Le Courrier de St-Hyacinthe, 18 décembre 1925, vendredi 18 décembre 1925
[" NOS INSTn uTîOfNî! NOTM.\t- imOS LOI» LE COURRIER DE ST-HYACIHTHE Î3c ANNEE.\u2014No.42 8MNT-HYACINTHE, P.Q.VENDREDI 18 DECEMBRE 1925 -trsrri LE PROBLEME KING SE POSE A.NOUVEAU.-\u2014OU M.KING SE EERA-T-Il El IRE?_ LES RAISONS POUR QU\u2019IL N\u2019AILLE PAS DANSRUSSELL- M.ALFRED GOULET, M.KING ET LES QXNADIENS^FRANÇAIS DE RUSSELL.L\u2019élection de Bagot terminée, le problème de M.King se pose a nouveau.Car M.King n est encore premier ministre, ni même députe, et il lui tarde d\u2019avoir un mandat régulier.Le comté de Bagot était un de ceux, précisément, où le chef liberal eut pu tenter fortune* Mais M.King ne voulait point courir le psque d\u2019une défaite dans la province de Québec.Il tient en plus, comme il l\u2019a indiqué en diverses occasion, à se faire réélire dans l\u2019Ontario.Or les comtés sont rares, en Ontario, où les libéraux soient en bonne posture.Peu après le 29 octobre dernier, la nouvelle fut lancée, par certains journaux, que M.Alfred Goulet, député nouvellement élu de Russell, céderait son siège à M.King.La nouvelle était particulièrement ennuyeuse, quand on sait la lutte qui s\u2019est faite dans le comté de Russell.Ce comté, à majorité fortement canadiennc-française, élisait depuis nombre d\u2019années des candidats de langue anglaise.C\u2019était déjà anormal.Il fut décidé cet automne que nos compatriotes reprendraient leur droit, se feraient représenter aux Communes par l\u2019un des leurs.Une lutte gigantesque s\u2019organisa autour de cette idée de la représentation logique, les partisans de M.Murphy, député de Russell depuis de trop nombreuses années, n\u2019entendant pas renoncer sans résistance aux privilèges accordés gracieusement.En fin de compte, et malgré toutes les manoeuvres du clan Murphy, M.Goulet fut élu comme il convenait, député d\u2019un des comtés les plus français de l\u2019Ontario.Dans les circonstances, il serait donc malheureux que M.King ait la moindre velléité de se présenter dans Russell.Il aurait trop l'air de jouer le jeu de M,.Murphy, dépité d\u2019avoir été renvoyé à ses affaires.Les Canadiens-français ont droit d\u2019aspirer, dans une purtic ou l\u2019autre du Dominion, à un rôle politique.C\u2019est nécessairement dans les régions où ils sont la majorité qu'ils auront l\u2019occasion de se mettre en vedette et de percer.Et c\u2019est parce qu\u2019il leur est difficile, souvent, d\u2019avoir les positions qui leur sont dues eu toute justice, (pie M.Goulet se doit de ne point céder ce qu\u2019il a gagné au prix de si grands efforts.11 a beau être franc libéral, le meilleur ami de M.King et de la cause libérale, il ne doit abandonner à M.King, ni à aucun autre député ou ministre de langue anglaise, son comté de Russell.A certain moment, les bruits coururent que M.Goulet avait offert à M- King le siège si difficilement obtenu.Plusieurs journaux propagèrent la nouvelle.Or tout cela était de la manoeuvre politique, destinée à exercer une pression sur M.Goulet.11 est possible que M.King ait convoité un moment le comté de Russell.Mais il est iyjasiblc aus-, si que M.Murphy soit à l\u2019origine de la rumeur, et qu\u2019il ait vu là un moyen d\u2019arracher aux Canadiens-français, sinon pour lui, pour un autre représentant anglo-saxon, la députation de son ancien comté.A l\u2019heure qu\u2019il est, en tant que l\u2019on sache, M.Goulet n a offert son siège à personne.II faut qu'il garde son attitude actuelle.11 serait extrêmement regrettable, après la lutte qu il a faite, au nom des Canadiens-français, qu\u2019il anéantisse le résultat de ses efforts.Il est bien de réclamer nos droits partout, mais il ne faut pas les sacrifier froidement à la première occasion.Quant à M.King, U n\u2019est pas aussi dépourvu qu\u2019on veuille parfois le faire croire.S\u2019il ne se trouve un comté dans l\u2019Ontario, il en trouvera un ailleurs.On