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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 24 janvier 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1914-01-24, Collections de BAnQ.

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[" *v Bis Année No 2760 sebie complete ! agi i 3n 3 Janvier 1914 No 46 SAMEDI, 24 ^ os Institutions,\u2014Notre Langue,\u2014Nos Lois.UN GROS SCANDALE OLITIQUE A \u2022DES MEMBRES IfE LA LEGISLATURE ACCUSE> DE CORRUPTION.LE \u201cDAILY MAIL\" PUBLIE DI S ACCUSATIONS FORMIDABLES CONTRE PLUSIEURS CONSEILLERS LEGISLATIFS ET 1)FPUTES.\u201cIls n\u2019aspirent pas au pouvoir pour le pouvoir, mais ils cherchent par dessus tout le bien du pays\u20191, (liait lundi Sir Wiffricl Laurier ! ! ! ! ! Sons le titre de \u201cTrouve de C irruption\u201d (Evidence of Corruption), le \u201cDaily Mail\u201d publiait mardi eu gr >s caractères et sur double colonne, les lignes suivantes :\t.\u201cNous avons en mains la preuve de menées corruptrices incroyables parmi les membres de la législature de Québec.\u201cNous comprenons que c\u2019est 1 intention de proroger la Chambre cette semaine, mais il est nécessaire aup ravant «le nommer un comité de la lé- de faire âne enquête\t\u201de sur toutes les rtera et appuiera de preuves justifient i- re avec mission gifllatur accusations que le \u201cDaily Mail\u201d pc ves.\u201cNous savons que de l\u2019argent re pour les engager à supporter un /In PintArot nnlilw» rin\u2019nllrt rv \u201cCette loi a été passée litt* phases qu\u2019elle a traversées, de faç i été payé aux membres de la légi-datu \u2022 loi qui est, à sa l ice même, si subversive de l\u2019intérêt public qu\u2019elle p< rte en elle-même sa propre condamna tion.râlement en contrebande par toutes les n à tromper l\u2019œil des éléments les plus décents des deux chambres et de t ms les membres de la galerie île la pros se.\u201cLe Montreal Daily Mail\u201d pc rtera demain des accu ntions spécifiques \" Cet avertissement portait la sL et directeur gérant et ce le de M.B.;nature de M.M.E.Ni îhols, président -A.MacXab, vice-prési lent et ré lac- tour.L\u2019ellet qu\u2019il a produit dans le comme bien l\u2019on pense.Mercredi le \u201cDaily Mail\u201d i accusé M.J.0.MOUSSE A U, dé RA RD et A.BERGE VJ N, coutei l'urgent pour appuyer certaines mes L\u2019ACCUSATION cercles polititiqnes a été considérai/e, précisé ses accusations et a nettement uté de Soulanges ; MM.L.T.BK-ers législatifs d'avoir reçu et accepte de \\ires.DU \u201cDAILY MAIL\u201d.orable Louis Philippe Bérard, M.C.L.L.; Le \u201cDaily Mail\u201d accuse : l\u2019ho L\u2019hon.Achille Bergevin, M.t M.J.0.Mousseau, M.P P., d\u2019avoir sccopté de l\u2019argent en échu Ces actes de corruption ont é é effectuées à propos de l\u2019incorporation «le la \u201cMontreal Fair Associât on ot Canada.\u201d Vendredi dernier après-midi, 3.30 heures, le Conseil Législatif de lu Législature do Québec a adopté Je projet* de loi de l\u2019Assemblée, portant le No 158 et intitulé : \u201cUne loi pour inco'poror\u201d \u201cThe National Fair Association of Canada.\u201d Cette mesure qui est ainsi dovmue une loi de la Province d ; Québec, autorise les associés suivants : MM.Demetrius F.Myers, homme d allai res des cité et district de Montréal, George Sampson, entrepreneur do la dite vide de Montréal ; John Bistiano, de la ville de New Yo*k, dans l\u2019Etat de New-Yoïk, l\u2019un des EtatJUnis d\u2019Ain ri que, et Davi i W.Hyland, courtier d\u2019immeubles de la die ville Je New-York, \u201cà organiser et contrôler des expositions agricoles, liorticolos et industrielles de bestiaux et de produits du Canada et d'ailleurs, ot d\u2019autres expositions ; et à exploiter des places d\u2019amusement et dp récréation pour le public et à c instruire ot explorer des ron la de coupses, en rapports avec le \u201d tioiiB, et autres fins.\u201d C\u2019est 1;\\ l\u2019une des lois qui été mise à prix par les légis\u2019ateura qui adoptent les lois de lu Province de }uéhec.Le prix payé pour l\u2019adoption d j cette loi a été do §0,500.De cette sommo, les promoteu* j ont payé §1 850 k des membres de la Législature.Il reste une balance di e de §4,050.COMMENT ET OU II S AURAIENT TOUCH É.A la suite de cotte formidable iccusation, le \u201cDaily Mail\u201d donne dans tous «es détails le montant des soin lieux où ont été faites les trunsadtions, les noms de ceux qui ont versé l\u2019argent, les jours et heures où les so mues ont été donuées.IL Y AURAIT D\u2019AUTRE DÉPUTÉS COMPROMIS.^ Un certain montant, dit le \u201cDairy Mail\u201d a été versé pour les votes de SEPT membres do la législature.D\u2019autres sommes étaient destitues k des députés que le \u201cDaily Mail\u201d no désignait pas encoro mercredi.\t.