Le Courrier de St-Hyacinthe, 5 octobre 1912, samedi 5 octobre 1912
[" 60e No 7175 SEBIS COMPLETE COURRIER HYACINTHE Octobre 1912 No 30 SAMEDI, & Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.le Mer do SËt-Mle Bt-Hyaointhb.B Octobre 1912 ¦BLJl \u2014*J ft\u2019OTES POLITIQUES différend ouvrier réglé Le Ministère do Travail vient de faire de bon ouvrage en réglant le différend entre le Paoifiqne Canadien et ses télégraphistes, sans provoquer une grève.Il a fallu, sans doute, faire prenve, en nette occasion, do prudenoe et de diplomatie, afin de ne pas créer de friction entre les deux parties, et reveiller chez eux un esprit de susceptibilité.On se souvlont de la fameuse grève do Grand Trono il y a deux ans, alors que le département dn Travail de l'ancienne administration a été daus l'impossibilité absolue d\u2019efTo-tuer un arrangement du différend entre la compagnie et ses employés.La nouvelle administration Borden a réglé le différend du Grand Troue, à la satlsfaotiou des intéressés, et elle vient de régler la difficulté au sujet des employés du Pacifique Canadien.C\u2019est que l\u2019administration nouvelle entend faire respecter les droits des ouvriers et des faibles, contre la puissance des forts.LA PROCHAINE SESSION Le peuple a appris avec une vive satisfaction, d\u2019après une déclaration faite par l\u2019hou.U.L.Borden, que la prochaine session «\u2019ouvrira à Ottaw i au mois de novembre prochain.C\u2019est qu\u2019en général on est d\u2019avis que la question de la marina et tout ce qu\u2019elle comporte do conséquences importantes, ne pouvait guère être trop tôt portée à i\u2019attentiou du public.Bien qu\u2019aucone politique navale n'ait enoore été définie par le Premier Ministre depuis son retour d\u2019Angleterre, il est bien entendu quo le gouvernemeut ne veut donner au Cana la que oa qu\u2019il désire en ce qui concerne cette importante question dont les détails seront connus au cours de la prochaine session.LA TOURNÉE DE SlR WlLFRID 11 est assez important de suivre lesdlsoonrs pronoucés par 8ir Wilfrid Laorier au cours dé la tournée politique qu'il a commencée dans la provinoe de Québec et qu\u2019il poursuit eu ce moment dans la province d\u2019Ontaido.De fait, Sir Wilfrid déclare, avec nn mouvement de sincérité apparente, qu\u2019il veut absolument se rendre compte des besoins de la classe agricole et de la classe ouvrière, afin de pouvoir mieux travailler à améliorer leur sort.O\u2019est très étrange de constater combien les parties défaits sont faciles à attendrir lorsqu\u2019il est question des petites misères dn penple.Ou fait souvent la sourde oreille aux clameurs du peuple lorsqu\u2019on est chef d\u2019on gouvernement, mais tel n\u2019est pas le cas dè l\u2019honorable M.Borden, qui est le mémo aujourd\u2019hui, qu\u2019il no l\u2019était avant sou avènoment au pouvoir RÉORGANISATION DU SERVICE CIVIL L\u2019hoû.M.Borden se propose de réorganiser le service civil, oe qui est oopgidéré comme étant un excellent mouvement.O\u2019est que dans le servioe oivil; on se rend facPemenfc compté* aujourd'hui qu\u2019il y a des lacuuoô, dés imperfections, et des méthodes plus on moins défectueuses à améliorer» Des milliers d\u2019employés civils sont intéressés dans uue réorganisation dn service.Cost que josiioe n\u2019est pas toujours rendue.Il s\u2019agit doDO de trouver nn moyen par lequel l\u2019employé civil méritant peut voir ses services reconnus et récompensés.C'eut dans l\u2019espoir d\u2019atteindre ce bat que le Premier Ministre du gouvernement, l\u2019hon.M.Borden, vent apporter nuo réorganisation dans l\u2019administration du service civil actuel.L\u2019employé Adèle, laborieux et consciencieux va accueillir avec joie le projet do M.Borden, et surveiller avec iutérét sa réalisation.LE GOUVERNEMENT BORDEN ET LKÔ SAUVAGES Le gouvernement Borden vient de nommer * une commission qnl sera chargée dé négocier avec les tribus aauvageé récemment annexées aux provinces de Québec, Ontario et Manitoba.Ce but est d\u2019ouvrir à la civilisation des territoires qui, Jusqu\u2019à présent, étalént un empêchement au déveToppement dé certaines parties du ipBys.Le gouvernement va également indemniser, les sauvages pour leur transport ailleurs, et leur trou-venüe nouvelles réserves.On se souvient dn fameux scan-dalè qui a été mis à jonr par des députés conservateurs, ua oours do la dernière session, alors qu\u2019on a protesté contre la façon honteuse dont le gouvernement Laurier avait traité les «sauvages de la réserve de St-Plesre, dans lé Manitoba.Ou avait mystifié ess pauvres sauvages, on les dépouillés de leur réserve, et on leuv avait offert one sorte de compensation dérisoire.Aujourd\u2019hui les éhoses sont changées, et le gou- vernement Borden entend rendre justice à qui justice est due, même s\u2019il s\u2019agit