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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 2 novembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1934-11-02, Collections de BAnQ.

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[" NOS INSTITUTIONS \u2014NOTRE LANGUE \u2014NOS LOIS 82e ANNEE No.36 -HYACINTHE VENDREDI 2 NOVEMBRE 1934 HALLOWE\u2019EN Qu\u2019est-ce que cela?Une vieille superstition payenne maintenue en plein christianisme, comme le Jour de l\u2019An et le Carnaval.A Rome autrefois, le premier jour de l\u2019année et le premier jour du printemps étaient célébrés par des réjouissances populaires, qui devenaient facilement licencieuses lorsque la plèbe des bas quartiers s\u2019en mêlait.Depuis longtemps, l\u2019Eglise a fait du Jour de l\u2019An une fête plutôt religieuse.Mais le Carnaval, coïncidant avec ia Fcte du Printemps, est devenu 1 Adieu à la bonne chère\u201d avant les mortifications du Carême.Ce n'est pas précisément une fête religieuse.Chez les peuples du nord de l\u2019Europe on célébrait, au début de novembre, la Fête des Esprits (Hallows).Alors commençait le long et rigoureux hiver de ces climats : les courtes et sombres journées et les interminables nuits, souvent visitées par de violentes tempêtse.Les Esprits, croyait-on, se complaisaient dans la tempête et les ténèbres.Les payans étaient de caractère assez farouche et mélancolique:\taussi le culte des Puissances redoutables de 1 autre monde leur inspirait des rites et des cérémonies lugubres et terrifiantes.C\u2019était le Halloween.Ici comme ailleurs, l\u2019Eglise a voulu purifier et sanctifier les solennités payennes par le souvenir des Morts: de ceux qu'elle croyait être encore sous les coups de la Justice divine dans les flammes du purgatoire.Elle éclairait ces austères solennités de la lumière de l'Espérance chrétienne; mais 1 imagination populaire leur a gardé quelque chose des antiques terreurs payennes.Puis la Réforme protestante est venue, animée dans ces mêmes pays du Nord de préjugés haineux et violents contre la foi catholique: en particulier contre le dogme du Purgatoire.De là un Halloween plus ou moins modifié par les coutumes ou les tempéraments de divers pays où ces drôleries macabres sont en usage.L\u2019idée dominante, c\u2019est de se gaudir de la frayeur des personnes craintives ou superstitieuses au moyen de travestissments lugubres: robes flottantes en forme de linceuls, agrémentées de flammes, de têtes-de-morts, de squelettes, d\u2019images d\u2019animaux hideux ou répugnants; des chats noirs, des chauves-souris, des crapauds, des hiboux.On y mêle encore l\u2019attirail moyenâgeux de la sorcellerie: sorcières se rendant au sabbat en chevauchant un balai, ou bien des diables grimaçants.Voilà certes de quoi égayer l\u2019imagination la moins exigeante en fait d\u2019horreurs aussi ridicules qu\u2019idiotes.Rien de bien malin en tout ceci; mais la farce se complique souvent de tours déplaisants qui parfois ont tourné au tragique.Des polissonneries comme de sonner aux portes, enlever les barrières, renverser les palissades, etc., ont attiré, non pas la vengeance des Esprits mais celle des gens peu endurants et qui n\u2019aiment pas à être dérangés dans leur sommeil, même le Jour des Morts.Les gens de bonne société préfèrent, à du grotesque aussi peu distingué, des réjouissances qui, au fond, ne sont pas de meilleur goût: bal masqués et danse plus ou moins macabre.Soyons indulgents et n\u2019allons pas taxer de sacrilège des réjouissances qu\u2019on peut croire irréfléchies et souverainement déplacées.L\u2019Eglise nous invite, en ces jours de deuil, à prier pour nos morts en réfléchissant sur les exigeanceâ de la Justice de Dieu au Purgatoire.C\u2019est bien le temps de danser! ce serait le temps de se servir de sa tête, un peu trop légère, pour faire un sérieux examen de conscience, de crainte d\u2019aller un jour danser en Purgatoire, peut-être un peu plus bas.Dans ces derniers temps, les Spiritistes ont fait grand bruit en prétendant nous révéler le monde des esprits et nous mettre en communication avec eux.On les a convaincus de supercherie bien évidente et effrontée.Nous n\u2019avons pas besoin de cela pour croire à l'existence des esprits bons et mauvais.Les mauvais sont condamnés et liés à leur funeste sort.Souverainement malheureux et désespérés, ils n\u2019ont nulle envie d'amuser les vivants, mais oien de leur nuire et, s ils le pouvaient, de leur faire partager leur étemel désespoir; il n\u2019y a rien là-dedans qui prête à rire.Les bons, ce sont les Anges, nos amis et nos protecteurs.Ils ont droit à notre respect et à notre dévotion.Ce sont aussi les Ames du Purgatoire.Elles sont bonnes et saintes, sans avoir atteint, pendant cette vie, au degré de perfection qui leur était marqué dans les décrets divins.Rien que de parfaitement pur n\u2019apparaît en présence de Dieu.Quand on a fini de s\u2019amuser, c\u2019est le temps de scruter sa conscience pour savoir si elle est en état de paraître devant Dieu.J.-D.BROSSEAU.O.P.M.0.VILLENEUVE PERD SA CAUSE CONTRE LA VILLE Il réclamait de la ville $5000., pour la mort de son fils, Fernand, qui se noya en 1931 dans la piscine municipale.4 ANS DE PENITENCIER A GERMAINE GAUTHIER L\u2019hon.juge Joseph Archambault, de la Cour Supérieure, a rendu jugement ici, mardi, dans la caues de M.Oscar Villeneuve, de Montréal, autrefois de Saint-Hyacinthe, contre la ville de Saint-Hyacinthe.H a débouté l\u2019action de M.Villeneuve avec dépens.Le demandeur, comme on se rappelle, réclamait la somme de $5000., de la ville de Saint-Hyacinthe, à la suite de la noyade d\u2019un de ses fils, Fernand, dans la piscine municipale de natation, le dimanche, 26 juillet 1931.Le jeune homme, alors âgé de 22 ans, se noya dans la piscine et l\u2019on ne trouva son corps que le lendemain.Le père prétendait.que son fils s était fracturé le crâne sur le fond de ciment de la piscine, en plongeant.: (suite en 4e page)\t| Le magistrat condamne la fille Gauthier à quatre ans de détention.