\t» autres que ceux-ci ont mentionnés comme devant recevoir pour s\u2019assurer leur appui.M.Armani Lavorgne, secondé par M.Jean lhévont ont demandé de citer k la barre do la Chambre M.Nieho's et McXab, qui dirigent le Daily Mail.Et, chose remarquable, dos trois accusés, pas un seul n\u2019a nié avoir rec;u les pots de vin que le Daily Mail dit leur avoir été payés : Et M.Guuin ap ès avoir accepté l\u2019assignation des accusateurs à la barre de la chambre, I lit de suite nommer un comité d\u2019enquête, composé en maj >rite (les plus féroces partisans et en } articuler de l\u2019hon.M.Taschereau, qui a déjà brûlé ses vaisseaux eu a Mirant que les vrais coupables.ce sont les détectives et ceux qui le » ont engagés.Mais la grande m j uiiédu public compte qu\u2019il existe encore dans la 1 n imm*» re un groupe d'honnêtes gens assez énergiques pour poursuivre cette itflaire jusqu\u2019au bout, et faire sortir les vendus de la vie publique, quel qu\u2019ils soient et aussi près des têtes qu\u2019ils se trouvent.;ii Sli';l*[iro:i;i isi mml LE SCANDALE U y a bien dos années qu\u2019il court dans le pub ic des rumeurs sourdes de l\u2019existence à la Législature libé raie de Québec d\u2019un groupe influent de politiciens tarés qui fout à l\u2019occa-«ion payer le prix de leur appui aux projets de lois d\u2019intérêts privé qui y «ont présentés.Pour des raisons et dans des circonstances que nous ignorons, quelqu\u2019un s\u2019est juré de voir le fond des choses au Bujet de ces accusations courantes et, si possible, do faire prendre eu flagrant délit les préle-veurs ignobles de pots-de vin, s\u2019il en existait, et de les dénoncer.Ou a retenu les services do la plus fameuse agence de détectives des Etats-Unis, celle do W.J.Burns.L\u2019on a préparé un bill qui fcerait un échantillon dos privilèges que, suivant la rameur, l\u2019on pouvait obtenir pour de l\u2019argeut do la Législature canadienne française de Québec.Lu voici les principaux caractères s Les promoteurs du bill sont tous des étrangers et des inconnus (tous détectives).La campagne fondée pour tenir dos expositions et foires de tousgeu-r®p* ^ part tous les pouvoirs accordés aux compagnies ayaut on vue i agiotage ordinaire, pouvait établir des \u201cclubs\u201d, des \u201cbétels\u201d, dos \u201crestaurants\u201d et avait le droit de vendre deB rafraîchissements, vins, liqueurs, etc.L\u2019agence s\u2019est nb mclno avec des députés influents, lo président du comité des Bills privés à la Chambre basse, un associé du premier ministre de la Chambre haute, ot à un autre des conseillers, politicien de carrière, sans autre occupation connue.Le Bill a été imprimé, tenu secret autant que possible, au moins on l\u2019empêchant d\u2019arriver jusqu\u2019à la galerie do lu presse.Tout a marché sur des roulettes.L\u2019agence a payé à coux dont les noms ont déjà été donnés la somme totalo do §4850, et avait fait des promesses pour une balance de §4650, formant un pot-de-vin total do §9500, sans compter les autres petites prévenances (panier do vins, etc).Voilà les graudes lignes du scandale.Le \u201cDaily Mail\u201d de Montréal qui a ou le courage de poursuivre ce déuiobage, eu a fait la dénonciation avec les détails les plus circonstanciés.Pour lo public, ot avec raison, c\u2019est le déshonuour qui tombo sur notre législature dans la personne, d* plusieurs do sos membres nommés eu toutes lettres et de plusieurs Lord Strathcona est mort, dans la nuit\u2019de mardi à mercredi, à Londres, à l\u2019âge de quatre-vingt-treize ans.Lord Strathcona était né lo 6 août 1820 à Forre, en Ecosse, et fut.umené au Canada k Page de 18 ans par son oncle.La place nous manque pour rappeler dans ses détails a carrière du gran 1 homme d\u2019Etat qu\u2019il devint, et dont voici les point saillants : Aprè* avoir pa-sé 13 ans au Labrador, chargé d\u2019un poste pour la Cie de la Baie d Hudson, il devint facteur en chef du territoire do la Baie d\u2019llu Ison au Nord-Ouest ; il tut nommé commissaire du gouvernement canadien pour régler les troubles de l\u2019Ouest lors de l\u2019insurrection Riel en 1869, créé chevalier en 1S86, nommé haut commissaire du Canada à Londres en 1896, créé baron de Strathcona et Mount Royal en 1897.Il fut aussi chancelier de l\u2019Université McGill de Montréal, chancelier et recteur do l\u2019Université d\u2019A-ber ioen, en Ecosse, fondateur du Royal Victoria Collège de Montrai Lord Strathcona laisse une immense fortune que l\u2019on évalue k quatre-vingt millions de dollars.L M.Tessier, le maire rouge de Trois-Rivières, a demandé à la Législature de voter des amendements à la charte do la Cité aux destinées do laquelle il préside.Il a proposé ces amendements sans consulter le Conseil et ne les a tait ratifier que par après, ou présence de l\u2019indignation do ses administrés.Par la gtâce do ces amendements M.Tessier, qui avait été élu maire pour deux ans, verrait sou terme d\u2019oflico durer quatre uns.Pour quelles misons M.Tossior tient-il tant à se cramponner à son trône de maire ?Hélas ! ces raisons ne août elles paa.toujours les mômes 1 Feu SIR JOSEPH Dl'BUCL Depuis dix jours Sir Joseph Du-buc, ancien juge-en-chef du Manitoba, dort de s n dernier sommeil au cimetière de Winnipeg, la métropole de cette terro (l\u2019Ouest dont il avait fait sa patrie d\u2019électiou.11 est do ceux dont le souvenir vivra, net et tenace, et dont la vie, toute de droiture, do dévouement, de