de sauvages.Si Ton trouvo que dans l\u2019intérêt de la civilisation il est opportun de mottre à contribution des réserves sauvages, les chefs des tribus seront consultés, on s\u2019entendra sur le chiffre et le modo d'indemnité, puis do nouvelles réserves seront fournies.C\u2019est là le sentiment de justice et d\u2019équité qui anime l'administration Borden.L\u2019ILLUSION DE SlR WlLFRID A l\u2019assemblée de Saint Glet, Sir Wilfrid Laurier et son zélé nontenant, L\u2019hon.Bodolpho Lemieux, ont rôveiilé la question de réciprocité.Le chef du parti libéral persiste à croire que nos voisins sont disposés à accueillir la réciprocité avec une joio invincible, pendant qu'il no veut pas ho rendre couipto do co quo la fiction qui serait disposée à l\u2019accepter chez nous est blou insignifiante «n point do vue du nombre.Sir Wilfrid oublie quo les chefs des trois grands partis politiques aux Etats-Unis uo veuleut pas do la réciprocité.Le président Th ft y est opposé, de même que le colonel Roosevelt.Il en est de môme do Woodrow Wilson, lo chef des démocrates, qui déclare que la réciprocité est une chose impossible.Sir Wilfrid y tient quand même ; o\u2019est sa marotte, c\u2019est sa lubie, et ii compte pour la populariser sur la population libérale de la province do Québec.I! sait bien pourtant que Sir Lomer Gonin a dû répudier l\u2019idée de la réciprocité, afiu de ne pas compromettre la possibilité d\u2019une réélection.Et la majorité dans Québ'O ne veut pas de la réci précité, et pourtaut Sir Wilfrid persiste à vouloir la leur faire avaler.L«s lieutenants du vieux chef sont d\u2019avis qu\u2019il ne fiut pas dissiper one de ses illusions, mais bien plutôt le laisser heureux avec sou «êve chéri.M.EUE La campagne cio Montreal On \"nous saura gré do détacher dph \" Pages d'Amérique 99 dans la Revue des Deux Mondes du 1er septembre, ce tableau do la campagne de Montréal.\u2014Je suis invité à déjeûoer chez un riche cultivateur du village de Salut Laurent, frère d\u2019un chanoine de la cathédrale.Et comme le chi-noine fait partlo do cette sorte île famille ecclésiastique, vicaires généraux, secrétaires, économes, que pré side l\u2019archevêque, mon très honoré et cher ami Mgr Bruchési, c\u2019est de l\u2019Archevêché que nous partons.Il est de bonne heure.L\u2019automobile qui est venue nous chercher appartient à un cultivateur, frôre auHsi du ohauoine et de mon hôte prochain.Nous paseous au pied de la montagne-parc, dans oo joli faubourg d\u2019Ontremont où sont bâties des villas, parmi des verdures caduques, en ce moment jeunes et fines.La ronte ne vaut pas les routes de France ; elle est seulement su fusante, mais nous n'avons pas fait trois milles hors do la ville, que noos nous trouvons en présence de l'obstacle le pins inattendu : une maison en voyage.Oui, une maison en bois, comme elles sont presque toutes à la campagne, de notable largeur, et composée ci'uu rez de-chanssée, d\u2019un premier étage et de doux mansardes.Elle a dû se mottre en marche à l\u2019anrore.Ello est solidement assise sur (les rouleaux ; les rouleaux peuvent tourner sur des madriers qu\u2019on a disposés sur lo chemin, l\u2019un à droite, l\u2019autre à gauche, comme des rails, et l\u2019énorme promeneuse est tirée par une chaîno, qui s\u2019enroule autour d\u2019un treuil, en avant, Qumfc an trenil, il a été plauté,\u2014pouvait-il l\u2019être mieux f\u2014droit au milieu de la couche de macadam, et nn bravo cheval, tranquillement, tourne au-tonr du pivot.Notre chauffeur n\u2019hésite pas j il donne on coup de volant à droite, fait sauter l\u2019automo bilo sur la banquette d\u2019herbe, coule dans un caniveau, remoute, salue le cheval résigné qui haie la maison, puis ii reprend la roule et file à bonne allure.La campagne est de sol léger, propre à la culture maraîchère.Je n\u2019aperçois pas une terre en friche, pas un buisson inutile.Mes compagnons me donnent quelques, détails sur Saint Laurent, dout nous approchons.__5 )0 feux, dont 150 abonnés an téléphone.\u2014A quoi sert lo téléphone, dans les fermes t \u2014Pour les affaires, donc ! Et on hiver, quand ou no peut pas sortir, on fait uu bout do causette par le fil.Oo qu\u2019on s\u2019amuse l\u2019hiver ! Cotte note, ootto allusion au plaisir do l\u2019hiver, voilà dix fols que je l\u2019entends, depuis lo peu de jours que jo vis au Canada.J\u2019apprends aussi que la spéoulatiou sur les terrains, qui détruit tout l\u2019ordre des valeurs ou abaissant le travail, se porte par tioulièrement sur cette région où nous sommes.Un nouveau chemiu de fer, le Grand Nord, va la travor ser.Les compagnies amérioaiues n\u2019aoqnièrent pas seulement, comme les nôtres, la largeur d\u2019un trait de plnmo sur le plan cadastral : elles achètent des domaines considérables, qu'elles revendront s\u2019il leur plaît.Presque toutes