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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 31 octobre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1913-10-31, Collections de BAnQ.

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[" 61 ü Année SSo 2749 SERIE COMPLETE Octobre 1913 No 34 VENDREDI, 31 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.U surfis?ds Mul-Hvacintk St Hyacinthe, 31 Octobre 1913, A la Mémoire Ai SalaDerry Dimanche dernier, 2G octobre 1913, était le centenaire de la victoire canadienne remportée à Cha-teauguay par lo Colonel de Salaber-rv Hur une armée américaine de 9 8000 soldats commandée par le général Hampton.L'Association St-Jean Baptiste do Montréal avait décidé une manifestation devant le monument érigé à quelques pas du vieux fort Je Chambîy, à la mémoire du vaillant Colonel.Ma heureusement un temps atroce, et des chemins imposables ont empoché la foule de ho rendre ;\\ cette manifestation.Quatre ou cinq cents personnes s\u2019y trouvaient cependant.La famille du héros do Chatoauguay était représentée là par M.René do Saîaborry, du Ministère do la justice, à Ottawa, petit fils, Mllo Hermine de Saîaborry, petite-fille, Mllo Pauline, fille du juge Archer, dont la femme est wéo de Sa'aberry (Thérèse), petite-fille ; M.llertel Laroque de Roquebrune, mari d\u2019une îles petites filles do Sala-berry ; MM.Ilorrel et Hervé, fils de M.Laroque de R >quebrune, Mlle Henriette, fille de M.Laroque de Roquebrune ; M.Jean de Sala-berry, arrière-petits-fils ; le colonel 0.f.de la Naudiore, descendant d\u2019un des c impngunus d\u2019armes de 6alaborry, M.l\u2019abbé O.ivier Moreau, P.S.S., un ami de la famille.Le Comité d\u2019organisation, M.Olivar Asselin en tête, déposa au pied du monument une couronne de fleurs au nom de la société St-Jean-Baptiste Des discours firent prononcés par l\u2019Abbé Laforce, curé de Chamhly, M.Olivar Asselin, M.J.O Dion, gardien «lu fort, M.John Boyd, publiciste, de Montréal, M.René de Saîaborry, M.\\V.D.Light-hall, M.P.E.Lamarche, député de Xicolet, M.Armand Lavergno, dé pu té de Montmugny.A la suite do ces discours l\u2019on se rendit au cimetière de Chamhly, où un Libéra fut chanté par la foule; on récita aussi les De Profundis, et Ma lame Hertel La Rocquo de Roquebrune, déposa bu nom do la brandie canadienne de la famille de De Saîaborry une eouronno do fleurs sur la pierre tombale.Les clairons du fiôèoio se firent entendre, et le curé Laforce s\u2019adressant à la foule et aux descendants do la famille tic Do Saîaborry promit «le conserver pieusement les restes du héros.M.René de Salaberry s\u2019avança :\\ son tour, et au nom des membres de sa famille reinercio lo curé do ses nobles promesses et lui dit tou to la reconnaissance de sa famille.L\u2019hymuo national canadien et le God Save the King, exécutés par la fanfare d\u2019écoliers terminèrent cotte cérémonie.Les G5o et 85e régimonts de Montréal avaient envoyé plusieurs représentants.L\u2019an prochain, l\u2019on se proposo do faire une grande démonstration sur le champ de bataille môme do Chateau guay.* cheveux : la rue Laframboiso est en plein u champ \u201d, sur une bonne partie de son parcours ; olio a cola do u rural \u201d, mais la rueBourdages est la ligne la plus directe pour atteindre la ville ; elle a été depuis la fondation do St-Hyacinthe l\u2019unique entrée à St Hyacinthe pour les paroisses au Nord-Ouest do la cité.Elle est le chemin le plus court, d\u2019un demi mille au moins, pour atteindre l\u2019Ecole do Laiterie ; été comme hiver, c\u2019est là qu\u2019on continuera à passer.Et que M.Bouchard di-o lo contraire ou non, l\u2019entretien do la rue Bourdages aura d\u2019ici à longtemps plus d\u2019importance (pie celui de la rue Laframboiso.C est une affirmation inexacte de dire que la rue Laframboiso raccourcit d\u2019un demi-mille pour aller au marché.La population établie sur la rue Bourdagea jusqu\u2019à la rue Héloïse a des intérêts plus considérables quo ceux do la rue Laf ram boise et an té rieurs à eux.Si la rue Board âges est raacada-misée jusqu\u2019aux limites delà ville, la cité ho trouve déchargée l\u2019un fardeau plus onéreux et d\u2019une obligation bien plus pressante que celle de macadamiser la rue Laframboiso.Ce sont ces raisons et uulles autres qui ont appuyé nous en sommes convaincus, la décision du Conseil do refuser l'offre qui a été faito.Si M.Bouchard persiste à donner la préférence à la rue Laframboiso contre les intérêts de la rue Bour-dagea, c\u2019est qu\u2019il est pi is intéressé à la rue Laframboise quoiqu\u2019il en dise.Si le Conseil se voit refuser l\u2019ap pui de M.Bouchard, qu\u2019il s\u2019adresse directement à Québec ; c\u2019est la voie tout indiquée ' un député no comprend pas mieux sou devoir évident.LOUIS VEUILLOT LK PUBLICISTE A PROPOj DE MACADAM Le Clairon do samedi dernier, cherche à excuBor la préférence que lo gouvernement sur l\u2019avis de M.Bouchard donne à la rue Latram-boieo, dans l\u2019oflro des deniers nécessaires pour macadamiser certaines rues.Sauf une, toutes les raisons apportées eu faveur do la ruo Lafrani-boise existent, avec plus do force mémo, en faveur do la ruo Bjur luges : et il on est d\u2019autres on faveur de cette dernière où l\u2019infériorité do la ruo Laframboiso ost manifeste.Au point do vuo 44 rural \u201d, M.Buuohard tire son argument par les Nos lecteurs liront avec intérêt ce qu\u2019écrivait Edouard Drumont, au lendemain de la mort du grand publiciste catholique, dont ou commémorera lo centenaire de naissance, dans quelques jours, eu France.Drumont caractérise bien l\u2019action exercé par Louis Veuillot, sur son temps, et le tournant créé par sa vigoureuse pUimosurlea forces ca-tholiquos françaises,\u2014 lo la passivité à l\u2019action intrépide.\u201c Adieu ! Dans ce beau partage des dons qui tout l\u2019artiste, je n\u2019ai reçu qu'un maigre lot.Tel qu\u2019il est pourtant, et môme sur l\u2019ingrat terrain où mon ingrat instrument s\u2019exerce, j\u2019ai plus d'une fois goûté la joie de l\u2019art.J\u2019ai senti quo je servais, j\u2019ai sentis que j\u2019aimais, j\u2019ai senti q ic j\u2019ouvrais des esprits et des cœurs et que j\u2019y laissais quelque choao do bon.Et dans d\u2019autres reucontres j\u2019ai senti que plus d\u2019un ennemi injuste et arrogant se rôtirait, emportant une rnarquo vengeresse.Et jo crois, en vérité, que je n'échangerais pas, contre les rentos les plus victorieuses, cotte pauvre plume qui ne m\u2019a pas toujours trahi.\u201d Ainsi écrivait, il y a quelques années, Louis Veuillot, avec la modos-tio digno et fièro qui lui était particulière, et voici qu\u2019après avoir, do-puis un long temps déjà, laissé tomber do sos doigts lassés cette plume qui tut si vaillante, il est outré pour toujours dans l\u2019éternel repos.Voici qu\u2019on peut graver sur la tombe qui vient do s\u2019ouvrir les vers qui terminent Cà et là : Une* z à mon côtd ma plum*, Sur mon cœur le Christ, mon orgueil ; Sous men pied* mettez ce volume, ht clouez eu paix le cercueil.Après la dernière prière, # Sur iun fort** plantez la croix ; ht «i l'o-i me .tonne une pinre, Gravez detain : \u201cJ\u2019ai cru, jo vois.