019à peu près $250,000 pour les payer en entier.Et il faut ajouter à cela les frais requis pour mener la liquidation jnsqu\u2019à sa fin, perception des créanciers non vendues, exécution des jn-gements rendus, collection de la double responsabilité etc., etc.Lo liquidateur compte que tous ces frais très difficiles à estimer, seraient couverts par nn chiffre maximum de $30,000.00.Pour payer les déposants et satisfaire à tontes les créau-oes et frais, il faudrait dono environ I «200.000, «t l\u2019Mtlf rtellaé à data n\u2019est que de $125,541.87, dont la liquidation doit nécessairement retrancher ou retouir lei fiais estimés de $30.000.des l'ouïmes Lors do la discussion de la réciprocité, Sir William Van Home dont l\u2019autorité en ces matières est incou* testable, disait au public canadien 44 qu\u2019alors que le marché américain donnerait des sous, les marchés du sud nous rapporteraient des piastres.\u201d C'est une erreur do croire quo le marché américain est notre moi Hour marché.A cause des 3000 milles do région limitrophe, donnant dos productions similaires aux nôtres, les Etats-Unis ne peuvent êtro que des concurrents eu produits agricoles.Aussitôt que l\u2019on expédie des produits ayant sous nn volume réduit une valeur iutiinsèque notable, et par conséquent payant dos frets proportionnellement moins élevés, et quand ces produits peuvent être exportés par voie d\u2019eau aveo des frets d'un bon marché phénoménal, non seulement les pays du sud, mais aussi les pays d'Europe nous offrent des marchés bien supérieurs au marché américain, et sous le rap port dn nom lire des consommateurs ot sous celui des prix.A ce sujet, la note suivante no sera pas sans intérêt pour nos lecteurs do la région à fruits do Rouville, de Bigot et des Cantons do l\u2019Est.Le Maritime larmer de St-Jean, N.B.t daus sou numéro du 28 novembre dit ceoi : 44 Un commerce considérable de 44 pommes de la Nouvel le-Ecosse 44 vient de s\u2019ouvrir sur l\u2019Allemagne, 44 pendant cette saison.Jusqu'à pré-44 eeut, les pommes exportées d\u2019Hi-44 lifux allaient exclusivement à 44 Londres, Liverpool et Glasgow, 41 principalement à Londres.Les 44 ports anglais ont reçu cet automne 44 de nous (la N.Ecosse), UN DEMI 44 MILLION DE BARILS DE 44 POMMES.Hambourg a ach* té 44 pour la première fois des pommes 44 île ia Nouvelle Ecosse ; les expor 41 tatious sur ce port, jusqu\u2019à date 44 pendant cwtte saison, atteignent 44 QUATRE VINGT MILLE barils 44 de pommes et les expeditious se 41 continuent.Lo steam* r allemand 44 Jlelent Mouzel qui est parti lo 28 44 pour Hambourg, a emporté 30,110 44 barils.Le steamer Canada Cape de 44 la ligne Eider-Dempster eu desti-44 nation du sud africain a aussi 44 emporté aveo lui 3,150 barils de 44 pommes.\u201d Voilà de quoi faire réfléchir nos cultivateurs à l\u2019esprit éveillé.La provinoe de Québec a certainement choisi la meilleure part en se livrant si extensivement à l\u2019indus trie laitière, mais la culture des vergers va admirablement avec cette dernière, et plusieurs des régions de notre province août aussi parfaitement adaptées à l\u2019exploitation des vergers, qu\u2019à l\u2019industrie laitière.Nous croyons qu\u2019une campagne active devrait êtro commencée daus notre proviuce pour l\u2019extension de la culture des vergers.Les pommes do la province do Québec n\u2019ont pas do supérieures au monde; nos moyens d\u2019expédition ne sont surpassés nulle part, ot des succès remarquables out été obtenus dans la culture des vergers par plusieurs de nos concitoyens de la région sud-est de la province, (Cantons do l\u2019Est et ré gion de Montréal et d\u2019Ottawa).Voilà autant d'éléments nécessaires et propres à nous assurer une profitable exploitatiou do cetto branche de production do la ferme.Dans notre voiBinago immédiat les montagnes de Bolœil, Rougemont ot Abbotsford, pourraient décupler leur production.Tou to la région ao-oidentée do Bagot, do Shofford, de Drummond u\u2019a fait qu\u2019t fil curer oe genre d\u2019exploitation.La Colombio-Auglafse se fait une belle réputation comme productrice de fruits ; elle attire par ce moyeu uue excellente immigratiou.Ses terres à vergers se veudent des prix considérables.L'honorable M.Bur-rill, ministre de l\u2019Agriculture, a été l\u2019un des apôtres les plus ardeuts de la plantation et de la culture soignée des vergers.M.G.A.Gigault nous raconte l\u2019organisation merveilleuse des pipinéristes ot pomioultouis do l\u2019Ouest américain.Pourquoi la pro-vinoe de Quêboo n\u2019entrerait-elle pas dans oette voie, aveo l\u2019ensemble qu\u2019elle a apporté au développement de l\u2019industrie laitière partout où cola est possible.L\u2019exemple de la Nouvelle-Ecosse doit nous servir aussi.John B.McNamara, ancien secrétaire de l\u2019union internationale des ouvriers en charpentes de fer, accusé d\u2019avoir fait sauter à la dynamite le 30 septembre 1910, l\u2019établissement du journal le Times de Los Angeles, Cal., et d\u2019avoir du môme coup causé la mort de 21 ouvriers de ces ateliers, s\u2019est avoué coupable de ce forfait.Son frère John J.McNamara, a plaidé coupable, à l\u2019accusation d\u2019avoir dynamité les usines Llew l-lyn, sans pertes de vie.Le premier a été condamné au pénitencier pour la vio ; l\u2019autre à dix aunées seulement.Ces sentences ne sont pas proportionnée» à la gravité du crime de ces grauds coupables.Mais la confession des McNuuiuia a euûu fait le jour sur les moyens odieux pris par les moueurs de grandes organisations ouvrièies des Etats-Unis pour terroriser tous ceux qui ne plient devant leurs tranchantes décisions, et a prouvé que la justice des hommes peut aussi avoir son tour.Il y a quelques années une asso* dation de iniueurs des Etats do l\u2019Ouest avait déclaré