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Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 22 novembre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1940-11-22, Collections de BAnQ.

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[" Witt- ¦ V 4?A S ' WN f\t-* -\u2022* Vi \u2022 \u2022 \u2022 .»\u2022 \u2022\u2022, .* .-\"\u2018y .-VO.îx \u2022/ tsfi ¦« nocïkti ( ON( Wl>i mm >\u2022> *» j>:%v ' ' S&mI % - \u2022 V \u2022 ÿ»'> MX\\ur le centre d\u2019entraînement de kint-Hyacinthe, pour y faire ses \u2022ente jours de service.A peine en kit-il sorti qu\u2019il était à son tour «\u2022Tété, sous la même accusation que ta compagnon.Le prévenu se dépendit en disant qu\u2019il n\u2019était plus ¦cataire de la maison de Riche- qu\u2019il avait même loué celle-au Chinois Peck, au mois d\u2019août trnier.et il donna comme preuve *\tbail dûment signé.Pour son \u2022alheur, il fut cependant prouvé -* Garceau se rendait chez le Illinois, à Richelieu, presque cha-*«e jour, durant le mois de sep-*nbre.Pour son malheur aussi, < Chinois témoigna contre Gar-disant même que l\u2019alambic ¦*si appartenait à ce dernier.Après audition des témoignages, obtenus pour une partie à l\u2019aide d'un interprète chinois, le magistrat de district Emile Marin, de cette v\\\\\\e, à qui l\u2019affaire avait été sounAst, condamna Garceau.Il dôclara qu\u2019il y avait contre lui une forte présomption, et qu\u2019il consi-aérnit le bail produit comme un bail fictif.Cinéma éducatif dans nos écoles Nombre de citoyens étaient hvrl-dimanche dernier A l'Académie i* retiard de cette ville, pour y jir-,^er A une représentation cinéma-^niphique, d\u2019un genre éducatif.La g présentation avait été organisée a suite «le l\u2019achat, par la Coin-lésion Scolaire «le Sûint-Hyaeln-dune machine & projections r* pliLs nunlemcH.Igi Commission LïUa,t t tout ! Les nouvelles Oldsmol -sont plus gross étant plus long;, euses\u2014i Elles sont plus moteur améiior les niodèlqs sixe confortables \u2014 _ roulement rythmique.Mais de plus beau, c\u2019est que tous Olusmohile 1941 sont ofle commande hydraumatique nouvelle Oldsmobiîc dans les ni» mwmi IfflRUIf Bi üidk En temps de guerre comme en temps de paix, les banques à charte du Canada continuent à remplir leur rôle utile.Elles sauvegardent l\u2019avoir des déposants et facilitent la marche des affaires dans le pays, tout en aspirant au rétablissement dc la paix ct de la liberté, condition première d\u2019une prospérité durable.CONCORDE AUTO DISTRIBUTEUR : OLDSMOBILE, CHEVRC EMILE BEAUDRY, TEL.lî)\tHEN1 Î30, RUE CONCORDE LES BANQUES A CHARTE DU CANADA MA 1*1-1 Pour faire suite à une lettre du Directeur des Services, l\u2019éche-vin Bergeron donne avis qu\u2019à la I \"\t° *vJ _____J .J J ^ J i 1 tfrtt* L>' monies dlrlate pan» Que noiu qualification* de rouge* et tfc2*oD9 uos lutte* fratricides; Honoré MERCI EH ' No.40 ANNEb ¦p.COURRIER SAINT-HYACINTHE fondé en isna - *n chef\tHarry Bernard oMACteur en en ex\t# B\tSaint-HyacUitke e*t publié et Imprimé p»r la Oom- U c «t de Comptabilité de Saint-Hyacinthe, (Limitée).»!\u2022 dj£?ü rue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe.ABON N EM HNT \\o* 88-7Ü\u2019 ru* Canada.Jl-O® Eta U-Un U, $2.00 VENDREDI 22 NOVEMBRE 1940 DANS TERREBONNE et mégantic a Hector Perrier, secretaire de la province, est élu dans le romté de Terrebonne, mais le candidat libéral est battu dans Mégantic.\u2014 Dans ce dernier comté, M.Tancrède Labbé, candidat de l\u2019Union nationale, l\u2019emporte par 54 voix de majorité.