\" J'esi ère en J fous.Sur la terre Je n\u2019ai pus rougi de sa loi : Au dernier jour, devant sou l\u2019èro, Il ne rougiia pas de moi.A plus d'une rspriso, comme les ymaigiera do gétiio du passé, qui se représentaient eux-mêmes dans uu coin do l\u2019église enrichie par eux de merveilles, \\ ouillot s\u2019ost peint lui-môme dans son œuvre.Il n\u2019a point cherché une do cos attitudes solennelles et théà.rales qu'affectionnent les grands hommes d\u2019aujourd hui, il n\u2019a point tracé de lui un de coa portraits do couventiou que l\u2019esprit de parti impose aux badauds en riant tout bas, il s\u2019est montré tel qu\u2019il fut toujours, respoctuoax pour tout co qui est vraimont grand, rail lour impitoyable pour tout co qui est vil, prétentieux et ridicule.Relisez oncore cetto page, qui semble résumer tout entier le grand Français qui vient do disparuîtro : 44 II y a deux races on ce monde, depuis Abel et Caïn ; doux races adverses ot ennemies : l\u2019uue qui est faite pour croire, pour respecter, pour aimer, pour adorer, pour porter humblement ot vaillamment les jougs du devoir ; l'autre, incrédule, haïsseuse, impie, qui blasphème ot qui raille, et qui no so soumot qu'à la force, pour laquelle elle se sent moins de haine que pour lo devoir ; au fond, révoltée contre la société, c'est-à-dire contre l\u2019homme autant que contre Dieu.Les livres nés do cette race ne m\u2019ont jamais plu ot ne peuvent me plaire, puisque j\u2019appartiens à l'autre.\u201cDans la raco dont je suis il y a des tributs militaires ; jo suis d\u2019une do ces tributs.Parce que tout mon sang frémit contre le mensonge, on m'a appelé révolutionnaire ; parce quo j\u2019ai refusé tout hommage aux idoles, on m\u2019a outrageusement corn paré au charlatan qui B\u2019est tait un talent et une renommée d\u2019aller par les rues et les places publiques hurler contre Dieu.Grâce à l\u2019éducation quo la société inflige aux eu fants du peuple, et que co malheureux et moi avons également reçue, j\u2019aurais pu sans doute devenir un révolutionnaire, mais pas comme lui.Nous ne sommes pas do moine race.Je n'aurais pas enfoui mon finie dans l\u2019imbécile stérilité du blasphème.Ou no fait que des esclaves parmi les peuples auxquels on ôto Dieu ; ce n\u2019eet pas là ce que jo me serais proposé, si ma raison avait fléchi devant les problèmes dont lo spectacle du monde l'obsédait.J\u2019aspirais à la liberté ot à la justice ; je n\u2019aurais pas cherché ces tilles du ciel dans la houe ; je n\u2019aurais* pas cru que D.eu me laissait lo soin d\u2019inventer la liberté et la justice.La foi catholique, en m\u2019en soignant que les nations sout gué-rissablee, m\u2019a préservé de la dangereuse folio de vouloir refaire l\u2019espèce humaine et du crime de la mépriser.\u201d Ce caractère énergique et forme, plus encore que le redoutable talent du polémiste, explique, en môme temps que les haines qu\u2019excita Veuillot, l'influence qu\u2019il exerça sur son temps.Jusqu'à lui, la religion était un peu cousidéréo comme un héritage qui 6e transmettait à certaines familles, pour lesquelles elle constituait une sorte de tenue, d\u2019habitude de fidélité respectable à des souvenirs, à des traditions qu'on acceptait sans discuter.On imaginait volontiers le prôtro et lo grand soigneur s\u2019appuyant l'un stir l\u2019autre pour disparaître dans un lointain poétique.Les Prudhoinmos prétondus libéraux, les Coquelets dout Veuillot a esquissé tant de fois la grotesque silhouette, les commis voyageurs malins, prenaient volontiers dos mines dédaigneuses bût ces questions ; ils parlaient avec une bienveillante pitié do ces superstitions surannées ; ils avaient dos indulgences adorables ot des haussements d\u2019épaules, d\u2019une bouffonnerie achevée.Avec sa v rve gauloise, sa belle humeur, son esprit toujours éveillé, Veuillot vint retouruer la situation, se déclara hautement bon chrétien, vrai chrétien comme nos pères l\u2019avaient été, et mit bientôt tou* les rieurs de boû côté.En ce pays de mode, d\u2019opinion, où les gens qui n\u2019out peur do rien : tremblent à l\u2019idée d\u2019ôtre ridicules, le bien moral produit par co franc luron, carré par la baao, spirituel coramo lo diable et pioux comme un saiLt, fut considérable.La persécution aidant, on ne voit plus le personnage crépusculaire et douteux du mousieur qui, dès qu\u2019on abordait ce sujet, disait : \u201cOortaino-ment.Cependant.cortainos croyances ont.du bou, si j\u2019ose m\u2019exprimer ainsi !.Je no serais pas éloiguéd\u2019admettre.\u201d On dit couramment maintenant: \u201cJo suis catholique, vous me plaignez ; vous ôtes franc maçon, jo vous plains : chacun son goût.Si vous ôtes de bonne compagnie, nous pourrons échanger quelques arguments : vous me parlerez sans doute de Torque-mado, et j\u2019aurai le plaisir do vous dire doux mots de Robespierre.Si vous ôtes mal élové, nous noua contenterons d\u2019échanger des injures.\u201d Pour moi, c\u2019est là l\u2019œuvre vraiment nouvelle et féconde de ce courageux soldat d\u2019une grande cause.D\u2019innombrables religieux ont pratiqué dans les cloîtres d\u2019admirables vertus, mais tout le monde ue regar- de pas dans los cloîtres.Le mérite de Veuillot fut de montrer à tous, do mettre eu plein forum parisien un chrétien vivant do la vie do tout le monde, ot en môme temps absolument lidèlo aux devoirs de l\u2019Église ; un ehrétion qui, de l\u2019aveu de tous, n'était ni un niais, ni un timide, ni un sot, ni un ambitieux, ni un intéressé, ni un hypocrite.Jamais homme ne tut mieux organisé pour uno somblablo tfiche.Le stylo des maîtres d\u2019autrefois soluble s\u2019etro transmis directement à l\u2019incomparable écrivain qui personnifie si noblomont le bou sens, los sentiments élevés, les croyances do la vieille France.Amis ou ennemis sont d\u2019accord pour reconnaître l\u2019originalité, la puissance, l\u2019éclat, la souplesse do ce talent tour à tour éloquent on comique, sublime ot familier.Louis Veuillot, c\u2019est tout à la fois Bossuet, Molière ot la Bruyère : il monte souvent aussi haut que le premier, il amu^o comme lo second, il portraiture comme lo troisième.A chaque pas on rencontre des tours charmants, dos bonnes fortunes d'expressions incroyables, dos surprises de phrases ravissantes, des traits mordants, des aperçus délicats et fins.Un mot suffit à Veuillot pour peindre, pour flageller, pour terrasser, pour attondrir, pour faire justice, dans uno raillerie, d\u2019une personnalité médiocre ou d\u2019un mau vais ouvrage.Il y a tola de ces portraits en dix lignes qui resteront aussi longtemps que certains caractères de la Bruère.Cette œuvre, d\u2019une variété infinie, touche à tout, aborde tous les sujets rajeunit toutes les questions.Nous voici dans le Parfum de Pome, sur la voie Appia, que suivaient les triom buteurs au temps où Rome conquérait le monde.La phrase alors s\u2019enveloppe de sérénité, et la mélancolique grandeur des ruines descend sur ccb pages majostueuBes, adressées par l\u2019auteur à ses fillos : \u201cAu delà des aqueducs, loin, loin, on voit des montagnes couvertes de verdure et do neige.Rien n\u2019est si grand.Jo vous en ferai voir quelques desseins ; malheureusement le Boleil n\u2019y sera pas.