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Titre :
Le Courrier de St-Hyacinthe
Témoin de l'actualité régionale, nationale et internationale depuis 1853, Le Courrier de Saint-Hyacinthe a été reconnu pour ses fortes prises de position politiques. D'allégeance brièvement libérale puis conservatrice, cet hebdomadaire participe aux grands débats d'idées des XIXe et XXe siècles. [...]

Fondé en collaboration par le Français Pierre-Joseph Guitté et Alexandre DeGranpré, Le Courrier de Saint-Hyacinthe est lancé le 24 février 1853. L'hebdomadaire libéral vise alors à défendre les intérêts de la francophonie catholique du Bas-Canada, qui subit les contrecoups de l'Acte d'Union de 1840. Il prend position pour l'abolition de la tenure seigneuriale et contre l'annexion aux États-Unis.

Destiné à l'élite instruite, Le Courrier est rédigé dans une langue élégante. Ses prestigieux rédacteurs et journalistes, tels qu'Oscar Dunn, Pierre Boucher de la Bruère, Jules Tardivel, Médéric Lanctôt et René Montarville Boucher de la Bruère, lui assurent une profondeur et une qualité rédactionnelle indéniables.

Les premiers numéros sont manuscrits, puis typographiés. La première page se compose d'actualités internationales, de comptes rendus d'événements, d'articles d'autres journaux et d'un feuilleton. Les nouvelles locales sont reléguées aux pages centrales. Graduellement, la chronique féminine, les petites annonces et la page des sports se greffent au journal. La guerre de Sécession, l'affaire Louis Riel, les multiples épidémies de maladies infectieuses et le passage de la Commission royale d'enquête sur les relations entre le capital et le travail de 1888 retiennent l'attention de la rédaction au cours du XIXe siècle.

La publication d'articles provenant du controversé Journal de l'Illinois et de propos acerbes sur la visite du prince de Galles en 1860 sèment le mécontentement au sein du clergé et de la classe dirigeante. Dans la tourmente, Guitté vend son journal à Louis Delorme, qui en fait un organe conservateur.

Un jeune Honoré Mercier prend la tête de la rédaction en juillet 1862. Il s'oppose fortement au projet confédératif, estimant ses conséquences néfastes pour la population catholique française de l'ancien Bas-Canada. Impuissant devant la Grande Coalition de 1864, il démissionne pour poursuivre des études de droit. Son successeur, Louis G. Gladu, endosse pour sa part la Confédération.

En 1917, l'hebdomadaire devient l'outil de propagande du candidat libéral indépendant Armand Boisseau. Nouvellement propriétaire du journal, il l'utilise allègrement dans sa campagne contre son rival libéral, le maire de Saint-Hyacinthe, T.D. Bouchard. Le Courrier retrouve ses couleurs conservatrices après la victoire de ce dernier en 1923.

À cette époque, Harry Bernard, journaliste au Droit, se joint à la rédaction. Il prend en charge la page éditoriale pour y présenter un résumé de l'actualité et une « Lettre d'Ottawa ». Assurant la direction jusqu'en 1970, il poursuit les hostilités face aux rouges et à T.D. Bouchard.

Dès 1936, l'hebdomadaire est favorable à Maurice Duplessis et devient définitivement unioniste lorsque son propriétaire, E.J. Chartier, est élu député en 1944. C'est dans cette période que la rivalité entre Le Clairon maskoutain, d'allégeance libérale, et Le Courrier de Saint-Hyacinthe atteint son paroxysme.

Les années 1960 voient les nouvelles locales et régionales reléguer l'actualité internationale aux pages intérieures. Le journal ouvre ses colonnes aux idées politiques adverses et innove en présentant un cahier spécial contenant l'ensemble des résultats de l'élection provinciale de 1970. Il invite également les partisans du oui et du non à s'exprimer sur la question référendaire de 1980. L'accent est dorénavant mis sur le droit du citoyen à l'information plutôt que sur l'adhésion unilatérale à une idéologie politique.

Selon les époques, le journal est publié comme hebdomadaire, bihebdomadaire ou trihebdomadaire. Il tire à 750 exemplaires en 1892, à 4 600 en 1905, à 1 875 en 1940 et à 9 490 en 1968. Toujours publié à ce jour, Le Courrier de Saint-Hyacinthe arbore fièrement le sous-titre : « Le doyen des journaux français d'Amérique ».

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 181-183.

BERNARD, Jean-Paul, « GUITTÉ, Pierre Joseph », Dictionnaire biographique du Canada [en ligne <http://www.biographi.ca/fr/bio/guitte_pierre_joseph_9F.html>].

BOURGUIGNON, Claude, Histoire de la presse hebdomadaire au Québec - Estrie, Montréal, Hebdos Québec, vol. 7, p. 71-84.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le doyen des journaux français d'Amérique, 150 ans : album-souvenir 1853-2003, Saint-Hyacinthe, DBC communications, 2003, 162 p.

Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 1853-1978 : 125 ans, Saint-Hyacinthe, Le Courrier, 1978, 120 p.

Éditeur :
  • Saint-Hyacinthe :Lussier & frères,1853-
Contenu spécifique :
vendredi 18 décembre 1953
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Courrier de St-Hyacinthe, 1953-12-18, Collections de BAnQ.