les Termes de la paroisse de Saint Laurent ont été cédées ainsi, depuis quelques Alois, soit nu Grand Nord, soit à dos compagnies financières.Tout autour de Montréal, d\u2019ailleurs, ce sont des centaines de familles qui se trouvent, volontairement, appauvries de leur maison et de lenr terre, et chargés d\u2019or.Des fermes de 50,000 frauos viennent d\u2019être payées 200,000 frs., d\u2019autres £00,000.La tradition rurale est ébranlée et la vocation des jeunes gens en grand péril.Je regarde les gnérets sablonneux où deuialu fieront bâties des usines.L\u2019automobile s\u2019engage dans un ohe-min transversal et médiocre, et s\u2019arrête devant une très jolie maison, construite en bois verni, et précédée d\u2019un petit pré clos.Tout le long de la clôturo blanche, des drapoaux aux couleurs françaises, d\u2019autres aux couleurs pontificales ont été plantes, et, ça et là, des banderoles portent écrit, eu lettres d\u2019or, le mot \"Blcn~ veuue\u201d.La façade dn cottage, les colonnes de la véranda qui tourne, selon la modo canadienne, autour do rez de chaussée surélevé, Bout décorées de drapeaux aussi et de guirlandes.Toute la famille est là grou pôe, le père et la mère, des frères et des sœurs, des fils et des filles.Oo me reçoit comme un parent qui aurait longtemps oublié de veuir en Amérique, et que l\u2019on fête, afin qu\u2019il se souvienne et qu\u2019il regrette sa négligence.Quelqu\u2019un m\u2019a dit hier, à Montréal, dans la rue : 11 Vous allez dîner chez M.Adélard Cousi ueau 1\u2014Ou!.\u2014C\u2019est un homme qui \" vaut un gros chiffre\".Il avait précisé.Mais ce n\u2019est pas notre manière do compter.La richesse est ici évidente : ii soffit, pour n\u2019en pas douter, de pénétrer daus le salon où l'on me fait asseoir, nais dans la salle à manger ornée de li »urs.Mais, eu voyant mon hôte robuste, aux yeux clairs, au visage hàlé, jo pense beaucoup moins à sa fortune qu\u2019à ce qu\u2019il \u201cvaut\" moralement, à son air d\u2019honnête homme, de brave hommej et encore de piounier qui a lutté.Il préside la table, autour de laquelle ont pris place des frères, des beaux-frères, des fils, des neveux ; les jeunoH femmes et les jeunes tilles servent les plats innombrables,changent les assiettes, et ne cessent d\u2019aller et de venir entre la salle et la onislne ; mais nou pas toutes, car, dans lo salon voisin, pendant le repas, nne voix fraîche chante des chansons et des romances.Les souvenirs me revienneut en foule, surtout ceux d*»s métairies de la Vendée, où les femmes, qui sont reiues, et reines incroyablement, d\u2019aprèé l\u2019nsage ancien mangent après les hommes.Nous causons aisément, et aaus chercher les mots, à cause des fraternités qui nous lieut, et du goût de la terre que nous avons corn oiuu.Puis jo vais visiter la ferme voisine, \u2022\u2022 la maison de Jasmin,\" qu\u2019on m\u2019a dit être du vrai type français, et pareille uux anciennes.Elle date de 1808.O\u2019est, en effet, en plus grand, nn logement de fermiers français.Hélas 1 le domaiue a été verniu.II va falloir quitter le sol défriché par les aïeux, voir détruire les plantations qui promettent et colles qui sont en plein remerciement.Le père me montre ses gro-selliers et ses pommiers.La mère, \u2014elle a en 17 enfauts,\u2014me présente donx jeunes gars, élancés, à l\u2019œil timide et brillant, et me dit, avec fierté: \"En voici deux, .monsieur, qui seront cultivateurs, ooinme nous.Ils no veulent rien autre chose.N'est-oe pas î \u2019\u2019 Et les enfants confirment de la tête, gravement, la parole maternelle.Noos remontons en voiture.L'an-tomobile achève de traverser la grande île snr laquelle est bâti Montréal.Je retrouve nn de ces p ysages fluviaux qni sont vraiment nue des caractéristiques de la nature américaine : oanx débordantes, îles et rivos boisées, terres à peino émergentes, solitude des forêts primitives, noyées dans les Heaves géants.Nous entrous alors dans la paroisse de Saint Eustaohe.Les cal ta res reparaissent, puis les bois.Nous avons pris one belle route qui coupe un bois non exploité.Et je no vonx pas dire que des bûcherons n\u2019y sout jamais venu couper un tronc (l\u2019arbre, tuais la main de l\u2019homme, la main ravageuse n\u2019a pas travaillé avec méthode.Les essences les pins diverses sont mêlées, et j\u2019admiro le vert toot jeune des épinettes, et ces thuyas échevelés, qn\u2019ou appelle cèdres au Oauada, et dont le bois n\u2019est jamais attaqué par la vermine.Le regard est vite arrêté, il ne fouille pas les profondeurs : mais il y a des clairières, aux deux bords de la roote, et j\u2019aperçois, an milien des arbres qui font le rond, des ûeors d\u2019une blancheur vive, que je ue cou-o iis pas.