\u201cLo soleil n\u2019a point vieilli comme ces ouvrages des hommes.Il est aussi jeune ot aussi joyeux que quand il les a vus s\u2019élever.Il rit sur ces montagnes, sur ces neiges, sur ces herbes et fcur ces sépultures, et il y fait pousser des Heurs.\u201cJ\u2019ai pensé à vous parmi ces merveilles ; j\u2019ai prié pour vous.J\u2019ai demandé au bon Dieu de vous donner la jeunesse éternelle sous lo 80 loil do 6on éternité, et j\u2019ai cueilli pour vous cos violettes au pied du tombeau de Cécilia Métella.\u201d Ouvrez Us Odeurs de Paris, et lo boulevard moderne, avec son mouvement tumultueux, son atmosphère factice, son va-et-vient de multitudes, revit sous la plume do ce spectateur si merveilleusement habile à obaorvor et à décrire.Plue loin, Solesine apparaît telle qu\u2019était la vieille abbaye du onzième siècle, restaurée par dom Gué-ranger, alors que, avant les décrets, artistes et écrivains se donnaient rendez-vous là pour méditer et pour travailler.Lo uon dominant, chez Veuillot, est le don qu\u2019avaient nos pères do saisir tout do suite le ridicule ou la fourberie, do n\u2019ôtre point dupes des charlatans, des farceurs, des exploiteurs.Dans ce pays envahi par lo pathos, la déclamation, la fausse littérature exprimant des sentiments faux, il aime ce qui est vrai, Bain, net, ce qni a un goût de terroir ot un accout bien français.Son ennemi, c\u2019est l\u2019ennemi du pauvre peuple, le profoeseur de révolutions, l\u2019avocat verbeux qui pousse l\u2019ouvrier à l\u2019insurrection ot lo fait fusiller ensuite ; c\u2019est lo famélique de la veille devenu le jacobin nanti du lendemain.Qui n\u2019a eu l\u2019idée d\u2019aller relire VEsclave Vindex devant les ruines dos Tuileries î Ce dialogue fameux somble avoir aujourd'hui plus d\u2019actualité que jamais.44 VINDEX .«ma Tu me parais aujourd hui peu zélé pour les faubourgs.SPARTACUS Jo l\u2019avoue, cetto insurrection no me satisfait pas autaut que la dernière ; je l\u2019approuve surtout beaucoup moins que colle qui m\u2019a conduit ici.Fassent les dieux que do perfides conseillers n\u2019aient pas entraîné le peuple dans une sédition contraire à ses intérêts ! VINDEX Vraimont ?SPARTACUS Oui, j\u2019ai quelque peine à approuver cotte révolte.Que veut le pou pie î II a la République, il a le suffrage universel ; tout citoyen est admissible à tous les emplois.Je ne vois pas ce quo l\u2019on peut raisonnablement exiger oncore.VIÎfDHX J\u2019ai l'oroillo fino, tu lo sais.J\u2019on-tondais tout à l\u2019heure los discours que tiennent là-bas, sous la terrasse, les insurgés captifs.SPARTACUS Que disontils ?VIND1X Cob citoyens admissibles à tous les emplois bo plaignant de n\u2019ôtre pas admissibles à toutes los tables.SPARTACUS Ce sont dos cominuuistos, je m\u2019en doutais.VINDEX Et tu n\u2019es pas communiste, 8par-tacus ?SPARTACUS Moi ! j\u2019ai horreur do cetto secte impie.Je ne m'étonnerais môme pas que ses chefs fussent dirigés ot soldés par les coryphées de lu réaction\u201d.Veuillot n\u2019est ni Vindex ni Spar-tacus, ni l\u2019esclave vindicatif et haineux, ni lo gladiateur qui rôvo d\u2019être oppresseur à son tour.Cotte bolle finie est étrangère à cotte basse envie qui ronge depuis cent ans notre société.Cet etré do droite conscience a uno répulsion innée pour ces personnages obliques qui parlent uno langue qui n\u2019a plus non du simple et clair français de jadis.JJ Ole-loi de là que je m'y mette do tous ces parvenus qui, après avoir exproprié la noblesse, s\u2019efforcent de la singer sans en avoir les brillants côtés et l\u2019élégance aisée, n\u2019est point le fait de co prolétaire qui a si magnifiquement parlé do ses humbles parents.Rien n\u2019est superbe comme la façon dont cet homme du peuple, co mille aux largos épaules proud sous sa protection cetto aristocratie dégénérée qui no croit plus à elle-même : il semble voir quelques-uns de nos rudes paysans d\u2019autrefois élevant dans leurs bras quelque frôle patricien qui représente un principe, une idée, une tradition glorieuse.\u201cJo sens en moi, écrit Veuillot, une singulière pente ; singulière du moins on co tenus.J\u2019ai l\u2019esprit de roture, comme je voudrais quo les gentilshommes eussent l\u2019esprit de noblesse.Si jo pouvais rétablir la noblesse, je le fera s tout de suite, et jo no m\u2019en mettrais pas.Je voudrais travailler pour mon compte à rétablir la roture.\u201cEn vérité, j'ai joué un rôle do dupe, si jo n\u2019y regarde qu\u2019avec l\u2019œil do la raison humaine.J\u2019ai défendu le cipital sans avoir eu jamais un sou d\u2019économies, la propriété sans posséder un pouce do terrain, l'aristocratie et j\u2019ai à peine pu rencontrer deux aristocrates, la royauté dans un siècle qui n'a pas vu et ne verra pas un roi.J\u2019ai défendu tout cela par amour du peuple et de la liberté, ot je suis en possession d\u2019une réputation d'ennemi du peuple et de la liberté, qui me fera \u201clanterner\u201d à la première bonne occasion.Cependant ma pon-sée est droite et logique ; mais j\u2019ai trop cru au devoir et j\u2019en ai trop parlé.C\u2019est la seule chose qui rao console, quand je considère, hélas ! tout co (pie jo n\u2019ai pas fait.\u201d Co que nous saluous aujourd'hui dans la tombe, co n\u2019est donc pas seulement un grand écrivain, c\u2019est aussi u u grand plébéien ; c\u2019ost l\u2019imago du vrai pédplo, incarné dans co lutteur infatigable et dans co chrétien convaincu ; c\u2019est le digne fils do ces hommes qui ont été, eux aussi, aux croisa les, mais sans eu rapporter un titre ; le représentant de cette masse anonyme qui a tait la grandeur de la France.Paysans, ouvriers, ceux-là ont vécu, pondant des siècles, tranquilles, heureux, honnêtes, sur lo sillon natal o i dans les corporations d\u2019autrefois ; épée, plume, outil, ils tiennent tout, selon l\u2019occasion, de cette belle main ferme et robuste qui n\u2019a pas peur du travail ; ils ont donné à nos cathédrales des architectes comme Pierre do Montôroau, à nos champs de bataille des héros comme Stofllet ou Oathelineau, aux lettres des écrivains comme Louis Veuillot.Ed.Drumont.I DELA Ragot, comme l\u2019on sait.Il a fait ses études au Séminaire do cotte ville, il assistait au centenaire do l\u2019institution; un de hoh fils a été élève au Séminaire, et Bune doses jeunes filles est actuellement élève à La Présentation ; et il garde à St-Hyaciutho le plus vif attachement.Uno sœur du Lieutenant Gouverneur, a été aussi durant longtemps, 1 une des religieuses, de la communauté de la Présentation «le notre viHe, où ollo est décédée.La visite de Sir François Lango-lier à la Maison Mère des Daines do la Présentation présentait pour lui un intérêt d'affection tout particulier.C\u2019ost à tous ces liens que