Le Courrier de St-Hyacinthe, 6 janvier 1912, samedi 6 janvier 1912
[" 59e Année No 7137 8EBIE COMPLETE Janvier 1912 Mo 42 VENDREDI, 5 Nos Institutions,\u2014N6tre Langue,\u2014Nos Lois.St-Hvaointhe, 5 Janvier 1912 Maires Jiniicples Mardi dernier les élections municipales de notre ville oot eu lieu.Le maire et les oinq échovins sortant de charge out été réélus par acclamation.\t_ Nombreux sont les contribuables je la ville môme parmi les amis politiques du Couseil qui désirent un changement.Mais notre corps municipal s\u2019est miBsar les bras une demi-douzaine de mauvaises affaires qu\u2019il importe de lui laisser à débrouiller.Le fameux contrat de $00,000 avec la Colonial Engineering Co., s'est terminé en uu fiasco tel qne lo Cou* sell lai-môme n\u2019a pn faire antre chose que de refuser de payor la balance due à la Colonial Engineer-log Co, Le procès va commencer prochainement.La ville a aussi sur les bras la res ponsabilité des suites de la scène de sanvagerio du 20 septembre dernier ; plusieurs poursuites en dommage seront probablement prises coutre la ville qui a refusé d\u2019indemniser les victimes des lanceurs do roches.Si la ville est condamu *e, le Couseil aura à faire payer ceux qui de près on de loin ont pris ptrt à cette émeute ou qui sout responsables des dommages que la Cour accordera.11 y a deux aus que les échovins eortaut de chargo et le maire élus eu même temps out leur coudées franches.\u201cL\u2019Uuion\u201d qui est morte d\u2019avoir défendu toutes les mauvaises causes politiques et municipales, avait prédit que l\u2019arrivée de ces Mes* Blears au pouvoir nous vaudrait un boom iudustriel extraordinaire.Ce que le Conseil a fait de mieux ôce Bujet ce sent ses vantardises, pondues pour le public et mises au jour dans la couveuse municipale de la rueGirouard, où l'huile est ou était fournie parle greffier à $1500 par année.Il importe aussi de savoir si le Conseil persistera à tolérer que 1\u2019 \u201cemployé municipal \u201d dont ou a écourté les fonctions, continue à retirer un salaire toujours égal de 11500 par année.Le citoyen Damien Bouchard a trouvé lo moyen de faire écarter du Conseil les employés qu\u2019il prétendait trop payés, ou inutiles,\u2014et de les remplacer sans tenir compte du prétexte de l\u2019économie.Puisqu\u2019il u\u2019est plus que greffier, et surintendant d\u2019un nouveau plant, que l\u2019ancien personnel de l\u2019aqueduo devait suffire à surveiller et mettre en opération, et dont one partie seulement fonctionne, les contribuables ont tonte raison de crier contre ce salaire exagéré pour l\u2019ouvrage qu\u2019il a à faire,\u2014et qu\u2019il Lit réellement.Ou ne peut pas «ourlr les campagues avaut, pondant et «près les élections, être 44 princi\u2022 pal actionnaire \u201d d\u2019une compagnie publiant nu journal, gérant do eotte compagnie, rédacteur par contrebande de l\u2019organe,\u2014organisateur politique, et toucher décemment ce salaire de $1500.\t* Il est bon que le public ait les yeux sur ces conseillers pour com* prendre que les $1500 paient d\u2019autres services que ceux que M.Bouchard doit à la municipalité.COUP DE IiUAI Nous exprimions, dans notre dernier numéro, l\u2019opinion que Pile du Prince Edouard semblait eu passe de mettre ûu à la division serrée des partis qui existait depuis longtemps là-bus.L\u2019élection par acclamation du premier ministre conservateur M.Muthieson et «le quatre do ses Partisans faisait prévoir un résultat dans ce sens.Les élections du 3 janvier ont dépassé tontes les espé-fances de nos amis.La législature de Pile dn Prince-Edouard se compose do 30 députés ! 27 conservateurs ont été élus, et 3 libéraux, Il o'y a pas à dire : c\u2019est le temps P°or la presse libérale de faire des prôdioUooa qne Sir Wilfrid va reve- nir au pouvoir ben vite.C\u2019est un moyen comme un antre de se remonter le moral, ot o\u2019est quand ou reçoit des tuiles comme celle là qu\u2019on sent le besoin de se consoler soi-môme, comme ou peut.L'Union, de notre ville, n\u2019a pu résister au marasme épidémique qui s\u2019est emparé de tous les milieux libéraux depuis lo 21 septembre.La pauvre vieille en ost morte.Pour lui succéder, ses exécuteurs testamentaires fondent un nouveau journal qui s\u2019appellera le Clairon.Nous supposons que nos adversaires vont fonder des \u201cclairons\u201d on peu partout pour faire au moinB un corps de ces instruments.Rien qu\u2019un clairon pour tout refaire la besogne, avec, pardessus le marché, nn Bouilleur pris de toutes ses journées au Conseil-de-Ville et payé $1500 pour donner à cette respectable institution tout son temps, ca n\u2019est pas un clairon régulier, mais uu clairon éclopé.Bien qu\u2019on ne nous ait pas consulté aux derniers moments do la vieille, nous nous de-ruaudoua si l\u2019héritier qu\u2019ou nous annonce no sera pas, lui aussi, obligé d\u2019abandonner la partie.Nous reproduisons les commentaires de notre excellent confrère de La Tribune au sujet de la mort de Ij Union.L'Union va mourir 1.Ah ! pleurez, pleurez, mes yeux.Qu\u2019allons nous devenir !.C\u2019est elle même qui nous l\u2019annonce dans son numéro de jeudi.L'Union paraissait trois fois la semaine, et malgré les énormes contrats dn gouvernement, et les bonnes petites mietteo des organisations politiques, elle m* pent se maintenir sur co pied.Cependant, ono nouvelle feuille va naître de ses cendres et sera publiée une fois la Bemaine, elle s\u2019appellera : 44 Le Clairon \u201d, Noqs n\u2019aurions jamais oru que le directeur de 44 L\u2019Uuion \u201d, Damieu Télesphore Bouchard, aurait eu lai-môme assez honte de son journal et de .-on histoire, pour en abattre môme le nom.Après 3S années d\u2019existence, il fautdebieu graves raisons pour jeter par terre un journal militant.8\u2019est-on rendu compte que le nom seul attaché à cette feuille, vestige de ses campagnes malheureuses, soffit poui provoquer des haut le cœur et tenir à l\u2019écart des gens de bonne volonté t.Y a-t il quelques sentences obsédantes, véritable fantôme, qui percent sans cesse dans cette boutique, et que l\u2019équerre et le oompas du destructeur vont essayer de faire d sparaltre, eu dardant uu grand ooup 1.Toujours est-il que 44 L\u2019Union \u201d va mourir, et sur ses ruines, les mômes croquemorts qui l\u2019ont enterrée, vout faire naître 44 Le Clairon \u201d.Damien Tôlesphore Bouchard étant le direotour do la nouvelle feuille, il n\u2019y aura tout au plus qu\u2019un déplacement de caractères typographiques daus le titre.Ou y vantera toujours la virginité politique de M.L.J.Gauthier, l\u2019excellent (I) contrat de la ville avec la 44 Colonial Engineering\u201d, et l\u2019Importance (avec un I majuscule du 44 vioaire Bouchard \u201d.Damieu aura beau se gausser et soulever sou 44 Clairon \u201d, lo peuple no le prendra jamais poar un général d\u2019armées, môme en so faisant accompagner de M.L.J.Gauthier.Le peuple croira tout au plus avoir itffire à un montreur d\u2019ours souffiiut dans sa flûte, accompagné de sa hôte.Et chaque fois qu\u2019il sonnera dans sou 44 Clairon \u201d, on croira