\"O\u2019est le lys des bois,\u2019\u2019 me dit un de mes oompaguous.Je descends, et, marchant snr la très épaisse mousse, toute gonflée d\u2019eau, j\u2019approche du massif sauvage.Non, je n\u2019ai jamais vu ces trois pétales charnus, pointus, d\u2019un blaoo parfait, ouverts à l\u2019extrémité d\u2019une tige fine I et haute d\u2019an pied.Je oueille uue gerbe do ces premières annonciatrices du printemps canadien.Nous repartons.L«»h terres de labonr noos rendent l\u2019horizon.Un p»*n de temps, nous suivons un vallon enoaissé, fait en corbeille loitgu», et plein d'arbres qui ne dépassent les bords que du sommet do lou s frondaisons, et, quand nous sortons de là, nous soin, mes dovant une ferme de bolle apparence, qui a nos étables à droite et, à gaucho, ses hangars.\u2014Je vous présente M.Philias Barbe.Je vols veuir à moi un homme enoore jeune, maigre, roux de cheveux, qnl mo tend la main.Une chose m\u2019étonne.Il ignorait, il y a une minute, qu\u2019il doit recevoir une visite» ; nous sommes à la fin de la semai ue : et cependant il est rasé avec soin, il porte une chemise blanche et un complet de drap noir avec lequel il pourrait faire son tour de ville.Je ne tarde pas à avoir l'explication.Nous montons l\u2019escalier qui conduit à la salle de réception, bien oruée aussi, do tapis, de fauteuils, de rideaux et de gravures.Ou m\u2019a raconté, en chemin, que M.Philias Barbe, qui possède, par héritage, un domaine de deux cents arpents, en a acheté un Second, de même étendue, dans le voisinage immédiat, pour établir son fils ainé.Il est propriétaire, il est riche, la plupart des agriculteurs canadiens le sont, du moins ceux qui possèdent la vieille terre patrimoniale : mais cela ue m\u2019explique pas la barbe fraîche, un samedi à quatre heures, alors qu\u2019il est de tradition lointaine, dans nos campagnes, de passer ch* z le barbier le dimanche matin, avant la grand\u2019-messe.Au moment où nous entions daus le salon de la ferme,\u2014aucun autre mot n\u2019est exact,\u2014 deux grandes jeunes filles travaillent à des ouvrages de couture.L'uuo est- eu corsage blanc, l\u2019autre en corsage rose.Je détint h le en riant si les fermières canadiennes s\u2019habillent ainsi poor faire le ménage.\u2014Nou, bien sûr, répond Puînée : mais, le samedi après midi, c'eut 1 habitude que les pères, les mères et les jeunes filles fassent uu biiu de toilette.\u2014Ht qui aebèv*» l\u2019ouvrage t \u2014L\u2018*b garçons.Vous n\u2019avez qu'à voir mes frères.En effet, uu jenno homme entre, décidé et domine intelligente,comme ie père.Il est en habita de travail.La mère a dix eufauts, cinq filles et cinq fils.Deux des filles sont religieuses.Les fils fout valoir lo do maine, et il n\u2019y a pas besoin de valets do ferme, uon 1 bien que l\u2019ouvrage no chôme pas.Il faut dos spécialistes chez maître Philias Barbe.Tout lu lait des vaches doit ôtro expédié à la beurrerie.Et, pas de retards !.B«au temps ou mau- vais temps, ou est toujours pressé.La grande culture, à elle seule, occuperait bien six hommes qnl n\u2019auraient qu\u2019une demi bonne humeur au travail ; mais le père a entrepris de cultiver les fralsos, les tomates, et autres bricoles, et tout doit arriver frais au marché de Montréal, à plus do sept lieaes d\u2019ici 1 Nous allons, entre hommes, visiter les terres.Elles sout jolies, plaisantes à l\u2019œil, et fines de grain.Ce u\u2019est plus tout à fait la plaine, mais nne lente montée, qui fait voir toute la moisson au soleil, dès l\u2019anrore, et an maître également.La meilleure partie est labourée.Mais au sommet do la vague, loin de nous, et dans le bleu déjà dos brumes d\u2019horizon, il y a des bois.\u2014A qui sont-ils t \u2014Ils sont à moi.Mais oeox de d roi to sont à l'aîué.J\u2019ai pris congé de toute la famille rangée devant le nsrron do la ferme.La mère m\u2019a off rt un verro de \"ohartreuse\", qu\u2019elle avait faite avec dos herbes puissantes.Et jo suis parti, regardant derrière moi, tant que j\u2019ai pu apercevoir la maison ot les gens.M.BiZln termine ainsi son étnde sur le Canada français : 81 on mo demandait, quello est mon opiuion sur les Canadiens-Français en général, je me réfuso n\u2019ayant pas eu lo temps d\u2019étudier chacun des groupes humains dout le peuple est composé.Mais si on limitait la questiou à la population rurale, d\u2019origiuo français», de la province de Québec, jo u\u2019hésiterals plus.D\u2019autres out célébré ot préféré l\u2019audace du oulon américain, ou la méthode de l\u2019Ecossais, ou la pationco de l\u2019Allemand.Mais, si l\u2019on juge à la fois les trois élémeuts qui fout Phomuio do labour, la famille, l'àme, le goût du métier, le Canadieu-Français n\u2019a pas do rival.On pourrait lui en trouver pour lo métier : il n\u2019eu a pas pour l\u2019Âme.On la sont enveloppée, meuacée, uttaquéo déjà par plusieurs enuemis, la richesse, l\u2019alcool, la politique, la mortelle Révolution.Mais, si elle