\u2014 Elle avait opté pour un procès expéditif.EN MARGE DES ÉVÉNEMENTS Germaine Gauthier, 29 ans, de cette ville, arrêtée récemment par la Sûreté provinciale, pour manoeuvres abortives, a été condamnée mardi à quatre ans de pénitencier.La sentence fut prononcée par le magistrat de district Emile Marin.Après avoir subi son examen préliminaire, l\u2019accusée avait été condamnée la semaine dernière à subir son procès aux prochaines assises criminelles.Elle opta par la suite pour un procès expéditif et comparut de nouveau devant le magistrat Marin, avouant sa culpabilité.Le juge la trouva coupable sur trois chefs d'accusation et la condamna à purger les sentences concurem-ment.Avant de prononcer la sentence, ! le juge réprimanda sévèrement l'accusée.Comme celle-ci pleurait, il lui (,uit« ea dernière page) I L\u2019AMERE POLITIQUE Quelle crise se prépare-t-il à Ottawa?M.Stevens quitte le cabinet de M.Bennett, et M.Bennett doit s\u2019accommoder de ce départ.Il y a longtemps que l\u2019entente n\u2019est pas ce qu\u2019elle devrait être, entre MM.Bennett et Stevens.Cela date du fameux discours de M.Stevens sur les dessous du commerce et de l'industrie, discours que M.Stevens fit imprimer, et dont le premier ministre interdit la diffusion.M.Stevens parut se soumettre, mais il gardait quelque chose sur le coeur.Aujourd\u2019hui, il s\u2019en va.On a dit que M.Bennett fit une colère en apprenant sa démission du cabinet, et cela est probable.A la veille d'élections générales, il n'est pas bon d'avouer qu\u2019il y a division dans la maison.D'autant moins que M.Stevens est un homme qui compte.et qui peut devenir un adversaire redoutable.En tout cas M.Bennett perd un de ses meilleurs lieutenants, au moment où il a besoin de tout son monde.Et cela vient à la suite d\u2019élections complémentaires c ui n'offraient rien de réconfortant.M.Bennett doit se dire que la politique, meme pour un homme arrivé, est bien amère.OCTROIS! OCTROIS! Si l\u2019on en croit M.Edouard Fortin, journaliste et député, propriétaire de \u201cl'Eclaireur\u201d de Beauceville, le gouvernement de M.Taschereau accorderait prochainement des octrois à tous les hebdomadaires de la province, quelles que soient leurs allégeances politiques.Que le gouvernement essaye, à la veille d\u2019élections, d\u2019attacher à son char le plus grand nombre possible de journaux hebdomadaires, cela se conçoit.Nombre d\u2019entre eux, déjà gagnés, en partie ou en tout, aux idées libérales, s\u2019accommoderaient facilement d\u2019un octroi gouvernemental.M.Taschereau pourrait leur faire tenir sa petite somme pour les engager à continuer le bon combat, ou pour y mettre une ardeur nouvelle.La méthode réussirait aussi chez quelques uns, ni poisson ni chair, qui cherchent toujours de quel côté vient le vent, et font leur ce vieux principe que l\u2019argent n\u2019a pas d\u2019odeur.On se demande cependant quel prétexte trouverait le gouvernement pour faire des largesses à des feuilles comme le \u201cJournal\u201d de Québec, et \u201cl\u2019Action conservatrice\u201d de Montréal, toutes deux adversaires du régime Taschereau, ou encore à des journaux indépendants comme le \u201cProgrès du Golfe\u201d, (Rimouski), le \u201cBien public,\u201d (Trois-Rivières), ou le \u201cCourrier de Saint-Hyacinthe\u201d?Nous le demandons à M.Fortin.CAMARADERIE, SOLIDARITE Le numéro de lundi, de la \u201cGazette\u201d de Montréal, a été préparé en partie aux ateliers de la \u201cPresse\u201d.Le mauvais état passager d\u2019une partie de l\u2019outillage a obligé à cette nécessité, et la \u201cGazette\u201d rend hommage, dans les circonstances, à l\u2019amabilité du confrère.Nous pouvons bien rappeler ici que, lors de l\u2019incendie qui ravagea en 1925 notre établissement, quatre ou cinq numéros du \u201cCourrier de Saint-Hyacinthe\u201d furent composés et imprimés dans les ateliers du \u201cClairon\u201d.Les journaux se rendent volontiers de ces services, oe font un point d'honneur de s\u2019en-tr\u2019aider mutuellement, dans les circonstances graves.Cet esprit de solidarité se retrouve dans la franche camaraderie des rédacteurs, nouvellistes et correspondants, à quelque journal qu\u2019ils appartiennent.Ce en quoi les journalistes montrent plus de sagesse et de largeur d\u2019esprit que les membres de telle et telle profession libérale, qui se déchirent entre eux à belles dents, et se conduisent, les uns envers les autres, comme s\u2019ils se détestaient de toute éternité.H.B.La musique UN ARTISTE DE CHEZ NOUS M.TELESPHORE URBAIN En marge d'une causerie de Léo-Pol Morin.\u2014 Le grand artiste que fut Télesphore Urbain.\u2014 Improvisateur-né.par Ferrier Chartier LE DR ARMAND4RASSARD REPRESENTANT OFFICIEL iW Le pianiste Léo-Pol Morin parlait à la radio, l'autre soir, de la \u201cjeune musique canadienne\u201d.On ne peut nier qu\u2019il aît rendu justice aux compositeurs du Canada.Les talents de musicographe de M.Morin sont connus, sinon du grand public, au moins des gens qu\u2019intéressent les questions relatives à la musique.Dans son exposé de l\u2019oeuvre des musiciens canadiens, Fauteur ne s'est arrêté qu\u2019à ceux de nos artistes qui ont laissé ou qui laisseront des témoignages écrits de leur inspiration musicale.Mais combien de musiciens n\u2019a-t-il pas été forcé d'écarter, de par les limites de son sujet?Ces pauvres artistes oubliés, abandonnés dans leur tombe par ceux-là mêmes qu'éclaira leur génie! Personne, maintenant ne pense à eux.Nous ne pouvions pas ne pas évoquer le souvenir de M.Télesphore Urbain dont on ne parle presque plus, dont on n'a à peu près rien dit à sa mort, au mois de mai 1927.Qui, dans notre ville, à part les habitués de la tribune de Notre-Dame du Rosaire, peut dire quoi que ce soit de précis sur la carrière et la valeur de l\u2019organiste Télesphore Urbain?Nous doutons que ce soit le grand nombre.Et pourtant, M.Urbain fut un artiste, un grand artiste.Hanté du génie de l\u2019improvisation, il intéressa Guilmant, Dupré, Bonnet et combien d\u2019autres qui n\u2019eurent pour lui que des éloges.Sa réputation s\u2019étendait au-delà de la ligne quarante-cinquième, où l\u2019organiste de Saint-Hyacinthe était considéré comme merveilleux.Elle avait traversé les mers et s\u2019était répandue en Europe, par la voix des organistes fameux venus ici se faire entendre.\u201cLa Revue Dominicaine\u201d publiait en 1931 , sous la signature du R.P.T.-M.Lamarche, O.P., une étude sur Télesphore Urbain, la seule qu\u2019on ait pu lire jusqu\u2019à date.Parlant des grands exécutants cités plus haut, le P.Lamarche écrivait: \u201cLes artistes français ne se contentèrent pas de ces éloges vagues et complimenteurs que laissent échapper au passage les virtuoses bénévoles avec l'arrière-pensée qu'on les leur rende à l'occasion.Mais retournés dans leur pays, ils exprimèrent publiquement leur regret que l\u2019aveugle sympathique (M.Urbain) \u201coublié dans une église de province\u201d ne se rapprochât pas des centres plus inspirateurs afin de se classer à son rang, celui de \u201cl\u2019un des artistes les plus doués d'Amérique\u201d.C\u2019est, pour notre ville, une gloire dont nous devrions tenir compte.Que le mois du souvenir des morts où nous entrons, nous fasse accorder à l'artiste disparu une pensée de reconnaissance et de regret.Personnellement, nous avons pu admirer de près la valeur de notre célèbre prédécesseur aux orgues de Notre-Dame du Rosaire.Musicien extrêmement doué, M.Urbain était aussi un homme charmant, de manières raffinées.Ses élèves se rappellent les enthousiastes leçons où ils ont puisé le goût de l\u2019art musical.Trente-quatre ans de célébrité artistique ont mérité à M.Urbain mieux que l\u2019oubli.Nous le redirons à l'occasion.Ferrier Chartier Il représentera le gouvernement de la province, à l'exposition de renards argentés qui sera tenue à Sherbrooke, en novembre.Le Dr Armand Brassard, médecin vétérinaire, directeur du Jardin Zoologique de Québec et de la Ferme Expérimentale d'Elevage d\u2019Animaux à Fourrure de la province de Québec, représentera officiellement l'hon.J.