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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
samedi 26 octobre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1918-10-26, Collections de BAnQ.

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[" i m ¦ y ABONNEMENT; NOS INSTITUTIONS \u2014 NOTRE LANGUE \u2014 NOS LOIS Canada et EtaU-Unl.î $1.00 par an \u2022 \u2022 Union postale: $1.60 te numéro: 2 souc LE COURIER DE ST IYONTHE ANNONCES: Petites Annonces: 29c pour une Insertion.;0c insertion subséquente.Prix spéciaux pour contrats à long terme.Cfime AXNKE-No 33, A l v Al A l > LOI SSL A I , .X, P.** Rêdfletc'r en chef.» r a Maire Important COMMENT IL EST PROUVE, QUE POUR EMUE LE RACCORDEMENT D'UNE CONDUITE DE SUCCION .1 NOTRE AQUE-DUQUC, IL FAUT ABSOLUMENT QUE SAINT-HYACINTHE POSSEDE LE MAIRE QUE NOUS A VON S.A lu date du 12 octobre 1918, alors que la terrible grippe espagnole in\u2019o-Mjgfgit à garder la maison, ma détention forcée me donnait des idées uoirq» i\t.V*\t.\t\u2022\t\u2022\tt \u2022 «\t\u2022\t' ill i* èjaiissudei Heàreùseiijciit que pour rasséréner mon e Clairon, et apprendre le récit des haut?faits de notre pr rpvit: j\u2019ai pu lire \u2022emier magistral.li .-\u2018agissait do notre aqueduc municipal.La lecture de cet intéressait article m\u2019a tellement recrée que je ne puis résister au désir de faire partager à mes lecteurs, l\u2019amusement intense (pie j'ai ressenti.\u2022 Le Clairon nous informe d\u2019abord que dans le passé, notre premier magistrat \u2018*a été pendant trois ans en charge do Faqueduc.\u201d Notre con-fn-r * no devrait pas s\u2019imaginer que nous avens oublié ce détail important de notre administration municipale.L'installation qui fut faite alors, nous a coûté assez de dépenses et assez de difficultés, pour que nous nous , ii souvenions longtemps.Mais passons: ce n\u2019est qu\u2019une entrée en matière.Nous apprenons ensuite que notre premier magistrat est doue d\u2019un toucher presqu\u2019aussi merveilleux que celui d\u2019un certain docteur sans diplôme.\t'\t\u2019 ,logez plutôt par vous-mème.\u201cEn tournant tout simplement la roue d\u2019une soupape à clapet, il a fait réaliser à la ville, une économie de trois ou quatre cent dollars\u201d.Ne criez pas au miracle.Notre premier magistrat n\u2019est pas extravagant sur les miracles, et puis dans la circonstance il n\u2019a eu qu\u2019à faire appel I scs connaissances techniques.Ce qui serait merveilleux chez un autre homme, devient ordinaire quand on a le bagage scientifique de notre premier magistrat.Vous apprenez ensuite dans tous leurs détails, les tribulations nombreuses d\u2019une ancienne pompe turbine.Cette vieille pompe ne demandait pas mieux que de rendre service aux citoyens «le Saint-Hyacinthe, mais son déménagement l\u2019avait dérangé dans son fonctionnement.C\tv> Citons \\c Clairon : \u201cmalgré différentes modifications dans les conduises d\u2019aspiration et de déchargement et malgré diverses réparations, la \u201cpompe ne donnait pas de meilleurs résultats.\u201d Vous comprenez, n\u2019est-cc pas?le maire actuel de Saint-Hyacinthe n\u2019était pas en charge de l\u2019aqueduc.On avait fait venir des experts de Montréal, mais bernique! la pompe ne pompait pas, son tuyau de succion refusait do sucer.L\u2019ancien ingénieur de la ville et les employés du département de l\u2019aqueduc \u201cavaient soigneusement examiné les principaux organes do la pompe,\u201d mais n\u2019ayant pas les connaissances techniques: voulues, ils avaient etc impuissants à localiser le mal.Or écoutez bien ce qui advint.A minuit juste, notre premier magistrat entouré d\u2019un groupe de ses admirateurs se rend auprès de la pompe qui s\u2019obstinait comme de plus belle dans son inaction.11 l\u2019examine, il l\u2019ausculte, il l\u2019étudie, il la palpe, il disserte avec son entourage \u201csur le caractéristique élémentaire des pompes turbines\u201d; \u201cil discourt sur les pompes à piston\u2019\u2019; et v\u2019ian! pendant que ses auditeurs ébahis admirent la merveilleuse lucidité de ses explications, notre premier magistrat découvre ce (pie ni l\u2019ancien ingénieur, ni les employés, ni les experts n\u2019avaient pu découvrir: c\u2019était l\u2019air de la pompe.Immédiatement il donne des ordres, les employés se précipitent et obéissent: aussitôt le tuyau de succion so met à sucer et \u201cla pompe, ayant \u201cperdu son nir, s\u2019évertuo à pomper et elle fonctionne à sa pleine capacité.\u201d Kt ajoute le Clairon \u201cc\u2019est comme l\u2019œuf do Colomb.\u201d ' Oh! la la! mes côtes! mes côtes! Un homme ne devrait pas avoir le droit de so ridiculiser de la sorte.Notre premier magistrat nous fournit l\u2019occasion de lui appliquer le mot de feu Côme Chcrrier:\t_ 1 Monsieur le maire, soyez brave comme César et pompez!!! Armand BOISSEAU.Situation Economique de l\u2019après guerre au Canada L\u2019Association Canadienne des Manufacturiers fait distribuer à profusion, le discours que son président, M.S.-Ii.Parsons a prononcé, au mois do juin 1918.\u2014 \u2014 \u2022le reconnais en toute justice, que lo travail de M.Parsons est bien soigné, et qu\u2019il présente sous son jour le plus favorable, la cause des manufacturiers.C\u2019est un habile plaidoyer en faveur de la protection.Le discours résume la situation économique dans la citation suivante: Mans le monde de l\u2019industrie, les employeurs ne donnent pas assez d'explications, les employés donnent trop d\u2019exclamations, les économistes trop \u2018de proclamations, les politiciens trop (le déclamations.\u201d\t^ Après avoir lu attentivement le discours de M.Parsons, je suis porté * concluro quo lo président de l\u2019Association Canadienne des Manufacturiers est tout-à-la-fois un employeur, un employé, un économiste et un politicien.En effet, il se rend coupable do déclamations, de proglama-ions, d'exclamations; quand aux explications, il les donne iUsa manière.M.Parsons remonte à 1878 pour nous montrer le bien accompli au Canada, par la Protection.A l\u2019en croire, c'est le régime de 1878 qui a unené la richesse à notre pays.Comment sc fait-il alors que de 1800 à 1806, nous avons subi une impression financière, industrielle et agricole qui a conduit le Canada aux sortes de la banqueroute ?\tt Comment so fait-il cuo la population des villes chômait, que l\u2019agri-ïulturo était abandonnée?et que malgré l\u2019immigration nous amenant MO,000 aines et la natalité dépassant le chiffre de la mortalité, la popu-ûtion du Canada diminuait d\u2019année ens année?t M.Parsons affirme qu\u2019en 1806, le cabinet Laurier a gardé la Protec-l01b malgré les dénonciations antérieures du parti libéral.M.Parsons devrait savoir qu\u2019on 1807, une Commission a été nommée )Qijr roviser le tarif ; que les droits ont été abaissés sur au-delà do 127 vticles ; que le tarif préférentiel accordé à l\u2019Angleterre a obtenu pour lo onsommatcur une réduction do 33^ ; que lors do la proclamation de ce louveau tarif, sir Chs Tupper a fait entendre dans la Chambre des Communes, il Ottawa, ses doléances et scs lamentations, parce que le cabinet -aurier en touchant à la Protection, allait conduire le Canada à la ruine; |uo malgré ces prophéties lamentables, notre pays a traversé 14 années de 17 prospérité inouïe et que les tories en.