une grande grève; nombre d\u2019attentats à la dy.uawiio, do meurtres, etc., so produisirent.Une chaînn de preuves écrasantes fut établie, et cependant Moyer et Haywood, dénoncés par un complice et iuMtrument, no purent êtro trou vés coupables devant les jurés.Peut s\u2019en est fallu quo les McNamara n\u2019échappassent eux aussi.Plusieurs centaines de mi1 le piastres avaient été souscrites daus les associations ouvrières pour les défendre; d\u2019une part on avait engagé les meilleurs avocats du pays ; et do l\u2019autre des affidés Couimençiient à acheter les jurés.On avait pris deux mois à choisir, sur quatre ou ciuq cents assignés, huit ou neuf jurés, et la semaiue dernière, le ministère public faisait arrêter les suborneurs de deux de oes jurés à qui l\u2019on avait promis et payé en partie, quatre ou oiuq mille piastres pour prononoer l\u2019acquittement.L\u2019agence Burns, de détectives, espère mettre la main snr plusieurs des complices des deux MoNunara, doufc uu, dit-on, recevait $i000 par mois pour fins secrètes que l\u2019on suppose bien être les attentats à la dynamite.Leur complice McMonigal et un antre assassin Harry Orchard, au pénitencier pour lo meurtre du gouverneur Stounenberg, ont mis la police sur la trace de bien d\u2019autres attentats.Oa espère faire remonter directement à des membres de l\u2019association des constructeurs de pont, une bonne partie de 105 explosions de dynamite ayant tous les caractères do tentative» criminelles dirigées contre los travaux exécutés par des maisons employant des ouvriers non syndiqués, et qui ont eu lieu dans lo cours de cts dernières aunées.Ce n\u2019était vraimont pas trop tôt.Et après cela, l\u2019on peut biou se demander à quel état de soèiétô sont rendus les Etats-Unis ! La vieille Europe a dos visionnaires qni pratiquent lo meurtre politique sur une grande échelle ; mais aux Etats-Unis, le menrtro froidement calculé, des gens de son eutou-lourage, sévit à an degré qni n\u2019est égalé nulle p.irt.Lo journal Collier a écrit ces jours derniers 44 qu\u2019à l\u2019heure actuelle anx 44 Etats Unis, vivuut cent mille meur\u2022 44 triers dont les trois quart» u\u2019out 44 pas môme été eiuprisouuôa pour 44 leur crime.\u201d Les McNamara se sont avoués coupables.Et les meneurs qui ont, par la publioité do la presse, et par tous les antros moyens à leur disposition, taché de soulever l\u2019opiuion en faveur de cos misérables, u\u2019out plus la ressource de les faire passer pour les inuooeote» viotimes de ia persécution capitaliste* Cetto tiu heureuse d\u2019uue cause célèbre, fera réllécliir profondément les esprits droits, les cœurs liounê-to», et produira sans doute une réaction salutaire vers l\u2019épurement do la direction des grandes sociétés ouvrières.Mais la chose est elle bien possible aux Etats Unis Y Nos ouvriers canadiens français et catholiques, si respectables, peuvent bieu se douiander eu face de ces choses, si la direction internationale eut bleu ce qui convient à l\u2019hoiiueur d mr vie et de leurs foyers.MI.V Au moment de mettre sous prosso (jeudi soir), nous avoua lo regret d\u2019annoncer à nos lecteurs, la mort arrivée aujourd'hui, au Séminaire, de cette ville, de Monsieur le chanoine Amédée Dumesuil, prêtre, aucien supérieur de la miisou.Les funérailles auront lieu lundi prochain à 9.30 a.m., au Séminaire.Nous publierons dans uu prochain numéro des notes biographiques sur le vénérable défunt, que tant de générations d\u2019élève du Séminaire ont connu ot aimé.Le Courrier sollicito los prières de ses lecteurs pour le regretté défunt, et offre l\u2019expression de «os sympathies à Monseigneur lo Supérieur du Sémiuaire, et à Messieurs les prêtres de la maison.R.I.P.vrv.H do luit\tDusvge\tLivre*» do K*™\tValeur du grrx b 25*j 1475\t2.9\t43.3\t$10.82 1400\t2.7\t37.8\t3 9.43 | 8 9 62 1380\t2.9\t33.5\t 1105\t4-0\t44.6\t$11.15 ¦ f( l)e bonnes génisses qui n'iront pas à la boucherie.Il est tout aussi important do connaître la quantité de gras do boarro produite par cbaquo vache du troupeau au moyen de l\u2019épreuve régulière du lait que do connaître la quantité do lait donnée par chique ani- Nous reproduisons ici, comme exemple do ce fiit, los renseignement» de quatre génisses do deux ans, appartenant nu même troupeau dans le coutro de contrôle de Kensington, Ile du Prince-Edouard, placé sons la surveillance «lu service do l\u2019industrie iaitièro, Ottawa.Ces rendements ont été obtenus peu tant les mois de septembre et octobre.A 11 0 D Ou voit que la génisse A a prodait 371) livre» de lait de plus que la génisse 1) mais oe lait oouteuait 1.3 livre do gras do bourre de moins ; d\u2019autre part B qui a produit 295 livres de lait «le plus que D avait 6.8 livres de gras de beurre de moins à son actif ce qui représente uue «lifférence de $1.70 dans la valeur du gras de beurre eu faveur le D ; de même C qui a pro luit 225 livres de lait de plus que D a rapporté à son propriétaire $1.53 de moius eu gras de bourre.Ces quatre génisses ont vêlé à peu près en môme temps ; tontes sont demi-sœurs ; elles descendent d\u2019un taureau de race pure ; A, B et O descendent do vaches métissés tandis que D provient d\u2019une Jersey do nice pure qui a pro luit, du 10 mars au 30 octobre, 4453 livres do lait contenant 229.9 livres «le gras de beurre, soit une proportion moyenne do 5.15 pour cent de gras de beurre.8a grand\u2019tnère a été importée do l\u2019Ile du Prince-Edouard il y a quelques aunées; elle provenait du tronpeau de Mde E.M.Joues, de Brockville, Ont.3i le propriétaire de oes génisses n\u2019avait pas enregistré la production de lait et de gras de chaquo vache de sou troupeau il anralt sans doute pensé que D était la moins bonne des quatre parce qu\u2019elle donnait moins de lait que chacune des autres trois.L» propriétaire avait décidé d\u2019envoyer ces géuisses à la boucherie lorsqu\u2019il s\u2019aperçut de leur valeur en coinparaut la quantité de gras de bourre que leur lait contenait à celle donnée par les vaches adultes métisses do même troupeau.Le contrôle régulier et systématique des reudomeut» individuels des vaches fournit des indications qui permettent d\u2019améliorer lo tronpeau et d\u2019en obteuir plus de bénéfices.Ecrivez au service de l\u2019industrie lai'ière à Ottawa et ou vous dira ce qn\u2019il faut faire.