Le Courrier de St-Hyacinthe, 28 septembre 1918, samedi 28 septembre 1918
[" ABONNEMENT: Canada et EUU-Unla '\t$1.00 par an.Union poatale: 11.80 Le numéro: 2 août NOS INSTITUTIONS ~ NOTRE LANGUE \u2014 NOS LOIS ANNONCES: Petites Annonces: 29e pour une insertion.:0c insertion subséquents* Prix spéciaux pour contrats à long terms* |e I Muir A N NHL\u2014No 29 ADMAXD BOISSEAU, N.P., Iu*«l acteur en chef.eSAL\\ J-HYACIN TU K, SAM Khi, 25 SEPT MM BU K 1018 Fière réponse de la France à l\u2019Allemagne Le Kaiser aux nlxns, avait charge l\u2019Autriehe-Hongrie «h* faire des ouvertures do paix aux Alliés.Les propositions insidieuses furent rejetées avcc mépris par tous las pays de l\u2019entente.Tl appartenait cependant à ]a France de donner à l'Allemagne la leçon que cette dernière méritait et (.\\st riémenceau qui s\u2019est chargé do parler au nom de son pays.Le 17 septembre aussitôt après l\u2019ouverture de la Chambre,» le premier ministre monte à la tribune du Sénat.D\u2019un pas alerte, il gravit les gra-,|in,.et i! laisse tomber île scs lèvres le formidable réquisitoire qui restera coniine la pièce d'éloquence de la longue carrière de cet éloquent tribun.Jamais il- n\u2019atteignit les hauteurs où il plana en cette circonstance.Jamais il ne remporta pareil succès oratoire, damai- il ne trouva dans son repertoire des phrases mieux appropriées pour exposer la cause de son paya.Il fut en cette occasion le Tigre qui se précipitait sur l\u2019ennemi exécré, Mir la lîcte; son verbe incisif, -e- phrase- ardentes, ses périodes vengeresses traînaient au banc de l\u2019opinion \u2019 \u201d ne et (douaient au pilori la coupable Allemagne et sa -nldatcsquc infâme, ( lémeneeau a été ce jour-la, le grand justicier llétris-ant, au nom doTlmmanité, la barbarie déchaînée par l'autocratie, finalement muselée par la démocratie triomphante.Dès le début de son magistral di.-cours, ('lémeneeau trace en quelques jihra-i's brûlante- l\u2019idéal de la France et ses plus profondes aspirations.Il déroule aux yeux de ses collègues les pages glorieuses écrites dan- l\u2019histoire du monde par tous les soldat- alliés.Il rappelle les heures déprimantes (pu* la France* a vécu avant la miciTc: les humiliations -ans nombre endurées par suite* de la brutalité allemande; las menaces de guerre sans cesse» proférées; Is insultes prodiguées en toutes circonstances.\u201cNous avons tout subi, s\u2019écrie-t-il, parce que non- voulions attendre dans le silence et le recueillement, le jour (pii devait venir.Fui- vint la déclaration de guerre sous un fallacieux prétexte; la violation du territoire belge; le déchaînement méthodique d\u2019une furie meurtrière ; le pillage, la destruction, l\u2019incendie, l\u2019emploi de méthodes prohibées par le droit international, la mise en opération d\u2019un système élaboré de ter-rori-nie.L\u2019orateur atteint alors les sommets les plus hauts de l'éloquence humaine et pondant que sou- lis coup répétés de son verbe vengeur, l\u2019assistance est en état d\u2019ébullition complète, le Tigre s\u2019arrête un moment, et il iai\"C tomber sur -es auditeurs, ces paroles qui éclatent comme la foudre: \u2018Recompte le plus terrible qui n\u2019ait jamais existé, a été créé par un peuple; l\u2019autre peuple attend le paiement et il l\u2019aura.\u201d Parlant, alors des soldats do France, b* vieillard sauvage et splendide, paraphrase la Marseillaise.\u201cLe jour de gloire est arrivé, dit-il, parce (pic \u2022\u2022no- soldats, res héros ou sloicisme souriant ont accompli la tâche eomincn-**efo par nos aïeux.L\u2019Allemagne a voulu que l\u2019épée décide la question \u201cpo-éc par h* pru-ianisme: l\u2019Allemagne obtiendra ci* qu'elle a demandé.\u201cXo> morts exigent que non* vengions leur trépas.Soldats de mon pays \u2022\u2018luttez jusqu\u2019à la victoire, luttez pour la France, luttez pour l\u2019humanité.:lL'Allemagne a posé la question, elle attend la réponse.Poilus «le France! \u201cvous manœuvré «b* manière à intéiv-cr les capitalistes locaux, lo.en élevant le taux «l\u2019intérêt «le \\c/\\ à (VL, 2«».en ,imprimant leurs obligation- maintenant en coupures de $100, s.'.on et $1.000 chacune (en français la plupart «lu temps), 8o.enfin, en «*n raccourcissant le terme à cinq «m «lix iinsî.Voilà |H>ur le premier aspect.Pour - asai/t) QUE notre générosité traditionnelle soit ;\\ la hauteur de leur admirable esprit de sacrifice.Cette générosité désintéressée, nous l\u2019exercerons librement au prix de quelques privations, de quelques sacrifices de goûts et d\u2019amour-propre, pour la cause sacrée de la patrie.Les dollars épargnés constitueront notre libre contribution ù l\u2019cfïort allié pour assurer la paix du monde.Jj^PARGNONS pour développer les forces vives de la Nation et pour pouvoir, ù demande, prêter l\u2019Etat nos épargnes, pour l\u2019achat des produits de nos fermes, des produits de notre culture, des produits de notre élevage, de notre industrie laitière, de nos manufactures\u2014 de tout ce que nous produisons pour l\u2019entretien de nos armées sur le front.Publiée sous les auspices du.Ministre des Finances du Canada, 19 *¦ 39000 NOUVELLE S DE LA PROVINCE * * LA PRESENTATION (S.ITync.) Mlle Antoinette Niehol, institutrice de l\u2019école No G de cotte paroisse a reçu du département de l'Instruction publique, par l'entremise de M.Normand, inspecteur, une prime de $20 eonuiH* récompense de ses succès obtenu** dans renseignement pour l'année seo aire qui vient de s'écouler.SATNT-AXICET SAINT-MARC\u2019KL (Richelieu) ^ \u2014Dimanche dernier .M.l\u2019abbé E.Servais professeur au séminaire de >aint-l 1 vaeinthe était en visite chez lotre curé, M.Babin* Savoie.