-N.Francocur, ministre des Travaux publics, de la Chasse et des Pêcheries, à la première exposition de renards argentés tenue en cette province, qui s'ouvrira à Sherbrooke, le mercredi, 7 novembre prochain.La nouvelle nous est communiquée par le Dr R.Rajotte, vétérinaire de cette ville, secrétaire de l\u2019Association des Eleveurs de Renards de la province de Québec, sur réception d\u2019une dépêche de M.L.-A.Richard, sous-ministre de la Colonisation, de la Chasse et des Pêcheries.Le Dr Brassard répondra à Sherbrooke au discours de l\u2019hon.Robert Weir, ministre fédéral de l\u2019Agriculture.L\u2019exposition de renards de Sherbrooke, nous dit le Dr Rajotte, sera sûrement l\u2019un des événements de la saison.C\u2019est la première du genre qui se soit jamais tenue dans notre province.Durant la semaine même, un congrès général des éleveurs de renards aura lieu à Sherbrooke.Les livres REGARDS EN ARRIERE SUR LES PRIX LITT.DAVID :-o-: M.DENIS BLANCHETTE DECEDE A S.-HYACINTHE Avocat, il avait exercé sa profession à Saint-Hyacinthe et à Montréal.\u2014Le défunt était né dans notre ville.\u2014 Il était âgé de 60 ans.Un ancien avocat de Montréal, M.Denis Blanchette, employé à la Commission des Liqueurs de Québec depuis 1924, est décédé dimanche dernier à Saint-Hyacinthe, chez ses soeurs, Mlles Eva et Elisa Blanchette.Le défunt, qui était malade depuis le printemps, était célibataire.II était âgé de 60 ans.Il laisse un frère, M.Alphonse Blanchette, de St-Albans, Vt; deux soeurs, Mlles Eva et Elisa Blanchette, de cette ville; une nièce Mme Roland Lacroix, (Hélène Blanchette), aussi de Saint-Hyacinthe.Me Denis Blanchette était né à Saint-Hyacinthe, le 10 mai 1874, fils de Maxime Blanchette et de Philo-mène Tarte.Il fit ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe et au Petit Séminaire de Marievil-le, son droit à Montréal.Il exerça d'abord sa profession dans sa ville natale, à Montréal ensuite, fut pendant quelque temps rédacteur dans un journal de Montréal, puis employé au bureau d'enregistrement d'Ottawa.Il faisait partie du personnel de la Commission des Liqueurs depuis 1924.La maison d'édition Albert Lévesque et les prix David.\u2014 M.Harry Bernard, de Saint-Hyacinthe, trois fois lauréat du grand prix littéraire de la province.L'oeuvre bienfaisante accomplie par l\u2019institution des Prix David en faveur de la littérature dans la province de Québec est déjà considérable.Quelques aperçus statistiques nous en font mieux apprécier la valeur.L'Hon.Athanasc David prit cette initiative en 1923.Depuis cette date, quarante-sept ouvrages de langue française ont été couronnés et vingt-six de langue anglaise, soit un total de soixante-treize volumes.Une somme totale de $42,950.00, au cours des dix dernières années, a été ainsi distribuée: $^2,650.à des auteurs canadiens-! rançais et $10,300.à des auteurs canadiens-anglais.Il n\u2019est pas superflu de souligner à ce sujet, les remarquables eflorts que dép oient dans le même sens, les EDITIONS ALBERT LEVESQUE.Cette firme d\u2019éditions qui a publié près de deux cents volumes depuis dix ans, compte quatorze ouvrages couronnés par les Prix David, sur les quarante-sept qui ont obtenu cet honneur.En voici la liste, par ordre chronologique.1924: Harry Bernard \u2014 L\u2019Homme tombé (épuisé) \u2014M.Claire Da-veluy \u2014 Aventures de Perrine et de Chariot (épuisé).1925: Harry Brnard \u2014 La Terre vivante \u2014 Art.St-Pierre \u2014 Le Problème social (épuisé).1927 : Henry Laurcys \u2014 La Conquête des marchés extérieurs (épuisé).1929: Alice Lemieux \u2014 Poèmes (épuisé).(suite en dernière page) I.A VOIX DK i;a.c.j.c.CONVENTION REGIONALE TENUE A SAINT-JUDE Travail de MM.R.Déry, J.-M.Mercure, M.Alain.\u2014 Conclusions de S.E.Mgr de Saint-Hyacinthe et de M.l\u2019abbé E.Martel, aumônier régional.par Maurice Archambault :-o-: UNE JOURNEE AGRICOLE TENUE A L'ANGE-GARDIEN Chez les Dominicains On nous apprend, au couvent dominicain de cette ville, que le R.P.André Casavant, O.P., a été nommé procureur à Notre-Dame-de-Grâce, Montréal.Le Père Casavant est bien connu à Saint-Hyacinthe, d\u2019où il est d\u2019ailleurs originaire, Elle eut lieu mardi, organisée par les cercles locaux de FU.C.C.et de l\u2019A.C.J.C.\u2014 S.E.Mgr J.-AIdée Desmarais tire les conclusions.Une journée agricole régionale, organisée par les cercles locaux de l\u2019U.C.C.e! de l\u2019A.C.J.C., a eu lieu mardi à l\u2019Angc-Gardien de Rouvillc, sous la présidence de S.E.Mgr J.-Aidée Desmarais, évêque auxiliaire de Saint-Hyacinthe.La journée commença par une messe dite par M.l\u2019abbé Emile Girard, vicaire de la paroisse et aumônier des cercles nommés; S.E.Mgr l\u2019Auxiliaire prononça le sermon.Des travaux furent présentés par MM.Leclerc, agronome, de Saint-Jean, et (>uit« m 4e page) (suite) M.R.D éry, du cercle de Bedford présente un travail sur la jeunessç, urbaine.Devenir forte corporellement par la pratique d\u2019une hygiène véritable, par un usage modéré des récréations honnêtes qu\u2019offre une cité, par un travail consciencieux; devenir ferme intellectuellement par le commerce des bons livres, la fréquentation des conférences, en un mot par l'instruction post scolaire; devenir volontaire et convaincue dans ses pratiques religieuses et morales, c\u2019est le meilleur moyen pour la jeunesse urbaine de faire sa trouée en dépit des mauvais temps que nous vivons.Le jeune ouvrier, l\u2019employé de bureau, le bachelier en qui l\u2019on verra poindre cet idéal de vie individuelle et sociale, gagnera l'estime des patrons et devant lui d'abord s\u2019ouvriront les portes de la vie .\u201cLa coopération des ruraux et des citadins\u201d fut traitée comme elle devait l\u2019être par un jeune rural, M.J.-M.Mercure du cercle de FAnge-Gardien.\u201cUn des maux dont souffre la société, dit-il, découle du fait qu\u2019une nécessité de relations amicales économiques et morales entre les diverses classes de la société a été jusqu\u2019ici trop méconnue\u201d.\u201cOn n\u2019a pas assez compris, à mon point de vue, dans le passé surtout, cette grande vérité, que la base de notre société est l'agriculture\u201d.(suite en dernière page) VENDREDI 2 NOVEMBRE 1934 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE .\u2022 « WWWWXXWXWWXWXXXWWWWXWWWWWXWWW^XWWWWWWXWWXWWXWWKXWXWWXXXW) LES VOIX DU CERCLE STE-JE ANNE D'ARC C\u2019est dimanche prochain, le 4 novembre à 7 hres 30, qu\u2019aura lieu à l\u2019Ave Maria, la deuxieme réunion du cercle sous la présidence de S.Exc.Mgr Desmarais, directeur de l\u2019Action Catholique.Après la lecture du rapport par Mlle A.Pelletier, secrétaire, Mlle L'Homme nous dira comment se forme la personnalité et suivra le programme que voici: Comment se forme la personnalité?\u2014 Les éléments qui y concourent.lo.\u2014 Quelle est la part de l\u2019organisme, de l\u2019atavisme, de l\u2019Hérédité, de la santé qu\u2019apporte la naissance?2o.