~ NOTRE BEAU CALENDRIER POUR 1912 Sera envoyû gratis en échange de deux étiquettes rouge» des sacs de 0 1 bide la FARINE PREPAREE XXX do BRODIC & HARVIE H BUE BLEUKY\tMONTRJLAL U Hhm Mi «1 II 8T-BTACISTHE n Le Conrrier de Saint-Hyacinthe Jonmal Hebdomadaire e*t Imprimé et publié, eu U Cité 'le Ht-Hyacinthe, rue Ste-Anne, No 70.par J.i»k L.TàGH A domicilié ea la dite Cité, de St-Hyacinthe.ABONNEMENT 91*00 P*r aD» Canada et Etati-Unl*.L'ai onnemtnl date du 1 er et du 1 !» de cha*ju mois T'/ut année commencé» te paie en entier 8t Chu ries, 5 déc.\u2014La maison Hébert & Gamin a expédié durant le cour» de l\u2019été et do l\u2019automne uinq mille tounrs de foin A New-York.M.Joseph Meunier a acheté der nièmncnt los deux magnifiques propriétés de M.Alph.Lussier fils,pour la Homme de vingt mille piaHtieH.M.P.X.Hébert fil» a acheté la propriété do M.J.Meunier au prix de sept mille cinq cents piastres.M.Chs.Messier, ancien maire de cette paroiHBO a fait I\u2019acquisitlon de la propriété de M.Clément Hébert pour 1»» somme de treize cents piastres.Cette pioprité est située dans le village de St-Charles, M.Messier a prlH poHHCHHion do cette propiiété, il y a une quinzaine do jours.Par le décès de M.Rémi Rémy, propriétaire, l\u2019ancien domaine Seigneurial a été adjugé A M.Arthur Rémy, son fils, pour la Homme do quinze mille piastres.Feue Dame Adélia Richard, Agée de 42 ans, décédée le 27 du mois der nier, épouse «le M.Adélard Meunier a été inhumée le 1er décembre courant.Elle a succombé A une maladie qui ne pardonne pus.Elle a souffert durant 2 ans avec un courage et une grande résignation chrétienne.Elle laisse un époux et deux 11Ih Agé n^spectneiiH^ment de 1.4 ans et II ans.Un nombreux concours de pa rents et d\u2019amis assistaient A hch fnnéiailles.Ht.Jean, 4\u2014Tout porto A croire que lions aurons des élections générales provinciales sous peu de temps après la prochaine Hess ion.En vue do cotto attente il est question parmi un groupe de conservateurs influents du comté «le Ht.Jean, «l\u2019offrir la candidature A M.fi.I*.De-longcli mips do Montréal, orateur et journaliste distingué.Il est question de cotte candidature depuis quelque temps et ello semble être du goût «le la majorité.On se demande si M.Delong-champs pourrait être induit A faire la lutte.A tout événement, une organisation va se faire A cet effet et il est a espéror qu\u2019il cédera aux instances qui lut seront faites «b» toutes les parties du Comté.Il aurait pour lui lea meilleurs influences q«ii se mettraient dans la lutle pour en assurer le succès.U PIED DU MONUMENT B0SSUE1 On a inauguré tout récemment A Meaux un monumoût en l'honneur de Boss not.Nous tenons A reouoillir quolques-uues des plus belles paroles qui ont été prononcées dans cette circonstance Bolonnollo.M.Alfred Mezières, au nom do l\u2019Académie française, prononça un éloquent discours dont voici un passage : \u201cQue sommes nous, hommes d\u2019un jour, en comparaison do ces grandes figures qui représente t ce qu\u2019il y a de plus durable dans l\u2019histoire de l\u2019humanité ! Mais si nos perso nues sont peu de chose, les compagnies auxquelles uous appartenons n\u2019ont pas lo droit d\u2019fitro modeste*, puisque les plus grands esprits ont tenu A honneur d\u2019en faire partie.L\u2019Eglise et l\u2019Académie française réclament les œuvres de Bossuet comme une part essentielle do leur patrimoine.Aussi sont olles d\u2019accord pour célébrer sa mémoire.\u201d M.Jules Lemaître fit ce bol éloge de l\u2019Aigle de Meaux : \u201cBossuet nous offre A nous, presque tous si partagés et si changeants le parfait oxomplo d\u2019une Ame har monieuse et qui ne fut jamais divisée contre elle-même.Il a cru absolument, et il a expliqué tout l\u2019univers et toute l\u2019histoire ot tout l'homme par Ha foi.Un Dieu, un Christ, na évêque, un roi, voilA pour lui l\u2019idéal du monde.Uela est émouvant parce qu\u2019il eut tant de génie ; sa foi, si sereine, est sans dureté.Ou se souvient surtout do Hes sublimes éclats ot de ses coups do tonnerre.Eu réalité, ce qui est lo plus frè-quent dans ses sermons ou daus ses méditations, c\u2019est la tendresse et la douceur.Beaucoup do ses sermons, beaucoup de ses méditations surtout et de ses élévations, sont presque des poèmes lyriques, et assurément les plus beaux du XYTIIo siècle.Mais il esc poète t-ans le rechercher.Il ne rêve pas pour uoub f iiro plaisir.Cola est chez lui involontaire et accessoire.L\u2019essentiel, c\u2019est la foi, o\u2019est-A dire ce qui nous sauve ot ce qui, eu attendant, uous pacifie, uous met d\u2019accord aveo nous-mêm^s, orée l\u2019ordre et l\u2019humanité eu nous, et doit les créer paimi les hommes, et d\u2019abord dans le royaume de Frau-ce.\u201d Ce fut Mgr Touchet, évêqno d\u2019Orléans, qui fit le panégyrique do Bossuet* Parlant de la Franco il adressa ce bel appel aux catholiques : \u201cUne conspiration a été ourdie avec le but avoué do détruire «a foi et d\u2019éloigner le pen pie de France de sa vio.Le succès sourit longtemps aux conspirateurs.Présentement, leur» ch an ce h baissent.Les anti quefl racines du christianisme reverdissent partout.Allons Messieurs, tous A l'ccvre et ensemble.L\u2019heure a sonné d\u2019un effort d\u2019apostolat auquel tous et toutes se doivent.Qu\u2019il écrive, celui qui a une plume ; qu\u2019il parle, celui qui a un verbe, que celui qui a une bour9e l\u2019ouvre, que celui qui possède une Influence en use.Lalssez-moi, Mes sieurs, jeter encore une fois l\u2019épée de Breunus dans le débat, Bossuet a dit : \u201cTout ho tourne en révolte ot \u201c en ponsées séditieuses quand l\u2019au-\u201c torité «le la religion est abolie.