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[" \u2022:r\t' 101# AHHfiE No 31 Postes, Ottawa.Saint-Hyacinth* VENDREDI 18 DECEMBRE 1953 NOS INSTITUTIONS - NOTRE LANGUE - NOS LOIS Journée d'étude qui obtient un , succès appréciable, à Marieville Marieville, 15, (Spéciale) Plus de cent vingt-cinq personnes, appartenant à 17 sections paroissiales, ont assisté dimanche dernier à la journée d'étude s çrganisée sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Saint-Hyacinthe.Elle réunissait.le» directeurs des sections paroissiale* au sous-sol de réalise de Marieville, sous la direction de Me Gaston Konleau, président diocésain.Dans son allocution de bienvenue, celui-ci dit la* satisfaction de l'exécutif à voir lo Canadiens français se réunir en nombre pour travailler ensemble à l'amélioration des conditions de vie le leurs concitoyens.Les problèmes auxquels nous devons faire face sont très nombreux, dit-il.Mais devant une telle assistance, nous sommes assurés d\u2019ihvnnce de lu Survivance française.\t^\t^ A une séance plénière qui suivit, M.le Dr Jean-Paul Provost, chirur- 1 Les autobus ont cessé de circuler Depuis hier soir, jeudi 17 décembre, la ville de Sainl-Hya-cinîho n'a plus de service local d'aulobui.Les .voitures de la Compagnie de Transport Moderne cessèrent alors de circuler, non sans avoir donné le service habituel pendant la soirée.A 11 heures, elles disparaissaient pour de bon.Tel est le fait, encore que la population ait do la difficulté à le croire.Il avait été annoncé, il y a déjà plusieurs semaines, que la compagnie susdite suspendrait soc activité, mais ses voitures continuèrent à circuler selon l'habitude.Cela ne devait pas durer.La compagnie n'attendait que l'autorisation finale de la Régie des transports pour remiser ses voitures.Elle vient de le recevoir.gien-dentiéte, président de lu Société Saint Jeun Baptiste de Marieville, expliqua le» raisons pour lesquelles on avait clioihi d'étudier au cours de la.présente année le premier tome de \u201cNotre Question Nationale\", du R.P.Richard Arès, s.j.Trop nombreux, dit-il, sont les Canadiens français qui admettent l'existence d\u2019un problème de survie, mais qui hésitent à en rechercher les causes, les effets ou les conséquences.Le premier Volume de \u201cNotre Question ÎSationule *, qui porte en sous-titre \u201cLes huais\", est run des ouvrages pouvant le mieux nous renseigner sur la question.A lu lumière de nombreux tableaux et graphiques, compilés avec soin par l\u2019uuteur, il est plus facile pour chacun de comprendre le problème et d\u2019en scruter les moindres détails.M.Gérard Groleau, de la Caisse No* tionale d\u2019Assurance-vie, subsidiaire de la Société Saint-Jean-Raptiste de Montréal, expos* les grandes lignes d\u2019un plan fnmiliaJ d'assurunrc-groupc, réalisé par la Caisse Nationale et répandue par scs soins.Nombre de questions lui furent posées par les personnes de l\u2019assistance.M.le Dr J.-G.Lufortune, m.v., professeur a l\u2019Ecole de Médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, président de la section de La Providence, dirigea aussi un forum sur la première partie du programme, concernant l\u2019étude du manuel des Sociétés Saint-Jeaji-Baptiste, rédigé par M.le notaire Rodolphe Fournier, d'Iberville.Mgr E.-A, Martel, c.s., curé du Précieux-Sang de La Providence, aumônier diocésain de la S.SJ.B., tira les conclusions, recommandant aux délégués de mettre en pratique doits leurs sections respectives les directives reçues au cours de la journée.te*\tiaL*?-MKr.\u2019\u2019r: - î- T-,f »:\u2022 .j\u2014, «*.m™ «set» t.rr, Canada, est monté presque au faite de l\u2019église en con! plan les RR PP ^Ever- s si*0,lonAf,,,rUl; 11 ^,rri\u2018\u2019rc* Montreal, obtenant son parchemii jruction De gauche à droite: h, UK.Pi\\ Robert To\" | &! Il .!LiV\tit\t\"\"\t11\t\u2018l« 111.Koy,\ttous deux Canadiens; | par 60) cl tes belles proportions.\t\u201c \u2018«rnat a 1 Hôpital Sainte-Justine, Brusque fin de la saison de hockey à Saint-Hyacinthe M.le Dr G.rhaneut est élu président du bureau médical M.1« Dr Gabriel Pluiiieuf, de celle 'ill-, is été élu président du bureau medical de l\u2019Hôpital Saint-Charles, que dirigent à Suint-Hyacinthe le» RR.Nm-iij** de la l.huritr.|| ouccède coin* n*1' tel a M.le Dr Gu> Pothier, avec m» in.iiid.it d\u2019un un* l.a nouvelle a été rendue publique mercredi, par M.le Dr Marc Berge-ion, directeur médirai de l'hôpital.Le» «titres membre» du conseil de direriiun, du bureau médical, ont été désignés connue suit: MM.les doc-l«*ui> Jean l.aloiul, \\ ire-president ; R, Archambault, île La Providence, secrétaire; Paul-H.Boisvert et Guy Pothier, directeurs.M.le Dr Pliancuf est originaire de Montréal.Il > naquit en 1922, h U de Pierre-Arthur Pliancuf et de Laure Constibntiiicuu.Après ses études primaires au Collège Notre-Dame, il lit ses études classiques au Collège Sic- rsité do cmin de l'in-travailla pendant quelque» mois en Cas-pésie, avec une équipe volante de la Croix-Bouge, puis décida de s'établir à Saint-llyucintlie, où il ouvrit scs bureaux au printemps de 1919.11 époii'U a Montreal, eu décembre n .\t,\t1919, Mlle Pierrette Basil, et il est Gu vient de publier a Saint-Hytscin- M.le chanoine J.-B.Allaire, uujour- pèr« de deux enfants.Il est membre i V£ar- .\t§0,,H d* a cha\"ce,,cric \u2019> 'V «sr-y .*VV.: \u2018 msmf mW 1 V & WSa %* Nouvel album du clergé séculier du diocèse maintenant en vente 1/ ?i \u2014* .m* i L'équipe de hockey \u201cLes-Lions do\t\u201e\t.* .* -.Saint-Hyacinthe\" vient de suspendre \u2018\t, ou diocese.Il sort des 1919.De- rééditions mises à jour sui- et son activité.Les directeurs ont en ef- f*dlCr\",du Courricr\tSaint-Hyacin- virent en 1931 et 1933.Comme il y fet nie cad outres organisme*.a auivnc.L.es uirectcurs ont en et- .