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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 13 mai 1927
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1927-05-13, Collections de BAnQ.

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[" NOS INSTITUTIONS - NOTRE LANGUE - NOS LOIS LE COURRER DE ST-HTACIRÎHE 75e ANNEE No.11 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI.13 MAI 10J7.PAS D\u2019EMBALLEMENT chez LES CA X AI ) ! EN S-FR A X ÇA I S.POUR LE SO 1X A NT EX AIRE DE LA CONFEDERATION.CELLE-CI N\u2019A PAS TENU SES PROMESSES.\u2014 A TRAVERS LES PROVINCES.- NE PAS S\u2019ENROUER.Les Canadiens-français ne s\u2019emballeront pas.IvC soixantenaire de la Confédération canadienne, qui sera célébré le 1er juillet, ne verra, chez ceux d\u2019entre eux qui voient clair, qu\u2019un enthousiasme modeste.Depuis soixante ans qu\u2019a été signé le pacte confédératif, les Canadiens de langue française ont eu rarement à s\u2019en féliciter.Dans huit provinces sur neuf, les Canadiens-français ont été persécutés de la plus odieuse façon.Leur longue, qui devait Être partout l\u2019égale de l\u2019anglaise, fut traitée comme un idiome de second rang, lueurs écdlcs furent l\u2019objet d'inoubliables manoeuvres, ayant Unîtes pour but réel la disparition, en ce pays du Canada, du français.\u201cQue la persécution, écrit au Droit M.Charles Gautier, (1-1-27), ait été générale, n\u2019est pas pour diminuer la culpabilité de la majorité.Au contraire, cette unanimité a révélé le secret des coeurs.La majorité n\u2019a jamais été sympathique à l\u2019oeuvre de la Confédération ou ne l\u2019a jamais comprise.Elle n\u2019y a vu qu\u2019un moyen d\u2019unir politiquement les diverses parlies du Canada, d\u2019en assurer le progrès matériel.Les disciplines morales que la Constitution de 1867 imposait aux deux races, la majorité s\u2019en est moqué.La Confédération actuelle, avec ses lois fédérales et provinciales, et l\u2019état de choses que ces lois ont créé, n\u2019est qu\u2019une caricature de J\u2019oeuvre de concorde et de paix rêvée par les hommes d\u2019Etat de 1867.\u201d C\u2019est pourquoi les fêtes du soixantenaire.malgré le tambour et la grosse caisse, nous laisseront calmes, sinon indifférents.A l\u2019endroit des Canadiens-français, la Confédération n\u2019a pas tenu ses promesses.Elle les a trompes, sans accomplir cette unité d\u2019aspirations et d\u2019intérêts, cet esprit national si nécessaires à un peuple fort.Non seulement elle a failli à la tâche de réaliser l\u2019union, chez nous, des espéran *es économiques et matérielles, difficile à cause de la diversité des intérêts en jeu.mais l'union morale des individus et des provinces reste à faire.Le.patriotisme vivifiant, ayant le Canada pour objet unique, à l\u2019exclusion de toute influence extérieure, n\u2019existe que dans une partie minime de la population.Le véritable sens national est encore à créer.Que les provinces anglaises célèbrent le soixantenaire avec faste, il n\u2019v a là rien qui surprenne.Pour nos amis anglo-saxons, le régime a été heureux.Il leur a donné l\u2019occasion de persécuter impunément leurs compatriotes de langue française, de s\u2019imposer en maîtres.La Confédération leur a été favorable, ils seraient sols de ne pus sc réjouir à ses grandes dates.\t.