\u201d Est*ce vrai oela T La maîtresse ini périeuse, )\u2019expérience vous force telle A convenir que cela est vrai 1\u2019 La Vérité.1 n\u2019aurais pas demandé son appui, mais je ne suis pas fâché de l\u2019a- De Partout Les poursuites judiciaires oontre los ecclésiastiques peuvent être un objet «le scandale très grave quand elles no sont pas justifiées.Aussi doit-on demander la permission A l\u2019ordinaire avant de 1rs intenter.Otto permission est toujours aocor dée, quand il y a la moindre raison pour justifier la poursuite.Sa Sainteté Pie X vient do publier un \u201cmotu proprio\u201d sur cette importante question.En voici le texte : \u201cQnwbjuo soin qu\u2019on apporte A formuler les lois, on ne peut toujours prévoir tous les «loutes qui peuvent surgir «le leur interprétation habile.Il arrive que les juristes, après avoir scruté le Hons ot !a portée do la Ini, diffèrent tellement d\u2019avfs, qu\u2019il est impossible de fixer autrement que par une déclaration authentique ce qui a été réglé par la loi.U\u2019oHt le cas qui s\u2019est présenté après la promulgation do la const! tution \u201cApostalicae Hedls,\u201d qui limite les censures \u201clatae senteuciao.\u201d En effet, une grave controverse divise les commentateurs de cette constitution : elle a trait au chapitre VII : le terme \u201ccogeutos\u201d désigne-t-il seulement les législateurs et person nages publics, ou encore les personnes privées qui, par une citation ou une action, \u201cforcoiil\u201d le juge laïque A appeler uu clerc A sou tribunal t \u201cLe sens do ce chapitro a été plus «l\u2019uuo fois déclaré par la Congrégation du Saint Offioo.Cependant, en ces temps d\u2019iulquité, où il n\u2019est plus tenu compte de l\u2019immunité ecclésiastique, où l\u2019on voit non seulement «les clercs et des prêtres, mais encore «les évêques et mémo des cardinaux de la suinte Eglise rom tine, traînés devant les tribunaux laïques, pour retenir tlans leur «levolr par la sévérité «les sanctions ceux que la gravité do la faute no détourno pas de ce sacrilège criminel, de Notre propre mouvemeut Nous statuons et édictons ce qui Huit.\u201cToute personne privée, laïque ou ecclésiastique, homme où femme, qui cite et force A comparaître saus autorisation du pouvoir eccléaiasti- u > ill % j-1 .\t.^________________________________________________________________j LB OOtTRRIER DB ST-HYA.OIÎTTEI0 fl DECEMBRE 1911 i.BOURASSA A SALM-IIYACIMIIE M.Bourassa arrivera à St-Hyacinthe, vendredi midi, le 7, à 1,15 hrs, p.ni., par le train de 1 Intercolonial, pour assister à l\u2019inauguration du nouveau club fonde à St-Hyacintlie, par nos jeunes amis conservateurs et libéraux-nationalistes.Tous nos amis sont priés de se rendre à la gare pour l\u2019arrivée du train, ou ils recevront M.Bourassa, et de là, l\u2019accompagneront jusqu\u2019à la salle du Club, où il y aura présentation d\u2019adresse, discours, etc., etc.» Ce sont les officiers du nouveau club qui ont charge de Inorganisation.La salle de l\u2019Autoscope ne sera ouverte qu\u2019à l\u2019arrivée de M.Bourassa et des orateurs de la circonstance.La fanfare Philharmonique a été retenue pour la circonstance.n°tesjlocales \u2014Le chœur de chant de l'É'liae Notre-Dame, sous la direction dn Rév, Père Mathieu est actuellement à préparer pour Noël la Messe Brô ve en at majeur de Ch-Gounoil.PATINS 1 PATINS ! PATINS 1 \u2014La saison des patins et raquettes est arrivée, doubliez pas qne la place ponr se les procurer est chez Joe.Leduc & Fils, 68 Sb Simon.\u2014Mademoiselle Jeanne Panneton, de Sherbrooke, est chez mademoiselle Héloïse Turcot.MIEL ! MIEL !\u2014Toujours en main», miel garanti pur.Au marché Centre le samedi ou à ma demeure les autres jours.CHS.PELOQUIN, St.Hyacinthe.\u2014La retraite des Enfants de Marie à la Cathédrale se terminera vendredi soir p?.r une réception solennelle do nouvelles congréganistes* Cette retraite a été préchée par le révérend Père Plamondon, jésuite.\u2014M.Bergerre, professeur, ouvrira trè* prochainement des Cours prati-qnes de Langue Anglaise, Conversation et Correspondance, à prix très réduits.S'adresser à M.Berqerre, Maison Ang.Lnriviôre, 80 rne Wil- [liam.\u2014Les jeunes gens des Unions dn Patronage de St Hyaointhe donneront vendredi soir, 8 décembre, une grande soirée récréative.On y jouera \u2018\u2018Monsieur Gavro- che\u201d une comedie Vaudeville en denx actes.Il y aura aussi musique, chant et déclamation» A VENDRE.\u2014En la cité de Saint-Hyacinthe nn grément de charretier avec propriétés et clientèle établie depnis nombre d\u2019années.Pour informations s\u2019adresser aa bureau dn Courrier, personnellement ou par lettre.\tj.n.o.\u2014Mlle Girard, 250 Cascades.Confection de robes, manteaux et lingeries.\u2014Les membres du Cerole de Voyageurs de Commerce de St-Hyacinthe è leur assemblée tenue dans les salles de la Société Philarmoni-qne dimanche le 27 novembre, procédèrent à l\u2019élection de lenrs offiolers ponr l\u2019année 1912 avec le résultat Boivant : Président.\u2014Auguste Sôgnin.Vioe-Président.\u2014Goo A.Gadbois.Trésorier.\u2014J.A.A.Séguin.Sec.Arch.\u2014J.P.I.Gagnon.Directeurs,\u20141Théo.Halley, S.CH8av.»nt, J.O.Rouleau, J.A.Laporte, H.Dassault, Alf.Hamel, P.haeeonde, D.Nadeau, L.Madore, J.A.Brais.Sept nouveaux membres furent admis.Il a été décidé de remplacer le banquet annuel par une grande cxcnrslon eu bateau qui aura lieu dans le cours de l\u2019été prochain.