dit.par exemple, qu\u2019il aurait de bonnes chances dans le comté de Prince, lle-du-Prince-Edouard, qu\u2019il a déjà représenté au Parlement.Il pourrait aussi bnguei les suffrages dans le Manitoba.A la rigueur, la province de Québec lui donnerait même l'hospitalité.Ce qu\u2019il importe dans le moment, en raisons d une situation particulière, c\u2019est que le député de Russell soit un Canadien-français.M.Goulet a réussi, malgré M.Murphy, n\u2019ayant pour lui ni la convention de Vars ni l\u2019appui officiel du parti liberal, a se faire élire.11 faut lui laisser les fruits de sa victoire,.M.King n\u2019a aucun intérêt à les lui disputer.ilarry Bernard.Nos amis de l'Ouest C\u2019est mercredi prochain, 23 ïccmbre, qu\u2019arriveront à Saint-yacinthc les pèlerins du voya-: de Survivance canadienne-ançaise.Partis tie l\u2019Alberta, ?la Saskatchewan, du Manito-i, les visiteurs seront au nom-*e de quelque deux cents.On imptc parmi eux:\tMgr Z.11.arois, P.A., D.D., V.G., Regina, isk.(aumônier); Mgr J.H.Bro-ïur, 1*.A., V.G., Prince Albert isk.(trésorier); Rev.Père Louis nacc AdanvV.F., curé de Marlin, Sask.; Rev.Père A.F.A liai r,\tVisiteur des Ecoles ravelbourg, Sask.; Rév.Père Magnan, O.M.I., Supérieur du )llcge de Gravelbourg, Sask.; iv.Père Boyer, O.M.I., C.ravcl-mrg, Sask.; M.l\u2019abbé C.E.Arcs, opagandiste du Patriote, Prin-Albert, Sask.; M.l\u2019abbé A.-A.\u2022nv, D,.D., curé de Meyronnc, isk.;.M.l\u2019abbé A.Dufresne, aide Laflèche, Sask.; M.l\u2019abbé Leclair, Gravelbourg, Sask.; l\u2019abbé .LA.Morissette, curé de idville, Sask.; M.l\u2019abbé D Es-mmbault, St-Bonifuce, Mnnito-i; M.Raymond Denis, président : l\u2019A.C.F.C., Vondu.Sask.; M.docteur Laurent Roy, vice-'ésident de l\u2019A.C.F.'C., Régina, isk.; M.Arthur Marcotte, vice- président de l\u2019A.C.F.C.(avocat), Ponlcix, Sask.; M.Georges Michaud, agronome, Prince Albert, Sask.; M,.le professeur Henri Turcot, Ecole Normale, de Saskatoon, Sask.; M.Georges Hébert, avocat.Gravelbourg, Sask.; M.Eugène Cndicux, pharmacien, Montmartre, Sask.; M.le professeur McDonald, représentant rUnivcrsité de Saskatoon.Nos amis de l\u2019Ouest arriveront ici dans l\u2019après-midi, vers quatre heures.Une réception civique aura lieu en leur honneur, à l\u2019Hôtel de Ville, vers 4 heures 30, après quoi les visiteurs pourront visiter la ville.Us repartiront de Saint-Hyacinthe à 8 heures 15.Il faut espérer que les citoyens de Saint-Hyacinthe seront en grand nombre, à la gare et à l\u2019Hôtel de Ville, pour leur souhaiter la bienvenue.:o: Le don de soi, c\u2019est la seule preuve d\u2019un véritable amour : c\u2019est tout ce que Dieu veut.Mon fils, donne-moi ton coeur, dit-il.(Lettres, 11, 231).La vie présente n\u2019est véritablement précieuse que par l\u2019occasion qu\u2019elle nous donne de souffrir quelque chose pour l\u2019amour de Dieu.\u2014(Lettres, III, 99), Dieu m\u2019aime, quoi de plus beau, quoi de plus remplissant?(Lettres, V, 166) Ee marge des événements L# p\u20acupU*#nfuit Le Chronicle-Telegraph est revenu sur un article du Courrier, publié il y a quelques semaines, où nous disions ce qui suit: v \"Les questions de gouvernement ne relèvent pas du peuple, mais des gouvernants.Le peuple élit les députés, ses représentants en Chambre, et c'est à eux d\u2019édicter les lois.C'est même là leur fonction première.Il importe donc que les députés, et les ministres, aient des idées bien définies sur l\u2019importance et l\u2019urgence de nos devoirs à l\u2019égard de la Grande-Bretagne.C'est à eux de légiférer, non à la masse populaire, qui en aussi grave matière, est inapte à se prononcer.\"Il ne faut pas se le cacher, le problème impérial est parmi les plus ardus qui s\u2019offrent à l\u2019attention des législateurs canadiens.Ce serait une erreur que d\u2019en abandonner la solution à des incapables.Le peuple est un grand enfant, qui n\u2019a pas ce qu'il faut pour se substituer, à vingt-quatre heures d\u2019avis, à ses mandataires.