fait allusion une mugnifique a lresso présentée par les élèvüB du Pensionnat, et quo nous nous faisons à ce titro un devoir do reproduire.Les Dames Religieuses ont offert un dîner magnifique aux illustres visiteurs.Los élèves de l\u2019école ménagère do l\u2019institution s\u2019étaient fait un devoir, sur l\u2019invitation des dames religieuses, de préparer le menu.Outro Sir François et Ladv Lange-lier, étaient présents au dîner, l\u2019abbé Fontaine, principal le l\u2019Ecole Normale, l\u2019abbé Décolles, Supérijur du Séminaire, M.le Sénateur ut Madame Dossaulles, Mgr C.P.Ch muette, M.le Clianoine Senéoal, Madame Maurice St-Jacquos, l\u2019abbj François Langelier, chapelain de l\u2019institution.Dana B après midi, le Lieutenant-Gouverneur et Ladv Lan ue ier a lè-rent voir les élèves de la maison mère ot celles do l\u2019Ken\u2019e Normale* uirilië «n lu Wit»* Cité, «U St»Hyacinthr» A?GN NEMENi »>ar an, Canada et EtatA-l'ol».J/r , y t/vni .mtr au 1er et du M de ehiupu pu*» 7rulanv4i roinvntneée ne paie en entier (Suite Je la 1ère paye) officielle», atififli, cette fois encore, lunirp i.ouh privée» de l\u2019honneur de von» recevoir.Aujourd\u2019hui, grâce k Dieu ! l\u2019Alma Mater, comme autrefois une célèbre romaine vous présente, Moneiour le Gouverneur, duiiB la fraîche couronne do boa ado-lcacentc» ses joyaux, »e» trésor» ! c\u2019est à-dire hcr espérance» et les plu» cher» objet» de ho» nobles labaur».Xée d\u2019un Houflîe éminemment apostolique, la Présentation de Marie garde, sous lo doub o sceau de la simplicité chrétienne et d\u2019une foi pratique, lo programme, le programme inspiré de sa sainte fondatrice.Si la Vénérable Marie Rivier a mérité d\u2019etre appelée par Léon XIII lui-rnômo \u201c la plus noble lleur éclose gur le sol de Franco pendant le» fureurs de la Révolution \u201d ne «omble\u2014 t-il pa» qu'elle veuille continuer, par ses lilies, l'épanouissement do »on calice fécond, principalement sur la terre trois foi» bénie do notre cher Canada.Oui, Moneiour le Gouverneur, permettez qu\u2019en cette circonstance à jamais mémorable pour lo» élèves de la Présentation do Marie, noua élèvions la voix et proclamions bien haut notre dette de filiale et immortelle reconnaissance envers les Fille» de Marie Rivier 44 la Vénérable \u201d de Mèrj Saint Maurice, la fomrao pleine de majesté et de tendresse qui implanta »nr la terre d\u2019Amérique, le ) render rameau de l\u2019arbre vigoureux à l\u2019ombre duquel s\u2019abritent aujourd\u2019hui tant de nid» joyeux.Nous savons que l\u2019œuvro accompli»?pur la Présentation «le Marie,au Cumula, depuis soixnnto ans, vous est pa-ticulièremont chère, monsieur lo Gouverneur, car outre son triple cachet d\u2019umvre nationale, cat ho tique et éducatrice, elle a d\u2019intime» ut fortes nlIinitéB avec des affections et des souvenirs toujours vivants dan» votre cœur.Oui, si nous non» reportons k quelque seize ou vingt ans vers le passé, nous vous voyons, Monsieur le Gouverneur, franchir d\u2019un pas allègre et joyeux le seuil d\u2019un «lo nos vieux parloirs, et presser avec efhition la main d\u2019une sainte religieuse que vous nommiez 44 ma Snmr \u201d et «pii vous appelait 44 son Frère.\u201d En eflet, sou» son nom do Sœur Marie St-Paul, cette religieuse k Parue grande et loyale, au cœur doux et compatissant voilait la gloire d\u2019un nom que vous ne cessez < 1 ennoblir, monsieur lo Gouverneur, plus oncore par vos qualités personne! les, par vos vertus chrétiennes et sociales, «pie par les hautes distinctions qui n\u2019en sont que le couronnement naturel et comme la promesse anticipé» d\u2019uno récompense plus grande et plus digno.Honneur donc et respectueuse admiration k votre belle carrière, monsieur le Gouvernour ! Honneur k notre Canada bien aimé, puisque la gloire du Fils rejaillit sur le Père ; et reconnaissance émue de toute cette communauté pour la faveur insigne que lui apporte votre très honorable présence ! Et, ici, qu\u2019il nous soit permis do vous offrir, Moiisiour le Gouvernour, l\u2019expression bien particulière de notre respectueuse gratitude pour le don précieux de la magnifique médaille quo chaque année, Votre Excellence daigi e accorder aux élèves do cet Institut, et qui «lès lo début de notre année d\u2019études, devient pour nous l\u2019objet do la plus noble ambition.Honneur et actions de grfices k Lady Langelier pour l\u2019aimable condescendance qui la fait s\u2019incliner jusqu\u2019à nous dans sa gr/îco parfaite d\u2019amie vénérée «le notre jeunesse, ot surtout dans le charme indicible de son beau titre du 44 Mère \u201d, que nous sommes heureuses de saluer ici avec émotion tt respect, unies de cœur à celle que vous nous autorisez à ro garder comme notre compagne, et à chérir comme notre sœur,.Oui, une fois encore, merci à vous, Excellence, merci à vous, Lady Lange-lier ! Et quand vous aurez retrouvé, au somptueux foyer do Sponcor Wood, le calme et la paix qui favorisent le souvenir, daignent vos excellences donner encore une pensée bienveillante à l\u2019heureuse jvunesso do la Présentation do Mûrie do Saint-Hyacinthe qui enchâsse aujourd\u2019hui, dans l\u2019or sexagénaire do ses annales conventiues, une perle rare, un diamant de grund piix ! Les Jïlèves du Pensionnat de la Présentation de Marie; Saint-Hyacinthe.28 Oct.1913.MARCHESLAI TIERS Coopérative de Québec, séauce du 23 octobre.Beurre No 1 a été adjugé en baisse k 26£c.Aux storages\u2014réfrigérant»,\u2014il est acheté, f.o.b.aux fabriques, ce môme beurre à 2fie et le fromage à 12c.A Trois- Pistoles do Témiscouat», vente à la dernière séance de halle laitière, 300 b.do beurre à 2G 3-8 c.à MM.Emond et Côté, de Québec.A la vente précédente, lo prix était à 2G 7 8c.Halle laitière do Cowansville do samedi 25 octobre.Sur 12 beurre-ries présentant 525 b.4 ont vendu 147 b.le reste a été invendu.Sur trois achotours présenta, deux ont acquis 72 b.k 27 t-8c.et 75 1).à 27.Séance ajournée au samedi 8 novembre.La saison assez avancéo explique suffisamment la fermeture d\u2019un certain nombre de fabriques, et pour celles restées ouvertes, ie pou fabriqué et rnis on vente.Les vaches sont rentrées à l\u2019étable ot mises k la nourriture sèche.En outre il faut faire les provisions ménagères d'hiver.Puis les quelques cremes \u201d\t\u2019 \u2019 à la fabrication sont vomi lies au loin.Donc d\u2019ici au 15 novembre, halles laitières ut saison laitière 1913 seront c oses.Cotte situation est maintenant générale.Hallo laitière do St Hyacinthe de samodi 25 octobre.250 b.beurre à 20 3-4 c.et 200 b.fromage k 12Je.Halles laitières des fromageries en Ontario semaine dernière.London, 195 1».à 12Je.Belleville, 330 b.blanc à 12 15-16 c.et 1085 b.blanc k 12Je.Stirling prix 12 5 8 k 12 11-1 Go.Campbelford, memes prix.Petorboro, 1587 b.co loré de 18 fabriques à 12;, 12 13-16 ot 12^e.A Stunbrhlge Est, les patrons «le la beurrorio ont vendu pour le reste do la saison, toutes leurs crânien sur le haut prix moyen basé de $1.50 par cent livres «lo lait.C'est le plus haut prix jamais atteint.Aux Etats-Luis, New York sans changement de prix.