\u2014Je, soussigné, ne serai responsable d\u2019auoune dette contractée en mon nom par Marie Louise Whitney mon épouse.A.J.Bernard, St-Paul d\u2019Abbotsford.^Noqs avons besoin de cent opé« latrices sur machine à coudre.On-^jmge très propre, bons gagea payés, bonne pension à prix modérés.Sa-dresser à J.A.Gendron, Seo.Très., urammond Shirt Company, Ltd.Dtummondville.Qné.\u2014Une oause intéressante s\u2019est dé foulée, hier, devant la Cour Sapé* ficure, présidée par l\u2019hon.juge Martineau.C\u2019est la cause de M.Narcisse lord, hôtelier de St.Jean, oon- tre une douzaine de oitoyeos do Marieviile.lorsque lee prêtres du Petit Bé< binaire de Monnoir ont laissé leur ***** do MariaTilk, Ua I\u2019m! loué au demandeur ; et, de plus, ils loi ont vendu certains effets mobilliers, parmi lesquels une glacière.Le 7 mai 1910, M, Lord qui avait besoin de la glacière en question afin de l\u2019installer dans ton hôtel de St.Jean, a chargé nn charretier d\u2019aller avec denx hommes et nne voiture double, la chercher à Marie-ville.Le charretier était muni d\u2019un petit papier qui disait à M.le curé Roberge, en substance, ce qui suit : \u201cVeuillez livrer au porteur la glacière qui appartient aux prêtres du Petit Séminaire de Monnoir.\u201d M.le curé, après avoir lu le papier en question, a déclaré au charretier qn\u2019il ne reconnaissait pas à M.Lord le droit do réclamer les effets des prêtres de Monnoir, et il a refusé de livrer la glacière.Sur demande du charretier, il a écrit son refus ; lequol a été remis au demandeur.Le 9, M.Lord, qni ne voulait pas faire nn voyage blanc, s\u2019est rendu lui même & Marieviile, en compagnie de quatre hommes de St.Jean.Arrivé au presbytère, U n\u2019y a trouvé que la ménagère.Celle-ci a dit à M.Lord qu'elle ne pouvait loi permettre ne prendro quoi que ce soit ; mais que le vicaire le pourrait peat être.On a fait venir le vicaire qui, après s\u2019être consulté avec le notaire de l\u2019endroit, a déclaré que, pour se conformer à l\u2019ordre de 6on caré, il ne pouvait livrer les effets.Le demandeur, qui ne voulait pas manquer son voyage, a dit qu\u2019il allait quand même prendre possession de la glacière.Pendant tons ces ponrparleurs, 25 à 30 personnes s'étaient rendues sur les lieux.Le vicaire, voyant tontes oes personnes, leur aurait dit : \u201cM.Lord veut prendre la glacière mal-gté moi ; an nom dn curé et an nom de la fabrique, faites votre devoir.\u201d Là-dessus, l\u2019un des paroissiens aurait dit à M.Lord : \u201cPuisque M.le curé ne le vent pas, vous ne prendrez pas la glacière.\u201d Le demandeur a dit, s\u2019adressant à ces gens : \u201cQu\u2019elles affaires avez vous ici t\u2014Rien, ont-ils répondu.\u2014 Alors, dit le demandeur, allez-vous- »?en.Comme ils ne partaient pas, il leur a demandé leurs noms, disant qu\u2019il allait les tenir responsables.Un seul a répondu.En s\u2019en retournant, encore sans la glacière, il paraîtrait que certains individus voyant passer M.Lord lui criaient :\t\u201cTieus, la glacière qui passe.\u201d De là l\u2019action en dommages poor 8500 dirigée contre le vicaire et onze des paroissiens qne la curiosité avait amenés près da fameux meuble.La oause est maintenant en délibéré.MM.Demers et Fortin, de St Jean, représentèrent le demandeur, et MM.Lussier & Guimont la défense.(La Patrie) ON DEMANDE.\u2014Un réprésentant actif pour Saint-Hyacinthe et le district environnant, pour vendre le stock des pépinières, pour la pins grande pépinière dn Canada, afin de rencontrer la demande qn\u2019il y a dans la Provinoe de Québec pour les arbres fruitiers.L\u2019intérêt spécial que l\u2019on prend dans votre province dans la culture des fruits, donne à un homme actif nne ocoasion de faire de grandes affaires.Noua ofTrons à l\u2019homme convenable nn emploi assuré et des gages libéraux.STONE & WELLINGTON, Toronto, Ont.DKCÉS Nous apprnooos de North At-tlebor», Mua, le décès de M.Phi lias Frégeau arrivé le 2 courant, & l\u2019âge de 58 ans.U.Frégeau, uatif de St-Hugues, a autrefois habité St-Hya-cinÜM «t S te.Madeleine.GONSEIL-DE-VILLE Délibérations do la séance du 1 déc.1911.La séance «\u2019ouvre sous la présidence de monsieur le pro maire Emile Marin.Sont présents : MM.les échevins Charpentier, Dussault, Bourbeau, Amyot, Payan, Messier, Marches* saolt et Côté.Leotnre est donnée dn procès verba del la séance précédente et il est approuvé à l\u2019ananimité.M» Charpentier propose, appuyé par M.Bourbean, conformément à l\u2019avis qu\u2019il en a donné à la séance précédente, que le Département des Chemins soit autorisé à acheter de M.F.X.Pion pour pourvoir au rehaussement de la rue St-Paul nue lisière de terrain de 75 pieds de longueur par 6 pied et 7 pouces de largeur plus ou moins à être prise sur le frout de l\u2019immeuble que possède le dit F.X.Pion sur la dite rue St-Paul, porté au plan et renvoi officiel du cadastre de la cité de St-Hyacinthe sur le No.95.Adopté à l\u2019unanimité.M.Messier propose appuyé par M.A.Amyot qne le prix pour l\u2019éclairage des rues et des bâtisses publiques de la oite de St-llyacin-the convenu entre le conseil et la Compagnie de Gaz Electricité & Pouvoirs, 6oit pour le courant nécessaire à l\u2019alimentation du service tel qn\u2019il existe actuellement.Adopté à l\u2019nnanlmité.Lecture \u2022 est donné d\u2019une requête signée par D.T.Bouchard demau dant des changements sur le rêle des propriétés foncières nécessités par des mutatlous d\u2019immeubles.M.Bourbeau propose appuyé par M.Amyot que cette requête soit ao cordée.Adopté à l\u2019unanimité.Lue nne lettre du {ministère de l\u2019agriculture demandant d\u2019ajouter dans