\u2014Plusieurs de nos jeunes filles et cimes gens sont partis pour conti-iucr leurs éludes entre autres: Mlle \\ntonia Aimer, chez les Sœurs St-Foseph: MM.l'bald Vadnais et Hcn-i-Louis llérard, pour le séminaire le Saint- 11 vaeinthe.La superbe maison d'été de l\u2019ox-rc-cordcr F.-X.Dupuis, de Montréal, située sur l'île Dupuis, ainsi que toutes les dépendunees et la cabane à yacht ont été entièrement détruites par un incendie vers sept heures, l'autre soir.La cause de cet incendie serait l\u2019explosion d\u2019une lampe, paraît-il.POUR LA VI K Kn moyenne, il no faut que sept ans aux héritiers pour dissiper un héritage.Achetez des pensions «les Prévoyant> du Canada à vos enfants et ils en auront pour toute leur vie.VUT0U1 AVILL.K (Artlmbaska) Fin maladie, que Pou suppose être l\u2019intluenza espagnole, fait rage à \\ ic-toriaville, »ï partieulièronient au collège, où !a plupart L75 chacune; d\u2019agneaux du printemps, de $0.f>0 à*$2.00 chacune: Les peaux de veaux ordinaires, 10 sous la livre; de veaux engraissés au lait, *18 sous la livre; Les peaux do chevaux de $G.OO à $7.00 chacune; Les poules vivantes, 32, 20 et 20 sons la livre; Les poulets vivants, 42, 40 cî 37 sons la livre; Les pigeons vivants, 40 sous le couple; Le miel extrait, île 20 à 1C sous la livre;\tv Le sirop d\u2019érable, do $1.05 à $1.75 lo gallon; Lo sucre d'érable, 23, 221 et 211 sous la livre; Les fèves, de 13 à 101 sous la livre ; Le licuvrc, 431, 43J et 42{j sous la 1 i v re ; Le fromage, 22 0-10, 22 1-10 et 21 0-10 sous la livre; Les veaux engraissés nu lait et abattus, 21-4, 104, 18 et 10 sous la livre; La huilé lavée, 07, 05 et.03 sous la livre; non lavée, 70, G0 et 07 sous la livre; Les lapins vivants, do $1.00 à $2.00 le couple.\t* Sont à la hausse les poulets, les fèves et le beurre; à la baisse les œufs, les peaux d\u2019agneaux du printemps, les poules, Us pigeons, le sucre d\u2019érable, le fromage et la laine lavée.Le marché est ferme pour le reste.: o: Sauvegarde Lu vie des champs est on si parfaite harmonie avec l\u2019fune religieuse et nationale do notro race, que le moyen par excellence de garder les nôtres français et catholiques, c\u2019est de les attacher à- l\u2019agriculture.Au point do vuo moral, en particulier, vous on faites l\u2019expérience tous les jours, c\u2019est dans les campagnes que l\u2019on retrouvé le plus encore la foi robuste, la simplicité do vie, les pieuses traditions, sauvegardes efficaces do l\u2019esprit profondément religieux qui fait la gloire et le bonheur de notro peuplé; Mgr LABRECQUE.MES DECLAMATIONS DECLAMAT ION \u2022l\u2019aime à faire des déclamations agricoles, comme je le fais ce soir.N ai-je pas un peu l\u2019air d\u2019un homme qui débite un discours ou d\u2019un curé prêchant ?Mais n\u2019allez pas croire que cela ne me coûte pas de travail; et cela en demande aussi à mes parents et surtout à notre dévouée institutrice.D\u2019abord il faut, trouver la pièce: d\u2019ordinaire je la découpe dans Le ('nopcraleur de papa, quand bien entendu il a fini de tout le parcourir, d\u2019en ai déjà une jolie collection.Unis je 1 apprends je la lis, je la répète; il me faut la posséder mieux que mon Xotro-Dèro.(V n\u2019e-t qu\u2019alors qu'intervient papa, maman ou I in>tiîutrice.le la leur récite tout bonnement pour commercer.11 faut bien leur montrer que je sais ma leçon.Us en reprennent ensuite la lecture en lui donnant les intonations convenables et en indiquant les gesticulations.L\u2019est à ce moment que j'entre dans le plus dure de la Ixsogne.Unix ut je m\u2019e-snic une toi'*, deux fois, troi- fois.Au début je suis gauche, je deviens ensuite moins gauche et de moins en moins gauche.Dans tous l»s cas j ai chaud.De grosses sueurs couvrent parfois mon front, mais je ne me décourage pas.De petits compagnons -e permettent souvent «le ridiculiser mes tons et.notes «le novice, mais «pii rira le dernier rira mieux.Ils ne pourrait nt sûrement pas en faire plus que moi.Pourquoi ces déclamations, d\u2019abord pour ni\u2019inst ru ire davantage de la belle science agricole, puis pour m'accoutumer à m\u2019exprimer plu- aisément, même parler en public, enliti pour vous faire plaisir à vous.Mesdames et Messieurs.(.\u2019(\u2018s sujets, pour ma part, .que j«* m\u2019entre aujourd\u2019hui dans l'esprit dune manière si hilxudeuse, je ne les oublierai jamais.Ils me feront peut-être une mentalité, que je n\u2019aurais pas autrement, de m\u2019en réjouis d\u2019avance.Constipation chez les enfants La constipation de l\u2019enfance peut être guérie rapidement par l\u2019usago des Tablettes Babv's Own.Ces tablettes sont un laxatif doux et complet qui no manque jamais de régulariser Us intestins, d\u2019adoucir l\u2019estomac et de cotte manière do soulager toutes les indispositions des tout petits.A.leur sujet Mine Eugène Couture, de Knox Bridge, Que., écrit: \u201cLes tablettes Babv\u2019s Own\u201d ont agi merveilleusement dans lo cas do mon bébé.Elle était constipée et fiévreuse, mais hs tablettes régularisèrent vite ses intestins et l\u2019ont rétabli en bonne santé.