\t,,\t- \u2014\t.*\tn r/j.».v.omme n y décidé d\u2019abandonner temporaire- 1 ,C* , 'ouvra8c compte 111 pages avait d«* nombreuses demandes, de-?:»t leur franchise et de quitter les .for,nf.el comienl un tülül t,e P**1* longtemps, pour une édition nou- M.\u2022\t.\t*\t* H ' ItlfV If l-'lltlll A.i\tn .**\u2022* ^\tfil.Il\t\u2022\tII.\u2022\u2022 - Armand Ostiguy, l m* Soeur jiospitaJièrc .le Saiiil-Joseidi, de I llôtel-Dieu de Montréal, montre I I plaque d« plomb apposée .l\u2019une de- pierre- d\u2019msire de lis cha- leanne sanne ,\t.,\t,\t.\t,.\u201e.modèle par le (.mute des f ondateur» de l\u2019Eglise cditndiennc.(C.C.C.) pellr de I Hotel-Dim eu 1656, ainsi qu'une plaque d\u2019étain posée par Jeanr Main e dans les futulatioiis de la première église Notre-Dame en 1672.Jcunr Main e, fondatrice de I Hutct-Dicu, e*t proposée cette année comme mode cadres actuels de la Ligue Provinciale.^*ograi^,,eiJ» chacune délies illus- velle, représentant le clergé d'aujour- # A X n\tir\t.\t.s-\t_ tree d un portrait.A lu fin se trouvent d'hui, la Chancellerie de l'EvccU s'en P^GS.de la Cooperative\tnin Jour k» Maskoutains, le» premiè- les biographies des sept premiers évo- chargea.L'ouvrage est en vente n.u aaricole do\tL Hi I ! Vf] Il I* flllllfP ïlPrlPI ÏIPH res dicicultes surgirent quand les Ra- ques du diocèse, prédécesseur» de S.prix de 73 sous l\u2019exemplaire à l\u2019Evé- ^ co«e aG lYlG.IQVlSIe\tL- vVl IV Ulll I IUUI \\\\Aj UV/viV/l ¦ I wl 11 .! 1 ¦ V I .\t.\tr- «a\t* ¦\t.\t.\t.\t.S.E.Mgr Arthur Douville visite le beau Centre marial de Nicolet Nicole! (C.C.C.) \u2014 S.E.Mgr Arthur Douville, évêque de Saint-Hyacinthe, a rendu visite récemment au Centre marial canadien.pides de Lachine eurent résolu de se E- Mgr Arthur Douville.Préparé par ché.retirer du circuit Therrien.Assistant à l\u2019assemblée des directeurs do lu Ligue, convoquée dans le but de régler le problème créé par lo retrait du Lachine, le pilote Oscar Aubuchon ne tardu pas à se rendre compte que le» gérants du CornwaJI, du Sainte-Thérèse et du Saint-Jérôme avaient déjà mis sous contrats les meilleurs de» joueur» libérés par le Lachine.Le Saint-Hyacinthe, dont la position lan« le classement n\u2019est pas très reluisante, devait, de ce fuit, se contenter de joueur» de caJibre inférieur.Au dire d\u2019Aubuchon, no» porte-couleurs n\u2019auraient pu, duns le» circonstances, que gagner une partie »ur cinq el occuper Ja dernière place.M.Victor Sylvestre, ancien maire de S.-Hyacinthe, meurt à 11 ans Marieville, 13, (Spéciale) M.Armand Ostiguy a été réélu président de la Société Coopérative Agrl-rôle da'c nu ruillerie \\ retor bylve.tre II fut celle- j\t,,.55r/o.\t,,n 'l,r>\trm,,',n^ v.n de ^.nt-Hyacmtlio.de façon |.re.- 0mcr\t,,.crélalrour celle émission un oc-\tLe dorteiir Cousineau termine un «la-\tLe conférencier fut présenté par M.qu il fut élu maire .le la\tville.Il fut\t{roj |Q|fl| ,j4.|28,000.\tge de t»rrs de trois ans en France,\th* juge Victor Ciiahot, président de candidat conservateur duns le comté\tcomme boursier .lu Conseil des He- ^Alliance française à Saint-llyoclnthe.de Bagot, aux élections fédérales de Letle corporation n était pas encore\t.\t.\tIl ne nmnqiin point de souligner que 1909, et daais baint-Ilyacintlie-Rouville, venue sur le marche des obligations, rlierrhrc agricole» .le la province de nolro vl|U, run#.plus française» en 1930.Ses funérailles eurent lieu , c# nolm.||Cj) obligations, que les\t11 *\u2019 coniacr# à des études (|u continent vl qu\u2019elle ne jier.l jamais jeudi ù lu cathédrale, sous\tla direction\tcommissaires ont lu faculté de radie-\tpont-universitaires à l\u2019Ecole Nationale\tune occasion do prendre contact avec .le la maison llicnvenuc\tA' Mongeau\t|f.r |iar «micipaiJon, sont datées du\tVétérinaire d\u2019Alfort (Seine), France,\tI* vieille mère-palrie.Dans l\u2019assis- nr#\t1er octobre 1953 et elles échoient du\tel nfll|i,ul pfla|eur de Paris.A la\t,rtmT\u2018 °» reinaniiinit M.Ernest Triât, - 1er octobre 1954 pu 1er octobre 1968\t.\t.\t.\t\u2022\ti m,nUlre ,lr l runcc a *M°ntrenl; MM.indu.iv.mem.rintérê.«nü-annu.! .\t\u201c 1\t\u2018 °1\u201d J .e, Mnrrrl Nougi.r, étant payable les 1er avril et 1er oc-\tHnt un certificat en immunologie et\tprésident et trésorier .le 1 Alliance tobre de chaque année.Le capital et\ten bactériologie.Il est le premier\tfranç:^»e .!«\u2022 Montreal; Jean Houpüft, l\u2019intérêt sont puyables à mir banque\tvétérinaire canadien à »« distinguer\tprofess.mii uu Collège Saint-Maurice ii rliurle u Québec, à Montréal ou à njni,j# |(, |)r Cousineau reviendra de celte ville; M* lo Dr IMiilippo l'an- (i\u2019est par inadvertance que le titre Suiiit-llvuriutlte.Lu commission sco-\t.ri\t.t4.h,,\u201e,|n.d un« nouvelle publiée iIojis notre luire contracte cet emprunt pour faire\tn journal, page 4, en date du 6 novem- construire une école.I/ortroi de $28,- K111® de ^Une Cousineau et .e leur »>tiie \t.\t.\t.\t.\t.\t, 1 endant »a visite a une prison du où rites à ceux qui se complaisaient dans l\u2019illusion.On le représenta comme an arriéré et un sauvage.Il rejoignait pourtant, à travers les années, un homme idolâtré qui s appelait Ana- Biaise Pascal avait la phobie des pris aucun de ceux qui se souviennent *\t.pa.\u2019 *a,lc a.tôle France, et dont l\u2019oenvre, néfaste promenades en voiture à cheval.Cela H11^* tant que Léon Daudet a été l\u2019un * n>a» c,> on,c a,,8 a,si ( \u2018.!\"lt^ue_oi; .,,\t.\tr -i * .r i\t- * produisent tant de trouble», Gra- ,ou, certain, angle., .