le contrat do donation du terrain nécessaire à la confection de la nouvelle rue en face de l\u2019Ecole de Laiterie, une clause par laquelle le gouvernement se réserve le droit de faire sur le terrain cédé les travaux do réparago d\u2019égout et nécessaires à l\u2019éclairage de l\u2019Ecole de Laiterie.M.Charpentier propose appuyé par M.Marchessault que la clause suggérée dans la dite lettre soit acceptée.Adoptée a l\u2019unanimité.Lue les feuilles de balauce pour le mois de novembre 1911.Déposées aux archives.Lue une opinion do Mtre J.O.Beauregard au sujet de trois avis de poursuites en dommages.Déposé aux archives.Lecture est ensuite donnée du jugement rendu par sou Honneur le juge Martineau sur la requête de M.Léopold Reaves.Déposé aux archives.Lecture est ensuite donnée des comptes suivants dont uoe partie a été préalablement acquittée.La Compagnie Gaz Elect.A.Chagnon & al.Paul St-Onge Joseph Nault A.Laduraotaye F.Bartels Joseph Deslanriers Léopold Brodeur Aug.Bruuelle A.Séguin Demers & Cooney Compagnie Bertrand R.\tBrodeur L.A.Plante Emile Chagnon Josephine Choquette J.A.Roy D.\tT.Bouchard L\u2019Imprimerie Yamaska V.Racine P.A.Foisy A.Chevalier E.\tDôsautels Jor Cormier S.\tMaillhot « *109.45 71.00 8.88 12.70 0.60 200.00 1.00 i2.35 4.00 6ü 65 4.92 40.00 10.00 15.53 37.50 9.00 12.50 50.00 15S.00 9.00 77.37 99.00 23.75 4 5.00 1.50 Ordonné par résolution unanime de ce conseil de ratifier le paiement de ceux de ces comptes qni sont acquittés et de payer les autres.Le oonseil procède ensuite à l\u2019ex-men de l\u2019extrait des rôles contenant les noms des personnes habiles à servir comme jurés.Personne no se plaignant des dits extraits, les avis publics ayaut été régulièrement donnés et les dits extraits régulière ment déposés an bureau du greffier pour examen public.Il est proposé par M.Jacques, appuyé par M.Dussault que les dits extraits soient corroborés et approuvés.Adopté à l\u2019unanimité.Manchester, N.H., 4.\u2014Une lettre de Paris nous apporte la nouvelle que M.Lucien Gosselio, le jeune sculpteur canadien de Manchester, vient de gagner une médaille d\u2019or et cent francs, premier prix du Concours de l\u2019Année, à l\u2019académie Jul-lian, de Paris.Il s\u2019agissait d\u2019uu concours de torse et M.Buchard, un des sculpteurs français les plus eu vue de cette époque, a décidé que le travail de notre jeune compatriote méritait la palme* C\u2019est la première fois, nous dit on, que ce prix est déoroché par un étranger.M.Buchard, le juge du concours, est enchanté dn travail do M.Lucien Gosselin.Il est probable qu\u2019il l\u2019admettra à son atelier.En attendant la position de massier, l\u2019académie Jallian loi est offerte.M.Gosselin est à Paris depuis six mois.Il a obtenu deux mentions honorables avant de remporter oo dernier et brillant suocès.LE FRANÇAIS IIMS ONTARIO Certaine presse anglaise d'Ontario ««simile l\u2019usage do la langue française dans l\u2019enseignement à l\u2019usage des langues étrangères : allemand.russe, chinois.L\u2019on nous affirme sérieusement que notre langue n\u2019a aucun droit de cité dans les programmes scolaires de la Province.La clause 133 do l\u2019Acto do l\u2019Amérique britannique du Nord dit copendant (juo la langue française et la langue anglaiso sont également officielles au Parlement et dans tous les services publics dépendant du pouvoir fédéral.No s\u2019ensuit il pas quo tout Canadien qui veut donner à sou pays la plénitude de ses talents, do ses aptitudes, de sou savoir faire, doit connaître les deux langues î S\u2019il n\u2019en était pus ainsi, le Président de la Chambre des Communes ne s\u2019ef forcerait pas, pour remplir son devoir, d\u2019apprendre la langue française à l'ilge de 78 ans.Si le citoyeu doit connaître, il lui faut apprendre ; de là, le devoir d\u2019enseigner : toute province qui néglige ou qui exclut l'enseignemoot de l\u2019une ou de l\u2019autre des deux langues officielles pêche «loue contre l\u2019esprit de la constitution, qui a reconnu des droits égaux au français et à l\u2019anglais, daus les procédures parlementaires.C\u2019est là do la jurisprudence élémentaire.Cette position du français dans tout \u2018le Canada est profondément ignorée daus certaines sphères ro mai u es.L\u2019on y croit encore que le français est tout au plus toléré, et qne d\u2019ailleurs, la langue des fondateurs du P» y» est destinée à disparaître prochainement.Des adversaires de la ciose française cherchent à démontrer que l\u2019Empire britannique avait toutes les raisons possibles d\u2019unifier les langues officielles afin d\u2019unifier Pad ministration.C\u2019est là, encore, une hérésie politic! ue.Huns remonter jusqu\u2019à la conquête des Gaules par César\u2014 qui conservait les lois des provinces nouvelles, et qui donnait l\u2019officialité aux langues courautes des mitions soumises \u2014l\u2019on peut voir dans l\u2019histoire de tons les grands empires solidement établis un fait très simple : éviter de provoquer les soulèvements par des mesures vexatoires, tranquilliser l\u2019orgueil national par des concessions propres à concilier aux uouveaux maîtres la loyauté des pays annexés ou conquis.Le gouvernement impérial, en 1819, a rétabli au Canada l\u2019usage offi del de la langue française, abolie en 1S41, car Londres ne voulait pas se rendre plus longtemps complioo d\u2019un crime politique en ostracisant une langue parlée par ses plus fidèles sujets L\u2019ou corn prenait que la loyauté dos Canadiens-français reposait sur les grandes libertés dont ils jouissaient, et que la disparition de ces libertés devait fatalement entraîner tôt ou tard un refroidissement dangereux pour la paix de l\u2019Etat.Voilà pourquoi, on 1867, on reconnut l'officiait-té dn français dans l\u2019Aol