\t.Il n\u2019en est pas ch* même pour nous ch* la minorité française*.La minorité fut rapetissée.méprisée, bernée.Le pacte entre les provinces établissait telle et telle base d\u2019égalité pour les deux rares vivant au pays, mais on passait outre.La loi du plus fort était appliquée dans son extrême rigueur.Aujourd\u2019hui encore, après soixante ans, pas une seule des provinces anglaises ne traite les Canadiens-français avec cette large libéralité dont sont 1 objet, au pays de Québec, les Canadiens de langue anglaise.Dans le domaine fédéral, nous n\u2019avons pu obtenir la monnaie ou les timbres-poste bilingues; les fonctionnaires canadiens-!rançais, comme le révèlent encore les dernières enquêtes, sont partout traités en inférieurs et ne reçoivent que les miettes de la table.\t^ Autant de raisons pour lesquelles, le 1er juillet, les Canadiens-français n\u2019iront pas s\u2019enrouer à chanter les louanges de la Confédération et du régime qu\u2019elle nous vaut.\t.llarrv BERNARD.Une croisade contre les publications immorales Un appel de S.S.Pie XI à tous les catholiques de l\u2019univers Rome, 11.\u2014 Le Pape Pie XI demande à tous les évêques de l\u2019Eglise catholique de l\u2019aider de tout leur pouvoir dans une croisade contre la publication et la lecture des livres immoraux, spécialement de ceux qui cachent leur lascivité sous ic manteau d\u2019un faux mysticisme religieux.En son nom, la Sacrée Congrégation du Saint-Office a envoyé aux évêques du monde entier un long document donnant des instructions précises pour la conduite d\u2019une croisade contre les nouvelles, les romans, les drames, les comédies et les films flattant la sensualité et up certain type de mysticisme lascif, qui augmentent d\u2019une façon incroyable et qui prennent, de jour eu jour, une plus grande circulation.Les nouvelles instructions données par le Pape poursuivent un triple but: 1.\tDénoncer le danger, spécialement pour la jeunesse, des livres immoraux qui, à cause des conditions modernes, ont gagné une énorme circulation et se vendent à des prix très accessibles; 2.\t-Invoquer l\u2019aide des évoques cl de leur clergé diocésain pour bannir les livres dont le nombre est trop grand pour en permettre l\u2019examen détaillé par les autorités du Saint-Siège; .T Attirer l\u2019attention des catholiques sur le fait que la lecture de livres évidemment immoraux constitue un péché mortel, que ces livres aient élé on non condamnés par les autorités ecclesiastiques ou enregistrés à 17n-(l(\\V.L\u2019EMBELLISSEMENT DE ST HYACINTHE D\u2019importants projets d\u2019embellissement sont actuellement «n voie de réalisation, dans la \u2022ville de Saint-Hyacinthe.M.l-IL Bouchard, maire de la ville, rencontré par le représentant du Courrier, a bien vgulu lui exposer les plans à l\u2019étude.D\u2019abord, comme nombre de citoyens l\u2019ont entendu dire, le parc Dessaulles actuel sera agrandi de tout Je terrain avoisinant le palais de justice, de la rue Dessaulles a la rue Richer, ou jusqu\u2019à la voie du Canadien National.Une entente à ce sujet sera conclue entre la ville cl b* gouvernement provincial; celui-ci louerait à la cité, moyennant une somme minime, b* terrain en question, et le palais de justice, une fois les améliorations faites, se trouverai! au centre d\u2019un vaste parc.Une rue serait percée entre le terrain de l\u2019Ilôpilnl Saint-Charles et le palais de justice, jusqu\u2019à la rue Richer, ce qui aurait pour effet de dégager le nouveau parc.Toutes les clôtures disgracieuses et les panneaux-réclame que l\u2019on voit autour du terrain disparaîtraient totalement, de sorte que Saint-Ifyacinhc offrirait un magnifique (suite en page 5) En marge des événements Candidatures Notre région, après quelqufk tergiversations, est entrée en plein dans l\u2019activité politique.Chose qui ne s\u2019est pas vue depuis longtemps, nos trois comtés de Saint-Hyacinthe, Ragot et Rou-villc, ont chacun deux candidats sur les rangs, un ministériel et un oppositionniste, en prévision des élections provinciales de lundi prochain.Dans Rouvillc, le Dr Bernard, député sortant, 'doit faire face à Si.Laurent Barré, ex-président de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs de la province, homme fort au fait des questions agricoles, et tout semble indiquer que le Dr Bernard, depuis le début de la campagne, n\u2019est pas toujours dans d\u2019agréables postures.Dans Ragot, M.J.