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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 27 décembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1913-12-27, Collections de BAnQ.

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[" 01e Année No 2756 \u2022ERIE COMPLETE Décembre 1913 No 42 SAMEDI, 27 Nos Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.Souhaits.\u2014 Projets.\u2014 Requêtes.L\u2019année 1913 va bientôt disparaître dans le gouffre des temps et sa ecear cadette, 1914, va nous venir, riante ot prometteuse, consolante et encourageante,nous apporter de l\u2019espoir inconscient, noua donner un regain d\u2019énergie.Car il est indiscutable, si singulier que le fuit apparaisse, qu\u2019il suffit du changement d\u2019un chiffre duns un millésime pour qu\u2019immédiate-ment toutes choses changent d\u2019aspect, pour que les forts soient stimulée, les faibles réconfortés, les malheureux léuifîés.Le jour de l\u2019an, c\u2019est le jour où l\u2019on formule des vœux, où l\u2019on reçoit des souhaita, où l\u2019on échafaude de8 projets.Le Courrier ne manquera pas à cette bonne et saine tradition.Selon la vieille et claire formule française, doue canadienne, il souhaite à tous ses lecteurs 44 uue sainte et heureuse année \u201d et il remercie d'avance ses nombreux amis des souhaits de prospérité qu\u2019ils ne manqueront pas de former à son égard.Ceci dit, «implement, mais du fond du cœur, permettez-nous de vous exposer les projets que nous caressons pour l\u2019aunée nouvelle, et que nous mènerons à bien avec l\u2019aide de Dieu et celle des hommes de bonne volonté qui voudront travailler avec nous à sa gloire et à la défense de son Eglise.Comme par le passé, avec plus plus d\u2019ardeur encore, avec une combativité plus grande, rendue plus nécessaire par l\u2019audace de ceux qui voudraient, consciemment ou non, les anéantir, nous défendrons \u201cNotre foi, notre langue, nos institutions \u201d.Le besoin grandit chaque jour d\u2019une presse forte, bien outillée, fille de la religion et de la morale, pour s\u2019opposer à la vague grandis ante de la mauvaise presso, pernicieiicO pour les âmes, dangereuse pour la société, destructrice de toute harmonie, de tout idéal, de toute beauté, au profit du 1ms matérialisme de ceux qui la dirigent et s\u2019eu servent pour la satisfaction de leurs grossiers appétits.Le Courrier fait appel à tous les homines de bonne volonté pour sou tenir cette lutte, par la plume ot par le verbe.Que tous noB amis fassent en notro favour une propagande incessante, qu\u2019ils s\u2019etlorcent de faire pénétrer à chaque foyer notre journal, modeste aujourd\u2019hui, mais qui, grace à eux, grandira pour le plus grand bien de notre cause commune.Que partout il pénètre, que partout on le lise, que partout il porto la bonne parole, que partout il refoule l\u2019onva hisaement de la presse matérialiste ou indifférente, que partout il gardo les cœurs à l\u2019Eglise Catholique ot à k la nationalité canadienne-fran-çaiee.Plus vous lui forez d\u2019abonnés, plue vous augmenterez ses modestes moyens d\u2019action, plus le Courrier développera, plus il redoublera d\u2019ardeur, plus il eutassera do munitions pour la lutte, plus il deviendra le journal complet de la famille.Nous osons caresser co beau rêve, .que votre appui peut faire devenir uue réalité, d\u2019un Courrier qui suffi fait 6eul à l\u2019éducation, à l\u2019informa tion et À la récréation de ses abonnés régionaux.A côté de nos articles do fond, que nous alloue nous efforcer de va-\u2022 riQr ; de nos articles politiquos qui seront invariablement, eapérons-'e>que des bulletins de victoires con-^tvatrices ; de nos chroniques agri coles, que nous voudrions développa nu point d\u2019en faire un vade-*ucum du cultivateur ot du métayer Radions ; de notre propagande *uti-alcoolique, à laquelle nous no énoncerons pas avant l\u2019écrasement du fléau ; nous voudrions donuer ^nquo semaine à nos lecteurs un aperçu des événements survenu8 dans le monde entier, nous voudrions lui off ir des variétés récréa-tivesot scientifiques, l\u2019instruire do toutes les manifestations du génie humain ; nous voudrions publier pour la femme des rubriques spéciales qui compléteraient non éducation familiale et ménagère, noua voudrions augmenter nos \u201c Notes locales \u201d et en faire le reflet exact et complet de la vio de la Cité et do ses environs.Iour cette dernière tâche nous sollicitons d une façon expresse tous nos amis pour qu\u2019ils nous fassent connaître toute choso qui pourrait intéresser nos lecteurs.Pour le reste, il ne nous manque qu\u2019uno chose : de la place, du bluuc \u2022 pouvoir barbouiller de noir.Mais pour avoir cette place, il nous faut des ressources, il faut que nous puissions pour la grande annonceuu gmenter notre nombre de pages, il nous faut grossir le chif-re de nos ubonnés et développer celui de nos annonceurs.C\u2019est à ces fins (pie nous demandons le concours de tous ceux qui pensent comme nous et qui sont avec noua.Qu\u2019ils ee mettent à l\u2019œuvre, qu\u2019ils nous apportent chacun la précieuse contribution de leur effort person* nel, et bientôt le Courrier, modeste arbuste, grandira ; son tronc, gon-fié de Bève, se développera ; ses branches s\u2019étendront ; de ses bourgeons éclos sortira un feuillage Bain et dru ; ses fleurs sèmeront sur la terre une neige parfumée et ses fruits, dorés au soleil de la toi pa-triale, seront les mets succulents de uoà fraternels banquets.l'X ItODUIT DES LOGES l\u2019influence des faux principes modernes sur le Fr.