o do l\u2019Amérique britannique du Nord, eu Cous titution du Canada.Lo droit des gens u\u2019était pas suffi «atument respecté en l\u2019absence d\u2019uu traité défini, bien que le droit international admette, sans qu\u2019il soit poor cola b*«oin do traité, que les peuples civilisés conquis conservent leur langno maternelle daus la nouvelle allégeance.Le françiis n\u2019est donc pas une langue étrangère au Canada.Raison de plus pour qu\u2019elle soit respectée daus les temples catholiques, surtout quand l\u2019Eglise recommande partout d\u2019évangéliser les nations dans leurs langues respectives, luôm»* en Ontario.Les Canadiens français o n t \u2022 i 1 s moins de droits au Canada ou dans l\u2019Eglise que les Ruthèues, que les Allemands, que les Italiens t Il faut être de mauvaise foi pour le prétendre.LEON LAJOIE.Ottawa, 28 novembre 1911.ATTENTION 1 ! \u2014M.Eugène St Cy**, désire anuou-cer à ses nombreux clients et au public en général que.depuis le 25 septembre il tient son magasin de modes pour Dunes et Messieurs au No.204 Cascades à trois portes de la Banque de Moutréal.Une visite est respectueusement sollicitée.Eugène St Cyr 204 Rue Cascades, St Hyacinthe.j.n.o.\tTel.Bell 118 AVIS MM.St Germain, llamel & Racine, agents d\u2019assurance, ont le plaisir d\u2019informor le publie qu\u2019ils sont déménagés an No.173J Boulevard Gi-rouard, voislu dos bureaux de MM.Beanparlant & Marin, avooats.CANADA, ï iJSasfesü*» ***«\u2022 No 240 Dans l'affairo «lo : LA BANQUE DE ST-HYACINTIIE Eu liquidation, r.T L.F.PHI LIE.Liquida tour Ilequonvnt.Mona.\u2014 ?VIS eat iat la présent donné, qu'on rertu (H.Elle Champagne, de Woonsocket, R.1., souffre pendant des années de Mauvaise Digestion, il prend ono *\tQuantité de Remèdes, mais les\t* PILULES MORO seules le Guérissent.Quelques Conseils aux Hommes Dyspeptiques.Hommes qui souffrez do dyspepsie, mangez lentement, mastiquez bien vos vivres; plus vous serez de temps à table, plus vite votre digestion se fera.Mangez sec; en général les dyspeptiques digèrent mieux les solides que les liquides.Evitez les mets trop chauds ou trop froids; la nourriture devrait être do la même température quo le sang.Restez sur votro faim; ne mangez pas plus qu\u2019il vous est nécessaire, surtout si votre digestion se fait très difficilement; ce n\u2019est pas co (pie vous mangez qui vous donne des forces, mais bien ce que vous digérez.Evitez de prendre des exercices trop violents Immédiatement avant et après vos repas.No mangez pas plus souvent quo trois fois par jour, lo repas du soir devant être léger; un grand nombre do dyspeptiques no devraient manger même que Ideux fois.Ne mangez jamais entre les Topas, non plus quand vous êtes fatigués ou affaiblis par le sur-menago; les repas pris dans des moments d'inquiétude ou de nervosité se digèrent aussi très mal.Ne mangez que dos mets faciles à digérer; évitez les plats compliqués et très riches et ne prenez pas plus quo deux ou trois sortes d'aliments à chaque repas.Votre repart fini, prenez deux Pilules Moro pour les hommes et fuitos-les suivre d\u2019une tasse do thé ou d'un vorre d\u2019eau chaude, ot vous verrez qu\u2019en suivant ce régime avec soin l\u2019état do votre estomac s\u2019améliorera très vite et quo vous guérirez do votro dyspepsie.M.EUE CHAMPAGNE, 92 rue Pond, Woonsocket, R.L \u201cUn médecin me traitait pour In dyspepsie depuis assez longtemps et je restais toujours aveo les mêmes malaises: gaz, manque d'appétit, douleurs d'eato-mac.Parfois (\u2019étais même si mal que je ne pouvais inc rendre à mon ouvrage.J'ul employé les Pilules Moro suivant In direction Indiquée; j\u2019ai suivi, nu sujet de l\u2019alimentation, les conseils de la circulaire qui est jointe aux Pilules Moro, et j\u2019ai obtenu de co traitement plus de satisfaction que de tous les autres remèdes pris précédemment.l'aurai en-eoro certainement recours aux Pilules Moro si Jo rodoviena malade,*9 EUE CHAMPAGNE, 92 nie Pond, Woonsocket, R.L Los Médecins de la Compagnie Médicale Moro donnent des consultations gratuites à tous les hommes malades qui s\u2019adressent à eux.Leurs bureaux, au No 272 rue Saint-Donis, Montréal, sont ouvorts tous les jours, excepté le dimanche, de 9 houros du matin à 8 heures du soir.Les hommes malades qui ne peuvent «'y, rendre, sont invités à écrire à ces médecins.Les Pilules Moro sont en vente chez tous lo* marchands remèdes.Nous les envoyons aussi, par la posto, au Canada ©t aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50o uno botte, $2.50 tlx bottai.Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis* Montréal, TF.LKriIONIÎ No.37 La Cie d'imprimerie ' \" .' St-llyacinthe -A Responsabilité Limitée -\u2014 ( SunnfliiiMir d»» \u2022* I*I uprlinnrln «lu Courrlnr »lc St-IIyiirlntlin ot «1» 1a *' Dominion Loono\tLt«l.** ) Impressions de toutes sortes, Reliure, Réglage, Livres Blancs.Spécialité : Comptabilités à Feuillet» Mobile» KSTl.Vlr.S FOU II N LS suit DF.VIAN DIS BUREAU ET ATEJER : 70 RUE «TE-ANNE, ST-HYACINTHE, P.Q.H * Ab trwf» fWW bU HaA «r«m/ i\tV.tr'wt { U\tS*« là ly\tSvcaflutfc» RvjMU.