-E.Lafontaine se présente contre M.J.-E.Phaneuf, député du comté depuis un temps indéfini.Dans Saint-Mvacinthc enfin, M.T.-D.Bouchard n pour adversaire M.Lucien Blanchet, cultivateur, de La Présentation.L\u2019impair M.Caron, ministre de l\u2019Agriculture, était ces jours derniers à Marieville, où il bataillait contre M.Laurent Barré.Voit-on l\u2019impair?M.Barré, cultivateur, se présente comme indépendant et comme cultivateur, dans une province agricole, avec pour programme de défendre, à la Législature provinciale, les intérêts agricoles.M.Caron, ministre de l\u2019Agriculture, travaille contre M.Rarré, un de ceux qu\u2019il a pour mission de protéger.M.Caron ne voudrait pas que M.Rarré, cultivateur, l\u2019un des cultivateurs en vue de la province, occupât un siège à la législature?Le tort de M.Barré serait-il de n\u2019être pas franchement et incontestablement libéral, partisan du régime ministériel?Théâtres et dimanche On ne manquera pas de lire, en cette première page, l\u2019opinion de S.G.Mgr Georges Gauthier, adiministrateur de Montréal, sur l\u2019ouverture des théâtres le dimanche.et l\u2019inconcevable campagne que mène actuellement la Presse, contre l\u2019idée de la fermeture possible des dits théâtres.On sait que La Presse recueille, sur le sujet, les témoignages d\u2019individus plus ou moins marquants, qui ne sont pas toujours très calés sur les questions de morale et de convenances sociales, et qui disent des sottises plus souvent qu\u2019à leur tour.S .G.Mgr Gauthier n heureusement remis les choses nu point.Nos institutrices Ije Progrès du Saguenay s\u2019api-tois, non sans raison, sur le sort des institutrices de notre province.Sur un total de 6.358 institutrices, 382 seulement touchent à peu près le traitement minimum que reçoivent leurs compagnes des autres provinces canadiennes.Le traitement moyen dépasse rarement $371.annuellement, soit donc $37.10 par mois d\u2019enseignement.Il v a pourtant amélioration, car la situation, il y n quelques années, était plus déplorable encore.On a vu des institutrices toucher $100.et même $75.pour dix mois d\u2019enseignement.Il est évident que les institutrices, en ce temps de vie chère, font face à une crise aiguë.11 n\u2019y n pas à s\u2019étonner dit notre confrère de Chicoutimi, si la moitié d\u2019entre elles abandonnent l\u2019enseignement après leur première année de travail, et 72 pour cent après la seconde.ANCIENS ELEVES DU SEMINAIRE DE SAINT-HYACINTHE CETTE ASSEMBLEE DE MARIEVILLE Où le ministre de l\u2019Agriculture croise le fer avec M.Barré.Lettre ouverte de M.le Supérieur Un patriotard Dans le Clairon de la semaine dernière, lin patriotard fait Pnpo- J logic des méthodes de propngan-de impérialiste, ail Canada et dans les autres pays coloniaux.Cela, en marge d\u2019un article publié ici il y n line quinzaine.L\u2019auteur.naturellement, n\u2019a pas le noble courage de signer sa prose.Nous n\u2019avons que faire de froussards de ce genre.