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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 27 novembre 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1925-11-27, Collections de BAnQ.

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[" nos iNsrn uTtOis.» l'IOTKt [.Abolit - l'iOS LOIS LE COURRIER DE ST-HYACINTHE 73e ANNEE.\u2014No.39 SAINT-U JACINTHE, T.iQ.VENDREDI 27 NOVEMBRE 1925 J\u2019EVOLUE, TU EVOLUES % _ ._________ DE NOUVEAU, LE PROBLEME IMPERIAL SE POSE ~ M.MEIGHEN EN PLEINE EVOLUTION ANTI-IMPERIALISTE.-SA FORMULE ET CELLE DE M, KING.\u2014LE VRAI PRINCIPE.Duns son discours ci Hamilton, lu semaine dernière, M.Meig-lien u décidément fait un grand pas.On dit qu\u2019il visait a plaire à la province de Québec.Rien n est plus certain.N\u2019cmpôclie qu\u2019il a pris un engagement, et que le voilà presque, du jour au lendemain, en aussi bonne posture que M.King, touchant la question impériale.Le chef de 1 opposition a déclaré qu\u2019advenant une guerre de l\u2019Angleterre, il conviendrait que le peuple canadien fut consulté avant que le Canada puisse assurer Londres de sa coopération militaire.Cela se rapproche de la formule de M.King, refusant toute participation du Canada aux futures guerres de l\u2019Empire britannique, $ans consultation préalable du Parlement.M.Meighen évolue et c\u2019est heureux, non seulement pour lui-même, mais pour le Canada entier.Son attitude nouvelle, cependant, nous oblige à certaines remarques.Sa formule, pas plus que celle de M.King, ne devra être le dernier mot du Canada à l\u2019endroit du problème impérial.Car il est encore trop facile de s\u2019en servir dans un sens ou dans un autre.Qu\u2019un premier ministre, pur exemple, se mette en tête de nous jeter un jour dans les mêmes aventures guerrières qu\u2019en 11)17.11 pourra fort bien, à la condition d\u2019etre adroit, et de savoir tirer les ficelles voulues, obtenir du peuple l'approbation d\u2019un programme de coopération.Car, entre nous, que peut le vote des deux millions de Canadiens-français de notre province, contre celui de la population anglo-saxonne des huit autres provinces du Dominion?Comme nous l\u2019avons déjà dit, les questions de gouvernement ne relèvent pas du peuple, mais des gouvernants.Le peuple élit les députés, ses représentants en Chambre, et c\u2019est à eux d\u2019cdicter les loisj.C\u2019est même là leur fonction première.11 importe donc que les députés, et les ministres, aient des idées bien définies sur l'importance ot l\u2019urgence de nos devoirs à l\u2019égard de la Grande-Bretagne.C\u2019est à eux de légiférer, non à la masse populaire, qui en aussi grave matière, est inapte à se prononcer.Il ne faut pas se le cacher, le problème impérial est parmi les plus ardus qui s\u2019offrent à l\u2019attention des législateurs canadiens.Ce serait une erreur que d\u2019en abandonner la solution à des incapables.Le peuple est un grand enfant, qui n\u2019a pas ce qu\u2019il faut pour se substituer, à vingt-quatre heures d\u2019avis, à ses mandataires.L\u2019évolution de M.Meighen est quelque chose, mais elle n\u2019est ipus tout.Ses déclarations valent celles de M.King, lesquelles valent ce qu\u2019elles valent, et rien de plus.Tant que nous serons maintenus, par les circonstances, dans le domaine des spéculations théoriques, les formules-soeurs de MM.King et Meighen procureront des satisfactions aux chétifs et aux peureux, a tous qui, sous une forme ou sous une autre, professent le culte de la lâcheté.Dans la pratique, l\u2019idée de non-participation sans consultation du Parlement ne vaudra pas plus que celle de non-participation sans consultation ou referendum populaire.L\u2019une et l\u2019autre sont trop élastiques.\t.En la matière, un seul principe reste vrai: celui de la neutralité absolue, pour le Canada, à l\u2019endroit des sollicitations impériales et impérialistes de la Grande-Bretagne.Aucune levée d\u2019hommes ne devrait être possible chez nous, si ce n est pour la défense immédiate du territoire canadien.\t.Toutes choses considérées, il se produit dans notre population un revirement d'opinion, au sujet de nos prétendues obligations impériales, qu\u2019il fait plaisir de .souligner.Quon mesure le chemin parcouru depuis seulement dix ans! M,.King, M.Meighen et les autres, n\u2019ont qu\u2019à continuer Icui évolution.\t,,\t.