*, jean DELPECH.Les agences judéo-maçonniques à nouvelles et notre presse radicale n\u2019ont pas fait grand bruit autour de l\u2019arreitation du F.\\ Jean Delpech, ancien secrétaire général de la Fédération républicaine des Etudiants de Paris, fils du Vénérable .*.Jean Delpech, sénateur blocard et une des illustrations maçonniques de France.Les semeurs de nouvelles sont plus loquaces et plus actifs quand il s\u2019agit de prétendus scandales cléricaux.Jean Delpech fils, est donc accusé de vols nombreux, de cambriolage et attaque à main armée.Il agissait et opérait personnellement, et de plus il avait des accointances avec des bandes d\u2019apaches, les casquettes vertes et les cravates bleues.M.Maurice Pujo de Y Action Française, son dénonciateur, a failli ôtro assassiné par les compagnons distingués du F.*.Jean Delpoch.Le sénateur Delpech chercho à excuser son fils en déclarant que celui-ci est victime de la kleptoma nie.Malheureusement pour lo Vé-nérablo Frère les ;taits découverts jusqu\u2019à présent tendent à prouver que Joan Delpech fils, était non pas un kleptomane, mais un bandit habile et dangereux.Les Loges .*.assurément vont tenter de créer l\u2019impression que le F.*.Jean Delpech est un malade qui a besoin de recevoir des soins délicats, et non pas uu audacieux bandit qu\u2019il faut punir.Un confrèro compare Delpoch au fameux F.% Adam Woishaupt, fondateur des Illuminés et promoteur de la Révolution do 1789-93.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019arrestation de Delpech est un grand scandale maçonnique qui atteint aussi cotto espèce d\u2019aristocratie do parvenus ot d\u2019incroyants, nourris des faux principes modernes.L\u2019avenir est au banditisme aristocratique.\t______ \u201e = adonnez vous \u2014AU \u2014 \"UU Pt SI-Mlt\u201d Fouh r.n t Fuitea-y abonner vos purent# et vos amis.LA CHERTE OE LA VIE UNE COMMISSION Dy ENQUETE.LA REPRISE DES AFFAIRES.NOTES OPTIMISTES.Des demandes réitérées ayant été faites uu gouvernement par les conseils de plusieurs villes canadiennes ot par d\u2019autres associations et personnes qui représentent le pays, pour qu\u2019une en juêto soit fuite sur l\u2019augmentation daiiB le coût de la vie au Canada, afin de découvrir les cauBos qui ont contribué à co résultat, le gouvernement a nommé une com mist ion d\u2019enquête à ces fins.Cette commission, composée do MM John McDougald, commissaire des douanes, C.C.James, commissaire do l\u2019agriculture, et Robert II.Coats,statisticien du département du travail, a reçu des instructions d\u2019agir promptement, afin do pouvoir soumettre le résultat de ses travaux à la prochaine session du Parlement.Lo gouvernement ne reste donc pas ina-tif, ainsi que l\u2019eu accusent gratuitement les libéraux, qui, comme le disait récemment un confrère : \u201cno se sont aperçus de la cherté de la vie que depuis leur déconfiture électorale de 1911 et qui ont la satisfaction de voir le gouvernement conservateur, par une administration sage et progressive, venir h leur secours.C\u2019e*t ainsi que les bienfaits d\u2019un ministère conservateur s\u2019étendront jusqu\u2019à ses propres ennemis.\u201d La commission d\u2019enquête va donc noua dire les causes de la cherté de la vie.Elle nous dira d\u2019abord si réellement la situation est aussi grave que certains le prétendent.Un grand quotidien de Montréal, qui a interrogé à ce sujet diverses personnalités, donnait cea jours derniers les déclarations suivantes : M.Arthur Tanguay, propriétaire de l\u2019Hôtel Riendeau : \u201cJe ne comprends vraiment pas comment les journaux puissent arriver à publier dos nouvelles annonçant que les prix des produits ali mdhtaires ont subi une hausse, quand c\u2019est le contraire qui se produit.Tout est meilleur marché, en tendez vous î Je n\u2019ai pas d\u2019iutérêt à faire cette déclaration, au contraire, puisque je m\u2019attire la critique de certains de mes amis.On a tenté de vendre les produits plus cher, cette année, et je n\u2019en vois pas la raison.Aussi, les prix ont baissés, au point que nous puyonB des prix inférieurs à ceux de l\u2019nu dernier pour tous les légumes, et même les viandes.