\"En la matière, un seul principe reste vrai: celui de la neutralité absolue, pour le Canada, à l\u2019endroit des sollicitations impériales et.impérialistes de la Grande-Bretagne.Aucune levée d\u2019hommes ne devrait être possible chez nous, si ce n'est pour la défense immédiate du territoire canadien\u201d.L* b«b§ Après avoir traduit, le confré* re québécois souligne: \"Il y a là un aveu complet de la faillite de la démocratie.Si le peùple est inapte à décider de 4a guerre et de la paix, il est inapte également à se prononcer sur les autres questions qui pourraient se présenter; il n\u2019est pas même capable de se choisir des représentants.\u201d Tout cela est probablement et malheureusement vrai, continue le Chronicle-Telegraph, mais, tant que sera admis le principe démocratique, nous ne pouvons prendre le peuple comme arbitre et le déposséder la minute suivante, selon les caprices du moment.Le bobo, comme semble l\u2019admettre le confrère, c\u2019est la démocratie elle-même.Un gouvernement démocratique est ce monstre hybride qui, ayant cent têtes, n\u2019en a pas une.L\u2019Angleterre, en nous donnant notre constitution et le régime parlementaire, savait ce qu\u2019elle faisait.Non seulement, elle prévenait chez nous toute velléité d\u2019indépendance un jour ou l\u2019autre, mais elle se réservait les moyens de diriger à l\u2019occasion, par son influence, officielle et officieuse, et dans le sens de ses intérêts, la politique canadienne.On l'a vu à l\u2019occasion de la dernière guerre, particulièrement en 1917.\t.Un p%u d\u2019hUteire D\u2019ailleurs, agissant ainsi, Londres s\u2019est conformée aux principes de la meilleure diplomatie.On connaît le conseil classique de diviser afin de régner.Or le régime démocratique, de par sa nature même, maintient dans l\u2019Etat la division.Les anciens rois de France le savaient mieux que personne, et c\u2019est par l'imposition du régime électif aux Al-lemagnes, comme on disait alors, qu'ils empêchèrent pendant des siècles l\u2019imité allemande, préservant ainsi la France et l\u2019Europe du péril germanique,.Les empereurs allemands n\u2019étaient .pas dupes et travaillaient de toutes leurs forces, de leur côté, à se libérer de l\u2019élection et à assurer à l\u2019empire le bénéfice d'une famille régnante héréditaire.\"Jusqu\u2019au succès des Ilohenzol-lern, remarque Jacques Bainville dans son Histoire de.Deux Peuples, l'histoire de l\u2019Allemagne a été celle d\u2019une longue lutte entre le principe d\u2019autorité et l'indivi- dualisme, entre la monarchie et l\u2019esprit républicain.\u201d La démocratie, comme forme de gouvernement, est peut-être ee qu'il y a de pire.Car les hommes sont les hommes, partout et dans tous les temps, et le régime électif est exposé aux multiples formes de lu corruption.Ne soyons pis dupos Mais nous voilà écartés quelque peu du sujet.En apparence, peut-être plus qu\u2019en réalité.Car c'est précisément contre les corruptions inhérentes à J a démocratie que nous mettions en garde; le 27 novembre dernier, ceux qui, de bonne foi peut-être, s\u2019en remettaient au peuple des responsabilités du parlement.Nous disions, et nous le répétons, que le peuple n\u2019a pus ce qu\u2019il faut pour décider d'une question aussi grave, par exemple, que celle de la participation du Canada aux guerres de la Grande-Bretagne.Rien n'est plus vrai.Car l\u2019électeur est malléable, susceptible de subir toutes les pressions, de donner son vote, sinon de le vendre cyniquement,\u2014dans le sens de ses intérêts les plus immédiats.Un plébiscite populaire, relativement à la question de participation, serait bien plus la chose des puissances d'argent, des influences, extérieures, qu'il n\u2019exprimerait la libre volonté de la population.On peut, dès à présent, se représenter l\u2019effet d'un tel appel au peuple si un gouvernement impérialiste, comme le régime unioniste de 1917, se