entendre le Pyréueon.44 Malnoetenant que tu as fait enne tour à droite, euueoore eune demi tour ù gauche \u201d.Toutes nos félioltâtions au gouver nement et au nouveau juge.La Tribune.NOUVEAU 1UGE Tout ce que les journaux disent de bon de l\u2019honorable juge Siméon Beaudin, est richement mérité.Excellent avocat, excellent citoyen, M.Beaudin n\u2019a que des amis et des admirateurs ; sa nomination comme juge est une de celles que tous approuvent, parce que le titulaire a toutes les qualités requises pour dispenser la justice aux plaideurs et pour maintenir daus l\u2019exercice do sa magistrature ce niveau de dignité courtoise, do science, d\u2019honneur et do rectitude dans le jugement qui, seuls, font des tribuuaux les arbitres acceptés des différends que l\u2019on ne peut régler autrement que devaot eux.La PATRIE al la Si-Hyaciie.Le camarade qui a entrepris ce sujet dans les colonnes de notre grand confrère de Montréal devient très solennel.Nous croyons bien, comme lui, que de tous les malheurs, \u2014 ceux des banques nou exceptés, \u2014 il y a des leçons à tirer.Mais vouloir faire de la liquidation une espèce de mystérieuse cous piratiou pour dépouiller le3 déposants, o\u2019est un pou fort.Oè que le liquidateur a dit en cour : on est toujours entravé, n\u2019a pas été lancé av**o l\u2019emphase et le ton alarmiste ou mystérieuse* ment significatif que les majuscules de la Patrie et tout son article font supposer.M.Philie voulait taQt simplement exprimer l\u2019impossibilité où il était de fixer une date pour la cloture des procédures de la liquida* Mon.La cour de l\u2019Eohiquier n\u2019a rendu sou jugement que tard Pau dernier ; elle a gardé les fonds plus longtemps que de raison; sur la question de la deruière réclamation de $30,000 qu\u2019elle a réduite ù $5000 environ, son jugement final n\u2019est pas enoore rendu ; la question du paiement des $84,000 de subsides dûs à quelqu\u2019un par le gouvernement de Qtôbeo, traîue toujours ; le juge n\u2019a pas voulu ordonner l\u2019appel de la double responsabilité, avant la liquidation à foud de l\u2019aotif laissé par la banque.Voilà autant de oaoses de retard dont le contrôle s\u2019échappait aux avocats et au liquidateur, et qui ne sout pas sujettes à avoir été partie du plan de oonspiratiou.Si La Patrie n\u2019a pas d\u2019autre objet en vae qae oelai d\u2019exprimer son regret que les lenteurs de la jnstioe administrative soient si lamentablement accentuées, et d\u2019obtenir an remède on de tirer ane leçon dn malheur arrivé,\u2014nous en sommes.Si aile veat faire porter la responsabilité de oes lenteurs et de oes entraves anx avocats de la liquidation et an liquidateur, dénoncer oes Messieurs ans déposants et leur attirer les récriminations de oes derniers, et la responsabilité des ventes de dépôts, none croyons qu\u2019elle e tort.Si La Patrie n\u2019a en vne que d\u2019attirer l\u2019attention dn public sur le parti qne l\u2019on pent tirer de l\u2019expérienoe des liquidations récentes pour l\u2019atné lioration de la loi des Banques, qui détermine comment seront protégés les MILLE MILLIONS, qui sout confiés à nos institutions financières,\u2014 qu\u2019elle y aille sérieusement : la soienoe de ses rédacteurs, ne saurait être engagée à meilleure besogne.Mais si elle vent qae les déposants touchant an plus vite, les 30 ots qui lenr sont encore dns, elle ferait mieux de leur proposer moins d\u2019enquêtes à faire, qui seront encore payées de lenrs deniers, et non de oenx des actionnaires.Noqs oroyons d\u2019nn antre côté, qne son rédaotear, comme an débat de sa série d\u2019artioles,a en ane forte dis traction, en éorivant que si les dépo sants qni ont vendu leur oréance le veulent, ils pourront probablement rentrer dans la totalité de lenrs dépôts.Le Joge Martineau,a accordé la semaine dernière la requête a lai présentée en jnin dernier, an sujet de l\u2019appel de la double responsabilité et a ordonné oet app*L .a des Canadiens Londres, 2.\u2014La liste des décorations conférées par le Roi, à l\u2019occasion do nouvel an, est pins courte qn\u2019à l\u2019ordinaire, mais* le Oanada est bien représenté en nombre des décorés, avec, en tête de la liste, M.Robert-L.Borden, qni devient membre dn Conseil Privé.Oatre le premier ministre Borden, les canadiens qni ont été l\u2019objet de la faveur royale sont les suivants : Le colonel John Morisson Gibson lieQtenantgoQvernanr d'Ontario et Joseph Pope, Bons-secrétaire d\u2019Etat, qui sont créés chevaliers commandeurs do l\u2019Ordre 8aint-Mlohel et Saint Georges ; Thomas Cooper Boville, sons-ministre des finances, compagnon de l\u2019Ordre Sc-Michel et Saint Georges ; et le lieutenant co louel Rodolphe Pirget, de Montréal, et Edmond B.Osler, do Toronto, l\u2019on et l\u2019antre membres de la Chu m bre des Communes, qui deviennent Chevaliors.Tout le monde se réjouit, ici, dn grand honuenr conféré au premier ministre, en retour de la part qu\u2019il a prise à la politique canadienne.Le Très Honorable R.L.Borden a peu ou point d\u2019ennemis personnels et il a été très occupé, hier, a répoudre aux messHages de félicitations qui loi arrivaient de toutes parts, venant de libéraux comme de conservateurs.Au nombre des premiers à lui transmettre des félicitatious étalent le duo de Connaught et Sir Wilfrid Laurier.On a mauife-té quelque surprise do ce que 1 « premier minislit.u\u2019ait pas été fait Chevalier, ce qui lui aurait donné lo titre plus pompeux de 4ut de change à Mont réal et il ne tarda pas à se placer an premier rang parmi les sommités de la finance.Son influence a sans cesse grandi partout où il s\u2019est fait connaître et il compte autaut de succès politiques que fiuauciets.Fa 1904 il fut élu à la Chambre des Communes pour le comté de Charlevoix et réé-In pour le môme comté en 1908.Anx dernières élections do 1911, non seulement il a conservé son siège mais il a aussi réussi à conquérir le comté de Montmorency, considéré comme an chàteau-fort libéral.Sir Rodolphe Forget est président de la compagnie Richelieu et Ontario ; président du la Banque Inter nationale du Canada ; président de la Québec Railway, L.H.& P.Co ; vice-président de la Montréal L.H.