\u201cLes navets, les choux, les carottes, les betteraves, les patates, tout se vend à meilleur marché qu\u2019en 1912.Les œufs, lo beurre, le frorna-go sont aussi en baisse.Je mo demande pourquoi le gouvernement a institué uue enquête sur le coût de la vie.\u201d Ui.e autre peraonuo interviewée, M.Scroggie, propriétaire des immenses magasins de la rue Ste-Ca-therino, voit la situation sous un augle favorable : \u201cM.Scroggie déclare mémo qu\u2019il prévoit que 1914 sera l\u2019année la plus florissante dans l\u2019histoire commerciale du Dominion.Et ces dé durations, ces affirmations môme sont le résultat de l\u2019observation d\u2019un homme d\u2019affaires.A ces affirmations, M.Scroggie ajoute quelques chiffre!.C\u2019est aiusi que lo gouvernement accuse une augmentation de 26 millions dollars en importations pour les derniers six mois de 1913, sur la même périodo de 1912.Les affaires traitées en général dépassent de 45 millions lo chiflro de 1912 pendant la même période.Tout est en faveur d\u2019une repriso générale des affaires.Los bauques elles-mêmes sout en excellentes positions financières.\u201d Un autre quotidien Montréalais, annonce que le ralentissement des affaires, qu\u2019il considère comme étant à son terme, est parement accidentel ot anodiu.\u201cA colui qui observe de près 1«b chosea ot les gens, dit-il, la situation n\u2019offre rien de grave ou même do très sérieux.Il no faut pas oublier qu\u2019en novembre et en décembre nombre de nos sociétés industrielles, de nos banques, établissent leur bilan.La nature humaine est ainsi fai to que chacun veut se montrer «oui sou meilleur jour.C'est pourquoi nos grandes compagnies, nos institutions do crédit tout rentrer leurs fonds ot tirent parfois ussez fort sur la cordo pour blesser certaines susceptibilités.Cette ma-î œuvre n\u2019a pour but que de permettre aux administrât en rs de cor-fer admirablement leur bilun.C'est la manifestation d\u2019une ambition en somme légitime, ot n\u2019a rion do ré-préhonsible.\u201cMais les bilan» sont aujourd\u2019hui établis, et il faudra bien (pie l'on restituo au commerce et à l\u2019industrie tous cea millions qu\u2019on leur a retirés.\u201cD\u2019autre part, les fords que représentent nos grains vendus en Europe vont nous arriver ; avec la neige qui commence, leu \u201chabitants\u201d vont se rendro au village pour acheter ce dont ils ont besoin.La température s\u2019abaisse, et si, comme les obse vatoires nous le disent, elle ne se relève pas, nous assisterons après la Noël au départ pour la to-rot de milliers do bûcherons.Co sera autant do sans-tiavails do moins dans la ville, autant de bouches inutiles qui vont disparaître.Un mois après leur départ ils enver ront de l\u2019argent à la \u201cmaison\u201d, et ce sera des centaines de milliers de piastres qui vont se répandro dans les rues populeuses.La construction marche très bien, et d\u2019ici quelques mois elle marchera mieux encore ; les usines de Longueil vont donuer de l\u2019ouvrage à quinze cents hommes en permanence.4 Avec la neige et le froid, leu fermiers vont \u201cfaire boucherie\u201d, puis ils apporteront en ville les cochons qu\u2019ils engraissent depuis le mois d\u2019août.Ce sera un facteur important d\u2019abaissement du prix de la viande ; le porc que nous offre l\u2019habitant est le meilleur qui soit, ne 1 oublions pas.La chair en est rose et tendre, et le lard, blanc comme 1a neige et très fermo ; c\u2019est par excellence, l\u2019aliment de force qui couvient à l\u2019hiver.\u201cAjoutons quo ce qui est vrai à Montréal l\u2019est également à Toronto et à Winnipeg.\u201cA ous assistons au réveil magique des Provinces Muritimes, St-Jean, N.B., prend un essor merveilleux ; les permis de construe tion ont passé eu un an de $500,000 à $2,500,000.Les logements d'ou-vriors mauquent, et la municipalité purle d\u2019on faire construire ; voilà encore une ville prospère où le travail bien rémunéré no manqueru pas.\u201cTelles sont quelques unes des raisons qui noua permettent d\u2019aflir-mer que le ralentissement des allai res par lequel nous passons n\u2019a rien de grave, et ail surplus est près do son terme.\u201d Cos notes optimistes, de provenances diverses, sont on lc peut plus consolantes et démontrent en tous cas que l\u2019aspect de la situation a été hingulièrement assombri par les libéraux qui ospéraient en lairo profiter lour politique.Quoiqu\u2019il en soit, ai la commision d\u2019enquête conclut qu\u2019il y a eu effet renchérissement du coût de la vie, nous sommes persuadés qu\u2019en en fixant les causes elle conclura que l\u2019abandon de la terre en est, comme nous l\u2019avons dit maiutes fois, un des principaux facteurs.Si un grand nombro de canadiens, attirés vers les grandes villes, so mettaient à la culture, lo prohlèmo serait vite résolu.LA RECLAME A nos annonceurs : passés, présents, et futurs.In Excursions do Nool ot du Jour de l\u2019An, 1913-1914.Des