résiste, quelle grande nutiou, bientôt, ello auimera.René Bazin.Conscil-dc-Villc Séance du 27 septembrè 1912 \u2014Vous trouverez uu assortiment do Rugs, Tapis et Prôlarts, maintenant au complot chez Eug.U Dé-sautels ainsi qu\u2019on assortiment complet de papier peint et de oouleurs et desseins les plus nouveaux, juo Procès verbal de la séance régulière du Conseil Municipal do la Cité de St-Hyacintho, tenue vendredi le vingt-sept septembre, mil neuf cont dot zo, aux lieu et heure ordluaites.Sont présents Messieurs leséchevins Dussault, Bourboan, Payai), Messier, Marchosseault, Marin et Côté.M.Marin, appnyé par M.B>ur-boau, propose que PAchevln Dussault préside cette assemblée du Conseil, vu l'absence de son II urneur lo Mal-re Payait et do Monsieur lo proiuaire, l\u2019écho vin Jacques.M.PérilavId Dussault prend alors lo fauteuil piésidontiol.Le procès verbal de la dernière séance oHt J ii et approuvé.L\u2019avis relativement au règlement annexant à la Cité une lisière do la farine du Séminaire, est coutiuué à la proclr.d ne séance.Suivaut l\u2019avis donné à la séance du treize septembre courant, M.Bour-beau propose l\u2019adoption du règlement suivant : Ia*h règlements municipaux Nos 109 et- 115, fixant les taux do l\u2019eau, sont amendés par lo pré*«*ut règlement No 140, en ajoutant à la section 4, le paragraphe suivant* \u2019\u2019 L« H Dames de La Présentation, Ecole Normale, $200.M.Marin second** ootte motion et elle est adoptée à Pu uauiuiité.M.Bourheati, appuyé par M.Messier, propose que le greffier soit, auto risé à demander des soumissions pour le peinturage de l\u2019intérieur de l\u2019aqueduc.Ces soumissions devant être produites au hureuti du grefli ir.pour vendredi, le quatre octobre, mil neuf cent douze à quatre heures de l\u2019après-midi.La Cité de St-IIy iclnthe, ne s\u2019engage pas à accepter la plus bass#» ni aucune des soumissions.Adopté.Lecture estdonnéo de deux lettres relativement à l\u2019appareil île chauffage le la manufacture Grot lié, dont d'une de MM.L.O.G rot hé ot Cio.à la date du 21 sept, courant et l\u2019autre de M.Lorange date du 21 sept, courant.M.Marin, secondé par M.Messier propose que les suggestions faites par M.II, Lorange, entrepreneur d\u2019appareil de chauff ige de la manufacture Grot hé par sou éorlt du 21 sept, courant, soient acceptées par oe Conseil et que les plans du dit upp* reil du chiuff.ige soient amendés en oooséquaooe, vn le consentement à oe changement donné par M.M.L.O.\tQrothéet Cle.par leur dite lettre du 24 sept, courant et vu les garanties d o nuées par M.II.Lorange, sous-dit éci it du 21 sept, courant.La présente motion ne doit cependant avoir effet que si le changement est approuvé par M.l\u2019architecte Chs.Chaussé.Adopté.Leoturo est donnée d'nne lettre de rerueroiern^nts de la Boot & Shœ Workers Union.D «potée aux archives.Leoturo est donnée des comptes suivants : Grand Trono Ole.\t$ 25.20 Chs.G.Racicot\t5.72 Hector Lorange\t208.69 V.RftOiue et Al.\t21.45 Adolphe Baron\t8.50 Oot.Morin\t2.35 H.I^orange\t55.13 A.Messier\t12\t50 J.B.St-Pierre\t4.40 A.Chagnou et Al.\t141.84 V.B.Sicotte\t50.00 i\\ A.Foisy ot Al.\t80.85 P.\tP.Gation\t29.50 Auguste Bru nolle\t4.00 M.Laogeviu ot Al.\t5.85 A.Messier\t50.00 II.Douville et Al.\t109\t4i Siméon Mail hot\t30.00 Mo Coll Bros.\t45\t30 Cau Gon Electric & Oio.\t2.80 Emile Chagnon\t50.UO Ii est décidé par résolution unanime de ratifier le paiement des comptes déjà acquittés et d\u2019affeotuor lo paieuieut des autres.Et le conseil s\u2019ajourne à vendredi prochain, le quatre octobre proch tiu, aux lieu et heure ordinaires.Il DIFFUSION DESJONNES LECTURES Telle est l\u2019inteutiou générale que lo Souverain Pontife renom mande à tous les membres de l\u2019Apostolat de la prière pour lo mois d\u2019octobre.Les bonnes lectures sont des semences de bonnes actions ; les mauvaises, préparent à tons les crimes.L'homme do bieu a donc nn doubie devoir à remplir à cet égard : cului d\u2019abord de ue se nourrir lui-même que de bouues lectures, et ensuite celui de les propager autour de soi.La propagande de la bonne presse (journaux, livres ou revues) tel est l\u2019important devoir, trop souvent méconnu, que le Souverain Pontife rappelle à tous les fidèles.U\u2019est uu devoir réel et grave qui incombe à tous les catholiques, prêtres et lai ques, uq devoir de conscience dout la gravité se proportionne à l\u2019infiu-euce dont chucuu peut disposer.Eit-oe qu\u2019ou la comprend toujours f Est-oe que chacun, par exemple, s\u2019efforce avec persévérance à faire pénétror nn bon journal dans chaque famille »»n y consacraut son temps, son dévouement et an besoin sou argent T Estoc qno chaque fa-millo se fait nn devoir do couselonoo do recevoir des bons journaux, do ne recevoir que ceux-là, ot d\u2019on payer l\u2019nbonnement ! Il faut bien avouer que si les