\t.Harrv Bernard LA TERREJflYANTE Sous ta signature du Dr Jutes Jurion, son rédacteur en chef, \u2019Action catholique, Québec, vient te publier Vappréciation suivait-e de la Terre vivante, le dernier \u2022oniatt d'Harry Bernard: Le mérite en est peut-être à M.)avid, mais quoiqu\u2019il en soit, les ivres chez nous poussent dru lepuis quelque temps, et qui nieux est, les livres qui poussent >nt de plus en plus de valeur.M.Harry Bernard, déjà avan-Hgeuscment connu* par un premier livre qui a fait sensation, i mis en librairie son deuxième ouvrage.La Terre vivante est meure un roman bien canadien qui a pour théâtre une de nos paroisses rurale.Ceux qui, comme nous, avaient remarqué les solides qualités révélées par M.Bernard dans son premier ouvrage, ont été très heureux de constater que les promesses de jadis se réalisent* et que le talent du jeune écrivain s\u2019affine et mûrit.La Terre vivante trahit plus de métier que L'homme tombé: l\u2019auteur monte.L\u2019intrigue de la Terre vivante est toute simple.C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un voisin et d'une voisine du rang qui ont grandi dans la même atmosphère, qui se sont vus d\u2019abord avec plaisir, et qui finissent par se marier.Cela arrive tous les jours chez nous ; wuis il n\u2019y a pas toujours là un Harry Bernard pour ^mettre ces En marge des événements Une oeuvre du terroir M.Edmond-J, Massicotle, Par-liste canadien, vient d\u2019ajouter une nouvelle composition à sa série de gravures du terroir.On sait que M.Massicotle a pris la bonne habitude de nous donner, chaque année ou presque, une composition originale rappelant l\u2019une ou l\u2019autre des anciennes coutumes canadiennes, ou illustrant quelque scène typique de vieilles moeurs.Celle fois-ci, il nous montre l\u2019n magasin général de jadis, sujet qui évoquera pour beaucoup de gens, ceux-là surtout qui vécurent à la campagne, des souvenirs savoureux.La manière de Massicotle y est, le dessin sobre, le trait incisif, la bonhomie souriante.La scène est prise sur le vif, à ce moment sacro-saint où les deux plus forts da mis tes du village, face à face, assis sur des caisses de savon, sont absorbés par la haute stratégie des blanches et des noires.L\u2019un regarde par-dessus ses lunettes, son adversaire ferme à demi les veux en se torturant le menton d\u2019une main nerveuse.Et dans l\u2019intervalle, tout alentour, les flâneurs du village se communiquent leurs impressions.Il y a là, en tant qu\u2019on les reconnaisse, le forgeron et une couplé de rentiers qui suçent des pipes inamovibles, le médecin ou le notaire, à la barbiche imposante, au port impérial, qui arbore un haut-de-forme désuète, énorme el gris.Un habitant chaussée de hottes molles s\u2019est assis, faute de chaise, sur un petit baril de clous.Une cliente tâte un morceau d\u2019é-loffe* indécise, cependant que le Pour les jeunes filles Au chapitre des livres cl publications, puisque nous y sommes, mentionnons sans plus tarder ce petit volume, signé Yvonne Couct, qui s'intitule modestement: l)e ci, delà.C\u2019est un recueil de contes et de chroniques, que l\u2019auteur nous adresse de St-llenri de Lévis.On trouvera là une foule de bonnes choses, el d\u2019une langue agréable.Nous ne nous attarderons pas à une «ma- Ivsc de détail.Disons seulement \u2022 que l\u2019auteur fait preuve d\u2019initiative, d'esprit de travail, et que son exemple vaut la peine qu\u2019on le souligne, en un temps où nos jeunes filles font une spécialité de perdre leur temps.On peut se procurer De ci delà chez l\u2019auteur, à Saint-Henri de Lévis.C'est la vie Notons que le Flambeau, des Trois-Rivières, a suspendu sa publication une semaine, pour une raison ou pour une autre.Notons aussi, dès sa réapparition, qu\u2019il vole un entrefilet au Courrier et le donne comme sien.La chose, en soi, a peu d'importance.Mais le Flambeau, comme on se rappelle, cric comme un chat échaudé, quand un autre journal lui prend vingt lignes.Et comme il se vaille en plus, à l\u2019occasion, de son honnêteté professionnelle, il e?î assez amusant de le voir prêcher dans un sens agir dans l\u2019aulre.Mais c\u2019est le vie.El le Flambeau n\u2019es! pas seul de sa bande.H.B.L\u2019Eglise el l\u2019Etat ei; Suisse Mgr Maglione, nonce apostolique en Suisse, a donné la consécration épiscopale au nouvel évêque de Bâle el Lugano, Mgr Am-buhl.Après la cérémonie, eut commis, placide derrière son J beu un banquet, au iours duquel \u2022tics, écoute le conseiller d\u2019Etat bernois, M.sentiments si frais el si vrais en vedette, et faire ressortir tous les épisodes du drame plus ou moins palpitant qu\u2019est tout véritable amour.Le père Beaudry est obligé de laisser sa terre et d\u2019aller mener la vie de rentier au village parce que son rhumatisme l\u2019einpê-che de travailler, qu\u2019il n\u2019a pas de garçon assez âgé pour le suppléer, et que sa fille Marie, qui aurait pu remédier à toutes choses en agréant Ephrem Brunet, s\u2019est laissé éblouir par un jeune professionnel.Mais le jeune professionnel finit par épouser une élégante de la ville.Ephrem qui était parti de désespoir dans l\u2019Ouest et ne donnait plus de ses nouvelles, est découvert à Montréal, où il avait fini par s\u2019échouer, par son curé, un curé de campagne délicieux de bonhomie cl de fine diplomatie.Il revient au village sur la nouvelle j que Mari'' n\u2019est pas mariée et que ' \u2022*jr y ;eu va sûrement arranger ç\u201ei revoit Marie; el lorsque le mariage est décidé, et que les futurs ont accepté d\u2019aller rc-imetlre en valeur lu terre de Ra-chute, le père Beaudry a le mot de la fin en disant ù sa femme: vieille, va