& P.Oo ; direotenr de la C.iuadian General E ectrio Co ; de la Toronto Railway Co ; de la Canada Cernent Oo ; de îa Wayagamack Palp & Paper Co ; de la Eastern Canada Pulp Oo., et de plusieurs autres entreprises considérables.Ses dons nfe se comptent pins et l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal doit plus que quiconqae à son inépuisable générosité.Sir John Morrison Gibson est lieutenant-gouverneur d\u2019Ontario dopais 1908.Il est né en 1842.Admis an barreau d\u2019Hamilton, il devint secrétaire provincial d\u2019Ontario en 1889 et procureur général en 1899.Lieutenant-colonel du 13uie régiment en 1876, il fat fait Colonel honoial re en 1901.Eu 1903 il devint commandant de la 15we brigade et il fnt piésident de la Dumiuiou Rifle Association pendant 14 ans.Il fut aide-de camp du comte Aberdeen et dn comte Minto, lorsque ooux-oi représentaient leur Souverain au Canada.Sir Joseph Pope, sons secrétaire d\u2019Etat, an Canada, est né à Charlottetown, I.P.E , en 1854.U est entré dans le service civil en 1878 et de 1882 à 1891 il fat secrétaire de Sir John MacDonald, premier ministre.En 1896, il devint sous secrétaire d\u2019Etat.Sir Edmund Osler est dépoté anx Communes depuis 1896.Il est ué à Slmcoe, Ont., en 1845.Il est le chef de la maison de banque Osler et Hammond, de Toronto, et il est directeur do O.P.R , ainsi que le président de la Dominion Bauk of Canada.M* Boville est né en Irlande, en 1860 et il viut an Oanada en 1874 Entré dans le servioe oivil en 1833! il.CHAP11 EN FRANCE M.Louis Foisil, le poète français bien connn, un des principaux collaborateurs do la 44 Revue des Poè tes, \u201d de Paris, vieut de publier daus su livraison du 10 novembre, à l\u2019adresse de notre collaborateur M.Chapman, lo beau sonnet qu\u2019on va lire : À.W.CHAPMAN.Qui i l'oocaaiau du ** Millénaire tiormand\u201d, .\tinV-uvuiu une gorbo do jioùuics cauiulimiH.Foi chrétienne, traditions, chevalerie, Patrimoine d\u2019honneur par nos aïeux laissé, La France d\u2019aujourd'hui, son vieux trône brisé, Ne trouve eu oes vieux mots qne vide et duperie.Et ce sont eox pourtant que ton boau vers nous orie, O poète qui joins an culte dn paa^é, \u2014Champlain, Montcalm ot le drapeau fleurdolysé,\u2014 Le souci des futurs destius do ta patrie.Les fils de Normandie, un jour la déoouvrant, Firent, avec los blés, aux bords du Saint-Laurent, Lever bientôt leur vieil esprit do sapience.Je le reoounais bien.Il t\u2019inspire.Et ta voix Redit tont simplement à l\u2019Aï-ule on dôtuouoe La si belle chiuson qu\u2019Ello sut autrefois.Juillet 1911, LOUIS FOISIL.il s\u2019est élevé graduellement au poste de sons-miuistre des finances.Ou Chevailer 1res nuta La liste des faveurs royales coufé-rées à Poccasiou du nouvel au par Sa Majesté le roi Georges V en comporte une dont les Oauadiens français seront heureux et fiers à plus d\u2019un titre, M.Rodolphe Forget est créé chevalier.Fi s de tes œuvres et do son génie, sir Rodolphe Forget, à l\u2019Age où 1» plupart des hommes ont à peine ébauché leur carrière, est à la tête des financiers du pays, et l\u2019on prévoit qu\u2019il va bientôt devenir l\u2019un des rois géants dn nouveau et île l\u2019ancien monde dea affaires.Le leader de la bourse, comme on appelle à Montréal sir Rodolphe For get, est né d\u2019une famille pauvre et modeste de Terrebonne, et a reçu son instruction commerciale daus uu col lège de cette province.Eutré tout jeune dans une agence de courtage, il se révéla bientôt homme d\u2019affaires averti et prudent.Encore simple Oüinmis, ii était déjà l\u2019uue des personnalités de la finance canadienne.Plus tard devenu lui-môme banquier et agent de change, il accoin plit une carrière si merveilleuse que l\u2019imagination du plus habile roinun oier ne pourrait créer rieu de pareil.Il fut, dans le champ des affiires, une espèce de conquérant que les coalitions les pins redoutables ne parvinrent jamais à vaincre et dont la pnissauce grandit à mesure que les ob9taoles les plus terribles loi étaient susoités par la concurrence ou par l\u2019envie.Le petit écolier de Torreboune sera demain le Pierpont Morgau du Canada.Président de la Banque Internationale du Canada, de la Cie de Navigation Richelieu et Ontario, de la 44 Quebec Ry.L.& P.\u201d du chemin de fer Québec-Saguenay, et de plusieurs autres entreprises commerciales et industrielles de premir ordre, vice-président de la \u201cMontreal Light Heat and Power \u201d, direotenr de la \u201c Canadian General Electric \u201d, de la 44 Toronto Railway\u201d, de la 44 Canada Cernent\u201d, le nombre des compagnies qui se disputent son nom sur la liste de leurs directeurs se chiffrent dans les trente ou quarante.Mais sir Rodolphe Forget a un ti tre pins beau à uotro admiration qne celai dn Napoléon de la ûnauoe canadienne.Il a été et il est encore l\u2019un des soutiens les pins zélés des œuvres oatholiqnes et françaises de ce pays.Selon le témoignage de Sa Grandeur l\u2019Arehefôqne de Montréal, M.Forget a deux fois sauvé l\u2019hôpital Notre-Dame do la raine et de la banqueroute.Sa charjtô encore mieux qne sa philanthropie, car sir Rodolphe est an oatbolique pratiquant et couvain en, ne s\u2019est pas exercée sonlemeut à Montréal, à Qaébeo et dans le comté de Charlevoix.Il a été dans l\u2019Ouest canadien, le bailleur de fonds du R.Père Laoombe et mainte chapelle, mainte école française ont été élevées de ses deniers.Poor oes raisons et pour bien d\u2019autres, le titre de chevalier conféré à M.Forget fera plaisir à beaucoup de gens, et, sûrement, les braves électeurs de Charlevoix et de Montmorency qni l\u2019ont élu à de fortes majorités en septembre deruier, seront fiers des honneurs conférés à leur distingué représentant.Les oitoyens de cette ville ne seront pas non pins indifférents à la faveur royale qui honora la race en même temps qne l\u2019individu, et ils se joindront sans doute à nous pour féliciter cordialement le ûuancier qni s\u2019intéresse siucèremout au développement de notre cité.Sir Rodolphe Forget, avec ses qualités de verve et de bonne humeur, on large hospitalité et sou magnétisme personnel, est déjà l\u2019an des hommes les pins populaires de notre ville et de notre district.\\\\ le sew davantage quand des relations d\u2019affaires ou de société auront donné à uu plus grand nombre le plaisir do lier oonuaissauce avec lui.Nous ne saurions terminer oet article saus présenter aussi à Lady Forget, l\u2019aimable et bienveillante compagne du nouveau chevalier, uoa respectueuses félicitatious.Lady Forget possède les charmes do ! » Ca-nadienue, sou taot et sou esprit, et dans la cour mondaine qui l\u2019enïoare elle fait autant, honneur à notre race que sir Rodolphe dans le champ do sou iulassable éuergle.L'Evènement.OBIT U Al RE Nous apprenous avec peine quo Monsieur Gabriel Henry, ingénieur an département de l\u2019agriouiture, à Québec, a eu la douleur de perdre sa vieille mère, ces jours derniers.Madame Gusfave Henry est pieus»m *nt.décédée à Colombo**, près do Paris-France.Nous offrons nos pins sympathiques condo\u2019éances à Monsieur Henry et à sa famille.Nous regrettons d\u2019apprendre aussi ln mort de Mademoiselle Marguerite Hamel, en rel gion Sœ ir Marie Victime de Jésus, du couvent, -les Franciscaines Missionnaires do Mirio.Cette religieuse qui n\u2019était Agée qne de vingt, ans, était la fille de Vf.Isomer Hamel, du bureau dn shérif à Québec.Elle avait prouonoé ses derniers vœux le jonr de Noô .Nous présentons A la faint II»* fil -gée nos plus «yncères **y»n path tes.INSPECTEURS D\u2019ECOLES.Le congrès des inspecteurs d\u2019Eoo-les s\u2019est ouvert mardi à Montré il, avec beaucoup d\u2019éclat sous la présidence de l\u2019Hon.M.de La Brnôro.L\u2019hon.P.B.de la Brnère ouvrit la séance par an discours très inté ressent.Après avoir souhaité la bienvenue aux congressistes et remercié les représentants du gouvernement de leur présence il parle des fonctions des instituteurs, de leur importance et de lenr difficulté, A ce propos il félicita