\u201d Ces tablettes sont en vente chez les marchands do remèdes ou envoyées par poste sur réception de 25c la boîte, par The Dr Williams Medicine Co., Brockville, Ont.: o: AVIS PUBLIC / A /.\u2022/;: \u2022\t1:.1 « am Aucun Failli.Avis |oil»l 1ettes «le livres.073.7S \u2022 Saini-Jude Total.$«.11)1.1!) | 1.0s nmrecrétaire-trésorier et Léopold Coiirtemnuclie vérificateur.Saint-Joachim La coopérative de Saint-Joachim (Shefford) va perdre ces jours-ci son premier aumônier, «pii sera remplacé par M.l'abbé tîeorgcs-Arthur t iovette.M.l\u2019abbé do-cph-Wilfrid Cîuillet était curé «1«* Saint-Joachim, depuis cinq ans, et, étant né à Saint-Damase (Saint-Hyacinthe) !o 10 janvier 1871, il est aujourd'hui âgé de 44 ans.Il est nommé à la euro do Sa-hrovois (Iberville).Quant, à M.l'abbé (ioyetto natif «l«* Sorel, il e-t actuellement vicaire à Saint-Koheri ( Bicheüeu), d\u2019où il s«* rendra à Saint-Joachim.11 est de «leux ans plus jeune que son prédé cesseur et en compte 13 «le prêtrise.:o : \u2014 : o: Bonnes ventes La e«mpérative do Saint-Yaléricn ( ShelVord ) a vendu 11 poules, pesant.70 livres.$21.83 nets.La éraf ivc de Saiut-Jiule (Saint-Ilyacinthe) a vciulu 28 poule-, pesant 1 ! 1 livres, $30.52 nets.La eoopérative «le Sninte-Duden-ticiuie (ShelVord ) a vendu 12 poule-, j lésant 37 livres, $10.03 nets.La e«>o|>érativo de lMcssisville (Mégantie) a vendu un veau, pe-ant.81 livres, $11.08 nets.La coopérative de Saint-lMiilippe (Laprairie) a vendu 105 livres do laine, $131.85 nets.Lapins Bélanger, l/clrragc ou lapin, un fascicule illustré i'i-S d*- 10 pages.Ce fascicule n\u2019est pis un traité complet, néanmoins il donne bien tout ce qu\u2019il iui|M»rtc d\u2019abord de savoir pour réussir l\u2019élevage du lapin «huis les village- aussi bien (pie dans le- campagnes.En ccs temps do cherté «le- viande-, toutes le- familhs devraient -\u2019adonner à cette exploitation d\u2019ailleurs facile et peu coûteuse.D«»ur -e procurer gratuitement le fascicule, -*adre -er au Servie»* des publications.Ministère de l\u2019agriculture, Quéliee.: o : Le silence, est d'après la parole, la seconde puissance «lu monde.\u2014 Laconia ire.(\u2022\u2019est une grande sagesse de ik* se jh»înt laisser agiter à tout vent de paroles, et d«* ne point prêter l\u2019oreille aux perfides discours «les flatteurs.Cost ainsi «pi\u2019on avance sûrement dans la voie où l\u2019on est entré.\u2014Imit.de J.-C.L économie est fille de l\u2019ordre et «le l\u2019assiduité.\u2014 I)ue «le Lévis.Quelques-uns s\u2019inquiètent plus des jugements «les hommes, que «le celui de Dieu.Etrange folie! Quaud mais paraîtrons au tribunal suprême, (pie nous importera le blâme ou l\u2019estime des créatures?Nous ne serons ni condamnés ni absous sur leurs vaines pensées.\u2014 huit, de J.-C.AVEZ-VOUS du BLÉ a VENDRE ?Messieurs les Cultivateurs Notre compagnie, la St.Lawrence Flour Mills Limited, est prête à acheter, au prix fixé par le ' Gouvernement, du blé récolté dans la Province de Québec et provenant de semences du Manitoba.Si donc, vous avez du blé à vendre, veuillez nous envoyer un échantillon par la malle et nous faire connaître les quantités dont vous pouvez dispo- \u2018 ser, et vous recevrez notre réponse dans un bref délai.St.Lawrence Flour Mills Co.Limited,) 1110 Rue Notre Dame, Montréal.* A.I\tNos farines réglementaires REGAL et FLEUR DE LIS, ¦ %\tmm mm malgré les restrictions qui nous sont imposées ou le Gouvernement Canadien, sont encore les meilleures ri TV) | |ç farines sur le marché, pour le pain comme poor la I* LL U 1\\ de Lad pâtisserie\u2014un essai vous convaincra. \\ » # L\u2019HOMME DU JOUR ( suite ) Oilbertc Vécoutait taule saisie.Jamais l'idée qu'elle mirait jru choisir entre Guy et I/ucien ne lui était venue aussi clairement.H tait-il possible que la destinée leur eût jonc à tous fieux un si vilain tour?.Elle se sentait envahie d'une immense pitié pour relui (pii venait de lui.déclarer son amour.La salit u/le de res derniers temps lui avait appris combien différente elle était de son mari.Leurs deux natures aux antipodes ne se rejoindraient peut-être jamais.Ses pensées s'entrechoquaient dans sa pauvre fêle meurtrie.Elle y cherchait en vain ta solution de ce dilemme poignant, Elle se ressaisit pourtant, clic essaya d'être, brave, de lutter jusqu'au bout, et de dissuader Guy Chcvray de la folie d'une /Mission qui venait trop fard.\u2014\"Ecoute-moi bien, mon ami, lui dit-elle.(Je qui est fait.Je ne me doutais nullement que.que vous m'aimiez.et j'en ai du cha-(jrin, beaucoup de ch a (jri n.Ah! poun/uoi avez-vous parlé, Guy?J'avais tant besoin d\u2019avoir confiance en vous\".\u2014\"Parce (pie je suis malheureux, (pie, dans un moment de souffrance, j'ai cric ma peine, auriez-vous moins confiance en moi?.Iriez-vous me priver de vous revoir, de vous entendre?.J Etes, Gilbcrtc, vous n aurez pas cette cruauté?\".Et de sa voix chaude, comme un soujjlc de tendresse, il suppliait; \u2014\"L'heure présente tient encore du songe envolé, G il, pourquoi en rompre le charme?