\u2014Que penser du tempérament (ensemble des prédispositions natives, apétits, passions, instincts, goûts).N\u2019agit-il pas sur la formation de la personnalité?Ne peut-on pas le modifier.3o\u2014Quelle est la part de l\u2019intelligence, avec son genre d\u2019esprit, ses pensées habituelles, son tour particulier d'imagination sa culture plus ou moins étendue suivant les études?4o\u2014Quelle est la part de la volonté, avec son degré d\u2019énergie, sa force plus ou moins grande dans les résolutions, les habitudes acquises.5o\u2014 Celle des influences extérieures?Climat, milieu, genre de vie profession, époque (siècle classique, romantique, sportif), le subconscient et ses effets (l\u2019influence des lectures, spectacles, tout ce qui entre en nous et dans le domaine de la subcons- cience y reste, et un jour ou l\u2019autre remonte à la surface).6o\u2014Quelle est la part de la liberté?Est-elle nécessaire à l\u2019éclosion d\u2019une vraie personnalité?Les éducations en serre chaude produisent-elles de bons résultats?\u2014 La liberté qui s\u2019exerce mal, dont on abuse, ne nuit-elle pas aussi grandement à la formation du caractère?7o\u2014Celle de l\u2019éducation sur l\u2019âme et le corps, sur la volonté, peut-elle apporter d\u2019heureuses modifications à certaines tendances mauvaises?8o\u2014Celle des apports de l\u2019expérience, des hommes et des choses, l\u2019assimilation des éléments.9o\u2014Quelle est la part de la religion, de la grâce habituelle, actuelle, qui prend et s'attache au fond meme de l\u2019être humain tout entier pour l'élever, le perfectionner, le grandir?N\u2019est-ce pas le levier principal et le grand moyen pour devenir quelqu\u2019un?Montrez comment les exercices spirituels: sacrements, prières et grâces de Dieu qu\u2019elles obtiennent, mortifications, renoncements, examens de conscience, examens particuliers.y aident puissamment.lOo.\u2014Ne pourrait-on pas conclure que la formation de la personnalité est l'oeuvre de la bonne volonté, et le fruit de l\u2019éducation chrétienne.Le sujet fournira sûrement beaucoup de discussions, c\u2019est pourquoi après chaque point, on allouera quelques minutes de \u201cDeo Gratias\u201d.L\u2019ile est déserte.C\u2019est fini! .Comme elle est mélancolique, cette phrase d\u2019ici-bas Et comme elle en appelle une autre.C\u2019est fini! On aurait voulu empêcher les jours de succéder aux jours arrêter les aiguilles de la pendule.Mais, pour cela, il eût fallu arrêter le soleil.Et le \u201ccrabe\u201d le plus trapu même celui qui gagne le 100 mètres à la nage, ne peut pas réussir ce record-là.Donc, on va partir, et pour Paris! On va retrouver les cages à mouches, les passages, cloutés le lait pauvre, le poisson phéniqué le Métro: \u2019\u2019Pressons! Pressons! * * * Tout, d\u2019ailleurs, dans la colonie, chante, en mineur, le départ le triste départ.Les caleçons multicolores et glorieux ont disparu des ficelles de la tente.Dans les couloirs, on se heurte â des piles de valises la machine à écrire et sur le puits Les serviettes du réfectoire, au lieu de monter la garde contre le mur, bien sanglées dans leur rond, gisent en vrac dans les coins.Mais, surtout, on est en tenue de ville.\t^ Comme c\u2019est devenu drôle d'avoir un feutre! le béret est si commode! d'avoir un col qui vous étrangle .une cravate qui vous jugule .C\u2019est si bon, le col dégagé comme les marins! .Et quelle servitude d\u2019insérer ses jambes dans ces deux tuyaux qui descendent jusqu\u2019en bas avec un pli, et qu\u2019on appelle un pantalon! Le pire, c\u2019est les souliers.Les pieds, qui croyaient passé leur abominable règne, ont dû réintégrer leur prison de cuir, où se déforment les doigts.où fleurissent les cors et les oeils-de-perdrix .Enfin, cela, c\u2019est la civilisation.Elle reprend ses victimes.* * * Mais voici que des coups de sifflet se font entendre dans tous les dortoirs.C\u2019est la dernière inspection.Puis, section par section, la colonie se rassemble dans la grande cour pour le salut au fanion.\t- Le fanion! .Voici près de deux mois au\u2019il flotte glorieusement, en haut de son mât, dans le ciel bleu, annonçant à l\u2019île tout entière la joie des \u201ccrabes\u201d.On l\u2019aime, le fanion! 11 a assisté à tant de belles et joyeuses choses! Lt, à la grande journée intercoloniale, c'est à l\u2019ombre de ses plis que le Maître est descendu sur l\u2019autel, dressé face à l\u2019Océan.* ¥ * Les 135 colons sont là, attendant Beaucoup de figures sont graves.On était si bien ici! Ici.c\u2019était la famille haute, parce que Dieu y était perpétuellement mêlé la prière du matin la messe .le Bénédicité, qu\u2019on chantait., les séminaristes, devenus des amis les longues causeries d'avenir au bord de la mer la vision d\u2019une nature calme et splendide .les belles nuits étoilées ces constellations, invisibles dans l'atmosphère empoisonnée des villes, et si brillantes en mer, quand on revenait de la pêche, ou du Pilier.¥ ÿ y On va quitter tout cela! .On ne verra plus les petits ânes cheminer dans les routins les vaches ruminer au rebord herbeux des fossés .On ne croisera plus les charrettes bleues, débordantes de goémon.Finies, les conversations avec les paysans, ces indépendants suprêmes, qui vivent sans besoin, parce qu\u2019ils ont le poisson, le sel, le blé, la pomme de terre.Eux, ils entrent dans l\u2019hiver comme dans la saison du repos celle où l\u2019on se serrera autour de la cheminée flambante et où l'on se couchera comme les poules.Tandis qu\u2019à Paris!.Le sifflet du directeur a retenti.Il apparaît, lui aussi, en tenue de ville: \u201c.Mes chers amis .ia colonie va se terminer .Et elle se termine en beauté.Reconnaissance à Dieu qui nous a donné ce mois magnifique!.Reconnaissance à tous nos bienfaiteurs! .De retour dans la capitale, vous aurez à coeur de faire rayonner de vous ce que vous avez appris à la colonie.Restons à Paris ce que nous avons été ici: \"une famille affectueusement unie sous le regard du Maître .(mite en 7e page) LA GLANEUSE Debout, le buste droit, la poitrine gonflée Du souffle que dilate et rythme le travail.Elle attend, tout de toile et de laine habillée, Le départ pour les champs des gens et du bétail.Et la cour de la ferme, et la longue rangée Des bâtiments, fenils et granges, ont frémi Aux rustiques rumeurs dont la brise est chargée Par un matin joyeux d\u2019avoir longtemps dormi.\u201cBonjour à toi, bonjour!\u201d à la fois semblent dire Les blés dont la rosée achève le roui; Et les herbes des prés q KM\tMT-IIV ACINTIIK Dr R.RAJOTTE M ÉDUCIN V ÊTHUIN AIR H AÎO, RUE ST-DENIS TEL,.31> HKS1DKNCB 1IÔTEL.CANADA SAINT-HYACINTHE 111/11KA U\u2022 IM.ATHAU UNI H HKSIDKNCRl WKlunuton ihuh l\\ l'AUK I»LACI5 PAUL.E.LAFONTAINE AVOCAT IAIIKU.K DUI*UIH A IAFONTAINM mu Ol'KMT.litIK t'NAlU CH AM 1111 K» VU»*TO» MONTH É AL.TEL.Î277 Dr J.-E.Beaudry MEDECIN VETERINAIRE Ancienne place tin hr J- A.IP, (Intien 87 rue St-Antoine St-Hyacinthe Tél.405J MAISON ADOLPHE 211 Cascades Durant cette saison d\u2019automne, vous invite à visiter nos rayons d\u2019habits et J||^£ pardessus des plus récents modèles et des meilleures qualités, pour les plus bas ^ prix.offre les derniers styles de CHAPEAUX FEUTRE.CHEMISES.CRAVATES GANTS \u2014 BAS CASQUETTES Une visite vous convaincra N.B.