le gouvernement sur le choix de M.O.J.Magnan comme inspectenr-u'éné* rai et fit ressortir les rem irqnabless qualité-) et les états de servioe de son actif lieutenant.Il expliqua ensuite oo qn\u2019il pensait des devoirs des devoirs dos inspecteurs de statistiques, compara-raisons miles, examen de la façon d\u2019agir des instituteurs, interrogation méthodique des élève*, consultation avec les curés de paroisses sur l\u2019action des commissaires et \\* aptitudes pédagogiques dos institutrices, attentions spéciales aor écoles rurales, souci de faire aimer ot connaître l\u2019agrioalture et de voir à oe que l\u2019instructlou à la oampagtœ dirige 1er fils de cultivateurs vers la culture de la terre, survelllaucg de l\u2019enseignement uu dessin, a !e à l\u2019œuvre des jardins scolaires* préo-cupatlon de l\u2019agranuissement des emplacements d\u2019écoles et de la plan tation d\u2019arbres sur ces terrains, som de ue pas accepter nue maison d\u2019école neuve construite contrairement aux plans approuvés, etc M.le Surintendant termine -u souhiitaut que le ConglÔH -oit pi ofi table A tous inspecteurs et utile à la province.M J.C.M'guau, inspecteur-général est appelé à expliquer le but da Congrès dont il a été la cheville ouvrière et prouonoa nn intéressant discours.QUEBEC MONTREAL JL SOUTHERN EXCURSION DU JOUR DES ROIS Des billets aller et retour seront vendus au prix d un biil»-fc simple pins 0.25, plus b «s prix 0.75., Départ, los 5 et 6 janvier ; limite de relOQr 8 janvier 1912.a 454 LË COtJERIEE DE ST-HYACINTlïE 5 JANVIER 1912 Le Courrier de Saint-\".' \" Jonmal HcMomadaire eet Imprimé et publié, ru U Cité üe St-Hyacinthe, roe 8te-Annn, No 70.par J.DK L.TachI domicilié en la dite Cité, (le St-Hyacinthe.ABONNEMENT 91,00 P*r a0» Canada et Etats-Unit.L'abonnement date du 1er et du K» de chnrju mois Tout année commencée se paie en entier L\u2019enqnete sur la United Shoe Lee témolgnHgr-s ho continuent deL vont le» commissaires, M.A.Brunette ont entendu.La commission d'enquête sur les affaire» de la 44 United Shoo Machinery Company \u201d du Canada a entendu, ce matin, M.A.Brunette, gérant de la \u201c Eagle Shoe Manufacturing Company \u201d et président de la compagnie Duplessis, qui fabriquait de» machine» pour le» manufacturier» de chaussure».JI a parlé Hurt out de cotte dernière compagnie, qui ne fair plu» affaire», actuellement, et qui a été miHO duns l'Impossibilité de continuer se» affaire» par le» agilement» de la 11 United Shoe Machinery, 99 pré tend-il.Ce témoignage a «onlevé la que» tion de» pouvoirs de» commissaires-onqnèteurH.En effet, la corn pagnie UuplesHi» avait été fondée A Saint-Hyacinthe.Plu» tard, elle dérnéna gea et alla s'installer dans le Mahhi»-chuHetts.C\u2019e»t là qu\u2019elle fut obligée de cesser hc» affaires et»i la 4\u2018Unlted ^hoo Machinery Company \u201d a été Pour quelque chose dan» l\u2019arrêt, fie ses affaire», o'est la 44 United Shoe Machinery Company 99 de» Etats-Uni» et non la compagnie»ub»idlaire du Canada qui e»t intervenue.C\u2019est ce qu\u2019a fait remarquer Mtre Thom-Chase Cawgrain, l\u2019un des avocats de la 44 United Shoo Machinery.99 p Mtre Charles Beau bien, l\u2019avocat de» manufacturiers qui ont demandé l\u2019enquête, a répon lu que pour r\u2019oii quérir des agreements delà '\u2018United Shoe Machinery 99 du Canada, il fallait bien s\u2019enquérir un pou de ceux do la 44 United Shoe Machine ry 99 des Etat» Uni», puisque cette dernière en e»t véritablement l\u2019Ame et le principal directeur.M.le juge Laurendeau, le président de la commisniou, a a ors permis la question, disant qu\u2019il arrêtera l\u2019interrogatoire, s\u2019il cous ta tu qu\u2019il n\u2019est vraiment pas pertinent.La 44 Duplessis Shoo Machinery Co 99 avait été fondée, A Saint Hya ci ni li o avec un capital de $700,000 à $800,000.Elle a commencé »\\ faire affaires, il y a quatre ou cinq ans.Comme les affaire» n\u2019allaient pas bien, elle s\u2019est, rend no dans le Mas-Bach u setts, où do multiples injonctions et des procès divers l\u2019ont rui* née.Actuellement, elle est en déficit de $200,000 et tout sou capital a été dépensé.Ce changement fie pays avait été fait, parce que la rom pagnie espérait trouver fie meilleurs débouchés aux Etats Unis.Les droits d\u2019entrée des machines aux Etats-Unis sont plus élevés (juo les droits d\u2019entrée au Oauada.La compagnie Duplessis ne lonait pas ces machines, comme la United Shoe Machinery, elle les vendait.Ici, Mtre Casgrain dit que si la compagnie a fait faillite, c\u2019est parce qu\u2019ello était mal administrée et non parce que la compagnie \u201cUnited tihoo Machinery\u201d avuit travaillé A la minor.Le témoin a ensuite parlé des affaires de la \u201cEagle Shoe Munufao turing Company\u201d.Cette compagnie B\u2019est d\u2019abord servie des machines de la compagnie Duplessis pour manufacturer les chaussures.Mais elle a dû arrêter de s\u2019en servir, vu que le mauvais état des affaires de la compagnie Duplessis rendait impossible l\u2019achat des pièces de rechange.La compagnie \u201cEagle\u201d a alors demandé A la compagnie \u201cUnited Shoe Machinery\u201d de lui procurer des machines.Cette compagnie a refusé à moins que la compagnie \u201cEagle\u201d ne se serve exclusivement de ses machines.C\u2019est ce que cette dernière compaguio a finalement été forcée de faire ot elle n\u2019emploie actuellement que les macliiuesde la \u201cUnited Shoe Machinery Company\u201d.(La Patrie).ji E tl DE POMMES DE 11E Par les Fermes Expérimentales Fédérales 1911 12.Bnivant instructions do l\u2019houorable Ministre do l\u2019Agriculture,nous ferons aux cultivateurs du üauada, dans le cours de l\u2019hiver ot du printemps, une distributiou de variétés de graiu et do patates de qualité supérieure.La distribution géuépale comprendra les échantillons snivauts : Blé (5 li vree), avoine (4 livres), orge (5 livres), et pois des champs (3 livres).Oes échantillons seront expédiés d\u2019Ottawa.Plusieurs dos fuîmes expérimentales distribueront des patates (eu échantillons do 3 livres); mais les cultivateurs de l\u2019Ontario ot du Québec seulement, recevront leurs patates do la Foi me expérimentale d\u2019Ottawa.Tous Its échan- tillons seront expédiés frauca do port par la poste.Tout cultivateur demandant un échantillon devra, «fin que nous puissions lui choisir un échantillon approprié, donner des détails sur la nature du sol A ensemencer, de même qu\u2019il devra, aussi, nous renseigner sur Iob variétés déjà essayées et jus* qu\u2019A quel point elles ont donné satisfaction.Les demandes doivent être faites séparément et signées par la personne demandant l\u2019échantillon.Pas plus d\u2019un échantillon ne peut être envoyé sur chaque ferme.Les demandes sur formule» préparées A cet effet par une tierce personne, ne peuvent être acceptées.Comme notre approvisionnement de semences nVst pa» inépuisable, nous conseillons aux cultivateurs de no pas tarder A nous adresser leurs demandes, autrement ils pourraient êtres déçus.Aucune demande ne sera acceptée après le 15 février.Toutes demandes pour grain (ainsi