Irons met talent au moins autant do zèle à répandre la vérité que les méchants en mettent à répandre l\u2019errenr, lo mal ne forait point partout tant do progrès A part nne belle et vaillante ml* norité qni a eu l'intuition et le courage du devoir, la majorité des fidèles et même du clergé, il faut l\u2019avonor, u\u2019a pas compris le rôlo prépondérant que joue la presse dans nos destinées religieuses et sociales, ot les obligations qui découlent de ce fait.Dans la hiérarchie de nos œavros il faut donner la première piano aux œuvres tie presse.Pourquoi f (J\u2019est que, toutes les autres œuvres s'nné-hilieront ou se stériliseront par l\u2019effet des mauvais journaux.Aujourd\u2019hui, tout le monde sait lire ou à peu près, et tous dit Léon XIII, \u201c sont animés d\u2019une avidité insatiable de lire.\" Voilà le fait.Il en est qui lo oon-testeut encore, mais l\u2019expérience lions prouve qne la plupart de ces optimistes sont dans l\u2019illusion.Dr, si tout le momie, hommes, fournies, enfants lisent, et lisont la mauvaise presse, qu\u2019arrivera t-il de toutes les œuvres (pie la nécessité, la tra lit ion ou les eirconstaiioes ont mises au premier rang ! Que que rang que vous donniez théoriquement à l\u2019œuvre de la bonne presse, pratiquement auonno antre no vaudra ou u\u2019uura dVffVts durables ot étendus si voua négligez celle là.f.e Patriote de l'Ouest.TIENNENT LES ENFANTS EN SANTE DURANT LA SAISON DES CHALEURS Toute mère sait coinbiou la saison des mois chauds de l\u2019été est fatale pour les petits enfants.Le choléra infant!m, la diarihée, la dysenterie et les maux d\u2019uitoruao sont des maladies communes à ootto époque et hou vent, après quelques heures do maladie, une jouuu existence est fauchée.Li mère qui garde los Tablettes Baby\u2019s Own à la maison se sent en sûroté.L\u2019emploi opportun do com tab ettes empêchant les dérangements de l\u2019ostoiuao et des intestins, ou si la maladio éclate soudainement \u2014 comme ce'a arrive généralement, \u2014 les T ib let tes rétabliront sûrement l\u2019enfant.Los Tablettes sout ou v«nteohoz touH les marchands de remèdes ou par la poste à 25o la boîte de la Dr Williams Medicine Oo., Brockville, Ont.Culture des petits fruits SI tant de gens adonnés à la oulta-re des petits fruits, n\u2019arriveut même pas à ou pro Iniro pour leur propre image, c\u2019est par suite do o«fcto idée fausse qu\u2019il faut trop de temps pour prendre soin dn jardin.Toile est l\u2019opinion exprimée par M.W.T.Macoun, horticulteur du Dominion, dans une étude dont il u donné loo-ture au comité d\u2019agriculture ot de sylviculture du Sénat.Oette étnde formant une brochure de 35 pages traite à fond, dans lo langage lo pins simple, de la cnlturo des petits fruits.Il y est question des fraises, framboises, mûres, groseilles, ot (les differentes sortes do gadolles (groseilles à grappe) et cassis.Outre dos instructions complètes sur la façon de plantor et cultiver, l\u2019auteur y donne des observations sur les mérites relatifs dos variétés.Otto brochure contient nu tableau intéressant sur la coût de production et les rendements d\u2019uu acre le fralsos.En supposant un prix de vente de cinq cents par boîte, ello fait voir un profit net.de qnatre-vingt quatro dollars.Une seotion «\u2022Ht cousacrée à la préparation et à l\u2019application des insecticides et fongicides utiles à la production des fruits.Avoo cotte étude pour les diriger, il n\u2019y a pas do raison poor que tous les cultivateurs no oultiv«nt pas un jardin à petits fruits.fII u été tiré de cette brochuro uo nombre considérable d\u2019exemplaires, qui seront distribués gratuitement, sur demande adressée au bureau des publications du ministère fédéral MoiiffrulM, douleur» do dos, de tête, doult-ur» Internes, enflure «b-w Jam-N*s et, avec coin, Irré^uliii-ltés.Ma mèn\\ ajirè» m\u2019avoir fait cttsayer une foule de remèdes, in4apporta enfin des 1 *11 u les Houses qui nie firent du bien «!è» les première» boites.Ma santé H\u2019améIlorn ensuite chaqn-Jour et l\u2019appétit aidant.Je pris de l'embonpoint et acquis tant de fortes, qu\u2019uu bout de troi* mois.Je coinmeuçjii A Lrnvaille.r uu moulin.Tout alla très bien ensuite.Mme Hrm-Nt Poulin, 7 luikevlotv Ave, Lowell, Mush.Mlle LAPKA MOQUIN.Je n\u2019étnls pas déjà très robuste et le travail assidu auquel Je nie livrais depuis quelque temps avait tellement i»ris de nies forces que Je craignais d'avoir à laisser ma position.De plu».Je souffrais constamment du mal de tête, de douleurs clans le dos et entre les épaules, lorsque Je commençai A prendre 1rs Pilules Ronges, Je me sentis tout do suite ranimée; mou mal do tète diminua et J\u2019étais moins fatiguée, phw alerte et pins vive.iKrpuis un an J'ai pris de ces pilules presque continuel 1 cnn eut; elles soutienrnt mes forces et me permettent de continuer on travail que Je ne pourrais faire sans cela.