mettait en tète de faire adopter par le pays une politique de coopération britannique.Il n\u2019est pas téméraire d\u2019avancer que le vote de la minorité canadiennc-française serait alors d\u2019un poids restreint dans la balance.MONTY Des idées définies Mais nous avons le régime parlementaire, et tout indique que nous le devrons garder encore longtemps.Il s\u2019agit donc de tirer le meilleur parti possible d\u2019une situation aussi imparfaite que possible.C'est pourquoi nos gouvernants, au lieu d'abandonner leur administration au hasard, aux caprices d\u2019un référendum ou d\u2019une Chambre indécise, se doivent d\u2019inclure dans leur programme, sur les grands problèmes nationaux, des idées définies.Les chefs des partis, en se présentant devant le peuple, devraient dire ee ,qu\u2019ils pensent de telle et telle question vitale, êtres élus ou défaits en raison des opinions exprimées.Ils ne .doivent pas être des pantins qui se contentent de suivre le vent.II.B.-:o:- S.G.Mgr Roy et la semaine sociale de Québec On sait l\u2019intérêt que Sa Grandeur Mgr Roy a toujours porté aux oeuvres et aux études sociales.De son lit d\u2019hôpital il suit encore les différentes initiatives qui se produisent dans ce domaine, et leur accorde son bienveillant encouragement.C\u2019est ainsi qu\u2019il recevait récemment Je président des Semaines sociales du Canada, le R.P.Archambault, S.J., et lui disait combien il était heureux que la prochaine Semaine sociale eut lieu à Québec.Ce sera, déclarait-il, une bénédiction pour notre ville et tout le diocèse.Mgr l\u2019Archevêque fut un des premiers à comprendre et à bénir cette oeuvre importante.Il l\u2019invita en 1921 à tenir sa deuxième session à Québec et l\u2019an dernier il écrivait à ses promoteurs: \"Je souhaite que le public profite de plus en plus des salutaires enseignements que donnent les Semaines sociales et y puise des notions claires et précises sur tant de problèmes mal compris et sur tant de vérités trop ignorées.\" (S.I.C.) .-:o :- Préparez à l\u2019Enfant Jésus une bonne étable, un beau berceau, un coeur simple et dévoué.(Lettres, V, 58).En novembre 192*1 les journaux nous annoncèrent la mort de sieur Jacques Monty à Sorel chez son gendre le docteur JJ.Gucrtin.C\u2019est un homme que nous avons connu et dont nous avons gardé le souvenir.Après avoir tenté fortune à St-Césuire en s\u2019y adonnaut au commerce le sieur Godfroid Jarry s\u2019en vint à St-Pie et il y attira le jeune Jacques Monty en quulité de commis-marchand.Celui-ci intelligent, actif, poil, affable avec tout le monde, empressé à servir les clients, devint vite très populaire, guère moins que John Morel, commis chez le sieur Pierre Euclide Roy.Il fit connaissance avec Marie \u2018Rose Adèle ücauehemin et ils contractèrent mariage ensemble le 17 juin 1872 dans l\u2019église de St-Pie; mais auparavant Jacques Monty avait voulu se créer un chez soi, s\u2019établir et à cette fin, à l'instar de son patron il voulut tenter fortune à St-Césaire en y ouvrant un magasin.Jacques était alors fils majeur de défunt Jacques Monty, cultivateur, et de Charlotte Messier St-François.Mademoiselle Adèle, organiste à l\u2019église paroissiale de St-Pie, était fille majeure de Henri Petit Bcauchemin, boulanger, et de Césarie Hamel.Elle avait vu le jour à Beloeil et elle était domiciliée à St-Pie depuis cinq ou six ans.Jacques Adolphe Monty était \u2022né à St-Césaire le 12 mars 1818.comme en fuit foi son acte de baptême que nous avons lu.La bénédiction nuptiale leur fut donné par messire J.