*7011, pour combattre la réciprocité, n avaient d\u2019autres cris que \u201cLet well enough alone,\" \u201cNe louchez pas à la prospérité.^ On n'a pas le droit, même quand on o-t président de l\u2019Association Canadienne des Manufacturiers, de fausser la vérité ni d\u2019empoisonner l\u2019o-* pinion publique en propageant l\u2019erreur.\u2022 M.Puisons fait ensuite une comparaison de la production industrielle et de la production agricole pour l\u2019année 1917.D'après les chiffres qu\u2019il donne, nous aunon- pour les produits manufacturés une valeur de $;2,006,600,000, tandis que l\u2019agriculture aurait produit pour les récoltes $1,100,0(10,000.pour les animaux et l\u2019industrie laitière $1,130,000,000, pour le- forets $17,000,000, pour les œufs et les fruits $40,000,000, formant un total de $2,466,000,000 contré\u2019$2,000,000,000.Kt même avec ces statistiques, M.Parsons a le courage de demander la protection plus rigide pour le manufacturier contre le consommateur.M.Parsons devrait savoir que production industrielle de 1917, comprend surtout, les munitions deA* q»rro et qu\u2019avec la paix qui s\u2019en vient, cette production industrielle* devpà diminuer considérablement, tandis que la production agricole devra Je maintenir, s\u2019agrandir et se développer, pour nourrir les populations do l\u2019Europe affamée et pour aider le Canada a éteindre la lourde dette,que nous avons assumée.AI.Parsons en revient ensuite au dada des protectionnistes: le marché local.M.Parsons n\u2019a pas le droit d\u2019ignorer, que le Canada est un pays essentiellement agricole et que le surplus de sa production doit nécessairement s\u2019écouler sur les marchés étrangers.La consommation locale est impuissante à absorber ce surplus de production.Si vous ne créez pas de marchés à l\u2019étranger pour y distribuer le surplus de votre production agricole, le cultivateur canadien sera à la merci des trusts: ceux-ci achèteront à leur prix, et comme la protection les débarrassera de toute concurrence étrangère, ils revendront à leur prix, les marchandises qu\u2019ils auront acquises.\t/ J\u2019ai tenu à analyser avec impartialité le discours do AI.Parsons je désire faire quelques remarques additionnelles.L\u2019Assciation Canadienne des Manufacturiers commence déjà sa campagne pour l\u2019après-guerre, car elle veut être en état de se protéger avantageusement pour l'état de choses nouveau qui confrontera notre pays, lors de la promulgation de la paix.C\u2019est le devoir des cultivateurs de se tenir prêts, eux aussi; c\u2019est le devoir des ouvriers, c\u2019est le devoir dos'consommateurs d'étudier à l'avance, la situation économique qui nous sera faite.11 faut envisager la question avec énergie, avec fermeté, avec justice.J1 est inutile d\u2019agiter le fantôme de la guerre pour obtenir la consécration future do privilèges anciens.Toutes les classes de la société au Canada ont fait leur devoir dans la lutte atroce que subit la civilisation et toutes les classes ont droit à la même somme de protection.et Lo parti I[lierai lie veut rien détruire si ce n\u2019est les préjugés, la rou-ine et les privilèges excessifs.La Protection a enrichi quelques individus, nais elle a été une source d\u2019appauvrissement pour la masse.S\u2019il est vrai t A\tK mais elle a été une source d\u2019appauvrissement pour que l\u2019on doiv^Tcspecter les droits acquis par le capital investi pour la création de certaines industries, il n\u2019eu est pas moins vrai que le consommateur doit aussi avoir sa part de protection.Quand le parti libéral retrouvera sa liberté de parole, il sera encore lo champion des masses populaires, il non respectera pas moins les intérêts des manufacturiers, mais il no sç /era jamais le complice intéressé do ceux qui demandent la Protection pour continuer !c régime de leurs exactions.Qu\u2019on le sache bien ! L.-J.GAUTHIER.GRAINS DE SEL M.FONTAINE A LA VOIRIE Sur l'air de Mesieu Dupanloup.Mesieu Fontaine à la Voirie (bis) Mérite de passer sa vie (bis) Il connaît très bien son affaire Quand il fait des pavages en pierre Il devrait bien passer sa vie Mesieu Fontaine à la Voirie.II Mesieu Fontaine et puis Damien (bis) S\u2019accordent-ils vraiment très bien?(bis) Beaucoup de gens croient le contraire Ils diffèrent de caractère.Il devrait bien passer sa vio Mesieu Fontaine à la Voirie.III Mesieu Fontaine est bien élevé (bis) L\u2019autre ne l'a jamais été (bis) Pour cola ça ne saurait faire, Jamais ils ne feront la paire.Il devrait bien passer sa vio Mesieu Fontaine à la Voirie.IV Lors des dernières élections (bis) Damien prenait ses précautions (bis) Il voulait lo mettre pro-maire Ça faisait bien mieux son affaire.Il devrait bien passer sa vio Mesieu Fontaine à la Voirie.3 SA 1 XT-ILY ACI N Tl J K, SAMEDI,'26 OCTOBRE 1918 Une plaie sociale La désertion des campagnes.Et quand Mesieu Fontaine mourra (bis) Dessus sa tombe on écrira (bis) Ils reposent en paix sous cetto terre Tuos nos beaux pavages de pierre.Il devrait bien passer sa vio Mesieu Fontaine à la Voirie.Pu dons U main La maîtresse.\u2014Eh bien, Juliette, en s\u2019en allant, lo baron a-t-il été généreux?Vous-a-t-il glissé quelque clioso dans la main?Juliette.\u2014Non, madame, mais.sur les lèvres.Affiche originale Luc dans une vitrine d\u2019uno épicerie do la mo Bourdages, l\u2019affiche sui- vante: Gaufre pour la gripe a vendre et si S\u2019il est une question qui doive préoccuper au plus liant degré la classe dirigeante parmi les ci ' \u201d m *s canadien-, c\u2019est bien eoNe de la colonisation, du retour à la terre.Le dépeuplement de la campagne au profit de la ville est une plaie sociale contre laquelle on ne saurait trop réagir.Le mal est peu-être moins grand dans Québec, (pie dans certaines autres provinces de la confédération canadienne; mais tout de même, on ne peut lo nier, la désertion des campagnes a pris,chez nous, des proportions alarmantes, et les événements de ce- dernières années lions ont permis de constater toute l\u2019acuité de ce mal.Nous en souffrons beaucoup, et, pour peu que cela continue, nous en mourrons.Aujourd\u2019hui qu\u2019il faudrait doubler et quadrupler notre production agricole, il se trouve que les bras manquent pour tenir TeT*mancherons de lu charrue et glaner les épis.La main d\u2019œuvre fait défaut partout, et dans les endroits où on peut encore se la procurer, elle est devenue excessivement coûteuse.Ix) cultivateur qui, malgré tout, veut continuer d\u2019ensemencer la terre, et la faire produire, doit paver des salaires exagérés, ou bien faire l'achat de machines dispendieuses qui grèvent son budget; do là, la hausse du marché alimentaire, les denrées les plus nécessaires à la vie sont devenues d\u2019un prix exorbitant.Hier encore un cultivateur