\u2014 Est-ce le commencement de la fin, pour le gouvernement de M.Godbout?Si M.Hector Perrier, ministre du cabinet Godbont, a été élu mardi dans le comté de Terrebonne, il n\u2019en est pas dt même du candidat libéral dans Mégantic, M.Ollivier.Alors que M.Perrier compte une majorité de 989 voix, M.Ollivier a été défait par M.Tancrède Labbé, candidat de l'Union nationale, ancien député, par 54 voix de majorité.Dans les deux comtés, la lutte fut spectaculaire et prit une telle allure, à certains moments, qu\u2019on ne savait plus que prévoir.Dès les premiers rapports de l\u2019élection, mardi soir, la victoire de M.Perrier semblait assurée.Il n\u2019en était pas de même pour M.Ollivier, qui paraissait en tête dans Mé-rantic avec une très faible majorité.Le lendemain, de bonne heure, on annonçait que M.Ollivier était nettement battu tt son adversaire, candidat de 1 Union nationale, élu.Cette situation donne lieu à de sérieuses réflexions.Elle n\u2019est pas sans démontrer, à première vue, l\u2019impopularité du gouverne-mant Godbout et, de la part du peuple, un ressaut de sympathie à l\u2019endroit de M.Duplessis et de l\u2019Union nationale.Déjà les observateurs politiques se demandent si la victoire de l\u2019Union nationale, dans Mégantic, n\u2019est pas le premier indice d\u2019une seconde glissade du parti libéral dans la province, et le signe avant-coureur d\u2019une nouvelle victoire de l\u2019Union nationale, en temps opportun?Logiquement, et tenant compte de moeurs politiques bien ancrees, le gouver-neemnt se devait d\u2019enregistrer deux victoires mardi.Le régime Godbout, qui paraissait si puissant aux élections générales d\u2019octobre dernier, montre déjà, après un an à peine, qu\u2019il a des pieds d\u2019argile.Il est à peu près inouï, dans des conditions ordinaires, qn\u2019un candidat ministériel ne soit pas élu cher nous, au cours d\u2019une élection complémentaire.Plusieurs explications s\u2019offrent, mais la première est le souci qu\u2019a la population d un comté de se ranger avec le gouvernement, ne serait-ce que pour obtenir ses faveurs, ou pas être oubliée par lui, ignorée, mise pour ainsi dire au rancart, dans la distribution d\u2019octrois, de travaux publics, de toute douceur relevant du patronage.Le peuple connaît les habitudes des politiciens, les motifs qui les animent, les rancoeurs qui servent d\u2019excuses à leurs actes, et il se conduit en conséquence, avec une belle prudence, quand il s\u2019agit de choisir un député en dehors d\u2019une élection générale.A ce propos, se rappeler que le gouvernement d\u2019Union nationale, dirigé par M.Duplessis, n\u2019a été défait dans aucune élection complémentaire, de 1S36 à 1939.Ce fut successivement la Beauce, Bagot, Chicoutimi, autant de victoires pour 1 Union nationale, autant de \"parterres\u201d, comme disent nos gens, pour le parti libéral.Que cette loi de l\u2019élection complémentaire gagnée d\u2019avance, pour ainsi parler, n\u2019ait pas joué cette année dans Mégantic, cela souligne un mécontentement grave cher l\u2019électorat, et laisse entrevoir toutes les possibilités, advenant une élection générale.Que le gouvernement l\u2019ait emporté dans Terrebonne, il n\u2019y a pas lieu de s étonner, étant donné surtout la qualité de ministre du candidat libéral.Lo résultat est tel que prévu, et il paraissait impossible qu il fût autre.Mais le gouvernement, pour bien établir son empire sur l\u2019électorat, se devait de faire élire ses deux candidats.Si l\u2019un est resté sur le carreau, c\u2019est ce que les choses ne vont pas pour le mieux dans ce monde que les libéraux aiment à dire parfait.