\".La jeune femme se sentait fléchir.Une grande faiblesse ramollissait.A Hait-elle céder à ses appels de prière, à la griserie qui lai montait à la tête?.\tX En conscience réclama en faveur de Lucien»\u2014Lucien si digne et si droit.Allait-elle le tromper au moment où il comptait le plus sur elle pour l'avancement de sa carrière politique?luil-cllc profaner à jamais pour elle et pour lui le sens de.ce mot sacré\u2014Id foyer?.Comment aurait-elle alors le courage de soutenir son regard si honnête et si franc?Ne valait-il /mis mieux tout souffrir en son âme, plutôt (pie d'accepter cette dcch éancc morale, que d'ouvrir son coeur à un amour condamnable, dont elle rougirait devant son mari, devant Camélia, devant ses amies, devant tout le monde?.Ce double que chacun porte en soi, et qui constitue le meilleur de nous-mêmes, remoule à la surface êi l'heure des grandes crises, //éveil de l'âme est terrible /mur un /suivre coeur affolé.Cue /musée d'en-haul la traversa en cette minute d'angoisse, et Guy Chcvray, (pii suivait anxieusement sur ta figure de G liberté les agitations de ce duel entre Lucien Du prévert et lui, s'avoua vaincu, lorsque d'une voix qui ne roulait /mis trembler, la jeune femme lui dit: \u2014\"Guy, si vous êtes un homme, comme je te voudrais, au nom de notre amitié, n'insistez /mis.N'allons /mis /dus loin.D'ailleurs, mon ami, quoi que vous disiez, vous êtes au seuil de ta vie, et la vie est une grande recommence use.J/oubli, qui s'attache à effacer tous nos souvenirs, emportera dans le tourbillon nos deux existences alimentées de rêves différentes.Oubtiez-moi, Guy! je serais trop malheureuse si je savais que vous souffrez à cause de moi!\" \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Il com/mit que toute résistance serait inutile.U craignit d'avoir blessé celte qu'il adorait.Il baisa arec respect la main quelle lui tendit cl le désespoir dans t'ânu*., il s'en fut sans rien dire.+ \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022 \u2022 Longtemps, dans le clair-obscur de ta nuit tombante, Gilbcrtc le regarda.s'éloigner.Sur lu neige éclatante de.lune, sa silhouette le suivait sombre et allongée.Il avait disparu cl elle était encore là, comme paralysée, la tête dans sa main, derrière les stores de soie du bow-window.Elle ven/iil de réaliser tout te prix de cet hum mage discret, de cet amour silencieux, quelle avait ignoré jusqu'ici.Une grande douceur en inonda son âme.Elle regretta d'avoir été si sévère /mur lui.Elle sc prit à désirer qu'il eût oublié quelque chose, pour trouver prétexte à revenir sur scs /mis.Elle aurait voulu le rappeler, lui parler, et, peut-être entendre encoso ses aveux bridants.Dour quoi, avait-ü /mi rtc?Elle a ru if tant besoin de son amitié.Leur camaraderie, si ouverte cl si douce était devenue peu à peu nécessaire à su vie.Pourquoi aussi avoir encouragé scs assiduités?Elle y trouvait un charme troublant.U savait la faire vibrer.et elle ne pressentait /mis l'aveu qui venait.Elle s'ennuyait et s'était laissé follement aller à des coquetteries qu'elle croyait inoffensives.Elle entendait encore l'écho de su voix triste: \u2014\"Parce que je suis malheureux, cl que, dans un moment de souf-rance, j'ai crié ma peine.\" \u2014\"Malheureux t) cause de moi! gémit-clic!.En suis-je plus heu-reuse moi-même?O mon Dieu! est-il jiossiblc que nous nous soyons ainsi trompes! Guy lui avait dit: -\"Je ne me serais jamais plaint, si celui qui m'a volé mon bonheur avait su faire le vôtre:\".Comment avait-il pu deviner ses ennuis?.Guy Chcvray était certainement le dernier éi qui elle eût voulu laisser voir sa lassitude, son isolement.Camélia aussi, avait tout /ténélrc, et pourtant, comme elle avait tâché de s'étourdir, d'être joyeuse toujours.Revenant à elle-même, Gilbcrtc songea: \u2014\u201cQue fait done Lucien qu'il ne revient /mis?\" Sur la cottsole de lu cheminée, lu pendule au balancier de cuivre indiquait neuf heures moins un quart.Elle remarqua: \u2014\"Le train du Nord entre en gare vers huit heures, et il n'est j)as encore ici!\" Elle pria Edith de mettre une nouvelle bûche dans le foyer et à bout de fatigue et d'émotions, clic sc réfugia dans un fauteuil qui Venlaça de ses grands bras.\u2014\"Que pouvait bien signifier ce retard?.Pourquoi n'avoir /xts téléphoné au moins!.Le résultat de la journée devait être conu de tout le momie à celte heure, et clic seule n'en savait rien.\" Vers dix heures et demie, le timbre de la />orle sonna bruyamment.\u2014\"Peut-être est-ce Lucien qui vient, sc dit Gilbcrtc en allant ouvrir \u2014C'était un petit commissionnaire spécial.\u2014 \u2014\"Probablement un mot qui m'apporte des nouvelles, pensa la jeune femme\t¦ .*v*r Elle sigm machinalement le petit registre qu'on lui lendit, déchira l'enveloppe et lut: \"Je ne puis fermer les yeux sans vous avoir demandé pardon.De \"grâce! ne me méprisez /ms.Je donnerais lout au monde pour racheter \"à vos pial s ce moment d'oubli.Je me suis brisé une fois de /dus èi \"l'irréparable.Oubliez que je suis malheureux et que je vous aime.\"Demain, je donne ma sigmture et j'offre mon bras à la défense de l'Empire il/mir suivre le second contingent le 21 de ce mois.Je veux que vous gardiez de moi un fier souvenir.