\u2022 U«y»< lûUtl d* >k r*** * 0°** _____j-t___- t n3e u» d .Durant Quarante Siècles, le Blé a Nourri l\u2019Humanité Aune Certaine Epoque» il était l'Unique Etalon des Echanges Il était, Alors Comme Aujourd\u2019hui, la Base de la 'Nourriture des Peuples, «cm* bw oojru* lame, (lu* pntkjur.phi\tuv* U bm* «J* Un** oocao* 'La Farine St.Lawrence 'qu inifimi h ie«la rnrnw avec cuisiné d'allonge «le 16 x 13 environ, 7 chambres en tout, chauffa) à l'eau chaude : uukhî boutique d«* f».'» x 20 2 étage*, sur solnge, avec chaudière neuve do 10 force» et engin de 7 force», avec planeur et fer à moulures, corruyeur, scie h rulmn, machine à téuuu, banc de scie rotule, etc., etc.Hangar, grunge, étible, boutique de forge.A sacrifier |»our uu acheteur prompt.S\u2019adresser à l\u2019Imprimerie du Courrier de St-Hyacinthe.FERME A VENDRE Ferme h vendre dans le canton de Burry connue sous le nom «le 11 Murray Farm \u201d, contenant 202 Acres, 100 acre» en culture, la balance en p&ttimge et sucrerie, ou peut entailler 2600 érables.Contenant aussi deux maisons et trois granges.Situé sur un magnifique chemin è ttois milles du village de Bury, où se trouve l\u2019église, sept magasins, moulins à scie, moulins à forme, boutique de forge, etc., Cette ferme est nue des meilleures du canton de Bury ec peut être divisée en «leux ou trois fermes si l'acheteur le désire.Four autres renseignements s\u2019adresser h J.\\V.B EN N ET ou ù C.F.MUKKAY, Bury, Qué A VIS est par le présent donné que le Central Railway Company of Canada s\u2019adressera au Parlement uu Canada & sa prochain»* session pour Fob-teiition d\u2019une loi aux lins «1» confirmer certains troijsports et arrangements faits et consentis entre cette com{>agnie et les compagnies dites Ottawa Hiver Railway Co., Central Counties Railway Company, the Great Eastern Railway Company, v ttawa Valley Railway Company, Carillon and Grenville Railway Company et Ottawa River Navigation Company nour amalgamer ce» compagnies avec le Central lui I way Company of Canada; pour augmenter lee pouvoirs d'émettre des obligations de lu comjiagnie aussi aux fins d\u2019éteiulru le délai jK>ur le paiachèvement «lu Chemin «1«* la Compagnie, et |>our autoriser bi construction des lignes suivantes de chemins de fer : (a)\tD'un point duns le comté d«* Laval ju>qu\u2019h St-Jérême dans le comté «le T* r rebon ne ; (b)\tD\u2019un point sur sa ligne principale dans lo comté des Deux-Montagnes jusqu'à .Ste Scholastique dans le même comte ; (c)\tD\u2019un point sur sa ligne principal* dans 1«* comté d\u2019ilocii-luga allant à tlüA'ers les comtés de Ch.uubly, Verchères et Saint-Hyacinthe à uu l>oiiit sur le chemin d«: fer lut» rcofonial à ou près de Sainte-Rosalie dans le comté «le Bagot ; (d)\tD\u2019un |>oint sur ce dernier embranchement dans le comté «le Chamhlv allant a travers les comtés de ljipruirie et de Xanicrville à uu point sur la ligne froutière int«*rua*.ionale dans h* comte de Saint-Jean, le tout «lans la province «le Quebec; Et aussi aux tins d\u2019autoriser la compagnie à conclure des arrangements nvcc la Poutine Cou-tnd Railway Company, 1» Western Central Railway Company, la Quebec M miréal and Southern Railway Company, la Moutrwd and Southern Counties Railway Company, lu Joliettc ami Luk«* Munuan Colouizition Railway Company et la Imperial Traction Compauy.Montréal, ce 31 octobre 1911.J.D.WELLS, Secrétaire.NOTICE i.» hereby given that the Central Railway Comnuuy of Canada will apply to the Parliament of Canada at it» next Session for the p ssiug of an Act to confirm certain transfers and agreements made and entered into between the Comm any and the Ottawa River Railway Compiny, tn«* Central Counties Railway Company, the Great Eastern Railway Company, the Ottawa Valley Radway Company, tile Carillon and Grenville Railway Company aud the Ottawa River Navigation Company, ami to amalgamate these Companies with the Central Railway Company of Canada; to increase the Bouding powers of the company to extend the tune f»r the completio i of the Ooinjiaiiv\u2019rt Railway and to authorise the construction of the following branch lines of Railway : (a) From a |»oiiit in tho County of Laval to St* Jerome in the County of Terrebonm.fb) From a point ou tin* main line in tho County of Two Mountains to St.Scholastique in the same County.(c) From a point on the main line in the County of Hochelaga passing through the Counties of Chambly, Vereheres ai «I St.Hyacinthe to a IH'int on the Intercolonial Railway at or near St-tosalie in the County of B«got.(d) From a point on the hist named brunch in the County of Chambly passing through the Counties ot Laprairio aud Nupierville to a point «m the International bourn la rv in the County of Rt-Johus, all in the Province of Quebec ; and to authorise the Comiuuiy to enter into agreements with the Pontiac Outrai Railway Company, the Western Central Railway Com{»auy, the Quebec, Montreal ami Southern Railway Com|«any, the Montreal and Southern Counties Railway Company, the Joliette aud Lake Mutuum Colonization Railway Company aud tho imperial Tractiou Coni|MUiy.Moutreal, the 31st day of Oc'obor, 1911.J.D.WELLS, Secretary.J.E.GOSSELIN MIKClIIMI-TAIUEUIt a le plaisir d\u2019annoncer à ses uombroux clients et au publio en général, qu\u2019il vient d\u2019oavrir nn départeinout de FOURRURES pour Dames et Messieurs, et s\u2019est assnré les services d\u2019on taillour expérimenté dans les fourrures.M.Gosselin est prêt ù recevoir tontes les commandes qu\u2019on voudra bien lai confier.Satisfaction Garantie, l'rii très Raisonnnblrs.Une Visite est Sollicitée avant «le s\u2019adresser ailleurs.J.E.GOSSELIN, 183 rne Cascades, ST-\t.ios.o.c.mignault, INGENIEUR CIVIL = ¦\t= ÂRPENTEUR-0E0METRL spécial lté» de constructions d\u2019Aqueduc», d'Egouts _\tet d\u2019Eclairage Electrique.\"~onstruction de Ponts et chausHées.Développement de Pouvoirs d'Eau.Arbitrages, Evaluations, etc., etc.Adresse i SHERBROOKE.P.0 CHASSEURS expédicz-nous vos FOURRURES \u2022t nous vous donnerons les plus hauts Prix du Marché.REVIUON FRÈRES LIMITED 134-136 BUE Hc6ILL MOWTREAU P.Q.Nous donnerons gratis h tous les chasseurs qui nous feront un envoi de fourrure*, notre livre \"Le Fidèle Oompagnon du LE SEPARATEUR \u201cDOMO\u201d LE MEILLEUR, LE MGIN8 CHER AGENTS DEMANDÉS PARTOUT.PRIX DE DETAIL: Capacité.\tPour jusqü'a.\tj.2 vaches, Bams bano* six 6\t44\t.\t\u2022
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