\u2019attachait à la venait don voyag» qu.l ava.t entre- deux, .1 .e.t farouchement oppo.e a\tGreene a con8lalé\t8Ur vertu de clarté qui e.t l\u2019e».enee du \u2018\u2019,ns a',re8 avo.'[ ache,e u?e Pa,r« de unf lm,b,,catio?1J,om.'' .^'att-quo.^ ^\tMau ^au contla .\t.\to \u2022 chevaux magnifique», mais nerveux, qu on dise\u2014quelle témoigné de sen- prim* rauçais.France fut avec I arres, £n passant 8Ur j\u20ac pont je ^îcuiHy^ Ba timents peu amicaux à l\u2019égard de son\t.Maurras et quelques autres, l\u2019initia- voiture fut heurtée par un gros chai père.Nul n\u2019ignore qu\u2019Edmond de\tca|^Qi*UuJs°n'lj\u2019 \\Q ^ teur de ce néoclassicisme qui devait île roulier.Les chevaux de Pascal fi- Concourt, à la fin de sa vie surtout, .\t1\t® donner un élan neuf aux lettre, de un écart, put.emballèrent, affo- recue.lla.t tou, le, raconter, que lu.Wflv \u201e déclare; -Ceia tienl son pays C est une region du genre ^\t^\t^\t^ bie\u201e inlen!Îonné8.Alphowe Daudet ^rc/,la I^onnahte d un pre- que Gregh essaya de tenter dans le iempê sauter au moment où son n\u2019est certainement pas le seul qui soit * 3° \u2018,ls .I*.UI coni,n\u20ac\u2018ncc cur îns- sccteur poétique.Son initiative lui va- carrosse allait se briser sur une énor- n,ls en cause de façon désobligeante FU?10,1 aUhî'1 ° .ap.res .,CUr c?n am* .\t.\t.\t.\t\u2022 «il\ta .\t, i i» »\t-\tnation et passe la dernicre nuit avec lut des haines solides, qui jouèrent nie pierre de lot berge.A partir de ce nans le Journal, mais si 1 academie a\t.\t,\t.f rnntrf lui înwan\u2019niiT .ninnrt ln niomcnt, chaque fois qu on lui pro- pns neanmoins 1 initiative dune edi- , posait un« promenade en voiture, il tion intégrale , on peut penser que ,\t,\t., .\t, -i- i.\t# i.\t_\t,\t*\t___^\t- i\tdes ange» et en remontrent a bien de» nine» se convertissent ù la vraie foi avant l\u2019exécution.Le célèbre romun- eterre, qui a un article au procure] - nous ck Gobeille & Brouillette Les P Sfr mil HS meubles de PRIX MODIQUE I IlLITIILIlU ü coussins réversibles en CAOUTCHOUC-MOUSSE 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Poètes canadiens-français et publiciste au ministère dc la Santé du gouvernement de la province.On se rappelle que sa mère, Mme Marie Dumuis-Boissonnault, fut l\u2019une des présidentes de cette société des Poètes et parmi les toute» premières femmes à faire du journalisme de carrière.L\u2019historien de la Faculté dc Médecine est venu à l\u2019Histoire et à la poésie par la porte du journalisme.Sa plume est mise à contribution dans des sketches radiophoniques et son érudition dan» de» programmes encyclopédiques.m :S \u2022 3 séries de tissus 21 superbes couleurt DIVAN ET CHAISE 2 LONGUES SECTIONS (DE MÊME MODÈLE) $251.30 CAOUTCHOUC-MOUSSE LES ENSEMBLES \"céiésRAWtr O O O O \u2022 \u2022\u2022\u2022* O O \u2022 #\u2022\u2022\u2022 O O \u2022«.O O .A l'avant-garde des conflits entre la morale et l'humanisme Cardiff, Galles du Sud fNC)\u2014L\u2019Association des médecins de Grande-Bretagne s\u2019est réunie à Cardiff; les délégués catholiques à cet organisme ont assisté à une messe célébrée en la cathédrale par Monseigneur McGrath.L\u2019abbé Barrett J.Davies, qui a prononcé le sermon de circonstance, déclarait que les médecins sont à l\u2019avant-garde du conflit entre l\u2019humanisme' et la morale chrétienne.La campagne menée pour l\u2019euthanasie, les moyens anticonceptionnels, etc., fait florès et les agnostiques ne saisissent pas le bien-fondé des objections élevées par la morale contre ces maux, faute de comprendre le but de la vie humaine.\u2022 3 séries de tissus couleurs .-AV.\\*^ \u2022«.» La propriété appartenant à Mme Ernest Dufresne, à Saint-Hyacinthe, a été vendue à M.Elphège Roy Tel qu\u2019annoncé dans WEEKEND la -patrie Us PREMIERS meubles de PRIX MODIQUE à coussins réversibles de SW en CAOUTCHOUC- MOUSSE FACILITÉS DE PAIEMENT 2 LONGUES SECTIONS Nous échangeons les ameublements \u2022tw \u2022o»~ A.Gaucher, prop.478.rue Saint-Simon, TEL.4-4155, Saint-Hyacinthe Donnes-lui une ROBE DE CHAMBRE Grande variété de Tartans, soies, rayonnes.Teintes 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imprimé par la Compagnie d Imprimerie et de Comptabilité de Saint-Hyacinthe, (Limitée), aux nos 615-655 uve Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe.ABONNEMENT Canada: $2.50_______________Etats-Unis: $3.00 VENDREDI.18 DECEMBRE 1953 Loi pour les insatiables Ne jamais oublier que l'agriculture est l'industrie-base La décision des Etats-Unis, de restreindre chez eux l'importation d'avoine provenant du Canada, n'a rien d'encourageant ni de flatteur pour notre pays.D'autre part, elle souligne l'importance que le pays voisin attribue à son agriculture, le soin qu'ii met à la protéger, et justifie la province de Québec, par exemple, du souci qu'elle apporte à assurer la survie de la sienne.Dès son arrivée au pouvoir en 1936, l'hon.M.Duplessis, chef de l'Union nationale et premier ministre de la province, insista sur son attachement à l'agriculture, industrie-base du territoire confié à l'administration de son gouvernement, ajoutant qu'il ne négligerait rien pour la tirer du marasme d'autrefois et l'étayer de façon solide.Sans délai# il donna aux agriculteurs le crédit agricole que leur refusait depuis tant d'années les régimes libéraux, les stabilisant ainsi sur leurs terres et leur permettant d'établir leurs enfants autour d'eux, dans le milieu qu'ils connaissaient, la profession pour laquelle ils avaient de la préparation pratique.Par la suite, il ajouta à son programme de rénovation l'électrification rurale, qui assura aux établissements agricoles les mutiples service de la houille blanche, «t à son tour le drainage scientifique des terres, qui permit la récupération de milliers d'acres pour la production, dans chaque région de la province.Quand l'agriculture vn dons un pays, le reste suit et va.C'est là l'expérience des hommes et des siècles.Aussi la sagesse première est-elle d'asseoir l'agriculture pour qu'elle ne puisse broncher, quels que soient les lieux et les circonstances.M.Duplessis le comprit et s'y employa avec ses collègues.