quo celles pour patates venant «le l\u2019Ontario et de Québec) doivent être adressées franches «le port, au Céréa* liste du Dominion, Ferme expérimentale centrale, Ottawa.Les demande» «le patates par les cultivateurs «les autres provinces doivent être adressées, port payé, au Régisseur de la ferme expérimentale succursale la plus proche.J.H.GKJSDALE, Directeur «les fermes expérimentales.mm L\u2019Ail JOIVE \u2014O\u2014 La Correspondance de Rome reçoit de sou correspondant «le Vienne, la très importante communication suivante : 11 y a eu A Lemberg un congrès sionniste qui mérite l\u2019attention particulière des \u201cgoïm\u201d, c\u2019est-A dire de nous, les Gentils, les païens, la ca liai Ile destinée A être 1 esclave d\u2019Is-mol.A l\u2019heure qu\u2019il est, avec la domination désormais affichée fie la Synagogue doublée «le la log*», il faudrait bien avouer que les goïm inéri tent le beau sort que la bloque loge synagogue leur prépare, s\u2019ils uo se souciaient eux mêmes «le s\u2019informer pour tâcher d'y échapper.Au congrès de Lemberg un rabbin a prononcé un discours qui donne d\u2019une façon décis vo la mentalité des sionnistes, des \u201cjeunes-juifs\u201d des Israelites évolués et conscients.Le rabbin a flit : \u201cMes frères î Voici dix neuf siècles que les juifs luttent pour s\u2019emparer tlu gouvernement «lu monde chose que Dien lui même a promise au patriarche Abraham.Cependant la Croix A remporté la victoire et a abattu les juifs.Ceux-ci.dispersés dans toutes les parties du monde, furent trop longtemps l\u2019objet de persécutions atroces.Mais, espérons quand même ! Le fait, qne les juifs sont dispersés A travers tous les cou tinents prouvent que toutes ces ter res leur appartiennent.Nous assistons A un spectacle imposant: Isruël devient, chaque jour, plus puissant.\u201cL\u2019or devant lequel s\u2019incline l'hu inanité, l\u2019or tain vénéré, presque tout l\u2019or est flans les mains des juifs, et l\u2019or c\u2019est l\u2019avenir d\u2019Israël.Les temps des persécutions sont déjà passées.Le progrès et la civilisation des peuples chrétien» constituent les moil leurs remparts qui couvrent les juifs et facilitent la réa lisation des plan41 de ces derniers.Nous, les juifs, nous avons réussi A nous emparer des centres principaux do la bourse mondiale ; bourses do Paris, de Londres, do Vienna de Berlin, d\u2019Hamberg, do Amsterdam sont A nous.Partout où les juifs se trouvent, ils disposent de capitaux énormes.\u201cTous les Etats actuels sont endettés.Ces dettes obligent les Etats A donner en oautlon aux juifs toutes les mines, tons los chemins de for, toute» les fabriques de l\u2019Etat- Mais il est encore nécessaire que les juifs s\u2019emparent dos terres, surtout des \u2018\u2018latifundia\u201d.Si los grandes propriétés passaient dans les mains juifs, alors des ouvriers chrétiens qui y travaillent procureraient aux juifs des revenus énormes.\u201cNous étions courbés sous le joug depuis 19 siècles ; maintenant nous sommes devenus plus grands que nos oppresseurs.Il est vrai que certains juifs se laissent baptiser ; mais même ce fait fiuic par noos donner plus do force, car un juif baptisé ne cesse jamais d\u2019être juif.11 viendra le temps où les chrétiens voudront devenir juifs, mais le peu pie deJuda les repoussera alors avec mépris.\u201cL\u2019ennemi par excellence des juifs, l\u2019ennemi par sa nature, c\u2019est l\u2019Egliso Catholique.VoilA pourquoi nous les juifs, nous «levons grelllor sur cot arbre maudit l\u2019esprit de l\u2019incrédulité, do libertinage et Pindis-oipiiue.Nous devons aussi attiser la lutte et les dissentiments eufcro los différentes confessions chrétien nos.\u201cEu première ligno uous devons lutter implacablement et sur tons les terraius, contre le clergé catholique Nous devons jeter sur la tête des prêtres les railleries, les imprécations, les scandales de leur vio privée pour les livrer au mépris et à la dérision du monde.\u201cNous devons accaparer l\u2019école.La religion chrétienne doit disparaître, l\u2019Egliso perdra sou inlluenoe en devenant pauvre, et se» richesses deviendront la proie d'Israël, \u201cL*s juifs doivent prendre tous dans leurs mains, et surtout le pouvoir et les emplois.Le barreau, la magistrature, la médecine dolveut devenir juifs.Uu médecin juif a la meilleure occasiou d\u2019entrer en relations intimes avec une famille chrétienne.\u201cLes juifs doivent mettre fin A l\u2019indissolubilité des mariages chrétiens et établir partout les unions civiles.La France est déjà dans nos mains ; maintenant c'est le tour de l\u2019Autriche.\u201cEnfin, nous «levons nous emparer de la presse.C\u2019est alors que uotre règne sera assuré et complet.\u201d Je ne fais que traduire cot admirable discour» publié daus plusieurs journaux, entre antre par le journal polonais \u201cStraz Polska\u201d.On dira que le rabbin était ivre.Ce serait une explication do ces aveux vraiment énormes.S\u2019il était ivre, c\u2019est un beau cas du vieux dicton \u201cin vino veritas\u201d.Mais il n\u2019est pas nécessaire que le jeune juif fut ivre d\u2019alcool: il lui suffit do s\u2019euivrer du fanatisme sionniste qui n\u2019est qu\u2019une forme \u201cmoderniste\u201d du vieil esprit ta! mu lique.Des discours tels qne celui quo je viens de citer et pii es encore, sont débités sans cesse dans nos milieux juifs, surtout quaud ils se croient en sûreté.Depuis Cracovie jusqu\u2019à Buda Post les hurlements «les bêtes fauves «lu ghetto se font entendre de temps A autre, A \u2018oute occasion : mais qu\u2019elles hurlent ou qu\u2019elles se taisent, elles guettent sans cesse la proie avec des yeux du faim et «Je haine.Et les goïm continuent A dormir ou A se chjinailler pendant que le cercla «lu mort eu roserre autour d\u2019eux.\u2014\u201cCorr.de Rome\u201d.BIBLIOGRAPHIE LE ROSAIRE Cette intéressante revue publiée par les Révérends Pères Dominicains, nous arrive pour janvier 1912, avec une toilette nouvelle.La direction nous fait entrevoir des changements plus importants dans la rédaction d«* fi» revue.Ou la rendrait pins doctrinale et plus scientifique, et plus adaptée aux intelligences modernes, et revêtue fies aruios «le l\u2019apologét que chrétienne.E tant donné lo caractère actuel «lo la revue, \u2014 on peut dire que nos bons religieux veulent toujours faire des saints, mais des saints «pii sont en même temps «les soldats.Il n\u2019y a pas «le mal A cela.sauf pour le grand adversaire.Tous nos bons sonlnits.Ou s\u2019abonna hn couvent ominicaius aux Etats-Unis.\u2014Variktk 1/Index jugé par Francisque Sa reey.