\tI H.B.Messieurs et chers amis, La voix des journaux vous a déjà fait connaître le projet de reconstruction de notre chapelle.Cette nouvelle n\u2019a (pas manqué de susciter des commentaires et même de jeter une note de tristesse cîons l\u2019aine de plusieurs d\u2019entre vous.Sans doute vous vous êtes demandé pourquoi l\u2019on faisait disparaître une relique à laquelle sor.t attachés tant et de si précieux souvenirs.Cette chapelle n\u2019est-elle pas le monument élevé par les anciens élèves à la mémoire du vénérable fondateur.Monsieur Girouard, et de son digne émule, b* savant Monsieur Desaulnicrs?N\u2019a-t-elle pas été offerte à la maison par le premier évêque sorti du Séminaire, l\u2019illustre Mgr Taché?Si elle est devenue trop étroite, ne fallait-il pas l\u2019agrandir au lieu de la démolir?L'Alma Mater vous a bien compris, chers amis, et elle vient vous dire (jue c\u2019est avec un sentiment de regret et de profonde émotion qu\u2019elle se voit dans l'obligation de bâtir une autre chapelle.Mais elle tient aussi à vous assurer qu\u2019elle reste la gardienne des traditions du passé, 44omnia confe-rens in corde stto\u201d, et que tous les souvenirs qui rendent la chapelle actuelle si chère, elle les conservera précieusement dans son coeur, pour les faire revivre avec plus de splendeur, dans un nouveau monument, dont l\u2019érection ne sera que la reprise d\u2019un projet, formé en 1859 et exécuté à la suite de la réunion particulièrement mémorable de 1878.Oui, en 1859, les bons amis du Séminaire voulurent construire une église pour leur Alma Mater et ils oui fait ce que font encore aujourd\u2019hui, à certaines heures, nos charitables curés et Ions les amis sincères de l\u2019oeuvre de M.Girouard.Ils ont ouvert une souscription dont les revenus furent modestes, mais néanmoins suffisants pour permettre à leur voeux de vivre avec l\u2019espoir d\u2019une très prochaine réalisation.Vingt ans ne s\u2019étaient pas encore écoulés, lorsque la réunion de 1878, après avoir enrichi notre jardin (h* la statue en bronze du fondateur et du grand jet d\u2019eau de l\u2019entrée principale, le vénérable archevêque de Saint-Boniface prend la parole et, s\u2019adressant aux anciens élèves, leur dit:\t\u201cNous avons élevé une si a lue à la mémoire de M.Girouard, mais sa dépouille mortelle reste sans le monument qui doit ombrager sa tombe.A côté du fondateur, repose celui dont l\u2019onscignemen/ philosophique a jeté tant d\u2019éclat sur cette maison et dont les aimables qualités ont inspiré à nos coeurs une si vive affection; le regretté M.Desaulnicrs.Là aussi se trouvent les dignes MM.Goudron, Lecomple.el l\u2019excellent M.Dufresne.Le Séminaire vouhiil et veut encore élever une chapelle au-dessus de ces tombes si chères et si vénérées; mais le défaut de ressources force d\u2019ajourner a plus tard la réalisation de ce pieux désir.C\u2019est pourquoi je prends la liberté de vous suggérer de bâtir la chapelle projetée Cette idée fut accueillie avec enthousiasme et l\u2019on sc mit à l'oeuvre sans tarder.Quelques années plus tard la chapelle était terminée et le jour de sa bénédiction, le 1er juillet 1881, reste marqué en lettres lumineuses dans Ica annales de notre histoire.Le nouveau temple était digne du plan général de ha maison et répondait aux besoins du temps, mais il n'avait pas prévu ceux* de l\u2019avenir, les besoins d\u2019aujourd\u2019hui A mesure que les générations se sont succédé dans son enceinte, des élèves plus nombreux y ont demandé des places, et ces places ont fini par manquer, en sorte que depuis quinze ans nous sommes vraiment à l\u2019étroit dans notre chapelle.(suite en page 5) S.G.MGR GAUTHIER BLAME LA CAMPAGNE M.Laurent Barré, candidat oppositionniste dans Rouvillc, et l\u2019iion.J.