-Clis Alfred Desnoyers, en ce temps-là curé de St-Pie.Pierre Gédéon Auger, marchand, servit de père à l\u2019époux et l\u2019épouse était conduite par son père Henri Bcauchemin et accompagnée d\u2019une nombreuse escorte.Des parents et des amis qui les suivirent à l\u2019église ainsi qu\u2019à la sacristie nommons Misacl Renaud, commis-marchand et futur beau-frère, L.Ovide Meunier Lapierre, deux frères de la mariée Henri et Hor-misdas, puis Arthcmise et Céla-nirc Meunier Lapierre.Les affaires étant peu prospères à St-Césaire, le succès ne répondant pas à ses désirs, Jacques Monty n\u2019y resta pas longtemps; il eut un emploi en qualité de voyageur de commerce et il le retint jusqu'aux limites de sa vie.Sa famille habita temporairement à Montréal, s'en revenant bientôt à Murieville où ses enfants purent recevoir à bon marché que excellente instruction tant au collège qu\u2019au couvent du lieu.Là ses fils Rodolphe et Charles Emile firent leurs études classiques.Le premier est avocat à Montréal en société avec son beau-frère Alfred Du-ranlcau.11 accepta un portefeuille dans le ministère éphémère de Thon Arthur Meighen.11 fut question de lui comme chef du parti conservateur mais tout récemment il fut totalement éclipsé par un météore que l\u2019on crut plus brillants mais qui semble avoir passé comme une étoile filante.Depuis Rodolphe a reparu quelque peu.Son père Jacques Adolphe était le dernier enfant issu du légitime mariage de Jacques Monty et de Charlotte Messier St-François.Son frère Léon déjà en âge de majorité s\u2019était marié le 17 février 1816, deux ans avant la naissance de son petit-frère.Sa soeur Marie Vénérance épousa en premières noces Pierre Gau\u2014 dreau de St-Paul d\u2019Abbottsford le 20 février I860 et, son père étant déjà mort, la jeune épouse dut être accompagnée à l\u2019église par ses frcrcs Joseph et Léon Monty.Elle fut institutrice en plusieurs endroits, notamment a St-Pie.Remariée à un sieur Rebetez, elle en est à son second veuvage et il lui reste encore de la vie à 86 ans.Pour être utile aux Montv de \u2022> Ste-Brigide, de Granby, de Rpx-ton Pond\u2014Adélard de ce dernier endroit a maintenant trois fils prêtres Harold et Maurice, prêtres séculiers dans le diocèse de Mont-Laurier puis Paul plus jeune dans l\u2019Ordre de St-Domini-que\u2014donnons des détails qui aideront sans doute à faire des soudures.Des autres enfants de Jacques Montv * et de Marie Charlotte Messier nommons Philomène baptisée le 22 septembre 1811, Adélinc le 10 juillet 1838, Marie Elise le 28 novembre 1836, Joseph le 7 juillet 1835, Annésimc-Oné-zime le 28 juin 1833, Marie Adélaïde le 15 juillet 1832, Nazairc le 10 janvier 1831, Magloirc le 8 mars 1829 enterré le 8 mars 1832, Michel le 3 mai 1827 et enterré le 18 juin 1832.En cherchant leur acte de mariage je rencontre celui d\u2019Alexis son frère et je ne l'omettrai pas afin d\u2019éclairer les petits enfants de ce dernier.Le 1 octobre 1825 Alexis Monty, cultivateur de St-Mathias, fils majeur de Louis Monty cultivateur, et de Elizabeth Barré, épousait à Ste-Maric de Monnoir \u2018Scholastique Tessier Major en présence de Louis Monty son père et de son frère Louis.C\u2019est à Ste-Maric également que le 20 janvier 1823 Jacques Monty domicilié à St-Mathias tils majeur de Louis Monty et d\u2019Elizabeth Barré était allé chercher celle dont il allait faire sa femme Marie Charlotte, fille mineure de défunt Joseph Messier St-François et de Charlotte Le-dou.\\.L\u2019accompagnaient à l\u2019église pour celte cérémonie Louis Monty son père ainsi que ses frères Thomas, Louis, Joseph et Alexis.Descendants de ces cinq frères sont invités de par moi à se rendre chez leur grand père commun pour fêter le centenaire de ce mariage et pour se renseigner sur les ancêtres.Là, vous apprendrez que Jacques Monty avait vu le jour à la Pointe Olivier le 30 août 1801.Le précédaient dans la famille Angélique baptisée le 16 avril 1800, Joseph Jacques le 21 juillet 1796 La paroisse de St-Olivicr ou St-Mathias ayant été plusieurs années durant desservie de St-Jo-seph de Chambly, il me faudrait voir les registres de cette dernière paroisse pour trouver l\u2019acte de mariage de Louis Monty avec Elizabeth Barré.Louis était le petit-fils de Jean Monty et de Marie Marthe Payer.En descendait-il par Claude, par