\u2014 Pour les cas d\u2019urg-ence, prière de téléphoner à la Supérieure.Etant donnée la crise présente, la clinique est ouverte aux malades de toute condition qui seront traités selon leurs moyens.LA DIRECTION HOPITAL ST-CHARLES SAINT-HYACINTHE CLINIQUE DU PROFESSEUR P.-E.BOUSQUET Spécialiste en chef à la Clinique de T Hôtel-Dieu de Montréal pour les MALADIES DES YEUX, DES OREILLES, DU NEZ et de la GORGE .JOURS DE CONSULTATION : Du 1er juillet au 1er septembre : mercredi et vendredi Du 1er septembre au 1er juillet : mercredi et samedi Labour d\u2019automne au nouveau Témiscamingue / M mm ÿigfp__ \u2022\t\u2019\t\u2022\t.\t' \u2019 M.i-d*.\t\u2022 i mÊÉumBf .' \u2022 7:: ; ' ' **Tvli 3%%' 'v* : a f{ mm Deux anciens Montréalais, devenus colons au nouveau Témlsca mlngue, M.Mondarle et son fils, commencent les labou d'automne sur leur forme do Rollet, colonie do laltivièro Solitaire.L boeuf Joue un rôle très utile comme animal do trait dans ceu nouvelle région de colonisation, où les \u201cretour ù la terre\u201d se dirigent en grand nombre depuis une couple d'années. COURRIER DE SAINT-HYACINTHE VENDREDI 2 NOVEMBRE 1934 Dans nos campagnes * IBERVILLE Dimanche, à l\u2019occasion de la fête du Christ-Roi, fête instituée par le Saint-Père et qui a pour but de fêter la royauté du Christ dans le monde, dans les foyers et dans les coeurs, notre temple resplendissait de ses plus belles parures.A la messe M.le curé officiait ayant pour diacre et sous-diacre MM.les abbés J.Potvin et R.Morin, vicaires.La chorale de la paroisse aidée des jeunes chanteurs de l\u2019Académie, sous l'habile direction du Révérend Frère H.Louis, mariste, rendirent les pièces d\u2019usage-\t, n Le sermon fut prononcé par le R.Père Elie des Pères Blancs d'Afrique.\u2014MM.les abbés Langelier, Fortin et Dupuis, tous de Sorel, étaient de passage à Iberville le 25 courant.\u2014MM.les abbés Potvin et Morin étaient à St-Hyacinthe la semaine dernière.\u2014C\u2019est mardi soir le 6 novembre qu\u2019un groupe de jeunes filles donneront une séance dramatique et musicale au profit des pauvres, dans la salle St-Charles.Ce régal artistique sera sous la présidence d'honneur de M.le curé Lévesque.MILAN :-o-: FARNHAM Nos Quarante-Heures sont à l\u2019état de souvenir Parmi les prêtres visiteurs, citons MM.les abbés H.Gendron, A.Pépin, A.Girard, J.Bourgeault et autres.\u2014Les funérailles de Mme Léo Bessette née Justina Ménard décédée à l\u2019âge de 31 ans ont eu lieu ces jours derniers.La levée du corps a été faite par M.l\u2019abbé P.Darche, curé.Le service a été chanté par M.l\u2019abbé M.Godbout, chapelain de l\u2019Hôtel-Dieu de St-Hyacinthe, assisté des abbés C.Cournoyer et 0.Gaudet M.E.Pollender conduisait le deuil.Les porteurs étaient MM.G.Lamou-reux, L.Tétreault, E.Bourque, G.Leduc, A.Vigeant et F.Richard.MM.G.Lamoureux et L.Tétreault firent la quête habituelle.Outre son époux et sa fillette Marielle, la défunte laisse son père et sa mère et de nombreux frères et soeurs.\u2014Mme A.Marisseau et Mlle A.Marisseau de Montréal chez M.Jacques Desnoyers.\u2014Une de nos anciennes concitoyennes est décédée à Montréal, en la personne de Mme Ls-Edouard Choquette, née Anne Cunningham.\u2014Constant Houde, âgé de trois ans, fils de M.J.L.Houde, plombier, souffre de la fracture d'une cuisse, par suite d\u2019une imprudence enfantine.Il a été conduit chez le Dr S.Dragon de St-Hyacinthe.\u2014Mme Jacques Desnoyers se remet lentement de la maladie grave qui l\u2019a terrassée la semaine dernière.\u2014M.et Mme F.Lapointe, Mlle J.Lapointe et le notaire H.Noiseux à Bedford ces jours derniers.\u2014Soeur Marie de la Providence, de l\u2019Hôtel-Dieu de St-Hyacinthe, de passage chez son frère, M.J.Ouellette, de la rue St-Bruno.:-o-: Pas exactement malade Mlle Germaine Grenier institutrice et sa nièce Clémence ont été passer la fin de semaine dans leur famille, à Val Racine.\u2014M.Geo.Désilets, opérateur, de Lennoxville a passé une quinzaine de jours employé à la gare du C.P.R.\u2014Mlle Alice Bolduc est retournée à Montréal.\u201d \u2014Mlle Ruth McDonald institutrice de Compton a visité sa famille ces jours-ci.\u2014Mme Antonio Lapierre de passage à Lac Mégantic ces jours derniers.\u2014M.Murdo Campbell a été visiter son frère Angus, malade à l'hôpital de Sherbrooke.\u2014M.et Mme Wilfrid Cantin réunissaient récemment à leur demeure un groupe d'amis pour fêter l'anniversaire de naissance de leur fils Adrien.On remarquait parmi les invités: M.et Mme Wilfrid Cantin, MM.Adrien, Lionel et Lucien Cantin, Engelbert Turcotte, Robert et Alcide Benoît, Alfred Jacques, Mlles Bertha et Rachel Turcotte, .Lucienne Jacques, Thérèse Cantin et autres.\u2014Samedi soir, le 27 octobre, M.et Mme Kenneth Nicholson ont été les héros d'une fête organisée à l'occasion du 50ème anniversaire de leur mariage.On fit du chant et de la musique, puis un succulent réveillon fut servi.Les jubilaires reçurent une bourse bien garnie de la part de leurs amis, ainsi que les voeux et félicitations de tous.ST-CESAIRE :-o-: ST-SIMON Mme L.V.Vandal et son fils Gilbert sont allés visiter des parents à St-Lucien.\u2014M.cl Mme E.Marin, Mlles Hcc-torine et Françoise Marin sont allés à Saint-Charles dimanche.\u2014M.et Mme V.Dussault, M.et Mme 0.Bertrand et leurs fillettes étaient chez le Dr A.Lafrenière dimanche.:-o-: LE FRANÇAIS AUX ETATS-UNIS \u201cJe n\u2019étais pas exactement malade\u201d, écrit M.John Sulik de Kenas-ton, Sask., \u201cmais je me sentais mal à l\u2019aise et mes intestins ne fonctionnaient pas régulièrement.Le Novo-ro du Dr Pierre est certainement d\u2019un grand secours pour l\u2019action d\u2019élimination; il a nettoyé mes intestins.Je me sens libre et à l\u2019aise et mon système physique est en meilleur état.\u201d En agissant salutairement sur le procédé de digestion et d'élimination cette fameuse médecine de plantes aide à restaurer l\u2019ardeur de la santé.N\u2019attendez pas d\u2019être véritablement malade mais soignez immédiatement les petites irégularités.Si vous ne pouvez obtenir ce remède dans votre voisinage écrivez à Dr Peter Fahr-ney ôc Sons Co.t 2501 Washington Blvd., Chicago, III.Livré exempt de douane au Canada, New-York.