billets d\u2019excursion aller ot retour seront émis entre toutes les stations, Fort William, Ont., Sault Ste.Mario Midi., Detroit, Midi., et à l\u2019Est, comme suit : un passage simple 1ère classe, billots eu vonto les 24 et 25 décembre, bon pour retourner jujqu\u2019au 26 décembre, aussi les 31 décembre, 1913, et 1 janvier, 1914, retour jusqu\u2019au 2 janvier, 1914.Uu passage et uu tiers, 1ère classe, billets en vente les 22, 23, 24 ot 25 décembre, 1913, bons pour retourner jusqu\u2019au 27 décembre, 1913.Aussi les 29, 80, 31 docombre 1913, et 1 janvier 1914, retour jusqu\u2019au 3 janvier 1914.S\u2019alreasor aux agouti de billets du Pacifique Oauadiou.Dans une \u201c Chronique de tin d\u2019année \u201d, nous disons d\u2019autre purt quo nous voulons augmenter le nombre do nos annonceur*.Il nous faut, pour cela, convaincre nos amis commerçants nom no dirons pas de l'utilité, mais de Piw-périeuse nécessité de l\u2019annonce.Dans les petites villes on no croit généralement pas beaucoup à l\u2019efli-caeité de la réclame par la voie des journaux, on nie Hes résultats et je dois dire que dans bien des cas on a raison.Mais l\u2019on me permettra bien de dire pourquoi une annonce reste sans suite.Généralement parce que le commerçant la fuit mal, soit qu\u2019il la rédige mal, soit qu\u2019il nianquo de persévérance.Croyez-vous pur busard que les grandes maisons de commerce paieraient des appointements fabuleux à leurs rédacteurs d\u2019annonces s\u2019il suffisait d insérer toute l\u2019aunée dans les gazettes un placard immuable disant que \u201c la maison X.vend tels et tels articles \u201d ?Non.On paie ce rédacteur parce qu\u2019il a do l\u2019expérience, parce qu'il sait comment, à quoi moment, et de quelle façon il faut annoncer une marchandise.Croyez voua, pour ne pas aller bien loin, (pie les grandes maisons de Montréal, les Godwins, Morgan, Scroggie, Dupuis, etc., ne soient pas connues do tous les Montréalais, qui savent pertinemment qu\u2019on y vend tout ce dont ils peuvent avoir besoin ?Cela n\u2019empêche pus cependant cos maisons et bien d\u2019autres,de faire une réclame intense, ininterrompue.Pourquoi ?Parce que l\u2019an non *e crée le besoin, ou tout au moins lo stimule et que, comme on l\u2019a dit justement, marchandise bien annoncée eet à moitié vendue.Le commerçant des petites villes dit et croit être assez connu pour se passer d\u2019utmonco.Je pense en effet que tel épicier ne gagnera pas grand chose à insérer dans les journaux : \u201c Z.épicier, rue Machin, vend du café, du thé, des conserves, du sucre, etc.\u201d Mais je suis persuadé quo son chiffre d\u2019affaires grossira au bout de peu de temps s\u2019il varie sa réclame, s\u2019il rappelle un jour que \u201c le meilleur thé, de la marque Y.est en vente chez lui à tel prix \u201d, s\u2019il dit le lendemain \u201c qu\u2019il a reçu uu nouvel arrivage de café d\u2019un arôme particulièrement fin \u201d, s\u2019il annonce par après \u201c qu\u2019il tient toutes marques de conserves, que les boîtes de sar dines V.content autant, les petits pois autant et qu\u2019il a une excellente occasion do homard à tel prix \u201d.Je suis certain que parmi ses clients qui no lui avaient jamais acheté ces articles, il y en a qui s\u2019en approvisionneront et que ce genre d\u2019annonce lui vaudra des clients nouveaux.Le iiiagnsiu de nouveautés qui annoncera la liquidation do son stock de fin de saison, la modiste qui dira qu\u2019elle a reçu les dernières créations de la mode, le ferronnier qui rappellera en temps utile la listo do ses articles, lo libraire qui fera connaître au public les dernières nouveautés parues, tous ceux qui, en général, sauront attirer l\u2019attention du lecteur par l\u2019opportunité, par Vactualité de leur aunonce eu retireront certainement uu profit.A côté de la 44 Rédaction \u201d do l\u2019annonco, il y a la \u201c Répétition D\u2019aucuns chercheront à faire lire leur réclame par beaucoup de gens.C\u2019est légitime, mais à ceux là il faut rappeler qu\u2019il est infiniment jdus profitable do passer cinquante fois uno annouce sous les yeux do la même personne qu'une seule fois \u2022ous les youx do cinquante.4\u2018 Vissez-vous bien cela dans la tête \u201d comme dit uno auuonco ob»é- dante à laquelle chacun peuso à l\u2019oc-cusion, et agissez ou conséquence.Que vos réclames soient bion rédigées, et do cela nous nous chargerons bien volontiers sur vos instructions, qu\u2019elles soient variées «\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une simple \u201c Carto d\u2019affaires \u201d, qu\u2019elles soient répétées, et votre vente s\u2019en ressentira.Si vous no croyez pas à la puissance do l'annonce, c\u2019est (pie vous n'on avez pas suffisamment fait l\u2019expérience.N\u2019objectez pa* la 44 petite ville\u201d, tout est relatif.Partout le commerçant fait son magasin à la hauteur de sa taille