Le Courrier de St-Hyacinthe, 11 novembre 1932, vendredi 11 novembre 1932
[" NOS INSTITUTIONS - NOTRE LANGUE\u2014NOS LOIS XUe ANNEE No.37 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE M.Taschereau et les colons EN MARGE DU CLUB DE REFORME.\u2014 HIER ET AUJOURD\u2019HUI.\u2014 LE COLONEL LAFLECHE SOUS-MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE.\u2014 LES CULTIVATEURS ET LE LE PORT OBLIGATOIRE DES LUMIERES.On n\u2019a guère relevé certaines paroles de M.Taschereau, au Club de Réforme de Montréal, à propos de la colonisation et des colons.Les colons d\u2019aujourd\u2019hui, a dit en substance le premier ministre, sont beaucoup plus exigeants que les colons d\u2019autrefois.Il faut que le gouvernement leur donne un lot, des chemins, des écoles, des primes de défrichement et de labour, des instruments aratoires, des animaux.Autrefois, nos pères s\u2019enfonçaient dans la forêt avec une hache et un sac de farine, se taillaient un domaine, construisaient eux-mêmes leur maison.Les temps sont changés, évidemment.Mais M.Taschereau, après les colons, a-t-il songé aux autres classes de la population?Il y a, par exemple, les ministres et les députés.Aujourd\u2019hui, ministres et députés touchent des indemnités fort honorables, logent dans les meilleurs hôtels, accomplissent leur travail dans de somptueux bureaux, aidés d\u2019un contingent de fonctionnaires et de secrétaires.Autrefois, ministres et députés ne touchaient point d\u2019indemnité, s\u2019installaient où ils le pouvaient, emportaient leur propre nourriture à Québec, faisaient le gros de leur travail dans la modeste chambre qu\u2019ils occupaient.Autrefois, les colons partaient avec une hache pour la forêt.Autrefois, ministres et députés partaient pour la session avec un sac de farine et un rôti dans leur bagage.Si nos notions d\u2019histoire sont exactes, M.Auguste-Norbert Morin lui-même, qui n\u2019était pas le premier venu, transportait sa farine de sarrasin et faisait lui-même sa galette.Evidemment, les temps sont changés.* * \u2022 A Ottawa, le colonel R.-L.Lallèche a été nommé sous-ministre de la Défense nationale.Il succède comme tel à M.Georges-J.Des-barats, maintenant âgé, qui prend sa retraite.Voilà qui est bien.Nous avions un sous-ministre de langue française à la Défense nationale, et nous conservons ce sous-ministre.Il y a eu tant de protestations récemment, autour de certaines nominations de fonctionnaires supérieurs, que M.Bennett a cru bon, cette fois, de faire une juste part à l\u2019équité.Pour une fois, voilà un domaine où nous ne perdons pas le terrain gagné.Espérons que le premier ministre gardera ses mêmes bonnes dispositions à l\u2019endroit des Canadiens de langue française.D'autres nominations doivent se faire, aux Douanes, au Revenu national, à la bibliothèque du Parlement, à des postes qui nous appartiennent logiquement.Que l\u2019on procède avec le même esprit que pour la succession de M.Desbarats, et tout sera pour le mieux.Nous n\u2019avons jamais été gâtés, à Ottawa, en ce qui concerne les postes supérieurs du fonctionnarisme.Qu\u2019on nous laisse au moins ceux que nous avons.Cela ne représentera encore que le dixième de ce qui nous revient.\u2022 \u2022 \u2022 Un de nos amis de la campagne, cultivateur en vue, mêle de près à l\u2019Union Catholique des Cultivateurs dans notre diocèse, nous écrit en marge d\u2019une note de la semaine dernière, sur l\u2019éclairage des voilures à traction animale, le soir.11 trouve nos remarques dures et rappelle une enquête du ministère provincial de la Voirie, en 1931, sur les accidents d\u2019automobiles.D\u2019après ce rapport, 27 accidents seulement, sur quelque 4583, furent attribués à des voitures non éclairées.Il conclut: \u201cen face de la dépense à encourir par les cultivateurs, pour diminuer un risque de 27 accidents par année, il y a lieu de mettre quelques ménagements dans ses réclamations\u201d.Cela est juste, dans une certaine mesure.Mais il n\u2019empé-chc qu\u2019on doit prendre toutes les précautions qu\u2019il est possible, quand il s\u2019agit de sauver des vies humaines.Les voitures non éclairées sont un danger constant, non seulement pour les automobilistes, mais pour les cultivateurs eux-mêmes.Les chiffres de 1931 ne prouvent rien pour les années précédentes ou celles qui suivront.Rien plus, si le port des lumières le soir était inutile, ou négligeable, pourquoi tous les pays du monde, ou à peu près, l\u2019auraicnt-ils imposé?11 y a là une question d\u2019humanité, qui prime toutes les Harry BERNAUD la vil: du passé A TRAVERS L\u2019HISTOIRE DE NOTRE REGION par G.P.A.Ce dernier Christophe