-E.Caron, ministre de l\u2019Agriculture se sont rencontrés, lundi à Marieville, en assemblée contradictoire.Le ministre était venu appuyer la candidature du député sortant de charge, le Dr Bernard, de Saint-Césalrc.MM.J.A.Ouellette, et Joseph Thcbcrge, maires de la ville et de la paroisse, présidaient conjointement.Après un bref discours du Dr Bernard, M.Barré prend la parole.11 expose son programme au sujet de l\u2019agriculture.Puis il répète ce qu\u2019il a déjà dit, que M.Caron n\u2019est pas un cultivateur.M.Caron s\u2019est défendu en disant qu\u2019il es! encore cultivateur parce qu\u2019autrefois il a eu une terre.M.Barre pourrait dire de la même façon qu\u2019il est forgeron parce qu'il a forgé il y a vingt ans.Mais ce sont des cultivateurs pratiques qu\u2019il faut mettre de l\u2019avant; car seuls des cultivateurs pratiques sont en état de se rendre compte des besoins de la classe agricole.Un cultivateur comme M.Caron trouve trop souvent des solution* faciles aux problèmes agricoles.Par exemple quand il disait aux cultivateurs qui réclamaient des débouches pour leurs produits laitiers; \u201cSi vous voulez produire plus de fromage, mangez-en\u2019*.Le ministre de l\u2019agriculture devrait être le défenseur att if ré des cultivateurs.M.Caron ne remplit pas ce devoir.Quand on a accusé récemment les producteurs de lait d\u2019avoir causé l\u2019épidémie de typhoïde à Montréal \u2014 et des journaux à la dévotion du gouvernement l\u2019ont écrit en toutes lettres M.Caron n\u2019a rien dit pour défendre les cultivateurs.S\u2019il a dit un mot, s\u2019il a fait un geste, c\u2019est en cachette car personne ne l'a vu.personne ne l\u2019a entendu.Après avoir traité du Lac St-Jean.de la Montreal Power el du Laurier-Palace, le ministre de l'Agriculture s\u2019en prend à M.Barré.qu'il n\u2019aime évidemment pas.M.Barré, dit-il, prétend que la classe agricole souffre d\u2019un mal.De quel mal?Mais elle va bien, l\u2019agriculture.Mieux que l\u2019industrie elle a traversé la crise de l\u2019après-guerre.Quelles sont les taxes qui pèsent sur la classe agricole.Une seule taxe directe, $12 par année pour les services du jury.Les autres taxes sont indirectes el volontaires.lx*s municipalité* ont emprunté ce qu\u2019elles ont voulu pour construire leurs chemins.A tout prendre la classe ne paie que $800.000 de taxes par année.Les $25.000.000 de revenu du gouvernement viennent des grandes villes, des grandes compagnies, des marchands de bois, des industriels, de ceux qui héritent.Ce sont ceux qui ont beaucoup d\u2019argent qui paient.Si M.Barré parlait à Montréal il ne manquerait pas de dire que cette ville est la vache à lait de la province.Ca n\u2019est donc pas le cultivateur qui paie les taxes.Ce sont les grandes villes.Les campagnes ne donnent pas grand chose et ce sont elles qui reçoivent le plus du gouvernement.Et M.Caron énumère cite des chiffres.M.Barré n\u2019a pas le droit de déprécier la classe agricole, de dénoncer la science agricole, les agronomes.M.Caron termine en affirmant qu\u2019il est plus cultivateur que M.Barré., M.Barré prend bientôt In réplique et tente de démolir les affirmations de M.Caron.11 n\u2019n, dit-il, jamais déprécié la classe agricole ni l\u2019agriculture.Tl rappelle ce qu\u2019il a dit récemment à Québec.11 n\u2019n pas discrédité la Coopérative ni la coopération c\u2019est qu'il fait partie de la Coopérative des planteurs de tabac de la vallée d\u2019Yamaska.A entendre parler M.Caron on croirait que c\u2019est lui la Coopérative, que c'est lui, la coopération.Tl a tout fait, cet homme! Dans quelques années, il se proclamera le fondateur de Y Union des Cultivateurs.SOTTE DE LA PRESSE À propos du théâtre le dimanche et des témoignages recueillis par l\u2019épais journal.OEUVRES SERVILES Dans une allocution qu\u2019il a prononcée dimanche dernier à l\u2019occasion de la bénédiction (h* 1 » nouvelle église de Sainl-\\ ictor, a Terrasse Vinci, S.G.Mgr Gauthier a dénoncé la violation du dimanche par le theatre; il a de cl a ré que la \u201cBresse\u201d essaie de soulever des préjugés étranges au sujet de l\u2019ouverture des einéiuas le dimanche.Après avoir félicité les paroissiens de Saint-Victor et loué le zèle des curés de l.i paroisse, Mgr raréhevèque - administrateur a dit que s\u2019il est touché du hou esprit et du zèle que maniteste la population, il ne peut, d\u2019un autre côté, s\u2019empêcher d\u2019être frappé par la méconnaissance affichée en certains milieux au sujet des droits de Dieu sur la famille et sur la sanctification du dimanche.Le dimanche doit être observé, a continué Mgr Gauthier.11 se tient à Montréal de ce temps-ci une enquête très importante, l\u2019cu-quète sur le cinéma.L\u2019honorable juge qui la dirige, bien qu'il soit obligé de rester dans les limites de son mandat, limites assez restreintes, ne peut tout de même s\u2019empêcher de toucher a la question de l\u2019ouverture des théâtres le dimanche.Mais en marge de celle enquête, la \u201cBresse\" essaie de créer des préjugés étranges, vraiment étranges.\u201cC\u2019est mon devoir d\u2019e-véque de protester contre* les entrevues sur la question du cinema publiées dans ce journal.Je vois ici le représentant de \u201cla Bresse*\u2019\u2019: rappoiiera-1-il mes paroles a ses lecteurs?Les entrevues publiées dans la \u201cBresse\u201d au sujet de I ouverture des théâtres le dimanche sont surtout remarquables par l\u2019absence de jugement.\u201cL\u2019exploitation du cinéma le dimanche est une oeuvre servile.Il y a, à Montréal, cinquante ou cinquante-cinq théâtres, dont la plupart appartiennent à des étrangers qui veulent s\u2019enrichir au détriment de notre population en exploitant les mauvais instincts.La question du cinéma est une question grave.Le devoir de tout catholique c\u2019est de réclamer la fermeture des théâtres le dimanche.Non seulement je suis touché comme évêque, mais je suis encore froissé dans ma dignité de patriote.Québec est la seule province où l\u2019on permette à cette industrie de poursuivre son travail le dimanche.Dans la catholique province de Québec, il faudrait une campagne très vigoureuse pour faire cesser cet état de choses.\u201cIl faut, a conclu Mgr l\u2019arche-vêq ue-a dm i n isI ra te u r.dépasser l\u2019activité présente et aller jusqu'aux principes, dans cette (pies-lion du cinéma.\u201d Mgr l\u2019a relie vèq ne-administrateur a ajouté que tous les juges de la cour juvénile ont observé une forte criminalité chez les enfants qui fréquentent les ciné- mas\u201d.:-o-: La fête patronale du Souverain Pontife C\u2019était jeudi.12 mai.la fête patronale du Souverain Bonlife.Du monde entier affluent à Rome les témoignages de fidélité et de dévouement.Nous y joignons très respectueusement.avec les nôtres, ceux de tous nos lecteurs.-:-- : La cathédrale de Rheims Rheims, France.12.La cathédrale mutilée de Rheims, a été rouverte nu culte.M.llerriot, ministre de l\u2019éducation et des beaux-arts, n présenté les clefs (h* la cathédrale partiellement reconstruite au cardinal Luçon, archevêque de Rheims. VENDREDI, 13 MAI 1027 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE | j 1 1 I H -H >?< ¦>'+ M'41 4 »f»< |-H 4-W\u201cfr44\u201cS-fr444-M-fr444444444444444\u201cW\u201cfr**444*44444443 1 1 1 1 *\u201c*\u201cK-fry TrTT~r i i J i ~\t\u2018 ¦.ir-irr- '-.r, : : i.x.x.rr.:iyi.,\tv 't ïwîffliîV.'\t¦ ' \\ S î Pour les gjAMES \u2014 « ^ \u2022 é.T Y f ?I *î» ?* ?V ¦l\u2014*-1 1 - : \\.\u2022- I c Perfection est te poêle le plus propre qt»A l\u2019on puisse illuminer ! 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