falloir rupailler notre butin.On s\u2019en retourne chez nous.Tout cela est on ne peut plus simple.Mais tout cela est présenté avec un art consommé et une mesure remarquable.H >'c ne se peut rien de plus frais, rien suite à la page 4 comptoir et ses JunctU les requêtes d\u2019une fillet le timide.Le décor est à l\u2019avenant: chien endormi sur le plancher rugueux, bocaux de bonbons qui voisinent avec les pièces d\u2019indienne et de calicot, bottes et boltcrlcau.v pendus aux poutres du plafond.La nouvelle oeuvre de M.Massi-cotte est vivante.Elle fait honneur à son auteur, ce hou ouvrier canadien.On peut se procurer le Magasin général au prix de 00 sous l\u2019unité, 05 franco.S'adresser chez l\u2019auteur, 0170 rue Fort-Lorette.Sault-au-Récollet, Montréal.L\u2019Almanach national Nous attirons particulièrement l\u2019attention des lecteurs sur VAlmanach de la Langue française pour 1020, en librairie depuis quelques jours.11 est inutile de présenter longuement V Almanach, qui est un vieil ami, et qui a sa place de choix dans tous les fovers.Il se donne lui-même comme un manuel de patriotisme populaire, et portera au sein des familles la bonne parole de renaissance nationale.Au cours des cinq dernières années, le tirage de l'Almanach est monté de 10,000 à *10,000, et tout indique que cette progression doive être constante.Pour une publication de ce genre, c\u2019est là une preuve, non seulement de popularité, mais de la haute estime que l\u2019on fait de son action.Nous aurons donc à coeur, tous tant (pie nous sommes, de faire rayonner cette action, de répandre autour de nous, dans tous les milieux, l'Almanach de la Langue française.Comme d\u2019habitude,- celui-ci ne donne (pie des articles inédits.On y trouvera en outre une petite pièce de Marie-Claire Daveluv, des portraits de bons ouvriers d\u2019action française, des anecdotes et des illustrations nombreuses.L'Almanach sc vend 25 sous l'exemplaire, 55 sous franco.Il est actuellement en vente au Courrier.Burren, chargé nu département des cultes, a prononcé un discours significatif.\u201cNous avons renversés, a-t-il dit, les barrières (pie le Kultur-kumpl avait élevées\u201d.Il a rappelé ensuite (pic le gouvernement de Berne avait rétabli nom bre de paroisse autrefois supprimées et rétabli la procession de la Fête-Dieu.Et voici sa conclusion : \"Aujourd\u2019hui, la paix régne entre l\u2019Etat de Berne et l\u2019évêché de Bâle, deux pouvoirs qui, pendant de longues années, se sont tourné le dos.Cette paix si nouvelle est encore un peu fragile, mais conservons-la avec soin comme un objet précieux.L\u2019Etat et L\u2019Eglise, chacun dans le domaine qui lui est propre, doivent travailler au bien du peuple.Le gouvernement bernois se lient à ce programme, et la personne du prélat (pii vient d\u2019être consacré est garante (pie, du côté de l\u2019évêché de Râle, on est animé dos\u2018 mêmes intentions*\u2019.M.Burren est un protestant, el d\u2019opinions, comme on dit, \u201cavancées\u2019*.Mais avec beaucoup d\u2019autres, il discerne les avantages (pie le catholicisme procure à un pays.\u2014 (S.I.C.) -: o :- Les traités de Locarno en une seule langue: le français Les six Irai lés de Locarno ont élé rédigés en français seulement, contrairement au traité de Versailles, lequel fut bilingue, les deux textes anglais et français faisant également loi.Le français a donc reconquis à Locarno son glorieux privilège de langue diplomatique.Tous les peuples de race française ne peuvent que s\u2019en réjouir.\u2014 (S.I.C.) -:o :- .Oh! les bons prêtres qui comprennent assez ce qu'il y a de grand, de noble, dans le sacerdoce, pour vouloir h* passer à d\u2019au-I res ! Que Dieu en suscite partout de ces recruteurs de vocations! De toutes les fécondités qui sont accordées au ministère d\u2019un prêtre, c\u2019est la plus désirée du ciel, la plus sainte, la plus utile, celle qui assurera la récompense la plus riche\u2014Mgr Gibier.DANS LE PASSE Le 15 septembre 1808 M.l\u2019abbé Frédéric (îigault chanta le service de Christine Ouimet, épouse de J.-Bte Delâge, instituteur, décédée le 12 à 55 ans.Le 28 janvier 1800 fut inhumé à St-Césaire le corps de Joseph Ménard Bellerosc, époux d\u2019Apolline Legros, décédé le 21 aux Etats-Unis à 72 ans.C\u2019est le père de Michel, de Charles, de Chrysostômc Ménard Béllerose; c'est le grand\u2019pèrc de feu le doc-leur Ménard de Holyoke, Mass.; c\u2019est le bisaïeul maternel du R.P.Ménard de la congrégation du T.S.Rédempteur.La sépulture de Marie Elmina, fille de 1ML IMamondon et de défunte M.A.Thibcaudcau, décédée à 21 ans et six mois, attira à Sl-Césairc l'abbé Georges IMamondon ainsi que M.le chanoine IMamondon de l'évêché de Montréal el c\u2019est ce dernier qui chanta le service de sa nièce le 20 mai.Le 20 juin fut un jour de grande fête pour les paroissiens de St-Césaire.M.le curé autorisé par Mgr Charles Larocque bénit solennellement trois cloches du poids de 5000 livres, achetées par la fabrique de la fonderie Mears il Londres, Angleterre.Les parrains de la plus grosse furent l\u2019honorable William llen- i*v Chaffers et sa dame, Marcel » René et Josephlc Cordeau veuve Gendreau, Denis Alix, maire de la paroisse et dame Marie Desanges Rédard épouse de J.