par son JBte né en 1748 et marié avec Mtf-rie Josephte Hébert, par Christophe marié avec Marie Séné en 1801, par Toussaint né à Beloeil en 1818 et marié avec Justine Lambert, père et mère de Louis Philippe, tous ces descendants de Brodeur sont apparentés au lieutenant-gouverneur, qui au lie qui au Ille, au IVe ou au Ve degré.Ces Brodeur descendent de Jean LeBrodeur dit de Lavigne, né en 1653, originaire de Niel en Paitou venu au Canada pour se marier à Boucherville le 31 janvier 1679 avec M.A.Messier.Descendent également de ce dernier les Brodeur de St-Jean-Baptiste et de St Pie, par JBte, par Augustin I, par Augustin II, par Charles qui eut pour fils Joseph resté à St-Jean-Baptiste, Louis et Charles-Charli qui allèrent s\u2019établir au rang de St-Ours dans la paroisse de St-Pie.Cyprien Brodeur qui de Saint-Pie alla finir ses jours à St-Liboi-re, Philomène Brodeur, épouse de Pierre Dufresne et mère de trois religieuses de la Présenta* tion, de même que Pierre Lavigne, étaient les enfants de Joseph Brodeur, marié à St-Pie le 21 février 1832 avec Angélique fille d\u2019Etienne Ménard et de Thérèse Rucl.A l\u2019époque de son mariage Joseph était fils rttajeur d\u2019Augustin Brodeur et de Marguerite Dufresne, de St-Jean Baptiste.Enfin celui-ci par Augustin I, par JBte remontait à la souche commune.Sr M.des Saints Anges et Sr Ste-Agnès ignoraient-elles qu\u2019elles étaient de petites cousines?Marie Louise Arzélie, baptisée à Stc-Julie le 19 décembre 1854, ancienne institutrice et veuve Ma-gloire Ravenelle Lalime, est la fille d\u2019IIippolyte Brodeur et de i Louise Simon, petite fille d\u2019An-| toine Brodeur et .de Josephte i Mongeau puis par Christophe II marié avec Angélique Lussier, et par Christophe I marié avec Marguerite Bousquet, elle atteint également la souche primitive et unique des Brodeur Lavigne en Canada.\u2022\t.Le vénérable M.Girouard, curé de St-Hyacinthe, fondateur du collège St-Antoine, fut le premier client du jeune notaire Donald George Morisson qui avait fait ici même partie de sa cléricature pour être reçu notaire le 11 octobre 1831.C\u2019est le 22 de ce mois que M.le curé lui fit rédiger un acte par lequel il révoquait une procuration donnée par lui le 5 mai précédent à M.Thos.Maguire, cidevant directeur à son collège et parti pour le séminaire de Québec.L\u2019actualité NOTRE MAITRE, L\u2019ARGENT par CER L\u2019argent, notre maître un sujet toujours d\u2019actualité.On en a jamais autant parlé que depuis le début de la cries, depuis qu\u2019il a été accaparé, rallié prestement par les agioteurs el la canaille.Je viens justement de relire une page de la Vie du Christ, de Papini, dans laquelle le redoutable écrivain n\u2019est pas particulièrement tendre.Il appelle l\u2019argent: l\u2019excrément de démon.Le Christ n\u2019a jamais voulu toucher à l\u2019argent; il se révoltait tout entier à la pensée du contact avec cet immonde symbole de la richesse.Ses disciples n\u2019en portaient pas à l\u2019exception de Judas, mystérieuse victime immolée à la malédiction de l\u2019argent.Plus loin Papini continue: \u201cCes jetons de métal frappé; qui passent et repassent chaque jour par des mains encore sales de sueurs et de sang; usés sous les doigts rapaces des voleurs, des marchands, des banquiers, des entremetteurs et des avares; désirés de tous, recherchés, dérobés, enviés, aimés plus que l\u2019amour et souvent plus que la vie; ces pièces malpropres que l\u2019assassin donne au sicaire, l\u2019usurier à l'affamé, l\u2019ennemi au traître, l\u2019hérétique au simoniaque, le luxurieux à la prostituée; ces puants et^visqueux véhicules du mal qui engagent le fils à tuer le père, l\u2019épouse à trahir l\u2019époux, le frère à frauder le frère, le mauvais pauvre à égorger le mauvais riche, le serviteur à tromper le maître, le malfaiteur à dépouiller le passant, les peuples à assaillir les peuples; ces derniers, ces emblèmes matériels de la matière sont les plus effroyables objets fabriqués par l\u2019homme.L\u2019argent, qui a fait mourir tant de corps, fait mourir chaque jour des millions d\u2019âmes.Plus contagieux que le haillon d\u2019un pestiféré et qu.e le (suite en dernière page) LE PLACEMENT RURAL, CE QU\u2019IL DOIT ETRE Une forme de décentralisation qui est désastreuse.\u2014 Le placement rural hors de nos campagnes.\u2014 Vers une meilleure conception des choses.Valeurs et valeurs A propos de placement nmd.l'un des meilleurs hebdomadaires de la province, le Progrès du Golfe, Rimouski, (28-10-32), dit ce (pii suit : En un temps comme celui-ci où l\u2019on parle beaucoup de
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