bonté, sera longtemps proposée en exemple.Sa perte est sensible, et elle sera particulièrement ressentie par la population française do l\u2019Ouest qui perd en lui un des derniers rep-é-sentants d\u2019une génération d\u2019hommes pub ics qui dirigèrent longtemps avec honneur le groupe français du Manitoba.Sir Joseph Dubuc était né à Ste-Martine, province de Québec, le 2G décembre 1840 ; ses ancêtres, d\u2019origine normande, étaient venus au pays vers 1682 et s\u2019étaient établis dans la région de Longueuil.Il fit ses étu les à Montréal, chez les Pores de Saint Sulpice, termina son droit à l\u2019Université McGill et lut reçu avocat en 1869.Sur les conseils de M.l\u2019abbé Ritchot, auquel Mgr Taché avait fait part du besoin qu\u2019il avait de laïques instruits et dévoués, le jeune avocat alla fc fixer daus l\u2019Ouest.Quelques mois après, en décembre 1870, il était élu député de la Baie St-Paul k la Législature.C\u2019était alors les temps héroïques, où la défense des opinions réclamait des hommes d\u2019un courage absolu et d\u2019une admirable abnégation.Joseph Dubuc fut de ceux-là.Sa carrière se poursuivit dès lors, brillante, en raison des capacités de premier ordre et do I\u2019impeccable intégrité dont il donnait chaque jour des preuve»*.En 1873 il était nommé membre du Conseil du Nord Ouest, on 1874 Procureur Général oatis le cabinet de l\u2019hon.M.Girard, de 1875 à 1878 il fut k la fois Orateur de l\u2019Assemblée Législative et avocat de la Couronne ; en 1879 il était élu député à la Chambre des Communes du Canada, à titre de conservateur, par le comté de Pro-venclier, le 13 novembre do la môme année le Gouvernement Fédéral l\u2019appelait à U magistrature, et en août 1903 ii était fait juge-en cbe t de la province.Après une carrière de 30 années, l\u2019honorable juge-en-chef Dubuc prenait sa retraite le 13 novembre 1909 escorté do la sympathie, du respect et des regrets de tous ceux avec lesquels ses fonctions l\u2019avait mis en contact ; enfin en 1912 il était fait chevalier de l\u2019Ordre de St-Michel et de St-Georges, distinction accordée pour la premièro fois à un Canadien français de l\u2019Ouest.Si l\u2019on peut ainsi, en quelques lignes, résumer sa carrière politique ot juridique, il faudrait des colonnes, des pages entières de ce journal, pour dire tout lo bien qu\u2019il fit dans les œuvres d\u2019enseignement du Manitoba, notamment comme Surintendant de l\u2019Education pour la section catholique et comme Vice-Chancelier de l\u2019Université , pour dire ses convictions solides do patriote et l\u2019énergie avec laquelle il les défondit, pour analyser la science juridique, la perspicacité, l\u2019honnête té qu\u2019il montra dans tous les actes de sa vio de magistrat.Il avait lo sons do la Vérité et do la Justice, dépouillait les textes de la lettre, qui pout tromper, pour en dégager l'esprit, qui on est la raool-le bienfaisante, et Mgr Taché en lit sous co rapport un élogo aussi flatteur que juste dnns des circonstances qui ue sont pas oubliées.Sir Joseph Dubuc est décédé subitement, ainsi que l\u2019a annoncé Le Courrier, lo 7 janvier courant à Los Angeles, Californie ; sa dépouille mortelle, ramonée à Winnipeg, a été enterréo le J4 courant.Ses anciens collègues de la magistrature et du barreau, la presse, lo public tout entier ont profondément ressenti sa perte ot lui ont rendu un hommago mérité.Dieu ait son âme ! Sur les Mrs (taiprs POLEMIQUE INTERESSANTE.Tous les journaux ont parlé de la conférence prononcée par l\u2019honorable juge Monet sur les études clussi-quos devant VA ssociation du Jeune Barreau de Montréal.Tous aussi ont reproduit avec plus ou moins de fidélité et les attaques du conférencier et les observations du député Lamarche et les remarques de l\u2019avocat Fitch.Sur la foi sans doute de ces rapports incomplets et inexacts, un vieux camarade de M.Lamarche lui adressa [Nationaliste, 2s décembre) la lettre spirituelle que nous rappor tons ci-après.M.Lamarche, ouchunté évidemment do ce ton goguenard, ot bien loin de se fâcher, répondit par une lettre (Autorité^ 4 janvier) où il corrige les rapports des journaux et met au point certaines assertions de son contradicteur.Nous tenons à mettre ces deux lettres sous les veux de notre clientèle.w Elle» lui permettront de se tenir au courant d\u2019une question pins agitée que jamais.En même temps elles constituent sur la question un docu ment qu\u2019il est bon de verser au dossier.Voici donc les deux textes : LETTRE OUVERTE A M.I\u2019.-B.LAMARCHE.Mon cher vieux Camarade, Tu assistais d ^p.l\u2019autre soir, à ce gala du Jeune Barreau.Et *u as parlé ; je devrais me pendre : je ne t\u2019ai pas entendu ! Tu as même, en passant, donné aux classiques un petit coup de pouce opportuniste.C\u2019était d\u2019un bon naturel, et ça a rendu service.Sans toi, la soirée aurait manqué d\u2019argument.Elle a eu l\u2019argument Lamarche.Il y avait bien, c est vr i, l\u2019argu ruent Monet, mais co n\u2019en est pas un.Il y avait bien aussi l\u2019argument Fitch, mais c\u2019est plutôt ce qu'on up pellerait un argument gifle ; et comme après l\u2019avoir reçu en plein visage, chacun l\u2019a soigneusement caché, j\u2019aime mieux n\u2019en pu-» parler.Je soupçonne même, moi qui te connais bien, que tu as été bien aise de l\u2019attraper, attendu qu\u2019il r-oulile tfcit en même temps d\u2019autres faces que la tienne.Peut-être, au surplus, \u2014tu vois comme je te connais,\u2014 après avoir avoué que tu ne sais pas assez d\u2019a glais pour être un bon député, as-tu été content de voir détruire l\u2019ellet de cette petite cou lessioij modeste.