-Bte Alix et Jean Audet, marguillier en charge, avec sa dame Adélaïde Collin.Celle cloche eut noms Marie.Desanges, Louise, Joséphine.Les parrains de la seconde furent Joseph Fessier, maire du village et sa dame Elizabeth Duport Holuiui, Joseph Archambault et Marie Louise Chamber-land.Louis Dubreuil et daine Adeline Goyette, Clovis Noiseux el Flavie Benoit, dont les uns lui donnèrent pour noms Joseph, Eugénie, Flavie, Ccsarine.Jean-Baptiste, Joseph, Euplié-mie, Emilie la troisième plus petite et plus criarde eut pour parrains messire Joseph André Provençal et Joseplite Hudon Pépin Jean-Baptiste IMamondon et Eu-phémic Bousquet Gucrtin, Nazai-re Nadeau et Emilie Adeline .1 albert Préfontaine, Antoine Cabana et Céleste Yinceletle Tétreau.Quoique cela ne soit pas affirmé expressément, la mention du nom de l\u2019abbé Léon Lévi Dupré avec le titre de vicaire à Saintc-Brigidc me fait soupçonner et croire que ce monsieur dut être le prédicateur de la circonstance.Le 21) juillet 18C>M le bon curé parlera de fonder son collège.L\u2019oeuvre de Dieu, le bien ne se fait pas sans contradictions souvent de la part de ceux dont on devrait en moins attendre.Après avoir vu dans les registres des noms de religieux voici que j\u2019aperçois toute une suite de noms de religieuses.A la date du 25 avril 1871 messire Provençal inhuma dans les voûtes de la chapelle du couvent de St-Césai-re le corps de Marie Yictorine Porlier, dite Sr M.St-lgnace et directrice du couvent, fille de sieur Augustin Porlier et de défunte Marie Teyssîer, décédée le 22 à 51i ans, 5 mois et I jours.Signèrent l\u2019acte MM.J.Z.Prince, J.Ble Duhamel, M.Beaudry, Isidore Desnoyers, ainsi que le docteur J.A.Crevier puis les soeurs M.St-Mare supérieure, M.du Bon Pasteur, M.St-Charles, M.St-Sta-nislas, >L du Saint-Nom de Jésus, M.St-Patriec, M.St-Frnnçois de Borgia.M.St-Luc et quelques autres.G.P.A.U .Bravo, l'ami de Toronto ! Le \"Saturday Night\u201d, publication hebdomadaire de Toronto, répondait ainsi, dans l\u2019un de ses derniers numéros, à ceux qui dans la province voisine s\u2019inquiètent du nombre croissant des Canadiens français dans le Nord-Ontario : \"Il n\u2019y a rien de surprenant ni de périlleux dans celle migration des Canadiens français vers l\u2019Ontario., .Le Canadien français est un pionnier idéal.Simple de goûts, industrieux et capable de faire face à des conditions de vie que nous considérerions comme difficiles, il est homme à s\u2019adapter naturellement à nos grands espaces.Et, enfin, c\u2019est un bon citoyen.11 se mêle de ses affaires, ne donne jamais son nom aux clubs bolcheviques, se eonduil bien el élève un grand nombre d'enfants, tous bons Canadiens, qui demain s\u2019attacheront à la terre au lieu de décamper aux Etats-Unis ou de venir s\u2019entasser dans nos villes.S\u2019il fallai! en croire certains bavards qui se mêlent chez nous de traiter cette question, on pourrait s'imaginer que les Canadiens anglais ont un droit privilégié à s\u2019établir sur les terres de la province d\u2019Ontario.Or, leurs droits et leurs privilèges ne sont aucunement différents de ceux des Canadiens de race française.Notre pays est ouvert à tous également.La seule différence qui existe entre les Canadiens français et les Canadiens anglais, c\u2019est qu\u2019en général, les Canadiens français sont naturellement portés vers la colonisation et que les Canadiens anglais ne le sont pas.Quant aux croyances religieuses des Canadiens français, c\u2019est leur affaire et non la nôtre\".\u2014 (S.I.C.) \u2014-:o:- C\u2019est par ses souffrances, par ses humiliations et par son supplice ignominieux que Jésus-Christ a racheté et sauvé le monde.11 n\u2019a pus promis à son Eglise les joies et les triomphes terrestres: il lui a annoncé la lutte et les épreuves.\u2014Pie X. VENDREDI 27 NOVEMBRE 192f> LE COURRIER DÉ SAINT-HYACINTHE Eli I i^i _i-T i i l-imrnri *1*1 Uni \u2022vaanuffïigsgr; m\u2014 LES RHUMES NEGLIGES OUVRIRONT LA PORTE A LA PNEUMONIE INNOCENCE En Nature sourit, lascives sont les fleurs.\u2022 Tout s\u2019éveille, les paons, les colombes, les cygnes; (.'est le triomphe ardent de toutes les couleurs; Des chants montent du sol à lu gloire des vignes.O doux frémissement ! O bonheur de sentir La vibrante jeunesse errer dans la lumière! Pur éclat du regard qui ne saurait mentir! Innocence de l\u2019Ame en sa beauté première! Les malins refleuris étalent leur pudeur; L\u2019air fraîchit, les poumons s\u2019enflent, forts et vivaces.La terre jeune encore émane la candeur El des parfums d\u2019encens montent vers les espaces.Les ruches regorgeant de miel sont en éveil.Les fruits sans se faner enluminent la branche, Et, tuid joyeux de boire aux rayons du soleil, Le coeur est cntr\u2019ouverl comme une rose blanche.Jean CHARHONNEAU LE VIEUX CURE G heures 30.M.le curé est levé.11 ouvre sa fenêtre sur la campagne teintée de rose,.Ce si l'heure calme, reposée, exquise.celle qui a des tleurs dans la bouche.