venait déclarer, devant la commission parlementaire nommée pour faire enquête sur le coût de la vie que, dans son opinion, la principale cause de l'augmentation du prix des vivres, était la rareté de la main d\u2019œuvre dans les campagnes.1 La ville et les grands centres industriels ont drainé les forces vives de la terre.11 n\u2019y a pas à le cacher, la stiuation est grave.Qu\u2019on y réfléchisse bien, l\u2019abandon de la campagne pour la ville, et par suite la diminution de la production agricole, est un fléau qui menace de saper les fondations de la nation.Le commerce et l\u2019industrie peuvent donner de l'éclat à un pays, mais ce sont toujours choses précaires.Qu\u2019il arrive un cataclysme, une pertubation économique, en un clin d\u2019œil un peuple naguère prospère se voit réduit à la misère; il s\u2019en va à la ruine.Toutes les nations qui ont laissé un nom dans l\u2019histoire étaient avant tout des nations adonnées à l\u2019agriculture.Qu\u2019il me suffise de mentionner ici les Urées et les Romains.Si les Grecs furent les premiers artistes du monde, ils furent en^même temps de grands agriculteurs.La culture de la terre était en honneur chez eux; ils avaient mis cet art sous la protection de leurs divinités les plus populaires.Cérès, la déesse de l\u2019agriculture, avait enfanté le dieu de la richesse, et Pallas, en frappant la terre de son talon, avait fait sortir l\u2019olivier.Pour eux agriculture et richesse étaient deux mot.- synonymes.Quant au peuple romain est-il besoin do rappeler l'exemple des Fabri-cius et des Cincinnatus quittant la charrue pour l\u2019épée, et retournant à leurs moissons après la victoire?Faut-il mentionner Virgile, écrivant sous l\u2019inspiration de l\u2019empereur Augu-te ce magnifique traité de l'agriculture qui s\u2019appelle les Géorgiques, pour démontrer que les' Romains avaient .ompris que ce qui fait la force et la grandeur d\u2019un peuple, c\u2019est son attachement au sol?Quand la vie des champs cessa d\u2019etre en honneur chez eux, quand les fêtes de Rome curent attiré à la ville la population des campagnes le colosse se sentir faiblir.Les barbares vinrent et prirent la place de ce peuple qui ne se recrutait plus et ne pouvait plus se nourrir.Les Grecs, les Perses, les Egyptiens avaient disparu de même.L\u2019agriculture a fait les grands peuples de l\u2019antiquité, elle a fait aussi les grandes nations modernes.Pendant plus de deux siècles les barbares victorieux des Romains ravagèrent l\u2019Europe; tout fut bouleversé.Quant le calme fut rétabli, ces pillards demandèrent à la terre qu\u2019ils avaient conquise la subsistance, et savez-vous qui fixa au sol ces peuples vagal Hinds?(*e furent les moines: les moines en effet abattirent les forets do la Gaule, nivelèrent les hauteurs avec les plaines,desséchèrent les marécages de l'Angleterre et de la Hollande, creusèrent des canaux pour l\u2019écoulement des eaux, bâtirent partout des ponts, des routes qui font encore F admiration des voyageurs.Sans combats, sans victoires, sans conquêtes et sans contrainte, ils jcTcrent les fondements des grands Etats européens, grâce aux méthodes ingénieuses de culture qu\u2019ils introduisirent un peu partout, et par les merveilleux développements qu\u2019ils donnèrent à l\u2019agriculture.La grandeur et la prospérité d\u2019un peuple sont en raison directe du nombre et de la prospérité des populations agricoles, de même que l\u2019industrie et le commerce chez n\u2019importe quel peuple prospèrent en raison de son développement agricole.L\u2019agriculteur fournit les ^denrées alimentaires qui sont la matière première du commerce; on retour, il achète les produits des industries qui apportent un travail rénumérateur à la population des villes.'Supposez un peuple tout industriel qui aille chercher ailleurs ses produits alimentaires, il sera bientôt ruiné, car, en général, l\u2019industrie, étant donne le prix dos matières premières et de la main d\u2019œuvre, ne peut fournir un revenu équivalent à la somme d\u2019argent qu\u2019il devra débourser à l'extérieur.La loi commune est que* le laboureur soit le nourricier de l'Etat, et que le commerce et l\u2019industrie soient un \u2019'ment de la prospérité que procurent à la nation les revenus de la terre.Quoi Von en dise, je no crois pas que nous Canadiens français, nous soyons jamais un peuple d'industriels et de commerçants.Notre mentalité n\u2019est pas orientée de ce côté.Nos ancêtres étaient surtout des agriculteurs.S\u2019ils ont pu résister à tous les assauts c'est parce qu'ils étaient fortement attachés au sol de la patrie.Lo morceau de terre qu'ils avaient défriché et cultivé de leurs mains était pour eux sacré; ils n\u2019auraient pu consentir à s\u2019en déposséder.Nés d'hier nous sommes encore dans la période de formation; voulons-nous arriver à la pleine vigueur de Fâge mur, suivons lo sentier tracé par nos devanciers: restons attachés au sol.C\u2019est à cette condition que nous garderons notre entité nationale; autrement, nous risquons fort de faire naufrage.\u201cCanadiens-Français, disait Sir Georges-Etienne Cartier, en 1S55, n\u2019oublions pas que, si nous voulons assurer notre existence nationale, il faut nous cramponner à la terre.Il faut que chacun de nous fasse tout en son pouvoir pour conserver son patrimoine territorial.Celui qui n\u2019en a point doit employer le fruit de son travail à l'acquisition d'une partie de notro sol, si minime qu'elle soit.Car il faut laisser à nos enfants non seulement le sang ef la langue do nos ancêtre*», mais encore la propriété du sol.\u201d Abbé Ivanhoe CARON, M issi o n na i rc-col o nisat e u r.La Vie Nouvelle.L Témoignage de M.Rogers, do Saint-André d\u2019Argentcuil, à la séance du 5 février 19i8.1 » Tt'troAuïL X&*cl8S® 9146 45 t*a- LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE, 26 OCTOBRE 1918 Le bout de largeur moyenne est en demande chez les hommes qui portent une chaussure ,.ample\u2014filucher, cuirs noirs ou f^runs %6 à $10\t' Coût extravagant des fantaisies IE gouvernement des Etats-Unis s\u2019est vu dans la nécessite de réglementer sévèrement la mode des chaussures, afin d\u2019en -J éliminer les caprices coûteux devenus également onéreux aux fabricants, aux consommateurs et au gouvernement lui-même.Une législation semblable peut être évitée au Canada, si les consommateurs veulent bien prêter leur concours aux fabricants en supprimant la demande pour les formes excentriques, et en achetant avec discrétion, pour la durée plutôt que pour l\u2019apparence.La mise en pratique de ces conseils vous procurera un bénéfice immédiat.Vos chaussures seront plus pratiques et plus durables, plus confortables tout en étant propres et élégantes; et vous en achèterez moins souvent dans le cours de l\u2019année.De plus, vous contribuerez à bannir le luxe extravagant, à faire disparaître les accumulations de stock mort sur les rayons des magasins, à abaisser les prix et à épargner le cuir si nécessaire à notre armée d\u2019outremer.Les chausxurvn 11 temps (le guerre\u201d pour hommes, femmes et enfants, de A.H.M.sont recommandées pour leur durabilité.Dcnumdcz-les ii votre fournisseur.AMES HOLDEN McCREADY LIMITED \"Cordonniers de lu tuition\u201d MONTREAL TC HOMO\t^-\u2014\tWINNIPEG EDMONTON VANCOUVER ST-JKAN hxigez celle rnarqtu sou.i la semelle \u2014de toute chaussure (juc vous achetez T.i JEUNES FILLES I C'EST VOTRE DEMARCHE QUI ATTIRE L\u2019ATTENTION I I lEîI'L iîl feu; w,.il! 70^'TT.'V// \u2019 V: ri\t\"'ir:iï?