* * * Quand le gouvernement de l'Union nationale interdit la fabrication, la distribution, la vente, même la possession de la margarine, il n'envisage que la protection de l'agriculture, centrée chez nous sur l'industrie laitière.Il faut savoir que la province de Québec possède la moitié, ou 6 peu près, des vaches laitières qui existent au pays.La ruine de l'industrie laitière, par la libre concurrence des produits à base d'huiles végétales, équivaudrait à la ruine de l'a griculture dans l'ensemble.Pour les mêmes raisons, en marge de la margarine, les autorités viennent chez nous de sanctionner une loi qui défend l'utilisation d'huiles végétales dans d'autres produits :\tle lait et la crème, la crème glacée, les fromages.A Québec, cette année encore, l'Opposition libérale essaya de prétendre que c'était là beaucoup de traintrain pour peu de chose, et que les autres provinces canadiennes, agricoles elles aussi dans une large mesure, ne se plaignaient ni de la margarine ni de l'emploi des huiles végétales dans certains produits de consommation.Ce qui reste à voir.Comment ces messieurs de l'Opposition expliqueraient-ils l'insistance, auprès du gouvernement fédéral d'Ottawa, des groupements agricoles des autres provinces# pour qu'il impose de lourdes taxes sur la margarine ?Il n'y a encore que quelques jours, l'Ontario Creamery Association, qui compte parmi ses membres 90 pour cent des producteurs de beurre de la province-soeur, recommandait au gouvernement central une taxe de 15 pour cent sur la margarine.Et ce, pour amener une plus grande consommation du beurre.^ ÿ ÿ \u2022 La protection accordée à l'agriculture, par l'interdiction de la margarine et d'autres produits laitiers, mêlés d'huiles végétales, va plus loin qu'on ne le croit.Elle vise à stabiliser l'ensemble de notre économie, intéresse la population entière, en vertu du principe qu'aucune prospérité ne saurait exister sans celle de l'agriculture.Logique avec lui-même, et devant de pressants besoins, le gouvernement de l'Union nationale estime toujours sa tâche incomplète, en ce qui concerne l'agriculture et les agriculteurs.^ A chaque session, il propose des mesures tondant à les appuyer,, consolider, fortifier.Cette année encore, il décida de consacrer au crédit agricole un montant additionnel de $15,000,000, un autre de $5,000,000 à l'électrification rurale.Dans le premier cas, il s'agit de pourvoir aux besoins de ceux qui n'avaient pas encore été servis, car la population agricole se renouvelle sans cesse, comme la population scolaire et étudiante.Dans l'autre, il importe de compléter ce que l'on commença.Comme le souligna en Chambre l'hon.Laurent Barré, ministre de l'Agriculture dans le cabinet de l'hon.M.Duplessis, les fermes du Québec jouissent aujourd'hui de l'électricité dans la proportion de 80 pour cent, mais le travail entrepris ne doit pas cesser.Sans doute procède-t-on par étapes, mais chacune entraîne des déboursés.A noter que l'Opposition libérale combattit les projets du gouvernement, quant au crédit agricole et à I électrification.Elle ne change pas.Pour l'agriculture ©t la profession agricole, elle fut toujours et elle reste mes- Harry BERNARD La Régie provinciale des loyers demeure, ce qui mettra un peu de paix dans l'âme de milliers d'honnêtes gens, exposés a des tas d'ennuis de la part de leurs propriétaires.Sans doute existe-t-il des proprios raisonnables et humains, avec lesquels on arrive à s'entendre, mais ce n'est pas pour eux que le gouvernement maintient une loi qu'on peut appeler d exception.C'est pour les autres, les avides et les gourmands, les insatiables, prêts à plumer n'importe qui, n'importe quand, pour s'enrichir.Et ce, sans se soucier des angoisses qu'ils sèment autour d'eux, préoccupés de leur égoïsme et de la boule à arrondir.Si la Régie disparaissait du jour au lendemain, des milliers de familles se trouveraient dans la rue, ou auraient le douteux plaisir de voir leur loyer majoré de cinquante à cent pour cent.Cela s'est vu ailleurs.Il n'y a pas de limites à la cupidité des hommes, ni à certains appétits.Tenant compte de I une et des autres, le gouvernement de l'Union nationale croit juste de ne pas leur donner libre cours.Il protège ainsi ceux qui ne sont pas propriétaires de leurs locaux d'habitation, ne peuvent le devenir ou ne le veulent pas, pour des raisons aussi légitimes que variées.Quand l'anormal s'impose On dira que la législation n'est pas normale.Rien n'est plus évident.L'hon.M.Duplessis, chef de l'Union nationale et premier ministre de la province, le sait et n'hésite pas lui-même à l'admettre.Mais à situation anormale faut-il des correctifs ext-aordinaires, anormaux.Si nous n avions pas eu la dernière guerre, si la construction s'était maintenue à son niveau habituel, de 1939 à nos jours, l'offre correspondrait à la demande, ou à peu près, en ce qui regarde les logis à la disposition du public.Les prix seraient convenables, basés sur le coût de revient des immeubles, et les propriétaires sans âme se trouveraient dans I impossibilité d'exploiter leur prochain.Or, les choses se présentent d'autre façon.C'est pourquoi, quand le gouvernement fédéral se désintéressa du grave problème des loyers, celui de Québfec entra en scène et décida d'exercer à son tour un contrôle qui ne tolérerait pas d'abus.Les mesures prises