* * * \u2019En marge de l\u2019élection proprement dite, on ne doit pus perdre de vue que M.Perrier, ministre du cabinet, et surtout secrétaire de la province, a été élu.Sa qualité de secrétaire de la province, donc de ministre en fait de 1 Instruction publique, comporte de très graves responsabilités, phis graves même que d\u2019habitude, après la campagne menée par les chefs du gouvernement, sur la nécessité de réformes en matière d\u2019enseignement.M.Godbout, premier ministre, et M.Perrier lui-même se sont engagés à remanier, dans une large mesure, les méthodes d\u2019enseigneme dans la province.Que projettent-ils exactement, on ne le peut dire encore, malgré les demi-déclarations risquées sur le sujet.On sait cependant qu\u2019il se doit faire quelque chose, et dans un avenir rapproché.Des réformes, il y en a sûrement besoin.Souhaitons que celles que l\u2019on recommandera seront conformes, dans l\u2019ensemble, au désir des citoyens, parents des enfants aux études, et aux vues du Conseil de l\u2019Instruction publique, composé des Evêques de la province et de laïques choisis parmi les plus dignes de diriger chez nous l\u2019effort éducateur.Pour l\u2019instant, on doit faire état de trois déclarations: il n\u2019est pas question de créer dans la province un ministère de l\u2019Instruction publique; le gouvernement coopérera plus étroitement que jamais avec le Conseil de l\u2019Instruction publique; les réformes respecteront l\u2019ordre catholique.Ces déclarations offrent déjà de sérieuses garanties, à fa condition qu\u2019on les respecte.Veuillons croire que ce qui raivra, sera d\u2019inspiration aussi honnête.Harry BERNAUD COURRIER ST-HYACINTHE NOS INSTITUTIONS - NOTRE LANGUE - NOS LOIS Nous avons fbrmé iaie Union national au-dessus des partis potttlqués, parce que nous avions Ica mains nettes et que noua entendons les garder nettes.Maurice DUPLESSIS VENDREDI 22 NOVEMBRE 1940 EN MARGE DES ÉVÉNEMENTS S\u2019ILS DISAIENT U VERITE! Parlant à Plessisville dimanche dernier, lhon.Adélard Godbout, premier ministre de la province, y a été de sa déclaration sur la situation militaire du pays.Le gouvernement du Canada, a-t-il dit entre autres choses, ne peut plus conscrire vos fils, si ce n\u2019est pour la défense du pays.11 reprenait, en somme, la thèse de MM.Cardin et Lapointe, qui depuis des mois s\u2019efforcent de faire croire à la population que les soldats mobilisés au Canada, ne sont pas exposés à servir en dehors des frontières canadiennes.Or MM.Lapointe et Cardin trompent les gens, et M.Godbout avec eux.La loi dit que les soldats sont appelés à la seule défense du pays.Mais où sont exactement les frontières du pays?Ou plutôt, où estime-t-on qu\u2019elles se trouvent?Les politiciens ne le disent pas.Dans certains camps militaires, cependant, les instructeurs ne se gênent pas de dire que le pays peut être défendu au Canada, en Islande, en Angleterre, et même jusqu\u2019en Allemagne.Si telle est la conception qu\u2019on se fait, en haut lieu, des frontières du Canada, il est clair que nos jeunes peuvent être appelés à combattre outre mer, aussi bien que sur le continent américain.C\u2019est !i d\u2019ailleurs l\u2019interprétation de tous les citoyens qui.chez nous, ne sont pas prêts à se payer de mots.Aussi *M.Godbout r.-t-il mauvaise grâce à venir raconter que les jeunes Canadiens de la province ne peuvent être conscrits pour autre chose que la défense du pays.La défense du pays, cela signifie le service militaire partout où il sera jugé à propos, par l\u2019état-major.Pourquoi donc ne pas le dire tout de suite?M.GODBOUT ET LE CREDIT AGRICOLE L\u2019hon.Maurice L.