^iS^It^fSJSI515j51515J513IBISI3ItlBI5®SS r/ NOUVELLES\t1 DE LA PROVINCE ¦V-i SAINT-THEODORE l>\u2019A< TON .lundi dernier ont eu lieu le- lune-railles de Mme J.-lïte (\u2019liartier.âgée do 20 ans.Elle laisse son époux et un enfant de deux ans.\u2014Samedi, Je 1S avait lieu les tu-nérailies de Priaient Pieard, figé de 21 ans, il était le tils «le hlzéar Picard, outre son père, il laisse p«*ur pleurer sa perte trois sieur- et quatre frères.La grippe h* tenvssa en moins «h* S jours.Le service fut clinntc par Public N,-P.Bélanger, curé, Conduisait le deul: son cousin Donat Pieard.Les porteurs étaient : llivtor, Kmile, Albert Gauthier et Léou Martineau, ses eons ins.Aux familles éprouvée nous offrons nos plus sincères condoléances.Le fléau de lu grippe espagnole semble moins intense dans notre paroisse, puisse-t-il disparaître complètement.LA CORFORATION DE LA CITE DE J 01 JETTE Joliet te, le lit septembre, 1018 Extrait des minutes d\u2019une assemblée du conseil «le la cité de Juliette, tenue le 18 septembre 1918.MM.Rochefort, MeQucston et Simard, organisateurs, demandent l\u2019appui du conseil de la cité do Jo-lietto dans l\u2019organisation «le cet emprunt.M.réehevin Cou tu, appuyé par M.réehevin Laporte, propose: not i(» dévoué vicaire, M.Publié ProuIx.Il était figé «le JO ans et notait arrivé en cette paroisse» que depuis un mois, oh il avait remplacé M.l\u2019abbé (ïcorges Payette, nommé euré «h* Saint-Joachim, de Shef-tord.Les funérailles «le l\u2019abbé Proulx ont été célébrées en cette paroisse et l'inhumation a eu lieu à Saint-Ours, lieu «le sa naissance.JEUNES FILLES 1 BLANCHISSEZ VOTRE PEAU AVEC DU JUS DE CITRON SO R KL, r.Q.Est «lécédé en cette ville, le 1-1 «ln courant, M.Edouard Goulet, rentier, à Page «le 77 ans.C\u2019était un excellent citoyen qui jouissait «le P estime «le ses conci- tovens.\u2022 Il laisse pour déplorer sa perte 8 enfants: cinq tilbs, Mme Alf.I)n-ebarme, Mme Alphonse Cou mover, Mme J .-Rte Rajotte, Mme Ovila Durand, Mme Alex.Robinson; trois til-, M M.Edouard, Octavo et Dm is I hteharme.Les funérailles ont eu lieu à Po-gli>e Notre-Dame, lo 17 «lu courant, au milieu d\u2019un grand concours do paient- et d'amis.Faites une lotion de beauté à trke peu de frais (pii fera disparaître le luîle, les rousseurs et te teint jaunâtre.Votre épicier a les citrons en n'im porte quel pharmacien vous procu rera trois oncles de \u201cOrchard White\u2019 pour quelques cents.Pressez le jiw «le deux citrous frais dans une lion teille.A joutez-y le \u201cOrchard White\u201d et secouez fortement.Ceci fait une coquille du meilleur des blanchisseurs et einbellisseurs de la peau.Avec cette odorante lotion faites un massage quotidien du visage, du cou, des bras et.des mains et vous verrez les rousseurs et les couleurs pfilcs disparaître pour faire place à une peau sif et scs bons résultats vous surpren-blanclie eb douce.Oui, il est inoffen-drout.\t4 MARIE VILLE, P.Q.Nous avons lo regret d'annoncer la mort «le Mme J.-S.G ingras, née A zi 1«la Tliouin, désédéc le 13 octobre, à l\u2019âge de 34 ans et 10 mois, à la suite d'une pneumonie.Doux jours auparavant, sa fille Yvette, âgée «le 10 ans et 2 mois, l'avait précédée» dans la tombe, des suites de la grippe espagnole.Que le conseil «le la cité «b* Jo- j Peu Mme Gingras laisse pour dé-liette, se déclare sympathique à Pap- .pbuvr sa |>erte son mari, et six cn-jk»1 qui lui est fait par les organisa- fants en bas fige, teurs de l'emprunt de la Victoire, et Les funérailles ont eu lieu diman- 8A l.NT-E DOUAR 1) DE NAPIER VILLE La grippe espagnole continue hélas, à se répandre dans la paroisse, déjà elle a fait plusieurs victimes.Parmi celles-ci on peut citer particulièrement les trois lilies bicn-ai-mées do M.Oscar Bombardier, Mlles Albina, Colombo et Maria, ainsi que son gendre, l'é|K)ux de cette dernière.Non sincères sympathies.se fait un devoir d'inviter le public à souscrire aussi généreusement que jMissibk» au prochain emprunt du gouvernement.Adopté.Vraie copie.(Signé) A.-L.MAKSOLATS, Secréfairc-trésoricr «le la cité de Joliet te.SX-ROBERT DE RICHELIEU La grippo espagnole sévit dans» cette paroisse à l\u2019état épidémique.Des mesures rigoureuses ont été prises pour enrayer le fléau.Ix.» couvent et les écoles ont été fermées.Une soulo messe a été dite dans notre église, dimanche dernier.Nous avoua à déplorer la mort de cho à Mariovillo au milieu d'un grand concours de parents et d'amis.ROUGEMONT, P.Q.Le 10 courant, est décédée Aime Léojiohl (\u2019halos, néo Blancho Gau-droau, à Luge do 20 ans.Les funérailles ont eii lieu le 17 au milieu d'un grand nombre do parents et d\u2019amis.Nos sympathies à la famille.\u2014Nous apprenons avec regret la mort de Aille Laura Dauplaisc, à l\u2019ugo «le 24 ans et 11 mois.\u2014AL Oscar Difbuo vient d'etre cruellement éprouvé par la porto de sa fcimuo née Mario-Anne Afessier.Afa«lame Du bue est décédée à l\u2019figo de 29 nus.Elle laisse pour la pleurer ,un mari et deux enfants en bas-âge.Nos plus» sincères condoléances à la famille.LES PREVOYANTS DU CANADA Assurance fonds de pension Actif lo 30 septembre, 191S: $1,407,741.49 Pour devenir co-propriétaire do notre fortune, vous n'avez qu'à joindre nos rangs.Hâtez-vous d\u2019entrer avant la lin de l\u2019année, vous aurez une xento do plus qui vous coûtera pratiquement rien.Si vous n\u2019avez pas d'agont à votre disposition, adressez-vous à nos bureaux, soit en personne, soit par tô-léphono ou par correspondance.Tous pour les Prévoyants, Les Prévoyants pour tous.Bureaux: A Québec, 120, rup St-Pierre; tél.: 3074.A Montréal, Edi-fico La Patrie, Ch.22, tél.2299.Il est dit que les femmes portent trop d'attention à leur visage et trop peu à leurs cors.Observez votre démarche.Un pas vif et léger charme plus qu^une belle peau, mais vos talons hauts ont été cause que vous avez des cors et vous lioîtez légèrement.C\u2019est mal, jeunes filles, et vous le savez.Les cors détruisent la beauté et la grâce, mais il est facile de les faire disparaître.Débarrassez-vous de vos cors en vous procurant chez le pharmacien un quart d'once de freezone.Cela vous coûtera peu mais c\u2019est suffisant pour faire disparaître toute espèce de cor ou callosité.Quelques gouttes appliquées directement sur un cor tendre et douloureux arrêtent immédiatement la sensibilité, et bientôt le cor en entier, racine et tout, peut être enlevé sans douleur.Freezone est une substance gommeuse qui sèche à l'instant et ratatine ie cor sans inflammation ni même irriter la peau environnante Les femmes devront toujours se rappeler que des pieds sans cors procurent une démarche légère et gracieuse, ce qui rehausse leur qualité d\u2019attrait\t4 SAINT-CYRILLE DE WEN DOWER M.M'abbé Bcleourt est mort dimanche en notre paroisse après quelques jours SAINT-CONSTANT, P.Q.Nous avons le regret d\u2019annoncer la mort prématurée de Raymond Lanctôt, lils unique «h* AL Roch Lanctôt, député de Laprairie-Nn-piervillo, aux Communes.Le défunt a succombé à one bronelio-pnonmonic grippale.Il n\u2019était âgé «pie de vingt ans et un mois et il était malade depuis dix jours.J1 laisse pour le pleurer son père et sa mère, née Delphine Poissant, et deux sœurs: Aime Antoine Bailla rgeon (Lucrèce) de Saint-Constant, et Aime Kmile Barbeau (Camilla) de Alontréal.ARTHABASKA, P.Q.Les citoyens d'Arthabaska ont été péniblement surpris d\u2019apprendre la mort our le piano par Gluck.