*** Pourtant ce n\u2019est pas W co que je veux te dire.J ai des reproches d\u2019ami à te faire, ne serait-ce que pour te forcer à expier un peu les inheres dont tu me gâtais, alors qu\u2019à tes côtés je m\u2019appliquais à rues devoirs at glais et à la pron uciation du th% tandis que tu te moquais de l\u2019anglais et n\u2019en voulais rien np prendre.Préparais-tu déjà l\u2019argument pour accuser plus tar 1 tes maîtres de n\u2019en pas enseigner ?Tu as toujours vu de loin.Ce que je regrette par-dessus tout, c\u2019est de ne t\u2019avoir paj vu sourire,\u2014de ce sourire spirituel que rien no te tera perdre,\u2014en entendant, contre les classiques, les charges de vaudeville de l\u2019autre soir.Toi, croire à ces rangaîues cent fois réfutées ! Toi, faire disparaître ou amoindrir les auteurs qui t\u2019ont fait et refait ce que tu es ! Toi, mon vieux copain intelligent et narquois, ne pas sourire dovuut un parieur, aussi bien renseigné que peu prétentieux, qui tait des gestes de réclame et d\u2019horreur devant le grec, comme d\u2019autres jouent des cornes et font des bonds devant une flanelle rouge ! Toi, te laisser convaincre qu\u2019il faut bouleverser le programs des études, parce qu\u2019un nouveau Colomb a découvert qu\u2019il y a plus d\u2019élèves en éléments latins qu en méthode, que plusieurs frai s secs sont tombés le long du chemin et qu\u2019ils arrivent dans le monde sans préparation et sans métier pour ga gner leur vie ! Allons donc ! Si tu t\u2019étais écouté, au lieu de donner ton petit coup do pouce, tu aurais plutôt repris, et je sais île quoi ton :\u2014\u201cMonsieur, permettez : si j\u2019ai un peu de jugement pour juger, il me semble quo vous jugez mal.Si on ne donnait pas aux eu tanta qui commencent leur cours une préparation classique, ils no pourraient pas constater, après deux ou trois ans, qu\u2019ils y sont impropres.Ils iraient peut-être jusju\u2019au Lout, et ce serait désastreux, pour eux, pour les professions libérais \u201ct, peut-être, pour la magistrature.En discontinuant ainsi, tout jeunes, ils ont le temps de so reprendre ailleurs, et avec des facultés déjà plus ouvertes.Si vous tenez à ce qu ils aient un cours commercial, pourquoi les envoyez-vous au collège ?Il y a des écoles de commerce : commencez par là ! Si vous désirez qu\u2019avec la préparation classique, ils apprennent de l\u2019arithmétique, de la géographie, de l\u2019anglais, de l\u2019histoi-ic, du français, pourquoi ne prenez-vous pas le temps de vous taire et de regarder les programmes ?Vous n\u2019auriez plus l\u2019héroïque tâche de réformer : c\u2019est justement tout ce qu'ils apprennent ! Et puis, moi, simple député de Nicolct, j\u2019ai peut-efru tort, mais je vous assure que sans savoir le grt c comme Gladato-ne, qui y trouvait \u201csou meilleur aliment d\u2019éloquence\u201d, et le latin comme Fox et Beuconsiield qui lui devaient \u201cla clarté vigoureuse de leur esprit\u201d, je suis tout de même bien content de l'entrainement quo jeu ai reçu.J\u2019ai été pourtant exigeant pour mes maîtres, et je crois que je le serais encore plus pour un juge pii manquerait de jugement ; mais je ne me suis jamais attendu, en sortant de mes études classiques, a posséder t Mites les connaissances pratiques qui font l'habile clavigra-plie, le bon teneur de livres, le partit agent d\u2019immeubles ou même l\u2019artiste-carossier.Je co icède qu\u2019on puisse regretter, après coup, de n avoir pus encaisse toutes les connaissances à la fois, mais je me souviens aussi que pour mettre tant de caisses il fallait un local.Et c\u2019est petit, une tête d\u2019enfant ! avec ça que la mienne était revêche.Faut-il vous lo dire, mes amis, j'étais presque aussi paresseux qu\u2019un cillant or linairc, ot bomcoup plus roublard.Quand ou ina faisait réciter du Bossuet, je m\u2019allongeais le cou pour lire dans le livre de mon voisin.Et quant arrivait l\u2019ang ai*, j\u2019avais toujours besoin do sortir.Voilà pourquoi le P.Sullivan qui savait si bien su matière, et lo P.Larue, qui la savait encore mieux, ont si mal réussi à m\u2019appren lte la langue de M.B >rden.\u2014 Oh ! que je regrette !\u201d Voilà, mon vieux Lamarche, ce que tu aurais pu dire.Et de quel tou ! à en rendre jtloux notre légendaire professeur de géométrie.Si j avais été près de toi, j\u2019aurais applaudi d\u2019abord,\u2014tu n\u2019es pas insensible à cela,\u2014et ensuite, pour pousser, moi aussi, mon argument-Lum i relie, j\u2019aurais ajouté : \u2014 Mes amis, je vous (dire Paul-Emile crm rue lo type achevé de ce que peuvent Dire les études claniques, avec assez et pus trop l\u2019anglais.