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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 6 septembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1935-09-06, Collections de BAnQ.

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[" NOS INSTITUTIONS - NOTRE LANGUE - NOS DROITS 63c ANNEE No.28 COURRIER \u2022 .uUIMAIREde ST-HYACINTHE VENDREDI 6 SEPTEMRBE 1935 Belle nomination pour Me Laurent Beaudry Il devient sous-secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures, _ à Ottawa.\u2014 Né à Saint-Hya-ML cinthe.Un ancien de Saint-Hyacin-Me Laurent Beaudry, avocat.ci devant conseiller juridique des Affaires étrangères du 'ônada.a été nommé jeudi dernier sous secrétaire d\u2019Iitat aux Affaires extérieures, en remplacement de M.W.H.Walker, cédé il y a deux ans.Le poste était vacant depuis.M.Laurent Beaudry est le frère de feu le Dr I A.Beaudry, décédé il y ja quelques années dans notre \u2022ille II était né à Saint-1 lyacin-he et il fit ses études classiques notre Séminaire.Il étudia en-huite à l'Université Laval de [Québec, à Paris et à Oxford, [Angleterre, en qualité de bour-r Rhodes.A son retour d\u2019Eu- L\u2019 EST NOMME CURE A ROXTON-FALLS Il remplace M.l'abbé J.-A.Monfet, malade depuis longtemps.\u2014 Il avait été directeur des élèves, au Séminaire Me Lucien Gendron, C.R., un fils de A TRAVERS LA S.-Hyacinthe, ministre de la Marine yiE DU PEINTRE Sa nomination a été annoncée vendredi dernier, 30 août, par Thon.R.-B.Bennett, premier [H rv i T T /\\ it n r| I) P ministre du Canada.\u2014 Un de nos criminalistes les plus en vue.\u2014 Professeur de droit à\t|j [j ^ (J [j l\u2019Université de Montréal.avocat de Montréal, professeur de droit à 1*Université de Montréal et l'un de nos criminalis-de Saint-Hyacinthe, de 1932 [tes les plus en vue, a été nom* à juin 1935,\t| me ministre de la Marine dans i le cabinet fédéral de M.Bennett, vendredi dernier.Il remplace comme tel Thon.Alfred Duran leau, nommé juge de la Cour Supérieure.Le nouveau ministre de la Marine est originaire de Saint Hyacinthe, où il est né le 28 août 1890, fils de Me Aimé Gendron.l\u2019un des associés NOTES BIOGRAPHIQUES Saint-Hyacinthe, il vient d\u2019être nommé curé de Roxton-Falls, dans le comté de Shcf-ford, où il succède à M.l\u2019abbé rope, il devint secrétaire de mi-j J.-A.Monfet.malade depuis .isire à Ottawa, puis s occupa longtemps.Ce dernier prend sa de journalisme, passant quel-j retraite: il était curé de Rox-iues années au Soleil de Que-1 ton-FalIs depuis le 25 avril bec, à titre de rédacteur en chef.1928.[En 1927, M.Beaudry était nommé premier secrétaire de la [légation canadienne à Wnshing- Le dernier en date des curés du diocèse de Saint-Hyacinthe, est M.l\u2019abbé Euclide T héberge.ci-devant directeur des élèves au Séminaire de cette ville.Par décision de S.E.Mgr Fa- bien-Zoci Deed les.évêque de de lancieiinc raison\tTel- lier.Lussier & Gendron.Après Me Lucien Gendron.C.R., |ses études au Mont-Saint Louis de Montréal et * à l\u2019Université Laval de Québec, il tut admis au Barreau en 1912.ci com mença d\u2019exercer sa profession clans sa ville natale, dans Têtu de de l\u2019ancien associe de son père, Me Louis Lussier.11 lut nommé conseiller du Roi par le gouvernement de Québec Marié à Mlle Marguerite Delorimier.fille de Me Raoul Delorimier, C.R., de Montréal, il a quatre enfants, trois garçons et une fille.Fait à noter, la famille Gendron a joué jusqu'à date un rô- le assez important dans notre histoire politique.Le grand- portraitiste français mourut à Saint-Hyacinthe, au manoir seigneurial, le 26 avril 1843.\u2014Ruiné, il avait été accueilli par Mme Jean Dessaulles.par GERARD M0R1SSET père paternel du nouveau ministre de la Marine.M.Pierre-Simon Gendron fut député conservateur de Bagot de 1867 à 1876, à l'Assemblée législative, et en meme temps, plus précisément de 1867 à 1874, député pour le même comté au Parle- Les amis de la petite histoi-ment fédéral.C\u2019est un fait assez re maskoutaine savent que le rare dans nos annales politi- /X'intre français Louis Dulong-ijnos.Quant au grand-père ma- pré, portraitiste et peintre d\u2019è-ternel île M.Gendron.M.Mil- glise.vécut longtemps éi Saint-ton MacDonald, il fut député Hyacinthe et dans la région, et de Bagot à L Assemblée législa- j ôre.tout «*ntlcr A nue Indicible ômotlon; Virginia.le coiMir cliautant.(\"ôtait pour «*«*s |H*t It» \u2022 .De retour à son «'tuile, l'a voeu t re- Au «llner, une magnifique gerb«* «le vôi ut îles minutes lnleiis«»s.Soinbiln,\troses s'ôpanilait dans une Jardinière, images «b* ses saintes aïeules s\u2019uni-\tMaud, remise «!«\u2022 sa KccoUKse, avait nièrent et criaient: D n«»tre «\u2022nfaiit,\tvoulu rapinder leur 23e annlversaire de »i> digne! mariage.Vers deux lieures, Il .»rt
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