\u20149.En passant par la Lorraine, vieille chanson de route.\u2014 10.Serviteur, Serviteur ! mélodie do A.Fassio.\u2014 11.Auprès do ma blonde, pour chanter au front Aussi: La Grippe Espagnole, monologue comique do Gaston Charles.E11 vente partout, 5 sous lo numéro; par la j>oste, G sous.Abonnement, un un, Canada, $1.50; Etats-Unis, $2.00.Adresse: Le Passe-Temps, 16 Craig Est, Montréal.\u2022 CHEMIN DE FER R Al LW AV SYSTEM Heure de départ des trains Sujet aux changements.\u20229.55 tt.m., x5.41 p.m.pour Sherbrooke, Islnnd-Pond et Portluud.x7.25 u.m., \u202210.82 n.rn., *5.22 p.m., et tS.00 p.m., pour Montréal, Toronto, les Etats-Unis et l\u2019Ouest.x9.55 11.ni., et x5.41 p.m., pour Vivions* vllle et Lévis.Heure de l'arrivée des trains x0.55 n.111., x5.41 p.m., xG.40 p.m., et \u20221.20 p.m., de Montréal et des Etats-Unis.x 10.82 u.m., et \u20225.22 p.m., de Portland, Island-Pond, Coati cook et Sherbrooke, x 10.82 u.m.de VlvtorinvUle et Lévis.\u2022 tous les Jours, x tous les Jours, dimanche excepté, t dimanche seulement.Pour billets et renseignements, adressez-vous ii ERNEST-O.PICARD, 335, rue La f ru filialise, agent jiour la ville, où à F.-C.UOUVETTE, chef de gare.Gare du O.P.R.CAMDIIN PACIFIQUE HOKA1KE DES TKAINH DEPARTS DE ST-HYACINTHE Tous les jours, le dimanche exoeptA 8.11 A.M.\u2014Pour Farnham, «ta.11.45 A.M.\u2014Pour St-Guillaume et les stations intermédiaires.3.25 P.M.\u2014Pour Farnham, Best ford, etc.7.20 P.M.\u2014Pour St-Guillaume et lee stations intermédiaires.Qieta Montrai k Soithon CHANGEMENT D\u2019HORAIRE Des changements prenant effet le 10 juin 1918 ont eu lieu dans l\u2019ho-rairo des trains du chemin de fer Quebec, Montreal & Southern.Tout les jours excepté lo dimanche: Départ j>our Sorel 2.30 hrs p.m.Départ pour lbcrvillo ot Noyan 2.00 lira p.m*\t#\t4 Pour plus amples renseignements, s\u2019adresser à L.-J.BOURBEAU.Agent à Saint-Hyacinthe.k 040249 ZZ \u2022\t\u2019 Mi r: \u2022, *!'\u2022 ».?;\u2022,.\u2022 HÎ »\u2022 V 1 ,\u2022''V » i LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE,, 20 OCTOBRE 1918 V* La Force Productrice \u2022\tf Prospérité Nationale et la xi Il a été distribué au Canada plus d'un milliard et demi de dollars en achats de produits agricoles et de produits de la main-d\u2019œuvre ouvrière exportés pendant l'année fiscale close le 31 Mars dernier.Cet argent a servi à alimenter les industries et à maintenir la prospérité du Canada en dépit de la guerre.L\u2019ENORME production du Canada n\u2019a été possible que grâce à l\u2019argent provenant des Emprunts de Guerre du Canada.C\u2019est ce qui a permis au Canada d\u2019aider les Alliés à faire leurs achats ici en leur ouvrant des crédits.\t\u2022 J^ES emprunts de guerre du Canada ont surtout favori 6 la production en donnant au commerce et A l'industrie une impulsion inconnue juscju\u2019ici.Jugez de l'aflliience d'argent distribué aux cultivateurs Canadiens pour leurs produits ex|R)rtés durant l'année fiscale 1918, et consistant en Beurre.S 2,000,000 Fromage.36,602,000 Œufs.2,271,(HH) Avoine.37,644,000 Blé.366,341,000 Farine.95,896.000 Viande.76,729,000 Légumes.19,034,000 Fins de six cent trente-six millionsde dollars rien que |>onr les produits d'exportation de nos fémurs ! Ces sommes énormes ont été dépensées au Canada par les Alliés.Les propres dépenses de guerre du Canada pendant l'année fiscale 1918 ont été de $342,762.000.Et ces énormes dépenses, bases de la prospérité actuelle du Canada et de sa prodigieuse capacité de production ont été possibles uniquement parce (pie les souscripteurs à nos Emprunts de guerre ont fourni les fonds nécessaires A l'industrie.nos ouvriers Canadiens eux aussi ont grandement profité du Commerce il\u2019Kx-portation du Canada.Pour leurs produits, il leur a été payé durant l\u2019année, en Munitions.$450,000,000 Métaux.92.083.000 Véhicules.22.776,000 Pulpe de bois et Papier.59,599.0(H) JE CANADA doit assurer le fonctionnement de cette œuvre gigantesque\u2014il doit produire plus que jamais auparavant : il doit travailler, combattre, épargner et prêter son argent comme il ne l\u2019a jamais fait jusqu'A présent pour assurer la victoire et une paix durable A l\u2019univers en guerre.\u2022 \u2022 Le Canada, aujourd'hui (grâce à son énorme commerce d'exportation), sc trouve en meilleure position que jamais, d\u2019aller de l\u2019avant.L\u2019Emprunt de Guerre de 1918 entretiendra l'activité industrielle au Canada, lui permettra «le maintenir le chiffre énorme de ses exportations ; et il contribuera a augmenter plus que jamais la capacité de production du Canada, parce que sa prospérité ne sera pas diminuée et que sa détermination de travailler et de vaincre sera plus forte que jamais.Préparez-vous maintenant à souscrire à P Emprunt de la Victoire Publié par le Comité Canadien de l'Emprunt de la Victoire cil co-opération avec le Ministre des Finances du Dominion du Canada.58 L\u2019Agricdtore, source de keoheur et de prospérité Voulons-nous assurer A notro peuple canadien son plein développement physique et*moral?Voulons-nous qu'il conserve sa foi, ses vertus traditionnelles, l\u2019amour do son Dieu et do sa patrie?Faisons ou eorto qu'il reste attaché A la terre, qu\u2019il soit avant tout un peuple agriculteur.L'agriculture 6ii effet favorise admirablement le développement physique, moral et loligieux de l'homme, elle assure le bonheur et la prospérité des familles, par conséquent la force et la richesse de la nation.Remarquons d\u2019abord que l'agriculture est* lo milieu le plus favorable an développement d'une santé rebusto.Le corps humain, pour arriver à uno maturité complote, a bo-soin d\u2019air, de lumière et d'une nourriture saine.Oû trouver tout cela si ce most A la campagne ?Je voudrais être poète pour chanter les charmes do nos paroisses rurales.Comme il 06t radieux lo soleil qui 6e l&ve sur les grands bois, qui étend au loin ses rayons bienfaisants! Comme ii est gai le soleil qui iy.a\t\u2019 «b \u2022 A' .»