\t.Des primevères regardent.un cheval s\u2019ébroue.un rouge-Liorge vient boire à la fontaine moussue.une buée laiteuse traîne aux buissons, comme une écharpe tombée (les épaules de l'ange de la nuit.IVest trhe.ure où, dans la ville, \\oiil se coucher les \u201csoireux\u201d au teint de tïimcllc, aux veux bis» lieux, au col ruisselant de la sueur des ehimmvs et des tangos.(.l\u2019est Satan qui a fabriqué la ville.La campagne est née d\u2019un sourire de Dieu.M.le curé esl heureux d\u2019être curé de campagne.Luis, c\u2019est l\u2019autre heure exquise.celle de sa messe.le contact, le coeur à coeur avec Dieu.Comme sa sacristie est bien rangée!.l\u2019autel, amoureusement paré de perce-neige, de girofles et des premières violettes.Dans la petite nef, line vingtaine de paroissiennes.quelques vieux.une dizaine d\u2019enfants, ,dont un ira probablement au Séminaire.La messe est lentement dite.ruction de grâce faite.un peu de bréviaire récité.C\u2019est ensuite le déjeuner à la cuisine.le lait de la ferme.le pain du village.une calville de son jardin.Mais, déjà, on arrive.pour une chose.pour une autre.Du le demande pour une vieille, là-bas, tout au bout, qui a eu sa deuxième attaque celte nuit.Il prend sa canne, et il y va.Il ne lui donne pas scdlemcnl les soins de» l\u2019âme, à la malade, il écrit au médecin à une lieue de la.et il emmène le petit-fils à l\u2019étang oii il y a des sangsues.Comme le temps passe vite!.Déjà 11) heures 30.Le voici dans sa chambre.11 (prépare son bulletin paroissial.11 mettra ceci pour les petits.cela pour les grands.cette histoire pour les femmes.cette citation pour les parpaillots.11 regarde l'ensemble, cherche à faire cliqueter les pages, le numéro sera intéressant.Car fl croit à son bulletin!.C\u2019est son haut-parleur, .son bras allongé.sa pensée aux quatre coins du village et au dciàl.Son bulletin ?.11 est chez le \u2022coiffeur.chez l\u2019épicier.chez les deux marchands de vin surtout! .C\u2019est un torpilleur.petit.tout petit.mais un tor-/j) il leur, ça coijfic parfois un cuirassé.M.le curé le regarde avec amour, en pensant à tous les chemins qu\u2019il va prendre.aux portes qu'il forcera.à ceux qui le liront en cachette, mais le liront.11 court, il court, le furet.il a passé par ici.il repassera par là., Décidément, il est content de son numéro!.il aurait presque envie de l\u2019envoyer, sous enveloppe à Monseigneur?.Non.ce serait 'peut-être de la vanité.\u2014M.le curé, ça y est!.Entendez-vous.ça y est!.\u2014Voilà!.M.le curé s\u2019assied devant le pot au feu fleurant tous les légumes du jardin.Dans son assiette, le bouillon bouiVlaut se pique de cerfeuil.11 y verse un doigt de vin.du rubis dans une topaze.Ainsi faisaient son père.son grand\u2019-père.Mais tout en mangeant, et le .nez de Patou sur son genou, M.le curé pense encore à son bulletin.Seulement, voijà.pour le perler, il faudrait quelques dessins.ça viendra ! En vingt minutes, le déjeuner est expédié.Une vieille pipe en merisier.souvenir des tranchées.puis, en route par la grande rue du village c\u2019est la tournée quotidienne d\u2019apostolat.\u2022M.le curé salut tout le monde .parle à tout le monde.11 ne Les Enfants Heureux et Sains |J ainsi que les grandes personnes se trouvent dans les maisons, où le NOVORO Du DR.PIERRE est le remède de famille.Il est la première aide d'une mère, quand \u2018un de ses enfant» sc sent malade.Il est sain et digne de confiance.Il se trouve dans la boite à pharmacie de millions de maisons ici et A l'étranger.Préparé d\u2019herbes et racines pures ne contenant pas de drogues nuisibles, il peut être donné aux petits, ainsi qu'aux jeunes et vieux de constitution délicate.Let droguistes ne U fournissent pas.Pour renseignements écrire à DR.PETER FAHRNEY & SONS CO.2501 Washington Blvd.\tCHICAGO, ILL.(Délivré libre de tous droits au Canada) rni/-\u2014 -\u2014\u2014 \u2014 \u2022 ¦\u2014 gag g , mÊ I\u2018u- f cherche pas ce qui divise.oh! pas du toutl.mais le centimètre ou le mîlimctre, par où il pourra pénétrer dans un coeur., et y jeter la bonne semence.Retour au presbytère., un peu de bréviaire.Puis quelques \u201cajoutlires\u201d à son fichier paroissial.\t\u2022 11 a là tout son village, cl aussi toutes les personnes qui lui ont donné une marque de sympathie 850 noms.850 numéros! C\u2019est trois personnes par bulletin, cela fait 2,500.«\u2014Eh!.mais.dites donc, c\u2019est déjà un petit auditoirei.5 heures *30 !.Vivement il prépare son catéchisme.4 heures.Les premiers sabots retentissent sur les dalles.Voici les garçons.et puis, voilà les filles.M.'le curé est là, paternel.patient, se faisant petit pour ses tout petits.11 a des images, des bons points.11 a aussi un écran et une lanterne.Oh! la grande récompense quand tout a bien marché.Aussi personne ne veut partir.\u2014Mais allez-vous-en donc!.vous direz bonsoir à vos parents de ma part.