\u2014BlULIOCItA-1*11 lis La chaire Française et la Société.Dans la livraison «b» décembre de 1\u2019\u201cEnseignement Primaire\u201d, M.C.T.Magnan, directeur «lo cette revue, ouvre aux élèves «les académies rurales de garçons un concours qui mérite d\u2019être signalé et encouragé.Le but de ce concours est fie développer chez les élèves do nos académies le goût «le la géographie régionale, «le les h ibituer à observer autour d\u2019eux, et «le rédiger une étude précise sur le milieu qu\u2019ils habitent.Ce travail devra être accompagné de cartes représentant fidèlement lo plan de la localité.Voici les conditions «lu concours : lo\u2014Chaque Académie rurale de garçons, académie sous contrôle (les commissaires, fera faire aux élèves de 7e ot de 8e année, la monographie de la paroisse où «-lie est située.Cette rédaction devra être accompagnée do deux cartes géographiques \u201cad hoc\u201d : la première représentant le village et la paroiMse \u2014ou partie de la paroisse \u2014vus du liant «l\u2019une colliue ou d\u2019nn endroit élevé, sur laquelle se détachent lo clocher paroissial, l\u2019école ou lo couvent, le moulin ou la fabrique, la fromagerie ou la gare, etc .: c\u2019est la municipalité eu relief ; la seconde, lo plan ou \u201cla carte \u201d du village et la paroisse de la figuro ci-dessus indiquée ; cette dernière sera lo simple plan de la paroisse, lignes do contours, cours d\u2019eau, routes, etc.L\u2019élève, après le \u201ctitro\u201d de la localité et sa situation géographique, dira un mot do l\u2019histoire de la paroisse, «les souvenirs historiques qui s\u2019y attachent, des monuments remarquâtes qui s\u2019y trouvent.Puis population, iudustries\u2014agricoles ou outres,\u2014statistiques sur ces industries locales, voies de communication, etc., etc.2o\u2014Le meilleur travail do chaque académie, sigué par l\u2019é.èvo vainqueur, devra être adressé au directeur de \u201c1 Enseignement Primaire\u201d avant le 15 janvier 1912, La monographie ne devra pas avoir plus de trois pages manuscrites, format papier ministry ou deux LE SANG C\u2019EST LA VIE.LES PILULES ROUGES SONT DU SANG.» Mme r.GHE.MER Il y a (jiiatrc ans, J'avais fuit tH jnicouj» «l'efforts pour porter «m rm-ubl© et, A partir do Alma Charron.\u2014Lanront, Henri, Joseph, u6 le 28 déc.fils do Henri Slcotto marchand et de Marie-Loui* so Poirier.\u2014Mario, Corinna, Juliette, néo lo 1er janvier, 1912, fille do Romulus Brodeur marchand, et do Paltnéla Cadoretto.\u2014Marie, Oliva, Cécile, néo le 31 déo.fille de Arthur Chouette, menuisier et de Oliva Bilodeau.Paroisse Joseph, Noël, Antonio, né le 24 déo.fils de Dauiase Arpin et de Délia Casavaut.\u2014Marie, Corinne, Noel-la, née le 25 déo.fille de Arthur Boucher et de Anna Brasseur.\u2014Ma-^ rie, Claire, Lorette, née le 29 déo.fille de Hormindas Chicoine et de Marie Louise Ohaguou.\u2014Marie, Rose, Rolande, née le 31 déo.fille de Louis Zôphirin Turcotte et de Marie Rose Dôlima Lussier.MARIAGE Cathédrale Le 2 janvier, 1912, entre Onéslme Frédéric Despars, bourgeois et Adé-line Brien.DEOÈS Cathédrale.Marie, Jeanne, fille de Noé Bernard menuisier, et de Alma Beauregard, décédé le 27 déo.à l\u2019âge de 4 mois.\u2014François-Xavier Bertrand, manufacturier, époux de Henriette Duchariue, déoé lé le 26 déo.A l\u2019Age de 78 ans.\u2014William Lacoste, décédé chez les Frères Maristes A l\u2019Age de 40 ans, le 28 déo.\u2014Valérie, décédée le 31 déc.A l\u2019Age do 2 mois, fille de Heotor Loratige, plombier et de Régina Gaucher.\u2014Obristiaua, décédée le 1 janvier A l\u2019Age de 9 ans, tille de Hector Poultot journalier et de Marie-LoulHe Gravel.\u2014 Lucienne, décédée lo 1 janvier, A l\u2019Age ea»raup ot nans me rendre les forces quo a f /11 » q e i ?/» Ui On\tfri IC ni Inu i \\n 1\tf[>4< Fl nnnnn sam\t.\ta _ ____.1111\t___J beauootip mieux que les stàiifl et traitements oomhinés v4©v plusieurs médecins avec dos remêdoe ordtnaiMa.Aussi lo* PILULES MORO jouiAsent-eitea, » A bon droit, d'une réputation universelle que ont v&lu (leB oures répétéo* dune tances diverses.j'aval* perdues.Conseillé pur des personnes supra, Jo fis usape des IMlulrw Moro.Je n'en étui* .encore' qu\u2019aux débuts que je mt' sentais plus A Puisa.A jxtrilr de IA f'ullal de mieux en mieux | dTunc' montêsie surprtmanle je Qaqnais dra foreefl >Mcniôtjhguérison fut oomplêlc\\^\u2014WTLFIUD LJElJLANCV^rw Salem, WorcE^ster, Mas».CONSULTATIONS QRATOTTES park» Môttecins do la aimpu^ni/' Médicale Moro, tous Ira Jour*, exoopté le dimanche, do 9 h euro» du tnaito A 8 bourra *d«j sdlr, au No 272 rue Salni-Iionla, Montréal.Los hommes malades qui no.peuvent se> reodro A mo* bureaux sont InviUVs A éortro A nos médecins.Les Pilules Moro sont en vente oheartou*lra marchand» do .romhiav Noua les mrvoyon* aussi, par la poste, au Canada et aux Btafe-UMa, war réoeptton da prix, 50c une botta, $2.50 stx bottes.Toute* les lettre* doixmt Aire admaaéc* 1 COMPAGNIE MEDICALE MORD, 272 ru* Saint-Denis.Montréal.ans.Le défunt était né A Saint-Liboire, comté de Lapralrie.Nos respectueuses condoléances.Upton, 30.\u2014 M.P.Morin a été élu m rguilli**r en remplacement de M.Edmond Saiut Louis, sortant de chargo- Ottawa, 35.\u2014 Lo conseil de la Milice annonce qu\u2019il a accordé un nouveau terme au colonel G.C.Jones co mm es directeur général dn oorps médical do la Mil oe permanente.Le oapfc.G.II.Denanlt, dn 54e Carabiniers de Sherbrooke, est transféré au cadre do réserve ; le lieutenant Donat Mercure se retire dn 83*» de Joliette ; lo capt.J.N.Simard est promu major dn 84ème «le St* Hyacintho ; le paie maître T.P.Morin, du 87e de Québec, se retire dn service et conserve son grade de major ; le lieutenaut Horace McDonald est promu oapitaiue du 85e de Montréal, en remplacement de T.Foisy, démissionnaire.Le grand bazar annuel de St-Char-les de Richelieu, au bénéfice dn couvent de ce village s\u2019est ouvert le 31 déoembre et se terminera le 7 janvier.M.Lucien Hébert, fils de M.Philippe Hébert, le sculpteur bien oon-on, vient de mourir A Beiœil après quelques jonrs de maladie sen loment.M.Hébert était établi A Bolœil depuis plusieurs années.Il s\u2019est occupé d\u2019agrionlture jusqu\u2019A il y a quelques mois, alors qu\u2019il vendit sa terre et vint s\u2019établir aa village môme de Beiœil.Il était Agé de 31 ans.Il laisse nne veuve et oinq enfants, L\u2019Ange Gardien, Co.de Ronvllle.\u2014Le 27 déoembre ont eu lieu les funérailles de M.J.B.Dubô, fils, marchand de cette paroisse, A la station Angéline, (léoédé le 24, A l\u2019Age de 47 ans, laissant une épouse et huit enfants.A son décès il occupait les charges de Syndic, de marguiliior, de président de la société St Joseph et de commissaire d\u2019écoles.Le denil était conduit par denx de ses fils, Georges-Albert et Aristide, étudiant an Séminaire de St-Hy ioio- the, ainsi que par ses doux frèrefii, MM Napoléon et Albani Dubé.La société 8t Joseph de St-Hyaoin the était représentée par M.J -B.Morin et celle de l\u2019Ange-Gardien, ay »nt pour coin-ordonnateur et orge nisateur, M.Lodger Roy, précédait le convoi funèbre, suivie de la socié té des Artisans.La fanfare de cotte paroisse sous l\u2019habile direction de M.Bélisle, M.D., a très bien exécuté une marche funèbre.La levée dn corps fut faite par lo Rév.M.J.A.Balthasard, curé do cette paroisse.Le service fut chanté par le Rév.M.H.Messier, curé de ShHngnes et M.Ernest Messier, tous doux beaux frères du défunt.Le Rév.M.Olivier Archambault, prof, de philosophie au Séminaire de St-Hyacinthe, agissait connu\u2022\u2022 sous-diacre.On remarquait au chœur, le Rév.M.J.A.Balthasard, M.Alfred Dupuis, ancien curé de St-Paul ; M.Gaston Roy et M.Albert Lafoud.M.Larocque, anoien curé, dirigeait le chœur de chan t.New-York, 3.