\u2014Watertown, 5455 b.«le fromage k 1 4 je.Les entrées «le produits laitiers à M ontréal k «lato depuis l\u2019ouverture habituelle de la saison, soit du 1er mai 1913, sont ainsi statistiquées : Heur e, 411,797 b.contre 397,163 en 1912.Fromage, 1,455 1 10 b.contre 1,608,609 en 1912.Toronto a ro«;u mercredi «lo 1\u2019au\u2018re semaine pour son 44 ventre journalier \u201d, 020 porcs de 8.4 à 9f î.2072 moutons et agneaux «le 4 J à 7{o.29G0 bœufs et vaches de 4 j à 7 je.mais les vaches lumières sont au prix d\u2019a lmt do $5 1 k $100 pièce ; et 578 veaux de $1.50 à $10.00 pièce.LA J îlEJÊ VIVRE Réjouit cour, qui acquièrent une relie santé et vigueur nou- Quand sur des joues blâmes, l'épu-nouisBonn nt d\u2019uno bonne santé apparaît ; quand la faiblesse languissante fait place à la vigueur ; quand vous constatez qu\u2019un invalide pale et exténué Ort ramené à ta santé \u2014 renseignez-vous.Il est plus que probable quo vous découvrir* z quo cette guérison n\u2019est duo k autre chose qu\u2019aux Pilules Rose» du Dr Williams qui ont accompli des milliers de guérisons semblables.Lo mal «lo tôto, la névralgie, la danse de Saint-Guy et ta contraction dos membres, l\u2019indigestion et lo rhumatisme, l\u2019eczéma ot les éruptions qui enlaidissent, comme toutes les maladies qu\u2019on constate chez les fillettes qui grandissent et chez les femmes, disparaissent quand, dans les veines, circule un sang uouveau, riche ot rouge réellement créé par les Pilules Roses du Dr William».Voici une prouve parmi des milliers d\u2019autres : M.F.Ashford, do Hei-leyhury, Ont., écrit : 44 II y a quol-ques années, jo finissais un long service fait dans l\u2019Inde, ayant passé les dernières trois années dans ta région do ta luxuriante mais néfaste vallée Poshawar.La fièvre intermittente et autres fièvres régnaient et quoique je fusse assez heureux de me rétablir d\u2019une attaquo des doux maladie*, on revenant au foyer, il do vint bientôt évident que les conditions énervantes de ce climat avaient exercé leurs ravages sur mon organisme.Eu peu do mots ta réaction se produisit et la nature impitoyable rao faisait énormément souflrir comme résu 1 tut d\u2019années d\u2019un travail soutenu.Lo premier symptôme do rabattement éprouvé se manifesta par dos douleurs pénibles on arrièro de la tôto et dans los orbites des youx, par l\u2019insomnie, la mauvaise humeur, une condition générale d\u2019anémie et une nervosité indescriptible.J\u2019étais dégoûté do la vio, le travail devenait impossible pour moi ot toutes relations sociales étaient pour moi un fardeau.T» ut paraissait réellement annoncer que jo passerais rapidement do l\u2019état où 11 nervosité cesse k ta folio, quand pirun heureux hasard jetas une annonce des Pilules Roses du Dr Williams.J\u2019avoue que cela me laissa Rceptiquo, vu que les médecins n\u2019avaient pu me guérir, mais j\u2019on vins à la conclusion que le prix ou était peu élevé, et que cola pouvait peut-être m\u2019ôtre utile, et conséquemment je décidai d\u2019en faire l\u2019essai.A ma grande joie, elles améliorèrent bientôt ma condition et en continuant lo traitement, j\u2019obtins une guérison complète.Jo suis maintenant aussi vigoureux et aussi bien portant quo tout autre homme et jo suis plus que jamais heureux (l\u2019avoir eu la honnû fortune do jeter les yeux sur cette annonce qui put me faire constater le» merveilleuses propriétés curatives des Pilules Roses du Dr Williams.\u201d En vente chez tou» los marchands de remèdes ou expédiées par ta poste au prix de 50c la boîte ou t\\x boîtes pour $2.50 en s\u2019adressant à The Dr Williams Medicine Co., Brockville, Ont.LISTE DES PRIX \u2014à - mmm ot « Il Septembre 1913 Croisés (laine courte) Bélier de l\u2019année : 1er Amédée Jalbcrt, 2e H.Beauregard, 3e BV.Desmarais.RACE PORCINE Yorkshire Verrat de 1 an ot plus : 1er Art.Chabot.Verrat de l\u2019année: 1er V.Miclion Truie de l\u2019année : 1er V.Miclion Chester Blanc.Verrat de 1 an et plus : 1er G.Duuphinuie», 2e Métairie.Verrat de l\u2019année : 1er Hor.Morin, 2o Métairie, 3e Alir Gaucher.Truie do 1 au et plus : 1er Métairie, 2e Alir Gaucher.Traie de l'année : 1er Métairie, 2e Hor.Morin, 3e Alir Gaucher.Tàmwoktu Verrat de l\u2019aiiuée : 1er Ejole de Laiterie.\t# Truie de l\u2019année : 1er Ecolo de Laiterie.Croisés T nie de 1 an et plus : 1er iiama-se Beaurrgarl, 2e Métairie, 3e A.Gauthier, 4o J.C.Gau vin.Truie «le l\u2019année :\t1er Ilorra.Lussier, 2e A.Morin, 3o Nap.Demers, 4e Ernest Lagscé.Verrat de l\u2019année : 1er Nap Deniers, 2 * J o» Robitaille.BASSE-COUR.Un couple poules Rli nies Lia \u2022-tairie, 3e P.Péloquui.Un couple poules ltlio le Is'aud Rouge, de l\u2019année :\t1er Métairie 2e C.A.Létourneau, 3e P.pjlo-quia.Un couple Plymouth Rock, vieux 1er Inconnu, 2e A.Morin, 3e Métairie.Un couple Plymouth Rock, jeunes 1er II.Morin, A.Morin, 3e Métairie.Leghorn, jeunes: 1er Ziphirin Larivière, 2e Kng.B uioit.Un couple Wyan lotto, vieux : 1er Ernest Lagacé, 2e Henri Pelletier.Un couple Wyandotte, jeunes : 1er C.A.Létouraeau, 2e Albort Peltier.U i couple Orpington, vieux .1er Alex.Bienvenu.Un couple de toute autre race, jeunes : 1er Ls.Brouillet, 2e Z.La-rivière, 3e Eug.Benoit.Un couple de toute autre raco vieux : 1er L».Brouillet, 2o Jos.Daignaub, 3o E ig.B uioit.Un couple de dindes : 1er J.G.Gauvin, 2o Ophtor Nichols.Un couple d\u2019oies : 1er Alir Gaucher, 2o Nap.Solia, 3e Nap.Gauthier.Canards : 1er Nap.Gauthier, 2e J.G.Gauvin.Beurre do Laiterie : 1er Augustin Poulin, 2e Ernest Lagacé, 3o Henri Pelletier, 4e Métairie.Beurre de (bourreries : B.Chap-delaine, 2e Columbia Creamery Co, 3e Ed mou r Patenaude.J Fromage jaune ou blanc : 1er Alphonse Grégoire, 2o B.Chapdetaino, 3o Osiaa Fontaine.SUCRES Sucro d\u2019érable : 1er La.Miclion, 2e Léopold Lafrenaie, 3e J«js Lafre naie.Sirop d\u2019érable: 1er L».Miclion, 2e Horin.Boulay, 3e Jos.Miclion.fils.# Miel en gâteau : lor Ls Miclion, 2o Jos.Daignault, 3e Léopold Lafrenaie.Miel coulé : 1er E pli rem Scott, 2e Léopold Lafrenaie, 3o Ls Miclion, 4o Jos Daignault.Rdieiu : 1er Alir Gaucher.Vin canadien : 1er Paul Lupsier, 2e Léopold Lafrenaie, 3e llorm.Lussier.Pain fait de farine de blé : 1er Xavier Lamouroux, 2e Horace Morin, 3e Pierre Perrault.EFFümABLE PERSPECTIVE , est F opération pour une femme depuis longtemps malade.et les conseils des Médecins de Ba Compagnie Chimique Franco-&méricaint) sauvent &le E*opération et rétablissent bien vite 3a sanié\t> La vie de la f en mie qui est menacée d\u2019une opération chirurgicale intime est presque com parable À cello du condamné qui attend dans sa cellule l\u2019appel pour l\u2019exécution.Naturellement la chirurgie a fait bien des progrès et lus praticiens ont acquis une admirable sûreté (le main, mais enfin les risques sont toujours énorme ».C\u2019est pourquoi l\u2019opération doit être la suprême ressource et l\u2019on doit tout essayer et no ta laisser arriver qu\u2019àla d»-micro extrémité.Mi« ux vaut essayer d\u2019abord si (a nature a dit son dernier mot Les Pilules Rougi-::*, qui ont d y.accompli «lo merveilleuses guérisons de foraines atteintes do beau mal, sont toujours là i>our secourir les femmes qui sou firent Ces bonne» pilules ont sur lo sang un effet admirable ; elles lui donnent une telle rie liasse qu\u2019il n\u2019y a pas de miracles qu\u2019elles ne puissent accomplir.Avant do se faire opér r, toute \u2018Vm'mo qui souffre du beau mal doit essayer un bon traitement aux Pilules Ruügks ut tou- * b- cban vs sont qu'elle évitera l'opération et reprendra scs forces et sa santé naturellement, graduelb rrn.nt et complètement.En voici «les exunq les : .