c ost-à-diro qu\u2019i le développe et lo fait prospérer selon son intelligence et son esprit d\u2019initiative.Cherchez la source de la fortune de toutes les grandes maisons de commerce, voua trouverez invariablement : La Réclame.Concluez ! LINflKE BIS IlillOlIQ'IES [ LA VILLE I)K MANCHESTER ÉLIT UN LO RD-M AIR B C AT H O LI QU K Il y u doux siècles on comptait à Manchester tout juste 13 famillos catholiques.Eu 1778, jy nombre de oeux qui protestaient la vieille toi atteignait 500.Depuis lors les progrès du catholicisme ont uépassé toutes les prévisions.Sur 560,000 habitants, Manchester compte aujourd'hui plus de 80,000 catholiques ; 32 églises Butinent à poino aux besoins du culte.Les catholiques jouissent d\u2019une intluonco quo plus personne ne /aviserait dejdia-cutcT.On les rencontre partout.Ils sont appréciés et respectés.Et voici que la capitale industrielle de l\u2019Angleterre, la deuxième ville du royaume, vient de désigner, pour présider à ses destinées pondant l\u2019année 1914, un Lord Maire catholique.Et cet évènement qu\u2019il y a cinquante ans on eût jugé impossible,\u2014l\u2019élection à la première magistrature de Manchester d\u2019un catholique, d\u2019un catholique pratiquant et homme d\u2019œuvres,\u2014a passé comme une chose toute naturelle, personne n\u2019a soulemont songé à s\u2019en étonner ni à s\u2019en émouvoir.Le nouvel élu, M.Daniel Mac-Cabe, a 60 ans ; il siège depuis 25 au conseil municipal de Manchester et y exerce depuis 12 ans les fonctions d\u2019aldermnn.DE PARTOUT FAUX BILLETS DE BANQUE Ou a arrêté à Joliette, dan* le* bois de Luvalîrie, six individus qui fabriquaient des faux billets do $10 et $100.Leurs engins ont été saisis.On rapporte qu\u2019environ $154,000, ont déjà été mis en circulation par les accusés, et qu\u2019ils étaient en possession (le papier servant à la confection de billets de ban juo pour au-delà de un million.On dit que ces faux billets étaient surtout des billets de dix dollars et qu\u2019ils étaient mis en circulation principalement dans la Colombio Anglaise.GARE CENTRALE A QUÉBEC L\u2019hon.M.Cochrane, ministre dos chemius de fer, étant de retour à Ottawa, s\u2019occupera immédiatement d\u2019accorder lo contrat pour la construction de la gare contrale à Québec.QUE DK LETTRES ! Plue d'un million cinq cent mille lettres venant d\u2019Euro e sont arrivées à Montréal samedi et dimanche.Elles ont été apportées par cinq steamers ot étaient contenues dans 839 sacs pesant plus de 50,340 livres.A part cette énorme malle des;inéo aux montréalais, les employés du bureau de posto ont envoyé à Toronto deux wagons complètement remplis de messages de toutes sortes venant également dea pays européens.TOUR LES PETITES SŒURS Une nouvello pétition portant 170,0(0 signatures viont êtro envoyée au conseil municipal do Paris pour demander la réintégration des sœurs dans les hôpitaux.MENEUR EST MORT Une dépêche annonce que Méné-lik, empereur d\u2019Abyssinie, est mort le 12 décembre. LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE 27 DECEMBRE 1918 DE PARTOUT VÉGÉTARIENS FORCÉS D«b dépêches annonçaient morcredi : Le» Parisiens pourraient bien ne \u2022e contenter que de végétaux pour leur diner de Noël.La grëve des employé» d\u2019abattoir» est commencée et ai elle devient générale, Pari» eera eau» viande.MORT D\u2019UN ÉCRIVAIN FRANÇAIS M.Jule» Claretie, membre do l\u2019Académie frai çaise, est décédé mardi à l\u2019àge de 73 an».11 avait abandonné récemment le poate d\u2019ad-miniatrateur de la Comédie tran- ir bien gros.Or, uil bOir d hiver, en lui faisant répéter «a prière, sa maman/ini dit ; M Ce sera bientôt I \u2022 fête de N ë , Cette nuit-la le petit Je>us desc» » cl d.ciel avec une voiture ch irgée de bi -les et bo 'fies ch >ses qu\u2019il va dépoli au chevet des bon*» petits * niant * Deina de au petit Jesu* ce q *e tu veux pour tes etr»imes.\u2014 1 donne tout ce q \u2019on lui demande, le petit Jésus ?\u2014 O »i, pouivu que en soit rai 50'inab e.\u2014 A or-, dit Paul, en prenant un petit air mystérieux, je lui dir i, a lui tout seul, ce q «c j veux.\u2014 Ail ! on a d.-s secrets pun maman l Fi do»c, qu \u2022 c'est vilain cela ; maman q i aime tant son Paul, \u2014 Je te le dirai, quand j 'uni dit au p» tii Jé-u .Et P»*i fe g »* de /end rmir.M »- q >.-nd main »» f.»t p r i-, il .s\\«g no i » dan- so., petit m.)o»g ir st- m i s dj cinq an-, tf.it g \u2022 ia t ,i ou cL-vet l\u2019image d a .\"s mt V ctgo portant son di* vi .h i n duos ses bras, il dit tout b .tu.,*» avec ferveur: M Petit Jésus, tsjar mes étrennes, voulez vous me donner un petit frère ?Le lendemain, au déjeuner, Paul demanda à son père.*' La fête de Noël est ce encore bien loin ?\u2014 Non, mon garçon, c\u2019est dans quelques jours.\u2014 Combien de fois encore faut-il se coucher et se lever avant Ncël ?