\u2014 Les résultats d'un recensement sur l'enseignement des langues vivantes dans les \u201cSenior High Schools\u201d municipales de New-York montrent que l\u2019étude du français n\u2019a cessé de réaliser de constants progrès depuis 1917.Le nombre des élèves ayant choisi l\u2019étude de cette langue est passé de 20,336 en mars 1920 à 33,743 en mars 1925, à 50,310 en mars 1930 et à 71,793 en mars 1934.Après le français, l\u2019espagnol vient au second rang avec 37,045 élèves, suivi de l'allemand 22,550 et de l\u2019italien 4,900.Dans les \u201cJunior High Schools\u201d, le français détient également la première place avec 40,663 élèves contre 4,052 pour l'allemand, 3,835 pour l\u2019espagnol et 2,808 pour l\u2019italien.Signalons à ce sujet l\u2019intéressante initiative prise par l'Université Ford-ham, dirigée par les Pères Jésuites.Sous le titre \"Fordham-France\u201d paraît mensuellement, depuis quatre ans, un journal rédigé en français par un Comité d'élèves.Son progiamme, très varié, s\u2019il inclut nécessairement une large chronique des événements de l\u2019Université, s'intéresse en majeure partie aux faits de France et aussi du Canada français.L\u2019histoire de la France, les questions qui touchent aux multiples aspects de sa vie économique, sociale, intellectuelle et religieuse, sont les sujets d'études diverses, qui apprennent aux jeunes lecteurs de Fordham-France\u201d à apprécier sainement par le moyen de sa langue propre, le génie français.Disons, d\u2019ailleurs, que \u201cFordham-France\u201d est rédigé de façon remarquable et que la maîtrise avec laquelle, en dépit de quelques erreurs inévitables, ses rédacteurs manient notre langue, montre l\u2019excellente qualité de l\u2019enseignement du français à Fordham, Notre paroisse était représentée chez nos voisins de St-Michel de Rougemont et St-Paul d\u2019Abbotsford, samedi soir aux soirées données dans ces localités au bénéfice des oeuvres paroissiales.Mardi soir, le 6 novembre, nous recevrons à notre tour pour une partie de cartes suivie d\u2019un programme artistique; il y aura des prix nombreux et bien choisis.Cette organisation est au profit de la bibliothèque.\t.\u2014M.et Mme Henri Grisé étaient à Verdun, mercredi dernier, pour le baptême de leur petite-fille et filleule Ghislaine-Marie-Cécile, enfant de M.et Mme Paul-Henri Chcnette.La porteuse était Mlle Cécile Chenctte, de St-Hyacinthe, tante du bébé.\u2014Un groupe d\u2019artistes amateurs de Montréal ont joué avec succès sur la scène du collège, la comédie en trois actes: \"Disparu\u201d, samedi soir dernier.La musique fournie par l\u2019Harmonie du collège, reçut de longues et chaleureuses acclamations.\u2014L'Oeuvre des Tabernacles a ses séances régulières au couvent, depuis le début d\u2019octobre.C\u2019est une des organisations de l'Amicale des Anciennes Elèves.:-o-: L\u2019ile est déserte.(suite de lu 'le page) Et, maintenant, vous allez vous découvrir pour le salut à nos couleurs ! \" A ce moment, tous les yeux sont fixés sur le grand fanion, dont les plis soyeux semblent caresser le ciel le fanion qui est beau sur la terre peut-être plus émouvant encore à la mer.De toutes les poitrines monte le chant d\u2019adieu: Faut-il nous quitter sans espoir de nous revoir un jour! Ce n\u2019est qu\u2019un \"au revoir\", mes frèrés, Et nous nous reverrons un jour Car Dieu, qui nous voit tous ensemble, Et qui va nous bénir.Saura nous réunir! .* * * Alors, dans un silence d'église, l'aîné de la colonie, un grand de 20 ans, amène le pavillon le pavillon qui résiste qui se débat, comme un grand oiseau refusant de quitter l'azur, et qui descend lentement lentement .le grincement de la poulie mordant sur le coeur de chacun.Le ciel est devenu vide.La hampe seule se profile audessus des cours .Plus d\u2019un colon essuie une larme * * * Et toujours, section par section, les jeunes gens se dirigent vers les autocars, aucun bateau n\u2019étant assez grand pour les recevoir tous, avec leur innombrable \"barda\u201d.Là, un dernier salut à l\u2019ile à son bon recteur, toujours si hospitalier Et, tout le long du port, s'égrènent les lourds véhicules qui, peu à peu, deviennent de petites choses sombres entre les marais salants, éclatants de blancheur .* * * Sans rien dire à ses enfants, leur curé parisien a pris les devants dans une petite voiture plus rapide.Et, quand les cars arrivent devant les cinq kilomètres du Goâ où déjà remonte la mer, alors c'est l'adieu définitif du père.Les bras s\u2019agitent .les colons crient: \"Hip .Hip Hurrah!.\t^ Et puis, plus vite encore que tout à l'heure, tout cela s'amenuise .se perd .s'évanouit.La grande île est déserte .Les enfants sont partis ._________________Pierre L\u2019ERMITE MAL EN TRAIN?COMMENT VA VOTRE F01ET Stimulez U BUe de Yotre Foie \u2014Sans Calomel orp&JM.m&l» II peut.» rilf retlt» tt éliaulo*-1» àèrrmer son tflux uUlé LU luira uisées.Votre pharmacien n\u2019en a qu\u2019un nombre limité.:-o-: Grand Guignol En même temps que les journaux nous servent tout chaud le Grand Guignol de la boucherie exécutée par un fou de la ville de Québec, la radio y va.elle aussi, de scs sensations affriolantes.Le poste CKAC donnait hier soir une pièce de Grand Guignl de très bas étage où l'on faisait étrangler, au milieu d\u2019indescriptibles hurlements, un enfant par son père devenu fou.En toute justice pour la maison qui commanditait ce programme, nous devons ajouter que le choix de ses pièces est ordinairement très bien fait, et que l'exécution est très soignée.Mais le Grand Guignol d'hier soir est à réprouver.Nous demandons qu\u2019on veuille bien se souvenir que la radio est un vaste théâtre où assiste toute la famille et qu\u2019on doit apporter dans le choix des matières à présenter, beaucoup de prudence, de mesure et de discrétion.Qu\u2019on veuille bien se rappeler surtout que parmi les auditeurs de la radio, il y a les enfants.Et puis qu\u2019on ne vienne pas alléguer la raison artistique.Car la torture et \"horreur physiques ne sont pas du domaine de l'art mais de la physiologie.Ebranler les nerfs des auditeurs par des hurlements de cannibales, les bruits que fait une gorge d\u2019enfant qu\u2019on serre, ne relève pas plus de l'art qu\u2019une massacre d'une population par une soldatesque ivre.C\u2019est un moyen très facile d\u2019émouvoir son auditoire, et que beaucoup de ratés ont utilisé largement, mais qui ne relève que de la médecine ou du cabanon.Il est une autre pièce du genre, d'un réalisme brutal, aussi peu artistique, mais qui empoigne le bon peuple.C'est le drame du monsieur vitriolé par une femme et qui réussit ! à la vitrioler à son tour, au milieu | d\u2019une orgie de cris épouvantable, de hurlements de douleur à rendre fou.!1 est vrai que lorsque l\u2019annonceur dit béatement après cette démence orgiaque jugulaire, l'excellence de telle potion pour guérir les gorges éraillées, la pièce prend une allure de charge narquoise sur la badauderie des auditeurs.Cela peut devenir d\u2019une haute ironie.Mais on doit toujours se rappeler qu\u2019il y a des enfants qui écoutent à la radio.Or, si nous ne faisons erreur, il doit exister une Commission canadienne de la radio, censée exercer une sorte de censure sur l'annonce, les programmes, etc.Elle ne paraît pas avoir exercé ses foudres très souvent, car jamais l\u2019annonce n'a été aussi \"déguculassc\u201d, pour employer un terme populaire cru mais très expressif.On nous permettra d'ajouter que cette dernière remarque ne s'applique pas à une compagnie dont l'annonce est sobre, bien rédigée, et très bien faite, d'ordinaire.\u2014 A.G.