- ;r > .» ^ J V.», v -* Y.\u2022 »*Vr J /.\u2022 .M V îl \u2022'm.m ¦ Jijct ! ! / £\u2022 Mme AU) Ait?A BEAU DE Y, 203 GREEN» OGD 38URG» N* Y.Dès les premières anné» mon m&riago, jo tombai dans un WkW11 Mme A.SUS HP IL, 16(38 RUE LAMELLE, J\u2019ai déjà dit Mme HJ.OMETTE, 649 RUE CLARK,\tWO^KEAL.'Dopuiu biontôt deux aim, à ta suite do travaux lourds et fatigants, jo commençai à ressentir des douleurs au bas-ventro ; Jo fJONTRE/L.n y prêtai d\u2019abord quo pou d\u2019at- oc redit bien\totjo continuai à vaquer état de débilité ;:\t\u2022 Ue.dû à un ^ )a .satisfaction quo, il y a'!*¦ \u201ce«occ.uPatlon£); mosdoulours dénuiKen:ont intei-no qui me'quc1riues années, J\u2019ai retirée desà°l f l diminuer, anpnon^ront causait d .\tdeurs ctPilli;,\t>s et d i soinsdosu?., Lf11t6- C ^ aiors yie Je m\u2019enlevait\ts foi s.MajMédi .Corn] gnio mémo plus mo livrer aux petits travaux de mon xnén ige.\t.»-%y\t.\t.\t.\t.J\u2019essayai de tous les remèdes naux, à toutes les femmes nmiu-i?102 ,m°.^ UH ocouragï.*o que imaginables ot jo moils mémo des, à coîlon mémo qui no mor ^ s e^n proie aux plua noirs traiter par un médecin qui nome connotas ont pas, la guérison du?>r?\\!74n 1^llG1^'s.orsc^x 11110 amie, donnait aucun soulagement et mal atroce qui mo torturait.S °\tr ° es ^biles qui, do plus, me répétait à clia-J\u2019étais donc gravement malade, J- OT|^OJ\u2019 mo cori^^ lal ossai do ce que instant qu\u2019il me fallait subir ai malade que j\u2019étais venue bien ^meux romo e , j xiésitai tout une opération.Avant de con- près cio mourir et qu\u2019il avait été-,^ a^or^ ù «nivro co conseil, puta sentir à cetto terrible épreuve question d\u2019opération.Je n\u2019aurais enfin jo mo laissai convaincro; dès qu\u2019il me fut possiblo de le faire, jo mo rondia aux bureaux (lus subir là un examen des plus minutieux.On me dit quo Je pou- jo me rendis à LT ontréal pour pas besoin d\u2019en ajouter davan-consulter les Médecins do la tago pour colles qui connaissent Compagnie Chimique Franco-là quoi est exposée imo mère de .Américaine.J\u2019avais déjà pris, au famillo ; cependant, j\u2019ajouterai 0 ^ouau tâtions des Médecins début do ma maladie, quolques'quo ma m&iadie n\u2019était pas vo-p° CO^PAGNXéî CHIMIQUE boites do Pilules Rouges qui nuo soudainement, mais que, FRANCO-AMERICAINE ot je m\u2019avaient fait du bien, mais;depuis pia.-jieur8 années, mes J\u2019avais cessé pour prendre les forces diminuaient et que j\u2019avais médicamonta quo me prescrivait beaucoup de maux de tête et de, .\t.\t.mon médecin.Les conseils que troubles d\u2019estomac; des douleurs,v a a 0 ^u®vio sans opératioa les spécialistes do la compagnie internes s\u2019étalent onsuite décla-|^ors me décidai do me mottro me donnèrent, me relevèront rées et se répétaient de plus en sous les soins dos spéciaiLstcs qui complètement lo moral.Ils me plus fréquemment.Il m'était m\u2019ordonnèrent l\u2019emploi des Pi-dissuaderont do l'opération et bien pcnible alors do vaquer à luloa Roug08> commo me garantirent la guérison, mes occupations, de marcher .\t.J\u2019abandonnai aussitôt tous los même : onün, complètement at-!^eucral et lm traiteinunt s]K*ctal autres remèdes pour no prendro terrée, jo dus prendre lo lit ot|® fours bureaux, pour mo3 tronque les Pilules Rouges qui me c\u2019est là qu'on mo parla d\u2019opéra-blés intoruoa.A peine avais-jo procurèrent un soulugemont im tion.Ayant cependant pris du terminé la deuxième boîte de médiat ot ramenèrent mes for-mieux, mon docteur n\u2019insista cos.Pendant doux ans j\u2019ai suivi pas sur ce sujet etj\u2019cn profitai lo traitement régulièrement pour me rendre chez los môde-et j\u2019allai de mieux en mieux, cins de la Compagnie Chimique O\u2019est alors que j\u2019éprouvai le plus Franco-Américaine do qui j\u2019ospé-ldo dire que jo suis parfaitement grand des bonheurs.Après qua-rais un succès plus complet.l^uôrie do tous mes troubles.Je tro années de mariage ot do sté- Avec l\u2019usage des Pilulos Rouges _ \u201e\t.\t, rilité qui semblait fatale, j eus le ils mo prescrivirent des soins ,\t\u201e\t.\t.m bonheur do mettre au monde particuliers pour lesquels jo do-doux petites jumelles.Ma santé vais chaque semaine, me rendre n\u2019a jamais faibli depuis, mais jo à leurs bureaux.Dès les débuts Beau Mal, d\u2019avoir recours aux n\u2019ai jamais abandonné les Pilules du traitement j\u2019obtins tant do'pi^ea ROUgCS et aux Médecins Rouges que jo prendfl chaque.floiüagement que je fus cortainol\tla compagnie onnoo comme tonique et qui me d etre guérie.Je le fus bien on\t.font un grand bien.\u2014Dame AL-offet et touto ma famille est là Mimique Franco-Américaine.Pilules Rouges, Je commençai à ressentir un pou de soulagement et aujourd\u2019hui, il mo fait plaisir les femmes qui, comme moi,souffrent do cotte torriblo maJadioJe DAMA BEAUDRY, 203 Green, Ogdonsburg, N.Y.pour l\u2019affirmer.\u201d\u2014Mme A.RIO-PEL.16Ü8 ruo Labeiie, Montréal.Mme ULRIC BINETTE.049 ruo Clark, Ville St-Louis, Montréal CONSULTATIONS GRATUITES.\u2014Les Médecins de ta Compagnie Chimique Franco-Américaine se font une spécialité des maladies des femmes, ils no traitent que lus femmes et sont à ta disposition de toutes celles qui désirent des conseils.Leurs bureaux au No 274 rue Saint-Denis, Montréal, Font ouverts tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 8 heures du soir.> Les Pilules Rouges, jamais vendues autrement qu\u2019en boites de 50 pilules et portant l\u2019étiquette de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, se trouvent chez tou» les marchand» de remèdes, jamais elle» ne sont offertes de porte en porte.Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 5oc, pour une boîte, 82.50 jxmr six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 ruo Saint-Denis.Montrai SIROP DU Dr CODERRE POUR LES ENFANTS.\tQ Kst offert aux mères de famille, tel que préparé par le Dr.J.F.incry Codcrn*, et ]X)sitivenient le seul recommandé par tous les médecins de \"l\u2019Université et du toi- û 1 â 4 positivement le seul recommandé par tous lège Victoria\".Voici les noms ; Dr.A.P.Bkaubikn, Dr.O.Raymond, Dr.A.I».Dklvkccitio, D IIkctorPkltier, I>r.A 13.Craig, Dr.G.*>.Dkaudrv, Dr.Hlzhar PavjUIN, Dr.J.B.Riiiaüd, Dr.T.Munro, Dr.L.B.DUKOCHRR, Dr.D.\\V.ArciiamiiaUT.T, Dr.Ths.E.D\u2019ODKT D ORSONNJtNS, Dr.A.T.BkoSSKAU, Dr.Alex.GKRMA1N, Dr.T.A.Rov, .\t.