\u2014Mlle I--suolics, uno petite toux \u2014 qui est souvent, sinon toujours, lo premier indice de la consomption \u2014 sont toujours accompagnés de la fai-blesso du sang.Femmes et jeunes filles, surveillez avec soin votre santé, c\u2019est un trésor pour vous que vous ne pouvez tiop apprécier.Le travail que vous avez ù fairo est souvent au-dessus do vos forces.Il faut aider votro constitution et votre sang en leur donnant le rcmèdo par excellence.Les Pilules Rouges augmenteront votro appétit, aideront votre digestion, développeront vos muscles et vous donneront la force de fairo votro ouvrage sans trop de fatigue.Elles ont aidé tin grand nombre de jeunes filles, et nous no saunons trop vous conseiller, si votro figure P AI it, si vous devenez irrégulière, si vous souffrez du mai de tête, du manque d\u2019appétit, do fairo usage do ce rcmèdo qui a obtenu des guérisons merveilleuses.Les femmes et jeune» filles faibles et pâles sont certaines de recouvrer la santé en se servant des Pilules Rouges; nous no leur en demandons qu'un essai hon-ncio et confiant.Les Pilules Rouges ont guéri et guériront les cas les plus obstinés d\u2019anémie, do faiblesse sous toutes ses formes.Il faut toujours naturelles ment proportionner la durée du traitement A la longueur do la maladie et ce serait folio d\u2019abandonner un remède ou bout de quelques jours parco qu'on n\u2019aperçoit pas uno amélioration bien marquée.Si l\u2019on réfléchit un peu, l\u2019on comprend facilement qu'un traitement d'une ou deux semaines ne peut enrayer des maladies qui, depuis des mois et des années, minent la constitution.Mme DAVID KKLANGKR Depuis trots am.J'étais attotata de faJblt*ssr générale, J'avuis trta mauvaise mine, J\u2019étais p&ta, a valu lrss yeux cerné».J'avais presque complètement perdu l'appétit, mao-grals peu ci digérais très* malj au», si mes foivea dlminuaknUeUr» chaque Jour.J'avais le saug pao~ vit* et cela se reran naissait facile, nient à l\u2019épuisement que J'éproo-vais au moindre travaiL J'ai n ¦ «V r* r-n _ i y « -J sensations de po-santeur dans le t t r y* bas de» Intestins, -') sV'Wlf!' mal dan» le l\u2019organisme fé-in! .In.De» fermno» résidant dans pr» vio* toutes les villas c*t village» \u2022!« Etats-Unis apportent volontaire ment des témoignage» de la mer-ertu du Composé Végétal de Lydia E.Plnkham.Si vous doutez le moindrement quo Composé Véqétal de Lydia E.Pirkhnm puisse vous soulager, écrivez à Lydia E.Pinkham Medicine Co.(confidentiellement) à Lynn, Mass., pour avoir des conseils.C'est une femme qui ouvrira, lira et répondra à votre lettre, et la gardera stricte-*\u2014»*n t s.-r.rè te.je veux signaler mon retour en délivrant mon peuple du fléau qui l'acca* b le depuis si longtcmpt déjà.Dieu, qui m\u2019inspire de marcher pour punir ce monstre, me fait espérer que son secours m\u2019aidera dans cette entreprise.\u2014Va donc en paix, jeune homme, répondit le vieillard, et que Dieu te pfOfège ! \u201d On apercevait un petit sentier sablonneux entre le cours des fleuves et le marais formé du limon de leurs eaux débordées.Là, s\u2019élevait la demeure solitaire du géant Orphite ; c\u2019est ainsi, en effet, que se nommait le monstre.Les murs de la caverne étalent entièrement recouverts d\u2019os humains et de tête décharnées.Le géant veillait, à l\u2019affût sur sa porte ; il sentit une vive joie en voyant s\u2019approches une victime qui allait bientôt tomber dans ses filets, car il était affamé depuis plusieurs jours.Mais, quand il l\u2019eut aperçu, Andronique porta à ses lèvres le cor merveilleux que lui avait donné la fée, et souffla avec force : un bruit terrible, fantastique, déchira les airs.Le géant recule d\u2019horreur et d\u2019épouvante.Adroni* que continue à sonner.Le géant fuit, plus effrayé que jamais : la peur trouble ses yeux, et ne pouvant plus se diriger, il va de lui-même se jeter dans ses propres filets, dont les mailles d\u2019airain l\u2019emprisonnent étroitement.Andronique descendit de cheval.Tirant son épée, il se précipita sur le géant qui demeurait sans mouvement et sans défense, et, du fil de son épée, il lui trancha la tête.Mais à sa grande surprise, le géant Orphite se baissa avec tranquillité, ramassa dans les mailles de son fi'et sa tète encore sanglante et la rattacha à son corps aussi facilement que s\u2019il eut loint deux morceaux de cire.Plusieurs fois, Andronique trancha la tête du monstre ; mais toujours la tête reprenait sa place sur le tronc, grima çant avec mépris.Désespérant de le vaincre, Andronique attacha les bras du géant sur son dos avec une chaîne, le fit alor$ lever, l'enchaîna à la queue de son cheval et poursuivit sa route.Tout en chevauchant, il réfléchissait à la forcé singulière du monstre qu\u2019il n\u2019avait pu tuer, quand il