-\u2014Oui, monsieur le curé!!.\u2014Surtout, soyez bien sage!.Et ils en ont plein la bouche.plein le coeur aussi, de leur curé.Il rentre après avoir dit, lui surtout \u201cbonsoir\u201d au bon Dieu : \u201cJe vais vous enfermer dans l\u2019église, mais je vous y laisse mon ûiuc.Et l\u2019aiguille qui tourne.Que de choses encore à faire.son sermon de dimanche qu\u2019il soigne toujours.un 'livre à étudier.Tiens.?ma feuille de déclaration d\u2019impôt sur le revenu!.En voilà, du papier perdu! Et en riant, il la plisse pour allumer sa pipe du lendemain.Personnellement, il n\u2019a besoin de rien, mettons \u201cde presque rien\u201d.11 ne vit que pour sa paroisse.Comme il remercie Dieu de lui avoir fait dépasser les préoccupations humaines.Il faut plaindre et aider ceux qui ne pensent qu'aux pauvres choses d\u2019ici-bas.même si elles sont douces et dorées.Pin du bréviaire.Voix rude au fond de la cuisine.\u2014Monsieur le curé.ça y est! Une soupe aux dégumes\u2014 ses légumes,\u2014-deux oeufs de ses poules, un fromage blanc, cadeau du fermier d\u2019à côté.A ce moment, bruit de sabots.C\u2019est le président de son union pa roissiale.Tout va bien aujourd\u2019hui, trois nouveaux noms, et des bons!.Coda fait 107 hommes.\u2014Etes-vous content, monsieur le curé?.\u2014Si je suis content!.A côté du presbytère, monte quelques accords; ce sont les Enfants de Marie qui préparent la messe de dimanche prochain.Les jeunes voix se détachent en clair sur un tumulte lointain de voix plus graves.c'est le patronage qui, là-bas, répète Gringoire pour le Mardi-Gras.\t.Un dernier coup de sonnette.c'est le facteur qui finit sa tournée par le village ot le presbytère.\u2014Un verre de vin, père Goudron.?\u2014Ça ce n\u2019est jamais de refus.9 heures, tout'le monde est parti.M.le curé ouvre une lettre.deux lettres.Elles viennent des paroissiens qui lui purlcnt comme à un père.Puis il fait sauter la bande de son journal.11 faut bien être au courant!.11 lit avec intérêt les efforts qu\u2019on fait ailleurs.Hardi, les camarades!.On ôn met un coup.Parfait!.Oh! il y a bien, par ci, par là, des noms sinistres.des éclairs de haine.des menaces.des poings tendus.Mais il y en a toujours eu!.Mais, ce serait le paradis sans cela!.Qu\u2019cst-ce que ces gesticulations de tous ceux qui travaillent au salut immortel des âmes et pour l\u2019immortelle Eglise.Celui qui met un frein à'la fureur des flots.Pauvres gens, sont-ils malheureux de haïr!.C\u2019est si bon d\u2019aimer!.9 heures 50.M.le curé est de nouveau à sa fenêtre.La campagne s'endort.Dans le lointain, une lumière., un aboiement de chien.le bruit de la chaîne d\u2019un cheval le long de sa mangeoire.La lune se lève comme une hostie au bord d\u2019un calice immense qui serait 'la terre.Au ciel, tout un poudroiement d\u2019étoiles dans ce silence des espaces infinis qui épouvantait Pascal.Mais M.le curé croit au Dieu bon.infiniment bon.Et il joint les mains pour sa prière du soir: Notre Père, qui êtes aux deux.que votre nom soit sanctifié.que votre règne arrive.Il s\u2019étend enfin sur son petit lit de fer en pensant que, ne demandant rien à la terre et rien : pour lui, il est tout à fait dans les i grandes mains de Dieu.\t| Et il s\u2019y endort «doucement, comme un enfant.In manus tuas.Domine, commendo spiri-lum meum.Pierre L\u2019Ermite :o: Savon camphré Ce savon est recommandé aux gens nerveux, rhumatisants et herpétiques: Pâtes d\u2019amandes amères 2 onces.Teinture de benjoin saturée ! 1-8 onse.Camphre pulvérisé 1-3 once.Savon blanc de Marseille, 1 lb.Faire fondre au bain-marie le savon coupé en lanies minces, ajouter le reste, bien mélanger et couler dans les moules quelconques, boîtes, etc.à M » ,, , Pas d alcoo i \u2022*nrmi*v«u« «n librement éans lee nlchee éu chien peur tuer lee peux et le vermine.Hxemptile drogues .«I A une exposition d'agneaux tenue récemment, qui avait été organisée pur un agronome de comté et conduite avec l'assistance de la Division fédérale de l\u2019Industrie Animale dans la province de Québec, sur 250 agneaux, 187 ont été dusses dans la première qualité et ont rapporté le prix maximum du jour.Ces agneaux qui se composaient de brebis et de moutons châtrés, pesaient de 70 à 100 livres, en moyenne 85 livres par tète.Les autres animaux étaient petits et non à (point; leur ipoids ne dépassait \u2022pus 00 livres par tête et ils se sont vendus de une à deux cents par livres de moins que les premiers.:o : Les pucerons des serres Les pucerons ou poux des plantes\u2014que l\u2019on appelle aussi \u201cmouches vertes\u201d ou \u201cmouches noires*\u2019 -sont un fléau auquel les fleuristes doivent faire une guerre incessante.Ils se nourrissent de ila sève de la végétation tendre des plantes, détruisant parfois entièrement ces dernières et souvent abimanl les feuilles.Les feuilles tordues et enroulées révèlent souvent leur présence sur les plantes.Ils ont une puissance de multiplication prodigieuse, mais, comme le dit le bulletin