par lui se classent parmi celles d'intérêt public.Comme le souligna en Chambre M.Duplessis, le fonctionnement de la Régie coûte à la province un million par année.On ne la maintient pas pour le plaisir.Si elle disparaissait dans les vingt-quatre heures, avant que la situation de l'immeuble reprît une assiette normale, ce serait le chaos, la débandade, la^ruine, pour des milliers de citoyens.Paradoxe et vérité A Québec, la situation de l'Opposition libérale devient de plus en plus humiliante.Non tant par le nombre des députés, groupés autour de Me Georges-Emile Lapalme, que par l'obligation où elle se trouve, trop souvent à son gré, d'approuver la politique ou les projets de l'Union nationale.Si paradoxale que paraisse cette remarque, elle reflète la vérité.Ainsi, le premier vote donné à l'Assemblée législative par M.Lapalme, nouveau chef de l'Opposition, le fut en faveur d'une mesure du gouvernement, et les députés ses tenants votèrent comme lui.Il s'agissait du Crédit agricole, pour lequel le ministre de l'Agriculture demandait une somme additionnelle de $15,000,000.M.Lapalme et les siens commencèrent de s'opposer, découvrirent vingt raisons pour se montrer désagréables, critiquer à tort et à travers.Quand vint le temps de voter, ils se rallièrent comme un seul homme, M.Lapalme en tête, pour s'unir à la droite.La valeur exceptionnelle du Crédit agricole, et de la législation à son sujet, les obligeait à cesser leurs doléances.Voilà qui ne manque pas de piquant.L'Opposition et son rôle En ce qui concerne l'Opposition et le travail que l'on attend d'elle à Québec, M.Duplessis eut des paroles justes, dès les premiers jours de la session en cours.A la suite d'un débat assez acerbe, au cours duquel quelques députés libéraux s'en donnèrent à coeur joie, le premier ministre crut devoir rappeler certains principes.Répondant lui-même à un discours de M.Lapalme, et sans essayer do lui tracer une ligne de conduite, il attira son attention sur le rôle que doit être le sien.\"Le chef de l'Opposition, dit-il, assume des fonctions particulièrement difficiles et je lui souhaite tout le succès possible.Il devra cependant changer de méthode devant les résultats désastreux obtenus, les reculs subis jusqu'ici.Au lieu de s'employer à allumer des appétits irraisonnés, l'Opposition devrait plutôt collaborer, afin d'inculquer à notre jeunesse le sens de la responsabilité.Le rôle de l'Opposition n'est pas de multiplier les appétits, mais de faire de la critique constructive, de collaborer.Le gouvernement est prêt, pour sa part, à coopérer avec l'Opposition dans l'intérêt supérieur de la province.Mais celle-ci doit faire preuve d'intentions sérieuses, réalistes.\" Le crédit reste excellent Les finances de la province continuent d'être excellentes, saines au plus haut point, malgré le tapage des gens qui peignent en noir ce qui ne l'est pas, essayant de jeter le doute dans les esprits, quant à la valeur des méthodes administratives en honneur à Québec.Dans les milieux sérieux, et qui savent, on ne se met pas martel en tête pour des prunes.Ainsi, sur le marché monétaire de New-York, l'un des plus importants de l'univers, le crédit de la province de Québec est meilleur que jamais.C'est au point qu'une émission de l'Hydro-Québec, au montant de $50 millions, vient de s'y vendre en moins d'une heure.Si les banquiers new-yorkais entretenaient le moindre doute sur la solidité financière de notre province, son administration ou sa gestion, - car l'Hydro-Québec relève du gouvernement et lui appartient en somme, \u2014 l'empressement eût été moindre.A Québec, M.Duplessis ne manqua point de souligner la transaction.Et ce, avec une satisfaction légitime.Le crédit de la province est si bon, dit-il en substance, que nos valeurs se classent parmi les meilleures et les plus sûres.Les banquiers américains témoignent sans hésiter de leur confiance en l'administration de la province de Québec et je suis fier de communiquer ce témoignage à la Chambre.H.B.L'INFORMA T ION POLIT mut A QUEBEC A OTTAWA Magistral exposé de I hon.Barrette\tOn ne peut songer pour le moment sur la crise de l'industrie du textile En marge d'une motion présentée à l'Assemblée législative par Me J.-J.Bertrand, député de Missisquoi.Québec, 16.\u2014(l)c noire correspondant particulier).\u2014 1,«»# journaux ont publié 1* compte rendu de la discus-don qui a entouré, à l'Assemblée lé-ginlativc, la motion du gouvernement en mo^ito de la sérieuse situation où se trouve Pindustrie textile dans Québec et au (.utuniu, depuis au moins une couple d années, en raison de l'insuffisance notoire de la protection tarifaire contre les importations étrangères et le \u201cdumping** américain de produits textile* »ur Je mazebé canadien.Plie question aumi complexe que la difficile condition de l'industrie textile ne peut cependant être bien comprime si l on u\u2019a pus soin de réaliser par tics statistiques adéquates\u2014la pluiy majeure de l\u2019industrie textile dans 'l'économie québécoise, et d'apercevoir au moyen de chiffres précis le daaiger terrible que court de ce temps Pindu'tric textile à cause de la déficience notable des barrières tarifaires dans le secteur du textile.(l'est pourquoi il convient de revenir à loisir sur le débat auquel la motion du gouvernement a donné lieu à la Législature.Afin d avoir une claire image de ln» véritable situation, il suffira le résumer ici le tableau que le ministre du Travail, l'hon.Antonio Barrette, a présenté à la Chambre sous la forme d\u2019un diptyque traçant, d\u2019un côté, le rôle essentiel de l'industrie textile chez nous, et dessinant, de l'autre cote, les lourds dommages infligés à cette même industrie textile par l\u2019absence marquée d'une politique tarifaire appropriée.N oici un substantiel résumé de l'excellent discours qu\u2019a prononcé l'hon.Barrette en marge de la motion sur le textile: \u201cEst-il nécessaire de rappeler le rôle vital tenu par l'industrie du textile dans l'économie de lu province île Québeo?