\tDr.E.H.Trudkl, Tous ces médecins ont certifié que le Sirop ) Dr CODERRE pour les enfants est préparé avec les médicaments propres au traitement dcsmalodîca de* c\u2018' 11 telles que: Coliques, Diarrhée, Dyscn^ric, Dentition douîourcüsc, «0UA» Rhume, Etc.\tDf Insistez auprès de votre marchand pour qu'.l vous donne le Sirop « u \u2022 CODERRE et n\u2019en acceptez jamais d\u2019autre Kvitez les imitations.m Vendu par tous les marchands de remèdes, A 2.sc la bouteillc- PRODUITS AGRICOLES Blé : 1er N.Sul is, 2o P.Lussier, 3e L» Miclion, 4e X.Lamouroux» Avoine: 1er Victor Dosmarai», 2e Eph.Scott, Be II.Morin, 4o Eug.Deflmarais.Orgo : 1er N.Solis, 2e E.Beauregard, 3e V.Desinar tis.Sarrasin : 1er V.Desmarais, 2o E.Desmarais, 3e A.Bionvenu, 4o E.Beauregard.P«>i» : 1er X.Lamoureux, 2e T.s Qadboia, 3e N.Solia, 4e Alir G u cher.Fèves : 1er II.Bergeron, 2o Nap.Solis, 3e Métairie, 4e Victor Des-inarais.Graine de Lin : 1er P.Lussier, 2o J.Bernard, 3e V.Desmarais, 4e E.Beau regard.Lentille» : 1er E Beanrcg^ Graine do mil : «or MéUi'rie, \u2018 V.Doamarais, X.Luroonronx.Graine do trMle : '\u2022\u2022r X marais, 2o E.Boaurogar«, \u2022 Morin.(à suirve) 325861 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE 81 OCTOBRE 1918 VOTBS liOCALKS \u2014 Dimanche l\\ lli:o osé Végétal de Lydia E.Pinkliam.Il a sûrement guéri plusieurs cas de maladies féminines, telles qu\u2019inflamniation.ulcération, déplacements, tumeurs, irrégularités, douleurs périodiques, maux de tète, et ce peut Être exactement ce dont vous avez besoin, Le record de Pinkliam est remarquable et sans égal.C\u2019est un record de constantes victoires sur les maux opiniâtres des femmes\u2014maux qui amènent le désespoir.C\u2019est un fait établi que le Composé Végé-U1 ns, mais, malheureusement, paraît-il, soit ;l l\u2019enquête soit depuis, l\u2019on n\u2019a pu trouver d\u2019indices sérieux donnant la pi te du ou des coupables.Une deuxième enquête a eu lieu cette semaine, mai jri en de neuf n\u2019a transpiré.Le détective Sam * son, a trouvé dans la maison même l\u2019argent que l\u2019on croyait avoir été l'appât de l\u2019assassin.Au moment tie mettre sous près se, nous apprenons qu\u2019il n\u2019a pas en cure été fai* d\u2019arrestation, et que l\u2019affaire demeure aussi mystérieuse qu\u2019au premier jour.Cet horrib ec -ime a douloureusement étonné nos *i paisibles populations.Espérons quo la loi aura son tour.\u2014 EXAMEN DE LA VUE \u2014 Durant l ab enco du Dr L.A.B au Iry, »-es instruments pour l'examen do la v ie sont a la disposition do M.E.Lamarche, opticien à son ma gasîn crtics and buildings and to act as agents for the sale, purchase, acquisition or conveyance of any of the aforesaid objects ; To acquire any business of such a nature or description as ttic company is authorized to carry on and the good-will terms which may be deemed issue of shares and bonds of other wis ; To sell the undertaking of the company in whole or in part and to amalgamate with any other company, under the name of \" l,e Crédit National Limitée \", with a capital of fifteen thousand dollars {$15,000.00), divided into three hundred {300) shares ol one hundred dollars ($100.00) each.The principal place of business of the corpo ration, will be in the city of Saint Hyacinthe.Dated at the office of the secretary of the province, this sixteenth day of October 1913.C.J.SIMARD, I>eputy Provincial Secretary.ruble ministre des Travaux publics et aco pté j>nr une banque à charte dévia nconmpogner chaque soumission.C- chèque sera couH*que *1 lV.itiv-pr nenr dont lu \u2018\u2022oumiHsioii mimeté acceptée Musc de signer le contrat d'entreprise ou n'execute pis intégralement ce contrat.I^w chèques dont ou Hur» accompagné les son-ini&sions qui n'aurout p»s ctè acceptées seront remis l/e ministère ne s'engage K accepter ni la plus hikittc ni aucune des soumission h.Par on Ire, K.C.DES ROTH ERS, Secrétaire.Minis ère d*s Travaux puf dim.Ottawa, le lf»o tobre 1913.N.B.\u2014 I/e ministère ne leronnsttm aucune note pour la publication de l\u2019avis ci-deastin, lorsqu'il n'aum liai expressément autorisé cette publication.\u2014 thereof, on the convenient by an the company or I LE ministère des Travaux publics recevra ins-na\u2019â 4.00 p.m., mercredi, le f» novembre, 1913, des soumissions pour la construction d'un édifice public, à Trois-Rivières, P.Q-, lesquelles soumission! devront être cachetées, adressées au soussigné, ot j>orter sur leur enveloppe, en sus de l\u2019adresse, 1rs mots : \"Soumissions pour édifice public, Trois-Rivières, P.Q.\" On peut consulter les plans, devis, les formules de contrat et se procurer des formules de soumission an ministère des Travaux publics, â Ottawa, au bureau de M.K.L.l)escham|>a, bureau de poste central, Montreal P.Q.; et au bureau de poste de Trois-Rivières, P.Q.Les soumissionnaires ne doivent )tfis oublier q i'on ne tiendru compte que des siumiHsions faites sur les formules imprimées fournies, dûment libellées, signées de la main des concurrents, avec désignation de U nature de leuis occultations, et I .a race \u201cPLYMOUTH ROCK 99 barrée \" \u201cRHODE ISUM3 M roago coins\u20141:1\u2014u:go.\\s C.BKItliHMMlTlïOin ( Profossour diplômé do l\u2019Université do Paris) Année Scolaire 1913-1914 ('ours |tré|M%n»tolro« aux rls«n «lu Sciiilitttlr »-l »!««« Kcoles «I»* ('«mi $;i.OO PAR MOIS.roi ils m moins in; i\\m \\mm r( Corr04|M»udMiioe *1 (.\u2019onvernation )^ .$.*4.00 PAR MOIS.(\u2019«turn ¦ |H«rlitI il*» |ir«'|»itr.%tl 4itli tï p.iur I*\ti»i«* iiv Patron ij p « - f I I I U MlflP N»I'.1.1.1 «I» ' SIAIS 2\\ BRECEKT ^îlîfSSr1, a;.^i rr LE COURRIER DE SAIîTr-IIYACIXTIIE 31 OCTOBRE 1013 VB 4 |f ni li Sans Mèches Sans Odeur Sans Danger Inexplosifs Portatifs Pour la maison : cuisine, chauffage d\u2019eau, repassage, etc., etc.v\t-U*;\t\u201e ml T\\«) r.ï rTiON F C'Y N T f f \u2022 N M#v v- / >.\ti.!¦ PS .fâsL Wtr/ No 505 TOUJOURS PRET ECOAOMIOUliS ! l Dépense d\u2019huile : Moins d\u2019un sou à l\u2019heure 3500 degrés de chaleur Pour le camp et les Excursions : Allumage instantané Chauffe au vent l-.V \u2022 W No 120 A UN FEU - '\\'r* .7 PRI-W-MUS -A\\ No 10 * [RONFLANT OU Ml ENCU l X ïïMvk'^ .WS^ jp-V M Mlis\" slips Wmrica No 512 \u2014 A DEUX FEUX No 5 SILENCIEUX En vente aux magasins 'ly/nci c t\\ Itne St-Moine, Place du Marché ST-HYACINTHE < WVN » X v nN /S3 r\\V«=: I I m* \u2022 ¦ mi , ®e&\t~ ;3& \u2019Cli i!u muni \\ 'itom Ttîi| tu à guzoliuu \u201c \u2018I V T O 11 f » pour 1 iilluui igo do» poêles Lie Village ¦ ¦ ¦ PAR PIERRE L\u2019ERMITE A 5 heures du matin, le jeune Léonce Dumureau descendit, sanglé, guêtre de cuir, culotté de gros velours à côtes, prêt à tuer tous les lièvres du plateau.Mais il s\u2019aperçut qu\u2019il était tout seid, les autres chasseurs devaient ronfler encore comme des sonneurs.Ht c\u2019était toujours comme ça ! La veille, on prend des engagements terrib es.On se lèvera à 3 heures !.A 4 on sera en plaine.Et à 5 heures.pan !\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.pan !.En attendant, on fait des piquets et des manilles ; on cause tard.on va dire bonsoir à Màdor.Résultat : le matin, impposdble de se tirer du lit !.Alors Léonce se mit au pied de l\u2019escalier de pierre, et, faisant un porte-voix de ses deux mains, clama comme à la caserne.