\"Le Devoir\" ST-SIMON \u2014M.et Mme Alexandre Beauchamp, M.Gaston Beauchamp, M.et Mme A.Marin et leur fils, M.et Mme Jean Brièrc de Montréal étaient de passage récemment chez des parents K PAPIERS À \\ CIGARETTES VOGUE tTDE qualité SUPÉR|EURE CIGARETTE l % LIVRET ORDINAIRE OU AUTOMATIQUE! SI Ull MENT Saveur insurpassable Trais des plantations\u2019 C63F Finie! la corvée du jour de lavage.avec une LAVEUSE ELECTRIQUE » , * » * ¦\t*.Hi-\t*\tI Il est suranné de s'éreinter sur une vieille planche à laver \u2014 d\u2019abîmer vos mains, de ruiner votre santé, d\u2019user les tissus.Lavez sans efforts \u2014 pai l\u2019électricité.II est si facile de se procurer une laveuse électrique et son fonctionnement coûte vraiment peu \u2014 10 sous en moyenne paiera le courant pendant tout un mois.Prenez par ex cmple une laveuse ABC de Northern Electric.Vous pouvez en avoir une pour un petit paiement comptant et la balance répartie sur une période de deux ans.Elle est payée avant que vous ne vous en aperceviez et pendant ce temps, vous avez été libérée de la corvée des jours de lavage.la SOUTHERN CANADA POWER COMPANY\tLIMITED \u2022\u2018APPARTENANT À CKI/X QU'KUJS HKRT\" VENDREDI 2 NOVEMBRE 1934 LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE CONVENTION REGIONALE (suite en dernière page) M.Mercure attribue pour une bonne part la désertion des campagnes au manque de sympathie des citadins pour l'agriculteur.On a trop regardé T'Habitant\", comme un être inférieur.Or \"le cultivateur pour être heureux de son sort, doit se sentir aimé et aidé par les autres classes\".\"Si trop de jeunes ruraux ont été chercher leur bonheur dans les villes c\u2019est qu\u2019ils avaient compris avec leur intelligence d\u2019enfant que \"le petit cousin de la ville\" se considérait supérieur à lui, que le \"petit cousin de la ville\" riait de sa manière de s\u2019habiller, de sa manière de parler et de sa timidité à se présenter.Si trop de ruraux ont été chercher leur bonheur en ville, c\u2019est que plusieurs ont compris tout le mépris qu'on mettait dans le mot \"habitant\".Et alors M.Mercure d\u2019interroger les citadins: \"Pouvez-vous leur faire le reproche de vous avoir enlevé à la ville vos positions et d\u2019avoir causé le chômage?\" M.Mercure réclame l\u2019ouverture d\u2019écoles moyennes d\u2019agriculture, l'électrification des campagnes, un marché stable et surtout beaucoup de secours moral.\"Que chacun fasse sa part\".A la suite des débats, deux résolutions ont été votées à l\u2019unanimité: \"Demander au gouvernement des agronomes pour les cours d'hiver aux cercles ruraux\".\"Exiger de la compagnie du Pacifique Canadien l'enrôlement d\u2019un chef de train bilingue sur ie parcours St-Guillaume-Farnham\".Le \"mot d\u2019ordre\" du Comité régional fut lancé par M.R.St-Onge, vice-président.Emboitant le pas avec le Comité de refrancisation, il dénombra les multiples raisons que nous avons de demeurer français.Rien de plus fort: c'est l\u2019union du devoir et de l\u2019intérêt.Intérêt, parce que le Canadien-français, \"de par son esprit de travail et d\u2019économie, son bas de laine, sa petite industrie, est Rationnellement et individuellement riche et prospère\".Que dire de la richesse et donc de l\u2019influence de la littérature française?De plus, le caractère de bilinguisme du Canadien-français le dédouble aux yeux des patrons, même anglais.Enfin la conservation de notre foi est intimement liée au sort de notre individualité française.Nous appelant au devoir, la Providence et les aieux, qui pour la poursuite de l\u2019idéal apostolique de notre peuple, qui pour la conservation et l'accroissement de l\u2019héritage national ont si bien préparé la voie.\"Le front haut!\u2019\u2019, dit l\u2019orateur à la fin de son allocution.M.Alain, délégué du Comité central salue la région et lui apporte l\u2019assurance de la collaboration entière de ses chefs.Il se dit persuadé que c\u2019est par la jeunesse que la crise sera vaincue.Aux grandes réformes les grandes forces! L\u2019exemple de l\u2019Italie, de l\u2019Allemagne et de la Russie nous en donne un probant témoignage.La jeunesse ramènera la paix dans la nation et la joie au foyer, pour peu qu\u2019elle ne rencontre pas toujours sur son chemin des \"semeurs de glace et des briseurs d\u2019ailes\".Mgr Decelles égaye l\u2019assemblée par une allocution toute spirituelle.Un libraire-éditeur allemand, (un Juif probablement) voulant gonfler sa caisse, présente au public curieux de sensations l\u2019ouvrage que voici: \"Ce que toute jeune fille doit savoir avant le mariage \" Le livre s\u2019enleva en quelques jours.Le libraire fit fortune.Mais au bout de quelque temps, les citations en cour commencèrent à pleuvoir dru sur le pauvre Juif.On l'accusait d\u2019avoir trompé les gens par un faux titre.En effet, le livre en question était un recueil de recettes de bonne cuisine.Traduit devant les tribunaux, il gagna son procès.Le juge déclara que c\u2019était vraiment ce qu'une jeune fille devait le mieux savoir avant le mariage.Son Excellence appliqua l'anecdote à la situation de l'acéjiste.Avant de vous lancer dans la vie, apprenez les règles d'une bonne cuisine intérieure.Remplis d\u2019humilité, efforcez-vous de devenir \"spes gloriae Chris- -\u2022 h tu M.l'abbé E.Martel, aumônier régional, donna les conclusions de cette belle journée de travail accjiste.Il résuma l'action sociale du jeune dans ces deux mots: Vivre ses convictions.L\u2019enthousiasme de notre aumônier régional, l\u2019esprit d\u2019organisation de M.le curé Girard, de St-Jude, le nombre plus qu\u2019ordinaire de congressistes et la présence active de son Excellence Mgr Decelles ont contribué à faire de cette journée une des plus belles de l'histoire acéjiste maskoutaine.Voici comment se répartit notre A.C.J.C.régionale: Cercles de collège: Au Séminaire et au collège Sacré-Coeur.Cercles urbains à St-Hyacinthe, Granby, Farnham, Sorel, Acton-Vale, Bedford, Cowansville et Marieville.Cercles ruraux à St-Jude, L\u2019Ange-Gardien, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Ours, Sle-Madcleine, Saint-Barnabé, Ste-Hélène, Saint-Hugues, Saint-Denis, Saint-Thomas d\u2019Aquin.Nous comptons donc 20 cercles et 425 membres.Voilà un groupe de jeunes bien résolus et sur qui l\u2019on peut compter.L A.C.J.C.dans le diocèse ce n\u2019est plus une abstraction.425 jeunes qui veulent c\u2019est une force, et mieux, comme le disait notre ami Alain du comité central, c\u2019est un torrent.Le conseil de l\u2019Union, réélu par acclamation à la séance de la matinée, se compose de MM.Lucien Beauregard, président; Roger Saint-Onge, premier vice-président; Ferrier Chartier, deuxième vice-président; Léo Geoffrion.secrétaire-archiviste ; hernand Hallé, secrétaire-correspondant; Lucien Lemieux, trésorier; Dr L.Deslauriers, Roger Brodeur, J.-Antonio Lamoureux et Antonio Chabot, conseillers.Aux heureux candidats, nos félicitations et nos voeux de succès.Maurice Archambault, président du Cercle Girouard, secrétaire de la convention DANS NOS CAMPAGNES 4 ans de pénitencier.