no.7 du ministère fédéral de l\u2019Agriculture intitulé \u201cLes insectes qui nuisent aux plantes des serres\u201d, il est facile de les maîtriser en arrosant avec des pulvérisations de nicotine ou en fumigant avec des extraits de tabac ou du gaz hydro-cyanique.La pratique générale, dit l\u2019auteur du bulletin, est de pulvériser lorsqu'il n\u2019y a que quelques plantes d\u2019attaquées et de fumiger lorsque toute la serre ou presque toute la serre est infestée.Si l\u2019on se sert des extraits de tabac préparés dans le commerce, on fera bien de suivre en toutes lettres les instructions des fabricants, sans oublier que les violettes peuvent souffrir des fumigations de tabac et des .pulvérisations de nicotine.Pour combattre le puceron de la violette il faut se servir de gaz acide hydrocyaniquc mais en prenant les pli us grandes précautions pour ne pas en respirer soi-mème, car ce gaz est un poison mortel.Il faut en outre aérer énergique-iment la serre pendant une demi-heure au moins après avoir employé ce gaz.Les boeufs d\u2019engrais canadiens sur le marché anglais .\\ntrs 11rs fermes expérimentales I a des résultats les plus importants de la levée de l\u2019embargo «le l\u2019admission des boeufs d\u2019engrais canadiens sur le marché anglais, c\u2019est que les prix se sont régularisés sur les marchés locaux au Canada.11 est vrai que les prix d\u2019outre-mer n\u2019ont pas été beaucoup plus élevés que les prix du pays, sauf peut-être pour les boeufs qui venaient des points les plus avancés vers l\u2019Est, mais il n\u2019v a pas eu, en général, de perte sur les expéditions, et ce débouché a certainement beaucoup contribué à raffermir les prix au pays.I\tn autre développement intéressant à signaler c\u2019est que les boeufs d\u2019engrais canadiens sont de plus en plus appréciés sur It marché anglais.Les expéditions laites au-delà îles mers jusqu'au milieu de septembre cette année sont de 28.5 pour cent plus fortes que celles qui ont été faites pendant la même période en 192-, et de 10.8 pour cent plus fortes ((lie celles tie la même période en 1925.N\u2019oublions ipas (pie celle augmentation s\u2019est faite en dépit des taux élevés de transport et de l\u2019insuffisance îles moyens nt\u2019exipédition sur l\u2019océan (résultant principalement du fait qu\u2019il n\u2019y a pas suffisamment de fret allant vers l\u2019ouest).Devant ces faits, il ne semble pas y avoir de crainte au sujet de l\u2019accueil que recevront les boeufs canadiens sur les marchés anglais.Une autre considération, c'est que, dans les conditions actuelles en lirande-Brctagnc, où la viande se vend cher, il semble que \u2022lorsque l\u2019année est bonne pour les herbages, les animaux sont rares, ce qui indique que les prix se maintiendront élevés pour la viande de boeuf et que la demande de boeufs d'engrais canadiens se maintiendra.II\tn'est peut-être pas hors de propos de dire ici qu\u2019à la suite nie nombreux essais d\u2019expédition qui doivent être continués) nous avons constaté que les boeufs d\u2019un bon poids, savoir de 1,000 à 1.100 livres, assez bien garnis dt viande, mais sans être gras, d'un bon type, trappu, uniformes, d\u2019une bonne couleur, issus d\u2019une bonne souche, sont les animaux qui satisferont le mieux eette demande.Il semble donc que tous les éleveurs, nourrisscurs et expéditeurs.peuvent compter sur un marché avantageux et ferme pour leurs animaux, à condition qu\u2019ils aient la bonne espèce de produit.Ceci s'applique princi- vi A 14X1 m BIERE 1 V2 Ct VERRE A co prix, lout lo monde, à la campaono comme à la ville, pout avoir do la bière, otcommo vous la fados vous-mOmo.vous fltos sût d'avoir do la hiôro puro ot hygiûniquo ol aussi forto quo cello dos moillouros brassorios.Pas do trouble ni fléchis, prèto à l>oiro on quolquos jours flrlco au fameux RITE'GOOD u\t1.ONCUNTKI: dr MALT .« ST.LAWRENCE PRESERVING Co.Reg\u2019d QUEBEC DEPOT A MONTREAL.U RUE J5T-PAULJÇST, Pa quel Pour Palm IS Houlrill**»\t$1.00 .10\t\"\t*1-75 SI %otrc marchiiml pa.RITK-UOOn noun vou* Pens erron* fru»** é* -ur réception «lu |*ri*.Paiement aux provinces mariti-nies, nil la distance de transport par terre n'est pas longue et oil 1 on peut expédier sur l\u2019océan à n importe quelle époque de l'année, ce (jni permet à l'expéditeur de faire plus de bénéfices que son concurrent de l'Ouest.Geo.\\Y.Muir, Premier adjoint.Service de l'exploitation animale.La préparation du terreau pour la couche chaude S nies îles fermes expérimentales Abeilles de première et de deuxième année Lue expérience conduite pendant deux ans par l\u2019Apiculteur du Dominion, à Ottawa, a fait voir que la quantité \u2022moyenne de miel produite par dix ruches, à la tête desquelles se trouvait une reine avant moins d\u2019un an, était »plus forte que celle que l\u2019on a obtenue du même nombre de colonies conduites par une reine qui se trouvait dans sa deuxième année.En 1928, les ruches gouvernées par les reines d\u2019un an ont produit 288 livres 2 onces de plus (pie les ruches gouvernées pâlies reines de deux ans.En 1921 la différence était de 879 livres 12 onces en faveur des jeunes reines.En 1921, la production totale de fromage au Canada atteignait d\u2019après le Bureau fédéral de la Statistique, 151.