\u2014 Cinq fois.Alors l\u2019enfant forma son plan, la dernière fois, il ferait semblant de dormir pour que maman quittât sa chambre, mais ensuite il ouvrirait ses yeux tout grands pour voir arriver le petit Jésus et lui faire à lui-même sa prière, car il avait au fond du cœur, une crainte secrète que le petit Jésus du tableau ne l entendit pas.La veille de Noël, ce fut grand\u2019-mère qui vint mettre au lit le petit Paul.A peine eut-il donné son cœur au bon Dieu, qu\u2019il poussa un gros soupir, ferma ses petits poings et fit mine de dormir profondément, si si bien que la grand'maman sortit aussitôt en disant : \u2022\u2022 La bonne affai re I II dort déjà ! Nous avons tant d\u2019ouvrage cette nuit ! \u201d Et Paul ouvrit les yeux pour guetter le petit Jésus.Mais, le petit Jé>u«, comme il tardait à venir I Sans doute il avait beacoup de petits enfants sages à récompenser, et il n\u2019arriverait que plus tard à la chambre de notre Paul.,, S'il abandonner tous les petits frères avant d\u2019arriver\tOh I non, il en réserverait un, bien sûr, pour celui qui le lui avait demande si longtemps d\u2019avance.M »is notre sentinelle eut beau ouvrir deme.turement se» beaux, yeux se tourner et ?c retourntr dans son lit, le marchand de sab e pis a avant le petit Jéius, et.l\u2019enfant s\u2019en- Quand Paul s\u2019eveilla, il faisait grand jour dans L chambre ; papi, souriant, entrait avec un bel automobile tout rouge, qui semblait conduite un Enfant Jesus blanc et rose, et r>\\ gentil qu'il semblait dire : \u201cCroquez moi.en attendant la première Communion \u201d \u2014 ('C\u2019est qu\u2019il était de suc»» ) .\u201c Vus 'es b es étrennes (j e l'apporte le net il Je-us, fit papa\" 1\t\u2014 E*.il n\u2019a pas apporté d\u2019autre « h , e pc\u2019 it J é«us ?\u2014 Comment, tu n\u2019es» pis content.Iff le ftrrr, qui CO'flf?» * Ç lit à s\u2019afïli-gf-r que son fi -, à ci iq ans, fur déjà -i »' fil fie a s «iis! ii'e.\u2014 Oh o .i, j- >ui- b: n content.mai .\u2014 A or- va niontr r à maman tes j mer El le pr rn er vr y »»;e se fait dans a iiiuuidCvji* voila» .Mais quoi \u2022 i » » \u2022 * c ! t-t c q ie P-ul voit bien ?U bnceau, d.*.x b rceaux prés du it d»- *\u2022* i mari.\u2014 H) jo ir.ino«» chéri, viens cm brader \u2022»« nue.H >u.regarde main ic* ant l*r | i p*tr frère que Jésus l'envoi \u2022 ?*o»»r t \u2022*» et*» \u2018 lies.\u2014 Et, c» tnue pipa, une char» ma n t »\u2022 p t f' -a* r.par-dessus le march*: no js les appellerons Noël ei N c » \u2014 Ah ! -.\u2019cenr Piu«, ne se possé-« 1 » m pa le loi-, t e savait donc, le retir J *s q »e j * voul iis une petite œ » aussi ! Jr- n*.«ais pas le dire.\u2014 L- p tit J sus sait tout ce qu\u2019il se pas v dan*, ton un :r, mon chéri.Et I s y ux de l\u2019enfant vont d'un b u eau a l'autre avec une expression le bo h ur indrfi lissable.Soudain il prend son bel E ifint Jésus rose et blanc, et le dépose doucement dans ir* brC\u2019Mi de la petite sœur endormie : \u2022\u2022 T'en , -Jit-il, Noclla, je te donne mon Jesus, fus lui faire dodo »v»ctoi.\u201d P .i-, tirant son autom> b» e près du no»iveau né : 11 Viens, N ë .vien faire un tour, j'aurai bien soi*» de toi \u201d, O, la moj dede tout ceci, chers oetits e f ut', qui me lisez, c\u2019est qu\u2019il f.u avoir un bon petit cœur comme hu1.S\u2019il eut été égoïste, comme c- it tins «n f \"t qu i j\u2019ai eu le malheur le r c i: co \u2022 t r r r, il aurait voulu garder p >»ir l u >eul r.ff ction et les caresses de sev b ns ptrents, et il aurait déni ndé an pctit Jésus des jouets et d s friandises pour ses étrennes.M i* parce qu\u2019il avait un cœur génère nx, il de irait un petit frère pour put g \" ave»- lui .es biens que le bon Di n !\u2022 î Uounait ; c'est pourquoi il d>imi ce qu'il avait demandé, et de ^.us les jolies choses qui donnent tant de plaisij aux petit enfants.Imitez Paul, mes petils amis ; vous ferez ainsi la joie de vos papas et de vos mamans, et vous serez comme lui les privilégiés du petit Jésus.PAULINE.1\t-.K.\u2022\u2022*** 109?» 'ST Î^GlUtTT COMPANY UK^ TORONTO ONT.^ La Lessive do Gillett est, depuis longtemps, considérée comme un nrticlo indispensable dans lino maison, par suite des nombreux usages auxquels on l'emploie.Elle donne satisfaction bous tous les rapports, à tel point que pas uno femme De songerait À s\u2019en passer dans son ménage.Elle fait lo plus beau savon pour lo lavago et le nettoyago.Uno boîte do Lessive de Gillett donnera dix livres do bon savon en vingt minutes.Directions complètes eur chnquo étiquette.\"La Lessiva de Gillett mange la aaletl.\" ¦.W.QILLETT CO.LTD.TORONTO, ONT.\u2022f 2> Winnipeg Manlraal La Farine Préparée dl LA MEILLEURE pour tous les genres de GATEAUX et de PATISSERIES Dans toutes las Eplcarlss Brodie & Harvie Ltée, 14 Bleury.Montréal UNE FEMME SOUFFRIT UIX «NS De maladies féminines\u2014 Rétablie à la santé par le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Belleville, N.K.Canada\u2014\u201cJe me \u2022oignal pendant dix uns pour les maladies féminine» aana pouvoir être soulagée.Je lus, duns un Journal, quelque chose au sujet du Composé Végétal de Lydia B.Pinkham et je résolus de faire l\u2019essai de ce remède.Je voua écris maintenant pour vous dire que je suis guérie.Voua nouvez publier ma lettre A titre de témoignage.