\u2014 Et bien quoi!.on \u201cs\u2019élève\" plus.?L'appel se répercuta dans les corridors ; il y eut un bruit de portes, de cuvettes, de godillot*.\u2014Voilà.on arrive L., on y va.\u2014o\u2014 Léonce sortit sur le perron.La matinée était fraîche et calme.Uu brouillard, indiquant déjà l\u2019arrière saison, traînait au-dessus de la plaine ses voiles d\u2019argents, et l\u2019herbe ruisselait de rosée.Dans la cuisine, quelques lumières pâlissaient.Et, tout à côté de la porte, un gros gamin, la figure poupine s'appuyait au mur, l\u2019air indifférent, les deux mains dans les poches.\u2014Tu attends quoi, petit \u2022\t?Le gamin retira sa casquette.\u2014Mais.la chasse I \u2014 Le garde t\u2019a engagé., ?\u2014Ojî, avec mes deux frères, pour porter les c trniers.\u2014 Où sont ils, tes deux frères.?\u2014Ils étaient là, seulement, comme personne n\u2019arrive, ils sont repartis arranger l\u2019église.par rapport qu\u2019ils sont enfants de chœur.\u2014Ah !.\u2014 Moi aussi, je suis enfant de chœur 1 I! y eut un silence, pendant lequel Léonce crut examiner le temps.Puis il reprit : \u2014Tu t\u2019es bien réveillé, ce matin.?\u2014 Oh ! j\u2019ai l\u2019habitude.je sers la messe tous les dimanches à 6 heures.\u2014.n tous cas, tu ne la serviras pas aujourd\u2019hui 1.\u2014Tant pis 1.Pourquoi t% tant pis \u201d ?\u2014Parce que M.le curé, il n'est pas plus content pour çi 1.Il n\u2019ose pas vous le dire, mais moi, je l\u2019entends à la sacristie 1.\u2014Alors, pourquoi viens-tu.?Je ne te force pas, moi I.\u2014 Oh.que si ?.\u2014Comment ça.?\u2014 A cause de< quarante sous que vous donner.Et comme nous sommes six gosses à la maison, alors pipa ouvre la marche.Et si je ne suivais as, qu\u2019est ce que je prendrais!.\u2014o\u2014 Léonce s'avanç* sur la pelouse.Dans la vasque moussue, l\u2019eau glou-tonnait douoment.le bleu du ciel s\u2019attendrissait.quelques coqs chantaient au loin dans la campagne.Les deux mains derrière le dos, Léonce réfléchissait.Les paroles de ce gamin ouvraient, à l\u2019instant, tout un monde d\u2019idées in-souoçonnées en -on âme loyale.Ên quelques instants de vision aigue, il connut la situation.En réalité, quel rôle jouait-il pendant ces trois mois d\u2019arrière saison qu\u2019il passait dans se9 terres.?C\u2019est très simple : il bouleversait tout ! D'.bord il ne paraisrait presque jam iis à la messe, bien qu\u2019ami du eu-ré et que sa jeune femme fût dans les œuvres.(à suivre) pari île la Municipalité du Village de La Providence, dans le comté ds St-Hyacinthe, pour obtenir la passation d\u2019une loi l'autorisant A acheter, de M, Louis-Paul Morin, menuisier, de la Cité de St-Hyacinthe, de ses successeurs ou ayants-cause, l\u2019a jueduc situé en la paroisse de Notre-Dame de St-Hyacinthe, au Village de La Providence et au Village de St-foseph, dans le dit comté de St-llyacinthe avec tout ce qui en dépend et les privilèges y attachés, notamment se résultant des règlements actuellement en force dans chacune des dites municipalités où le rin, of which he is the proprietor, the sai l law being to authorize the aid in inieipality to make the most of that aqueduct in the pari-h of Notre-Dame of St-Hyacinthe, in the Village of St Joseph and in the Village of Li Providence, to receive incomes.to renew an l to extend the ;aid aqueduct, an 1 I >r said p irpotc:» to m ck^ all neces-srries works being ab.c to give more efficiency and more productive, to induce and obtain a 1-ditional or new privileges for tbit aqueduct fro n the muni ipalui - of the parish of Notre-Dame of St-Hyacinthe and of Village St-Joseph, and to any contract with those municipalities or other parties, at list, to sell the said property an 1 all its accessories in block or by part, to make the tnofct of tint aqueduct alone or with one or more partnerships an 1 to dispose of that aque luct in any manner ; over and above, this law will contain all necessaries details an 1 dispositions in persuance of the object propounded.St-Hyacinthe, October 6th 1913.ALBERT JODOIN, Sec.-Tiras., of the municipality of Village of La Provi lencc.«¦w.{!œ:;c^ sss Taché & Jodoin NOTAIRES ASSURANCES con ro lo FEU BUREAU : 68 RUE STE-ANNE ( Hat Un» «lu \u201cCourrier \" ) J.do l.TACHÉ.\talbert jodoin Province de Québec, Municipalité du village de la Providence.AVIS est, par les présentes, donné que demande sera faite A la législature de la province de Québec, à sa prochaine session, de la LES PREVOYANTS DU CANADA ASSURANCE FON 1S DE PSttSIDN Capital Autorisé : $503,000.Actif du Fonds do Pension, lo 30 sopto nbro 1913: $381,930.39 Pioaittissios\u2019 me la coulmgniis au ho skptkmbkk uh:i \tSections\tSociétaires\tPensions\t.Actif 1909\t45\tl.SSo\t5.^5\t$ 16,461.94 1910\t149\t540\t19,269\t76,217.94 U)l I\t224\t14,22s\t30.910\t170,670.S j 1912\t294\t19.326\t37.211\t.2X4,355.Si 30 Sept.1913\t338\t23.189\t45.007\t.334,938.39 Continuez cette progression pendant vingt ans, v aurez, une idée îles sonnes énormes dont disposeront Les Prévoyants du Canada, lorsque le temps de payer les rentes sera venu.Bureau-Chef: 126, St-Pierre, Edifice \u2018Dominion\u2019 Qj:b:c.ANTON! LESAÛE, Ger.-Gen.DU CANADA ASSURANCE contss le^FEU, sur t» VIE, ifs ACCIDENTS et ia MALADIE.Bureau-Cliot : MONTREAL \u2014160, rue SL-Jacquo*.A.JDDDIN, N.I\\ - ST-HYACINTHE, Y ' -ut pour I.» z111 * il*»St-Hyacinthe V.C.A.LETOUKVKAU9-STl*:-MAl>KLKlNK Agent pour 1o ilUtrlut || r-, ( fl - té le dim iiioIim), pour \\rton-V *lp, it « h -m «I, V fioridvj||ftf Q\u2019iéb »Sh»*r br >ok\", h«ind-Pond.9.JO P.M.\u2014 T«o** \u2019*¦>« jo'irs t>oor Acton-VilA, It ihuimi, Vielr riiivüle, QuAhw, Sii «rbrook^, Island Pou l, Luw Sion, Port, ^ hind.3.15 P.M.\u2014Venant de Montréal et gares intern) S flaires, samedi seulement.\u2019 .2 » Vuiiunl »)»« \\fo*r r'-d er (!«rr*8io* ternit H » n»y, to ;s Ioh jours A llant À l'Ouest 5 21 A.M.\u2014Ton** b- jout»our St-MiUir»*, Bdœil, ST-Liinhnt et MontrA.»l.7.30\tA.M.\u2014 Ton-* I»*h jnur1* (\u2018*xc*o-té b* dimanche), po »r Su HiiAi* r*«, B^lœi , S -Lit*nn» ri i*r Mont* réal.11.43 A.M.\u2014 T ni»* h * jour-* (pi-0»*ptA 1»* ttinivin.il ), pour Si-HPain*.Fi^Uoil, S- Lmb-rtet Montré.» i 5.00\tP.M.\u2014 Tou** h*H jouumir St-Lambcrt * t Mont.u'f» - nikuieot.5.47 1*.M \u2014 Tou** l**s j«nr«* pnr 8{i» Ma tnleiri ', H»*1'0 l, St-Lio* bart, ot Montréal.8.00\tP.M.\u2014Allant à M mtréal et gares intermédiaires, diiuaa:ke seulement.2.30\ti*.M.\u2014Tous les i nrs (liman-oh« except6) S* -Il dome, Uu f, St.Lambert, M * >tré*1.CHEMIN~DB KKK DÜ îjiifllifti* lluiilnai k v'iitiii'H Horaire du tram r***rr'gA **u 29 a»pt.1912 Totif* lo* lours dim nonos VEN ANT DU SUD, \\ LEANT AU XOKD AKtt.ù 8.20 a.ia.\u2022 touh leH jou th oommoHU^ : U.F.«___Allttitt» at-Hn^ne , X1.4Ü et l.'i'i P.M.bs0A.« AllnutA Fftrubam^tc.\u2022 »\u2022' a' 3.16 P.M.^ x, I.U.H.-Alliint A Mon ne*, A.M., 5.1t.I*.»\u2022.\" - ' As- u f.* All»ni.à l-lÎHSiU A.18, p.
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