François, par Garpnrd ou plutôt par Clément?son acte de mariage nous éclairerait à ce sujet.Un intéressé aura-t-il la curiosité de se le procurer?Le premier Monty venu au pavs s\u2019appelait Jean et il était soldat.Il était le fils de Dominique Monty et de Jeanne Benoit de St-Bernard.diocèse de Comingcs en Gascogne.Il se trouvait vraisemblablement en garnison ou en quartier (l\u2019hiver u Chambly quand le 27 février 1729 il se maria avec Marie Marthe Payer qui lui donna une douzaine d\u2019enfants dont six garçons et six filles.G.P.A.:o: L\u2019Oiseau Bleu 11 faut un cadeau pour les enfants au jour de l\u2019an, n\u2019oubliez pas le gentil \"Oiseau Bleu*\u2019.Gai, intéressant, plaisant, il saura distraire de sa voix patriotique et harmonieuse, les jeunes lecteurs de 1926.Pour cinquante sous vous pouvez procurer à votre enfant le service de \u201cl\u2019Oiseau Bleu\" pen-dans un an.Demandez le numéro de ccmbre qui vous sera envoyé gratuitement.Vous le lirez avec intérêt.Envoyez votre nom et votre adresse à 296 St-Laurent, Montréal, avec la demande du numéro-spécimen gratuit, et vous recevrez \"L\u2019Oiseau Bleu\" pour dé- LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI 18 DECEMRRR !i! ini v&m AVEU FLEURI Si chaque fleur était une parole; Un mot fleuri du langage d\u2019amour; Dut chaque fleur ne croître qu'un seul jour Ht dut le soir faner toute corolle; Je ne voudrais, dans mon petit jardin, Soigner que trois tout le jour, lesfjdus belles Leur épargnant les bourrasques rebelles f Ht les gardant du soleil trop soudain.Je cueillerais, plein d\u2019une joie extrême Avant le soir, mes fleurs, timide amant, Ht vous liriez, j\u2019espère, tendrement, Ma phrase unique et simple: je vous aime! Albert LOZKAU Le premier sang.\u2022 \u2022 Hile y est, la flaque de sang.de notre sang.Il v eut d\u2019abord un moment de » stupeur.On ne croyait pas.On ne voulait pas croire\u2014les Prussiens ayant tué 1,500,000 Français que d\u2019autres Français brûlaient d\u2019envie de leur donner un coup de main, et de verser, eux aussi, avec des mains françaises, du beau sang français.M.Uerriot avait pourtant promis.Mais s\u2019il a étudié à fond l\u2019histoire de Mme Rccamicr, il ne commit pas l\u2019Histoire.Sans quoi, il saurait qu\u2019on ne fait pas la part de lu révolution, pas plus qu\u2019on ne fait celle de l\u2019avalanche.Après les révolutions particulières, nous sommes aujourd\u2019hui dans l\u2019immense collusion où tout ce qui ne croit pas veut anéantir ceux qui croient.Ce sont les deux cités.C\u2019est hélas! aussi le loup et l\u2019agneau.Toutes autres explications sont vaincs.Alors, si nous voulons exister.comme eux nous refusent le droit à l\u2019existence c\u2019est fatalement la guerre.HHe a commencé par 2 tués et 150 blessés.tous de chez nous, i i » y g N e frottez pas-Dissolvez la crasse! éd ce que le GiDex accomplît, H dnoat l\u2019huile qvi he les particules de saleté m tissa; quand l\u2019huile est partie la saleté tombe sou» le rinccment Ne hnuillr» pas et ne vous fatiguez pas les reins à oser votre linge ar une planche à laver.En vous servant cki Gilles vos drape et vos serviettes sont vrai meat propres et antiseptiques; ils acquièrent cette agréable odeur de Hnge propre.Parce-qn'il est un dissolvant de graisse, le Gilles nettoyé les casseroles, les ustensiles et pots de laiterie facilement et bien.\t* .Poor la peinture, le linoléum, le Gilles n\u2019égratigne pas les surfaces les plus délicates.Le Gilles laisse vos mains douces et blanches.Essayes-en une cmllèrée à soupe dans votre bain.Un paquet de 12 oz.