eut l\u2019idée d\u2019ouvrir le livre merveilleux, dont la fée lai avait fait présent, et d\u2019y chercher le secret de cette force.N A la dixième page, il lut que la vie du géant Orphite était attachée à sa chevelure épaisse,qu\u2019il suffisait de tran-* cher pour rompre du môme coup le fil de cette vie redoutable; % Andronique se promit bien de trancher à la fois la tête du géant et la chevelure fatale d\u2019ou dépendait sa vie.Déjcà U nuit venait, quand il mit pied à terre sur une plage déserte, au bord de la mer.Il détacha le monstre, qui se tordait de rage dans ses liens, et s\u2019élançant encore une fois sur lui, avec son epée il fit rouler sa tête sur le sable.Alors Andronique se saisit de cette tète et sauta légèrement sur son cheval, qui, déployant son indomptable vitesse, le porta en un instant fort loin du lieu du combat.Cependant le géant Orphite cherchait sa tète dans la poussière pour la replacer sur ses épaules, comme il l\u2019avait fait jusque-\u2019à.Ses main* fouillaient avec anxiété le sable rougi par le sàng ; mais ses doigts ne rencontraient que les graviers polis et les herbes hunides du rivages* Dans le lointain, on entendait le bruit du che- val d'Andronique qui s\u2019éloignait au galop.Alors le géant s'élança à sa poursuite, faisant d\u2019énormes enjambées.Mais la course de son cheval avait donne une grande avance à Andronique, et quand il entendit derrière lui les bonds du géant il eut le temps de saisir son épée, dont le fil était fort tranchant.Tenant cette vilaine tête d\u2019une main par le nez, il la tondit très exactement de tous côtés.A l\u2019instant, le visage du géant Orphite se revêtit d\u2019une pâleur livide ; ses yeux devinrent hagards, 3a bouche béante fie une horrible grimace : et, pendant que cette tête donnait ainsi tous les signes de la mort, Andronique entendit derrière lui la chute lourde d\u2019un corps énorme qui s\u2019abattait inanimé sur le sable.S'étant retourné, Andfôfiiqiie vit le cadavre du géant qui gisait à terre, et tout autour, un vol sinistre de corbeaux s\u2019attardait.Andronique se dressa sur ses étri ers, et voici que là-bas» au loin, devant lui, la cité d\u2019Arzilla, sa patrie, surgissait, flamboyant dans les rayons du soleil couchant.Ainsi mourut le géant Orphite* No» dent» «ont très belles, naturelle*.K»iantte*.# INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN Infirj 1*4 ltï2 Kue Snlnt-Denlo.Montréal.Il LUTTE «UH \u2014o\u2014 TABLE DES MATIERES I.\u2014Pourquoi ces articles, IL\u2014 Boissons : poisons.III.\u2014L\u2019alcoolisme.IV.\u2014L\u2019ignorance criminelle.V.\u2014Le préjugé.VI.\u2014Le préjugé (ani to).VII.-L\u2019hérédité.VIII.\u2014La Fée Verte, IX.\u2014La lutte privée.X.\u2014La lutte suoiale.\u2014Lo rôle de la femme.Appeudfce : Analyse des alcools.Notes diverses et chiffres.Un volume de 2UU pages, relié en percaline.Envoi par la poste sur réception de 30c.\u2014 Adressez; lfcév.P, O.Doyen O.P.St-IIyaointhe, P.Q.PRIX REDUIT8 POUR LA COTE DU PACIFIQUE En vfgnenr dn 25 septembre au 10 octobre ioolnsivomeut.Taux d\u2019un billot simple de don xlème classe de colon, de Bt-Hyaoin the, via Chicago, à NeiHon, Vanoonver, Victoria, Westminster, O.A., ; Seatfclo, $53.60 3pokaoe, Tacoma, Wash., Portland, Ore.8an Franoisoo, Los Angeles, Ban Diego, Cal., ; Mexico $54.45 City, Mex.Taux réduits pour plusieurs an* très endroits.WAGONS-LITS POUR TOURISTES Quittent Montréal pour Chicago, les lundi», mercredis, vendredis à 10.30 p.m.TAUX DETE POUR TOURISTES DE ST HYACINTHE AE^AR^J|JR0Ü PACIFIQUE En vigueur tous les jours jusqu\u2019au 30\tseptembre, ino.f limite de retour 31\toctobre 1912 ; privilèges d\u2019arréta en route.Vancouvor, Victoria, 8cat- *1nA tie, Portlandtietc.*100.50 San Fraboiscô, Los Angeles, Ban Diego, via Chicago et lignes directes, dans les deux directions.San Franoisoo, via Portland, Ore., dans une direo- $115 50 tion.Train Spécial du Dtrnancho Un train spécial entre Montréal '] et St-Hyaointhe arrêtant à tontes les1 stations intermédiaires dans chaque | direction partira tons les dimanches jusqu\u2019à avis contraire.Allant : Partira de Montréal I2.-I0 P.M.devenant; Qaittera 8t- Hyacinthe 8.Ou P.M.Nouveau Train et Service Amélioré du Grand Tronc Pacifique Le Qfand Trono Pacifique est la ligne la plus courte et la plus rapide entre Winnipeg, Saskatoon, Edmonton.Lumière électrique, chars dortoirs et ebareàdiner avec un paysage pi ttoreèqae et on trajet à travors les villes lue pins prospères de tout l\u2019Onest Canadien.Des billets directs aveo droits aux chars dortoirs sont vendus par tout les agents dn Graud Tronc.Les trains sont maintenant en opération de' Winnipeg à Bégi«ui, Yorkton et Oaoora Bask aussi à Ca-inefose, Mirtor, Edeod, Hintou Jasper et ^itzhinlig.m.\u2014 CHASSEURS ! 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