\u2018 \u201cAdieu, GUY.\u201d Mario-Pose TURCOT.Ottawa, 1© 14 septembre 1918.(à suivre)\t\u2022 Mariage d\u2019argent (Tar Henriette Pczançon) L'hiver so fait, sentir avec une ri-£iieur déjà oruollo.Et dean Ko-brinsky, un gros rouleau de papier sous le bras, b*s mains enfoncées dans les poches de son mince pardessus, songeait douloureusement au logis sans feu où il venait de laisser sa mère et ses sœurs Alexandrine et Ma rie.Jadis, on Pologne, l\u2019hiver ne représentait pour lui qu\u2019une étincelante féerie, où les arbres se changeaient en lustres do cristal, les lacs et, les étangs en miroirs d'une seule coulée.Dans les traîneaux emportes par des chevaux rapides, Alexandrine et Marie, enveloppées de blanches fourrures d'où sortaient leurs petits nez roses et leurs veux brillants, semblaient, elles aussi, de petites chattes do féerie.Puis c'étaient, sur la glace.des fêtes enchantées, des glissades aériennes.Leurs parents secouraient généreusement les pauvres qui vivaient dans le voisinage de leur domaine; souvent on les emmenait lui et ses sœurs, dans quelques chaumières où quelques bambins déguenillés les regardaient curieusement, où un vieillard infirme apelait sur eux les bénédictions du ciel.Mais cas intérieurs indigents leur semblaient faire partie, en quelque sorte, do la mise en scène hivernale.Et, le cœur naïvement chatouillé de la joie d\u2019être bons, ils rentraient dans l\u2019opulente demeure où l\u2019on ignorait les rigueurs de l'hiver.A peine adolescent, Jean vit disparaître tout ce luxe, son père le comte Kobrinski, type du grand seigneur prodigue, avait dilapidé la fortune familiale, déjà très amoindrie lorsqu'il l'avait héritée.No voulant pas donner à ses pairs le spectacle de la décadence, il s\u2019expatria avec les siens.Comme toujours, cc fut Paris (pii les attira, le fulgurant Paris, où le comte do Kabrinski avait vécu quelques années de sa jeunesse dorée.mais qui offre des coins d\u2019ombre si profonds, que, mieux que partout ailleurs, on y peut souffrir ignoré.(\u2018(\u2018lui (pii avait été un trop magnifique grand seigneur sollicita un modeste emploi pour faire vivre sa famille.Mais certains être s'étiolent dans la médiocrité, tels des papillons dans une cage à mouches; il ne survécut à sa ruine que peu (Tannées, dean, bien jeune encore, devint soutien de famille.Et aujourd'hui, sous le climat tempéré de la Franco, il réalisait, comme disent les Anglais, que Tbiver n\u2019est pas une féerie, mais un drame.Il s'arrêta brusquement devant une plaque de cuivre portant ces mots: \u201cTraducteur dur\u201d.Tout en ruminant ses tristes pensées, il avait atteint le but de sa course.Il entra sous la porto enchère, gravit les trois étages, tourna le liouton do la porte.et se trouva en face du vieillard au type sémitique, (pii lui confiait des travaux depuis quelques temps.Jean lui remit le cahier compact (pie le Juif déroula, feuilleta rapidement; car il sait à quoi s\u2019en tenir sur le travail intelligent et parfait du jeune Polonais.Bien, murmura-t-il en prenant dans un tiroir la somme de trente francs, il la déposa devant Kobrinski.\u2014N'avez-vous pas d'autres traductions à me confier, Mon-rieur *.Aucune pour le moment.Ab! fit.Jean d'une voix légèrement tremblante; je ropasserai donc un do ces jours.C'est inutile.J'ai votre adresse.Kobrinski sorti du bureau tiède et comfortable, phis glacé qu\u2019il n'y était entré.Il avait escompté ces trente francs pour chauffer un peu le petit logis qui abritait les trois femmes.Mais, puisque le travail lui manquait, il devenait nécessaire de garder cotte somme modique pour acheter du pain.J1 se heurta contre un passant auquel il allait offrir une rapide excuse, quand son nom proféré avec surprise, l\u2019arrêta aussitôt:\u2014Kobrinski! Saphirin! s\u2019écria-t-il à son tour, on reconnaissant un camarade de collège (car scs parents on arrivant à Paris, lui avaient fait poursuivre quelque temps ses études, au prix des plus grands sacrifices.^ Les questions habituelles s\u2019échangèrent entre les deux jeunes gens:\u2014 Qu'es-tu devenu ?Que fais-tu ?Je'\u201cbibolotc,\u201d déclara Saphirin en se carrant dans sa pelisse de fourrure.Je procuro des objets d\u2019art MA TENDRESSE J'aurais voulu t'aimer de la seule tendresse Qui commence icirbas cl s'éternise au ciel A l'abri des ardeurs de la flamme traîtresse El qu'un souffle divin fait amour immortel! J'aurais voulu t'aimer de l\u2019intime tendresse, Aux confiants aveux, aux murmures discrets Dont le doux abandon révèle tant d'ivresse Et du bonheur aussi renferme les secrets.J'aurais voulu t'aimer de l'exquise tendresse, Que parfume la vie, en adoucit le cours\t\\ Change en suave paix, ses chagrins sa tristesse, Embaume chaque instant et fleurit tous les jours.J'aurais voulu t'aimer de ta pure tendresse Qui renouvelle l'homme en le rendant meilleur; A son chaste contact, parfois l'âme en faiblesse Retrouve la vertu, recouvre sa vigueur.J'aurais voulu t'aimer en la douve tendresse Que réclame le coeur avide, affectueux Te //rodigucr, sans fin, une longue caresse Dont le charme berccur cl fait les jours heureux.J'aurais voulu t'aimer de Vardente tendresse Qui résiste à la glace, é-talcs pelotonnées en boules, qui semblent roses de froid, les lilas blancs, rigides dont les thyrses de minuscules fleurettes s\u2019élèvent en gerbes immenses, les azalées doubles, d\u2019un mocl leux blanc do neige ou d\u2019un roe vif ot satiné, il entrevit là la joie chevaleresque et poétique de couvrir de flours scs bion-ainiées.celles qui l'attendaient au logis.et aussi cette inconnue, qu'on venait de lui représenter comme une finie un peu défiante, un peu farouche, parcoqu\u2019elle était captive d\u2019un corps contrefait, mais profondément affectueuse et ne demanda ut qu\u2019à s\u2019épanouir dans la douceur d\u2019un sentiment partagé.Oui, il serait doux do lui apprendre mot à mot le Credo du bonheur.de traduire sa reconnaissance envers elle par do tendres, de délicats égards jusqu\u2019au bout de leurs deux vies.