-Duplessis, chef de 1 Opposition provinciale et ancien premier miinstrc de la province, a prononcé samedi dernier une causerie qui s\u2019adressait, par voie de TSF, à tous les citoyens de la province.Il y a passé en revue les oeuvres positives du gouvernement d\u2019Union nationale, et mis en regard la politique imprévoyante, non productrice, sinon de taxes et d\u2019impôts, du gouvernement Godbout.Entre autres choses.M.Duplessis s\u2019est arrêté assez longuement au crédit agricole, qui a permis à des milliers de cultivateurs de rester sur leurs terres avec leurs familles, et aidé des milliers de jeunes gens à fonder des foyers ruraux.Quelque 15.000 familles ont ainsi bénéficié du crédit agricole.Le gouvernement d Union nationale commençait à peine son oeuvre de relèvement de l\u2019agriculture, quand vinrent les événements d\u2019octobre 1939.Depuis, M.Godbout n\u2019a pas osé faire disparaître le crédit agricole, mais il n a pris aucune mesure pour le rendre vraiment efficace.Alors que le gouvernement d Union nationale y a consacré $35.000.000., qu'y a consacré le gouvernement libéral de M.Godbout?Cette passivité de M.Godbout à l\u2019endroit des cultivateurs est d\u2019ailleurs facile à comprendre.car M.Godbout, du temps qu\u2019il était ministre de l'Agriculture dans le cabinet Taschereau, déclara à maintes reprises qu\u2019il était opposé au crédit agricole.Il ajoutait même, dans le temps, que les cultivateurs avaient déjà trop de crédit.Inutile de s'étonner aujourd'hui si M.Godbout, devenu premier ministre, ne se met pas martel en tête pour fournir des fonds abondants à l\u2019Office du Crédit agricole.C\u2019est plutôt le contraire qui serait renversant.M.BOUCHARD ET LE BOUT DU BATON M.T.-D.Bouchard, le nôtre, n\u2019a pas bonne presse à Montréal, du moins dans les entours de l\u2019hôtel de ville.A la suite d\u2019une déclaration qu\u2019il se permit tout récemment à Saint-Jérôme, au cours de la campagne électorale de l hon.Hector Perrier, le ministre de la Voirie dit que désormais les échevins de Montréal ne se feront plus élire pour le traitement de $40., par semaine, ni pour le bout du bâton qui valait des fois plus que le salaire.Comme la question rebondissait à l\u2019hôtel de ville, en pleine séance du conseil, l'échcvin Côté s\u2019en prit à M.Bouchard, et sans mâcher ses mots.Je ne permettrai à personne, dit-il, qu on m'attaque dans mon honneur.Je n'aime pas à être insulté par un M.Bouchard qui n'a jamais rien fait de sa vie.Indigné de l\u2019accusation de scandale jetée à la tête des échevins de Montréal, sans distinction, M.Côté déclara que le gouvernement libéral de Québec, dont fait partie M.Bouchard, est bien mal situé pour jeter la pierre à autrui.Qui gouvernait à Québec, demanda-t-il, et par ricochet à Montréal, quand se consommait l\u2019infamie de la Montreal Water {y Powerf Qui gouvernait à Québec, quand se dansait la danse des millions, en marge de la construction du yk>nt Jacques-Cartier?Qui gouvernait à Québec, quand éclatait le scandale de l\u2019expropriation de la rue Jean-Talon, puis celle du Boulevard Saint-Joseph?A ces diverses questions, M.Bouchard ni personne n\u2019a répondu.Mais M.Bouchard devra répondre à d\u2019autres questions, en plus de celles-là.Car certains échevins de Montréal sont bien décidés à lui demander des explications sur son discours de Saint-Jérôme.H.B.LISEZ LE COURRIER DE SAINT-HYACINTHE LETTRE D'OTTAWA Où il est établi que l\u2019hon.M.Godbout, premier ministre du Québec, a manqué au moins sept fois à ce qui est la parole d\u2019honneur En marge, se rappeler que M.Godbout avait été désigné par Thon.Alexandre Taschereau lui-même, ancien premier ministre, pour lui succéder à la tête du gouvernement.