\u2014Alfred Tennyson Dickens, le fids aîuéde Charles Dickens, le oêlèb-re romaucier anglais, est mort ici, d\u2019u ne attaqao d\u2019indigestiou ttlgiie.Le défunt était le filleul do feu Alfred Lor d Tenuyson, poète lauréat d\u2019Angleterre.Il était dana sa soi-xante-sep tième année.Il avait vécu eu Austr» die, pendant la plusgraude partie de sa vie.Il s\u2019était remiu en Australie A l\u2019âge «le 20 ans.Il demeurait A Melbourne, où sont encore ses enf iuUi.Il avait perdu sa femme il y a quelques années.M.Dickens était veuu en Améri- que pour faire des causeries sur l\u2019œuvre et la vie de son père.Il était «iébarqaé A Bastou, le 29 septembre dernier.11 ?! No#\t#ont tr^O>rllr\\ naturelle*, caruntl»#., INSTITUT DEimiKK FRANCO AMERICAIN l\u2019U.-rjnf4 102 Kur SAlot-Iienis, Montréal.FABRIQUÉ AU CANADA H\u2019employii quo la meilleur© letthrai GILLETTS Celt 1*Article - Modèle \u201d PRÊTE A \u2022 -1SAGE EN QU .É QUELCONQUE Pour tairu tl \u2022\tntloudr l\u2019eau, enlever !c.vieil U* a p mtureiw désinfecter îcs cvie.i, les bin«ta* lea égouts, rtc.U*»e bo^te * 'juivftUt é 20 livres tl»' S.L L*ù 80UDL.f.n vent fit.tout E.W.GILLET T \"O, LTD.r * .ur guern .lueuciu en une ninutc ne appllontion «le Nsi'vol «u*-\u2019 * Sinon voAj vent rendu.Ouf'Il mu**-1 ' névralgie et « rh«>i tr*Mi Im Qaa*«M * TRIÆriIOHK îfo.37.La Cie, .' ' et Comptabilités de St-Hyacinthe -A ltesponsabillté Limitée-\u201c ( Suc OMiimir île \u2022\u2022 VI tt|irlin«rt« «lu 0«»urrler «le St.lIjr»olnUto ot iIa la *\u2019 Dominion L«»«>#«i l.w»l l.t«l.\u201d ) Impressions de toutes sortes, Reliure, Réglage, Livres» Blancs.Spécialité : Comptabilités A ^Feuillets Mobiles BSTtMKS FOUKNIS.Sim 4I>K\\I\\NDK BUREAU ET\u2019ATELIER:- 70 HUE STE-ANNe, ST-HYAOINTHE.P.Q 184621 LB COURUTEB DE ST-HYA.CINTIIE 5 JANVIER 1912 Grand\u2019 JpFe Babe! (Suite et fin) \u2014Monte, ma chérie, tu te fatiguerais I Au départ, Yvonne se faisait prier ne cedar.t que devant les supplications réitérées de la vieille, mais au retour lasse d\u2019avoir courue toute la soirée, elle était heureuse de grimper sur les paquets d\u2019herbe qui sous les rayons obliques du soleil, exhalaient leur arôme, mêlaient au bruit des essieux criards comme un parfum de cassolette.Pour grand'mère Yvonne avait toujours deux ans.Elle ne la voyait pas grandir.Yvonne resterait éternellement le bébé qui commence à marcher, bébé devenue seulement trop lourd pour qu\u2019elle pût comme jadis le porter dans ses bras, mais pour longtemps encore incapable de sc passer de grand\u2019mère.Chaque soir, avant de sc coucher, la vieille continuait d\u2019allumer la veil leusc et de placer sur la table de nuit à postée de sa main, une casserole de lait afin d\u2019apaiser la fin gourmande et le réveil possible de l'enfant.Elles dormaient côte à côte dans le même lit.et pendant ces insomnies fréquentes, grand\u2019mère se sur prenait à fredonner les romances monotones qui endorment les petits, s'étonnait chez Yvonne d\u2019un sommeil qui durait sans interruption de 9 hrs du soir à 5 hrs du matin.Jamais, évidemment* elle n\u2019avait songé à l\u2019envoyer à l\u2019école.Yvonne connaissait les herbes qu\u2019affectionnent les lapins, tous les fruits sauvages que, de juin h septembre, la bonne nature accroche aux ronces et aux sorbiers qu\u2019elle cache, sous l\u2019herbe et la mousse, entre les feuilles étroites des fraisiers.Elle savait le nom de tous les oiseaux.la f.içon dont chacun construit son nid.et découvrir les cachettes les plus secrètes où les poules qui ont envie de couver vont pondre leurs œufs.Que lui manquait-il ?Elle avait bien le temps de sc casser la tète sur des livres- Et puis, est-ce que grand\u2019 mère pourrait vivre une heure sans son enfant ?Rien que l\u2019idée d\u2019une séparation possible secouait de rides la peau parcheminée de son dos, faisait s\u2019entre choquer les quelques chicots qui se menaçaient, comme des armes ébréchées, dant sa mâchoire branlante.Et, depuis un an, la vieille tremblait.Le père semblait sc souvenir qu\u2019il avait une fille.Il venait à Beynes plus fréquemment, ne s\u2019en retournant que par le dernier train.Le perpétuel reproche de son regard avait disparu?Il aimait son enfant.Et Yvonne peu à peu, s'habituait à lui, courait à sa rencontre du plus loin quelle l\u2019apercevait, causait de lui plusieurs jours après qu\u2019il était parti.Son père lui parlait de Paris lui demandait si elle ne s'ennuyait jamais à la campagne, toute seule avec grand mère, si elle ne voudrait pas plus tard venir habiter chez lui ?Ces journées d\u2019intimité croissante étaient horribles à grand\u2019mère.Tout ce que le père gagnait en amitié dans le cœur de sa fille lui paraissait un vol à son adresse.Ah I mon Dieu, penser qu\u2019un jour il la lui prendrait tout d\u2019un coup | Mais son fils parti, elle se rassu rait.La fillette étrit trop jeune et grand\u2019mère espérait bien mourir avant l\u2019échéance.Si parfois Yvonne l\u2019interrogeait Sur ce Paris dont son père l\u2019entretenait à chaque visite, elle faisait tout d\u2019abord ia sourde oreille, puis fondait en larmes quand les questions se répétaient.Et l\u2019enfant pour apaiser grand\u2019 mère lui jurait, les bras autour du cou les lèvres à l\u2019oreille, qu\u2019elle ne la quitterait jamais.Mais voici qu\u2019aujourd\u2019hui, avec une poupée de carton, une paire de souliers chantants et une robe claire, on la lui avait volée.Elle était partie sans même se retourner.^ Grand\u2019mère Babct tressaillit.Le sifflet d\u2019une locomotive déchirait le silence de cette matinée de juin.Un ruban de fumée bleuâtre s\u2019allongeait se tordait entre la double haie verte.Quelque chose de noir passa dans un fracas de tempête Grond\u2019mèrc Babct se leva de la poussière, tendit le poing à ce monstre rapide qui emportait sa fille et reprit le chemin de la maison.Apparemment rien ne sembla changé à sa vie.Les très vieilles gens ont des habitudes qu\u2019aucune douleur ne saurait interrompre.Grand\u2019mère continua de soigner ses poules, de courir les fossés pour l'herbe de scs lapins comme si rien ne s\u2019était passé.Mais dans le pays on assurait qu\u2019elle tombait en enfance.Elle arrêtait tous ceux qu\u2019elle rencontrait, leur demandait s'ils n\u2019ava ient pas aperçu sa petite que les voleurs lui avaient enlevée.On l'entendait parler à la petite voiture comme si l'enfant y était installée, les genoux repliés sous le menton, et pouvait lui répondre.La veilleuse brûlait toujours toutes les nuits et, chaque soir, gtand\u2019mère posait sur la table de nuit la casserole de lait.Pendant ic jour, des heures entières clic guettait, accroupie à sa porte, interrogeait les chemins, s\u2019attendant à voir surgir la sihouette ébouriffée d\u2019Yvonne.Puis, fatiguée, elle s\u2019endormait pour s\u2019éveiller en sursaut, les, mains ouvertes afin d'emprisonner les bras taquins de l\u2019enfant qu'elle avait cru sentir autour de son cou.Alors la raison lui revenait.Elle pleurait des larmes lentes et épaisses de vieille qui brûlaient ses paupières au lieu de les rafraîchir.Mais le plus souvent l\u2019idée d\u2019un rapt hantait sa cervelle égarée.Sa fille était â Paris chez des gens qui la rendaient malheureuse.Elle appelait grand\u2019mère â son aide, suppliait qu\u2019on la ramenât chez elle.111 Afin d\u2019obéir à cet appel de l\u2019enfant qui ne lui laissait plus de repos, un matind e juillet, grand\u2019mère partit Elle poussait devant soi la petite voiture ville pour y ramener Yvonne.Elle ne prit pas le chemin de fer; de sa vie elle n\u2019etait montée dans cette machine là.Elle marcha toute la journée, traversa Plaisir, Grignon, Versailles, longea les coteaux de Sèvres.Elle ne sentait pas la fatigue; elle parlait à son enfant.