\u2022'« Ç* \u2022\t\u2019\tp vient dorer les champs, semer lu clm-lour parmi leu plan Us baignées «le la rosée matinale, sécher les fouilles ruisselantes «les arbres, le soleil qui fait chanter l'oiseau et sortir l\u2019insec-to do dessous son écorce! Nulle part aussi bien qu'au grand air do la campagne, jNirini l\u2019odour dos foins, parmi les brises embaumées des fraîches senteurs du matin, rhommo sent ses membres croître, sa vio so développer.Ajoutez A cola que.l\u2019agriculture se nourrit plus frugalement et d'une manière plus saine que le citadin,\u2014il n'est pas condamné comme celui-ci A vivre de produits frelatés, empoisonnés,\u2014et vous comprendrez pourquoi les tempéraments robustes, les «types de haute stature et qui ne déclinent pas so rencontrent surtout A la campagno.Los générations décroissantes sont dans les villes.Les tempéraments anémiques so préparent daus les habitations malsaines des quartiers jk>-puleux, dans l\u2019atmosphère saturée des usines et dos magasins.Hou roux habitants do la campagne, songez A ecs malheureux citadins, cloués entre lours murs, sans horizons souriants, à tous ceux qui vivent de la plume dans uno atmosphère lourde et viciée; A ceux qui, le jour, aspirent les poussières empoi- sonnées dis usines, les effluves des sombres salles d\u2019n tôliers, et vous verrez que vous vivez votre ploino vio pendant que coux-lA s\u2019étiolent et languissent.Si donc la vie des champs fait des hommes au tempérament robuste et fort, elle fait aussi des générations saines, vigoureuses, promptes A l'action, audacieuses A l\u2019occasion, dos générations qui sont l'honneur «le la patrie et de l'humanité.L\u2019agriculture favorise lo développement.physique* do l\u2019homme; mais son influence no se limite pas IA: elle opulations civiles,\u2014il existe assez de vivres pour attendre les prochaines récoltes, mais pas plus.H n'y a pas do réserves comme il devrait y en avoir.Le Canada devrait doubler sa production en 1919.C\u2019est un pènscz-r bien.Le continent américain a promis et doit livrer 15,000,000 de tonnes do substances alimentaires ) année prochaine.En 1917-18, on a promis 10,000,000 de tonnes et on tiendra parole.L\u2019Amérique doit produire 50% de plus que les alliés.C\u2019est là le programme futur des fermiers et des populations civiles do co pays.Les immenses moissons de grains aux Etats-Unis de 1918, ne pourront i probablement pas être doublées l'an-| née prochaine, et il appartiendra au , Canada do fournir une plus grande quantité pour sa part.Il n'existe que deux moyens d\u2019obtenir les approvisionnements désirés \u2014 la production et la conservation.La plus importante do ces mesures est la Production.Le devoir du moment est de préparer la terre pour une récolte augmentée en 1919.Labourez, labourez labourez.Ceci doit être bien compris par les Canadiens et compris dès maintenant Ceux qui ont des tracteurs mécaniques peuvent augmenter dans une large mesure lé volume du labourage, mais ceci n\u2019empêche pas les fermiers qui sc servent de chevaux et de bœufs^do doubler si possible l\u2019eten-duo du labourage.Plus on labourera plus la production sera grande.* La saison est favorable au labourage, et les circonstances demandent quo le volume do labourage augmente.Labourez donc.: o: gion est pour lui uno nécessité, uno consolation, uno espérance.L\u2019homme dos villes au contraire vit, pour ainsi dire, séparé de la nature, et l\u2019habitude do tirer sa subsistance do sa propre industrie l\u2019éloigne de la pensée do Dieu.S\u2019il pouvait, comme l\u2019agriculteur, admirer chaque jour les magnificences do la campagne, il s'élèverait malgré lui jusqu\u2019au Créateur; la cupidité, la vanité, l\u2019ambition, .n\u2019auraient pas tant do prise sur sou cœur.C\u2019est, en effet dans les campagnes surtout que so conservent les saintes traditions de modestie, d\u2019obéissanco paternelle, religieuse ot civile; c\u2019est là que l'on retrouve l\u2019antique et belle simplicité des mœurs, la sincérité dans le langage, la bonno foi dans les transactions.C\u2019est A la campagne quo so pratiquent, mioux qu\u2019ailîours ecs devoirs mutuels do respect, do déférence, de cordiale hispitalité; on y est frère do cœur et pour ren-dro service.\u201cNulle part, écrit Gé-rin-Lajoio, l\u2019esprit do fraternité n\u2019ex-isto d\u2019une manière aussi touchante que dans les campagnes canadiennes éloignées de la ville.Là, toutes les classes sont en contact les unes avec les autres; la diversité do profession ou d\u2019état n\u2019y est pas, comme daus les villes, uno barrière de séparation; La production doit augmenter i\u2014 Aucune suggestion n\u2019a été faite A l\u2019effet do ralentir l'effort do la production.L\u2019impression générale semble être \u2022quo lo Canada a produit assez de grains que l\u2019avenir est maintenant assuré en tant que la nourriture est concernée; c'est IA une erreur mallioureusc, et il no faut pas : o: Aime saintement, aime pratiquement; aime en faisant du bien.Homme do peu de foi, pourquoi t\u2019oxjioscs-tu sans raison au péril ?par mois vous assure contre la Maladie et les Accidents Adressez-vous à J.P.À# MARION.lopréMBtânt 4« «A r?\u2022\tVf \u2022\tT * \u2022 « | préparé 1 Le tabac à chiquer i le plus économique.iiiiniuniiumiimtumi Une pincée tous le démontrera.j-.Vv- ¦vy'.-K.!/&\u2022' \u2022~7V-'o ,Vi7rv1'aire, après quatre années de guerre «pic nous savons, d'adresser à qui persisterait dans de généreuses mai» dangereuses espérances.Pas d'Illusions sur l'Allemagne, nous «lit dans un ouvrage sérieusement documenté AL AI au rice Muret (Paris, Payot IMS, in-12 fie 335 p.) L\u2019auteur connaît l\u2019Allemagne et les Allemands; on peut s\u2019en référer à cet égard à ses œuvre.* antérieure* Y Or-gucil allemand et Y E vol ni ion belliqueuse.de Guillaume II; il est bien placé en Suisse pour apprendre virement ce que trament no* adversaires, et.comme il l'écrit, dans un chapi-tro -i sugestif intitulé: La Comédie pacifiste, où il cxjmjso l\u2019histoire fies fieux conférences fie La Have: \u2022 \u201cRien n\u2019est plu.- instructif fpi\u2019unc comparaison, même rapide entre la conduite suivie par les divers Etats en 1S!»Î) et I0o7,\u201d et i! ci»n>tato * railleur- qu\u2019il eut suffi de regarder jxwr n\u2019être pas dupe: \u201cIl faut leur rendre cette ju-tice «ju'ils n\u2019ont pas pris leurs adversaire* au dé|>ourvu.( *e stuif leurs adversaires «pii se sont b»niché le* veux et les oreilles.\" Quiconque aura lu \u2022 t médité ee livre de AI.Muret sera inexcusable -il se laisse prendre dé-ormnis au piège grossier de \u201cla farce socialiste\u201d (Ch.IX ) ou -\u2019il ne voit pas clair dans lo jeu de la réaction militaire triomphante eu Allemagne.Le livre de* AL Victor Giraud: Un Grand Français, Albert de Mun, (Paris, Blond Gay, in-12 fie 143 p.) nous montre dans sa splendide unité la vie d\u2019un \u201cadversaire de l\u2019Allemagne\" qui n\u2019eut besoin que de se souvenir pour persévérer dans sa ligue et ne pas se laisser prendre aux hypocrisies.«Poutre-Rhin.\u201cIl v a, Ales-sieurs, dit-il un jour à la Chambre qui l\u2019applaudit frémissante, il y a sur le plateau d\u2019Amainvi 11ers, une route qui monte à Saint-Privat-la-Montagne: elle s'appelle encore le chemin funèbre de la garde royale.