\\ ous savez quel g irçon brillant il est : avocat, disert, méthodique, clair, équilibré à f.tire envie à certain juge, lier représentant du pl »s beau comté du Dominion, comme il rit sur les hustings aux b aves et intelligents électeurs le Nicoiet.Il fuit honneur au barreau, à t>a race et à son collège.Moi, je lo connais.O:, ce même Pail-E.avait reçu, comme moi, de la nature uu carac tère plutôt fo\u2019âtre et une tête légère.Il pouvait faire des sotti-es sans effort.Si on l\u2019eût for :é à apprendre l\u2019anglais, comme il le voudrait aujourd\u2019hui, ii aurait probablement enfilé la petite porte de la cour des Grands et ne serait plus revenu.11 vendrait peut être en ce moment des épices.Peu à peu, le travail des grants auteurs, lo contact de ces esprits si mesurés, leurs chefs-d\u2019œuvre mieux compris, leur goût i upeccuble, la gym astique intellectuelle pour eu mieux Mibir la forme et le fond, ont aiguiré son esprit et l\u2019ont assagi.J\u2019ai vu la transformation se faire.C\u2019était merveilleux.Co n\u2019e«t pas pour vanter mon bon ami, mais j\u2019affiriue que c\u2019est à cotte éducation que Lamarche doit sa dialectique serrée, sa clarté, sa nieth nie, le maximum de rendement de ses fu-cu tés.Elle a fait d\u2019une nature très ordinaire un h mime qui ue l\u2019est pas.Ajoutez à cela que vous ne lo voy z plus t ire do sottises.Quand il mi arrive de mettre les pieds dans les plats, c\u2019est que l\u2019exemple lui est venu do plus haut.Il dira bien, comme ça, que oou pruibsstur d\u2019an-g ais en savait moins que lui ; mais («Suite sur la 4iime page) A$:D LK COURRIER DK SA.TNT-TTY ACINTIIK 24 JANVIER 1914 ] ) 0 Û P j ro j.La rentrais du farlemknt d\u2019ottawa.\u2014 Le discouits du trône.\u2014 Lk débat Mit L'ADRESSE.\u2014 I/llON.M.Boni)i;n rive son clou au chef de i/oitosition.La 3e M-rtnion «Jn 1 parlement s\u2019e.*t ouverte le jeudi 1 â courunt avec le cérémonial ordinaire.S.A.U.le «lue iecia par le Docteur Ku£«ue S -.1 i*qu-s ; 2«> tVmtue lu uo^ui «-t r« nme 1 iirement**.Et v rout vendus eu un K*ul lot.Poas-ssion au 1er Uni 191I 3o Immcliatement après \u2022 tte vente il sera égalé ment v ndus ir les lieux, au plus haut et d r i*r eiich-\\iis-ur, 1»?t«*rrain où «st situ e ta mats n pnvee du Docteur Ku^èue St-Jsoques, s «voir : I u t rrain situé au coin Kst des rues Girouard et St-Jos»ph, eu .a c»t«« te St H vactuthe, ntant le lot 5.0 «lu dit (M iastr**, contena«*t environ i*oi-Xante-tix huit pie«L* de trut sur ceut vui^t-liait pieds de t*r«*1 ndeur, le t iat mes ir«* ati^; aise, avec uue maison eu bri nie et autre bettsse a us i eu brique y erigoe.Cett«* lu iisoti est muni * d'au sysôtne 4.7*.WM*#5* .«« Mf* ¥\u2019 « M jÙTSSfll I $ ¦ M.OSWALD DAGEDJ/IIS, 8 Oalton, Lowell, Mass.\u2019\u2018Depuis de nombreuses années je souffrais beaucoup de mauvaises digestions; j\u2019avais l'esto-D\u2019abord ces pilules ne sont pas de simples re-jmac très faible et chaque repas était suivi de modes empiriques; c'est une médication scienti-jmaux de tête, de douleurs dans les membres, de fiquc préparée par (les médecins d\u2019expérience maux de coeur.Je me rendais régulièrement à ayant élaboré un traitement où est concentré le mon ouvrage, mais avec quelle peine je travail-produit de leur science et de leurs efforts.Rien n\u2019est plus dangereux (pie les remèdes brevetés préparés sans garantie et sans surveillance.La garantie de la qualité de fabrication du remède est aussi essentielle «pic la garantie de la vertu médicale.Avec les Pilules Moro vous êtes sûr de réunir l\u2019un et l'autre et c'est pourquoi les guérisons enregistrées sont si nombreuses.Si vous voulez en avoir la preuve, lisez le témoignage suivant: lais ! \u201cPlusieurs médecins m'ont traité, mais leurs remèdes ne me faisant aucun bien, je décidai de prendre quelques boîtes de Pilules Moro pour voir si je ne serais pas soulagé sur quelque point, car j\u2019en étais arrivé à souffrir de tout mon être; jusqu\u2019aux reins qui étaient atteints.Bien que désirant de tout coeur un prompt rétablissement, je fus cependant étonné de me trouver mieux au bout seulement de quelques semaines de traitement.Une quinzaine de boîtes de Pilules Moro m\u2019ont débarrassé de tous les autres malaises qui se partageaient mes heures.\u201d \u2014 OSWALD DA-GENAIS, 8 Dalton St., Lowell, Mass.£.( ) N S U L I A I K >NS GRATUITES.\u2014 Hommes malades, venez voir les médecins de la Compagnie Médicale Moro, ou écrivcz-leur, ils vous cront le moyen de v guérit 11- lonnent leurs conseils gratuitement et leurs prescriptions sont à la portée de toutes les bourses.Leurs bureaux, au N\u2019o 272 rue Saint-Denis, Montréal, sont ouverts, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à S heures du soir, les mardi et samedi, et jusqu\u2019à 6 heures les autres jours.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous lcc envovons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c ; >ur une boîte, $2,50 pour six boites.Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal.Les Pilules Moro sont une spécialité pour Ses ttoussiioa.si us tus crans (Suite {Je la 1 ère page) c'ortt un reste do vantardise, une hbiguo pour nous taire oub\u2019ior qu\u2019il a beaucoup de cœur.Vous hou venez vous du discours que mou Paul K.a pronon :é devant les Chambres, sur la question du Koewatiii ?Plusieurs autres avaient parlé avant lui, en meilleur anglais Quant le Premier-Ministre voulut les réfuter tous, il s\u2019arrêta, pour s\u2019en occuper beaucoup, k un discours plus bref, fort, luisant syn thèse, logique et.concluant, un «lis-cours de cet esprit latin que les Anglais n\u2019ont puj, mais qu'ils savent admirer : et o\u2019étuit le discours de notre Lamarche.Aussi bien, la remarque qu\u2019on lit k cette occasion s\u2019est elle plus d\u2019une fois généralisée au sujet des deux groupes, Français et Anglais, du Parlement.Eux, nous envient ce qu\u2019ils n\u2019ont pas et ne se remplace par rien : la discipline classique ; nous, nous tâchons de méconnaître ce don ; au lieu do le développer par le travail, nous le reprochons k 110s maîtres, parce qu\u2019ils ne nous ont pas fourni des le collègo tout ce qu\u2019il taut pour nous laisser vivre en bohème* ; moine quand nous pouvons égaler et surpasser les autres, nous persistons k être assez botes [>our nous décerner sans cesse des >revets d\u2019infériorité.lia même remarque m\u2019a souvent été taite au Barreau par les plus distingués de nos juges.On la répète à Toronto dans le même sens.Ou l\u2019a redite de McLean, par exemple, A qui, ullirme t on, il ne manque pour être un grand homme complet que d\u2019uvoir étudié quelques années dans un collège do la province de Québec.*** C\u2019est là, à peu près, mon cher 1 nul K.ce que j\u2019aurais dit.Il se peut (pie j\u2019euflsô insisté sur la culture classique dont McGill est privée .mais A quoi lion, puisque M.Fitch s\u2019en est chargé?(Et c\u2019est bien de quoi, morbleu ! je te hais, vieil ami, le nous avoir laissé donner cetto leçon humiliante, quand tu pouvais nous eu faire un titre d\u2019honneur !) Entre nous, maintenant.Sais tu que l\u2019Allemagne a tent4, il y a uno trentaine d\u2019années, de remplacer en partie les autours grecs et latins par l\u2019étude des langues vivantes ?et qu\u2019elle est revenue, après un fiasco complet, aux anciens programmes classiques ?Sais-tu «pie l\u2019Angleterre, pays très pratique, garde plus et mieux (pie nous, dans ses grandes écoles, toutes les traditions classiques?et qu\u2019elle prétend que c\u2019est oncoro là le meilleur moyen do former une in telligenco supérieure ; un outil très utile dans le métier de la vie.Sais-tu qu\u2019en ce moment la Fran ce, otlrayée devant la \u2022\u2022décadence du français\u201d, la \u201cfaillite de la langue\u201d, s'est mise en campagne pour détourner cetto catastrophe ?Les esprits dirigeants, les maîtres do la langue : Richopin, Faguet, Doumic, dos douzidues d\u2019académiciens, d\u2019in génioure, de ministres d\u2019Etat, d\u2019olK-ciers de l\u2019armée, allirraont, démontrent quo le français s\u2019en va avec la vigueur de l\u2019esprit, parce qu\u2019on néglige Venseignement du grec et du latin.Vas-tu dire qu\u2019il y a plus de danger pour eux que pour nous, et que notre langage a moins besoin d\u2019être soigné quo le leur ?Sais-tu que nos nucleus maîtres, les Jésuites ont, A Montréal, deux collèges, l\u2019un français, l\u2019autre anglais ?Or, je tiens d\u2019nn Supérieur qu\u2019il n'y a rien de fatal comme \\M PREVOYANTS DP CANADA ASSURANCE FONDS DE PENSION CiplUl Autorisa : $5AJ.00J.Astlf du Fjnis do P«înslon, lo 30 soptoinbro 1913 : $384,936.39 PROGRESSION DU LA COMPAGNIE AU 30 SEPTEMBRE 1013 \tSections\tSociétaires\tPensions\tActif 1909\t45\ti.SSj\t5.205\t$ 16,461.94 191a\t*49\t8.540\t19,269\t76,217.94 19! 1\t224\t14,228\t30,910\t170,670.80 1912\t294\t*9 O*6\t39» 4 * 1\t;aS4.355,Sa 30 Sept.1913\t338\t23.189\t45,007\t384.936.39 Continue» cette provision peu luit vingt atu, roos aurez une idée des sumacs énor nés dont dispowroat Les Prévoyant» du Canada, lorsque le temps de payer les rentes sera venu.Bureau-Chef: 126, St-Pierre, Edifice*9o nlnloa* Quebec.ANTONI LESAGE, üer.-Oen.sentent contro le conférencier la défense de la méthode d'éducation qui n\u2019a pas été celle qui l\u2019a .ormô lui-même.M.Fitch qui pourtant a parlé des moines lacunes et des mêmes réformes s\u2019est beaucoup amusé de cette consécration intempestive et il a pu constater que ceux qui font habituellement dune les noces d\u2019or et les expropriations de communautés de femmes sont mal préparés pour faire des comptes-rend us fidèles des délibérations du Jeune Barreau.Occupons-nous maintenant do mon confrère de classe qui me tait l\u2019honneur de m\u2019écrire une \u201clettre ouverte\u201d de plus de deux colonnes dans lo Nationaliste de dimanche dernier.La lettre est ouverto mais elle n\u2019est pas écrite ouvertement La partie la plus iutéressute pour moi, qui ai le culte du souvenir et do 1 amitié, c\u2019est le nom de l\u2019auteur ; mais il est soigneusement recouvert d\u2019un anonymat