*.II Germaine Thénicr, la fille du défunt et richissime antiquaire, est seule dans un ravissant boudoir Louis XV, garni de meubles authentiques et décoré de pastels de Latour.\u2018.Pelotonnée parmi les coussins du canapé do soie Pompadour, elle regarde avec une étrange fixité la photographie masculine qu\u2019elle vient d\u2019extraire d'une lettre reçue par le dernier courrier.Un sourire indéfinissable s\u2019ébauche sur ses lèvres.II n'y a pas à le nier murmure-t-elle, Saphirin n\u2019a pas son pareil pour découvrir dis raretés.Quant, à un tel physique viennent se joindre le nom, l'intelligence, les vertus mêmes.l'hésitation nùst, pas permise.Au fait, est-ce que Saphirin s'y commit aussi en fait do vertus?.Elle esquissa un dubitatif et railleur haussement d\u2019épaules sons le chfilo nncicif, en blonde, qui voilait presquo tout son frêle corps, par-dessus sa robe d\u2019intérieur.Une minute, cl le rêva qu\u2019elle était uno bolle jeune fille, qu\u2019elle aimait un beau jeune homme à première vue, comme dans les contes bleus, et qu\u2019elle était agenouillée auprès de lui devant l\u2019autel.Puis, do nouveau die eut un singulier sourire, ou une pointo de malignité se mêlait à beaucoup do mélancolie: \u2014Allons, co sera une variante: le Princho Charmant, un princlio charmant, plus male, épousant la Fée Carabosse.Une fée carabosse plus jeune quo dans les contes!.Se levant aussitôt, elle alla s\u2019asseoir (levant un exquis bureau de \\ omis Martin, décorés (lescènes d\u2019après Watteau, et traça \u2018rapidement quelques lignes.Hélas! File s\u2019était à peine calomniée physiquement: lft blanche et soyeuse dentelle qui l\u2019enveloppait no suffisait pas à dissimuler son dos bossu.LONGTEMPS SOUFFRANTE Mme Courtney est guérie pur le Composé Végétal du Lydiu E.Ptnkh&m.OflkalooM, Iowa.\u2014\"J'ai souffert long.tuteurs affreuses et rieu ne temps des douleurs nnrviiiimmii r?\u2022 mil MM\" a .t I \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 1 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022\t|T MM.S a s s\td VAV a.\u2022.MM ¦% k mm .; IM II .\t1\t¦ \u2022\tI \u2022 I I \\ \\ S IS \u2022 M 4 y 11 m m c * miiiM M \u2022 M \u2022 \u2022\t\u2022 \u2022 \u2022 » I \u2022 \u2022 VsWsV.V \u2022 # I \u2022 I \u2022 \u2022 I \u2022 \u2022 « \u2022 \u2022 I MM| ™ \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022 (\tMl 4 v.v A .v.v >< , \u2018.V.V \u2022 I \u2022 III f.% J \u2022 \u2022 I \u2022 I \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 t t\t.» -.% i \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Il \u2022 \u2022 \u2022 y ay *\t\u2022 m MH \u2022\ttitr* M» \u2022 a.niMi \u2022\t\u2022\u2022\u2022\u2022* \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022! V* » .\u2022\u2022\u2022lu Ml \u2022 v.wvl -X'.:\tvi ne ] semblait me soûla* ger.Une amie me conseilla leCompo-sé Végétai de Lydia B.Finkham.J\u2019er.ai pris et tout de suite i*ai été soûla- §6e.Je recomman-e hautement ce remède aux femmes qui souffrent, à cause de scs bons effets sur moi, et je sais que celles qui en prendront seront soulagées.M \u2014 Mme Lizzns Courtney, io8 ouest, 8e avenue, Oskaloosa, Iowa.\t% Pourquoi les femmes traînent-elles d'uucaunée à l\u2019autre, toujours souffrantes, comme l\u2019était M me Courtney, quand (les lettres comme celle-ci sont publiées?Toute femme souffrant (le déplacements, d\u2019irrégularités, d\u2019enflannnntion, d\u2019ulcères, de maux de dos, de nervosité, ou sur le retour de l\u2019Age, devrait prendre ce célèbre remède aux racines et herbages, le Composé Végétal de Lydia K.Pinklintu.Ecrivez à Lydia E.Pinkham Medicine Co., Lynn, Mass., pour conseils spéciaux.Le résultat de sa longue expérience est A votre disposition.ijëiüimr im \"l'affaire est dans le sac.\" Mais il eo rappela que Jean appartenait à l'espèce des sentimentaux et des naïfs; pour ne pas éveiller ses scrupules, il convenait do le traiter en don Quichotte: \u201cMademoiselle Thénicr, écrivit-il, est particulièrement touchée do ton dévouement filial et fraternel.E Ile-même sera une fille respectueuse pour la comtesse Kobrinski ; une amie, (pie dis-je?une sœur pour tes sœurs.