\u201c\u2014 M me.Suvrinc Jlabine.Une autre femme est guérie Auburn, N.Y.\u2014 \u201cJ'ni souffert de nervosité pendant dix ans et j*eudurais de »i cruelles douleurs organique» qu\u2019il rue fallait parfois rrster quatre jour» au lit 6ans pouvoir manger ni dormir et sans vouloir que jn-rsonne ne me parle ou m\u2019incommode de quelque façon.Je souffrais quelques fois pendant sept heure» consécutives.Diilércnts médecins firent du mieux qu\u2019il» purent pour moi, mai», il y a quatre mois, je commençai faire l'essai du Composé Végétal de Lydia F,.Pinkham et je jouis maintenant d'une bonne annté.\u201d\u2014 Mine.W.H.Gill,.15 rue Pleasant.Ce ne sont là que deux lettres parmi les milliers d'autres reconnaissantes que reçoit conatamment la Pinkham Medicine Company de Lynn, Mass., et qui démontreut clairement quelles grande» choses accomplit 1e Composé Végétal de Lydia H.Pinkliam pour celle» qui souflreut de maladies féminines.SI vous désirez des avis particuliers, écrivez à Lydia L Pinkhnm Mcdiciae Co., Lynn, Mass.(confidentiellement).C*esl one femme qui aavrira.lira, votre kllre, y répondra et la gardera strictement Mérite.60 YEARS* EXPERIENCE Trade Marks Desions Copyrights Ac.Anrono pending a*krtch and de*ertnffnn ma* kiy Hjrortom »>ur «\u2022i-tnt.n treo wîieii,i*r an itivnnilvn I»» pu-but ir patentnbl*v ( nuuiitilra.tor.»ittrictlyciniNdoutl il.HANOr^Oit »*r: CAtonia , *ir fr**»v ttldoMt ngenry for »*»\u2018curai/ patontu.r.it*»n'* Uiii«*i» tlirnuKh M\u2019iun .v Ci», rocttlve notice, without cbnryo, lu t'jb $mm Kwxm.'.I in«lm*rT»c1y illu^trat.wi wo^.iy.».»¦'«.-*.et r.ji*unui of nuy f» \u2022 mi te » luru-tl *l«n.iM f >a.*u.?.7\u2019* n y»1 r.p pr- u'.!.EMILE SOLIS Libraire en gro* et en détail.Une Cascades, ST-IIYACINTHE.Awortiment com|»lat de TAIMS3KRIKS, AR-TiCLE.^ DK BUREAUX, FOURNITURES CLASSIQUES, LIVRES, OBJETS DE PIÉTÉ et de FANTAISIE, etc.! II il 11 e our la publication de l'avi» ci-dessus, lorsqu'il n\u2019aura pas expressément autorisé cette publication.\u2014 C ON T B A T DE LA MALLE Dca »oui»i»«iou«* cachetée», adrewcea au Ministre des Postes, se-otit reçue» à Olèswa, jusqu'à midi, vendredi le 30 Janvier 1914 pour le tran»-|>ort de» malles du î?a Majesté, en vertu d\u2019un oon-trat projeté, i*our quatre année» 6 foi» |*r semaine, aller et retour, entre St-B»»ile le Grand No.1 et Servioe de Livraison Rurale à partir du bon plaisir du Ministre de» Postes.L\u2019on peut prendre connaissance d\u2019avia imprimé» cou le u» nt d'autn*» reuseiguemouta rslatils aux conditions du contrat projeté «t se procurer des formule» de »oumi»»ioii eu s'adresaaut su bureau de poste de RuBasile le Graud et au bureau da l\u2019iuspecteur de» Postes à Montréal.V.GAUD ET, f.O.I.Ministère des Postes, Division du service des mallu, Ottawa, 17 Déo.1911.CONTRA T DE LA MALLE De» HoumisaiouB cacheté**», adressée» au Ministre de» Poste», mTont reçue» à Ottawa, jusqu\u2019à midi, vendredi le 30 Janvier 1914|M)urle transport des malice de ija Majesté, eu vertu il'uu contrat projeté, pour qnatru aunée» six fois par se-xnftiue, aller et retour, eutre St-lbailo le Oran«l No 2 et Hervice de livraison rurale à jmrtir du bon plaisir du Ministre de» IVatés.L\u2019on peut prendre connaissance (l\u2019avis imprimé» contenant d'autre» renseignement» relatif» aux conditions du contrat projeté et se procurer de» formules de soumission en s'adressant au bureau do ]M>»te de tit-Daule le Graud et au bureau de l\u2019in»i>ecteur des Poste» k Montréal.V.GAU D ET, P.O.I.Ministère de» Poste», \u2022 Division du service des malle», Montréal, 17 Dec.1913.Province dt Québec, Municipalité du village de La Providence AVIS est, par les préientes, donné que demande aéra faite à la législature de la province de Québec, à sa prochaine session, de U part de la Municipalité du Village de LaProvidence, dans le comté de St-Hyacinthe, pour obtenir la passation d'une loi l\u2019autorisant à acheter de M.Louis-Paul Morin, menuisier, de la Cité de St-Hyacinthe, de ses successeur* ou ayants-cause, l\u2019a«picduc situé en la |>aroisse de Notre-Dame de St-Hyacinthe, au Village de La Providence et au Village de St-Joseph, dans le dit comté de St-Hyacinthe avec tout ce qui en dépend et le* privilèges y attachés, notemment sc résultant des règlements actuellement en foice dans chacune des dites municipalités où le dit aqueduc est situé et est exploité par le dit Louis-Paul Morin, qui en est propriétaire, la dite loi devant l'autoriser à exploiter également le dit aqueduc dans U paroisse de Notre-Dame de St-Hyacinthe, au Village