aussi sombre qu\u2019un coin de corridor.Lo compagnon do mes jeunes années aurait pu, il me semble, attacher son nom aux parties de l\u2019article qui sont do lui, tout en respectant l\u2019incognito de ses collaborateurs.Il a aimé mieux écrire visière baissée, comme autrefois au collège, dans cette salle d\u2019étude pleine de souvenirs alors qu\u2019il déchiffrait des racines grecques le regard caché pur un morceau de carton vert, qui s\u2019étendait d\u2019une oreille A l\u2019autre, et le protégeait contre toute distraction sous cette feuetro qui s\u2019ouvrait sur un couvent aussi inaccessible que détendu.La fin au prochain numéro [[S SW iis k n it lit LE PIS l'engouement de certains parents qui, pour faire apprendre \u201cparfaitement\u201d, A la fois les deux langues A leurs enfants, les envoient A Loyola.Il arrive aux pauvres petits de n\u2019en uppreudre ni l\u2019une ni l\u2019autre, et de manquer, par l\u2019obstacle de la langue, mille autres connaissances et développements nécessaires à la formation intellectuelle.Us peuvent parler.Mais parler n\u2019est pas tout dans le monde ; tu en connais assez hein, de grands buvards bilingues qui crèvent do faim ! Avec ça,\u2014 est-ce A toi qu\u2019il faut le dire T\u2014 qu\u2019on l\u2019apprend v i t e, l\u2019anglais, quand on u un peu de culture préalable.\t* A lotis, cher ami, sans rancune ot bonne année ! Comme tu n\u2019as toi, en parlant des collèges, aucune vengeance A satisfaire, parles-en avec ton intelligence et ton cœur : ce sera parfait.Ton vieux camarade, B.A.P.* # * Voici la réponse de M.Paul Emile Lamarche, député de Nicolet.Il est dans notre pays un sujet qu\u2019on n\u2019a droit de discuter qu\u2019à la condition d\u2019être admirateur sans réserve.C\u2019est celui de l\u2019enseignement secondaire donné par nos collèges classiques.Si quelqu\u2019un ose prétoudro que ce système d\u2019enseignement est susceptible de perfectionnement, d\u2019amélioration ou do réforme, il est un ingrat ou un ignorant selon qu\u2019il a ou n\u2019a pas, dans sa jouuosse, décliné \u201crosa\u201d ou conjugué \u201cmonoo moues Monet\u201d.\t* Ainsi, il y a quelques jours, parce qu\u2019un magistrat de la Cour Supérieure, invité A faire une causerie devant le Jeune Barreau a parlé de certaines lacunes qui existent dans renseignement donné par nos collèges et qu\u2019un député aux Communes, appelé A remercier le conférencier, a dit quelques mots sur lo même su-jot, de suite on a crié au radicalisme et ou a entendu, en quelques heures, plus de protestations de la part do certaines consciences timorées, que s\u2019il s\u2019était agi d\u2019une tentative do rébellion eu matière dogmatique.La \u201cPresse\u201d, duus un article de rédaction, a ouvert le feu.Cela lui revenait de droit vu qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une question purement intellectuelle.Lo journal A grande circulation a fait la leçon aux jeunes avocats canudiens-frunçuis qui ont assisté, sans protester, A la conference du juge Monet il a été tout sirop pour M.Fitch, avocat juif, diplômé do McGill, qui, dans l\u2019imagination d\u2019un reporter seulement a pris courageu AVIS est donné, par ces présentes qu\u2019nne requête sera présentée au Parlement du C'a ru la à la session prochaine, pour un Acte incorporant la corporation dite, Lus Sœurs DE la Charité dk i.\u2019IIontai.Sainr-Antoine i»k Ce Pas, dont le but e «t «le s'occuper d\u2019eeuvres de charité, tels que le» hôpitaux, les orphelinat», le» refuses et autres entreprises de ce genre, de l'instruction et de l\u2019éducation chrétienne des enfants, et de P avancement par tout autre moyen, de l\u2019instruction «le la religion et de lu charité dans les Provinces du Manitoba, de la Saskatchewan et de l\u2019Alberta ; et avec tous les autres pouvoirs et droits qui pourront être avantageux au succès de la Communauté.Ottawa, le 19 Décembre 1913.SÉGUIN «3- LEBELLE, Avocats des Requérants.Notice is hereby given that application will l>e made to the Parliament of Canada, nt the next session thereof, for an Act to incorporate Lf.s S«eurs de la Charité dk l'Hôpital Saint-Antoinb de l.K Pas, whose object is works of charity such as hospitals, orphanages, houses of refuge and other works of that character, and also the Christian eduertion ofchil-«Iren and the advancement by other means of education, religion and charity in the Province* of Manitoba, Sa katchewan and Alberta ; and wiih all such powers and rights as may be advantag sus and necessary f »r the success of the undertakings of the c rrporation.SÉGUIN\tLA BELLE, Solicitors for the Applicants.Dated at Ottawa this 19th Hay of December io> 3- p Pu\tP\t»\tînn\tfl PO u 1 Du\tU\t\tJU\tr j ŒUFS A VENDRE Nous gardons les deux races les plus recoin man dées par les éleveurs pour les «eufs et la chair La r.iCt* \u201cPLYMOUTH ROCK\u201d barrée \u201c\t\u201c3H03E ISIM) \u201d rouge PRIX POUR LUS (KO K* $1.20 LA DOZ.$5.00 POUR 5 OOZS.$8.00 POUR 10 00ZS.HENRI TACHÉ.ST-HYACINTHE, IP.Q.