(>78.880 livres évaluées à *21,518,781.Rhumatismes dans les jointures \u201d11 y a six ans j\u2019ai souffert de rhumatismes et de maux de tête, écrit, Mme Marie Baldik, de llopp.Mont., \u201cJ\u2019étais incapable de m\u2019habiller le malin ou de me coiffer tant la douleur était grande.Après avoir lu un article à propos du Novoro du Dr Pierre je commandai quelques bouteilles de ce remède et fus bientôt soulagée de mes souffrances\u201d.Cette vieille préparation végétale est bien connue maintenant comme remède digne de confiance pour toutes les douleurs rhumatismales.Il n\u2019est pas vendu dans les pharmacies.Ecrire au Dr Peter Fahrnev & Sons Co., Clii-eago, III.Livré exempt de douane Canada.au :o Ab! sachez bien que la plus granle vertu est celle qui nous fait porter notre croix ct nous tient humbles (9 confiants aux pieds de Notre-Seigncur.(Lettres, III, 189.) La préparation du terreau pour la couche chaude est une opération importante.La majorité des producteurs ne donnent que trop peu d\u2019attention à cette question, et c'est à ce manque tie soins que l'on peut attribuer beaucoup des difficultés (juc l'on rencontre dans la production tie plants sains.Du reste, la bonne préparation de la terre coûte si peu de chose ((lie l\u2019on ne devait pas hésiter à prendre les soins nécessaires plutôt que d\u2019employer le meme terreau à plusieurs reprises sans s\u2019inquiéter de l\u2019étal dans lequel il se trouve.On choisira un morceau de gazon propre, de préférence sur sol sable-argileux, on le taillera en mottes et on enipilera ces mottes soigneusement avec des couches alternatives de fumier, ('.es deux opérations devraient être faites en automne ou en juin; dans tous les cas, on laissera le gazon en las tout l\u2019été, et on en prendra lu quantité nécessaire à la fin de J\u2019été pour l\u2019empiler à l'endroit où les couches chaudes doivent être construites le printemps suivant.Ce mode de préparation permet d\u2019obtenir un sol contenant beaucoup de fibres et une quantité suffisante de principes fertilisants pour les couches ordinaires, toutes choses très essentielles.Si l\u2019on ne juge pas que le sol so U assez riche pour certaines cultures on pourra y rajouter du fumier ou ties engrais chimiques pour compléter le fumier qui est déjà dans le sol.Le système (pie nous venons d'indiquer est le plus satisfaisant, cependant il est souvent possible de se procurer de la terre sablo-argiletise à la surface d\u2019un champ qui vient de produire une plante sarclée dans un assolement de trois ou quatre ans.On peut se procurer cette terre en automne, on l'empile dans un endroit convenable cl, si elle n\u2019est pas assez riche en éléments de fertilité, on pourra y rajouter des engrais pour obtenir tes conditions nécessaires.Généralement, cela n'est pas nécessaire cependant, ear le fumier est employé en assez, grande quantité dans un assolement bien ordonné et le sol devrait être en assez bon état.Lorsqu'il n\u2019est pas commode de se procurer de la terre sablo-argil-leusc et qu\u2019îl faut employer du sol plus lourd, on pourra ajouter du sable propre, jusqu'à ce que l\u2019on ait de la terre d\u2019une bonne consistance.Dans des conditions normales, il est toujours possible d\u2019arroser mais il faut ne pas négliger le drainage sinon, il serait difficile de maintenir de bonnes conditions pour la végétation des plantes.Ceux qui n\u2019ont pas préparé leur terreau d\u2019avance devraient s\u2019v mettre immédiatement; les » résultats les dédommageront amplement de la peine qu'ils se seront donnée.T.F.Ritchie, Adjoint en culture maraîchère :o: La prière est bonne avec le jeune, et l\u2019aumône vaut mieux que de tenir cachées ses richesses.mais ceux qui commettent l\u2019iniquitc sont ennemis de leur à me et de leur vie.Archange Raphael à Tobie XII, 8, 10.COROl Al Le Flacon 6 onces de CORDIAL Voici un flacon commode de 6 onces\u2014pour le» demoiselle» de bureau et pour le» homme» qui prennent une tasse d\u2019Oxo chaud et réconfortant à leur goûter au bureau.Le flacon de cette grosseur est aussi approprié pour petite» familles.Remarquez la capsule d\u2019étain facile à enlever.Puis il y a le» bouteille» de 16 et de 20 once» destinées aux familles ordinaire».Si vou» faites un usage abondant d\u2019Oxo pour la préparation de breuvages chaud», de thé de boeuf et de gelée» de boeuf pour malades, achetez la grosse bouteille: elle vou» sera commode et économique.11 n\u2019y a rien de tel que le CORDIAL OXO comme valeur nutritive et saveur.Votre épicier tient les troi» grosseurs de contenants.Livre de cuisine Oxo gratuit $mr dmmmndm écrit\u2022 à 0X0 LIMITED, 356 rac Saisi-Antsiac, Maatréal.i * I .*\u2022 H - \u2014- * I ¦
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