\u201cEn 1951, plus de 50,000 personnes étaient employées ians l'industrie du textile priruuire dan» Québec.Sur ce chiffre, on peut dire que la plus forte partie est employée dans l'industrie du coton.\u201cOr, depuis deux nus ou un peu moins, environ un tiers des personnes employées dans l'industrie textile-coton a été mis à pied dans diverses usines.Les personnes employées par cette industrie, qui ont conservé leur emploi, travaillent des semaines réduites u 30 et 32 heures.\u201cOn peut «lire que, depuis un an et demi ou deux ans, le nombre d\u2019heures travaillées dans cette industrie, dans la province de Québec, u été réduit de moitié.\u201cPlusieurs petites villes de la province «le Québec ont une économie presqu'en entier établie sur l'industrie du textile.\u201cDans la province de Québec, l'industrie textile en générul occupe pour l'emploi le deuxième rang pur ordre d\u2019importance «bins toute l'industrie.\u201cOn ne peut donc traiter cette question à la légère.De plus, il arrive «tue lorsqu** l'industrie textile-coton ne marche pas, l\u2019industrie du textile en entier s\u2019en ressent.\u201cEn 1951, les importations du textile -e sont chiffrées à 223,000,000 verges, vt la production canadienne fut de 452,000,000 verges, pour tous les textiles.\u201cPour le coton, en 1952, les importations ont été augmentées de 33 millions «le verges de plus qu\u2019en 1951 et nos filatures ont produit 75 million» de verges de moins.\u201cDepuis deux ans, il y a de cinq à six mille suJariés dans l\u2019industrie textile qui ont perdu leur emploi, et le reste de l\u2019industrie\u2014dans une proportion de 90% \u2014 travaille trois ou quatre jours par semaine.\u201cL\u2019on a dit déjà que cette industrie n'était pas naturelle a Québec et au pays, qu'elle était artificielle et destinée a vivre d\u2019une façon précaire.Mais, si l\u2019on constate que, dans Québec, elle est la seconde en importance par le travail qu'elle donne, on doit admettre qu\u2019elle ne peut être considérée sous cet angle.Quant à ce qui concerne le Canada tout entier, environ 15% des travailleurs dans l\u2019industrie manufacturière sont employés duns le textile sous tontes ses formes.\u201cEn 1953, les importations de textile-coton atteignent 72,000,000 verge», et la production canadienne de textile-coton est tombée \u2014 dans la même period* de temps \u2014 à 60,000,090 verges environ.Il faut toujours se rappeler que Québec possède la majeure partie de cette industrie.\u201cDans la province de Québec, l\u2019in-lustrie textile en général, d\u2019après les \u2022tPiistiqiies pour 1951, possédait 410 établissements employant environ 47,000 travailleurs.Les salaires pour cette année dépassaient $190.000,000., et la production a eu une valeur brute de plus d* $450,000,000.\u201cLa province de Québec, i eaose da fait que le nombre de Jeunes gens pouvant travailler dans l\u2019industrie léger* est beàbcoup plus considérable qu\u2019ailleurs, est la première affectée.\u201cL\u2019expérience prouve que, lorsque le textile-coton ne va pas, tout le textile s\u2019en ressent, et aussi Tinlustrie du vêtement.I.indutttru* du ti-xtilc primuire selon sa désignation courante \u2014 comprend b- tcxtile-coton, le textile «le laine, le textile-tricot et le textile-»)n-tbétique.Ln passant je dois «lire que lit situation qui existe pour le coton, en ce «lui concerne le» importations, existe UU»»i pour le» autre» textile».\u201cLes induitncs connexes du textile et du vêtement comptent dans Québec au-tlelà de 2,000 établissement* employant environ 115,909 travailleurs, payant au-delà «1* $225,900,000.en salaires, et avec une production d'une valeur brute de prêt de $900,000,090.\u201cA ln lumière «le ce» chiffre», on se rend compt* de la place essentielle que le» industries jumelle» du textile et du vêtement occupent duns l'économie du Quéln-e.\u201cDans de nombreuse» petite» ville» du Québec line filature ou une manufacture de vêtement» constitue l\u2019industrie principale où la famille entière trouve lu travail.\u201cL industrie a, dan» le p*«*««-, connu «le» mauvais jours, et l\u2019on avait l'habitude alors «le dire: Cela passera, puisque c\u2019est déjà arrivé et que r'est disparu.\u2018\u2018Celte fois, depuis «leux ans, nous roulons sur une\t«pii nous con- duit à un désastre.\u201cLa situation a été sérieuse dans l«» pjhsé pour des dizuincs do milliers d'employés «lu Québec dans l'industrie du textile-coton et de» industrie» connexe»; elle est maintenant d\u2019une gravité exceptionnelle, et il est urgent yers seront affectés pur ce «pii n\u2019est plus une crise, mais qui semble vouloir devenir un état «le choses permanent «*t désastreux.\u201cNos voisins du Su«l contrôlent l'exportation de lu matière brut* dans le coton et possèdent les plus grandes filature* du niunde.Il» vendent la matière brute à leurs concurrents aux conditions «ju'ils veulent et vendent uuisi et ensuite le produit fini.11 faut doue «|ue notre industrie soit protégée pour survivre.\u201cSans un effort sérieux âpre.» une étude complètes erdre leur emploi.\u201cOn se plait à dire, et c\u2019est vrai, «pu* la province de Québec connaît une ère de prospérité sans précédent.Si on laisse péricliter cette industrie si importante pour nous, d'aailrea industrie» connexes en souffriront aussi et un bon nombre il* petites villes d* la province de Québec verront leur économie déti uite, à moins «|u'ell* ne \u2022oit transformée, ce qui n* peut se faire au coura de quelques années.