équivaut 4 ou 5 bottes de aetto] \u2018\tet est pius profitable.Par CIE.E.W.GELLETT LTEE.TORONTO QUEBEC i ENLEVE | ^¦la crasse SANS FROTTER I puisque défense avait été faite .aux nôtres d\u2019emporter même une canne.Si les 5,000 catholiques de Marseille avaient eu chacun, leur revolver avec six balles, alors 30,000 cartouches fouillaient les rangs des agresseurs, et c\u2019était la première bataille de la plus triste guerre que soit.la guerre civile.Mais nos adversaires savaient nos mains vides et, conduits par les officiels, ils en ont copieusement profité.D\u2019ailleurs, en assommant un catholique, le dernier des repris de justice avait la joie de penser qu\u2019il faisait plaisir a la majorité.Si vous aviez vu, avant-hier, à la Chambre, s\u2019esclaffer les députes de gauche.et, connue, vivement, l\u2019interpellation fut renvoyée \u201ca la suite\u201d!\t* Ht leurs journauxL.Quel esprit ils ont dépensé, a chanter la dernière victoire, de Monsieur de Curières de Castelnenu, général, marquis et apôtre____ Les chameaux, c\u2019est nous.Pauvres catholiques Non seulement on vous assomme et on vous tue, mais on éclate de rire devant les cadavres.Ah! si les deux tués avaient été des communistes!.Ht si vous aviez ri!.11 ne nous reste plus maintenant que deux issues: Ou battre en retraite, et se terrer, comme jadis aux Catacombes.Personne n\u2019y songe.Ou se dire: \u201cAllons-y!\u201d.Mais il y a un Evangile qui explique les conditions de cet \u201cAllons!.\u201d 11 faut d\u2019abord être, dans la rue, une grande force habituée aux contacts populaires.La force, c\u2019est l\u2019organisation.S\u2019organiser, c\u2019est sortir de chez soL.c\u2019est chercher ceux qui pensent ardemment votre pensée.c\u2019est s\u2019unir.c\u2019est se tenir prêt, à toute heure, à toute consigne possible.H faut ensuite se faire une âme de combat, c\u2019est-à-dire vivre avec la volonté tenace de reconquérir les masses abêties par cinquante ans de maçonnerie.avec, surtout, l\u2019acception de tous les sacrifices: celui de son repos .de ses delicatcssesc.de sa famille.de sa fortune.et même de sa vie.Les catholiques sont acculés à cette abnégation au lendemain de la grande guerre.C\u2019est la récompense des Loges.Notre heure est arrivée.Quand une femme enfante, elle est dans la douleur.L\u2019Eglise de France enfante l\u2019avenir.La religion de sentimentalité est périmée.Nous allons peut-être revivre les grandes époques, tristes, mais fécondes, où Dieu a brassé le ciment de son Eglise avec des ruines, des larmes et du sang.Seigneur, si c\u2019est possible, que ce calice s\u2019éloigne de nous.Et pourtant, que votre volonté soit faite! Mais je pris les étrangers de ne pas nous regarder avec mépris, comme on le télégraphiait hier de New-York.D\u2019abord, parce qu\u2019en cette bataille, nous sommes le Verdun religieux du inonde, et qu\u2019en se ruant contre la France, patrie des apôtres et des marcheurs à l\u2019étoile, les basses forces de l\u2019enfer obéissent à un mot d\u2019ordre, très stratégique.Ensuite, parce que les troupes d\u2019assaut sont précisément lancées par un état-major cosmopolite, et payées avec de l\u2019argent souvent très étranger.Que les catholiques américains et canadiens sachent donc bien cela, et peut-être nous enverront ils autre chose que l\u2019expression de leur dégoût.Enfin, rappelons-nous que le sang, suprême sacrifice (Fici-bas, | est toujours fécond,.Dans la \u201cFille de Roland\u201d, Gc-raid tuant pour la première fois, une chair faite comme la sienne, en est troublée jusqu\u2019au fond de lui-même, et il s\u2019écrie: Quel étrange pouvoir, la victime [abattue, L\u2019iionunc qui meurt, a donc sur [Thomnic qui tue.?Le sang qui a coule là-bas, au pays des fruits d\u2019or, a fait frissonner tout ce (iui reste de Français en France.Fonce Filate peut se laver les mains.Les plumitifs de gauche peuvent se forcer à rire.Moi, prêtre, je supplie tous les Français, de là-haut.tous ceux qui ont passé la grande frontière.tous ceux qui firent mon chevaleresque pays d\u2019autrefois d\u2019intcrccder pour qu\u2019il n\u2019en soit pas versé d\u2019autre.Car le sang est le sang.Car du sang, c\u2019est toujours infiniment grave, surtout quand il coule des veines de ceux qui, ne s\u2019étant pas défendus hier, n\u2019en ont que plus de droit pour se dresser demain et refuser de dire: \u201cAve Caesar, morituri te sa-\u2019 lutaut\u201d.Mandataire suprême des Loges, ceux qui vont mourir te saluent.