\u2014 M.Godbout et la conscription militaire.\u2014 M.Godbout et les comptes publics.\u2014 Quelques textes, examinés en regard l'un de l\u2019autre.Ottawa (Spécial nu Courrier de Saint-Hyacinthe.) \u2014 Il doit y avoir un chef à la tête de l'administration de In province.Ce chef, c\u2019est mol.Je suis le premier ministre que vous avez choisi.C\u2019est moi le premier ministre.\u201d a déclaré l\u2019hon.M.Adélard Godbout, le 20 octobre dernier, à l\u2019occasion du premier anniversaire de l\u2019élection qui l\u2019a porté nu pouvoir en 1939.Mais cette déclaration a été publiée dans La Presse du 28 octobre, sous le titre suivant: \u201cGrave avertissement de M Godbout\u201d.Pour être tout à fait exact, il faudrait ajouter que lo 11 juin 1936, quand M.Alexandre Taschereau, en déroute à la suite des révélations sensationnelles de l\u2019enquête des comptes publics, fut contraint d\u2019abandonner son poste, il ht la déclaration suivante: \"Mes collègues, avec qui j\u2019ai été en étroite collaboration depuis de nombreuses années, s\u2019imposaient évidemment à mon choix.Je me suis arrêté cependant sur Thon.M.Godbout.\u201d Ainsi donc c\u2019cst M.Taschereau lui-méme qui a désigné M.Godbout, lequel est devenu premier ministre de la province de par la volonté de M.Taschereau lui-même.Chassé ensuite du pouvoir parce qu\u2019il avait accepté la responsabilité du vieux régime, il gagna la confiance de l\u2019électorat à la faveur du désarroi causé par la guerre et le cri de la conscription.Et voilà un an qu\u2019il est au pouvoir.Il devait tout naturellement corriger les \u201cerreurs\u201d du régime de l\u2019Union nationale, mettre ù Jour les \"scandales\u201d, \u201cJeter des bandits\u201d en prison et enfin ramener l\u2019ordre, la paix, la justice et la prospérité.Cette première année du régime Godbout a été surtout remarquable par sept manquements à la parole d\u2019honneur, qui ne sont guère de nature à nous rassurer sur les intentions futures du gouvernement actuel.Voici, les textes, les dates, les endroits.Les commentaires sont superflus.Sauf que l\u2019on nous permettra de dire que M.Godbout est un \u201cdigne\u201d successeur d\u2019Alexandre Taschereau, son maître.IL Y A UN AN 1\u2014\tLa conscription.\u201cLe 25 octobre je serai député de L\u2019Islet et premier ministre de Québec.Sachant quelles sont et quelles seront mes responsabilités je vous donne ma paroie d\u2019honneur que je combattrai de toutes mes forces n\u2019iinporte quel gouvernement qu\u2019il soit dirigé par MM.King et Lapointe ou par M.Ma* nion qui laissera établir la conscription au pays tant que les Allemands ne seront pas sur notre territoire\u201d.L\u2019Hon.M.Godbout, dans l\u2019Is-let, octobre 1939.2\u2014\tLa Circulaire de M.Godbou! Au cours des dernières élections provinciales M Godbout u fait distribuer dans toute la province une circulaire électorale Intitulée: \"Que Dieu sauve la province\u201d On y laisait ce qui suit: \u201cElecteurs de Québec réalisez-vous que chaque vote contre Godbout est un pas vers la conscription.Si Duplessis est élu les ministres fédéraux les Hon.Lapointe, Cardin et Power quitteront le cabinet fédéral; un gouvernement d\u2019Union sera alors formé et on votera de suite la conscription.\u201d Dans cette circulaire M.Godbout disait que M.Duplessis s\u2019il était réélu imposerait des nouvelles taxes dont la taxe de vente.Et la circulaire se terminait ainsi: Battons Duplessis Battons les taxes Battons la conscription.3\u2014\tLe* Compte* public* \u201cJ\u2019instituerai une enquête royale.Je sais qu\u2019une partie de l\u2019argent des contribuables est allée dans la poche des bandits.Et si je dis qu\u2019il y a des bandits dans la police provinciale c\u2019est que j\u2019en suis sur.Nous les mettrons en prison ces gens-là, en revenant au pouvoir, vous pouvez en être certain.