\u201cNous savvns bien qu\u2019il ne peut y avoir de barrière» tarifaire» infranchissables, niais il lie faudrait pus non plus que, pour rendre plus prospères certaines grandes industries, l\u2019on sacrifie l\u2019une d\u2019elles, et 11 arrive que celle-ci en est une «les plus importantes pour la province de Québec.\u201cL\u2019on dira:\t11 n\u2019y n pas que les barrières tarifaire» qui soient la cause de cet état de choses.Je n* veux pas affirmer que là est la seule raison 6c la crise, mala une chose certaine c\u2019est que si l\u2019industrie était mieux protégée elle pourrait travailler à plein rendement et remettre mi travail en quelques moil ceux qui ont été mis a pied.\u201cPour conclure, il faut n«>ter avec soin que l\u2019industrie textile ne se trouve pas en face d\u2019un problème de surproduction.Avant la guerre, l\u2019industrie canadienne du textile approvisionnait 73% du marché canadien, alors que ce pourcentage, dans l'alimentation du marché canadien, est tombé a 53% aujourd'hui, malgré l\u2019accroissement de la population.\u201d Selon son habitude, l\u2019hon.Barrette a montré une foil de plu» que les problèmes des industries\u2014l\u2019industrie textile cette lols-cl\u2014dont la solution Importe autant aux ouvrier» qu\u2019aux patrons, lui sont familiers a un rare degré.Selon sa coutume aussi, il ne s\u2019est pas contenté d\u2019indiquer les causes de la criie du textile, mais il a en outre suggéré le» remèdes i lui apporter.à accroître notre sécurité sociale Réponse de l'hon.Louis Soint-Laurent, premier ministre, aux représentants du Congrès canadien du travail.Ottawa, 10.\u2014 (De notre correspondant particulier) \u2014 Aujourd\u2019hui, les deux Chambres du Parlement sont désertes; sénateurs et députés sont en congé de Noël et du J «nude l\u2019An duns leurs familles respectives, quitte ù reprendre la tftche oprèr les fêtes.Quant A ce qui s est passé dans le domaine fédéral durant la s«*inaiiu- écoulée, il y a peu A signaler sauf peut-être les remarques fait«\u2018s par le premier ministre Saint-Laurent en réponse au mémoire annuel que présentait au gouvernement le Congrès canadien du travail, qui compte au Canada 375,000 membres.Tout comme U l a fait Fan dernier, le C.C.T.insiste pour que le gouvernement mette A exécution un plan national d\u2019assurance santé et augmente les pensions de vieillesse Sur ces points.M.Saint-Laurent dit que les Canadiens ne peuvent escompter de telles mesures de sécurité sociale aussi longtemps que persistera la tension internationale.Les dépenses courantes, en particulier celles de la défense, dit-il, tiennent les Impôts A un niveau que les Canadiens considèrent assez élevé et que l'administration ne veut pas financer de pareilles mesures par un budget déficitaire.\u201cJe ne crois pas, souligne-t-il.que le Congrès canadien du travail recommanderait que le gouvernement appuie sa politique sur «les déficit?-qui hypothéqueraient l'avenir des Canadiens.Je crois que le peuple veut que nous payions selon nos moyens\u2019.Il a rappelé par la suite que !«\u2022 Canada devra continuer à taire sa part dans l\u2019organisation des défenses des démocraties, ce qui englobe une ftirte partie dos revenus du pays.Pour résumer sa pensée sur l'inopportunité des nouvelles mesures de sécurité sociale demandées pni l«* C.C.T,, le premier ministre a fait remarquer que toute proposition du genr«* exigeant un accroissement de dépenses doit être examinée \u201cA la lumière de nos obligations dans 1«* domaine de la défense et A la pensée que 1«* peuple canadien en veut pas pour le moment une hausse du niveau des taxes\u201d.On sait, après tout, que le gouvernement ne peut compter sur d'autres revenus «tue ceux qui proviennent des impôts.Dans sou mémoire, le C.C.T.souligne que l'économie canadienne présente \u201cdes aspects inquiétants\u201d et demande tiu gouvernement de prendre des mesures efficaces en vue de parer A une dépression économique qui ferait nattre le chômage général.Il propose que le gouvernement établisse un plan d\u2019assistance publique en apportant «le nouvelles industries aux régions souffrant de dépression et qu\u2019il en déménage les ouvriers.Il faudra tout de même attendre pour cela que les indices de dépression au pays soient un peu plus manifestes.Le C.C.T.a fait nu gouvernement plusieurs autres propositions que nous passerons trous silence.Elles sont de celles qui se répètent chaque année et qui avaient été faites A Ottawa par la C T.C.C.D'ailleuix toutes ces requêtes présentées a cotte époque de l'année par divers corps organisés ne changent guère le programma que l\u2019administration «est tracé.Tout do même, elles montrent que les organismes ouvriers s'intéressent d«- plus en plus aux affaires de l\u2019Etat.C\u2019est un bon signe.* * * Pour faire suite aux déclarations du premier ministre voulant que les dépenses encourues par nos préparatifs de défense soient encore trop fortes pour lancer de nouveaux projets de sécurité sociale, il est peut-être A propos de rappeler ce que ces préparatifs militaires nous ont coûté l\u2019an dernier et ce qu'ils engloberont encore cette?année, et les possibilités pour l\u2019an prochain sous ce rapport.Disons tout de suite que cette année, pour la 2e fols consécutive, lu défense nationale a absorbé 40 cents de chaque dollar versé au Trésor fédéral par le contribuable canadien Voyons les chiffres officiels.En 1952, notre programme d«* défense n coûté $1,870,724,000* somme sans précédent en temps
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