(TERRE VOISINE DE I '«001 r DE LAITERIE) EMILE SOLIS Libraire en gro« et en détail.Une Cascades, ST-IIYAC1ÎYTIIE.Assortiment complet de TAPISSERIES, AH.TiOLEB DE BUREAUX, FOURNITURES CLASSIQUES, LIVRES, OBJETS DE PIÉTÉ et de FANTAISIE, etc.!1I u i 1 e (l\u2019olive pour Sanctuaire.Livre* de récompense», üue visite ent sollicitée.fi.Bmuuiiu Min voie (Professeur diplômé de PUnlvorslté do Paris] Année Scolaire 1913-1914 Ooure préparatoire* aux uUmas du Héintnalr et tin» Kooln» de Commerce.COURS PRATIQUES DE UÏGÜB ANGLAISE (( Corre»|>ondauoe et Conversation ) Cour» spécial «lo préparation au* Kcolns «le plut r made et de olilrurglo-dentulro j N.n.\u2014 Lits cot) Its SE COMIMHKNT DK 4 ELEVEN A PLUS.N'ADRKSNKll j MAISON AUfi.URIVIERE, 80 RUE WILLIAM\tTéiépiu 4» LA \u201c\"A DU CANADA ASSURAITCE CONTRE LE FEU, sus la VIE, les ACCIDENTS et la MÆLADIE.V.Bureau-Chef : MONTREAL - 211» rue McGill A.JODOIN, N.I\\ - ST II YAC1NTIIE, A i -ni pour I.» vl II » «b» SMIyitolutlia IL GULINAS, \u2014 ST-1 f YACIN TH 12, Agent pour 1«» «lUirlct «lt» Ht-IIyaulnttic J LE SEPARATEUR \u201c33'G \u201d LE MEILLEUR, LE MOINS CHER AGIî.VT.4 DEM \\ Xi >lî)H PARTOUT.PRIX DE DETA IL ! Capacité.\u2022\tPont jusqu'à.\u20182 vacli -, n?i(in liane 5\t*\u2022\t\u2022i LvîS SEP* R A T i U R 3 44 DOVT>3\" EDIFIC3 DU \u201c C0 J 3 RI CR \u201d,\tST-HYAOIlfTHC CANADIEN P4CIFI0 A ST-II VAGI NT 11 IC i i\u2019i 1er Juin 1918 HORAIRE Sujet k changement nain uvh préa labié heure» dea \u2022léparta ot dea arrivée» non-guaranticF.Départs de Sr Hyacinthe Gare du C.F.R.Tour les jour»», le dimanche excepté.A.M., Pour Farnliain, Bed ford, Stanbridgo, St.Jean, Windsor Milia, Foster, Ma gog, Sherbrooke, Cowansville, Rich ford, Newport, Portland, Concord, Manchester, Lowell, Boston et In Nouvelle Angleterre.11.40 A.M., Pour St.Simon, St.Hugues, St.Guillaume et los station» intermédiaires 3.0*5 P.M., Pour Furnham, Bedford, Stanbridgo, St-Joan, Toronto, Détro't, Chicago, Duluth, St-Paul, Minneapolis, Winnipeg, Vancouver, Foster, Magog, Sherbrooke, St-Jean, N.B., 1 Ialifux,X.S., Newport, Waterloo, ICnowl-ton.Concord, Manchester, Lowell, Boston Springfield, Portland, et la .Nouvelle-Angleterre.7.25 P.M., Pour St-Simen, St-Hugues, St-Guillaume et les Stations Intermédiaires.Arrivées a St-Hyacintiik Gare du C.P.R.Tous les jours, dimanches exceptés.^\u2022^5 A.M., De St-Guillaume, St.Hugues, St-Simon et les Stations Intermédiaires.11.40 A.M., De Stanbridgo, Bedford, Farnham, Sherbrooke, Magog, Kuowlton, Drum-mondville, Windsor Mills, Waterloo, St-Jeaa, N.B., Halifax, N.S., Cowansville, Newport, Portland, Springfield, Boston, Lowell, Manchester, Concord, Duluth, Minneapolis, St-Paul, etc.8.05 P.M., Du St-Guillaume, St-Ilugues et les Stati ms Intermédiaires.7.25 P.M., De Stanbridgo, Bedford, Ottawa, Montréal, Farnham, Str Joan, Foster, Magog, Sherbrooke, etc.MONTRÉAL Départ do Montréal pour l\u2019Ouest Gare Windsor 9.45 a.m., ot 9.45 p.m.Pour billots et renseignements L.Bakcbloux, Agent des Billets.R.E.Coderre, Agent pour la Ville.s\u2019add rosser i AUTRES CHEMINS 1)K FER Los trains laissent St-Hywlnt t tous les jour» comme suit : C* P« R.\u2014 Allant.« St-Hugues.ei il.40 et 7.2*2 P.M.Allant à Farnham,et-c, : 8.50 A.et3.15 P.M.I.C.R.\u2014Allant û Montréal,8#t;j A.M., 5.13, P.M., 6.29, A.M Allantà PEst,9.30, a.m., 8.33, p#m 5.18, p.m.(Nicolet).llURACE ST-G Ë 11 il .11 NOTAIRE.m liASCBS.\u2014 |*iiK l\u2019S HMlMiPi.Yl'.7 m ST-DKSIS, st-uyagixtuk.f ^ T «V fi ' \\ i ji* IIUIAIKC II!;.TlilUs Allant à l\u2019Frt ^ A.M \u2014 l ou» le» jours pour St- Mboir*1, AefniiViD*, U*i*h.MO ! ¦ (Kxe* !\t\u2022\u2022\t!.\tM-0 .mil \\ *t «*(\u2022 1 '1 ' x \u2022\t*\t1 Jours pour R h *h '«il, -h .briok**, NUn 1 Pond, Lf wi-toii, l'orMund.(Ex.r '\t1H ch ).pour Vie- torî.ivil .i/-v « «1 ^1 q>eo.a» *3 1*.M \u2014 fou» '»*s jour», f^xr^U' h* dim meh»*), pour Aeton-I**, U ' h'iio»i 1, Victoriaville, Québ'-c, Sli\u201cN»r »«>ke, [s auil-Potui.\u2022fdO P.M.\u2014 Tous lea jouis pour A m V «s-, u .bin >n I, Vioto-riavülo, Qnéh**p, Sherbrooke, Inland Pool, L\u2018*NV\u2019Mton, Port-laml.vL15 P.M.\u2014 Vomir,I do Montréal et gares intermédiaires, samedi seulement.1 V \u2022\u2022 i n 1 f «\u2022 '»[ o ii * n* * 1 e t gare» i u \u2022 Dun,»- !iain***, *41 « 1 n O*-* j«,iir».A L/.A NT À I/OUK8T \u2022> -1 A.M.\u2014 roi, i«*s jour» pour Sr - M i mi r**, B (oi;, Sr* Lambert p m rn/»t Sorel, et Statious ntoruiédialres.VENANT DU NORD, ALLANT AU HUI) au r.à 8.1 ) a m.5.15 p m.départ A l Ü OO il.ni.\u2014Pour Salut* 5*40 p.ni.D a ui >i8«, Rougemont, Si»*-An^* h*, I D« rville, Sahrevois, 11 \u2018nryville, et pour to id le» points le la Nouvoilü Angleterre par e chain n iio Fi»r Rut.lau 1, feutrai Vertucut ou Can idien P «ci ti | *e.N.J.FüRUU80N, Agent Général de» Passages, MONTREAL.L.J.Bourreau, Agent Local.Tel.28 tu Courrier üe Siiiui- \" Journal flcbdomailairi; rt,< t ap .no a p i pu, «au(Jitoa«i St-Hyacinthe, *!\u201c\u2019 ,'>lc*Aii u), So /u, p.vr J.DK L.Taché 'uu' * * « \u2019lu*- (JiLo, «lo SMlynciutho.A&ONNEMEN'* ^1,00 u4i .ut, Cxuixaa ci EiAt»-Uott.u'xy^muuutu aate du 1er il du 16 as MJU i'wl*ï\\l\\U\tj n pu; s
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