\t.Pierre L\u2019Ermite.-:o:- Ce voyage du Pape à Assise La presse catholique du.Canada fait bien d\u2019être sur ses gardes au sujet de cette nouvelle annonçant un voyage de S.S.Pie XI à Assise, où le Pape irait présider en personne à ^\u2019inauguration d\u2019un monastère franciscain en 1920, lors de la célébration du septième centenaire de la mort de saint François.Rien ne permet encore de regarder ce prétendu voyage de Pie XI comme probable, et même comme vraisemblable.Le Pape ne sortira pas du Vatican tant que la liberté du Saint-Siège n\u2019aura pas été reconnue par l\u2019Italie et par les grandes puissances, s.clon des conditions qu\u2019il appartient au Pape seul de fixei;.\u2014 (S.I.C.) -:o:\u2014«- Loeuvre poétique d\u2019Albert Lozeau On annonce la très prochaine publication de l\u2019Oeuvre poétique complète d\u2019Albert Lozeau.Ailbert Lozeau, quelques jours avant sa mort, avait achevé la préparation de cette édition, qui formera trois volumes et comprendra, avec ce que l\u2019auteur a voulu retenir de son oeuvre déjà publiée, une centaine de pièces inédites.Les trois volumes porteront les titres suivants: Uùme solitaire, le Miroir des jours, Inla g es du pays., Une double édition sera faite: Ja première sur fort beau papier, format in-18; la deuxième, édition de grand luxe, sur format agrandi sur papier spécial, avec encadrement.Ces volumes seraient mis en vente au prix de 91.00 d\u2019un (port en plus) pour 'l'édition courante, et de $2.00 l\u2019un pour (l'édition de luxe (port en plus),.Mais préférence sera d\u2019abord donnée aux souscripteurs, qui bénéficieront de la livraison immédiate, dès la publication de chaque volume, et d\u2019une forte remise sur les prix de vente réguliers.Ainsi, pour $2.00, plus 25 sous pour le port, île souscripteur pour ra recevoir les trois volumes de l\u2019édition courante, et pour $5.00, plus 50 sous pour le port, les trois volumes de l\u2019édition de luxe.(Il ne sera imprimé de celle-ci que 250 séries, numérotées à la main) On n'accepte de souscription que pour les trois volumes ensemble e! le prix total de fln souscription prêt (dans les deux édiliotte « .Si) «r.Noël, et ,teX V0 \" .t Les souscriptions doivent être adressées, avec le prix ,|os Vl mes, par mandat postal ,m que accepté payable au \u201euir MontréaL au Irésorier du Comité Albeit Lozeau, M.Louis Ilurlu-bise, ingénieur civil, ease ,)nsl\u201e le 1020, Montréal.\t1 Le Lbmité Albert Lozeau, dont Mgr Camille Roy et M.Edouard Mont petit oui bien voulu neeen ter la présidence, comprend un certain nombre d\u2019écrivains et d\u2019amis d\u2019Albert Lozeau.Il Vn I de soi que le Comité 11e tirera de doit accompagner celle-ci.\ti cctlc publication aucun bénéfice L'Amr solitaire, paraîtra inces- J personnel.Le produit net de snmmciit, (dans les deux edi- , l\u2019édition ira tout entier à b, m(.re lions), le Miroir (1rs jours sera ] du poète.Collège du Mont Saint-Louis i» Father John\u2019s Medicine administré à l\u2019infirmerie aux élèves pensionnaires souffrant de toux et de rhumes ho tous les collèges et\tque dirigent les Frères des Foules (\u2019lirétionu,^ aucun n'est plus universellement connu ni plus Inmtoiiient apprécié que le M Saint-Louis, situé rue Sherbrooke.Montréal.-Plusieurs des élèves iKm.sloiimmt au collège et.comme tous les garçonnets contractent des toux et des rhumes u Frère Aubert, qui a la charge de l'infirmerie, sait quo Father John's Mi*dMno o«d un remède très efficace contre toux et rhumes en même temps qu\u2019un tonlqu,.«lui refait les forces et crée du hou sung rouge.Pendant -l'année scolaire, le Frère AilIhmi garde à l\u2019infirmerie un approvisionnement de Father John's Medicine
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