\u2014 Oui ma chérie, c'est grand\u2019mère qui vient te chercher, ne pleure plus.A chaque tour de roue, la plainte des essieux lui chantait un pas de plus vers la délivrance, endormait sa lassitude.Le soleil était depuis long temps couché qu'elle allait toujours.Au crépuscule clic sc trouva au bois de Boulogne.L\u2019herbe la tenta.Elle tomba plus qu\u2019elle ne s\u2019étendit, à jeun depuis la veille.La nuit lui fut douce, la reposa elle rêva qu'elle ramena Yvonne.L\u2019aube la trouva debout, et, vers 7 heures du matin, elle était rue de la Convention où son fils tenait restaurant.C\u2019était un jeudi; Yvonne qui avait gardé de sa vie des champs l\u2019habitude de se réveiller tôt, jouait dans la boutique, toute seule avec sa poupée.Elle poussa un cri en apercevant la vieille : \u2014Grand\u2019mère ?Mais grand\u2019mère faillit ne pas la reconnaître.Ce n'était plus le petit sauvageon de Beynes.Son teint s'etait éclairci, ses cheveux bien peignés couvraient harmonieusement ses épaulés; elle ne semblait plus dépaysée dans sa toilette de demoiselle.Toutefois la surprise ne dura qu'une seconde.Grand\u2019mère s\u2019avançait, poussant la voiture et, à voix basse l\u2019air mystérieux et pressé: \u2014 Ils ne sont pas là, eux ?\u2014Qui, eux ?demanda Yvonne surprise.\u2014 Mais ceux qui t\u2019ont enlevée.Allons, ne perdons pas de temps ; je te ramène.L\u2019enfant éclata de rire : \u2014Grand\u2019mère, tu t\u2019amuses 1 Ta voiture, c'est bon pour ma poupée.Regarde, elle y tient juste.Si tu veux me la laisser, elle me servira bien pour la promener.Grand'mère s'etait mise à genoux.\u2014Alors c\u2019est fini, jamais plus tu ne reviendras chez grand\u2019mère ?\u2014 Mais si, mais si.Plus tard aux vacances, papa l\u2019a dit.Ne te chagrine pas, je suis bien ici.\u2014Ah I tu es bien ?je me trompais tu ne m'appelais pas, tu n\u2019as plus Les Prévoyants du Canada ASSURANCE FONDS DE PENSION ENCORE UN EXCELLENT MOIS POUR LES PREVOYANTS DU C/VN A DA, AU 31 OCTOBRE 1011.31 déc.1909 31 déc.1910 31 oct.1911 Sections établies dins la Province.\t*45\t14S\t217 Nombre de Sociétaires.i,8So\t«,540\t13,750 Nombre des parts de Pension.5,265\t19,269\t29,445 Total de l\u2019actif du Fonds de Pension.$16,461.94 $76,217.94 $148,649.14 ANTONI LESAGE, Gérant Général.BuroAU-Chef: 129 RUB ST-PIBRRB, QUEBEC.Roprésontant ;à\u2018, St-Hjmclntho.J.ARMAND BOISSEAU* N.P.besoin de moi ?Pourtant, si tu avais voulu.Tu te rappelles comme nous étions heureuses quand tu venais avec moi aux champs pour l\u2019her be des lapins.Et, toujours à genoux, mais son exaltation tombée, tout le buste écroulée dans la petite voiture qu\u2019elle balançait d\u2019avant en arrière comme au temps où elle endormait Yvonue: \u2014Si tu avais voulu.mais tout est fini.\u2014 , fini.Adieu alors ma petite.adieu 1 Elle poussa un long soupir ; ses doigts se crispèrent* Elle n\u2019était plus qu\u2019une vieille chose inerte, poussié reuse et ridée, que le mouvement imprimé aux roues balança quelques secondes encore.JEAN VIOLA.i CHASSEURS expédicz-nous vos FOURRURES et noua vous donnerons les plus hauts Prix du Marché.REVmON FRÈRES LIMITED 134-136 RUE McSILL M0NÏÏ5EAL, P.Q.Nous donnorons gratis A tous les chasseurs qui nous feront un envoi de fourrures, notre livre \u201cLo Fidèle Compagnon du Chasseur\u201d.L £ **** JWr* *** * AmAXAAfC ' NOTRE BFAU CALENDRIER POUR S 9 S 2d fVra rnvoye gratis en trluuiRr dt dr»:z tlrjuvtU» rouge» «1*» utctule 0 lUdcia I FARINE PREPAREE XXX f de BRODIE & HARVIE K 14 RUE DI.CURY\tMONTREAL *\tla Farina l-atftc ast la nwMeura ¥¥¥¥¥V¥V ¥¥¥¥¥¥¦ Soumissions pour Fournitures aux Sauvages.DI.S SOI MISSIONS cachetées u*!r* *.sè»-s nu nous.igné t*t tiian|uéo.s »ur IVnvf*lo|«i** \"Soumit-i fj tur Fournitures aux Saut ia seront ro« jiit'8 h ce «lé|urteim*ni ju-M|u'» lundi le 15 janvier 191'J, pour la livraison de* fournitures aux San-vug«*» durant l'aiiuee tinaueiùre .ne terminant le ai mars 1913, tous droits payés, à différents itoints dans ly Manitoba, lu Saskatchewan et l'Albert».J)rM formule» de soumissions contenant tous l* s details nécessaires seront obtenues sur demunde au soussigné.La plus basse ou toute autre sou mission ne sera pas nécessairement acceptée.l»e?, journaux i insérant cet avis sans autorisation du département, n'en recevront pas paiement.I).MoULEAN, Aüst.Député et Secrétaire, Département des Alfiires des Sauvages Ottawa, Ont., 15 décembre 1911.Le ministère des Travaux Publics recevra jusqu'à 4.00 p.ni., luirdi, le 16janvier 191*2, des soumissions pair la construction «l'un brise-lames A moiiski, comté de Itimouski.que., lesquelles ko imissions dt-vroui «tre each térs, adressées au sou *, gué, et jiorter sur leur etivelopjs-, en sus de l'ad *-\u2022*»«*, les mots : \u201c Soumission pour le brise-lames «\u2022 Uimoiiski, Que., \" Ou \u2022\u2018\u2022ut consulter les plans, devis, les formules de contrat «-t se procurer des formules de soumission au ministère «les Travaux Publies, ù Ottawa, et aux bureaux «le M.A.K.Décary, ingénieur «le district, Bureau de Poste, Quebec , M.J.L.Michaud, ingénieur de district, édifice «le la ban-«jue des Marchands, rue >t-.Liequ« s, Montreal, ut du maître «Je jKwte, a Kiuiouski, Que.I^?s soumissionnaires ne doivent pas oublier qn'oo ne tieiulm compte que «les soumissions fai.tes sur les formules imprimé*-» fournies, dûment libellées, signées «le la main «l«\\s concurrents, avec designation «le la nature «le Purs occupations, ut «tu lieu «le hoirs résidences ; s'il s\u2019agit «le sociétés chaque assiM-ié devra signer de sa main la soumission st y inscrire la «16m yuut ion précitée.Pu chèque égal A «lix pour cent (10 p.c.) du montant «le la soumission, fait a l'ordre «le l'honorable ministre «les Travaux Publics et accepté par une banque à chart»*, devra aoconqsiguer chaque soumission.IV chèque sera conti* juo si l'entrepreneur dont la soumission aura et».* acceptée refuse lo signer le contrat d'entreprise ou u'exécute |«as ititégnileniout ce ooutrat.Les chèque» dont ou aura accompagné les soumissions qui u'aurout («a» été acceptées seront remis.Le ministère ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse m aucune «h-s soumissions.Par ordre, K.C.DLS BOCHE HS, Secrétaire.M unis t ère
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