(suite de la 1ère page) dit que ce n\u2019était pas , le temps de larmoyer, mais qu\u2019elle aurait dû réfléchir avant d\u2019orienter sa vie comme elle l\u2019avait fait.Il rappela qu\u2019en vertu de l\u2019article 303 du Code criminel, elle était passible d'une condamnation au pénitencier pour la vie; qu\u2019elle avait risqué même une accusation pour meurtre, dans le cas où une de ses clientes serait morte entre ses mains; et qu\u2019il fallait être paresseuse, vorace et vicieuse, pour essayer de gagner de l\u2019argent avec les moyens qu\u2019elle avait pris.Sept jeunes filles, dont les noms sont connus de la police, étaient impliquées dans l\u2019affaire Gauthier.Trois d\u2019entre elles seulement furent appelées à témoigner et le juge dit qu\u2019il en avait entendu suffisamment pour trouver qu\u2019il y avait matière à procès.La plainte contre l'accusée portait qu\u2019au moins sept opérations illégales avaient été pratiquées par celle-ci.de 1932 à 1934.\u2022-O- \u2022< LES LIVRES (suite de la 1ère page) 1930: Raymond Tanghe \u2014 La Géographie humaine de Montréal.1932 : Alfred Desrochers \u2014 A l\u2019Ombre de l'Orford \u2014 Robert Choquette \u2014 Poésies nouvelles \u2014 Harry Bernard \u2014 Juana, mon aimée.1933: Adolphe Nantel \u2014 A la hache \u2014 Albert Pelletier \u2014 Egrappages.1934: Georges Langlois \u2014 Histoire de la population canadienne-française \u2014 M.Claire Daveluy \u2014 Jeanne Mance.Cette liste manifeste bien que, pour ne pas prétendre publier uniquement des ouvrages marqués du sceau du talent, les Editions Albert Lévesque comptent dans leur fonds quelques-unes des meillei;res nouveautés littéraires parues depuis 1924.ACTON-VALE Voici le recensement tel que donné au prône de la grand\u2019messe par M.le curé, résultat obtenu d\u2019après la visite de paroisse qui a eu lieu au début de cet automne.A la campagne, il y a 163 familles catholiques dont 740 communiants et 220 non communiants, ce qui donne une population de 960 âmes catholiques; il y a en plus 3 familles ou 7 âmes protestantes, ce qui forme un total de 965 âmes.A la ville, il y a 384 familles catholiques dont 1629 commuiants et 354 non-communiants, formant une population de 1983 âmes catholiques en plus il y a 7 familles ou 24 âmes protestantes; ce qui forme un total pour la ville de 2007 âmes.La ville et la campagne réunies forment une population catholique de 547 familles dont 2369 communiants et 574 non communiants; ce qui donne 2943 âmes catholiques.En plus il y a 10 familles protestantes ou 32 âmes.Donc la population totale de la ville d'Acton-Vale, ville et campagne réunies, est de 557 familles ou 2975 âmes.Ce qui fait une augmentation de 90 âmes à comparer avec la population de l'an dernier.Cela est dû grâce au travail régulier dans nos industries à savoir la Acton Shoe, la Acton Rubber et la Acton Silk Mills, surtout cette dernière qui a attiré plusieurs familles dans notre ville.\u2014M.l\u2019abbé Chagnon, de l\u2019évêché de Saint-Hyacinthe, était de passage samedi dernier dans notre ville.\u2014M.Eugène Rivest, de Joliette, est venu passer une quinzaine de jours dans notre ville.\u2014M.Raoul Guilbert, de Montréal, était à Acton-Vale dimanche der- \u2014Notre marché est toujours plein d\u2019activité le samedi.Plusieurs bouchers ont des tables tant en dehors qu\u2019en dedans de l\u2019Hôtel-d^-ville.Ré-gulièrment il y a des pâtisseries étalés, et même on commence à voir des gants, mitaines et autres articles fabriqués par nos cultivateurs tirant profit de la petite industrie, mouvement lancé depuis quelques années.\u2014Mercredi dernier, notre cercle Saint-André recevait l\u2019aumônier du comité régional, M.Eucher Martel, en compagnie du président, M.L.Beauregard, et de plusieurs autres officiers du comité régional.:-o-: St-Paul d\u2019Abbotsford mer.\t\u2022 \u2014La famille de M.Brodeur, qui résidait à Granby, est venue occuper un logis dans notre ville depuis lundi de la semaine dernière.M.Brodeur a été spécialement demandé par la Acton Rubber pour un poste important dans la confection du caoutchouc.Ces jours derniers, M.le curé J.H.Phaneuf a béni le mariage de M.Fernand Casavant avec Mlle Lucienne Ostiguy.M.Emile Casavant servait de témoin à son fils et M.Charles Ostiguy à sa fille.Le choeur de chant, sous la direction de Mlle Yvon ne Stebbens organiste, nous fit entendre de jolis morceaux.Les solistes furent Mme G.H.Rochon, Mlles Y.Stebbens, Madeleine Maynard et Aline Handfield.Après le mariage tous les invités se rendirent à la salle paroissiale où le vin et un goûter furent servis, après quoi les heureux époux partirent en auto pour un voyage à Ottawa.\u2014M.et Mme Henri Blanchard et leur famille doivent nous quitter ces jours-ci pour aller demeurer à Moonbeam Ont.\u2014Samedi le 27, à la salle paroissiale nous avons eu une magnifique partie de cartes, organisée par les familles Victor Auger, Emile Casavant et Léon Labonté.Les recettes qui furent des plus satisfaisantes seront pour restaurer les murs de notre église.\t' \u2014Les RR.Srs de la Charité de l\u2019Hôtel-Dieu de St-Hyacinthe sont venues cette semaine faire la quête annuelle dans notre paroisse.\u2014MM.et Mmes Aimé et Maurice Blanchard de Montréal ainsi que Mme I.Adam, de Farnham, sont venus ces jours derniers chez M.Hervé Paquette.\t^ \u2014Le Dr J.G.Sénécal qui résidait parmi nous depuis quelques mois nous a quittés la semaine dernière pour aller demeurer à New York.\u2014Lors d\u2019un récent concours de plusieurs districts, pour les beurreries les mieux entretenues, M.Emile Casavant fut l\u2019heureux gagnant du premier prix.-:-o-:- STE-HELENE En visite demèirement chez M.Norbert Gaudette: M.et Mme Josa-phat Lapierre et leur fille Mlle Jeannette ainsi que Mme Conrad Gaudette et son bébé, tous de Montréal, Mme C.Gaudette visita aussi son père M.Alexandre Boucher.\u2014Chez M.Antoine Dudevoir M.et Mme Joseph Dudevoir et leur fille Mlle Antoinette M\u201e Caron tous de St-Hugues.\u2014Chez M.Z.Sawyer: M.et Mme Zéphirin Roy et leurs enfants Gérard et Thérèse ainsi que M.Tétreault de Saint-Hyacinthe.\u2014Chez M.Michel Dolbec sa fille Mlle Laurette de Montréal.\u2014Chez M.W.Messier sa fille Mlle Cécile de Montréal.\u2014Mlle Gabrielle Dufault a passé quelques jours à Drummondville chez M.Isidore Dionne son oncle, visitant aussi ses autres parents.\u2014Mlle Thérèse Guertin est revenue enchantée d\u2019un voyage de quatre mois à Waterbury où elle était chez son frère Georges, elle s\u2019est aussi rendue à Providence R.I., chez son oncle M.Oliva Boudreault et a visité un très grand nombre d\u2019autres ' villes.\u2014Un grave accident est arrivé à M.Flavien Beauregard la semaine , dernière, étant à bûcher du bois sur j un lot au quatrième rang, sa hache : dévia et lui fit une entaille à une t jambe.Ces jours-ci son état est satisfaisant.p) FONDÉ EN 1853 notre atelier typographique a a m S g g g z 2 2 I L=: m e fa 1 a [3 g est le plus ancien, le plus moderne, ______le mieux outillé de____ »\t>\tT'*,\t-\t\u2022\th\t~ la région; confiez-lui votre prochaine commande d'imprimerie Le Courrier de Salnt-Hyacinthe PETITES AN N O N CK k UNE AUBAINE\u2014 Avec t«7\u201e à $2a.OO comptant vous vouslmi curerez un lot à bâtir de 50 x Ion P
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