\u201d Lft lettre continuait sur ce ton, et se terminait par l'indication du jour et de L'heure où il devait présenter le jeune homme à Mademoiselle Thénicr.Aii sortir de cette entrevue, quelques jours plus tard, Jean confiait à sa mère et à ses sœurs le projet de mariage dont il n'avait pas voulu leur parler avant d\u2019avoir la certitude qu'il était réalisable.La comtesso Kobrinski a demi-paralysée par les rhumatismes, avail grand air dans sa vieille robe noirt avec sa pâle figure aux traits de camée et (le grands yeux sombres; son fils lui ressemblait.Alexandrine et Marie an contraire rappelait le type de leur père; c\u2019étaient deux blondes roses du Nord, avec des cheveux pâle comme des nimbes.Mon fils, dit la comtesse en soulevant avec effort sa main ankylosée pourez-vous en toute loyauté, promettre à cette jeune fille l\u2019affection entière et fidèle à laquelle elle aura droit si elle devient votre épouse?Oui, ma mère, devant Dieu et devant les hommes, je pourrai le lui promettro sans parjure.Mais avez-vous songé aux enfants qui naîtraient d\u2019un tel mariage?J\u2019y ai pensé en effet; l\u2019infirmité de Mademoiselle Thénicr n'est pas une tache héréditaire: c\u2019est, le résultat d\u2019une chute très grave, faite dans son enfance.Il y a donc lieu d espérer (pie ses propres enfants seront normalement constitués.La corn tes o regarda son fils brillant.do jeunes©, de santé et n\u2019objecta plus rien: oui, le sang de Kobrinski était assez pur, assez riche, pour sc transmettre sans altération.Alexandrine effleura doucement le bras de son frère: Tu nous as dit tout à l'heure (pie son visage n est point laid.Trace moi son portrait.»Sa figure d'un oval allongée, i*t d'une incontestable distinction; elle a lo teint d'une blancheur laiteuse, de magnifique cheveux blond cendre, des yeux gris, très beaux aussi, mais dont L\u2019expression est plus souvent hautaine, ironique et triste.(à suivre) : o: Celui qui a fait toujours ce qu d veut, fait rarement ce qu\u2019il doit.Beauchêne.: o: En recevant le bref billot de Mademoiselle Thénicr, Saphirin à son Unir, se précipita sur une plume.Il allait écrire, en son langage trivial: Lit Amis disent à ksrs Amis «os ZUTOO Guérit leu Maux du Tête.ZUTOO était tUologiwt liMW « safr£«ga«.is%»»ü du mimer* d* femme* et veeoareat à oee petitee tebUtfe Meqnlgofn* _ deftte.à mm entre\u2014wüSTim »ti*-4*Ba*riveèf»eeetr*»_\t4etN% \"WAgV?t m per I* mallet fnweb* 4e Partoet oè oa % ! Question sociale et vie catholique Dès qu\u2019il examine sa conscience, ]o catholique rencontre la question sociale.Point n\u2019est besoin de longs retours sur lui-même et sur les autres êtres avec lesquels il est journellement en contact pour qu\u2019il aperçoive, au delà de sa vie personnelle, nu delà de sa famille proche, quelles Quant au milieu canadien, se peut-il champ d activité plus tentant pour ceux qu\u2019anime \u2019le grand souffle des ambitions spirituelles?Agricole dans son tond, mais engagé déjà par sa situation géographique, son esprit d entreprise et ses relations de voisinage, dans les voies du commerce et de l\u2019industrie; destiné à être do plus en plus une nation économiquement complète; pourvu, grâce à l\u2019observance des lois providentielles, de la plus précieuse des richesses, la seule en-réalité: à savoir la vie humaine; chargé par la Providence de ré|)crcussions produisent ses actes sur 1 activité d un grand nombre de I coloniser par ses nombreux enfants ses semblables.Qu il acheté ou qu il I nn domaine où les ressources insoiijr vende; qu\u2019il dirige une entreprise çonnées dépassent peut-être infini-ou qu'il motto simplement son tra-1 ment les trésors déjà mis en valeur, vail à la disposition d\u2019autrui; qu\u2019il soit comme médecin, comme homme do loi au service du publie; que par la plume ou la parole il éveille des idées dans l\u2019Ame «le ses semblables; que, chargé d'un service public il soit, par sa profession même, obligé de pourvoir au bien commun, dans tou- ces cas, et dans bien d'autres il y à un lien évident entre la conduite individuelle et l'état de la société.Il y a un mal social dont je suis l\u2019auteur responsable, un bien que je no procure pas et (pie je puis procurer.voilà évidemment ce que dans le cadre des devoirs journaliers, dans la sphère des appartenances profession-uelle-, ma conscience découvre à première vue.Kt ainsi, sous son aspect le plus .-impie, comme aussi le plus-éminemment pratique, la question sociale, c'e-î-à-dire la recherche «lu bien commun.est-elle une question de réforme personnelle: elle repose sur l'amendement do la vie et, c\u2019est pour cola principalement «pi'elle n\u2019est pas ai-'Y à résoudre.Là meme ou la conscience ne formule pas de reproelio ou «l«k commandement.positif, l\u2019amour «le Dieu, qui «\u2022ngcmlre par voie «le conséquence logique et «le prolongement nécessaire l'amour des hommes, suggère l'inter- \u2022 » vmition active «b* celui qui a quelque pouvoir\u2014et «pii n'en a pas?