( \u2019est là que l\u2019élite de l\u2019armée allemande «*v tombée dans un combat do géants,\u201d puis, parlant de la charge do Sedan, il ajoutait: \u201cCette charge de Sedan, dont je ne puis parler, moi, que les larmes dans les yeux parce que la moitié du régiment de Chasseurs d\u2019Afrique où j\u2019ai fait mes premières armes y a trouvé la mort.\u201d ( \"est cet officier revenu des geôles allemandes, dévoué toute sa vio aux questions sociales, qui mourut debout, exerçant ce \u201cministère de la confiance nationale\u201d qui rend son nom inséparable de la victoire de la Alar-ne, qui fait «le lui l\u2019expression de Panic française.Eugène OIHSELLE, Secrétaire général du C.C.P.F.VJ \\ ECZEMA BIENTOT GUERIE Un Remède Partait pour cette Affection \u201c \u2018 Wabixu, Ont.J\u2019ui eu une attaquo d\u2019eczéma Buppurente, tellement forte que souvent mes vêtements en étaient intpregnés.J\u2019ai souffert atrocement pendant quatre mois, sans pouvoir me guérir.Enfin, ayant essuyé \u2018Fruit-a-tlves* et *Sootha Salva\u2019, je fusioulagé dès le premier traitement.J\u2019ai employé, ru tout, trois boîtes do \u2018Sootlia Salva\u2019 et deux bottes de \u2018Fruit-a tives*, et je suis complètement rétabli\u201d.G.W.HALL.C cs deux remèdes de si jrand \u2022 mérite no vendent chez tous les phor-maciens A 50c la botte, 6 pour $2.00, ou envoyés sur réception du prix, par Fruit-a-tivos Limited, Ottawa.Tin* jeune fille dont le rayon do Dieu nVclairc pu* la route est comme une fleur que le soleil n\u2019échauffe pas.L une et l'autre meurent san» avoir ni eou.»«>Ié ni réjoui.\u2014 :o : Qui travaille beaucoup n\u2019a pas le temp- de juger le- autre* à tort et à travers.: o : Le rire est le son «le l\u2019« -pri tain» rire- -onnent bête, cornu.c pièce sonne ! uix.: eer-\u2022 une A A A I.rf.I * LE.K*ON 423 Dr A.BEDARD, Chirurgien-Dentiste 190 RUE GIROUARD, ST-HYACINTHE.Téléphone Bell 48(3 | SA.\u2019K>evmv Cie, PLOMBIERS POSEURS D APPAREILS DE CHAUFFAGE A EAU CHAUDE ET A VAPEUR RUE CASCADES.HYACINTHE.PQ.E.LEMOINE, MECANICIEN Suce.Q&r&ff* 81* H jacinthe lté parution* rfr .outM ».«rte» Culte* nwc 8oln *t erotnptt*tM*nf MpérlelliAi k(é|u*rHw«** «l*A utoniol.i et dv f'l»«li\u2019mtih«i, 146 SX-ANTOINE, ST-HYACINTHE T«L BHI-S44 Téléphone 235 254 Cascades J.A.R.Séguin PLOMBIER-COUVREUR ET POSEUR D\u2019APPAREILS DE CHAUFFAGE Ancienne place H.Lorangre.UNE VISITE EST RESPECTUEUSEMENT SOLLICITÉE.OBLIGATIONS SCOLAIRES $200,000.00 Commission Scolaire Catholique de la CITE DE VERDUN Intérêt : 6% Echéance : 1er mai 1923 Transmettez vos commandes à nos frais.CREDIT IcANADIEN INCORPORE 09 RUE ST-JACQUES.Montréal.Casier postal : 1180.\tTéléphones : Main 2926-2027., , - \u2022 CHS-ED.ARPIN, Directeur-Gérant.2272^1 LK COURRIER DE SAINT-HYACINTHE, 20 OCTOBRE 1918 ÏTiSnJ IZiSSB M.l\u2019abbé Elphège Proulx La non voile de la mort do -Monsieur l\u2019ahlié Klphcge-Sergius Proulx, vicaire à Saint-Robert, a douloureu- En ville \u2014Noue avons eu le plaisir de recevoir A nos bureaux, mardi, la visite do notre ancien concitoyen et ami, -M.Frs Docellcs d\u2019Actou-Valc.\u2014Etaient en ville, «samedi dernier, MM.llonaisdfls Leclerc et Edeas Beauregard.do La presentation et .M.de Bagot.sement surpris tons ses confreres et a.m;.Lui, eu diet, m plum (lac-, Saint-l\u2019icrro, N.U., «le Saint-Pie tivité, si robuste, la santé meme, il est terrassé en quelques jours de maladie.C\u2019est la première victime de la grippe espagnole dans le.* rangs du cierge diocésain.Lasso le ciel Personnel , ,,\t.4\t-il*- i !\t\u2014MM.\\\t-.1*ontiunc.et .F.-O.qu\u2019elle soit aussi in dermere.la-» .,\t,\t.n i i ,\t* ' Iwaii regard.aroents, de cette ville fidèles ont tant l*v*oiii de leur* pre-\t., ,,,\t* i .-m .i r \u2022'\u2022ont aile** plaider une cause devant très, a 1 heure ou la terrible maladie\t1\t, .\t, - .\t,\tlu y our d Appel, a .Montreal, le 22 sévit partout !\ti\t.\t1 1 m \u2022\t, * c \u2022 ,1 de ce moi*.Monsieur 1 abU* Llplngc^Sergiuÿj _MM.fi.-A.Üticliarine et Théo-Proulx étau ne u baint-Oiirs le }\u2022>\tly^omwt.({Ui\tphi-iour,* novembre 1*8*1, du manage do U*o- ann^ faisaient affaires comme mar- Pol(l.I\u2019pmiIx, cultivateur, et de tu- ,.liam|9 taillcui-, en société, sous le therino-Lli/.e r-1hier.11 lit ses études clas*i(jtirs an Séminaire de Saint- Société d\u2019une messe Kvéehé de .Siiint-Hynciqtlie, \u2022 le -4 octobre 1018.j Monsieur l'abbé Amédée Goyet te, curé 1 djÿ SaliitivSuznfiric-de-Stunhope, décida ! hier, était membre 1«* la Société Ecclé- | slustlque -lu G»ii*se\u2014du diocèse île Salut* 1 Hyacinthe.la s membres lui doivent une messe.L«» défunt faisait également partie de i lu Société d'une Messe, section diocésaine.| 'Vous les associés du diocèse, des sections diocésaine et provinciale, lui doivent aussi une messe.F.-A.LAROCHE.ptre.UMËSmFÆLMMUÊaMtMIÊ o Le Service du Téléptaie et la Uriiiiie Espgiiè nom Si*s funérailles ont eu lieu à l'église de la paroisse, jeudi matin, et elles ont été très solennelles.( » \u2022mine le commun des morte!- nos employé- ont été .*érieii-cment affectés par I epidemu actuelle, et 1 influenza non- a eau- * de gran I- dérangements dans notre service.En même temps le nombre d\u2019nppo s au téléphone a considérablement augmenté.Tant de personnes sont retenue- à la maison par la mahtdie que l'on requiert beaucoup plu- que d\u2019habitude le service ostc.Il sut s\u2019acquitter avec vigueur de sa lourde tâche.Il venait d\u2019être nommé vicaire il Saint-Robert, lorsque la mort le ravit à l'affection de ses bons vieux parents et do ses confrères.11 fut bon prêtre.Aussi, Dieu permit-il, qu\u2019a-près avoir rendu les derniers services à doux curés, feu les abbés Balthazar et Blanchard, il put lui-même se préparer par la réception des sacrements au suprême sacrifice.Et maintenant, il dort pour toujours dans le cimetière do sa paroisse natale.Que son âme repose en jHii.r.-: o:- M.Amédée Rainville ici, depuis quelques semaines, sous le commandement du It Collin vient d\u2019être rappelée à Montréal.\u2014M.Lucien Turcot, employé de Italique, est venu passer quelques jours chez sa mère, Mme G.-IL Turcot, souffrant d\u2019une attaque do grip- !*\u2019\u2022 .\u2014M.Armand Boisseau, notre directeur, est allé à Coatieook et Magog, pour affaires professionnelles.Départ * On dit que M.L.-K.Coderre, le * \u2019 * représentant de la Dominion Express, A Saint-Hyacinthe, songerait A laisser notre ville, au printemps, pour aller s\u2019établir a Cal-garv.C \u2022 \u2014o- Améliorations Nos félicitations au conseil do ville, pour les belles entrées en asphalte qu\u2019il est A faire construire, chaque bout du marché centre.h- personne- «pii ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathies a l'occasion de la mort du docteur Félix-L.rhnrbonnel, soit par Lenvoi de tributs floraux, assistance aux funérailles ou de quelque manière que ce soit.