\u201d \u2018Il y a des bandits dans la police provinciale, des repris de justice.sortis du pénitencier et inarqués au front de crimes infâmes et qui sont restés dans la police malgré les dénonciations que nous avons faites depuis quelque temps.\u201d L\u2019Hon.M.Godbout à Chandler, le 26 juillet 1939.Cette môme déclaration avait été faite par M.Godbout le 24 juillet à New Carlisle.4\u2014\tLa trêve poliliqua Avant les élections d\u2019octobre 1939 M.Godbout a prétendu qu\u2019à cause de la guerre il fallait faire la trêve politique.'Je crois que, dans la situation actuelle, il est de notre devoir de contribuer dans toute la mesure possible à favoriser le calme dans les esprits\u201d disait-il en septembre 1939 en contremandnnt sa tournée électorale dans la région du Lac St-Jean.\u201cNous ne voulons, dit-il alors, en aucune façon distraire l\u2019attention générale du problème le plus angoissant de l\u2019heure présence\u201d.I 5.\u2014Pa» d'élection «n lamps da guarra.\u201cQuand nos deux mères-patrie sont en péril, quand nous sommes menacés de mort Je ne pense pas que l\u2019on doive laisser les électeurs de Terrebonne discuter de ponts, APRES UN AN \u201cSi au moment où l'avenir du monde est en jeu des gens vous parlent de conscription pour gagner des votes et diviser le Canada repoussez-les en leur disant que ce sont des lâches et des traîtres pour le Canada.\u201d L\u2019hon.M.Godbout à Thetford Mines, le 10 novembre 1940.M.Godbout u été élu.Huit mois après nous avions la conscription uu pays et MM.Lapointe, Cardin et Power sont restés ministres.et dans Québec M.Godbout imposa de lourdes taxes, dont la fameuse taxe de vente.Aucune enquête îoyaie n\u2019a été instituée aucun \u201cbandit\u201d n\u2019n été arrêté.ni même dénoncé par le gouvernement Godbout.Depuis la dernière session provinciale, l\u2019Hon.M.Godbout et la plupart de ses ministres font une tournée politique d'un bout à l\u2019autre dans la province: dans la Gas-pésie, au Lac St-Jean, sur la Côte Nord, dans les Cantons de l\u2019Est et même jusque dans l'Abitibi.de chemin de péage et le reste .Le gouvernement veut à tout prix sauver la paix dans cette province.Nous ne permettrons pas que l\u2019ordre soit troublé d'aucune façon.\u201d L\u2019hon.M.Godbout à l'assemblée législative, le 21 Juin 1940.(1.\u2014Monto* .montez.Le 11 octobre M.Godbout déclarait au représentant de la Presse qu\u2019il ne voyait pas pourquoi il ferait un changement dans son cabinet et il a laissé entendre, une fois de plus, que l\u2019élection partielle dans Terrebonne n\u2019aura pas lieu avant la prochaine session provinciale.7.\u2014 Son programme \u201cLe programme libéral veut donner justice à tous et administrer avec charité et humanité surtout pour ceux qui ont le plus besoin de charité et d\u2019humanité\u201d.M.Godbout à Mont-Laurier, le 14 août 1939 \\ Nnstilut dOricntaüon Profcssionncile L\u2019inauguration de cet institut a eu lieu à Montreal.\u2014 M.l\u2019abbé Léo Sansoucy y représente le Séminaire tic Saint-Hyacinthe.1/lnmigurutlon de l'Institut Canadien d'orientation Professionnelle, n eu lieu ees Jours derniers à Montréal, à l\u2019Externat Classique Salnf-Sulplee, sous la présidence d\u2019honneur de .M.Aurèle Allard, p.s.s., NUjiérleur de l'Externat.M.Er-n
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