\u2014en vue d«\u2018 1 amélioration du sort des moins favorisés.Unie nique minuta vit de proximo suo, A chacun de nous Dieu a confié une gérance: celle des intérêt- «lu prochain.C'est là un programme universel d\u2019apostolat social et d\u2019activité désintéressée.Il y a sans doute une justice qui ne dépend pas de nous immédiatement, dont nous ne sommes pas, si l'on peut dire, les pourvoyeurs directs par nos contrats ou par nos œuvre-: c\u2019est la justice sociale, celle qui c-t confiée au souverain, et qui, par le Canada est vraiment cette terre d'élection où, mieux que partout ailleurs, les classes et les races pourraient vivre en paix dans la gestion et la légitime jouissance du domaine do Dieu.Pour qu'il on soit ainsi, ce grand peuple, catholique jusqu'à la moelle, ne manquera pas d\u2019observer que c\u2019est en catholique, avec une doctrine, line \u2022méthode et un esprit catholique, qu\u2019il convient d\u2019aborder les problèmes sociaux.Comment pourrait-il en être autrement, puisque la catholicisme n\u2019est pas seulement une explication du monde, uno loi, un culte, mais qu\u2019il est aussi une vie; qu'il embrasse, la seule respirable, où nous nous mouvons, où nous sommes ?Par renseignement authentique et olliciel de son Eglise, le catholicisme donne d'ailleurs les précisions indispensables sur le gouvernement de la vie sociale; il les adapte, au fur et à mesure que se posent de nouveaux problèmes, aux nécessités changeantes des temps et des lieux.Spécialement au XI Ve siècle et au XXe, les papes, depuis Grégoire XVI\", dans l'Encyclique Mini ri vos, jusqu\u2019à Benoît XV, dans ses déclarations d\u2019un caractère doctrinal sur les rapport- internationaux, les papes, que ce soit Pie IX, dans le fit/Uni) us, Léon XIII, dan- l'encyclique licrum Xontrum, Pic* X , dans l\u2019Encyclique fiiiujula rju/ulnm, ont défini, précisé, appliqué la doctrine constante de l'Eglise.Aussi le premier devoir «les catholiques qui veulent faire œuvre utile, est-il de prendre une connaissance directe et person nolle de ces sources de toute action catholique qui veut être ordonnée selon l\u2019esprit du catholicisme et les directions de l'Eglise.En même temps, par la connaissance des faits sociaux, le catholique W?lois, règle conformément au plan vérifiera dans quelle mesure le mon- \u2022Vivin les relations les plus générales entre les membres du corns social, \u201c\u2022le no suis pas législateur,\u2019\u2019 d irez-vous.Non (Mi apparence; mais, en utilité vous l'êtes parce que l\u2019opinion qui dicte les lois, sous un régime démocratique, c\u2019est vous qui la constitue/.: votre part a beau être petite, à l\u2019extérieur, elle peut être immense V Soii'liPil! Cil ANG EM EN T D\u2019Il OU AI HE Des changements prenant effet le lu juin 1 SM S ont eu lieu dans l'horaire des trains du chemin de fer Quelle, Montreal «V Southern.Tous les jours excepté le dimanche: Départ pour Sorel 2.30 hrs p.m.Départ pour Iberville et Noyau 2.00 hrs [).m* Pour plus amples renseignement, s\u2019adresser à L-J.BOURREAU.Agent à Saint-IIvacinthe.OBLIGATIONS SCOLAIRES $200,000.00 Commission Scolaire Catholique de la CITE DE VERDUN Intérêt : 6% Echéance : 1er mai 1923 Transmettez, vos commandes h ncs frais.CREDIT CANADIEN INCORPORE 99 BUE ST-JACQUES.Montréal.Casier postal :^1180.Téléphones : Main 2926-2927.CHS-ED.ARPIN, Directeur-Gérant.Nouveau Dentiste Dr L.6.de LaBruère COIN l»KS Kl K [LAFRAM E0I6E el GIFC17FD Gradué du Tufts College de Boston T ICI,.» li».Téléphone 235 254 Cascades J.A.R.Séguin PLOMBIER-COUVREUR ET POSEUR D'APPAREILS DE CHAUFFAGE Ancienne place H.Lorange.UNE VISITE EST RESPECTUEUSEMENT SOLLICITÉE.E.LEMOINE, MEOANTCIKN Suce.Qaraff* St-Hyaolntbe [j* KépantlIoi.R île u.nU-e\t«vim< Molli c*t Croui|»tfm**t.i NH^rlHlIlA i K *£\tPLOMBIERS POSEURS D APPAREILS DE CHAUFFAGE A EAU CHAUDE ET A VAPEUR SI RUE CASCADES.ST-HYACINTHE.pq.LA PREVOYANCE EMET DES POLICES DANS LES LIGNES D\u2019ASSURANCES SUIVANTES: VIE.\tRESPONSABILITE PATRONALE.A CCI DENTS.\tGA RA N TIE, MA LA DIES.\tA TTELA G ES.AUTOMOBILES.\tBRIS DE 0 LAC ES.Dur eau Chef: ICO rue Saint-Jacques, Montreai.Tél.Main 1626.LE B.LEBLANC, Assistant-Gérant.J.-C.GAGNE, Directeur-Gérant.94 ?T r- * -*\u2022 -f LK COURRIER DK SAIXT-HY.\\( l XTI! K, 28 SEPTEMBRE 191ST^ Pour saluer le départ de leur curé DKPA HT DK M.L'AIME A.SEans.DK ST-.I XTOISE-SUIt- niciiKUKU.ran: les i:e- (!IOSS DK 1/MIITIHI.\\j& J»'part «h* notre v ica in», M.l'abbé A.Séguin, pour h- région* de l'Abitibi, a été l'ocea-don d*une belle manifestation d'amitié et de grati-tilde de la part des p:» r* »i - » î «-Il - de Saint-Antoine.I n .-«'jour de *ept till' parmi nous a montré tout le dévouement qui ranimait.(V-t avec Nominations religieuses Parmi changement' ceelé-i astiques du diocèse on mentionne les suivants : L\u2019uhbc Alfredu- Lapasse devient eu ré de Sainte-Victoire ; l'abbé Albert Duebarme, curé de Saint-Ignace de Staubridge: l'abbé J.-B.Larochel-le, curé de Saint-Barnabe; l'abbé Wilfrid Ctni 11er, curé de Sainte-Anne do Sabrevoi' ; l'abbé Georges Goyet, curé de Saiiiî-Joacliiin de SlielFord.Société d\u2019une messe Kvéehé de Saint-11 vûcintbe, \u2022 * it* 2 I septembre 1 9 18 Triste accident Samedi, le 7 de ee moi-, vers sept heure- du soir, M.B.-A.Trudeau, de cette ville, AI.Herbert Chambers et le I )r Svlve-tre, tous deux de So-rel s'en venaient du coté de Saint-If vmd ut be, à bord d'une voiture au- \u2014Colle de AI.J.-K.Desjardins, îinalicier, de Montréal, intentée contre la corporation de T/Ango-Gar-dicn.pour un autre accident d\u2019auto-mobilo qui serait arrivé dans le chemin de front de AI.Arcade Lussier.L'auto est tombé dans un fossé, puis a .-ubi des dommages pour $200, dorn- 6moti; \" T1'11 l\"\u2019\"' «'\"\"\"«T\" ent«*ment, lior- «le cour;
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