¦¦\u2022r CTVO-* Etat Civil Tennis C\u2019est un spectacle assez rare croyons-nous, de voir notre aimable jeunesse faire des tournois de tennis, dans les derniers jours d\u2019octobre.Les jeux de croquet battent aussi leur plein.Mariages \u2014 Le 23 octobre courant, M.Cv-prien Chaliot, tils de C-yprien, industriel, de Sainte-Madeleine, conduisait à l\u2019autel Mlle Marie-Louise Chartier, de cotte ville.Mtro Elz.Chabot, notaire, était le témoin du marié, son neveu, et M.Hector Chartier, marchand, était lo témoin de la mariée, sa nièce.\u2014Le même jour, à Montréal, M.Albert Brodeur, fils de M.Tcles-pliore Brodeur, de cette ville, conduisait à l'autel Mlle Eilémée Frédéric, fillo do M.Camille Frédéric, de Saint-Hyacinthe.De retour if.J.-A.Arehambcault, de la raison sociale Séparateurs Domo, est de retour d'un voyage de cinq semaine.* aux provinces maritimes et aux Iles de la Madeleine.Nous avons appris avec chagrin la mort de AL Amédée Rainville, bourgeois de cette ville et ancien cultivateur de Murioville et de Saint-Jlyaolïnlio-le-Con fesseur.Il a suivi de près sa cligne épouse, Mme Rainville; descendue dans la tombe, lo 7 octobre courant.JL Rainville était Agé de 74 ans; il a succombé à une forte attaque de paralysie.Il laisso un frère, JL Frédéric Rainville, de Jlarievillo, et huit enfants.Lo défunt était très estimé do tous ses concitoyens.Les sympathies do toute la population de notre ville et plus particulièrement les nôtres sont acqtftses a la famille en djuil.Au repos JL Authimo Lamoureux, de la maison Dussault k Lamoureux, les fondeurs bien connus, vient de se retirer des affaires, pour prendre un peu de repos.Nous comprenons qu\u2019il a vendu ses intérêts à son associé, JL Dussault.JL Lamoureux sc propose, d\u2019ici quelques mois, de se remettre aux affaires, mais à des affaires qui demanderont moins de travail manuel.Etant fort à son aise, il pourrait bien rester à rien faire, mais ce n'est pas son tempérament.Nous lui souhaitons succès et, surtout, bonne santé.Deuil JIM.«Tosoph-Hormisdas et Napo-léon-11.Laplaute, qui font affaires è Saint-Hyacinthe comme marchands de grains et farines, sous* le nom do \u201cJ.-N.La plante & Cie,\u201d ont eu la douleur do perdre leur mère, dans la nuit du 22 au 23 octobre courant.Noue les prions d\u2019agréer nos sympathies.-o- Décès Nous aven- lo regret «l'apprendre que J! me I/o Orsali, née Va-\u2019entine ( èîé.de cotte ville, qui était malade de la grippe espagnole, est décédée jeudi matin à Llmpitnl St-( ha ries.Noin offrons aux familles Orsali et CYité nos plu- respeetlieuses sympathies.Une (am'ille éprouvée Nous oltroiiff nos sincères condoléances A M.Théophile Hébert, cultivateur de la paroisse Notre-Dame du Ttosnlro.qui vient d'être douloureusement éprouvé par la perte de trois membres de sa famille.Mardi dernier, U conduisait A sa dernière demeure une fille hlen-almée, jeudi c'était le tour d\u2019un «le ses fils et le même Jour, la femme d\u2019un autre do ses fils rendait son Ame A Dieu.Cette dernière était la mère de sept enfants, et la fillo de notre estimé concitoyen, M.Ilorm.Gemme, du quartier cinq.A qui nous offrons aussi nos sincères sympathies.KG LIS K CATGKDKALK Un 17 au 24 octobre 1018 I la pleines Du 18, Napoléon-Jean-L'aul.fils de Xap.Pelletier «*t de Kosllda Lussier.Parrain et marraine, Nnp.Pelletier «*l Delvlna U'elalr.\t* Du 18, Marle-l'erthe-Hollamle, fille «h* Kddle Saiut-Ou^e et de ( Miami P.ernard.Parrain et marraine, Kmile Bernard et Sopliraule Saint-Oiitfe.Du 10.Marle-Antoinette-Su/.aiiiie.fille de N.Berthlaume et «h* Delvlna Duquette.Parrain «M marraine, Amédée Lacroix et Marie Lamoureux.Mariage Du 22.Kiitre (\u2019yprien Chabot et Marie-Louise Chartier.Sépultures Du 18, Adélard, 11 ans.fils «le Gédéoli Vennette et «le Adèle Boulay.Du 17.Gaston Morin, fils de Joseph Morin et de Marie-Louise Bourgoiilii.Du 18, Marle-.Ieainie-ltlta, fille de Kmile Bonnet et de Marie-Anna Gtillbault.Du 1S.Maurice Tétreault.11 mois, fils «h* Alphonse Tétreault et de linclda Lan-geller.Du 1s, Maurice Saint-Georges, I'' mois, lils ou-se «le Alphonse Tétreault.Du 24.Médérise Plourde, 7î) ans, éi>ou-se de J .-B.Martin.Du 24.Erasme Lamothe, 33 ans.fils «le Arthur Lamothe et «le Sophie Mallhot.* Du 24, Hector, 22 ans.fils «le Tliéophlle Hébert et «le Georglanna Burque.\u2014o\u2014 Oraison funèbre Baptiste Canaycn, uu grand gail-gard d\u2019une trentaine d\u2019années, pas* sait à bon droit pour le \u201ccoq\u201d du chantier.Il faut dire qu'il avait de qui tenir, car, dans son temps, son père avait été lu meilleure jeunesse à dix.milles à fla ronde.\t.ITi jour, dans le haut de l\u2019Ottawa, j quol«|u\u2019un lui apporte la nouvelle «pie j son vieux père était mourant.AVIS Toutes personnes ayant des réclasu* tiens contre feu Féllx-L.Cliarbonnel eo s«»n vivant, médeeln-vétérlualrc de U cité et «lu district de Saint-Hyacinthe, y«at par 1«» présent, averties d'avoir A les produire «Plcl nu K» novembre 11)18, entre les mains «le M.Henri Chnrhonnel, 140, rue Girona rd.Salnt-llyaelntho, 22 octobre 101,S.avis .Te, soussigné, Annnlc Déjourdy.cultivateur.«le la paroisse de Salnt-llllalre, donne avis «pie le onze octobre courant, J'ul été nommé par la cour Supérieure, pour lo district de Salnt-Ilÿllclnthe, curateur A la succession vacante de Pâme Charlotte Déjourdy.de Salnt-HUalre, é|nuise de feu Pierre Germain, en son vivant.bourgeois, du même lieu.Salnt-Ililalre, ce 14 octobre 101S.ANANIE DESJOURDY.i PETITES ANNONCES ON DEMANDE Adressez-vous à\u2014 J.P A Mt RION Représentant de u n Pour vos ASSURANCES sur 1s vie Des jeunes tilles, comme \u201crouleti* Baptiste partit le jour même pour ses\u201d, \u201cbuncheuses\u201d et \u201cécotcuses\u201d et faire 220 milles de voiture et de clic- aussi des jeunes garçons pour nppren-min de fer, mais arriva trop tard, i dre le métier de cigarier.S\u2019adresser Fauteur «le *e> jours avait passé dans j à L.-O.Grothc k Cie., Saint-Hyacin-itè matinée de la journée précédente, the, P.Q.\tj-0*0- et il Ht son entrée au moment où le cortège a'ilait se mettre en route pour l\u2019église.\t# Baptiste voulut revoir une dernière fois celui dont il gardait un si pieux souvenir.Le couvercle de la bière fut enlevé au milieu du recueillement ému de l\u2019assistance.Baptiste, lo coude appuyé au rebord du cercueil, contemple long-^.temps les traits énergiques, la figure' reposée du bon vieillard.Doux sanglots étouffés soulèvent la poitrine du fils et d\u2019une voix grave et profonde il prononce lentement: \u2014Ça, ça se battait dans son temps ! TISSERANDS, FILEURS, CARDEURS, REFOULEURS demandés par une Manufacture de Lainages située à environ 40 millet de Montréal.Ouvrage permanent offert par une Industrie progressive.Adressez - vous, mentionnant Age, expérience et autres détails à No.3 A/S LE COURSIER St Hyacinthe.Le Courrier de St-Hyacinthe est imprimé et publié aux Nos 08-70, rut Sainte-Anne, A Saint-Hyacinthe, par IJ Compagnie d\u2019imprimerie et comptabilité* (Limitée).\t9 A.-J.Gaodbea^- Administrateur-Gérant Est le prix pour le storage de votre auto pour tout l\u2019hiver.Garage FORTIN 38*46 RUE MONOOR TEL.066 Réparations mécaniques, - Peintures, etc.4581 "]
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