de St Joseph et au Village de La Providence, à en retirer les revenus, à le renouveler et à lui donner une plus grande extension, de même qu\u2019à faire tous travaux nécessaires, à toutes ces lins et pour le rendre plus efficace et plus payant, à solliciter et à obtenir des privilèges aiditionnels et de nouveaux privilèges à son sujet des municipalités de la paroisse de Notre-Dame de St-Hyacinthe et du Village St-Joscph et à faire tout contrat avec les dites municipalités ou autres parties, enfin, a vendre la dite propriété et tout ce qui en dépend en tout ou en partie, à l\u2019exploiter seule ou en société avec d\u2019autres personnes et à en disposer de quelque manière que cela puisse être ; cette loi devant, en outre, renfermer tous les détails et dispositions necessaires à sx mise à exécution pour atteindte le but proposé.St-Hyacinthe, 6 octobre 1913.ALBERT JODOIN, Secrétaire-Trésorier de la Municipalité du Village de La Providence.Province of Quebec Muaicipaltty of the Village of La Prividence NOTICE i» hereby given that application will be made to the Legislature of the province of Quelnrc, at the next session, for the passing of a law authorising said Village to buy, from Mr.Louis-Paul Morin, carpenter, of the city of St-Hyacinthe, or from his successors or his assings, the aqueduct situated in the parish of Notre-Dame of St-Hyacinthe, in the Village of La Providence and in the Village of St Joseph, in the said county of St-Hyacinlhe, with all accessories and all privileges hereto attached, specially those resulting from by-laws actually in force in each of said municipalities, where the said aqueduct is situated and used by the said Louis-Paul Morin, of which he is the proprietor, the said law being to authorise the said municipality to make the most of that aqueiluct in the parish of Notre Dame of St-Hyacinthe, in the Tillage of St-Joseph and in the Village of La Providence, to receive incomes, to renew and to extend the said aqueduct, and for said purposes to make all necessaries works being able to give more efficiency an«l more productive, to induce and obtain additional or new rivilege» for that atjucduci from the municipa-ities of the parish of Notre Dame of St-Hyacinthe and of Village St-Joseph, and to any contract with those municipalities or o her parties, at last, to sell the said property and all its accessories in block or by part, to make the most of that aqueduct alone or with one or more partnerships and to dispose of that aqueduct in any manner ; over an 1 above, this law will contain all necessaries details and dispositions in persuance of the object propounded.St-Hyacinthe, October 6th 1913* ALBERT JODOIN, Sec.-Treas., of the Municipality of Village of lui Provi ience.Fi Tenders for Indian Supplies.SEALED TENDERS addressoi to the un-k3 dersigned and marked on the en /elope \u201c Tender for Indian Sup «lies \u2019\u2019, will be received at this Department up to noon, on Tues lay 6th January, 1914, for the delivery of Imiian supplie*, luring the fiscal year ending the 31st Mardi 1915.duty |ui«l at various points in Manitoba, Sask itchewan and Alberta.Forms of tender containing full partie liars may be had by applying to the undersigned.The lowest or any ten 1er not necessarily accepted.Newspapers inserting this advertisement without authority of the Department will not be paid.DUNCAN C SCOTT, Deputy Superintendent General of Indian Affairs.Department of Indian AtTairs, Ottawa, Ont., December 1st, 1913.G.BERGE R K E-B A T A VOIE (Professeur diplômé de l\u2019Université do Paris] Année Scolaire 1913-1914 Coart préparatoires aux classet du Séinlnalr ei.de« Koole» de Commerce.$3.00 PAH MOIS.COURS PRATIQUES DE LAÏQUE AJGLAISB t( Correspondance et Converiwatlon ) $3.00 PAU MOIS.Coart tpéclal de préparation aux Kcolos de pharmacie et de chlrurgte-dmitalre 1 $4.00 PAH MOIS.\u2022I.KÇONS PAKTICULI ÈIIKS $5.00 et $0.00 PAH MOIS N.B.\u2014 LUS COURS SK COMPOSENT DK A KLKVKS AU PLUS.H'ADRKSëKK MAISON AUa LARIVIEUE, \u2022O RUE WILLIAM\tTéléph.41 PROVINCIALE DU CANADA ASSURANCE CONTRE LE FEU, su» « VIE, us ACCIDENTS et u MALADIE.Bureau-Chef : MONTREAL \u2014 211, ruo McGill A.JO UDI », N.I*.- ST-HYACINTHK.Airmt pour la ville do St-Hyaoli»the E.GKLINAS, \u2014 ST-UYAOINTIIE, Agent pour le dlarrlct de St-ll jacinth.J \t\t\t LE SEPARATEUR 14\t\tDOMO \u201d\t\t\u2022A \tLE MEILLEUR,\t\tLE MOINS CHER 9\t \tAGENTS DEMANDÉS\t\tPARTOUT.\t\u201d Kl 1 K \tPRIX DEIDETAILt\t\t\tI A ri No».\tCapacité.\tPour ju»qu'a.\t\ti Psi B\t110 1I)B.\t2 vaches, sans bano\t\tH *16.oo O\tJ 50 u\t5\t\u201c\t\u201c\til\t20.r»o| 1\t200 44\tR 44\tavep bano\t30.no fl m 2\t280 41\tJO\t\u201c\t*\u2022\tit\t35.001 3\t450 «4\t15\t44\t«*\tu\t50.001 4\t660 \u201c\t25\t44\t«i\t «\u2022 * ,u*ju* ,',î u.T.cbI raé Ste-Aunt, 7o, p»' nw*ciotb»-âitBic&Iié «d U u.t»* Liu*,\t| "]
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